Orsu Ghjuvanni Caporossi

Cronica di A CORSICA














(2038 personnages)


CABASSOL de REAL Antoine: (?-1562)
Gentilhomme ordinaire du Roi Henri II. Capitaine de 2 galères. En 1557, en mission en Corse, il commande une compagnie française à Porti Vechju. Il est nommé baron de la ville. En 1562, il est tué d'un coup d'arquebuse au siège de Rouen.

CABELLA Rémy: (né en 1990)
Né à Aiacciu. Footballeur professionnel (milieu de terrain). Depuis 2005, il évolue au Montpellier Hérault Sport Club avec lequel il est Champion de France en 2012.

CABET Etienne: (1788-1856)
Avocat. Procureur général à la Cour de Justice de Bastia, en 1830. Précurseur du Communisme. Il prononce son discours d'installation, dans lequel il fait l'éloge du peuple de Paris reconquérant ses droits les armes à la main... Auteur de Voyage en Icarie en 1842. Auteur de l'Histoire populaire de la Révolution française de 1789 à 1830.

CACAULT ?: (dix-neuvième siècle)
Ambassadeur à Rome. Membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803.

CACCIA (di) Britiu: (seizième siècle)
En 1584, il est le sujet d'une requête s'opposant à ce que le Sénat de Gênes le relève de bannissement, car il n'a pas observé les conditions d'un traité de paix (paiement de 500 lires à la mère de la victime).

CACCIA (di) Francescu Antoniu (VINCENTELLI Francescu Antoniu): (1720-?)
De Castifaù. Ecclésiastique. Nommé prêtre en 1741. Lecteur public et enseignant en procédure criminelle à l'Università di Corti en 1765. Coauteur, en 1786, d'un ouvrage de logique et de métaphysique publié à Bastia, Logico Metaphysicum Tentatum (avec Dumenicu Santini et D. Dominici). Député pour la communauté de Castifaù, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CACCIA (di) Ghjorgiuculu: (?-1567)
Caporale. En 1566, à une Cunsulta tenue dans le village d'Altiani, entre Corti et Aleria, il est nommé capitaine d'infanterie par Sampieru Corsu. En 1567, à Spiluncatu, il est défait par les troupes génoises de Girolamo Roccatagliata. Il est fait prisonnier et décapité; sa tête est envoyée à Calvi.

CACCIA (di) Ghjuvan Martinu: (seizième siècle)
Caporale. Avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile. En 1565, à la Cunsulta di Pedicorti, tenue par Sampieru Corsu, il est nommé conseiller de ce dernier. En 1566, à une autre Cunsulta, tenue à Altiani, entre Corti et Aleria, il est nommé capitaine d'infanterie par Sampieru Corsu.

CACCIAGUERRA Bernardu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de A Vulpaiola, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CACCIAGUERRA Ignace:
D'Evisa. Adjudant de l'armée française, il est fait prisonnier par les rebelles dans le Sud marocain en 1957. Il est libéré par le Sultan du Maroc Mohamed V, qui le ramène en Corse en 1959.

CACCIAGUERRA Petru Maria: (dix-huitième siècle)
D'Appietu. Notaire. En Mars 1756, Pasquale Paoli le nomme commissaire général adjoint du Dilà.

CACCIARI Serge: (1952-2009)
Originaire de Bastia. Il est condamné à 10 ans de réclusion, en 1976, pour avoir tué, à Bastia, un CRS, dans la nuit qui a suivi les évènements d'Aleria, en Août 1975. Il est libéré en Juillet 1981, par le jeu de l'amnistie postprésidentielle.

CADDEO Céline:
Originaire d'Aiacciu. Auteure compositrice interprète.

CADET Jean Marcel: (1751-1835)
Originaire de Metz. En 1775, il arrive en Corse, où il est nommé Subdélégué Général de l'Intendance, puis Inspecteur Général des Mines. En 1785, il est chef du Bureau du Commerce à l'Intendance de Corse, il rédige un Mémoire sur les jaspes et autres pierres précieuses de l'Isle de Corse. En 1786, il dessine une carte de la Corse. En 1791, il écrit un Mémoire sur les bois de Corse. En 1794, il résume les deux départements de la Corse: 60 cantons (39 dans le Golu et 21 dans le Liamone), 74327 hommes et 78015 femmes, soit en tout, 152342 habitants. En 1800, à Paris, chez Valade, parution de son Etat de la Corse pendant la Révolution française. En 1800, il écrit Corse. Restauration de cette île.

CADILLAC Jean-Sylvain, dit Patrick: (né en 1964)
Spécialiste en explosifs. Artificier présumé du FLNC-Canal Historique. En 1989, sur un fond de Vindetta, à Pianottuli-Caldarellu, il tue un boucher. En fuite depuis, il est condamné, par contumace, à la prison à perpétuité, en 1994. Il est arrêté en 1999, à Figari.

CAFFARO ?: (douzième siècle)
Annaliste génois. En tant qu'ambassadeur, en 1121, il est à Rome pour convaincre le pape Calixte II de retirer la consécration des évêques de Corse à l'archevêque de Pise.

CAFFESI Antonio: (dix-huitième siècle)
Peintre italien installé à Bastia. On retrouve de ses oeuvres (monumentales) peintes en Corse vers 1775.

CAGHJA (di) Vincentius: (quatorzième siècle)
Prêtre corse. En 1386, il est nommé à la fois chapelain de Santa Lucia di A Venzulà en échange d'un cens annuel de 25 florins d'or, et procureur de l'abbaye de La Gorgona en Corse.

CAGHJU (di) Ghjudicellu (CORTINCU di CAGHJU Ghjudicellu): (?-1472)
Cortinchi. Fils de Marianu. En 1460, avec le gouverneur Marco de Marini, le commissaire Benedetto di Fieschi, Carlu di Casta, et l'évêque d'Aiacciu Deodato, il parcourt l'Ile, qui parait enfin pacifiée. En 1464, il se rallie au Duc de Milan, le nouveau maître de la Corse. En 1465, il est anobli par ce dernier, avec une pension de cent livres, et reçoit de plus le château de Petra all'Arretta, près de Zuani. En 1466, il est reçu à sa cour. En 1467, il est l'allié de Ghjucante di Leca, contre le gouverneur milanais Maurizio Scotti. En 1469, il remplace Sambucucciu d'Alandu, destitué par les seigneurs corses, en tant que Vicariu di U Populu. En 1472, il est remplacé à son tour par Carlu di Casta.

CAGHJU (di) Marianu (CORTINCU di CAGHJU Marianu): (?-1460)
Cortinchi. En 1446, le peuple corse, réuni en assemblée générale à Merusaglia, reconnaît l'autorité du pape Eugène IV et le nomme vicaire de la Corse. Il est assisté de Vecchjone de Forci, de Vallerustie. Il dépossède les Caporali de tous leurs biens. Ces derniers font alors appel au doge de Gênes, qui leur envoie comme gouverneur, son neveu Gregorio Adorno. Celui-ci débarque à San Fiurenzu, où l'attend l'évêque d'Aleria, Ambrughju d'Omessa. Avec un millier d'hommes il l'affronte, à Caccia. Il sort vainqueur de la bataille et décide de s'attaquer à Corti, mais Eugène IV le lui interdit. En 1447, à la mort du pape Eugène IV, Mariano da Norcia continue la conquête de la Corse, et le fait mettre en prison avec d'autres notables de la Terra di U Cumunu. Mariano da Norcia battu, il est libéré. Profitant de l'absence du nouveau gouverneur Ludovico >da Campofregoso, il appelle à la rébellion contre les Génois. Un affrontement avec ces derniers a lieu à A Venzulà. Battu, il se réfugie à Merusaglia, et ses partisans rentrent chez eux, la rébellion est terminée. En 1449, il est amnistié, avec tous ses partisans, par le nouveau gouverneur Galeazzo da Campofregoso. En 1450, il s'allie à ce dernier. En 1454, avec le Génois Fiorentino, il assiège Raffe di Leca dans son fort de Cinarca, aidé pour cela par d'autres Caporali fidèles aux Génois. En 1455, Raffe di Leca ayant reçu des renforts du Roi d'Aragon, il est attaqué, comme tous les Caporali alliés des Génois de l'Ufficio di San Giorgio, par celui-ci et son allié, le Vice-roi de Sardaigne, Berlingero da Rillo. En 1459, il fait libérer son beau-frère, Ghjudice d'Istria, qui a été emprisonné par les Génois à son retour d'exil. Il meurt en 1460.

CAGHJU (di) Vincentellu (CORTINCU di CAGHJU Marianu): (quinzième siècle)
Cortinchi. En 1483, à une Cunsulta tenue à Lagu Benedettu, il se range aux côtés du Toscan Gherardo da Montagnara, qui est élu Comte de Corse.

CAGIONACCI: (quatorzième siècle)
Famille d'Altiani. En 1365, dans la piève de Rogna, juridiction de Corti, une Vindetta avec la famille Ristagnacci, de Casta, va dégénérer et entraîner un conflit qui mettra l'unité de la Corse en péril.

CAGLIANI Nino: (vingtième siècle)
Aviateur italien. En 1912, il effectue la première traversée Pise-Bastia, en 5 heures, sur un monoplan.

CAGLIARITANO Giudice: (treizième siècle)
Génois. Marquis de Massa, juge de Cagliari. Allié de Lucchetto Doria. En 1289, ce dernier lui confie la gestion de Belgudè.

CAGNANU: Voir STEFANI Antoniu Ghjacumu.

CAGNINACCI Hyacinthe: (dix-neuvième siècle)
Originaire de San Martinu di Lota. Camérier secret d'épée et de cape du pape Pie XI. Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand en 1894. Titré comte romain héréditaire par le pape Léon XIII en 1901.

CAGNINACCI Hyacinthe: (vingtième siècle)
Conseiller général radical socialiste du canton de San Martinu di Lota en 1908. Fondateur d'une compétition d'athlétisme en 1910, le Challenge Cagninacci.

CAGNINACCI Jean-Nonce: (dix-neuvième siècle)
Originaire de San Martinu di Lota. Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand en 1884. Titré comte romain héréditaire par le pape Léon XIII en 1888.

CAHUZAC Pierre: (1927-2003)
L'homme de fer du football corse. Après 9 années passées à Toulouse en tant que footballeur professionnel (vainqueur de la Coupe de France en 1957 et titulaire de 2 sélections en Equipe de France en 1957), il arrive à Aiacciu en 1961. En 10 ans, avec le Gazelec Football Club d'Ajaccio, il décroche 4 titres de Champion de France Amateur (CFA): 1963, 1965, 1966 et 1968. En 1971, il entraîne le Sporting Club Etoile de Bastia qu'il mène à la finale de la Coupe de France en 1972. En 1977-1978, il réalise la fameuse épopée européenne (Lisbonne, Newcastle, Turin, Iéna, Zurich et Eindhoven) qui mènera le club en finale de la Coupe de l'Union Européenne de Football Association (UEFA). En 1979, il quitte définitivement la Corse.

CAHUZAC Yannick: (né en 1985)
Né à Aiacciu. Petit-fils de Pierre. Footballeur professionnel. Il évolue au SC Bastia depuis 2005.

CAISSON Delphine: Voir MARTI-CAISSON Delfina.

CAISSON Max:
De A Petra Curbara. Agrégé de philosophie. Professeur. Ethnologue (maître de conférence émérite à l'Université de Provence). Poète. Chercheur auprès du Laboratoire d'Ethnologie Méditerranéenne Comparative, puis de l'Institut d'Ethnologie Méditerranéenne Comparative. Auteur d'articles dans les plus importantes revues d'ethnologie hexagonales et internationales. Commissaire de l'exposition La griffe des légendes au Musée de la Corse, à Corti, en 1997. Auteur de Le génie de la Sibylle, Inceste et étiologie des techniques. A propos de quelques récits corses, un essai d'analyse en anthropologie restituant la complexité et la richesse d'éléments de la culture corse (2003), co-auteur de Porchi è Cignali, Saveurs et mystères des suidés, catalogue de l'exposition qui s'est tenue en 2004 au Musée de la Corse à Corti. Il collabore à Strade n°13 avec un article collectif: Histoire(s), rites et mythes de la Méditerranée, dans le cadre des rencontres du Festival de Lama en 2004, à A Pian' d'Avretu n°22, avec Manifeste pour la corsitude, à la revue ethnologique Terrain, avec divers articles: Lumière de Herder (numéro 17, 1991) Une matière à philologie : e fasgiole (numéro 22, 1994) L'Indien, le détective et l'ethnologue (numéro 25, 1995) La science du mauvais œil (malocchio) (numéro 30, 1998)...

CAITUCOLI Bruno Antoine: (né en 1963)
Originaire d'Arghjusta Muricciu. Fils de Joseph André. Pilote de chasse. Général de brigade aérienne. Officier de la Légion d'Honneur.

CAITUCOLI Célestin Marc: (1865-1935)
Né à Calvese, un hameau de Suddacaro. Industriel. Publiciste. Conseiller général du canton de Pitretu Bicchisgià de 1904 à 1931. Directeur politique du quotidien ajaccien Jeune Corse en 1909. Maire de Suddacaro de 1912 à 1935. Membre du Parti Républicain Démocratique et Social (PRDS) fondé par Adolphe Landry en 1919. Député radical-socialiste de la Corse de 1919 à 1928. Il décède, à Paris, en 1835.

CAITUCOLI Danièle: (née en 1938)
Assistante sociale. Directrice de la Mutuelle Sociale Agicole (MSA). Présidente du Contrat Educatif Local (CEL) de la Communauté des Communes du Centre Corse. Militante associative. Membre du conseil d'administration de la Fraternité du Partrage (présidente en 2005). Chevalier de la Légion d'Honneur.

CAITUCOLI Joseph Antoine (Georges): (1920-2015)
Né à Ferryville (Tunisie). Originaire d'Arghjusta Muricciu. Ancien parachutiste du Spécial Air Service (SAS) de la France Libre durant la Seconde Guerre Mondiale. Journaliste. Chef d'entreprise (textile). Ecrivain. Secrétaire général de la Fondation de la France Libre. Membre du Haut-Conseil de la Mémoire Combattante. Auteur de Echec à l'armée rouge ou la Guerre autrement (1989), Spécial Air service, missions de l'impossible (2000), Co-auteur de La France au combat, de l'Appel du 18 juin à la victoire (2007), Le Dictionnaire de la France Libre (2010)... Grand officier de la Légion d'Honneur. Grand-Croix de l'Ordre National du Mérite. Croix de Guerre 1939-1945 avec palmes, Médaille Militaire. Médaille des Evadés. Médaille Militaire anglaise. Médaille Militaire hollandaise. Médaille Militaire russe.

CAITUCOLI Paul-Joseph: (né en 1969)
Originaire d'Arghjusta Muricciu. Nationaliste. Militant social et associatif. Spécialiste de l'agriculture insulaire. Chargé de mission au Comité Régional Expansion et Promotion Agricole de la Corse (CREPAC). Conseiller général du canton de Pitretu Bichisgià de 2008 à 2015. Il est le premier nationaliste élu au Conseil Général de la Corse-du-Sud.

CALA-ARTIST:
Née à Porti Vechju. Artiste peintre plasticienne (art contemporain).

CALABRE (de) Jean: (quinzième siècle)
Duc d'Anjou. En 1458, il prend possession, au nom du Roi de France Charles VII, de la ville de Gênes, et, par-là même, de l'Ufficio di San Giorgio, le gouvernement de la Corse.

CALABRESE Moretto: (seizième siècle)
Mercenaire calabrais. En 1553, il est au service des Français, contre les Génois, lors de leur débarquement en Corse. Avec ses hommes, il est mis à la tête de la garnison de Bunifaziu, enlevée par les Français.

CALACUCCIA (di) Arrigu: (quinzième siècle)
Caporale du Niolu. Allié de Raffe di Leca. En 1455, il affronte les Génois dans le Niolu. Il y fait prisonnier le lieutenant du gouverneur Paolo Luiggi Maruffo, qu'il livre à Raffe di Leca pour 400 cents livres.

CALACUCCIA (di) Guglielmu: (?-1460)
Caporale du Niolu. En 1460, il est assassiné par Antonio Spinola.

CALAMAI: (dix-huitième siècle)
Consul à Gênes du Tsar de Russie Paul 1er. En Mars 1800, il soutient des émigrés corses de Toscane qui débarquent dans l'Ile.

CALASSI Paul-Mathieu:
Né à U Poghju d'Oletta. Escrimeur. Maître d'armes du Président de la République René Coty et du Shah d'Iran. Champion d'Europe par équipe, en Suède, en 1950.

CALCAGNA ?: (?-1732)
Officier des troupes Naziunali. Il est tué au siège de Sartè, en Mars 1732.

CALCAGNINI Antonio: (1746-?)
Peintre italien originaire de Varese. Installé sur l'Ile en 1772. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse jusqu'en 1818.

CALDERINIS (de) Valériano: (quinzième siècle)
Evêque d'Aiacciu en 1438, puis évêque de Sagone de 1438 à 1443.

CALDERON Linda: (née en 1952)
Née à Rochester, New-York, Etats-Unis. Artiste peintre (collages) installée à L'Isula. Elève des Beaux-Arts, à Paris. Professeur d'arts plastiques à l'Université de Corti. Membre de l'association I Culori d'Umani.

CALENDINI Antoniu Martinu: (dix-huitième siècle)
Aggiuntu di U Guvernu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CALENDINI Clemente: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Tocchisi, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CALENDINI Jean-Baptiste: (né en 1945)
Né à Port-Lyautey (Maroc). Médecin. Homme politique (extrême-droite). Secrétaire régional de la Fédération du Front National de 1985 à 1987. Conseiller régional de 1984 à 1986.

CALENDINI Jean-Baptiste: (né en 1968)
Originaire du Niolu. Titulaire d'un DEA d'économie industrielle. Directeur du cabinet du président de l'Université de Corse.

CALENDINI Jean-Paul:
Educateur. Militant nationaliste. Membre du MPA. Il démissionne et quitte le MPA pour désaccord politique, en 1992.

CALGANDIS Parthenios: (dix-septième siècle)
Grec. Evêque de la colonie grecque installée à Paomia, dans la juridiction de Vicu, en 1676.

CALIGULA Caius Caesar Augustus Germanicus: (12-41)
Empereur romain de 37 à 41. En 41, il envoie Sénèque en exil en Corse.

CALISTI Jean Henri Jules Félix: (1871-1921)
Né à Vouziers (Ardennes). Originaire de Brandu. Colonel d'Infanterie. Commandeur de la Légion d'Honneur.

CALIXTE II: (1060-1124)
Pape de 1119 à 1124. En 1120, il confirme à l'archevêque de Pise tous les pouvoirs et privilèges accordés à ses prédécesseurs. Il conclut une convention avec les Génois, contre les Pisans. En 1121, dans une bulle qu'il adresse aux évêques de Corse, il déplore les guerres fratricides entre Pisans et Génois, et les audaces des Barbaresques qui en profitent pour reprendre leurs incursions dans l'Ile, et il annonce que l'assemblée des cardinaux, évêques et nobles de Rome a décidé de redonner au pape la consécration des évêques corses, au détriment de Pise. Cette décision est désapprouvée par les Pisans, mais les Corses lui font savoir qu'ils ne veulent pas dépendre de ces derniers (il leur semble que leur indépendance est moins menacée par le Saint-Siège). En 1123, au Concile de Latran, où se réunissent près de mille prélats, il enlève à l'archevêque de Pise, Azzo, la consécration des évêques de Corse (confirmant ainsi sa bulle de 1118). Il place l'église corse dans la juridiction génoise.

CALIXTE III: (1378-1458)
Pape de 1455 à 1458. En 1458, il obtient la réconciliation provisoire entre le Royaume d'Aragon et l'Ufficio di San Giorgio.

CALLEJA Guy: (né en 1938)
Né à Bordeaux (Gironde). Footballeur (défenseur central). Après une carrière aux Girondins de Bordeaux (de 1956 à 1970), il rejoint le Gazelec d'Ajaccio comme entraineur-joueur, de 1971 à 1976, puis comme entraineur de 1980 à 1988 et de 1989 à 1990. Il entraine ensuite Cannes, Saint-Raphaël et l'Olympique Ajaccien. Finaliste de la Coupe de France en 1964, 1968 et 1969 avec les Girondins de Bordeaux. Vice-champion de France en 1965, 1966 et 1969 avec les Girondins de Bordeaux. Finaliste de la Coupe Charles Drago en 1965 avec les Girondins de Bordeaux. En 2000, il se retire définitivement en Corse, à Bastilicaccia et Sagone.

CALLIGANI Xavier:
Originaire d'Aiacciu. Officier durant la Première Guerre Mondiale. Il est l'auteur de nombreuses photos prises lors des combats de la Grande Guerre, et qui ne seront découvertes qu'en 1983.

CALLIMAQUE: (310-235 avant notre ère)
Poète et grammairien alexandrin. En 271 avant notre ère, il parle de la Corse en citant Kurnos la Phénicienne.

CALLONI Albert-Roland: (né en 1933)
Né à Bastia. Homme politique (Radical de gauche). Conseiller général de Bastia V de 1976 à 1981. Conseiller régional de 1982 à 1986. Maire de Bastia en 1997 à 2000. Il est condamné, en 1999, pour falsification de documents administratifs, à 3 ans d'emprisonnement avec sursis, et à 2 ans de privation de droits civiques. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Croix du Combattant. Médaille d'Or du Travail.

CALLONI Anne-Marie:
Née à Bastia. Chanteuse lyrique (soprano). Musicienne (piano, orgues). Diplômée en solfège, en écriture, en clavecin, en direction de choeur.

CALLONI Eric: (né en 1973)
Conseiller général (radical de gauche) du canton de Bastia V de 2001 à 2015.

CALS Ginette: (née en 1921)
Née à Paris. Artiste peintre (portraitiste) installée à Porti Vechju depuis 1968. Sculpteur. Photographe.

CALVARI (di) Chilicu: (seizième siècle)
Membre du Conseil de la Ville d'Aiacciu. En 1575, à sa demande, Gênes remet à la ville d'Aiacciu ses armoiries, et sa devise (Sic Adjacenses in Republicam Genuensem).

CALVELLI: (dix-huitième siècle)
Famille du Capicorsu. En 1704, Anghjulu de Gentile, de Nonza, lui fait donation de ses biens et vassaux de Nonza et Olcani. Elle prend possession des biens des de Gentile, en vertu de 2 décrets du gouverneur génois de Bastia, de 1713 et 1718. En 1730, son domaine, à Patrimoniu, est pillé par les rebelles corses.

CALVELLI Anghjulu Luiggi: (1754-1830)
De Patrimoniu. Fils de Luiggi. Qualifié d'Illustrissimo Signor. En 1811, Napoléon 1er lui fait restituer les biens confisqués à sa famille en 1768.

CALVELLI Anton Luiggi: (1785-1859)
De Patrimoniu. Fils d'Anghjulu Luiggi. Juge de paix du canton de San Fiurenzu.

CALVELLI Carlu: (1810-1858)
D'Afa. Premier maire d'Afa de 1852 à 1858.

CALVELLI Félix: (1873-1948)
Né à Aiacciu. Artiste peintre (paysages).

CALVELLI Francescu Antoniu: (1777-1835)
De Patrimoniu. Fils d'Anghjulu Luiggi. Chef de bataillon au service de Joachim Murat de 1794 à 1815. Il refuse de prêter serment au Roi de France Louis XVIII. Il est mis en demie solde avec le grade de capitaine, à Patrimoniu, en 1815. Maire de Patrimoniu.

CALVELLI Luiggi: (1729-1778)
Seigneur de Patrimoniu. En 1731, sa famille est une fidèle partisane des Génois. En Août 1768, les Français attaquent Patrimoniu. Il est officier de Ghjuseppu Barbaggi qui commande les 150 Naziunali qui sont battus. Il est fait prisonnier et enfermé à San Fiurenzu, puis envoyé au bagne de Toulon. Ses biens et ceux de sa famille sont confisqués. En 1769, il bénéficie d'un échange contre des prisonniers français.

CALVELLI Lurenzu: (dix-huitième siècle)
En 1704, Anghjulu de Gentile, de Nonza, lui fait donation de ses biens et vassaux de Nonza et Olcani.

CALVELLI Petru: (1789-1858)
De Patrimoniu. Fils d'Anghjulu Luiggi. Capitaine au service de Joachim Murat, le Roi de Naples, de 1807 à 1815. Au service des Rois de France Louis XVIII, CHARLES X et LOUIS-PHILIPPE, de 1816 à 1839. Commandant de la place de San Fiurenzu et de L'Isula. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CALVET-BENETTI Roger: (1904-1972)
Chercheur. Numismate.

CALVI (di) Andria: (quinzième siècle)
Pirate corse. En 1497, il chasse les galères génoises, transitant dans le canal de Corse. Il trouve refuge dans les ports du Capicorsu, grâce à l'asile que lui accorde Ghjacumu Santu da Mare, au grand dam des Génois.

CALVI (di) Antone: (seizième siècle)
Peintre corse de Calvi. En 1504, il peint un retable dans la chapelle de Sant'Albanu, à Cassanu. On retrouve de ses oeuvres peintes jusqu'en 1527.

CALVI (di) Guidu: (seizième siècle)
En 1580, à l'université de Padoue, il étonne le monde savant par sa mémoire prodigieuse.

CALVI Louis: (dix-neuvième siècle)
En 1845, il ouvre un magasin d'huilerie-savonnerie, à Bastia, sur la Traverse.

CALVI (di) Petru Ghjuvanni: (seizième siècle)
En 1562, il est à Alger avec Sampieru Corsu.

CALVI (di) Piuvanellu: (seizième siècle)
Caporale. En 1566, un conflit l'oppose au puissant seigneur de l'Istria, Ercole d'Istria. Ce conflit entraînera la trahison de ce dernier envers Sampieru Corsu.

CALVI (di) Simone: (seizième siècle)
Caporale. Père d'Antone di Calvi.

CALVIUS Johannes: Voir MATTEI Anton Ghjuvanni.

CALVO Alessandro: (seizième siècle)
Génois. En 1588, il est nommé syndic en Corse.

CALVO Antonio: (quinzième siècle)
Génois. Capitaine général des troupes de l'Office de Saint-Georges en Corse. En 1456, il débarque en Corse avec 200 soldats, qui s'ajoutent aux 700 déjà sur place, pour combattre Raffe di Leca et ses alliés. Il le bat et le fait pendre, ainsi que de nombreux membres de sa famille. Il traque tous les alliés de Raffe di Leca dont la plupart s'enfuient à Naples, seul Ghjudice della Rocca prend le maquis en Corse. En 1457, jugé trop violent, il est renvoyé par le nouveau gouverneur génois Antonio Manetta.

CALVO Francesco: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1622, où il succède à Mario Spinola. Il est remplacé, en 1623, par Marco Aurelio Oderigo.

CALVO Paolo Battista: (seizième siècle)
Génois. En 1531, Gênes l'envoie en Corse en tant que commissaire extraordinaire, avec mission d'inspecter les fortifications de l'Ile.

CALZAMIGLIA ?: (dix-huitième siècle)
Patron d' Oneglia, en Italie. En 1763, il est parmi les premiers à fréquenter l'escale de L'Isula.

CALZARELLI Paulu:
Poète-chanteur spécialiste des Chjami e Rispondi.

CAM Maurice: Voir CAMUGLI Maurice Antoine Joseph.

CAMADINI Pascal: (né en 1972)
Né à Bastia. Originaire de Biguglia. Footballeur professionnel (milieu de terrain). Sa carrière s'étend de 1992 à 2008 (Bastia, Perpignan, Bastia, Sion (Suisse), Lorient, Strasbourg, Bastia, Strasbourg). Vainqueur de la Coupe Intertoto, en 1997 et 1998 avec le SC Bastia. Vainqueur de la Coupe de France 2001 et de la Coupe de la Ligue 2005 avec le RC Strasbourg. Coordinateur sportif au RC Strasbourg depuis 2009.

CAMBIAGGIO Pascal Jean Emile: (1857-1930)
Né à Marseille. Artiste peintre. Lauréat du Legs Sisco en 1876. Membre de la Société des Artistes Français.

CAMBIAGI Giovacchino: (1740-1801)
De Florence. Ecclésiastique. Historien. Homme de lettres. Témoin de son temps. Il a toujours été très lié aux nombreux patriotes corses dont il publie, en qualité d'imprimeur, les proclamations contre Gênes. Auteur de Istoria del Regno di Corsica, en 4 volumes, qui est publiée à Florence entre 1770 et 1774: en 1770, la première partie, en 1771, la deuxième, en 1772, la troisième et en 1774, la quatrième. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu et de la Société Centrale d'Instruction Publique du Département de la Corse. Il meurt à Florence en 1801.

CAMBIAGI Joachim: (dix-neuvième siècle)
De Florence. Fils de Giovacchino (?). Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CAMBIASO (MONEGLIA de) Luca: (1527-1585)
Né à Moneglia, en Ligurie. Peintre et sculpteur. Il laisse des œuvres importantes en Corse.

CAMBIASO Ottavio: (dix-septième siècle)
Peintre italien originaire de Gênes, installé à Bastia vers 1614. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse de 1621 à 1640.

CAMBIER VAN NOOTEN Wilhemina Cornelia Johanna: (1881-?)
Artiste peintre hollandaise (paysages). Elle séjourne en Corse dans les années 1920. Elle peint Corte et Les Calanches.

CAMBIOTTI ?: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1869.

CAMBON Joseph: (1754-1820)
Député de Montpellier à la Convention. En Avril 1793, sur sa proposition, un décret prononce la translation à la barre de la Convention, de Pasquale Paoli et de Carlu Andria Pozzo di Borgo.

CAMEAU Nicolas: (?-2000)
Originaire d'Auxerre (Yonne). Sapeur pompier de l'UIISC5 de Corti. Il est tué au feu lors d'un incendie à Palasca en 2000.

CAMERA (della) Giacopo: (quinzième siècle)
Officier génois. En 1419, il commande 400 soldats enrôlés par le Génois Abramo da Campofregoso.

CAMILLA (di) Francesco: (treizième siècle)
Capitaine génois. En 1282, il fait partie du corps expéditionnaire envoyé en Corse, par Gênes, pour en terminer avec Ghjudice di Cinarca.

CAMILLA (di) Gentile: (treizième siècle)
Notable génois. En 1490, il est membre de l'Ufficio per li Affari di Corsica, un ministère des affaires corses, dont quatre députés génois sont chargés d'appliquer les décisions.

CAMILLI Marius: (vingtième siècle)
Membre de de la Société Corse Automobile. Détenteur du premier permis de conduire délivré en Corse, en 1916.

CAMILLO ?: (seizième siècle)
Génois. Commandant de la place de Calvi. En 1576, il est en conflit avec le Génois Stefano Vivaldi, commissaire de la ville, car ce dernier veut réduire les privilèges de ses habitants; il le fait renoncer à ses intentions.

CAMILLY Jérôme:
Né à Paris. Originaire de Cinarca. Journaliste. Ecrivain. Journaliste de presse écrite (Groupe Réalités Connaissance des Arts), de presse parlée (Radio Monte Carlo), de télévision, grand reporter, chef de service, rédacteur en chef à France 2 (il participe au magazine "Envoyé Spécial). Auteur de films industriels et promotionnels (De face et de profil, Philippe Franchini, Les origines secrètes de l’aventure spatiale européenne... Il obtient 5 prix au Festival de Biarritz). Auteur, entre autres, de L'arme de vie (1981), Enquête sur un homme à la main coupée (1986), Pour saluer Cendrars (1987), L'ombre de l'île (1990), Corse, défense d'une île, ouvrage collectif (1992), Etudes corses (1993), 6 juin 44, le débarquement (1994), Le rendez-vous de Laura (1998), Bonifacio, la vie quotidienne au début du 20ème siècle (2000), Café de la marine (2005), Doisneau rencontre Cendrars (2007), Même les anges aiment la mer (2011), Paroles de précaires (2012), Le promeneur de Pondichéry (2013), La Corse selon Saint-Exupéry (2013), Romain Gary, brève escale en Corse, suivi de Le Quatuor insulaire (2014)... Auteur de la pièce de théâtre J'ai pas à vous parler (2015). Il collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, avec Du côté du Borgu, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

CAMILLI (née VACHE) Marie: (?-2014)
Originaire de Montpellier (Hérault). Epouse de Jérôme Camilly. Artiste peintre.

CAMINER Domenico: (dix-huitième siècle)
Historien italien. En 1768, parution, à Venise, chez Colombani, de son Saggio storico del Regno di Corsica dalla sollevazione del 1729 sino alla metà del 1768.

CAMISA Angèle: (1899-1923)
Née à Aiacciu. Artiste peintre (portraits, paysages, natures mortes, scènes religieuses, panneaux décoratifs). Elle expose à la Galerie Bassoul à la fin des années 1910.

CAMOCIO Giovanni Francesco: (seizième siècle)
Géographe, éditeur et libraire à Venise. En 1568, il dessine une carte de la Corse. En 1574, il fait paraître une nouvelle carte géographique de l'Ile.

CAMOIN Charles: (1879-1965)
Né à Marseille. Artiste peintre (paysages, nus et natures mortes). Fauviste. Il séjourne en Corse en 1906. Il expose au Salon des Indépendants de 1906, Amandiers en fleurs (Ajaccio), Le golfe d'Ajaccio, Le port d'Ajaccio, La rue Napoléon (Ajaccio), La place des palmiers (Ajaccio), au Salon d'Automne de 1910, Paysage (Ajaccio), et à celui de 1951, Sous-bois en Corse.

CAMP Odette: Voir OTOMASI Odette.

CAMPANA André Gaëtan Philippe: (1940-2017)
Né au Mans (Sarthe). Originaire de A Campana et d'Evisa. Journaliste de presse écrite (Le Figaro) et de télévision. Ecrivain. Producteur de télévision. Rédacteur en chef de France 3. Créateur en 1973 du Comité de Défense et d'Information des Malades du Cancer (CDIC). Créateur et directeur associé de l'agence de communication Campana-Eleb Conseil en 1992. Fondateur de Antille telévision (ATV) en 1990 et de TV8 Mont-Blanc en 2000. Il produit ou réalise plus de 150 documentaires dont Corse île de Justes en 2013.

CAMPANA Andria: (1771-1855)
De A Campana d'Orezza. Chirurgien. Fils de Bartolomeu. Il effectue ses études à l'université de Padoue. Docteur en médecine et en chirurgie en 1793. Il exerce en Corse jusqu'en 1798, année où il retourne en Italie. Docteur en philosophie et en médecine en 1803. Professeur d'anatomie et de chirurgie à l'Ospedale della Marina de Venise en 1807. En 1840, il est anobli par l'empereur d'Autriche Ferdinand 1er avec le titre de Comte de Serano. Il décède à Venise en 1855.

CAMPANA Ange: (1936-2001)
Né à Bastia. Artiste tourneur potier et souffleur de verre. Il s'installe à U Fulgetu en 1974, après avoir exercé à Biot, dans les Alpes-Maritimes. Plusieurs fois diplômé des Métiers d'Art de la Corse.

CAMPANA Antone: (1894-1978)
Né à A Campana d'Orezza. Inspecteur central honoraire des Contributions Directes. Maire de A Campana. Poète dialectal, il est l'auteur de Ceccu u Mulatteru, de Rime è canzone, en 1951...

CAMPANA Barthélemy: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre et photographe en activité à Bastia à la fin du XIXème siècle.

CAMPANA Bartolomeu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Pastureccia di Pedicroce, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CAMPANA Basiliu: (dix-huitième siècle)
En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du Département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. En Mai 1794, de Corti, il signe une lettre du Conseil Général de la Corse à toutes les municipalités et les paroisses de l'Ile afin d'organiser des élections pour le premier dimanche de Juin. Député pour la communauté de A Campana, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CAMPANA Cesaru Riziu dit Maurice: (1877-1935)
Né à Paris. Originaire de A Campana d'Orezza. Fils de Joseph-César. Diplomate. Consul de France à Tanger en 1917. Consul de France à Sydney. Ministre plénipotentiaire en Suède. Il décède à Stockholm en 1935. Officier de la Légion d'Honneur.

CAMPANA Erick: (né en 1963)
Originaire de A Campana d'Orezza. Avocat. Elu bâtonnier du barreau de Marseille en 2011 (pour le mandat 2013-2015).

CAMPANA François: (1798-1868)
Originaire de A Campana d'Orezza. Officier de santé. Organiste.

CAMPANA Jacques: (dix-neuvième siècle)
Maire de A Penta di casinca de 1860 à 1865.

CAMPANA Jean: (1930-2008)
Originaire de Corti. Journaliste. Artiste peintre. Président du club de tir de Corti U Stegnu. Co-fondateur de l'association A Bandera.

CAMPANA Jean-Bernard: (1788-1846)
Originaire de A Campana d'Orezza. Fils d'Andria. Consul général de Lucques en Corse.

CAMPANA Jean-Claude: (né en 1941)
Originaire de la Castagniccia. Artiste peintre (surréalisme, symbolisme, figuratif). Il expose en permanence à Paris, La Baule, Cannes,

CAMPANA Jean Etienne Consalvo: (1795-1826)
Né à A Campana. Maréchal-ferrant. En 1819, à Bastia, il est condamné à 8 ans de Travaux Forcés, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1826.

CAMPANA Jean Jacques: (né en 1941)
Originaire de la Vivariu. Avocat spécialisé dans le droit pénal à Marseille depuis 1978.

CAMPANA Joseph: (1913-2001)
Né à Altiani. Résistant. Officier FFI. Maire (communiste) d'Altiani de 1959 à 2001 (8 mandats consécutifs). Conseiller général du canton de Bustanicu. Conseiller régional. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec Palme et Etoile d'Argent. Croix du Combattant Volontaire.

CAMPANA Joseph-César: (1831-1903)
Né à Bastia. Originaire de A Campana d'Orezza. Fils de François. Docteur en médecine. Lauréat de l'Institut. Membre de la Société d'Anthropologie. Auteur de nombreux ouvrages spécifiques. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire d'Anatomie et de Physiologie.

CAMPANA Joseph-César: (?-1904)
Originaire de A Campana d'Orezza. Frère de François. Inspecteur général de la marine.

CAMPANA Laurent: (1827-1855)
Né à A Campana. Forgeron. En 1852, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Travaux Forcés, pour meurtre par arme à feu, avec circonstances atténuantes. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1855.

CAMPANA Louis: (dix-neuvième siècle)
Professeur au lycée de Bastia. En 1863, il publie un Mémoire sur le Dialecte corse.

CAMPANA Marcelle Andrée: (1913-2010)
Originaire d'Erbalunga. Diplomate. Ministre plénipotentiaire. Consule générale de France à Toronto (Canada) en 1967. Ambassadrice de France à Panama de 1972 à 1975 (elle est la première femme ambassadrice de France). Officier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite.

CAMPANA Marie Dominique:
Originaire de A Campana. Auteure de Ma Corse à contretemps (2017)....

CAMPANA Marie-Pierre, née CLEMENT: (décédée en 1992)
En 1992, elle décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia.

CAMPANA Paul André: (1889-1954)
Né à Ficaghja. Militaire. Il combat à Verdun en 1916. Il est 3 fois blessé et gazé. Il termine la première guerre mondiale avec 8 citations à son actif. Chef de bataillon en 1935. Colonel en 1944. Directeur du Service Social de l'Armée. Commandant militaire du Palais-Bourbon. Secrétaire général militaire adjoint de la Présidence de la République en 1947. Général en 1949. Commandeur de la Légion d'Honneur.

CAMPANA Richard: (né en 1948)
Né à Marseille. Artiste peintre (hyperréalisme). Lithographe. Affichiste. Illustrateur.

CAMPANA (di) Schiaffone: (seizième siècle)
Caporale. En 1564, avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile.

CAMPANA Simon-Paul: (dix-neuvième siècle)
Maire de A Penta di casinca de 1878 à 1893.

CAMPANA-LAALMI Emilie:
Conteuse (atelier de conte Amalgame).

CAMPANA-SOLOMIDES Gloria: (1947-2012)
Originaire de Chypre. Epouse d'André. Réalisatrice de télévision (documentaire de création).

CAMPANELLA Antoniu: (1658-1723)
Originaire de Nonza. Baptisé à Rome. Fils de Francesco. Pievanu de Nonza de 1698 à 1722. Inhumé dans l'église Santa Ghjulia de Nonza.

CAMPANELLA Cristoforu: (seizième siècle)
Originaire de Calvi. Chancelier et notaire à Calvi en 1595.

CAMPANELLA Francesco (Calabrese): (1599-1679)
Né à Naples. Il se fixe à Nonza. Qualifie de Maestro. Inhumé dans l'église Santa Ghjulia de Nonza.

CAMPBELL Thomassina: (décédée en 1888)
Journaliste et écrivain écossaise. En 1868, elle se fixe à Aiacciu (Villa des Paons, sur le Cour Grandval) où elle meurt en 1881. Elle contribue à faire d'Aiacciu une station hivernale qui, dès le Second Empire, attire les voyageurs du Nord. Elle participe à la construction de l'Hôtel Germania (le futur Grand Hôtel Continental) en 1869. En 1870, elle dote la ville d'un temple protestant (église de Holy Trinity). Auteur de Notes sur l'île de Corse en 1868, paru en 1872 et La Corse, paru en 1878.

CAMPENNE (de) ?: (dix-huitième siècle)
Marquis. Colonel français. En Mai 1769, il commande le Régiment du Languedoc, qui participe avec la troupe française à la bataille de Ponte Novu. En Juin, il commande une colonne française, 14 compagnies, qui part de Corti vers Vivariu, afin de poursuivre Pasquale Paoli.

CAMPI Andria: (1765-1819)
Né à Aiacciu. Fils de Francescu. Secrétaire général de l'administration du Département du Liamone sous le Directoire. Secrétaire général du Ministère de l'Intérieur, secrétaire particulier de Lucien Bonaparte en 1800. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. Ambassadeur de France en Espagne en 1805. En 1811, il participe à la réunion des deux départements du Liamone et du Golu et au rétablissement du département de la Corse. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CAMPI Carlu Antoniu: (1759-1825)
Originaire de Sassari. Né à Aiacciu. Conseiller municipal d'Aiacciu. En 1790, le Conseil Supérieur de la Corse le désigne comme custodiu (gardien) des demeures d'Aiacciu. En 1796 et 1797, il est un des chefs du groupement secret appelé Camp de Stiletto, en faveur de Pasquale Paoli et Carlu Andria Pozzo di Borgo.

CAMPI Dumenicu: (vingtième siècle)
Franc-maçon. Il est un des membres fondateurs, en 1903, à Aiacciu, de la loge maçonnique L'Emancipation Ajaccienne, du Grand Orient de France.

CAMPI Francescu: (1726-1813)
Né à Aiacciu. Artisan à Aiacciu.

CAMPI Francescu, dit Baron Campi: (1804-1881)
Né à Aiacciu. Fils de Salvadore. Installé au Brésil. Il décède à Rio de Janeiro en 1881.

CAMPI Ghjacumu-Maria dit Cavallone: (1806-1882)
Originaire de Campu. Notable commerçant en ferronnerie. Premier suppléant du tribunal de commerce d'Aiacciu. Membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse. Il crée la Rue des Charrons (a stretta di I Campi), à Aiacciu.

CAMPI Jérôme Michel: (1835-1922)
Né à Aiacciu. Originaire de Campu. Fils de Ghjacumu-Maria. Lieutenant-colonel. Conseiller municipal d'Aiacciu en 1900. Auteur d'ouvrages sur les hospices civils et les édifices religieux d'Aiacciu. Auteur de Notes et Documents sur Ajaccio, en 1901. Commandeur de la Légion d'Honneur.

CAMPI Louis: (1831-1905)
Originaire de Campu. Né à Aiacciu. Fils de Ghjacumu-Maria. Beau-frère d'Emmanuel Arène. Inspecteur des finances. Historien. Biographe. Publiciste. Inspecteur de la Société Française d'Archéologie. Membre du Conseil Héraldique de France. Auteur de nombreuses publications sur la Corse et les Corses, dont La Sciarabola, une notice historique, archéologique et bibliographique, en 1871. Membre de la Commission Municipale d'Aiacciu en 1871. En 1872, il écrit un rapport sur la Dénomination des nouvelles rues d'Aiacciu. En 1879, il publie Notice sur Joseph Grandval. Receveur des Finances à Corti en 1883. Auteur de Le Plan Terrier de l'île de Corse et de Une Histoire de la Corse inédite en 1901. Il laisse à sa ville d'Aiacciu une importante bibliothèque. Officier de l'Instruction Publique. Officier du Mérite Agricole.

CAMPI Nicollo: (?-1481)
Génois. De Bunifaziu. Evêque d'Aiacciu en 1481.

CAMPI Philippe: (dix-neuvième siècle)
Membre de la Commission Municipale d'Aiacciu en 1871.

CAMPI Salvadore: (1774-1850)
Né à Aiacciu. Fils de Francescu. Directeur de l'Assistance Publique à Aiacciu.

CAMPI Toussaint: (1777-1832)
Né à Aiacciu. Fils de Francescu. Militaire. Baron d'Empire. En 1796, il participe à la reconquête de la Corse par les Français, dans la compagnie franche du Liamone. Il combat en Suisse (Unterwald), en 1798, puis en Italie (Turin), en 1999. Aide de camp de Masséna à l'Armée d'Italie en 1805. Capitaine en 1802. Chef de bataillon en 1807 à la Grande Armée. Colonel en 1809. Baron d'Empire en 1809. En 1813, il est promu général de brigade. Il participe aux campagnes de Saxe (1813) et de France (1814), où il reçoit une grave blessure à la bataille du Mont-Saint-Jean. Il est mis en disponibilité en 1815. Il reprend du service en 1818, et est nommé Inspecteur Général d'Infanterie en 1819. Lieutenant général, général de division en 1831. Il meurt à Lyon en 1832. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier de Saint-Louis. Son nom est inscrit (en 19ème position) sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile.

CAMPIGLIA Anghjulu: (dix-neuvième siècle)
Juge au tribunal de commerce d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

CAMPIGLIA Hyacinthe: (vingtième siècle)
Maire d'Aiacciu de 1934 à 1935. Il assure la transition à la mort de François Coty, avant l'élection de Dominique Paoli.

CAMPIGLIA Joachim: (1814-1892)
Né à Aiacciu. Marin. En 1839, il s'installe à PhilippevilleStora), en Algérie. Il fait fortune dans le négoce et l'export-import. Il fait venir à Stora de nombreuses familles d'Aiacciu. Il décède à Stora en 1892.

CAMPINCHI César Sampiero Auguste Napoléon Jérôme: (1882-1941)
Né à Calcatoghju. Gendre d'Adolphe Landry. Avocat dès 1910. Avocat à la Cour d'Appel de Paris. Il combat à Verdun en 1916 et 1917 et reçoit la Médaille Militaire. Elu conseiller général de Bucugnà en 1928. Député (PRDS) de Bastia de 1932 à 1941. En 1935, il refuse les pleins pouvoirs à Pierre-Etienne Landrin et s'oppose aux décrets-misères de Pierre Laval. Président du groupe Radical-socialiste à l'Assemblée Nationale en 1937. Ministre de 1937 à 1940 (Marine, Justice). Il s'embarque pour l'Algérie en 1940, refusant l'armistice. Il meurt à Marseille, où il est assigné à résidence, des suites d'une opération du foie, en 1941. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CAMPINCHI Hélène: (1898-1962)
Originaire d'Aiacciu. Fille d'Adolphe Landry. Epouse de César Campinchi. Avocate au barreau de Paris. Journaliste. Plusieurs fois membre de cabinets ministériels. Résistante (médaillée de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance). Conseillère générale de Sari d'Orcinu et vice-présidente du Conseil Général de la Corse de 1945 à 1955. Vice-présidente du Parti Radical et Radical-socialiste en 1948. Experte auprès des Nations Unies. Administratrice des organismes Sauvegarde de l'Enfance, La Tutélaire et l'Union des Sociétés de Patronage. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille de la Résistance. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance.

CAMPO: Voir également CAMPI.

CAMPOCASSO (de) Aldobrandu: (quinzième siècle)
Caporale de Campucassu, dans le Nebbiu. En 1417, avec les évêques corses Ambrughju et Ghjuvanni d'Omessa, et leurs partisans, il demande à Gênes le retour en Corse de l'ancien gouverneur Raffaello da Montaldo, pour remplacer Pietro Squarciafico. En 1430, il fait partie d'une ligue d'opposition à Vincentellu d'Istria, commandée par Simone da Mare.

CAMPOCASSO (de) Aghjlliu: (?-1577)
Caporale du Campucassu, dans le Nebbiu. Militaire, il combat dans l'armée de la République de Gênes. Il entre ensuite au service de la récolte corse contre les Génois. En 1557, il est commandant de la place de Cardu, qu'il défend contre les Génois de Girolamo Lodrone. En 1560, il assiste à une Vedutà qui se tient à Bastia, en présence des deux gouverneurs, Andrea Imperiale et Pellegro Giustiniano Rebuffo, et de 600 autres délégués corses. Le mécontentement corse, après cette Vedutà, est général. Il appelle à la révolte. Il prend les armes contre Gênes; il est arrêté et exilé. En 1563, la plupart des résistants corses sont amnistiés par Gênes, sauf lui et quelques autres. En 1564, il est avec Sampieru Corsu, lorsque ce dernier débarque de Marseille pour commencer sa révolte contre les Génois. Sa tête est mise à prix 1000 écus par Gênes. Il est battu par les Génois, avec 300 hommes, dans un affrontement prés de U Viscuvatu. Il se replie à Penta di Casinca. En 1565, il abandonne Sampieru Corsu, pour rejoindre les Génois. Il passe définitivement du côté de ces derniers, avec 600 de ses hommes. A Casabianca, dans la Vindetta qui oppose les della Casabianca (les Rossi) et les di Casta (les Neri) il prend parti et soutient, avec le gouverneur génois Giovan Pietro Vivaldi, le camp des Rossi. En 1569, il fait partie des 14 ambassadeurs qui vont implorer le pardon de la République. Il devient capitaine au service de Gênes.

CAMPOCASSO (de) Antone: (?-1450)
Caporale de Campucassu, dans le Nebbiu. En 1443, voyant que les querelles entre seigneurs n'en finissent pas, et devant cette situation, avec cinq autres Caporali, il décide de confier la Corse à l'Eglise. Le pape Eugène IV accepte de reprendre l'Ile sous sa souveraineté. Avec les autres Caporali il reçoit, à A Venzulà, l'envoyé pontifical Monaldo Paradisi. Il meurt, lors de la grande épidémie (de peste, choléra ou malaria) de 1450.

CAMPOCASSO Auguste-Jean: (né en 1906)
Né à Bastia. Originaire d'Olmeta di Tuda. Auteur de Le Trésor des Boccheciampre d'Oletta. Les Péripéties d'une mission en Colombie, en 1953.

CAMPOCASSO (di) Dominico: (quatorzième siècle)
Evêque de Mariana de 1352 à 1353.

CAMPOCASSO (de) Ghjacumu: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1643.

CAMPOCASSO (de) Guglielmu: (quinzième siècle)
Caporale de Campucassu, dans le Nebbiu. En 1442, après la victoire de Paulu della Rocca sur Michele de Germani, il se rallie à la cause du seigneur de Cinarca. En 1444, avec d'autres Caporali, il refuse la tutelle du Saint-Siège, et rejoint le gouverneur génois Giovanni da Montaldo. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois.

CAMPOCASSO Jean Charles: (1908-1990)
Né à Massa (Italie). Originaire d'Olmeta di Tuda. Il s'installe à Calvi. Résistant. Mmbre du Front National de la Résistance, région de Calvi. Il est arrêté en 1943, emprisonné à Bastia, puis relégué à Prunelli di Fium'orbu. Puis il est déporté en Italie puis à Innsbrück en Autriche d'où il est libéré par les Américains en 1945.

CAMPOCASSO Lurenzu Luiggi: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Olmeta di Tuda, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CAMPOCASSO (de) Paulinu: (quatorzième siècle)
Caporale de Campucassu, dans le Nebbiu. En 1391, allié d'Arrigu della Rocca, il soutient les Cagionacci. En 1451, le nouveau gouverneur génois, avec l'aide de Marianu di Caghju, le fait emprisonner, ainsi que d'autres Caporali. Il est libéré grâce à l'intervention du Doge de Gênes Pietro da Campofregoso. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois.

CAMPOCASSO Pierre-Jean:
Docteur en histoire. Docteur de l'Université de Provence. Attaché de conservation du patrimoine au Musée de la Corse. Auteur de Une histoire de la Corse: les productions industrielles d'une île méditerranéenne au XIXe et XXe siècles. Il collabore aux ouvrages collectifs suivants : l'Atlas ethnohistorique de la Corse (2004), La Corse et le tourisme, 1755-1960 (2006), Corse industrielle 1830-1960: Mémoire révélée, matière transformée (2006) Pasquale de' Paoli: La Corse au coeur de l'Europe des Lumières (2007). Il participe également à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

CAMPOCASSO (de) Raffaellu: (seizième siècle)
Caporale de Campucassu, dans le Nebbiu. En 1461, il s'allie aux insurgés corses de la ligue de Pise, et, avec eux, attend le retour sur l'Ile de Tomassino da Campofregoso. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il reste fidèle, comme tous les Caporali alliés des Génois, à l'Ufficio di San Giorgio, contre Ghjuvan Paulu di Leca et ses partisans. En 1488, il est battu, par ce dernier, avec les Génois de Andrione Conte et Ambrogio de Negri. En 1489, il fait partie des forces du Génois Filippino de Fieschi, contre le Cinarchese. En 1498 et 1501, il est aux côtés des troupes génoises de l'Ufficio di San Giorgio, pour combattre celui-ci, de retour d'exil.

CAMPOCASSO (de) Raffaellu: (seizième siècle)
Caporale de Campucassu, dans le Nebbiu. En 1553, il reste fidèle aux Génois, contre les Français débarqués en Corse.

CAMPOCASSO (de) Ruggieru: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1604.

CAMPOCASSO (de) Saleriu: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1639.

CAMPODONICO ?: (?-1767)
De Bastia. Officier corse au service de Gênes. En Mai 1767, lors d'une nouvelle tentative pour venir au secours de Capraia, il débarque à La Civita, avec 150 soldats corses alliés de Gênes. Il décède lors des combats qui suivent cette opération.

CAMPOFREGOSO (da) Abramo: (quinzième siècle)
Diplomate génois. Frère du doge de Gênes Tomaso da Campofregoso. Il est nommé gouverneur de la Corse en 1415. En 1416, il débarque à San Fiurenzu, avec 200 soldats. Il décrète une dépense de 5000 florins pour soumettre la Corse. Avec son autre frère, Gianno, et aidé des Caporali, profitant de l'absence de Vincentellu d'Istria, qui est en Catalogne, il se rend maître d'une grande partie de l'Ile: la Cinarca, Sia, Bariccini et toutes les terres du Dilà sont aux mains des Génois. Il s'attaque alors aux seigneurs du Capicorsu, notamment à Matteu de Gentile, un Avogari de Brandu. Seuls, les da Mare et les autres Avogari ne sont pas attaqués. Puis, sa mission terminée, il rentre à Gênes, après avoir confié Biguglia et le Diquà, à Pietro Squarciafico, la Cinarca et le Dilà, à Branco Doria, et nommé Ghjuvanni della Grossa vicaire du gouvernement, en Cinarca. En 1417, ces nominations sont contestées, notamment par les évêques corses Ambrughju et Ghjuvanni d'Omessa, et leurs partisans. Des affrontements ont lieu. Devant ce début de révolte, il retourne en Corse, avec deux galères pleines de soldats, et prend possession de l'Ile en son nom personnel, et non en celui de la République de Gênes. Il met en place ses garnisons et confie la Corse à ses lieutenants Pietro Squarciafico et Branco Doria. En 1418, il donne à Pietro Squarciafico un renfort de soixante arbalétriers. Mais ce dernier est battu et fait prisonnier. En 1419, il enrôle 400 soldats sous le commandement de Giacopo della Camera, et nomme à nouveau Andrea Lomellino, gouverneur de la Corse. En 1420, avec 700 soldats, il tente de délivrer le gouverneur Andrea Lomellino assiégé dans Biguglia par Vincentellu d'Istria. La bataille a lieu à Furiani, la déroute des Génois est totale: 120 tués; il est fait prisonnier, ainsi que Andrea Lomellino, et enfermé à Orezza. Biguglia capitule le jour même. Il est libéré par les Génois, et rentre à Gênes.

CAMPOFREGOSO (da) Aurelio: (seizième siècle)
Politicien génois ami de la France. En 1565, Sampieru Corsu lui écrit, pour lui dire que les Corses ont décidé de céder l'Ile à Cosme de Médicis, le duc de Florence, et que celui-ci va intervenir en Corse.

CAMPOFREGOSO (da) Cesare: (?-1541)
Politicien génois, ennemi des Adorni. En 1547, Sampieru Corsu est accusé de fomenter une révolte en Corse, pour son compte, alors qu'il est décédé depuis six ans.

CAMPOFREGOSO (da) Frederico: (seizième siècle)
Amiral génois. Frère d'Ottaviano. En 1517, il commande une flotte équipée par son frère, le gouverneur de Gênes, et qui est prévue pour affronter les Barbaresques en Méditerranée.

CAMPOFREGOSO (da) Galeazzo: (quinzième siècle)
Génois. Frère d'Abramo et du doge de Gênes Tomaso da Campofregoso.. En 1449, Gênes le nomme gouverneur de la Corse pour remplacer Pietro da Campofregoso élu doge. Il est aidé dans sa tâche par Michele de Germani, l'évêque de Mariana. Tous les Caporali, dont Marianu di Caghju, sont amnistiés. Il donne aux habitants de San Fiurenzu les mêmes privilèges que ceux accordés aux habitants de Calvi et de Bunifaziu. Mais, En 1450, il est, à son tour, contesté par des Caporali, auxquels se joint Michele de Germani, son ancien conseiller. En 1451, avec l'aide de Marianu di Caghju, il fait emprisonner les Caporali rebelles. Une lettre du Doge de Gênes, Pietro da Campofregoso, assisté de son conseil, le tance vertement au sujet de son comportement en Corse. Le doge lui ordonne de libérer les Caporali qu'il a fait emprisonner. En 1451, lors d'une assemblée à Merusaglia, les Battuti, dont la secte a pour but d'abattre le pouvoir féodal, reconnaissent son autorité. En 1453, il gouverne alors sur toute la Terra di U Cumunu (Bastia, Biguglia, Corti, San Fiurenzu, Calvi), et dans le sud, sur Bunifaziu. Il rachète Paulu della Rocca, qui avait été fait prisonnier par des Espagnols (pour 600 écus), et le prend alors à son service; il le nomme vicaire du peuple et le charge de lever les impôts dans l'Ile, sans succès. En 1453, après la prise en main de la Corse par l'Ufficio di San Giorgio, il rentre à Gênes. L'Ufficio di San Giorgio lui verse un dédommagement de 8500 livres, pour son renoncement aux places corses qu'il a du abandonner.

CAMPOFREGOSO (da) Gianni: (1455-1529)
Fils de Tomassino. En 1480, son père, pour renforcer ses alliances, lui fait épouser la fille de Ghjuvan Paulu di Leca. Devenu Comte de Corse par son mariage, il s'installe à Bastia. En 1481, conscient de la haine qu'il inspire aux Corses, son père se retire à Gênes, et lui abandonne le pouvoir. Mais à son tour, il doit quitter la Corse, et rentrer à Gênes. Au service de Venise en 1509. En 1512, il demande au gouverneur Tomaso Bulgaro de lui envoyer 300 soldats pour prendre le Castelletto, à Gênes, tenu encore par les Français. Doge de Gênes en 1512 et 1513.

CAMPOFREGOSO (da) Gianno (Giovanni): (?-1425)
Génois. Frère d'Abramo et de Tomaso. En 1416, il aide Abramo, gouverneur de la Corse, à rétablir l'ordre génois sur l'Ile. En 1420, il réussit à forcer le blocus de Bunifaziu, et à ravitailler les habitants de la ville. Il meurt en mer en 1425 près de Chjavari.

CAMPOFREGOSO (da) Janus (Gianno): (1405-1448)
Génois. Neveu du doge Tomaso da Campofregoso. En 1438, il est nommé gouverneur de la Corse. Il débarque sur l'Ile, et conquiert Erbalunga, Bastia, Biguglia, Corti et toute la Terra di U Cumunu. Il fait mettre à mort Marianu et Manfredu di Nonza, et libère Simone da Mare. A la mort de ce dernier, ses terres sont disputées par ses trois héritiers; il les récupère et contraint deux des trois fils à l'exil définitif. Il s'empare également de Canari. En 1439, il devient maître de l'Ile malgré une résistance qui se crée autour de Paulu della Rocca et de Rinucciu di Leca notamment. Il chasse de son fort de Cinarca, Bartolomeu d'Istria, le fils de Vincentellu, en l'indemnisant avec deux cents écus. Il fait construire un château dans le Nebbiu, à San Fiurenzu, d'où il gouverne la Corse. Il récompense les Capipopuli qui lui sont fidèles en les gratifiant d'une confortable pension. Il s'affronte à Paulu della Rocca et Rinucciu di Leca. Il fait emprisonner ses alliés, Lucianu di Casta et Vicente di Chjatra, qui ont aidé Rinucciu di Leca à s'enfuir, lors d'un combat. Il nomme Ghjuvanni della Grossa officier commissaire. Son lieutenant Pietro Squarciafico est fait prisonnier, dans le Nebbiu, par Rinucciu di Leca. En 1440, il franchit le col de Vizzavona pour poursuivre (en vain) Paulu della Rocca et Rinucciu di Leca. Il rentre à Gênes, après avoir laissé sur l'Ile l'évêque de Mariana, Michele de Germani, en qualité de lieutenant. Là, il recrute et arme 2000 soldats. A son retour, Paulu della Rocca et Rinucciu di Leca, et leurs alliés, ne pouvant résister, se rendent et libèrent Pietro Squarciafico. Ils négocient la paix et lui paient tribut pour pouvoir rester sur leurs terres (1200 écus pour Paulu della Rocca, 400 écus pour Columbanu di Bozzi, 3000 écus pour Rinucciu di Leca, 300 lires pour les frères de Paulu della Rocca, Orlandu et Antone, et 200 écus pour Vinciguerra de Gentile, un Avogari de Brandu). Il s'installe alors à Biguglia et fait fortifier San Fiurenzu en construisant une citadelle. En 1441 Il est rappelé à Gênes. Son intérim est de nouveau assuré par l'évêque de Mariana, Michele de Germani. En 1442, de Naples, il donne l'ordre à Michele de Germani de lever les impôts et de recruter des troupes dans toute la Terra di U Cumunu. Gênes le nomme à nouveau gouverneur; il débarque en Corse avec 200 soldats et recrute sur place 200 Capicorsini. La bataille avec Paulu della Rocca se déroule dans la plaine de la Marana entre la cathédrale de La Canonica et U Borgu. Le seigneur cinarcais est battu et s'enfuit avec le reste de ses troupes. Il gouverne à nouveau la Corse et retourne s'installer à Biguglia. Puis, il rentre précipitamment à Gênes, d'où il est chassé par le nouveau doge Raffaello Adorno. Il revient alors dans l'Ile, mais n'a plus le soutien des Génois. En 1443, en disgrâce avec Gênes, il se retire dans la forteresse de Bastia, puis à San Columbanu. Il est remplacé, cette fois ci, par deux gouverneurs, les frères Nicolo et Antonio da Montaldo. Il est jeté en prison par ces derniers. Il parvient à s'évader et s'enfuit à Gênes. En 1447, il est élu doge de Gênes. Il meurt de maladie en 1448.

CAMPOFREGOSO (da) Ludovico: (1414-1498)
Génois. Frère de Janus. En 1447, le pape Nicolas V lui donne la Corse, avec le titre de gouverneur et seigneur de l'Ile. Avec ses alliés corses, il prend possession de Bastia, Biguglia et Corti, puis il rentre à Gênes en 1448. Profitant de son absence, Marianu di Caghju appelle à la rébellion contre les Génois. Il retourne en Corse, avec 800 hommes commandés par Giovannone di Giovanni. L'affrontement avec Marianu di Caghju a lieu à A Venzulà; ce dernier, battu, se réfugie à Merusaglia, ses partisans rentrent chez eux, la rébellion est terminée. Il rentre à Gênes où il est élu doge, en 1449, à la place de son frère Janus, décédé. En 1461, il est réélu Doge de Gênes. En 1462, il fait libérer son neveu, Tomassino, lequel retourne en Corse, où il débarque à E Porraghje.

CAMPOFREGOSO (da) Ottaviano: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de Gênes pour le compte du Roi de France François 1er. Il fait équiper une flotte, (30 galères et dix galiotes) pour chasser les corsaires qui infestent la Méditerranée, et, entre autre, envahissent systématiquement la Corse. En 1522, il demande à son cousin, Ghjucante della Casabianca, colonel à Venise, de lever pour lui 300 soldats en Corse, afin de l'aider à défendre Gênes contre les armées impériales de Charles Quint.

CAMPOFREGOSO (da) Paolo: (?-1498)
Génois. Evêque d'Accia en 1452. En 1463, il est élu Doge de Gênes. Il soutient Tomassino da Campofregoso, contre l'Ufficio di San Giorgio. En 1464, il est chassé du pouvoir et remplacé par Francesco Sforza, le Duc de Milan. Il est nommé alors cardinal. En 1493, il succède à Gabriele Lucciardo de Franchi, comme évêque de Corse. Son siège épiscopal est à Aiacciu. Il remet sa charge de cardinal à son neveu Filippo Pallavicini. En 1495, il attribue les bénéfices de l'évêché d'Aiacciu, accordés jusque là à Domenico Negrone, à Ambroggio Solari.

CAMPOFREGOSO (da) Pietro: (1412-1459)
Génois. Frère de Ludovico. En 1448, il est nommé gouverneur de la Corse. En 1449, il est élu Doge de Gênes. En 1451, il reproche vertement au gouverneur de la Corse, Galeazzo da Campofregoso, son comportement en sur l'Ile. Il lui ordonne également de libérer les Caporali qu'il a fait emprisonner.

CAMPOFREGOSO (da) Tomaso: (?-1485)
Génois. Doge de Gênes. En 1415, il nomme son frère Abramo, gouverneur de la Corse.

CAMPOFREGOSO (da) Tomassino: (1439-1498)
Génois. Fils de Janus. De mère corse, petit-fils de Francescu de Gentile, le seigneur de Brandu. En 1461, à Pise, il est à la tête d'une ligue contre l'Ufficio di San Giorgio. Les seigneurs corses en exil font partie de cette ligue. Avec lui, ils débarquent en Corse avec 200 mercenaires. Il est emprisonné à Gênes, les Génois étant au courant de ses ambitions personnelles en Corse. En 1462, il est libéré par son oncle Ludovico, le nouveau Doge de Gênes, et il retourne en Corse, où il débarque à E Porraghje. L'union des adversaires de l'Ufficio di San Giorgio s'est faite autour de lui. Les troupes génoises sont chassées de l'intérieur de l'Ile. Une grande assemblée réunit tous les opposants à l'Ufficio di San Giorgio, en l'église de La Canonica, à La Marana. Y participent notamment, côté corse, Paulu della Rocca, Vincentellu d'Istria II, Ghjucante di Leca, Simone da Mare II, les seigneurs de Brandu et d'Erbalunga, la très grande majorité des Caporali, représentants de la Terra di U Cumunu, et de nombreux Capipopuli; du côté génois, lui-même, et Bertone da Severo da Corniglia. Il y est élu gouverneur et Comte de Corse par les Corses opposés à l'Ufficio di San Giorgio. Avec eux, il marche sur Biguglia, le siège du gouverneur génois Giovanni Vitale. En 1463, il demande et obtient de l'aide de son oncle Ludovico, le Doge de Gênes, qui envoie en Corse deux cents soldats. Avec ses troupes, il assiège Biguglia. Biguglia tombe: toute la Terra di U Cumunu capitule aussitôt. Calvi, toujours fidèle à Gênes, se rebelle à son tour contre l'Ufficio di San Giorgio, et se rallie également à lui. Il est soutenu par le nouveau Doge de Gênes, l'archevêque Paolo da Campofregoso, son oncle germain. Il fait lever la taille, en maître incontesté de l'Ile. Il convoque les officiels de la Terra di U Cumunu, en assemblée générale, à Biguglia. Il y annonce qu'il va négocier avec l'Ufficio di San Giorgio la cession de Bastia et des autres ports de l'Ile, afin de devenir ainsi maître de toute la Corse. En 1464, le Doge de Gênes, l'archevêque Paolo da Campofregoso, est chassé du pouvoir, et est remplacé par le Duc de Milan. L'Ufficio di San Giorgio demande aussitôt à celui-ci d'arbitrer le conflit qui les oppose. Le Duc de Milan lui écrit pour lui faire part de ses intentions de se rendre légitime propriétaire de la Corse. Il fait alors lever le maximum d'impôts et rentre à Gênes. En 1477, profitant de troubles à Gênes et de la mort du Duc de Milan, il débarque dans le Capicorsu, avec 350 soldats, et rameute ses alliés, notamment Giacobu et Carlu de Gentile. Il prend Biguglia, et décide de rejoindre Carlu della Rocca. Les Milanais, commandés par Ambrosino da Langasco, et leurs alliés corses, se lancent à sa poursuite. Il se réfugie à Biguglia, mais il doit se rendre; il est fait prisonnier et est renvoyé à Gênes, puis à Milan. Il sera libéré grâce à l'appui de son parent Battistino da Campofregoso. En 1478, la duchesse de Milan, Bonne de Savoie, reprochant à son gouverneur en Corse de récolter trop peu d'argent auprès des insulaires, va l'aider à récupérer ses droits sur l'Ile, par l'entremise du secrétaire d'état Cecco Simonetta. Le gouvernement de Milan lui délègue alors ses pouvoirs en Corse, et le nomme gouverneur. En 1479, il tient une Vedutà à Biguglia et se conduit en véritable maître de la Corse. Il prend possession de toutes les places milanaises et installe ses officiers. Il restitue leurs terres à Giacobu et à Carlu de Gentile (Nonza), en les reprenant à Carlu di Casta et à Vinciguerra d'Erbalunga. En 1480, Il veut s'assurer l'alliance de Ghjuvan Paulu di Leca, le seigneur le plus puissant du moment. Il marie son fils Gianni à la fille de Ghjuvan Paulu di Leca, le fils de ce dernier, Risterucciu, épousant sa propre fille. Il fait construire la fortification de Bastia, en entourant l'ancien château de murailles; la ville ainsi délimitée est nommée Terra Nova, le petit bourg en dehors de l'enceinte étant Terra Vechja. En 1481, conscient de la haine qu'il inspire aux Corses, il se retire à Gênes, et abandonne le pouvoir à son fils Gianni. En 1483, avec Ghjuvan Paulu di Leca, il s'allie à l'Ufficio di San Giorgio pour chasser de Corse les troupes d'Appien IV, le seigneur de Piombino, et de son frère Gherardo da Montagnara. Puis, il signe le pacte liant la Corse et l'Ufficio di San Giorgio: moyennant deux mille écus d'or, il cède ses droits sur la Corse à l'Ufficio. En 1486, il incite Ghjuvan Paulu di Leca à rompre avec l'Ufficio di San Giorgio. Il charge son secrétaire Galeotti, à la fois de rassurer l'Ufficio di San Giorgio, et d'inciter Ghjuvan Paulu di Leca à poursuivre ses activités contre celui-ci, mais son double jeu est démasqué. En 1487, livré à l'Ufficio di San Giorgio par les Génois, il est emprisonné dans le fort de Lerice, près de La Spezia. En 1494, il est à Pise où il complote un retour en Corse. Il meurt à Vérone en 1498.

CAMPREDON (de) ?: (dix-huitième siècle)
Chevalier de Notre Dame et du Mont Carmel. Chevalier de Saint Lazare de Jérusalem. En 1729, en tant que représentant du Roi de France à Gênes (de 1727 à 1739), il obtient une solution favorable au conflit opposant les Génois aux patrons français: Gênes renonce à faire payer la taxe concernant l'accostage des côtes corses (Droit des trois Tours dans le Capicorsu). En Janvier 1735, il aurait rencontré Bianca de Rossi, à Gênes, pour lui faire jouer, en Corse, un rôle d'agent au service de la France. Il note la précarité de la situation politique et militaire en Corse. En Mars, il écrit au Roi Louis XV qu'il faudrait proposer à Gênes de céder la Corse à la France. En Avril, il reçoit la fameuse lettre dite Secret de Chauvelin.

CAMPUCASSU (di): Voir CAMPOCASSO (de).

CAMPU di LURI (del) Aldobrandu: (treizième siècle)
Caporale de Luri. De la famille Peverelli. En 1249, il cède à Ansaldo da Mare ses droits sur la partie du Capicorsu située entre CanistrelluPetra Curbara), et Santa Maria della CapellaRuglianu et Luri).

CAMPU di MARIANA (di) Borristoro: (quatorzième siècle)
Prêtre pisan. Fils du seigneur corse Landolfinu. En 1310, Iustius, l'abbé de La Gorgona lui donne le rectorat de trois églises de Casinca: Santa Lucia, Sant'Agustinu et San Ipulitu, en échange d'une redevance annuelle de huit livres génoises.

CAMPULORI (di) Natalinu: (quinzième siècle)
Caporale de Campulori. En 1434, il est secrétaire du gouvernement de Simone da Mare.

CAMUGLI Maurice Antoine Joseph dit Maurice CAM: (1901-1974)
Originaire d'Bastia. Réalisateur. Caricaturiste. Exploitant de cinéma à Marseille. Il dessine dans le journal Le Matin. Il réalise les films L'Ile d'Amour, en 1943, L'Amour descend du ciel, en 1956...

CANALE Ciccone: (dix-huitième siècle)
Duttore. Pievanu de Casalabriva. En Juillet 1731, il participe, avec de nombreux autres ecclésiastiques, à la Cunsulta di Pitretu, au couvent de Santa Maria d'Ornanu, où il est prêché un Appel à la Guerre Sainte contre les Génois, et qu'il faut chasser ces derniers hors de Corse.

CANALE (di) Sampieru: (seizième siècle)
En 1585, il est l'un des Nobili Sei du Dilà.

CANALE-DEMAILLY Victoire: (1947-2003)
Originaire d'Albitreccia. Professeur de lettres modernes. Féministe, nationaliste corse et socialiste (d'origine trotskiste). Animatrice de Donni Corsi. Directrice d'U Ribumbu de 1978 à 1982. Co-fondatrice et animatrice de la revue Cuntrasti en 1983. Auteur du Manifeste des Femmes en 1995. Elle décède à Aiacciu en 2003.

CANALETTO Antonio: (1697-1768)
De Venise. Peintre. Il laisse des oeuvres importantes en Corse.

CANALI Jean-Baptiste: (1921-1944)
Né à Evisa. Résistant. Membre des Francs Tireurs et Partisans (FTP). Il est tué à l'ennemi à Nyons (Drôme), en 1944. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune d'Evisa, et sur celui de Bastia.

CANARELLI Anghjulu:
Originaire de Livia. Ecrivain en langue corse. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci. Auteur de Comu so ghjutu a sciva, (Bitalza, luddi 1991, A Vergugna, L'elmu, Casti di Vita. Auteur de A Petracori, Prix de la Collectivité Territoriale 2010.

CANARELLI Julia: (née en 1988)
Originaire de Nonza. Photographe. Sociologue. Artiste plasticienne. Réalisatrice de couts métrages (Nantàtola).

CANARELLI Nicolas: (?-1943)
Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est tué par les Allemands lors des combats de Livia, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Livia.

CANARELLI Paul: (né en 1967)
Né à Bastia. Créateur du Domaine de Murtuli (sur la commune de Sartè), dans la vallée de L'Ortolu.

CANARI (di): (quatorzième siècle)
Riche famille du Capicorsu. En 1305, les frères, Iacomicu et Faltiu donnent aux moines de l'abbaye de La Gorgona un terrain sis à Putignano, près de Pise. Ils reçoivent en échange l'église, les maisons et les autres appartenances de San Tomasu di Marinca, de Canari.

CANARI Francescu: (dix-septième siècle)
Originaire de Canari. Docteur en droit. Poète. Membre de l'Accademia dei Vagabondi. En 1666, il offre à l'église Sant'Ignaziu de Bastia une statue de Saint François-Xavier (Francisco de Jassu de Xavier de Azpilcueta, Apôtre des Indes) sculptée dans le marbre.

CANARI Ghjacumu: (dix-septième siècle)
Originaire de Canari. Ecclésiastique. Il acquiert sa formation en Italie. Recteur de Pianello della Serra. Homme de science.

CANASI G. A.: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Dessinateur humoristique. Il collabore à L'Almanaccu di Muvra de 1927, 1928, et 1931. Il réalise également des bois gravés (Aiacciu bellu, en 1927)

CANAULT Jean:
Auteur de Jean Baptiste d'Ornano, paru en 1971 (réédité en 1975).

CANAVAGGIA Marie: (1896-1976)
Originaire de Canavaghja. Collaboratrice de Louis-Ferdinand Céline dès 1936. Prix de Traduction Denise-Clairoin en 1941. Prix de l'Académie Française en 1965.

CANAVAGGIO Jean: (1884-1941)
Originaire de Canavaghja. Artiste peintre (paysagiste). Professeur de dessin. Membre de l'Ecole d'Ajaccio. Collaborateur de La Corse touristique.

CANAVAGGIO Jean: (né en 1936)
Originaire de Muratu. Biographe. Professeur émérite de Littérature espagnole de l'Université de Paris X-Nanterre. Biographe et spécialiste de Cervantès.

CANAVAGGIO Jean J.: (1910-?)
Né à Pila Canali. Docteur en médecine. Médecin Directeur du Dispensaire Antituberculeux de Rio Abajo (Panama). Consul d'Haïti. Conseiller national du Commerce Extérieur. Membre du Conseil Supérieur des Français de l'Etranger. Vice-président de l'Alliance Française à Panama. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CANAVAGHJA (di) Bartolomeu: (seizième siècle)
En 1584, le gouverneur général Stefano da Passano lui accorde une patente de notaire.

CANAVELLI-COLONNA: Voir MOZZICONACCI Jean-François.

CANAVELLI Jean-Baptiste: (1877-1941)
Né à Balogna. Employé des PTT. Militant syndical. Militant du Parti Socialiste. Conseiller municipal de Marseille en 1914. Député (SFIO) des Bouches-du-Rhône de 1919 à 1928. Premier adjoint délégué aux finances de la ville de Marseille en 1937. Il décède à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), en 1941.

CANAZZI Charles: (1871-?)
Né à Ulmetu. Commerçant à Bastia. Négociant. Ancien combattant de la première guerre mondiale. Fondateur, en 1919, de la Fédération des Mutilés, Réformés et Blessés, Veuves et Orphelins de Guerre. Président de l'Union Fédérale des Réformés et Combattants de la Grande Guerre fondée en 1919. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CANAZZI Charles:
Maire d'Ulmetu de 1977 à 1983.

CANAZZI Graziella née PIANELLI: (1914-1975)
Née à Ulmetu. Résistante. Agent de liaison d’Henri Frenay, le chef du Mouvement Combat. En 1943, elle est arrêtée et sauvagement torturée, puis déportée à Ravensbruck.

CANAZZI Toussaint: (1935-2017)
Né à Aiacciu. Originaire d'Ulmetu. Photographe de presse (Point de Vue, Corse-Matin, Le Provençal, Agence France Presse, Journal de la Corse).

CANAZZO (CUNACCIO) Damiano: (quinzième siècle)
Génois. En 1484, l'Ufficio di San Giorgio le nomme trésorier de la Corse. Il s'installe à Calvi. A Bastia, il décide la construction de 800 maisons dans Terra Nova ainsi que d'une muraille plus solide et plus puissante. En 1487, L'Ufficio di San Giorgio l'envoie en Corse avec 2200 soldats, pour lutter contre Ghjuvan Paulu di Leca.

CANCELLIERI Charles A.: (1895-1957)
Né à Lucciana. Avocat à Bastia. Militant communiste. Engagé volontaire en 1914. Il termine la guerre comme lieutenant. Fondateur du journal La Corse Rouge en 1921. En 1922, il s'installe à Saigon où il exerce son métier d'avocat. Conseiller municipal de Saigon en 1924. Membre du Parti Communiste Indochinois en 1929 (?). Président de l'Amicale Corse d'Indochine en 1932. Il rentre en Corse en 1934, où il s'inscrit au barreau de Bastia. En 1935, il défend le bandit André Spada. Dirigeant au Secours Rouge International en 1935. En 1936, il entre à la SFIO. Arrêté par l'OVRA en 1943, il est déporté sur l'île d'Elbe puis en Autriche. Libéré, il s'installe à Marseille. En 1944 il est de retour en Corse. Conseiller municipal de Bastia en 1945. Il quitte définitivement la Corse en 1950 et décède à Nice en 1957. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1914-1918.

CANCELLIERI Jean-André:
Professeur d'histoire médiévale à l'Université de Corse. Auteur de plusieurs ouvrages dont notamment un ouvrage sur l'histoire de Bunifaziu, publié en 1997, et d'un ouvrage sur les forêts corses. Co-auteur de Rinuccio della Rocca; (vers 1450-1511); vie et mort d'un seigneur corse à l'époque de la construction de l'État moderne (2005).

CANET Alix: (vingtième siècle)
Né à Albertville (Savoie). Artiste peintre (paysages). Il peint la Corse (Le village de Montemaggiore en Corse...)..

CANETTA Guiseppe: (seizième siècle)
Officier génois. En 1579, il commande l'infanterie de la garnison de la nouvelle colonie de Porti Vechju, (rebaptisée Vintimiglia Nueva), qui périclite, abandonnée par les Génois. Il se plaint de son chef Camillo Torriglia, et demande, en vain, du renfort aux Génois.

CANETTO (de) Antonio: (seizième siècle)
Génois. Chevalier de Malte. En 1553, il est le gouverneur de Bunifaziu assiégé par 2000 mille Turcs de Dragut, l'allié des Français. Après avoir résisté à plusieurs assauts de ces derniers, il négocie avec des envoyés corses des Français, et capitule. Il est condamné et envoyé sur les galères du Roi de France.

CANEVALLI (de) Raffaello: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1509, à la suite de Emmanuelle de Grimaldi. Il est remplacé en 1511 par Giovanni Doria.

CANGELOSI Olivier: (né en 1978)
Né à Bastia. Musicien (pianiste). Il entre au Conservatoire de Strasbourg en 1996. Diplômé de musicologie en 1998. Elève au Conservatoire de Paris de 1998 à 2000 (piano et musique de chambre). Il intègre le Quatuor Matisse en 2000. Premier prix du Forum de Normandie. Etudiant à l'Université de Musique de Vienne en 2002. Titulaire d'une bourse de la Fondation Meyer (développement culturel et artistique), en 2004. Deuxième prix du Concours International de Piano de Santorin (Grèce) en 2005. Chef d'orchestre depuis 2007. Fondateur du Quatuor Eiffel en 2008.

CANGIONI Pierre: (né en 1939)
Né à Paris. Originaire de Bucugnà. Journaliste sportif (spécialiste de boxe et de football). Réalisateur de cinéma. Ecrivain. Créateur et premier présentateur de l'émission Téléfoot de TF1, de 1977 à 1982. En 1983, il réalise le film Santu Nicolu avec, entre autres, Robin Renucci et Pierre Massimi qui relate une Vindetta entre Lama et Petralba. Chef du service des sports de la chaine de télévision La 5, de 1987 à 1990. Président de l'association Olympique de Marseille en Décembre 1994 (un mois). Auteur de La Fabuleuse Histoire de la Boxe (1977) de Carlos Monzon, El Macho (1998) de La Légende de la Boxe (1999), L'histoire extraordinaire d'Hélène Parsi et des apparitions de Campitellu (2014)... Il est à l'origine du départ du centième Tour de France en Corse, en 2013, avec 3 étapes sur l'Ile: Porti Vechju-Bastia, Bastia-Aiacciu et Aiacciu-Calvi.

CANIONI Christophe: (né en 1961)
Né à Bastia. Il crée son entreprise d'imprimerie en 1990 et la maison d'édition Anima Corsa, en 1996. Membre de l'Association des Editeurs Corses. Auteur de Les Corses tombés à la bataille d'Artois, 1914-1915 (1998), Le Dictionnaire contemporain de la politique corse de 1975 à nos jours (2009), OVNIS dans le ciel corse (2011), Sites et lieux mystérieux de Corse (2012), L' histoire extraordinaire d'Hélène Parsi et des apparitions de Campitellu (2014)... Fondateur du mouvement politique Unione di A Diritta Corsa, en 2009. Elue conseiller territorial (Front National puis non-inscrit en 2017) en 2015.

CANIONI Georges Antoine: (1885-1915)
Né à Longjumeau. Artiste peintre. Lithographe.

CANIONI Jean-Baptiste: (1904-1987)
Né à E Ville di Parasu. Résistant sous le pseudo U Lupu (Le loup). Il s'engage dans La Coloniale à Cherbourg en 1922. Il est envoyé combattre à Tripoli en Lybie et au Liban. Démobilisé, en 1927, il rejoint la famille de son père à Marseille. En 1933, il revient en Corse. En 1942, il entre dans la Résistance. Il participe à plusieurs récupérations d'armes et de résistants du sous-marin Casabianca. Médaille du Combattant Volontaire de la Résistance.

CANIONI Matteu: (dix-huitième siècle)
Caporale de la piève de Giussani. Député pour la communauté d'Olmi e'Cappella, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CANIONI Paul: (né en 1946)
Né à Muratua. Chercheur en biophysique. Recteur d'académie. Directeur de l’UFR des Sciences de la Vie de l’Université de Bordeaux de 1996 à 2001. Recteur de l’Académie de Corse de 2002 à 2006. Membre d’une commission scientifique spécialisée à l’INSERM. Membre du Comité National de Recherche Scientifique (CNRS). Il siége durant plusieurs années au Conseil National des Universités. Chevalier de la Légion d'honneur.

CANNICCIONI François: (né en 1928)
Né à Marseille. Originaire de Moltifaù. Ancien pilote militaire et ancien agent d'Air France. Il voyage en Tunisie, en Russie puis au Canada. Il réside au Québec avant de rentrer en CorsePonte à A Leccia) en 2005, puis à Sartè en 2011. Ecrivain. Artiste peintre (Prix International de Deauville 1954, Prix de l'Alliance Française de Tunis 1955...). Auteur de Le sourire de Laelia, Les Migrants, La Juive, Que ma blessure soit mortelle, en 2003, Les larmes du renard, en 2004, Iliouchine 62, récits de voyages, Contre-ut, Les Jeunes Filles en bleu, Le Feu de Saint-Jean...

CANNICCIONI Léon Charles Sylvestre: (1879-1957)
Né à Aiacciu. Originaire de Moltifaù. Artiste peintre. Elève de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Titulaire de la Médaille d'Or de la Société des Artistes Français. Il participe à de nombreuses expositions. L'Etat achète 23 de ses oeuvres entre 1913 et 1952. Auteur, en 1921, d'un tableau qui propose Portu et son golfe comme argument du Circuit automobile de la Corse. Certaines de ses toiles sont reproduites par les Gobelins: Retour à la Terre (Musée d'Aiacciu), Départ pour la Foire (Musée de San Francisco), Procession du Vendredi Saint à Moltifao (Musée de Leipzig), La Vocératrice... Son tableau Femmes corses à la fontaine a été acquis par la ville de Paris. Illustrateur de La Corse, de Pierre Dominique en 1935. Conservateur du Musée de Courbevoie en 1939. Officier de la Légion d'Honneur.

CANNICCIONI Michelle: (née en 1972)
Née à Bastia. Originaire de Valle di Rustinu (hameau de Casa Pitti). Chanteuse lyrique soprano. Premier Prix du Conservatoire de Marseille. Elle se produit sur les grandes scènes internationales (Paris, Tokyo, Séville, Milan...).

CANNUCHJALE: Voir PIETRI Ghjacumu Francescu.

CANONICI Camillu:
Poète. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Dumanda, 1993).

CANONICI François: (né en 1940)
Né à Figari. Journaliste (Le Provençal Corse, La Corse, La Provence). Historien de Bunifaziu. Poète. Auteur de Bonifacio, Cité millénaire (1990), de San Franzé de Bonifacio (1999), de La Trinité de Bonifacio et du Grand Sud Corse (2002), de L'enfant trouvé (2007), Pierre Cuccuru, de Bonifacio à Pigalle, l'histoire d'un chef du milieu corse à Paris (2013), Bonifacio durant la Grande Guerre (2014)... Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (U Barracconi Bonifazinchi, 1992).
Voir le site de François CANONICI.

CANONICI Jean-Baptiste: (1933-2015)
Originaire de Vicu. Triple vainqueur du Tour de Corse automobile (en 1959, 1962 et 1965), avec Pierre Orsini.

CANOPOLO Antonio: (1540-1621)
Originaire de la piève d'Ornanu. Né à Sassari. Commissaire général de l'archevêque de Cagliari en 1577. Chapelain de l'impératrice Marie d'Autriche en Espagne en 1579. Archevêque d'Oristano de 1588 à 1618. Archevêque de Sassari en 1620. Fondateur de la maison de l'Université de Sassari (où il accueille des étudiants corses) et de l'imprimerie de Sassari appelée Canopoleno.

CANOVA Antonio: (1757-1822)
Sculpteur italien. Il laisse des oeuvres importantes en Corse. Auteur d'un buste de Napoléon.

CANQUOIN Marie: (1884-1965)
Née à A Penta di Casinca. Artiste peintre (paysages, natures mortes). Lauréate du Legs Sisco en 1906.

CANTARINI Simone dit Il Pesarese: (1612-1648)
D'Italie. Peintre. Il laisse des oeuvres importantes en Corse.

CANTIE Bernard : (né en 1957)
Né en Tunisie. Originaire de U Prunu. Photographe. Auteur d'un ouvrage photographique, In Paese, le bruit du souvenir, en 2014.
Voir le site de Bernard CANTIE.

CANTINELLI Bernard: (né vers 1785)
Artiste peintre. Son activité est attestée à Aiacciu jusqu'en 1841.

CANTINELLI Démétrius: (né vers 1821)
Fils de Bernard. Artiste peintre. Son activité est attestée à Aiacciu.

CANTO René: (1966-1996)
Capitaine de police. Membre du RAID. En 1996, à Aiacciu, il est tué, lors d'une interpellation de deux nationalistes.

CANU Giacomino: (vingtième siècle)
Ecclésiastique italien. Auteur de Vento di Corsica en 1933.

CANU Yvonne: (1921-2008)
Née à Meknès (Maroc). Artiste peintre (impressionnisme, cubisme). Elle séjourne en Corse et y peint de nombreux tableaux (Goûter à Speloncato, Un port en Corse-Erbalunga...).

CANUGHI ?: (quinzième siècle)
Pêcheur corse de Bastia. En 1428, il découvre, avec son collègue Giuliani, le Cristu Neru qui sera placé dans l'église de Santa Crocce.

CAPARELLI Ghjuseppu: (dix-neuvième siècle)
D'Aiacciu. Notaire. En 1809, dans le cadre de la Conspiration d'Aiacciu, le général Joseph Morand le fait arrêter avec 23 à 29 personnes. Il est condamné à la prison à vie. Il est dirigé sur Corti, puis Bastia, où on l'embarque pour Gênes, et de là il est emprisonné dans le département de l'Isère. Sur intervention de Napoléon 1er, et après enquête, il est libéré, ainsi que tous les autres condamnés du procès. Il est gracié en 1813.

CAPARELLI Ghjuseppu Antoniu: (?-1774)
Député pour la communauté d'Appietu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CAPATTI (née BENSA) Francine: (1893-1975)
Née à Nice. Artiste peintre. Graveur sur bois. Elle est l'auteur des bois qui illustrent l'article de Paul Arrighi L'oeuvre de Santu Casanova, Félibre corse. Elle collabore également à L'Annu Corsu.

CAPAZZA Louis: (1862-1928)
Né à Bastia(originaire de Vilone Ornetu). Fonctionnaire des Ponts et Chaussées. Aéronaute. Avec l'ajaccien Livrelli, il crée le Gabizos, un ballon aérostatique. Après l'avoir fait évoluer au-dessus de Bastia, en Septembre 1886, il fait, avec Alphonse Fondère, la traversée de Marseille à la marine de l'Alzelli, à Appietu, en Novembre. Avec le Morning Post, un ballon anglais, il effectue la traversée de la Manche en 1910. Inventeur d'un parachute permettant des remontées. Candidat malheureux à la députation à Bastia, en 1910, sous l'étiquette de républicain indépendant. Rapporteur de l'Aéro-Club de France. Fondateur de l'Aéro-Club de Belgique. Vice-président de l'Association Française de Navigation Aérienne. Artiste peintre. Officier de la Légion d'Honneur.

CAPELLI Giovanni Domenico: (dix-septième siècle)
Peintre italien, originaire de Pavie. Installé à Calvi. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse de 1642 à 1655.

CAPELLINI Paulu: (?-1774)
De Suveria. En Mars 1774, il organise, dans le Niolu, une insurrection générale, mais le complot est vite dévoilé au comte de Marbeuf. En Juin, il est à la tête des Niulinchi qui se soulèvent et parcourent les pièves de Talcini, Boziu, Vallerustie et Rustinu. Ils attaquent un détachement de soldats français, faisant de nombreux morts. En Août 1774, il provoque de nouveaux troubles. Le comte de Marbeuf réagit très vigoureusement et fait pendre tous ceux, hommes et femmes, soupçonnés d'avoir été ses complices dans le Boziu. Il est arrêté et déporté à Toulon, où il meurt peu après.

CAPEZZALI Antonio: (dix-septième siècle)
Génois. Podestat de Bastia en 1632.

CAPIA Charles: (né en 1942)
Originaire de Bastia. Ancien haut-fonctionnaire de l'administration fiscale. Président de l'enseigne Casino en Corse de 1980 à 2010. Président de la Ligue Corse contre le Cancer de 1996 à 2010. Président du MEDEF de Corse de 1998 à 2002.

CAPIFALI Lurenzu: (1824-1886)
Né à Calvi. Officier. Capitaine au 46ème Régiment d'Infanterie de Ligne en 1854. Président du Comité Bonapartiste de Calvi. En 1877, suite à la Crise du 16 Mai, il remplace le maire républicain de Calvi, Léopold Bartoli, révoqué. Officier de la Légion d'Honneur.

CAPIFALI Pierre-François: (1897-1964)
Originaire de Calvi. Préfet hors cadre en 1950. Préfet honoraire en 1958.

CAPIZALLE Medoru: (seizième siècle)
En 1591, il est capitaine au service de la France.

CAPOCCHIA: Voir GRAZIANI Dumenicu.

CAPONI Simon François: (1805-1844)
Né à Pruprià (au hameau de Tivulaghju). Cultivateur. En 1843, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Travaux Forcés, pour meurtre par arme à feu avec circonstances atténuantes. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1844.

CAPOROSSI André: (1890-1979)
Né à Castellu di Rustinu (au hamean de Frassu). Chevalier de la Légion d'Honneur.

CAPOROSSI Denis: (né en 1974)
Né à Bastia Artiste Peintre. Illustrateur. Etudes d'arts graphiques et plastiques de 1988 à 1996. Graphiste pour l'agence L&M à Montpellier en 1996. Créateur pour l'agence Dunlop Slazenger Europe (Paris) de 1997 à 1998. Directeur artistique pour Lastminute.com (Paris) de 1998 à 1999. Directeur artistique pour l'agence RPS (Paris) de 1999 à 2001. Créateur de l'Académie d'Arts Graphiques & Plastiques Les Cahiers d'Art, à Montpellier, en 2001. Exposition personnelle permanente Galerie des Arts Nouveaux (Bruxelles) en 2002. Exposition personnelle permanente Galerie CNT (Paris), exposition personnelle Galerie des collectionneurs d Orsay, exposition Artenim avec RP Galerie (Nîmes), en 2003. Exposition personnelle permanente Galerie SOLVEIGH (Prague), exposition personnelle permanente Galerie DU BIST (Munich), en 2004. Réalisation de couvertures pour les ouvrages de Françoise Renaud L'enfant de ma mère et Créatures du fleuve, en 2004 et 2005. Illustrations intérieures et de couverture pour La peau de dingo, de Françoise Renaud, en 2006. Réalisation de couvertures pour les ouvrages anglo-saxon de Alma H.Davys (3 volumes regroupant 150 illustrations chacun et couvertures, sorties prévues en 2008, 2010 et 2011). Exposition personnelle Galerie Krostovart (Gdansk), en 2007-2008. Exposition personnelle permanente dans les Galeries de Yacek Kowalski The Hole.Garbage Ink and Fullpetrol (Gdansk, Cracovie, Varsovie) de 2005 à 2009. Exposition Redscka Baronna à Cracovie en 2010.

CAPOROSSI Dominique: (1847-1923)
Né à Castellu di Rustinu (au hamean de Frassu). Adjudant de la Gendarmerie Nationale (Compagnie de Gendarmerie du Loiret). Chevalier de la Légion d'Honneur (1898). Médaille militaire (1891).

CAPOROSSI Dominique Georges: (1884-1967)
Né à Limoges (Haute-Vienne). Originaire de Castellu di Rustinu. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CAPOROSSI Gilles:
Professeur agrégé (Service de l'enseignement des méthodes quantitatives de gestion) à l'HEC Montréal (Québec). Membre du Groupe d'études et de recherche en analyse des décisions (GERAD). Professeur associé à la Chaire d'exploitation de données.

CAPOROSSI Jacques: (1918-1972)
Né à Castellu di Rustinu (au hamean de Frassu). Il est élu maire de Castellu di Rustinu en 1947.

CAPOROSSI Jean-Baptiste: (1907-1990)
Né à Castellu di Rustinu (au hamean de Frassu). Père de Orsu Ghjuvanni Caporossi.

CAPOROSSI Jean-Baptiste: (1955-2008)
Originaire de Castellu di Rustinu. Fonctionnaire territorial. Secrétaire général du Conseil Economique Social et Culturel de la Corse.

CAPOROSSI Jean-Jérôme: (1813-1894)
Né à Castellu di Rustinu (au hamean de Frassu). Gendarme à la Compagnie de Gendarmerie de la Corse). Chevalier de la Légion d'Honneur (1863).

CAPOROSSI Jean-Mathieu: (1817-1901)
Né à Castellu di Rustinu (au hamean de Frassu). Gendarme à la Compagnie de Gendarmerie de la Corse). Chevalier de la Légion d'Honneur (1863).

CAPOROSSI Jean-Simon: (vingtième siècle)
Né à Castellu di Rustinu (au hamean de Frassu). Quartier-maître. Il est tué lors de la Première Guerre Mondiale. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Castellu di Rustinu.

CAPOROSSI (née ANTONELLI) Jeanne-Marie: (1921-2007)
Née à Castellu di Rustinu. Epouse de Jacques. Elle est élue maire de Castellu di Rustinu en 1953.

CAPOROSSI Joseph Gabriel: (1882-1970)
Né à Limoges (Haute-Vienne). Originaire de Castellu di Rustinu. Militaire. Lieutenant au 72ème Régiment d'Infanterie. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CAPOROSSI (née FAVALELLI) Martine: (1911-2006)
Née à Valle di Rustinu (au hameau de Terlaghja). Mère de Orsu Ghjuvanni Caporossi.

CAPOROSSI Olivier:
Maître de conférences en histoire moderne à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour depuis 2003. Membre de l'École des Hautes Études Hispaniques (EHEH - Casa de Velázquez à Madrid). Auteur d'une thèse sur Les justices royales et la criminalité madrilène sous le règne de Philippe IV (1621-1665). Unité et multiplicité de la juridiction royale à la cour d'Espagne soutenue à l'Université de Toulouse Le Mirail en 2002. Il mène des recherches sur le fait judiciaire dans les sociétés hispaniques et hispano américaines de l'Ancien Régime. Ses recherches se sont orientées plus récemment sur la police des migrants et le faux monnayage aux XVIIe et XVIIIe siècles.

CAPOROSSI Pierre-Félix: (1889-1918)
Né à Castellu di Rustinu (au hamean de Frassu). Caporal au 56ème Régiment d'Infanterie Coloniale (56RIC). Permissionnaire, il meurt, disparu en mer, au cours du torpillage du Balkan, au large de Calvi, en 1918. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Castellu di Rustinu.

CAPOROSSI Tommasu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Frassu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CAPOROSSI Toussaint: (1793-1824)
Né à Castellu di Rustinu (au hamean de Frassu). Propriétaire. En 1818, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour tentative d'homicide. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1824.

CAPPA ?: (?-1895)
Bandit. En 1887, dans la Scala di Santa Regina, il assassine Sabien Sabiani. En 1895, il est tué par les gendarmes de Corti près de Calacuccia.

CAPPARONI Silverio: (1831-1907)
Artiste peintre. Portraitiste.

CAPPELLUTI Jacques (dit JACQUET): (1903-1945)
Né à Campile. Policier. Résistant. Membre du Réseau Ajax. Il est déporté en 1944 par les Allemands depuis Compiègne à destination du camp de Nevengamme (Allemagne), où il décède en 1945. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Campile, sur la plaque commémorative de l'église Saint-Etienne à Nice (Alpes-Maritimes), sur le Monument Commémoratif de la Libération de Nice, sur la Plaque Commémorative pour les Policiers Morts pour la France (1939-45) à Nice. Il est cité dans le Livre Mémorial des Déportés de France.

CAPPONI Jacques: (1775-1823)
Né à A venzulà. Cultivateur. En 1819, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour homicide volontaire sans préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1823.

CAPPONI Jacques-Martin: (1865-1936)
Né à Aiacciu. Artiste peintre (portraitiste). Inspiré par l'histoire sainte. Ses toiles Annanké, Idylle, Jésus et la Madeleine, sont exposées au Musée Fesch d'Aiacciu. Auteur d'un traité manuscrit La technique des couleurs.

CAPPONI Jacques-Toussaint: (1923-2006)
Originaire d'Oletta. Sculpteur. Poète. Auteur-compositeur (membre de la SACEM).

CAPRIASSI Antoniu: (dix-huitième siècle)
Officier corse au service de la France. En Novembre 1768, les Français tentent de s'emparer de L'Isula par la mer. Il est avec les troupes du Roi, lesquelles échouent dans leur tentative, et ceux qui ont réussi à débarquer sont massacrés par les Naziunali.

CAPRIATA François: (?-1870)
Originaire de Bunifaziu. Sous-lieutenant au 42ème Régiment de Ligne. Il est tué à Champigny (Val-de-Marne), en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts XIXe siècle de la commune de Bunifaziu.

CAPUCHJA: Voir AGOSTINI.

CAQUET Jean-Marc: (vingtième siècle)
Né à Angerville (Essonne). Artiste peintre. Il expose au Salon des Peintres Indépendants de 1929, une peinture intitulée Golfe de Porto, et à celui de 1932, Les îles Sanguinaires d'Ajaccio.

CARABELLI: Voir également TOMASI-CARABELLI.

CARABELLI Anton Francescu: (1849-1923)
Né à Fuzzà. Capitaine d'Infanterie. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARABELLI Nunziu Bernardinu: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Fuzzà. Capitaine au 4ème Bataillon d'Infanterie Légère Corse. Capitaine de la Légion Corse de Naples en 1805. Capitaine de Gendarmerie au service du Roi de Naples.

CARABELLI Nunziu Bernardinu: (1859-1938)
Originaire de Fuzzà. Conseiller d'arrondissement. Percepteur à Livia de 1913 à 1921.

CARABELLI Roccu Francescu: (1847-1893)
Originaire de Fuzzà. Avocat. Administrateur. Maire et député de Saigon en 1888. Directeur du Courrier de Saigon.

CARACALLA Marcus Aurelius Antoninus Bassianus: (188-217)
Empereur romain de 211 à 217. Pendant son règne, il poursuit les persécutions en chassant les Chrétiens de Rome. Certains qui se réfugient sur l'Ile sont à l'origine du christianisme en Corse.

CARACCIOLI ?: (dix-huitième siècle)
De Mursiglia. En Mai 1785, il est député de la Noblesse à la Huitième Assemblée des Etats de Corse.

CARACCIOLI Ciprianu: (1785-1848)
Né à Mursiglia. Il s'installe en Amérique en 1818 où il réussit une carrière d'industriel (confiserie, immobilier...). Il devient citoyen américain en 1829.

CARACCIOLO Ghjuvan Maria: (1719-1780)
Né à Mursiglia. Ecclésiastique. Religieux servite. Maître en théologie en 1751. Prieur de Mursiglia en 1753 et 1754. Il quitte la Corse pour Livourne en 1755. En 1765, il est désigné Commissaire Apostolique Provincial des Servites de Marie en Corse. En 1766, Pasquale Paoli lui confie la direction des travaux d'aménagement du port de Centuri. Rallié aux Français en 1768, il négocie pour ces derniers avec Pasquale Paoli. Nommé Provincial de Corse en 1774.

CARAFFA ? (il Dottore): (dix-huitième siècle)
Peintre issu d'une famille notable bastiaise. Son activité est vérifiée dans les années 1760.

CARAFFA (de) Antoine-Sébastien: (1717-1765)
De Bastia. Fils d'Ignaziu Francescu. Il est élevé à Stuttgart. Général de brigade au service de l'Empereur d'Autriche, puis de la République de Gênes.

CARAFFA (de) Antoine-Sébastien: (1771-1813)
De Bastia. Fils de Vincente Filippu. Avocat.

CARAFFA Antoniu-Sebastianu I: (1551-1616)
De Bastia. Fils de Franceschettu.

CARAFFA Antoniu-Sebastianu II: (1656-1716)
De Bastia. Fils de Leonardu. Alfiere. C'est sous sa direction que la famille Caraffa se hisse au niveau des couches supérieures de la société bastiaise. Il commence la construction de la Casa Caraffa, à Bastia.

CARAFFA Franceschettu: (seizième siècle)
Originaire de Naples. Il s'installe vers 1540 à San Martini du Lota, puis à Bastia. Fondateur de la famille Caraffa de Bastia. En 1554, il est un des Nobili Trente de la ville de Bastia.

CARAFFA Geronimu: (1674-1704)
De Bastia. Fils d'Antoniu Sebastianu II. Ecclésiastique. Prêtre.

CARAFFA Ghjuvan Battista: (1674-1704)
De Bastia. Fils d'Antoniu Sebastianu II. Ecclésiastique dans l'Ordre des Servites de Marie.

CARAFFA Ghjuvan Battista I: (dix-septième siècle)
De Bastia. Fils d'Antoniu Sebastianu I. Qualifié de Noble Citoyen de Bastia.

CARAFFA (de) Ghjuvan Battista II: (1723-1791)
Né à Bastia. Fils de Ignaziu Francescu. Enseigne au Régiment Royal Corse en 1741, puis lieutenant en 1747, capitaine et chevalier de l'Ordre de Saint Louis en 1757. En Mai 1761, il fait partie de toute la fine fleur des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli. Major du Régiment Royal Corse en 1769. Colonel d'infanterie en retraite. En Février 1774, avec sa famille, il est reconnu noble par le Conseil Supérieur de la Corse. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse. En Août, il est élu podestat de Bastia, et devient le premier maire de la Révolution. En Octobre, il écrit à Francescu de Gaffori, député suppléant siégeant à Paris, lequel s'inquiète de la situation sur l'Ile: nous continuons à jouir ici de la plus parfaite tranquillité… En Mars 1790, il est élu Capu Municipale (maire) de Bastia. En Juillet, il reçoit triomphalement, avec la population de la ville, Pasquale Paoli. En Juin 1791, souffrant, il ne peut participer aux émeutes contre-révolutionnaires qui secouent la ville. En Août, avec ses deux Padri di U Cumunu, il est porté en triomphe à travers les rues de Bastia. Chevalier de Saint-Louis.

CARAFFA (de) Ghjuvan Battista: (1801-?)
De Bastia. Fils d'Antonine Sébastien. Conseiller à la Cour d'Appel de Bastia en 1852.

CARAFFA (de) Ignaziu Ghjuvan Battista (Jean CARAFFA): (1769-1844)
Né à Bastia. Fils de Vincente Filippu. Baron de Montebello. En 1782, il est au service du duc de Wurtemberg, comme cornette de cavalerie. Il rejoint la France en 1793. Capitaine dans la cavalerie française en 1799. En 1803, il est nommé commandant d'un des cinq Bataillons de Chasseurs Corses, créés par le général Joseph Morand, celui de Bunifaziu, qui compte 150 hommes. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1807. Major au Régiment Royal Corse de Naples en 1808, colonel en 1810, maréchal de camp en 1813, puis général. Il sert l'Autriche, la France et le Royaume des Deux-Siciles. Croix de chevalier de l'Ordre Royal des Deux-Siciles. Il combat en Calabre de 1810 à 1814. Créé baron de Montebello, par le Roi de Naples Joachim Murat en 1811. En 1815,il est aux côtés de Joachim Murat lorsque ce dernier tente de reconquérir son royaume. Il est fait prisonnier et est envoyé en Hongrie. Libéré en 1816. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu.

CARAFFA Ignaziu Francescu: (1689-1753)
De Bastia. Fils d'Antoniu Sebastianu II. Anzianu de i Magistrati Superiori de la ville de Bastia. Il est un des premiers notables bastiais en rupture avec Gênes en 1729. Il est partisan des Autrichiens lors de l'expédition impériale du Prince de Wurtemberg en Corse en 1732.

CARAFFA (de) Jean-Baptiste: (1801-1855)
De Bastia. Fils d'Antoine-Sébastien. Avocat en 1829. En 1848, il succède à son père comme président de la Commission Municipale Extraordinaire de Bastia. Substitut du procureur à Corti en 1851. Conseiller à la Cour d'Appel de Bastia en 1852.

CARAFFA (de) Jean-Baptiste dit Titu: (1858-1936)
De Bastia. Fils de Vincent. Beau-frère d'Antoine Gavini. Juriste. Notaire de 1902 à 1927. Conseiller général de la Corse en 1895. Auteur d'un Essais sur les poissons des côtes de la Corse, en 1902. Elu conseiller municipal et adjoint au maire de Bastia Auguste Gaudin en 1908. Maire de Bastia de 1912 à 1917. Passionné des arts et des sciences naturelles. Photographe amateur.

CARAFFA Léonard: (1710-1731)
De Bastia. Fils d'Ignaziu Francescu. Il est élevé à Stuttgart. Capitaine de cavalerie au service de l'Empereur d'Autriche.

CARAFFA Leonardu: (dix-septième siècle)
De Lota. Fils de Ghjuvan Battista I. En 1662, tout en exploitant ses propriétés de Lota, il consent onze prêts maritimes pour une somme totale de 3465 lires génoises. En 1672, il est nommé capitaine. Bailleur de fonds à Bastia en 1678.

CARAFFA (de) Philippe (Filippu di Mola): (1801-1870)
Né à Bastia. Fils d'Ignaziu Ghjuvan Battista. Avocat (études de droit à Pise (en 1820), Rome et Paris). Historien. Bibliothécaire et archiviste de la ville de Bastia. En 1846, il lance un appel pour le retour des Cendres de Pasquale Paoli en Corse. En 1848, il est le président de la Commission Municipale Extraordinaire de Bastia, puis il est nommé sous-préfet de la ville. En 1858, il est chargé de l'organisation des archives bastiaises. En 1867, Il retranscrit la correspondance du Vice-roi de Corse, Sir Gilbert Elliot. Il collabore aux revues L'Aigle Corse et La Guida del Popolo. Il est membre du Cercle Littéraire de Lecture, fondé par des démocrates de gauche.

CARAFFA (de) Sébastien: (1864-1936)
Né à Calvi. Fils de Vincent. Avocat. Historien de la ville de Bastia. En 1887, il traduit La Prattica manuale del Dottor Pietro Murati, di Muro, un texte en deux volumes. Il traduit de l'Anglais, et publie dans le BSSHNC, la correspondance entre le vice-roi Elliott et de l'amiral Nelson sur la Corse. Conseiller général conservateur de la Corse en 1903. Il demande la mise en place du buste de Napoléon 1er aux côtés des bustes de Sampieru Corsu et de Pasquale Paoli dans la grande salle du conseil général (voir 1874).

CARAFFA (de) Vincent: (1831-1893)
Né à Bastia. Fils de Jean-Baptiste. Avocat en 1853. Substitut du procureur impérial à Calvi en 1855 et à Corti en 1857. Conseiller doyen à la Cour d'Appel de Bastia. En 1879, il participe, avec l'abbé Letteron, à la fondation de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse (SSHNC). Il modernise et aménage les jardins de la Casa Caraffa. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARAFFA (de) Vincente Filippu: (1725-1799)
Né à Bastia. Fils de Ignaziu Francescu. Enseigne dans le Régiment Royal Corse en 1741, il participe à la guerre de Succession d'Autriche, puis à la Guerre de Sept Ans. Lieutenant en 1752, capitaine en 1760, toujours au au Régiment Royal Corse. En Mai 1761, il fait partie de toute la fine fleur des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis en 1771. En Février 1774, avec sa famille, il est reconnu noble par le Conseil Supérieur de la Corse. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

CARANCIONE Anton Francescu: (seizième siècle)
En 1586, procuration lui est donnée par Ceccolu Grigione, que la maladie empêche de se rendre à Bastia devant le gouverneur, pour faire approuver un traité de réconciliation.

CARATINI Antoine:
Né à Bastia. Artiste peintre. Il expose au Salon des Artistes Français de 1938, une peinture intitulée Visage d'autrefois.

CARATINI Roger: (1924-2009)
Né à Paris. Originaire de Canari. Ecrivain. Philosophe des sciences et encyclopédiste. Historien. Auteur de Histoire du peuple Corse (1995), Napoléon, une imposture (2002), La Corse, un peuple, une histoire (2003)...

CARBONE Ghjacumu Antoniu: (décédé avant 1728)
De Bunifaziu. Nobile. Consul d'Espagne à Bunifaziu.

CARBONE Jules: (dix-neuvième siècle)
En 1896, il est le directeur du journal L'Union Républicaine.

CARBONE Paul Bonaventure: (1894-1943)
Né à Pruprià. Il grandit à Marseille. Délinquant très jeune, il est envoyé au bataillon disciplinaire d'Afrique. Lors de la Première Guerre Mondiale, il est blessé au Chemin des Dames, et est décoré de la médaille militaire. Il rentre à Marseille en 1919, et se lance dans le grand banditisme. Il tisse des liens aux Etats-Unis, avec des lieutenants d'Al Capone. Il s'associe avec l'Italien François Spirito pour former un duo célèbre dans le banditisme (Carbone et Spirito). Drogue, proxénétisme, jeux, trafics, racket... rien ne leur échappe. Collaborateur des occupants allemands durant la deuxième Guerre Mondiale. Il décède, dans l'explosion d'un train, en 1943.

CARBONE Petru: (dix-neuvième siècle)
En Janvier 1796, il est élu Cunsiglieru d'Aiacciu. En 1815, durant les Cent Jours, Francescu Maria Levie dissout le conseil municipal royaliste, reprend le siège de maire et le nomme adjoint

CARBONE Tomaso: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1577, à la suite de Andrea Centurione. Il tient sa Vedutà au couvent de San Francescu à Bastia. Il y est décidé la restauration du pont de Lagu Benedettu, dont la construction donne tant de mal aux Génois. Il est remplacé par Giovanni Maruffo en 1579.

CARBONI ?: (vingtième siècle)
Avocat à Aiacciu. Membre du Parti Populaire Français, en 1937.

CARBONI Blaise: (1851-1902)
Né à Aiacciu. Compositeur de musique. Directeur de Conservatoire de Rennes. Auteur de musiques d'église. Auteur de valses (L'Allée des Soupirs, L'Aurore...).

CARBUCCIA ?: (dix-septième siècle)
Abbé. Prêtre de Carbuccia. En 1653, avec les quatre frères Fieracanti del Polacci, ils reconstruisent l'église romane de San Ghjacumu, à Carbuccia.

CARBUCCIA ?: (dix-neuvième siècle)
D'Aiacciu. Nommé Pharmacien par le Jury Médical en 1836.

CARBUCCIA Antoniu: (dix-huitième siècle)
De Bastia. Militaire au service de Gênes. En 1730, il commande 200 Génois venus secourir le collecteur des impôts, son frère Dumenicu, et qui se font piéger et désarmer par les habitants de Poghju di Tavagna. En Novembre 1745, il relate les bombardements de la ville par les Anglais dans les lettres qu'il écrit à son fils, l'abbé Carbuccia, qui réside à Gênes.

CARBUCCIA Antoniu Filippu Gregoriu: (1753-1831)
De Bastia. Fils d'Oraziu. Lieutenant dans le Régiment Buttafuoco en 1770. Capitaine commandant du 4ème Bataillon de Chasseurs Corses en 1791. Emigré en 1792, il est lieutenant-colonel du roi Ferdinand de Naples. Il rentre en Corse en 1802. Maire de Bastia de 1816 à 1818. Conseiller général de la Corse. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis en 1816.

CARBUCCIA Antoniu Marcu: (seizième siècle)
De Bastia. Frère de Filippinu. Qualifié de Messer. Cité en 1592. Capitanu.

CARBUCCIA Antoniu Maria: (dix-septième siècle)
De Bastia. Fils de Filippinu. Il est cité dans des actes en 1628.

CARBUCCIA Antoniu Pasquale: (1683-ap1746)
De Bastia. Fils d'Oraziu Francescu. Notaire à Bastia. Nobile Trente en 1715. Auteur de Lettres d'Antonio Carbuccia à l'abbé Carbuccia, son fils (1745-1746) et Lettere di Antonio Carbuccia al fratello e al figlio in Italia, dal 20 luglio 1730 all'8 novembre 1746.

CARBUCCIA Bastianu: (1515-?)
De Bastia. Qualifié de Messer. Nobile Trente de Bastia en 1562. Fondateur de la famille Carbuccia.

CARBUCCIA Dumenicu: (dix-huitième siècle)
De Bastia. Collecteur des impôts au service de Gênes. En 1730, il exerce sa profession en Tavagna.

CARBUCCIA Fabriziu: (dix-septième siècle)
Originaire de Bastia. Fils de Filippinu. Chanoine. Vicaire général de Mariana. Pronotaire apostolique et Pievanu de Brandu.

CARBUCCIA Filippinu: (seizième siècle)
Originaire de Bastia. Frère d'Antoniu Marcu. Qualifié de Messer. Cité en 1592.

CARBUCCIA Ghjuliu Oraziu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Carbuccia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CARBUCCIA Ghjuvan-Luca: (1558-1590)
De Bastia. Nobile Trente de Bastia en 1588.

CARBUCCIA Ghjuvan-Luca: (1611-ap1662)
De Bastia. Fils d'Oraziu. Notaire. Nobile Trente de Bastia en 1641, 1647, 1650 et 1656. Syndic de la communauté de Bastia en 1661.

CARBUCCIA Horace: (1804-1863)
Né à Bastia. Fils de Antoniu Filippu Gregoriu. Avocat. Maire de Bastia de 1848 à 1851. Conseiller à la Cour de Bastia en 1851, puis président de Chambre à la même Cour en 1861. Membre du Conseil Général de la Corse en 1857. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARBUCCIA (de) Horace Georges Antoine Vincent Henri Marie: (1891-1975)
Né à Paris. Fils de Pierre Jean-Luc Louis. Gendre de Jean Chiappe. Editeur. Publiciste. Médaille militaire de la guerre 1914-1918. Fondateur de La Revue de France en 1921. Directeur fondateur des Editions de France en 1923. Député (gauche radicale, puis droite piétriste) d'Aiacciu-Calvi de 1932 à 1936. Directeur de l'hebdomadaire d'extrême droite Gringoire en 1939. Il se rallie au gouvernement de Vichy. Auteur de Corse, terre de Fidélité, en 1942. Il est arrêté en 1943. Il passe en Suisse en 1945 et il est condamné par contumace à 5 ans de travaux forcés. De retour en France, il est acquitté par le tribunal militaire. Auteur de Le massacre de la Victoire 1919-1934, en 1973, et de Les Racines de l'Enfer 1934-1939, publié après sa mort, en 1978. Chevalier de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre d'Isabelle la Catholique. Commandeur de la Couronne d'Italie. Commandeur de la Couronne de Roumanie. Il décède à Paris, en 1975.

CARBUCCIA Jean-Baptiste: (vingtième siècle)
Maire de A Penta di casinca de 1925 à 1926.

CARBUCCIA (de) Jean-Luc Georges-Marie: (1893-1917)
Né à Paris. Originaire de Bastia. Fils de Pierre Jean-Luc Louis. Sous-lieutenant au 9ème Régiment de Cuirassiers à Pied durant la Première Guerre Mondiale. Mort pour la France, au moulin de Laffaux, dans l'Aisne, en 1917. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre.

CARBUCCIA Jean-Luc Sébastien-Bonaventure: (1808-1854)
Né à Bastia. Fils de Antoniu Filippu Gregoriu. Officier. Il entre à l'Ecole de Saint-Cyr en 1827. Sous-lieutenant, il prend part à la conquête de l'Algérie de 1830 à 1836 et de 1839 à 1851. Capitaine en 1834. Blessé en Algérie en 1839 puis en 1840. Chef de bataillon en 1841. Lieutenant-colonel, puis colonel en 1848, il dirige les fouilles archéologiques à Lambèse (Algérie) qui ont mis à jour l'ancien camp de la Troisième Légion d'Auguste. De retour à Paris il participe au coup d'Etat de 1851. Général de brigade en 1852. Il est un des créateurs de la Légion Etrangère. Il commande la brigade de la Légion Etrangère à l'Armée d'Orient en 1854. Il meurt du choléra à Gallipoli (Turquie) en 1854. Membre correspondant de l'Institut. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Commandant de l'Ordre de François 1er des Deux-Siciles.

CARBUCCIA Joseph dit Vinciguerra: (1758-1805)
Né à Bastia. Vigneron. En 1804, à Bastia, il est condamné à 24 ans de Galères, pour vol et tentative de vol. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1805.

CARBUCCIA Marcu Maria: (seizième siècle)
Originaire de Bastia. Fils de Filippinu. Nobile Trente de Bastia en 1592. Cité en 1595.

CARBUCCIA Nicolu: (dix-septième siècle)
De Bastia. Fils d'Antoniu Marcu. Nobile Trente de Bastia en 1593, 1594, 1600, 1602, 1604, 1608, 1610, 1618 et 1621.

CARBUCCIA Nicolu: (?-1691)
Originaire de Carbuccia. Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent de Carbuccia.

CARBUCCIA Oraziu: (1577-?)
De Bastia. Fils de Ghjuvan-Luca. Qualifié de Nobile. Capitaine de la ville de Bastia en 1615.

CARBUCCIA Oraziu: (1714-?)
De Bastia. Fils d'Antoniu Pasquale. En Août 1739, il obtient le grade de capitaine au Régiment Royal Corse (Royal Corso) en parvenant à lever 50 hommes en armes. Il participe à la bataille de Fontenoy et à la campagne de Flandres. En 1750, il est nommé chevalier de l'Ordre de Saint Louis. Nobile Trente en 1761.

CARBUCCIA Oraziu: (dix-neuvième siècle)
De Bastia. Avocat. Membre du conseil municipal de Bastia en 1838. En 1848, il est nommé président de la Commission Municipale de Bastia. Il le reste jusqu'en 1851. En 1853, il est président de la Société d'Agriculture, Science et Arts.

CARBUCCIA Oraziu Francescu: (1654-?)
De Bastia. Fils de Ghjuvan-Luca. Notaire à Bastia. Nobile Trente en 1682. Il sert à la chancellerie criminelle de Bastia. Capitaine de la ville de Bastia en 1690.

CARBUCCIA (de) Pierre Jean-Luc Louis: (1851-1916)
Né à Bastia. Fils d'Horace. Avocat. Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Bastia en 1893. Conseiller général gaviniste des cantons de Borgu, en 1889, puis de Muru de 1899 à 1904. Vice-président du Conseil Général de la Corse. Il fait reconnaitre la particule de son nom en 1898.

CARBUCCIA Ruggieru: (?-1636)
Originaire de Bastia. Fils d'Antoniu Marcu. Nobile Trente de Bastia en 1626, 1632 et 1634. Mort à Capraia.

CARBUCCIA Sebastianu: (dix-septième siècle)
Originaire de Carbuccia. Fils d'Antoniu Marcu. Docteur en droit. Poète. Versificateur. Membre et animateur de l'Accademia dei Vagabondi. Podestat de Bastia en 1666, 1680 et 1690. En 1675, à Venise, il publie un recueil de Rime, dédiées au Grand-duc de Toscane. Il est Anzianu di Bastia en 1688.

CARCASSES Roger: (?-1970)
Pilote d'un Pelican 22, de la Base d'Aviation de la Sécurité Civile de Marignanne. Son avion s'écrase au sol sur les crêtes de Calasima, lors d'un incendie en 1970.

CARCO Francis: Voir CARCOPINO-TUSOLI François.

CARCOPINO Jérôme: (1881-1970)
Né à Verneuil (Eure). Originaire de Sarrula Carcupinu. Fils de Joseph. Historien. Spécialiste de l'histoire romaine. Archéologue. Epigraphiste. Capitaine d'Etat-major durant la Première Guerre Mondiale. Croix de guerre 1914-1918. Titulaire de la chaire d'histoire romaine de La Sorbonne en 1920. Membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres (1930) Directeur de l'Ecole Française de Rome en 1937. Son œuvre comporte un millier de titres (César en 1936, La vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'Empire, en 1939...) . Recteur de l'Université de Paris de 1940 à 1941. Secrétaire d'Etat à l'Education nationale et aux Sports en 1941. Auteur d'une loi sur l'Archéologie. Suspendu de ses fonctions, puis réhabilité en 1947. Directeur honoraire de l'Ecole Française de Rome en 1951. Docteur honoris causa de l’Université d'Oxford. Elu à l'Académie Française en 1955. Membre de l'Académie Roumaine. Officier de la Légion d'Honneur.

CARCOPINO Joseph-Marie: (1854-1913)
Né à Zicavu. Fils de Marcu Maria. Médecin militaire. Il s'installe en Normandie. Médecin chef de l'hôpital de Verneuil (Eure) en 1887. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARCOPINO Marcu Maria: (1815-1884)
Originaire de Sarrula Carcupinu. Gendarme. Aubergiste à Zicavu. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARCOPINO-TUSOLI François-Marie Alexandre , dit Francis CARCO ou Jean d'AIGUIERES: (1886-1958)
Né à Nouméa (Nouvelle Calédonie). Originaire de Sarrula Carcupinu. Frère de Jean. Cousin de Jérôme Carcopino. Romancier, poète, écrivain, journaliste et critique d'art. Primé par l'Académie Française en 1923. Elu à l'Académie Goncourt en 1937. Auteur de Jésus la Caille, L'Homme traqué, La Bohème et mon cœur, Maman petit doigt... Ses romans ont été portés de nombreuses fois au cinéma. Commandeur de la Légion d'Honneur.

CARCOPINO-TUSOLI Jean dit Jean MAREZE: (1903-1942)
Ne à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron). Originaire de Sarrula Carcupinu. Frère de Francis Carco. Compositeur. Il écrit des paroles de chansons pour Damia, Suzy Solidor ou Edith Piaf.

CARDELLA Tony: (1898-1976)
Né à Matarieh (Egypte). Originaire de Bastia et Erbalunga. Artiste peintre installé en Corse de 1936 à 1945. Il effectue des travaux de décorations dans l'église du couvent des Franciscains de L'Isula et dans la chapelle Saint-Antoine d'Aiacciu. Il expose au Salon des Français de 1943, une peinture intitulée Port de Saint-Florent (Corse), à celui de 1946, Port d'Ajaccio, et à celui de 1947, Amandiers à L'Ile Rousse (Corse).

CARDETU (di) Johannes: (treizième siècle)
Du Nebbiu. En 1257, il devient moine convers au monastère de La Gorgona, auquel il offre beaucoup de terres, maisons et vignobles.

CARDI (CARDO) Anton Marcu: (mort avant 1586)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Colonel général des Corses au service du roi Henri III. Gouverneur de l'île Sainte Marguerite.

CARDI (de) Anton Marcu: (1700-1778)
Né à Bastia (hameau de Cardu)Notable bastiais. Fils de Ghjuvanni Camillu. Qualifié de Magnifico et de Nobile Signor. Au service du roi d'Espagne de 1718 à 1758. En 1726, il est investi, avec son frère Felice, par la République de Gênes, des fiefs de Nonza, Olcani, Olmeta et Ugliastru. Consul général d'Espagne à Bastia en 1769. Reconnu noble par le Conseil Supérieur de la Corse en 1771. En 1774, il rend ses fiefs de Nonza, Olcani, Olmeta et Ugliastru au roi de France.

CARDI Antoniu Ghjuvanni: (dix-septième siècle)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Ecclésiastique. Vicaire général du diocèse de Nebbiu en 1615. Recteur des Jésuites d'Aiacciu et du collège del Bene.

CARDI (de) Béatrice: (1914-2016)
Née à Londres (Angleterre). Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Descendante de Jean-Baptiste Zéphirin. Archéologue. Membre du Conseil de la Société Britannique d'Archéologie. Directrice de la Société des Antiquités. Décorée de l'Ordre du British Empire en 1973.

CARDI Christian:
Né à Partinellu. Directeur général du Crédit Agricole de la Corse en 1999. Maire de Partinellu depuis 2014. Président fondateur des Restaurants du Coeur de Corse-du-Sud.

CARDI (de) Don Filippu Olivieru: (1751-1801)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Fils d'Anton Marcu. Qualifié de Magnifico et de Nobile Signor. Coseigneur des fiefs de Nonza, Olcani, Olmeta et Ugliastru. Créé comte de Cardi par le roi d'Espagne. Commandeur de l'Ordre Royal de Charles III en 1792. Grand d'Espagne. Consul général d'Espagne au Royaume de Corse en 1801.

CARDI Felice: (1643-1688)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Capitaine à cheval de Terra Vechja. Podestat de Bastia.

CARDI Felice: (1694-1758)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Notable bastiais. Fils de Ghjuvanni Camillu. Nobile Dodeci di Corsica en 1712, à la suite de la mort de son père. Podestat de Bastia en 1723, 1730, 1731 et 1737. En Février 1746, il est à la tête des Bastiesi qui résistent à l'attaque de la ville menée par Francescu Aleriu de Matra, Dumenicu Rivarola et les Naziunali favorables au Roi de Sardaigne. En 1726, il est investi, avec son frère Anton Marcu, par la République de Gênes, des fiefs de Nonza, Olcani, Olmeta et Ugliastru.

CARDI Ghjuvan Batta: (1619-1655)
De Bastia. Il lève une compagnie au service du pape en 1630.

CARDI Ghjuvanni Camillu: (1671-1712)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Fils de Felice. Capitaine à cheval de Terra Vechja. Podestat de Bastia en 1694 (?) et 1698. Nobile Dodeci di Corsica en 1712.

CARDI Jean:
Syndicaliste agricole (président de la Coordination Rurale Insulaire). Auteur de Les Prédateurs, en 2010.

CARDI (de) Jean-Baptiste Zéphirin: (1799-1872)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Issu d'une branche de la famille Cardi émigrée à Porto-Rico au dix-huitième siècle. Il s'établit en Grande-Bretagne.

CARDI Jules Etienne (Julien): (1838-1887)
Né à Bunifaziu. Médecin. Conseiller colonial de Cochinchine. Maire de Saigon de 1872 à 1880. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARDI Mathieu: (1921-2007)
Originaire de Partinellu. Maire de Partinellu de 1955 à 2001. Doyen des maires de Corse. Croix de guerre. Médaille militaire. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARDI Olivieru: (dix-septième siècle)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Qualifié de Messer. Podestat de Bastia en 1603.

CARDI Olivieru: (dix-huitième siècle)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Capitaine commandant la compagnie des Grenadiers du Régiment Napolitain d'Infanterie du roi d'Espagne en 1742.

CARDI Paul Philippe Félix: (1852-1936)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Journaliste. Militant social et associatif. Directeur du journal Le Petit Courrier, à Angers (Maine-et-Loire), en 1890. Président d'honneur du Syndicat des Journalistes de Province et Départementaux. Conseiller municipal d'Angers. Officier de l'Instruction Publique en 1906. Médaille d'or de la Prévoyance Sociale en 1927. Médaille d'or de la Mutualité en 1932. Commandeur de la Légion d'Honneur.

CARDI Petru: (décédé avant 1661)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Podestat de Bastia en 1643.

CARDI Rudo: Voir BERTOLUCCI Louis.

CARDI Sansone: (dix-septième siècle)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Maréchal de camp dans les armées du roi Henri IV. Qualifié de Marte par ses compagnons d'armes en raison de sa bravoure.

CARDI Stéphane: (1940-1984)
Né à Aiacciu. Originaire de Sarrera. Militant du FLNC. En 1984, à Capu di Muru, il est tué par l'explosion de la bombe qu'il transportait afin de plastiquer une villa.

CARDI de SANSONETTI Dominique Antoine Louis-Judith: (1774-1845)
Né à Grémecey (Moselle). Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Fils de Stefanu. En 1792, il fait campagne à l'armée des Princes. Avocat à Nancy en 1811. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1814. Adjoint au maire de Nancy en 1818. Conseiller à la Cour Royale de Nancy en 1823.

CARDI de SANSONETTI Dumenicu: (dix-septième siècle)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Notable bastiais. Lieutenant. Nobile Trente de Bastia en 1607. Député de la Santé en 1610. Anzianu de Bastia en 1647.

CARDI de SANSONETTI Dumenicu: (1689-1746)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Notable bastiais. En Novembre 1745, il est membre du conseil municipal de Bastia, enlevée aux Génois par Dumenicu Rivarola, pour le compte du Roi de Sardaigne. En Février 1746, à Bastia, faisant partie des principaux membres (une trentaine) de l'ancienne direction de la ville, tous Naziunali favorables au Roi de Sardaigne, il est arrêté par la nouvelle municipalité, emprisonné et transféré à Gênes, où il est décapité.

CARDI de SANSONETTI Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Notable bastiais. En Mai 1789, il participe, à Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

CARDI de SANSONETTI Ghjuvanni Battista: (?-1700)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Notable bastiais. Fils de Dumenicu. Nobile Trente de Bastia en 1651. Capitaine de Terra Vechja en 1660. Anzianu de Bastia en 1661. Podestat de Bastia en 1694.

CARDI de SANSONETTI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Notable bastiais. En Mai 1789, il participe, à Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

CARDI de SANSONETTI Ghjuvan Battista Francescu: (dix-huitième siècle)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Notable bastiais. En Mai 1789, il participe, à Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

CARDI de SANSONETTI Luiggi: (dix-huitième siècle)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Notable bastiais. En Mai 1789, il participe, à Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

CARDI de SANSONETTI Marc: (?-1803)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Fils de Dominique Antoine Louis. Polytechnicien. Aspirant de marine sur le vaisseau de ligne Duquesne, il décède, en 1803, à Saint-Domingue, à bord de la goélette Télégraphe.

CARDI de SANSONETTI Sansonettu: (dix-septième siècle)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Notable bastiais. Fils de Ghjuvanni Battista. Prêteur de la ville de Bastia. Podestat de Bastia en 1698.

CARDI de SANSONETTI Stefanu: (1732-1815)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Lieutenant-colonel au 4ème Régiment des Chasseurs Corses en 1791. Chevalier de Saint-Louis en 1785.

CARDI de SANSONETTI Victor Louis Etienne: (1807-1845)
Originaire de Bastia (hameau de Cardu). Fils de Dominique Antoine Louis. Peintre paysagiste. Elève de Dominique Ingres.

CARDI de SANSONETTI Vincente: (dix-huitième siècle)
Né à Bastia (hameau de Cardu). Notable bastiais. En Mai 1789, il participe, à Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

CARDINALI Joseph: (?-1975)
Né à Aiacciu. Fils de Laurent. Photographe. Il succède à son père dont il fait connaitre les collections de plaques photographiques et de clichés panoramiques, qu'il confie à Jean-Claude Fieschi.

CARDINALI Laurent: (1853-1935)
Né à Aiacciu. Photographe. Reporter. Portraitiste. Editeur de cartes postales. Après Paris et Nice, il s'installe à Aiacciu en 1873. Correspondant des journaux L'Illustration et Le Monde Illustré. En 1890, il couvre la venue en Corse du président Sadi Carnot. En 1898, ses photos illustrent le Voyage en Corse de Victor Eugène Ardouin-Dumazet.

CARDINI Ignaziu: (1566-1602)
Né à Bastia. Médecin. Auteur de Istoriae Naturales Corsicae Insulae, un traité sur la minéralogie et la flore de la Corse. Humaniste, et adversaire du clergé de Corse, il sera obligé par celui-ci de s'exiler à Lucques, où il meurt de dysenterie en 1602.

CARDIUS Antonius: (?-1653)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

CARDO ?: (dix-neuvième siècle)
Commandant de la place d'Aiacciu en 1815.

CARDONE: Voir DEFRANCHI (ou LANFRANCHI) Anton Francescu.

CAREN Francescu Saveriu: (dix-huitième siècle)
Notable bastiais. Podestat de Bastia en 1745.

CARETTO de FINALE Alfonso: (seizième siècle)
Militaire génois. En 1501, il est envoyé en Corse avec 1000 soldats pour combattre Ghjuvan Paulu di Leca.

CARLI Ambrughju: (1633-1687)
De Spiluncatu. Capitano. En 1684, il est créé Caporale par le Sénat de Gênes. Nobile Dodeci en 1686. C'est un des fondateurs de la famille Carli de Spiluncatu.

CARLI Antoniu: (dix-septième siècle)
De Spiluncatu. Petit-fils d'Ambrughju. Notaire de 1710 à 1755 à Calvi. Procureur général de Balagna en 1717. Lors d'une visite à Algaiola du gouverneur Giovanni Stefano Spinola, avec l'autre procureur général de la province de Balagna, Carlu Aïtelli, il présente une requête pour l'aménagement d'une nouvelle prison à Algaiola, les prisons utilisées étant insalubres (notamment celle de Fondu di Torre).

CARLI Francesco: (1735-1821)
Peintre italien originaire de Lucques. Installé en Castagniccia, à San Lurenzu. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse dans les années 1760. Il produit énormément pour les églises de l'arrondissement de Corti. Ses principales toiles se trouvent à Lentu, Barrettali, Monte, Tocchisi, Borgu, Petra Serena, Vezzani, Casamacciuli, Vivariu, Carchetu, Verdese, Ficaghja... Il décède, à San Lurenzu, en 1821.

CARLI Ghjuvan Battista: (dix-septième siècle)
De Spiluncatu. Fils d'Ambrughju. Il succède à son père comme Nobile Dodeci de 1687 et 1690.

CARLI Marcu-Maria: (1719-1781)
Né à Spiluncatu. Notaire. Proche collaborateur (notaire et trésorier) de Pasquale Paoli dès 1762. En 1763, il est chargé de la réparation et de l'approvisionnement des tours de L'Isula. En 1764, il est nommé Superintendant des Finances (Supraintendante della Zecca) de la Corse. Amnistié par la Cour Royale de Caccia en 1773. En 1775, il est élu par l'Assemblée des Etats de Corse commissaire des rôles de la subvention pour la province de Balagna.

CARLI Romulus, Francescu, Ghjuseppe: (1830-1909)
Né à Spiluncatu. Arrière-petit-fils de Marcu-Maria. Agent des services maritimes(sur les lignes de Méditerranée, Indochine et Japon). Publiciste. En 1872, il rentre en Corse et se lance dans le journalisme. Il collabore à des journaux de Corse (Le Petit Bastiais, Bastia Journal), de Marseille et de Toulon. Il écrit un reportage (ou d'un discours) sur l'arrivée des cendres de Pasquale Paoli à L'Isula, en 1889. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les moeurs de la Balagna, édités à Bastia de 1885 à 1896 (notamment Coups de plume d’un enfant de la Balagne). Chevalier du Mérite Agricole. Officier d'Académie. Conseiller municipal de Spiluncatu. Conseiller d'arrondissement de Calvi de 1875 à 1892.

CARLINI Ghjuvanni: (?-1778)
De Ersa. Marin corse sur le navire de guerre français Le Zélé. Il est tué lors d'un combat naval en 1778.

CARLINI Jean-Louis: (?-1943)
Né à Nonza. Résistant. Il est assassiné, à Canari, par les Italiens, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France.

CARLINI Michel, Charles: (1889-1967)
Originaire d'Ersa. Avocat au barreau de Marseille. Professeur de droit civil. Doyen de la Faculté de Droit de Marseille. Maire (gaulliste) de Marseille en 1947 à 1953. Député de Marseille de 1951 à 1955. Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Marseille. Président du Comité de la Croix-Rouge de Marseille. Il décède à Marseille, en 1967. En 1973, sa collection d'objets précieux (de la période révolutionnaire et de l'Empire) est léguée au Musée Ethnographique Corse de Bastia.

CARLINI Monique (décédée en 1944)
Née à Ersa. Assistante sociale. Infirmière de la Croix Rouge. Membre de la Défense Passive de l'Eure. Venue en inspection sur le champ de bataille, elle est blessée, près de Pont-L'Evêque (Calvados) (son convoi est mitraillé par un avion américain), et elle décéde des suites de ses blessure (jambe sectionnée), à l'hôpital de Pont-L'Evêque. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune d'Ersa.

CARLONE Simone: (seizième siècle)
Maître maçon. En 1548, il est chargé de la reconstruction du pont du Lagu Benedettu, sur le Golu.

CARLOTTI ?: (dix-neuvième siècle)
Bandit. En 1822, à Casaglio, avec Tiudoru Poli, les frères Multedo, Brusco et Battesti, ils attaquent la gendarmerie, et tuent un gendarme (Robert). Le maire du village (Albertini), avec l'aide de trois habitants, les met en fuite, tuant Battesti.

CARLOTTI ?: (dix-neuvième siècle)
Médecin. En 1834, il est membre de la Société Médico-Scientifique de l'Ile de Corse qui vient de se créer.

CARLOTTI ?: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général de la Corse en 1857

CARLOTTI ?: (?-1895)
Bandit. En 1895, à Prunelli d'Isulacciu, il abat le gendarme Franchi. Puis, sur la route qui mène à I Bagni di Petrapola, lors d'une rencontre avec deux autres hors la loi, Baptiste et Antoine Achilli, il est tué, ainsi que ces derniers.

CARLOTTI Anselmu: (seizième siècle)
Originaire de U Poghju di Venacu. Procureur des Anziani de Corti en 1590.

CARLOTTI Antoine-Louis: (1871-1965)
Originaire de U Poghju di Venacu. Fils de Antoine-Louis Regulus Laurent Pascal. Elève à l'Ecole Coloniale en 1898. Docteur en droit. Résident de France à Hué (Annam). Vice-gouverneur de l'Indochine, puis gouverneur en 1931. Commissaire du gouvernement aux Nouvelles Hébrides.

CARLOTTI Antoine-Louis Regulus Laurent Pascal: (1865-1959)
Originaire de U Poghju di Venacu. Docteur en médecine. Maire de Venacu.

CARLOTTI Antoinette: (1906-1993)
Née à Vighjaneddu. Institutrice. Syndicaliste. Membre du Parti Communiste de Corse en 1935. Résistante (sous le pseudonyme de Clara). Médaille de la Résistance. Croix de Guerre avec palmes. Secrétaire générale du Comité Populaire des Femmes en 1943. Secrétaire générale de l'Union des Femmes Françaises. Candidate aux élections législatives en Corse (scrutin de liste) en 1946.

CARLOTTI Antone Petru: (seizième siècle)
Originaire de U Poghju di Venacu. Frère de Marcu Antone. Compagnon des Ornano. Officier dans les armées de François 1er, il se distingue durant la Guerre des Ligues.

CARLOTTI Antonellu (1621-1680)
Natif de Calvi. Fils de Melchiore. Qualifié de Nobile. Notaire à Calvi.

CARLOTTI Barbara (née en 1974)
Née à Clamart (Hauts-de-Seine). Originaire de U Poghju di Venacu. Auteur-compositeur-interprète.

CARLOTTI Battista: Voir POGHJU (di U) Battista.

CARLOTTI Carlu Francescu: (1733-1813)
Originaire de U Poghju di Venacu. Fils de Salvatore. Membre du Directoire de la Corse. Juge au tribunal de Corti en 1790. Il participe, pour le canton de Venacu, à la Cunsulta di Orezza convoquée par Pasquale Paoli en 1790.

CARLOTTI Carlu Geronimu: (1778-?)
Natif de Tavera. Après 4 ans d'études en Italie, il est médecin à l'hôpital Saint Ambroise à Paris en 1805. Nommé médecin au Bataillon des Chasseurs Corses en 1813, il rejoint Napoléon 1er sur l'île d'Elbe.

CARLOTTI Charles: (?-1870)
Originaire de L'Isulacciu di Fiumorbu. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de L'Isulacciu di Fiumorbu.

CARLOTTI Charles Louis Lucien Joseph: (1861-1946)
Originaire de U Poghju di Venacu. Notaire à Hanoï, Haiphong et Tourane.

CARLOTTI Don Marcu: (1788-1868)
Originaire de U Poghju di Venacu. Fils de Carlu Francescu. Il obtient le Prix Volney de l'Institut Royal des Sciences en 1841 pour ses travaux de linguistique universelle et de philosophie.

CARLOTTI Dumenicu dit Martinu APPINZAPALU: (1877-1948)
Né à U Petrosu. Ecclésiastique. Prédicateur diocésain. Rimeur de savoureuse verve et fin grammairien. Irrédentiste. Il reçoit le sacrement en 1903. Il enseigne au séminaire de Chartres. Après la guerre de 1914-1918 il rentre en Corse. Membre du Partitu Corsu d'Azzione de Petru Rocca en 1922. Ecrivain et poète de langue corse (auteur de U Trinnichellu et Canzone nustrale, en 1923, Raconti è fole di l'Isula Persa, Lessicu cumparativu corsu-italianu-francese et Barba Bianca l'Antigone, legenda in versi, en 1924, Manualettu di Parlata Corsa, en 1925, Pampane corse, poésies avec une préface de Santu Casanova, en 1926, Almanaccu di Grossu Minutu d'Alisgiani, en 1930, A Corsica in pruverbi è detti: 1100 pruverbi è detti, Racconti e leggende di Cirnu Bella...). Il crée la revue L'Altagna, en 1925. Fondateur des merendelle où se retrouvent la plupart des écrivains d'expression corse. Curé de E Muracciole. Membre de l'association d'inspiration fortement marquée à droite La Pensée Corse, en 1934. Accusé de collaboration avec les Italiens, il est condamné en 1946 à 10 années de réclusion. Il décède en 1948. Il est réhabilité en 1951.

CARLOTTI Félix: (1882-?)
Né à Aleria. Maire d'Aleria de 1945 à 1960.

CARLOTTI Francescu Antone Luiggi (Antoine François Eloy de Carlotti): (1747-1825)
Originaire de U Poghju di Venacu. Fils de Salvatore. Capitaine au 27ème Régiment du Lyonnais à l'Armée du Rhin en 1792. Député au Parlement corse sous l'occupation anglaise du Royaume Anglo-corse, en 1794. Emigré, il passe au service du Roi de Naples Ferdinand IV. En 1813, il se retire à Venacu, dont il devient maire.

CARLOTTI Ghjuvan Petru: (1773-1842)
Originaire de U Poghju di Venacu. Avocat au Tribunal de Corti. Procureur impérial auprès du Tribunal de Première Instance de Corti.

CARLOTTI (di) Ghjuvanni: (?-1555)
Natif de Calvi. Notaire à Calvi. Il décède durant le siège de Calvi.

CARLOTTI Ghjuvanni (1631-ap1683)
Natif de Calvi. Fils de Melchiore. Qualifié de Nobile. Procuratore de Calvi.

CARLOTTI Jean-Pierre Regulus Pascal: (1859-1932)
Originaire de U Poghju di Venacu. Secrétaire au Parquet de Saigon. Procureur à Saigon. Conseiller à la Cour d'Appel de Hanoï. Président du syndicat agricole de Serra-di-Venacu. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARLOTTI Jean Salomon: (1822-1944)
Né à Vintisari. Résistant. Sous-Lieutenant membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) du Réseau Côtre durant la Deuxième Guerre Mondiale. Il est arrêté par la Gestapo en Août 1944, à Avignon (Vaucluse), et est fusillé 3 semaines plus tard, après avoir subi de durs interrogatoires. Il est enterré dans le cimetière de Vintisari. Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume. Son nom figure sur une Plaque Commémorative de la ville de Bastia, ainsi que sur les Monuments aux Morts des communes de Vintisari et de Bastia.

CARLOTTI Joseph: (?-1884)
Natif de Lunghignanu (Montegrossu). Ecclésiastique. Missionnaire. Plusieurs fois vice-custode en Terre Sainte. Il meurt en odeur de sainteté au couvent Saint-Sauveur de Jérusalem.

CARLOTTI Laetitia: (née en 1972)
Née à Paris. Artiste plasticienne. Son travail s'inscrit dans le paysage, à partir de ce centre de gravité qu'est la Corse. Après les Beaux Arts de Paris, elle rentre en Corse en 2000, où elle vit et travaille à U Poghju di Venacu. En 2012, avec Jean Froment, elle expose un projet de création sous la forme d'un livre, Around Möbius square garden, qui associe la photographie au texte dans une approche explicative de la mise en œuvre du projet. Membre de l'association I Culori d'Umani.

CARLOTTI Marchjone (Melchiore) (?-1645)
Natif de Calvi. Qualifié de Nobile. Il est un des 3 administrateurs nommés au Mont d'Abondance de Calvi.

CARLOTTI Marcu Antone: (seizième siècle)
Originaire de U Poghju di Venacu. Frère d'Antone Petru. Compagnon des Ornano. Officier dans les armées de François 1er, il se distingue durant la Guerre des Ligues.

CARLOTTI Marcu Santu: (?-2009)
Originaire de I Prunelli du Fiumorbu. Militant nationaliste. Membre de l'ARC.

CARLOTTI Marie Arlette: (née en 1952)
Née à Marseille. Originaire de Balagna. Conseillère régionale (socialiste) de la région PACA. Député européenne (pour le Sud-Est et la Corse) de 1997 à 2009.

CARLOTTI Marie-Antoinette (Janine LEVY): (1920-2013)
Née à U Pohju di Venacu. Médecin ophtalmologiste. Résistante. Epouse de Jean-Pierre Levy, le fondateur du mouvement de résistance Franc-Tireurs et Partisans De novembre 1943 à janvier 1944, elle s'occupe du transport et de la diffusion de tracts et de journaux. À partir de janvier 1944, elle est chargée de convoyer les jeunes au maquis de Vabre dans le Tarn. Arrêtée par les Allemands, elle est torturée dans plusieurs camps de concentration dont Ravensbrück. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45. Médaille de la Résistance.

CARLOTTI Nathalie: (née en 1968)
Originaire de Bastérga. Chef d'entreprise. Présidente de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Corse-du-Sud (CCI2A) depuis 2013. Elle succède à Jacques Nacer, assassiné.

CARLOTTI Nicolas: (1922-2003)
Né à Aregnu. Instituteur. Graphiste. Dessinateur. Peintre. Il collabore au Provençal-Corse en 1959. Premier grand prix au Salon des Peintres Corses organisé par l'Academia Corsa, en 1965. Auteur des illustrations de Grossu Minutu, en 1996, qui obtient le Prix du Livre Corse en langue corse, en 1997.

CARLOTTI Noel: (1900-1966)
Né à U Petrosu. Ecclésiastique. Aumônier en Algérie en 1939. Résistant. Arrêté et déporté en Allemagne en 1943. Curé d'Esvres (Indre-et-Loire) de 1945 à 1966. Il s'éteint en 1966 à Tours (Indre-et-Loire) et est inhumé dans son village natal de U Petrosu. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille de la Résistance.

CARLOTTI Paul: (?-1995)
Militant nationaliste. Membre du MPA. En 1995, il est assassiné à Corti.

CARLOTTI Philippe André: (1878-?)
Originaire de U Poghju di Venacu. Docteur en médecine. Croix de Guerre 1914-1918. Officier de la Légion d'Honneur.

CARLOTTI Regulus, Antoine-Louis: (1808-1878)
Né à U Poghju di Venacu. Fils de Ghjuvan Petru. Ecrivain de langue italienne et de langue française. Docteur en médecine en 1829. Auteur de Sambucucciu ou l'affranchissement des communes, en 1834, de Tre Novelle Morali tratte dalla storia Patria, en 1835, Des colonies agricoles en Corse et Des biens communaux en Corse en 1853, Traité élémentaire de pratique agricole à l'usage des cultivateurs de Corse et Du parcours de la vaine pâture en Corse en 1854. En 1855, il est nommé inspecteur, puis commissaire du gouvernement, des pénitenciers agricoles en Corse. En 1859, il introduit l'eucalyptus en Corse et essaie d'y introduire le ramie (destiné à remplacer le lin et le chanvre). Directeur de la colonie agricole de Sant'Antoniu en 1861. Conseiller général en 1839. Conseiller municipal d'Aiacciu. Président de la Commission Départementale d'Hygiène de 1872 à 1875. En 1865, il est membre de la commission spéciale créée pour étudier la participation de la Corse à l'Exposition Universelle qui doit se tenir à Paris. En 1870, il publie à Florence Poesie di alcuni moderni autori Corsi, recueil de poésies contemporaines corses. En 1877, il publie Les moyens de développer l'industrie séricicole en Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARLOTTI Salvatore: (1702-1780)
De U Poghju di Venacu. En Mai 1768, à la Cunsulta Naziunale di Corti, il est élu Cunsigliere di a Nazione. En Septembre, à la Cunsulta Naziunale di Oletta, il est réélu à la même fonction. Presidente del Magistrato de Corti.

CARLOTTI Vincent: (né en 1942)
Né à Aleria. Fils de Xavier. Ingénieur en informatique. Homme politique (socialiste). Responsable de la Fédération Socialiste de Haute-Corse. Conseiller général du canton de Moïta Verde de 1976 à 1988. Conseiller territorial de 1982 à 1986. Vice-président de la Collectivité Territoriale de Corse de 1982 à 1984. Maire d'Aleria de 1986 à 1995.

CARLOTTI Xavier: (?-1986)
Né à Aleria. Maire d'Aleria (gaulliste) de 1983 à 1986.

CARLU: (dix-huitième siècle)
Du Rustinu. Religieux de l'ordre Observantin. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis, en droit légal et religieux, sur la justesse de la révolte corse.

CARMAGNOLA Geronimo: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1674, où il succède à Giovanni Andrea Spinola. Il est remplacé, en 1676, par Visconte Cicala.

CARMIGNANI Jean: (dix-neuvième siècle)
Professeur de droit criminel à l'université de Pise. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CARNEVALI Gilbert:
Ingénieur. il exerce ses compétences en Corse dans la construction et l'exploitation de grands ouvrages hydrauliques. Ecrivain. Auteur de Les passions noires et blanches: de la Haute-Volta à la Haute-Corse (2012).

CARNOT Marie-François-Sadi: (1837-1894)
Premier président de la République Française à se rendre en Corse (en 1890).

CARON Suzanne (Sophie): (dix-huitième siècle)
Artiste peintre française. En Septembre 1769, à La Haye, elle peint un portrait de Pasquale Paoli.

CARPISCIOLO ?: (quinzième siècle)
Capitaine corse au service de Vincentellu d'Istria. En 1420, il participe au siège de Biguglia, et bat les Génois d'Abramo da Campofregoso, à Furiani. En 1442, après la victoire de Paulu della Rocca sur Michele de Germani, il se rallie à la cause du seigneur de Cinarca.

CARR Michaël: (1881-1929)
Né à San Francisco. Artiste peintre. Il séjourne en Corse au début des années 1910. Il expose à la Panama-Pacific International Exposition de 1915, quatre peintures représentant la Corse dont Les nasses à langoustes et Nonza.

CARRA Etienne: (dix-neuvième siècle)
Docteur en pharmacie. En 1803, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1818, il est membre résident et caissier (trésorier) de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CARRARA Pierre:
Maire (communiste) de Centuri de 1970 à 2001.

CARRE Raoul: (1868-1933)
Né à Montmorillon (Vienne). Artiste peintre. Céramiste. Sculpteur. Décorateur. Illustrateur. Collectionneur. Il peint de nombreux tableaux sur la Corse qu'il expose entre 1925 et 1933, le plus accompli étant La corvée d'eau à Ota (ou à Evisa), peint en 1928.

CARREGA Erasme: (1851-?)
Né à Bunifaziu. Industriel. Propriétaire d'une compagnie de navigation. En 1872, il crée, à Bunifaziu, une fabrique de bouchons de liège, dont une succursale se trouve à Porti Vechju. Conseiller municipal de Bunifaziu en 1884. Maire de Bunifaziu (gaviniste) de 1895 à 1896 et de 1904 à 1912.. Conseiller général républicain aréniste de Bunifaziu de 1896 à 1910. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARREGA Gaétan Joseph: (1877-1956)
De Bunifaziu. Fils d'Erasme. Industriel. Manufacturier de lièges. Maire de Bunifaziu de 1925 à 1945. Conseiller général de Bunifaziu. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARREGA Michel: (né en 1934)
Né à Paris. Originaire de Bunifaziu. Installé à Miomu. Champion de ball-trap. Musicien (piano). Le plus titré des tireurs français. Seul manque à son palmarès un titre olympique. Sa spécialité est la fosse olympique. Recordman du monde (avec 199/200), en 1974. Vice-champion olympique (médaille d'argent), en 1972, à Munich (avec 199/200). Champion du monde en 1970 (197/200), 1971 (198/200), 1974 (199/200) et 1979 (194/200). Champion d'Europe en individuel en 1968. Champion d'Europe par équipes en 1968, 1973 (573/600), 1976 (378/400). Champion du monde par équipes en 1974 (578/600). Champion de France à 21 reprises depuis 1962, dont 1968, 1970, 1971, 1975, 1976 et 1979 en individuel. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CARREGA Nicolas: (1914-1993)
Né à Bunifaziu. Artiste peintre (scènes). Sculpteur. Lithographe. Graveur. Décorateur. Cartonnier, il exécute également des vitraux. Il produit une oeuvre religieuse importante. Médailliste (il réalise plus de 70 médailles). A sa mort, suivant ses volontés, une partie de son oeuvre est léguée à la ville de Bunifaziu.

CARRIAT-ROLANT Gabriel: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il séjourne régulièrement à Nonza à partir de de la fin des années 1940. Auteur d'une affiche sur la Corse en 1947. Il expose ses oeuvres à Aiacciu, à la Galerie Bassoul, en 1973, et à Bastia, en 1974.

CARRIER ?: (vingtième siècle)
En 1909, suite au rapport de Georges Clémenceau, il est membre de la commission parlementaire constituée au sujet de la Corse.

CARRINGTON-ROSE Dorothy: (1910-2002)
Citoyenne britannique. Journaliste. Ecrivain. Historienne. Voyageuse. Arrivée pour la première fois en Corse en 1948, elle ne cessera d'y revenir. Auteur de Granite Island (la Corse, île de granit), en 1971 (réédité en 1980 et en 1987), de Sources de l'Histoire de la Corse, en 1983, de Napoléon and his parents on Treshold of History (Napoléon et ses parents au seuil de l'Histoire), en 1991... Elle découvre le texte original de la Constitution Corse de Pasquale Paoli. Chevalier de l'Ordre des Arts et Lettres en 1986. Auteur de Napoléon and his parents on Treshold of History (Napoléon et ses parents au seuil de l'Histoire), paru en 1991. Docteur Honoris Causa de l'Università di Corti, en 1991. En 1993, elle obtient le prix spécial du Prix de Corse, attribué par la CTC, pour l'ensemble de son œuvre. Elle lègue 500 ouvrages à la bibliothèque d'Aiacciu.

CARRUGGI Antonio: Voir SINET Victor.

CARTAN Henri: (1904-2008)
Originaire de Ghisoni par sa mère Marie-Louise Bianconi. Il est couramment considéré comme l'un des mathématiciens français les plus influents de son époque. Il est connu pour ses travaux sur les fonctions de plusieurs variables complexes, la topologie (faisceaux, complexes d'Eilenberg-Mac Lane) et l'algèbre homologique. Il a été un des membres fondateurs du groupe Bourbaki.

CARVILIUS Spurius: (sixième siècle)
Consul romain. En 234 avant notre ère, il est le chef de la cinquième expédition romaine en Corse. Son entreprise est mise à mal par une tempête. Il oblige tous les navires carthaginois à quitter les îles occupées par les Romains, dont la Corse.

CASABIANCA (famille):
En 1895, Jean-Bernardin Casabianca, né à Suddacaro, plante 3 hectares de vigne à Casamozza. En 1922, la famille s'installe à Marseille où elle crée le Pastis Casanis. En 1954, création du domaine Santa Lucia, par Emmanuel Casabianca, dont la gestion est confiée à la Société Casanis. En 1994, la famille Casabianca rachète le domaine Santa Lucia, et vend la Société Casanis. Jean-Bernardin Casabianca est désormais à la tête du plus grand domaine viticole de la Corse.

CASABIANCA André (Tracey Dafoë): (né en 1947)
Né à Tunis. Il rentre en Corse en 1977 et s'installe à Bastia. Journaliste (RCI, FR3 Corse). Artiste peintre et plasticien (il signe ses oeuvres Tracey Dafoë). Ecrivain. Poète. Auteur de A mon corps défendant (2011).

CASABIANCA (della) Biasini Ghjuvannettinu: (seizième siècle)
Caporale du Fiumaltu. Oratore di Corsica en 1586.

CASABIANCA (de) Camille: (née en 1960)
Née à Paris. Originaire de A Casabianca. Fille de Denise. Actrice, scénariste et réalisatrice de cinéma. Ecrivain. Diplômée de l'IEP de Paris (Sciences Po). Titulaire d'un DEA d'Histoire. Diplômée de l'Université de Berkeley (USA). Elle réalise Pékin Central (1986), Après la pluie (1989), Octavio (1989), Le fruit de vos entrailles (1989), Le Fabuleux Destin de Madame Petlet (1995), Vive nous (2000), Tatami (2003), Notes Japonaises (2008), C'est parti (2010)... Auteur, entre autres, de Une Fin (1992), Le Lapin enchanté, roman, en 2005, Pékin Central (2008) Nouvelles du cinéma (2010), D'une rencontre au bord d'un lac et de ses suites (2010), Gourou (2011)...

CASABIANCA (della) Camillu: (1529-1600)
Caporale du Fiumaltu. Neveu de Ghjucante. Nobile Dodeci en 1559. En 1569, il est un des 14 ambassadeurs envoyés par les insulaires à Gênes pour obtenir le pardon de la Corse. Cité en 1579 en tant que beau-fils de Ghjuvannettinu Tagliacarne.

CASABIANCA Cécile:
Originaire du Valincu. Créatrice de mode.
Voir le site de Cécile CASABIANCA.

CASABIANCA Charles: (1864-?)
Né à Paris. Artiste peintre (scènes, paysages, portraits). Lauréat du Legs Sisco en 1882. Ses études terminées, il s'installe à Bastia. Membre du Comité Artistique Provisoire de l'Association Amicale Libre des Artistes de Bastia. Il expose dans les salons parisiens en 1910, 1912 et 1924.

CASABIANCA (de) Denise: (née en 1931)
Né à Paris. Originaire de A Casabianca. Monteuse de films cinématographiques. Epouse du réalisateur Alain Cavalier.

CASABIANCA (de) Dominique: (1812-1890)
Né à A Casabianca. Chef de bataillon. Officier de la Légion d'Honneur. Beau-père de Luce Joseph Marie de Casabianca (Luce de Casabianca Joseph).

CASABIANCA Don Pierre: (vingtième siècle)
Conseiller général de la Corse en 1902. En 1903, il fait partie de la Commission qui doit traiter avec les propriétaires des terrains à exproprier pour la construction d'une ligne de chemin de fer qui doit desservir Sartè. Vice-président du Conseil général de la Corse.

CASABIANCA Emmanuel:
Fils de Jean Bernardin. En 1922, il reprend l'entreprise créée par son père, la développe, et fonde en 1954, à Marseille, la Société Casanis, à laquelle il donne sur le Continent, sa dimension nationale, en revendiquant haut et fort son origine insulaire.

CASABIANCA (della) Francescu: (seizième siècle)
Caporale du Fiumaltu. En 1584, il est l'un des Nobili Dodeci du Diquà. Il paraphe seize requêtes, parmi lesquelles, le retour aux anciennes unités de poids et mesures, la poursuite des travaux concernant les tours du littoral, la remise en état du pont de Lagu Benedettu, une meilleure réglementation sur la vente du sel, une intensification de la lutte contre les crimes de sang, etc...

CASABIANCA (de) Francescu Luiggi: (1776-1837)
Né à A Venzulà. Fils Francescu-Zavieru. Lieutenant dans la Garde civique de Casinca. Lieutenant au 15ème Bataillon d'Infanterie Légère levé en Corse en 1793. Aide de camp du général Raffaelle de Casabianca en 1795. En 1796, il participe à la reconquête française de la Corse. Capitaine et aide de camp du général Morand, gouverneur de la Corse, en 1796. En 1798, il passe à l'Armée d'Italie. En 1801, il est de retour en Corse à l'Etat-major du général Muller, gouverneur militaire de l'Ile. Il quitte la Corse pour le Gard en 1802. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. Capitaine de gendarmerie en 1808, il est envoyé en Espagne. Chef d'escadron en 1811. Colonel de gendarmerie en 1813. En 1815, il est le chef des nombreux partisans Bonapartistes de la Casinca qui rejoignent ceux de Bastia, rassemblés dans le Bevincu. Il négocie avec la délégation bastiaise envoyée à sa rencontre de ne rien tenter contre Bastia en échange du départ du général Bruslart. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Maréchal de camp honoraire en 1823. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis.

CASABIANCA Francescu-Maria: (1733-?)
Député pour la communauté de A Casabianca, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CASABIANCA (de) Francescu Zavieru: (1743-1794)
Originaire de A Casabianca. Capitaine au Régiment Royal Corse en 1772. Colonel en 1791.

CASABIANCA François:
Maire de Pruprià de 1881 à 1884.

CASABIANCA (de) François: (1947-2005)
Originaire de A Nuvale. Maire de A Nuvale de 1983 à 2015.

CASABIANCA (de) François:
Né à A Porta. Ingénieur agronome. Artiste peintre (paysagiste) installé à Madrid (Espagne). Il publie Paysages et femmes de Méditerranée (2005), Impressions hispano-corses (2008), De la couleur des choses (2010)...

CASABIANCA (de) François Xavier: (1796-1881)
Né à Nice. Originaire de A Venzulà. Fils de Francescu Luiggi. Comte. Avocat. Bâtonnier au barreau de Bastia. Député (doite) de la Corse à l'Assemblée Constituante de 1848 à 1849. Député (bonapartiste) de la Corse à l'Assemblée Législative de 1849à 1951. Ministre des Finances en 1851 et 1852. Président du Conseil Général de la Corse en 1852 et 1853. Sénateur de 1852 à 1864. En 1852, il intervient en faveur de la construction du nouveau théâtre et du nouveau port de Bastia. Procureur général près la Cour des Comptes de 1864 à 1871. En 1871, en tant que doyen d'âge, il préside la session d'ouverture du Conseil Général de la Corse. Député bonapartiste de Bastia de 1876 à 1877. En 1876, il fait partie de la délégation bonapartiste venue à Paris apporter au président maréchal de MAC-MAHON un voeu émis par le conseil général de la Corse pour la dotation d'un service de voies ferrées. Il décède à Paris, en 1881. Grand officier de la Légion d'Honneur.

CASABIANCA (della) Ghjacumu: (?-1568)
Caporale du Fiumaltu. En 1553, au service des Génois, il est le second de Lisandru de Gentile, qui commande la garnison de Bastia, avec une compagnie de soldats corses. Puis il passe du côté des Français. A Gênes, sa tête est mise à prix pour 300 écus. En 1556, il accompagne Giordano Orsini à la cour du Roi de France pour lui proposer une réforme des lois de Gênes en Corse. En 1557, les Corses le désignent une nouvelle fois pour se rendre à la cour du Roi de France, porteur de leurs doléances. En 1559, après la signature du Traité de Cateau Cambrésis, il est désigné comme député, pour aller à Paris, exiger du Roi de France Henri II, de ne pas abandonner la Corse aux Génois. En 1561, malgré Traité de Cateau Cambrésis, il est avec Sampieru Corsu, qui désire libérer la Corse des Génois. Il est mis en exil. En 1565, il fait partie des 150 exilés corses qui débarquent d'Italie, pour aider Sampieru Corsu dans sa reconquête de la Corse, contre les Génois. En 1566, il est fait prisonnier. Il est libéré grâce à la reddition de son fils Luziu. En 1568, en représailles du ralliement de ce dernier à Alfonsu d'Ornanu, il est décapité sur l'ordre du Sénat de Gênes.

CASABIANCA Ghjacumu: (1786-1850)
Natif d'Arbiddali. Médecin dans les régiments de lignes italiens. Licencié en 1814, il rejoint Napoléon 1er sur l'île d'Elbe, où il n'occupe aucune fonction de médecin, mais sera nommé adjudant de place à Porto Ferraïo. Capitaine d'Infanterie de Ligne. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CASABIANCA Ghjacumu Santu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Guargualé, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CASABIANCA (della) Ghjorgiu: (dix-septième siècle)
Caporale du Fiumaltu. Nobile Dodeci du Diquà en 1620.

CASABIANCA (della) Ghjucante: (?-1558)
Caporale du Fiumaltu. Fils de Ghjudice et neveu de Ghjuvan Paulu di Leca. En 1522, il est colonel à Venise. Son cousin, le Génois Ottaviano da Campofregoso, lui demande de lever pour lui 300 soldats en Corse, afin de l'aider à défendre Gênes contre les armées impériales de Charles Quint. En 1525, il commande mille soldats corses à la bataille de Pavie. En 1547, avec ses soldats corses, il est à Gênes, au service de la République et des Doria.

CASABIANCA (de) Ghjucante: (1787-1798)
Originaire de A Casabianca. Fils de Luce Quilicus Joseph. En 1798, pendant la bataille d'Aboukir, il est pilotin à bord du navire L'Orient que commande son père. Il meurt en refusant de quitter le bâtiment que celui-ci décide de faire sauter, afin de ne pas se rendre aux Anglais.

CASABIANCA (della) Ghjudice: (1457-1560)
Caporale du Fiumaltu. En 1483, à une Cunsulta, tenue à Lagu Benedettu, il se range aux côtés du Toscan Gherardo da Montagnara. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il est aux côtés de Ghjuvan Paulu di Leca, contre les seigneurs corses partisans de l'Ufficio di San Giorgio.

CASABIANCA (de) Ghjuseppu-Maria: (1745-1806)
Né à U Venzulà. Militaire. Il entre au Régiment Royal Corse en 1760. Lieutenant en 1761. Il rentre en Corse en 1765. Rallié à la France en 1768, il est lieutenant au Royal Corse. Capitaine à la Légion Corse en 1769. Lieutenant-colonel en 1772. Il est reconnu noble par arrêtés du Conseil Supérieur de la Corse de 1771 et 1772. En Septembre 1776, le procojo d'Aleria est érigé en vicomté en sa faveur et il devient ainsi Vicomte d'Aleria. Lieutenant-colonel des Dragons en 1776. Aide-Major général et chevalier de Saint-Louis en 1786. Colonel puis Général de brigade en 1792. Maréchal de camp en 1793. Général de division en 1793. Commandant de la Province du Piémont en 1796. Commandant de la Troisième Division de l'Armée de Rome en 1798. Gouverneur de Mantoue en 1801. Chevalier de la Légion d'Honneur à la première promotion de 1803. Il est assassiné, à Avignon, en 1806.

CASABIANCA Ghjuvan Francescu: (dix-huitième siècle)
Peintre corse originaire et installé à A Casabianca. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse entre 1776 et 1787.

CASABIANCA Ghjuvan Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Rapale, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CASABIANCA (de) Ghjuvanni Quilicu: (1723-1793)
Né à A Casabianca. Fils de Quilicu III. En Juin 1744, il est le représentant de la piève de l'Ampugnani à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est à nouveau désigné comme chef de la Corse. En 1748, il sert sous les ordres du marquis de Cursay. En Juin 1751, dans une lettre signée par tous les chefs corses, il s'adresse une nouvelle fois à Paris pour demander le maintien des troupes françaises sur l'Ile. En Avril 1755, en Casinca, il reçoit Pasquale Paoli qui vient de débarquer en Corse en provenance de l'île d'Elbe. En Juillet 1755, il représente la piève de l'Ampugnani à la Cunsulta di A Casabianca. Il est favorable à l'élection de Pasquale Paoli comme Capu Generale, et en devient un fidèle. En Décembre, Pasquale Paoli l'envoie à Naples en quête de secours et de finances, auprès de l'ambassadeur du Roi d'Angleterre. En Décembre 1768, il figure toujours parmi les fidèles à Pasquale Paoli. Il bascule ensuite du côté de la France. Capitaine à la Légion Corse en 1773. En Septembre 1770, à Bastia, à la Première Assemblée des Etats de Corse, il est élu Nobile Dodeci (un des huit pour le Diquà). En Juin 1771, il est reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse. Colonel du Régiment Provincial Corse en 1772. Général de brigade en 1782. En Mai 1789, il participe dans la juridiction d'Aleria, aux Assemblées de la Noblesse. Maréchal de camp en 1791. Il décède en 1793.

CASABIANCA (della) Ghjuvanninellu: (seizième siècle)
Caporale du Fiumaltu. En 1503, allié de Rinucciu della Rocca, il défend Roccatagliata, où il est battu par le Génois Nicolo Doria.

CASABIANCA Gisèle: (née en 1971)
Originaire d'Aiacciu. Cinéaste. Régisseuse. Auteure. Réalisatrice des documentaires Avis de tempête (2009), Aiutu !, en 2013, Terre d'exil (2016)... entre autres

CASABIANCA Jean Bernardin:
Né à Suddacaro En 1895, il plante 3 hectares de vigne à Casamozza... Il crée une entreprise de vins et spiritueux et est ainsi à l'origine du Pastis Casanis.

CASABIANCA Jean Bernardin: (1930-2011)
Fils d'Emmanuel. En 1994, il reprend en nom propre l'exploitation créée par son père en 1954. Passionné par son île natale dont il connaît parfaitement l'histoire viticole, il prend la décision de poursuivre la restructuration du vignoble en cépages corses, déjà commencée en 1990 dans la plaine orientale. Desireux de créer un vin original et unique, plutôt destiné à l'apéritif, il plante également une parcelle de 35 ha en Muscat petits grains.

CASABIANCA Jean Séverin: (né en 1960)
Né à Aiacciu. Vice-amiral d'escadre. Commandeur de la Légion d'Honneur. Officier de l’Ordre National du Mérite. Croix de la Valeur Militaire. Officier du Mérite Maritime. Croix du Combattant. Titre de Reconnaissance de la Nation. Médaille Commémorative Française (Afghanistan). Médaille Outre-Mer (Ormuz). Médaille de la Défense Nationale (argent). Commandeur du Mérite Militaire de l’Ordre de Malte.

CASABIANCA Jérôme Louis Ignace Philippe: (1889-1963)
Né à Aiacciu. Médecin. Son nom est donné à une salle de dermatologie de l'Hôtel-Dieu, à Marseille. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CASABIANCA (de) Joseph-Marie Raphael: (1830-1919)
Né à Bastia. Fils de François-Xavier. Vicomte. Député bonapartiste de l'arrondissement de Bastia de 1877 à 1881.

CASABIANCA Laurent-Marie: (1843-1909)
Natif de Pigna. Ecclésiastique. Historien. Vicaire de Saint-Ferdinand des Ternes, à Paris. Il prend part à la guerre de 1870 comme aumônier. Fondateur de l'Œuvre des Dames Catéchistes en 1903. Membre de la Société des Gens de Lettres. Auteur de nombreux ouvrages historiques et religieux. Il écrit, en 1890, Le berceau de Christophe Colomb devant l'Institut de France et l'opinion publique, dans lequel il détruit l'hypothèse de la naissance de Christophe Colomb à Calvi.

CASABIANCA Louis: (dix-neuvième siècle)
Médecin à Pieve, canton de Bevincu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CASABIANCA (de) Louis: (1904-1976)
Né à Bastia. Architecte. Artiste peintre. Affichiste. En 1946, il dresse le plan de la ville de Bastia sinistrée. Il participe à la réhabilitation de vieux port de Bastia. Architecte des Monuments Historiques. Président du Syndicat des Architectes de Corse. Président du Conseil Régional de l'Ordre. Il peint de nombreux tableaux sur la Corse. La ville de Bastia conserve 24 de ses oeuvres.

CASABIANCA (de) Luc Joseph Marc (LUCE de CASABIANCA Joseph): (1847-1920)
Né à Bastia. Fils de François-Xavier. Avocat. Il s'engage dans l'armée française lors de la guerre de 1870. Sa conduite au combat lui vaut d'être décoré chevalier de la Légion d'Honneur en 1871. Maire de A Venzulà de 1871 à 1881 puis de 1884 à 1906. Conseiller général du canton de Campitellu de 1886 à 1904 et de 1913 à 1914. Président du Syndicat des Agriculteurs de la Corse en 1889. Député (droite républicaine) de Corti de 1893 à 1898. Membre du Parti Républicain Démocratique et Social (PRDS) fondé par Adolphe Landry en 1919. Il décède à Nice (Alpes-Maritimes), en 1920.

CASABIANCA (de) Luce: (dix-huitième siècle)
Né à A Casabianca. Frère de Ghjuvanni Quilicu. En Juillet 1755, il représente la piève de l'Ampugnani à la Cunsulta di A Casabianca. Il est favorable à l'élection de Pasquale Paoli comme Capu Generale. Il devient un partisan de Pasquale Paoli.

CASABIANCA (de) Luce Quilicus (Julien) Joseph: (1762-1798)
Né à U Viscuvatu. Fils de Ghjuvanni Quilicu. En 1775, il commence ses études militaires à Effiat, dans le Puy-de-Dôme. Il entre dans la Marine en 1779. Officier de marine, il prend part à la guerre d'indépendance américaine en 1781 et 1782, comme enseigne de vaisseau. Il est nommé lieutenant de vaisseau en 1786. En 1792, il est élu député à la Convention, contre les candidats de Pasquale Paoli. En 1793, il est nommé capitaine de frégate dans la marine française. En 1795, il est député de Toulon au Conseil des Cinq-Cents, jusqu'en 1798. En 1798, il participe à l'expédition d'Egypte, en tant que commandant du navire amiral L'Orient. Pendant la bataille d'Aboukir, l'amiral ayant été tué, il le remplace et, lui-même blessé, plutôt que de se rendre, se fait sauter avec son navire. Son fils Ghjucante, ayant refusé de l'abandonner, périt avec lui. En 1799, un navire de guerre français porte le nom de Casabianca, en son honneur.

CASABIANCA Lutius: (1782-1826)
Né à San Gavinu d'Ampugnani. Propriétaire. En 1819, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour meurtre et tentative de meurtre. En 1822, il tente de s'évader et est condamné, par le Tribunal Maritime de Toulon, à purger 12 ans de Travaux Forcés de plus. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1826.

CASABIANCA (della) Luziu: (1547-1569)
Caporale du Fiumaltu. Fils de Ghjacumu. En 1564, avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile, puis il l'abandonne provisoirement pour rejoindre ces derniers. En 1566, retourné depuis avec Sampieru Corsu, à une Cunsulta tenue à Altiani, entre Corti et Aleria, il est nommé par ce dernier capitaine d'infanterie. Son père Ghjacumu étant fait prisonnier par les Génois, il est obligé de se rendre à ces derniers, pour le faire libérer. Il abandonne ainsi Sampieru Corsu pour sauver la vie de son père. En 1568, devenu le chef du parti des Neri, à la Cunsulta di A Casabianca, et allié des Génois par la force des choses, il demande au parti des Rossi, soutenu par les Nationalistes d'Alfonsu d'Ornanu, de le réintégrer dans son rang. Dans le Boziu, une Cunsulta entérine son ralliement à Alfonsu d'Ornanu. Avec tous ses partisans, il rejoint ce dernier et s'engage dans l'action contre les Génois. Dans la piève d'Ampugnani, il est attaqué par ceux-ci, accompagnés de leurs alliés corses. Il est battu et doit s'enfuir. Il quitte Alfonsu d'Ornanu, et rejoint à nouveau les Génois. En 1569, il accompagne, dans sa tournée, le gouverneur Giorgio Doria. A Castellare di Casinca, se rendant à A Casabianca, il est assassiné par quatre Corses de A Venzulà.

CASABIANCA (della) Nicolu: (quinzième siècle)
Caporale du Fiumaltu. En 1451, le gouverneur génois, aidé de Marianu di Caghju, le fait emprisonner, avec d'autres Caporali. Il est libéré sur l'intervention du Doge de Gênes Pietro da Campofregoso.

CASABIANCA Orsu Paulu: (dix-huitième siècle)
Prêtre. En 1730, le gouverneur Felice Pinelli fait appel à son concours pour calmer la fronde qui monte contre la taxe des Due Seini. Dans une ultime tentative de conciliation avec les Génois, il est pris à parti par les insurgés.

CASABIANCA Paulu: (dix-huitième siècle)
En Juillet 1777, lors de la Cinquième Assemblée des Etats de Corse, il est élu député du Tiers Etat, pour aller à la Cour de France. En Mars 1779, à Versailles, en tant que député du Tiers Etat, avec la délégation corse, il est reçu par Louis XVI afin de lui remettre solennellement le cahier de doléances. En Mai, de retour à Bastia, il assiste en l'église de La Cuncezzione, à la Cinquième Assemblée des Etats de Corse, où il est entendu par les membres de l'Assemblée au sujet de son entrevue avec le Roi.

CASABIANCA (della) Petru: (quinzième siècle)
Caporale du Fiumaltu. Beau-fils de Ghjucante di Leca. En 1466, dans la Vindetta de la Casinca, qui oppose sa famille (les Neri) à celle de Terramu della Casabianca, (les Rossi), il est soutenu par son beau-père. Cette Vindetta est à l'origine de troubles et désordres qui vont naître dans l'Ile. Il reçoit le renfort de Caporali de l'Ampugnani et du Casacconi. En 1467, il s'en prend à Aldobrandu, le Pievanu de U Castellare di Casinca, lequel reçoit le renfort de Giacobu de Gentile et de Petru Paulu di Erbalunga, envoyés par le gouverneur milanais Maurizio Scotti. Puis, avec ses Neri et son allié Ghjucante di Leca, il est battu à Compoli, par les Rossi, emmenés par Terramu della Casabianca, et soutenus par le Duc de Milan, (qui a envoyé en Corse 800 soldats). Il prend sa revanche deux mois plus tard, et, allié à de nombreux seigneurs et Caporali, il défait les Milanais, et les oblige à rembarquer pour l'Italie. En 1469, il reprend les hostilités contre les Rossi, toujours emmenés par Terramu della Casabianca. En 1477, il est aux côtés des Milanais, contre le Génois Tomassino da Campofregoso.

CASABIANCA (de) Petru Francescu: (1689-?)
Né à A Casabianca. Reconnu noble en 1771.

CASABIANCA (de) Petru-Francescu, Vincente, Antoniu: (1784-1812)
Né à U Viscuvatu. Fils de Raffaelle. Il commande les tirailleurs corses à Wagram en 1809. Colonel en 1812, il est blessé au combat et meurt à Smolensk, en Biélorussie. Officier de la Légion d'Honneur.

CASABIANCA (della) Petru Paulu: (seizième siècle)
Caporale du Fiumaltu. En 1553, il est reste fidèle aux Génois, contre les Français. En 1611, il est Oratore di Corsica. Il demande, en vain, au Sénat de Gênes la suppression des Magistrati delli Pacificatori, créés en 1606, et dont il juge le fonctionnement injuste.

CASABIANCA (de) Petru Paulu: (né en 1977)
Né à Bastia. Fondateur (en 2007) et principal animateur du site satirique A Piazzetta. La version papier est lancée en 2009. Sa fréquence de parution est trimestrielle. Il est tiré à 15000 exemplaires.
Voir le site de A Piazzetta.

CASABIANCA (de) Pierre François: (vingtième siècle)
Membre du Parti Républicain Démocratique et Social (PRDS) fondé par Adolphe Landry en 1919. Candidat malheureux aux sénatoriales de 1921 et 1924.

CASABIANCA (de) Pierre Joseph Jacques Antoine: (1859-?)
Né à Bastia. Magistrat. Avocat général près la Cour d'Appel de Paris. Conseiller à la Cour de Cassation de Paris. Commandeur de la Légion d'Honneur.

CASABIANCA (de) Pierre-Paul Philippe: (1839-1916)
Né à Bastia. Fils de François-Xavier. Avocat à Bastia. Homme politique (Républicain). Rédacteur au journal Le Golo. Vice-président du Comité Plébiscitaire de Corse lors de plébiscite de 1870. Membre du Cercle Littéraire de Bastia. En 1877, il accompagne Edmond About lors de sa visite en Corse. Conseiller général (républicain modéré) de Ghisoni de 1877 à 1889. Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Bastia en 1879. Président du Conseil Général de la Corse de 1883 à 1886. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1883. Sénateur de la Corse de 1885 à 1903. En 1887, il est membre de la commission créée par le Conseil Général de la Corse, pour assurer le retour des Restes de Pasquale Paoli sur l'Ile. En 1889, il est à Marseille pour accueillir le cercueil de Pasquale Paoli. Conseiller général de Santu Petru di Tenda de 1890 à 1898. Président du Conseil Général de la Corse de 1893 à 1895. En 1902, il demande la création d'une commission parlementaire de 18 membres pour étudier les moyens de remédier à l'importante crise économique corse. Cette demande est rejetée. Conseiller général de Campitellu de 1913 à 1916. Il décède à Bastia en 1916.

CASABIANCA (de) Quilicu (Quilicu III): (1686-?)
Né à A Casabianca. Reconnu noble en 1771.

CASABIANCA (de) Raffaelle: (1738-1825)
Né à U Viscuvatu. Comte d'Empire. Pair de France. En Novembre 1768, il s'active à former un Parti Français dans le Diquà. Capitaine au Régiment Buttafuoco en 1770. En Novembre 1774, le général de Sionville l'envoie dans le Fiumorbu, dont les habitants ne semblent pas offrir les garanties de fidélité attendues, pour y mettre bon ordre. Il doit soumettre la région à n'importe quel prix. Il gagne la confiance des rebelles en leur promettant liberté et amnistie, puis il les fait arrêter, enchaîner et égorger. En Février 1790, les délégués des six juridictions du Diquà, réunis à Bastia, dans l'église de La Cuncezzione, le désignent, avec trois autres personnalités, pour se rendre à Londres, chez Pasquale Paoli, afin de lui demander son retour. En Avril, il rentre à Paris avec Pasquale Paoli. Puis, en tant que député du Comité Supérieur de Bastia, il accompagne ce dernier devant l'Assemblée Nationale Constituante. Colonel en 1791. Il fait campagne en Belgique et en Savoie. Maréchal de camp en 1792. En Octobre, il commande les 1800 Gardes Nationaux Corses qui doivent prendre part aux opérations de l'expédition de Sardaigne. En Février 1793, il débarque près de Cagliari à la tête de 4000 hommes. L'opération tourne au désastre, sans que les Sardes y soient pour quelque chose. En Avril, il est nommé en remplacement de Pasquale Paoli, déchu de ses fonctions. Il est arrêté par les partisans de celui-ci à Cervione. En Mai, les autorités françaises, pour calmer les esprits, le relèvent de ses fonctions. A la Cunsulta Straudinaria di Corti, il est déchu de son mandat de député. En Juin 1794, il est général de division et commandant de la place de Calvi, qui est encerclée par les Anglo-Corses. La ville, en partie détruite et après une résistance désespérée, il se rend. Il est renvoyé en France. En Juin 1796, il est général de division dans l'Armée d'Italie, avec Nabuliu Buonaparte. Il est nommé Gouverneur de Gênes. En Novembre, il dirige le Département du Liamone, à Aiacciu. En Février 1797, des troubles éclatent à Bucugnà, dans le Celavu ainsi qu'à Livia et à Tavera, où la municipalité refuse de se plier à ses ordres. Membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1804, il est nommé titulaire de la Sénatorerie d'Aiacciu (jusqu'en 1814). En 1804, Napoléon 1er lui écrit, pour lui demander un rapport secret sur le comportement du général Joseph Morand, qu'il soupçonne d'administrer l'Ile avec tyrannie, notamment après l'affaire de la Conspiration d'Aiacciu. S'appuyant sur des documents authentiques, il fait un long rapport accablant qu'il soumet à l'Empereur. Les condamnés d'Aiacciu sont remis en liberté et le jugement est annulé. Le général Joseph Morand est révoqué. Il est fait Comte d'Empire en 1808. En 1810, il fait un voyage à Aiacciu où il est reçu avec les plus grands honneurs. En 1814, il fait partie de la députation de la ville de Bastia qui est reçue par le Roi de France Louis XVIII. Il est fait Pair de France par Louis XVIII (il est rayé de la liste après les Cent Jours, puis rétabli en 1819). Pair d'Empire de 1814 à 1815. En 1818, il est président provisoire et membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse, lors de la séance de sa restauration. Membre de la Chambre des Pairs de 1819 à 1825. Il décède à Bastia, en 1825. Grand officier de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre de Saint Louis.

CASABIANCA René-François: (vingtième siècle)
Conseiller général du canton de Viscuvatu. Président du Conseil général de la Corse de 1930 à 1931.

CASABIANCA (della) Rinucciu: (quinzième siècle)
Caporale du Fiumaltu. En 1442, après la victoire de Paulu della Rocca sur Michele de Germani, il se rallie à la cause du seigneur de Cinarca. En 1443, voyant que les querelles entre seigneurs n'en finissent pas, et devant cette situation, avec cinq autres Caporali, il décide de confier la Corse à l'Eglise. Le pape Eugène IV accepte de reprendre la Corse sous sa souveraineté. Avec les autres Caporali il reçoit, à A Venzulà, l'envoyé pontifical Monaldo Paradisi.

CASABIANCA Simon: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général républicain du canton de Pitretu Bicchisgià de 1871 à 1877.

CASABIANCA (della) Terramu: (quinzième siècle)
Caporale du Fiumaltu. En 1420, il est nommé Capitano du peuple. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V. En 1466, dans la Vindetta de la Casinca, qui oppose sa famille (les Rossi) à celle de Petru della Casabianca, (les Neri), il est le chef des Rossi. Cette Vindetta est à l'origine de troubles et désordres qui vont naître dans l'Ile. En 1467, à la tête des Rossi, et soutenu par le Duc de Milan (qui a envoyé en Corse 800 soldats, commandés par Ambrosino da Lunghignano), il sort vainqueur d'un combat contre les Neri qui a lieu à Compoli. En 1469, il remplace Ghjudu di Santa Lucia, le Capitano del Popolo, destitué par les seigneurs corses. Il reprend ensuite les hostilités contre les Neri, emmenés par Petru della Casabianca.

CASABIANCA Tristan:
Originaire de Bastia. Ecrivain. Poète. Auteur de Le dimanche des muezzins (2004), Liberté d'escale (2012), Cartes postales de Corse et d'Italie (2016)...

CASABIANCA (della) Valeriu: (seizième siècle)
Caporale du Fiumaltu. En 1564, avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile. En 1566, à une Cunsulta tenue à Altiani, entre Corti et Aleria, il est nommé capitaine de cavalerie par Sampieru Corsu. En 1566, il est à Borgu di Mariana, avec les troupes de Antoniu di San Fiurenzu. Il y affronte treize compagnies génoises, commandées par le Corse Petrandria di Casta. Il y est blessé, et les Corses, battus, sont obligés de se retirer à Bigornu. Avec Antoniu di San Fiurenzu et trois compagnies corses, il tient U Viscuvatu. En 1567, à la Cunsulta d’ Orezza, tenue par Alfonsu d'Ornanu, il est désigné pour aller demander de l'aide à Cosme de Médicis.

CASABIANCA (della) Vicente: (seizième siècle)
Caporale du Fiumaltu. Avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile. En 1565, à la Cunsulta di Pedicorti, tenue par Sampieru Corsu, il est nommé conseiller de ce dernier.

CASABIANCA (de) Xavier: (dix-neuvième siècle)
Avocat général. En 1820, il est sociétaire élève de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. En 1853, il traite du problème du banditisme en Corse à l'occasion de son discours de rentrée de la Cour de Bastia.

CASABIANCA-CROCE Josette Hélène: (née en 1957)
Née à Sorbu Occagnanu. Avocate (droit civil). Présidente du Centre Régional de Formation des Avocats en 2010. Bâtonnier de l'Ordre des Avocats du Barreau de Bastia en 2012 et 2013. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CASABIANCA-PAOLETTI Marie-Jeanne:
Auteur de L'émigration corse à Porto-Rico, paru en 1989.

CASALE Anton Ghjuseppe: (?-1815)
D'Olmeta di Tuda. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse. Magistrat sous le Royaume Anglo-Corse. Il est assassiné en 1815.

CASALE Anton Maria: (1694-1765)
D'Olmeta di Tuda. Député du Nebbiu en 1753.

CASALE Béatrice Marie-Thérèse: (1889-1977)
Arrière-petite-fille de Piu. Sœur de l'aviateur Jean Casale. Poétesse en langue corse.

CASALE Ghjuseppe: (?-1643)
Originaire d'Olmeta di Tuda. Padre di Cumunu en 1607.

CASALE Ghjuseppe: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. Professeur de grammaire supérieure au collège d'Aiacciu en 1792.

CASALE Ghjuvan Felice: (dix-septième siècle)
D'Olmeta di Tuda. En 1699, il doit payer à la fille d'un homme qu'il a tué la somme fixée par le traité de Pace.

CASALE Ghjuvan Guglielmu: (1716-?)
Originaire d'Olmeta di Tuda. Fils de Petru. En 1737, à Bastia, il a pour précepteur l'abbé Carlu Rostini. Anobli pour services rendus à la République de Gênes.

CASALE Ghjuvanni Tomasu: (dix-huitième siècle)
D'Olmeta di Tuda. Frère d'Anton Ghjuseppe. Ecclésiastique. Vicaire général du diocèse du Nebbiu. En Avril 1797, il est l'un des cinq membres élus de l'administration centrale du Département du Golu.

CASALE Guglielmu: (?-1702)
Originaire d'Olmeta di Tuda. Fils de Ghjuseppe. Capitano. Notable à Bastia.

CASALE Jean Pie Hyacinthe Paul Jérôme: (1893-1923)
Né à Olmeta di Tuda. Fils de Pie Albert. Marquis de Montferrato. Aviateur. Pendant la première guerre mondiale, à bord de son avion baptisé Vindetta Corsa, il livre une centaine de combats, abat 14 avions ennemis, et est 2 fois blessé. Lieutenant en 1917, il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur et reçoit la Croix de Guerre avec palmes et la médaille militaire. A l'issue de la guerre il devient pilote d'essai dans l'aviation civile, pour la Compagnie Blériot. En 1919, il bat le record du monde d'altitude avec 9518 mètres. En 1920, il bat le record du monde de vitesse avec 284 kilomètres à l'heure. En 1923, il bat le record du monde d'altitude avec 10100 mètres, puis 7338 mètres avec 250 kilogrammes de charge, puis 4000 mètres avec une tonne de charge. Il meurt, en 1923, dans le bois de Vieuville, près de Grandvilliers (Oise) au cours d'un vol de routine sur un Blériot 115.

CASALE Joseph Antoine: (1821-?)
D'Olmeta di Tuda. Fils de Piu Antoniu Battista. Avocat en 1854.

CASALE Léa (BIANCONI-OLIVIERI Josée):
De Bastia. Soeur de Pierrot Bianconi. Ecrivain. Romancière. Poète. Auteur de L'antre de Santa Regina (1998), Un jour à Paglia-Orba et autres nouvelles corses (1999), Vendetta corsa et autres nouvelles (2001), Fragments de lune (2002), "Ile" Était Une Fois, les Lacs Aux Légendes (2005), Le secret de la Tour de Capitello (2007), Le mystère de l'île de la Giraglia (2009), Le bleu de l'innocence (2010), Un jour à Fiuminale (2012), Pierrot Bianconi, l'idole d'une génération (2013), L'Enfer me ment (2015), Les larmes de Séléné (2016)...

CASALE Noël: (né en 1960)
Né à Bastia. Comédien et metteur en scène de théâtre. Après avoir mis en scène de nombreux auteurs il monte sa première pièce, Clémence, en 2000. Puis suivent Liberty Valance est mort (2002), Forza Bastia (2006), Reprise d'un triomphe (2008), Nous avons payé cher les oursins (2011), Vie de Jean Nicoli (2013)...

CASALE Orsu Santu: (1685-1771
Originaire d'Olmeta di Tuda. En Juin 1751, dans une lettre signée par tous les chefs corses, il s'adresse une nouvelle fois à Paris pour demander le maintien des troupes françaises sur l'Ile. En Août, il est élu député à la Cunsulta di Oletta. Avec les trois autres députés, il se présente devant le commissaire général génois Giovanni Giacomo Grimaldi pour lui rendre compte des actes de la Cunsulta, et lui apporter l'hommage de la Nazione.

CASALE Petru, dit Il Magnifico: (1688-1775)
Seigneur d'Olmeta di Tuda. Fils de Guglielmu. Notable à Bastia. En 1731, il reste un fidèle partisan des Génois. En Août, il incite les habitants de San Fiurenzu à capituler sans combattre devant les troupes austro-génoises, et la ville est occupée par 2500 impériaux. En Septembre 1733, il informe Ghjacintu Paoli que le gouverneur Pallavicini a ordonné son arrestation, et qu'il veut l'attirer à Bastia. Il est inscrit, en 1733, au Livre d'Or de la noblesse de Gênes pour services rendus. En Février 1746, il est à la tête des Bastiesi qui résistent à l'attaque de la ville menée par Francescu Aleriu de Matra, Dumenicu Rivarola et les Naziunali favorables au Roi de Sardaigne. Partisan des Génois, il est battu par les Naziunali en Septembre 1755. En Août 1768, les Français attaquent Patrimoniu. Il est à la tête des Corses, qui, avec 150 hommes, sont battus. Il est fait prisonnier et enfermé à San Fiurenzu.

CASALE Pie Albert: (1850-?)
D'Olmeta di Tuda. Fils de Joseph Antoine. Juge de paix.

CASALE Pierre Paul: (né en 1856)
Né à Olmeta di Tuda. Fils de Pie Albert. Maire d'Olmeta di Tuda.

CASALE Piu Antoniu Battista: (1791-1870)
D'Olmeta di Tuda. Fils d'Anton Ghjuseppe. Avocat. Poète. Il fait ses études de droit à l'université de Pise. En 1812, il s'installe à Bastia comme professeur suppléant d'éloquence. Membre résident et secrétaire de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse en 1818. Juge instructeur, procureur du Roi à Aiacciu, procureur du Roi à Bastia, puis président de la Cour Royale de Bastia en 1832. Membre du conseil municipal de Bastia, conseiller général de Bastia en 1833. En 1840, il fait partie de la députation de notables corses désignée pour se rendre à Cherbourg où doivent arriver les cendres de Napoléon 1er, à bord de la frégate La Belle Poule. En 1841, il est président du Conseil Général de la Corse. Réélu en 1846.

CASALI ?: (dix-huitième siècle)
En Décembre 1797, au couvent de Sant'Antoniu di A Casabianca, les membres de A Crucetta le désignent comme membre du comité d'action, le Comité de Saint Antoine.

CASALI Bonaventura: (vingtième siècle)
Elu maire de Castellu du Rustinu en 1904 et 1914.

CASALI Dimitri: (né en 1960)
Né à Constantine (Algérie). Historien. Essayiste. Spécialiste du Premier Empire. Auteur de plus d'une quarantaine d'ouvrages historiques. Directeur de collection dans la presse et l'édition.

CASALONGA ?: (dix-neuvième siècle)
En 1809, il est témoin à charge lors du procès des conjurés de Conspiration d'Aiacciu. Sur intervention de Napoléon 1er, et après enquête, tous les condamnés du procès sont libérés, et lui, est arrêté et expédié sur le continent, ainsi que tous les autres témoins à charge.

CASALONGA Antoine, dit Barcigliolu: (?-1839)
En 1838, il tue le trésorier payeur général de la Corse, Félix Pozzo di Borgo. Il est abattu à son tour en 1839, à Bastergà.

CASALONGA Francescu Saveriu: (dix-huitième siècle)
Rettore de Vighjaneddu. En Novembre 1763, il est invité à participer à la Cunsulta Generale di Sartè, avec de nombreux autres membres du Clergé corse (pievani, rettori, vicarii).

CASALONGA Jérôme: (né en 1962)
Né à Aiacciu. Fils de Tony. Artiste peintre. Sculpteur. Décorateur de théâtre. Musicien. Membre co-fondateur de la galerie ARTCO, à Aiacciu, en 1987.

CASALONGA Paul: (?-2016)
Né à Aiacciu. Originaire de Pigna. Frère de Tony. Architecte. Il participe au Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) dans de nombreux pays africains et au Moyen-Orient. Militant écologique. En 1972, il est un des chefs de file du mouvement populaire qui se développe en Corse contre les boues rouges déversées dans le canal tyrrhénien.

CASALONGA Paul-Jérôme: (1877-1904)
Né à Alata. Engagé volontaire dans l'Infanterie de Marine, il prend part aux campagnes du Tonkin. En 1904, il passe dans les Tirailleurs Sénégalais, et est affecté à Madagascar. Nommé sergent, il est tué à Madagascar après avoir résisté pendant 10 jours, avec 9 tirailleurs, dans l'église d'Ampasimena, assiégée par des Malgaches. Un monument commémoratif lui est dédié dans la commune d'Alata.

CASALONGA Pierre:
Vice-président des PME de Corse. En 1975, il fait partie du directoire mis en place pour définir les cadres de l'action économique, sociale et culturelle d'une université en Corse.

CASALONGA Tony: (né en 1938)
Né à Aiacciu. Originaire de Pigna. Frère de Paul. Artiste peintre. Sculpteur. Graveur. Metteur en scène. Dessinateur. Musicien. Il suit ses études à l'école de Sèvres, à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris (1957), à l'atelier 17 de S.W. Hayter et à l'Academia di Belle Arti de Rome. Il rentre en Corse, à Pigna, où il crée son atelier et fonde en 1964 la coopérative des artisans d'art Corsicada. Il expose ses travaux de gravure, sculpture et peinture dans le monde entier: Lausanne, Paris, Bienne, Berlin, Orléans, Bergame, Milan, Skironio, Toulouse, Vevey, Reggio-Emilia, Lisbonne, Venise, Barcelone, Neufchâtel et partout en Corse. Réalisateur de scénographies pour des œuvres musicales (mystère médiéval, oratorio et opéra baroque, création contemporaine. Il participe à la réalisation de l'Histoire de la Corse en bandes dessinées, avec Jacques Gregori, en 1976. Fondateur de Studie, en 1979. Adjoint au maire de Pigna. Président du Conseil de la Culture, de l'Education et du Cadre de vie en 1983. Fondateur, avec Nando Acquaviva, de l'association Festivoce, à Pigna, en 1989. Président de la Federazione di l'Associ Linguistichi, Culturali e Economichi, du Conseil de la Culture, de l'Education et du Cadre de Vie, puis du Conseil Economique Social et Culturel de la Corse (de 1993 à 1998). Membre du Forum de la Gauche Citoyenne. Président du Conseil du Pays de Balagna. Membre de l'association I Culori d'Umani. Professeur associé au Département Arts de l'Università di Corsica. Directeur artistique du Centru Culturale Voce à Pigna. Illustrateur de In paradisu, de Dumè Tognotti (1994, Prix du Livre Corse), Les sorcières, de Maria Teresa Horta, (2006), Quatru canzone gialle, de Federico Garcia Lorca, traduction de Guidu Benigni (2007),  Erasmo Orticoni, de Dominique Taddei (2008)... Auteur de Terra cruda, 2010). Une biographie lui a été en partie consacrée, Les années Corsicada, de Jean-Luc Morucci, en, 2008. Co-auteur, avec Ghjuvan Petru Ristori de 7 quistioni (2014). Candidat aux Elections Européennes sur la liste Europe Ecologie en 2014.

CASALONGA Ugo:
Né à Aiacciu. Originaire de Pigna. Fils de Tony. Maitre luthier depuis 1982. Il est spécialisé dans la cetera.

CASALONGA Vincenzu: (dix-huitième siècle)
Elu Procuratore d'Aiacciu en Janvier 1796.

CASALTA (de) Antoine Sébastien: (1826-1906)
De Casalta. Juge au tribunal civil d'Aiacciu, puis de Bastia.

CASALTA (de) Anton Carlu: (1645-av1726)
De Casalta. Fils de Carlu. Nobile Dodeci du Diquà en 1668 et 1693.

CASALTA (de) Antone Carlu: (seizième siècle)
Caporale du Fiumaltu. Sa pierre tombale est construite en 1564, dans l'église de Casalta.

CASALTA (de) Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de U Silvarecciu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CASALTA (de) Antoniu Filippu dit Darius: (1759-1846)
Né à San Ghjulianu. Il entre en service comme officier au 1er Bataillon des Gardes Nationaux. Député pour la piève de Campuloru à l'assemblée d'Orezza de 1790. Lieutenant-colonel, chef de bataillon des Volontaires Nationaux en 1792. En Octobre 1793, il participe, côté républicain, à la bataille de Biguglia qui fait six morts dans les rangs des Paolistes (les Anglo-Corses) et 200 chez les Républicains. Lui-même reçoit dix blessures par coups de feu. En Mai 1794, il est nommé chef de brigade, et participe à la défense de Bastia contre les Anglais. Général de brigade en 1795, attaché à l'état-major de Nabuliu Buonaparte durant la campagne d'Italie. En Juin 1796, il est général de division dans l'Armée d'Italie, avec Nabuliu Buonaparte. En Juillet, ce dernier l'envoie à Livourne pour préparer un débarquement en Corse. En Octobre, avec sa gendarmerie, arrivant de Livourne, il débarque à Macinaghju. Il se dirige vers Bastia, que les Anglais sont en train de quitter. Il précipite leur départ, malgré la présence redoutable devant la ville de trois vaisseaux de ligne, commandés par l'amiral Nelson. Il chasse également les Anglais de San Fiurenzu. En Janvier 1798, il est désigné pour réprimer l'insurrection de A Crucetta, et prend position, avec ses troupes, sur le pont de Lagu Benedettu, près de l'embouchure du Golu. En Février, il prend le couvent de Sant'Antoniu di A Casabianca aux insurgés, fait prisonnier Agostinu Giafferi, et s'installe à A Porta di Ampugnani. En Février 1799, il est nommé adjoint au général en chef du corps expéditionnaire en Sardaigne. Commandant du Département du Golu. Sociétaire-élève de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. Commandeur de la Légion d'Honneur. En 1815, partisan de Napoléon Bonaparte, il débarque en Corse une grande quantité de munitions de guerre, et fait circuler une proclamation de l'Empereur qui invite les Corses à hisser le drapeau tricolore. En 1816, avec le marquis de Rivière, et à la tête du Régiment Royal Louis, il attaque Bernardinu Poli et ses partisans, dans le Fiumorbu. L'opération se solde par un cinglant échec. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Il décède à Cervioni en 1846.

CASALTA (de) Carlu: (1623-?)
De Casalta. Fils de Cosimu. Capitaine dans l'armée française.

CASALTA (de) Carlu Petru: (?-1798)
Curé de I Prunelli di Casacconi. En Octobre 1797, il est à l'initiative de l'insurrection de A Crucetta, dans le Département du Golu. En Décembre, au couvent de Sant'Antoniu di A Casabianca, les membres de A Crucetta le désignent comme membre du comité d'action, le Comité de Saint Antoine. En Février 1798, il est arrêté et est mortellement blessé.

CASALTA Charles Martin Lambert: (1876-?)
Né à Canale di Verde. Médecin-major. Conseiller général de Cervioni de 1931 à 1940. Maire de Cervioni de 1935 à 1944. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CASALTA (de) Cosimu: (dix-septième siècle)
De Casalta. Un des ancêtres de la famille de Casalta. En 1618, il est cité dans un acte notarié.

CASALTA (de) Cosimu Maria: (1727-?)
Né à Casalta. En Mars 1757, à Alandu, Pasquale Paoli étant assiégé, avec Ignaziu Venturini, par Mariu Emmanuelle de Matra dans le couvent des Franciscains du Boziu, il est envoyé par Clémente Paoli, pour le sortir de ce mauvais pas. Les hommes de Mariu Emmanuelle de Matra sont battus et ce dernier est tué. En Janvier 1762, il est un des six membres de la Ghjunta Militare. Capitaine d'infanterie de la Légion Corse en 1769. En Mars 1774, il est reconnu noble par le Conseil Supérieur de la Corse, depuis Antone Carlu di Casalta. En 1775, il quitte la Légion Corse. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de A Porta di Ampugnani, aux Assemblées de la Noblesse. En Juin 1791, il est désigné, avec trois autres commissaires, assistés d'une imposante force militaire, pour se rendre à Bastia, avec Pasquale Paoli, afin d'y rétablir l'ordre, après les émeutes contre-révolutionnaires.

CASALTA Darius Antoine: (1784-1842)
Originaire de Campuloru, hameau de Casalta. Fils d'Antoniu Filippu. Capitaine au Régiment Royal Corse, à Naples, en 1805. Receveur des Finances de la Corse.

CASALTA Darius Antoine: (1787-1854)
Originaire de Campuloru, hameau de Casalta. Fils d'Antoniu Filippu. Chef d'escadron.

CASALTA Dominique: (vingtième siècle)
Originaire de Campuloru, hameau de Casalta. Médecin. Conseiller général de Cervioni. En 1926, il fonde le Groupement Régionaliste Sampieru Corsu.

CASALTA (de) Ghjuseppe: (seizième siècle)
En 1571, cité dans un acte avec le grade de capitaine. Fondateur de la famille de Casalta, de A Porta.

CASALTA (de) Ghjuseppe Antone: (1682-?)
Né à Casalta. Fils de Anton Carlu. Nobile Dodeci du Diquà en 1728. En 1728, Il est chargé, par le gouverneur génois, de faire enlever toutes les armes se trouvant dans les pièves du Rustinu et de Casacconi.

CASALTA Ghjuseppu Maria: (dix-septième siècle)
Peintre corse installé à I Prunelli di Casacconi. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse entre 1687 à 1713. Il peint pour de nombreuses églises de Corse (Merusaglia, Zalana, Valle d'Orezza...).

CASALTA (de) Ghjuvan Benedettu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Casalta, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CASALTA Jean: (1797-1854)
Né à Rennu. Laboureur. En 1851, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour homicide volontaire avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

CASALTA Jean-Baptiste: (né en 1933)
Originaire de Tolla. Maire de Tolla (communiste puis divers gauche) de 1969 à 2014.

CASALTA Jean-Marie: (1788-1818)
Né à Centuri (?). Laboureur. En 1817, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1818.

CASALTA Laetitia: (née en 1928)
Originaire de Canale di Verde. Administratrice de la Mutualité Sociale Agricole. Maire de Canale di Verde depuis 1966. Conseillère territoriale de 2010 à 2015. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier du Mérite Agricole en 1975. Officier de l'Ordre National du Mérite en 1998.

CASALTA Marie-Ange: (née en 1978)
Originaire de Bastia. Née à Toulouse. Journaliste de télévision (sur M6 depuis 2008).

CASALTA Mathéa:
Née à Tolla. Commerçante à Aiacciu. Militante nationaliste (Femu a Corsica). Elue conseillère territoriale en 2015 (vice-présidente et membre de la Commission Permanente en 2017).

CASALTA Michèle:
Réalisatrice de cinéma, de théâtre et de télévision. En 1975, à Calinzana, elle crée, avec Pierre Abitbol, Dominique Petris, et Nicou Maraninchi, la troupe de A Tribbiera qui se produit dans les fêtes de village en présentant une création de chants et de contes corses. Elle tourne de nombreux documentaires (Sampiero Corso, Giovanna Marini canta a memoria, Têtes de Maures...).

CASALTA Paul-Antoine: (1927-1943)
Né à Sorbu Occagnanu (hameau de U Querciolu). Résistant, membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Membre des Jeunesses Communistes. Agent de liaison du Front National de la Résistance (FNR) pendant l'occupation. Il est tué par une mine allemande, à 16 ans, sur la route de Sorbu-Querciolu, en 1943. Son nom figure sur le Monument des Francs-Tireurs de U Querciolu, hameau de la commune de Sorbu Occagnanu, et sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

CASALTA (de) Petru Saveriu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Canale di Verde, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CASALTA (de) Sébastien, Antoine, Emile, Decius: (1908-1978)
Né à Bastia. Avocat au tribunal de Bastia. Fondateur des Jeunesses Socialistes de Bastia. Conseiller municipal de la ville en 1935. Résistant. Membre du réseau Pearl Harbour. Condamné à mort par contumace par les Italiens en 1943. A nouveau conseiller municipal de Bastia en 1945, puis 1947. Premier adjoint au maire de Bastia (Jacques Faggianelli) en 1953. Chef de la Fédération du Parti Socialiste de Corse jusqu'en 1973. Premier adjoint (SFIO) au maire de Bastia de 1947 à 1958. Lors des évènements de Mai 1958, il se place d'emblée contre les putschistes gaullistes. Officier de la Légion d'Honneur. Médaillé militaire.

CASALTA Stéphane:
Chanteur. Musicien. Compositeur. Membre du groupe A Filetta pendant toute son adolescence, avant de fonder Giramondu en 1993, qu'il quitte en 1999 pour chanter en solo.

CASAMARTE Dumenicu: (dix-huitième siècle)
D'Aiacciu. Ecclésiastique. Poète. Docteur en droit civil et canonique, en philosophie et en théologie. Vicaire général du diocèse d'Aiacciu. Membre de Conseil Départemental de la Corse en 1790. Grand admirateur de Pasquale Paoli, il lui dédie un recueil de poèmes.

CASAMARTE Francescu: (dix-neuvième siècle)
D'Aiacciu. En 1804, comme délégué, pour le Département du Liamone, il assiste au sacre de Napoléon 1er, à Paris. Il entre dans la Légion Corse, et passe en Italie, dans le Royaume de Naples, où il exerce diverses charges dans l'administration civile (dont sous-intendant des Abruzzes). Après la fin du Royaume, il s'installe définitivement dans les Abruzzes, et sa famille y fait souche.

CASAMATTA Georges: (1914-2017)
Né à I Prunelli di Fiumorbu. Médecin. Combattant volontaire de la Résistance. Médecin capitaine honoraire. Chef de service de médecine interne honoraire du Centre Hospitalier de Bastia. Créateur de l'Ecole d'Infirmière de Bastia. Médecin du Sporting Club Etoile de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

CASANELLI d'ISTRIA Ghjuseppe Maria: (1837-?)
Originaire de Vicu. Juge de paix du canton de Livia.

CASANELLI d'ISTRIA Ghjuvan Giordanu: (1830-?)
Originaire de Vicu. Avocat à Vicu.

CASANELLI d'ISTRIA Jean-Jourdan: (1820-1892)
Originaire de Vicu. Avocat. Juge d'instruction près le Tribunal Civil d'Aubagne. Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand en 1877. Fait comte romain par bref pontifical en 1880. Président du Tribunal Civil de Sarté. Président du Tribunal de Première Instance d'Aiacciu en 1890. Conseiller général du canton de Pitretu Bicchisgià de 1889 à 1892. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CASANELLI d'ISTRIA Noël: (1829-1910)
Originaire de Vicu. Ecclésiastique. Chanoine. Doyen du chapitre d'Aiacciu. Vicaire général honoraire en 1862. Elevé à la dignité de prélat du Pape en 1862.

CASANELLI d'ISTRIA Zavieru Santu Raffaellu Arcanghjelu: (1794-1869)
Né à Vicu. Comte romain. Docteur en droit et en théologie. Elève à l'Université Romaine de la Sapience. Prélat de la maison du Pape. Assistant au Trône Romain. Vicaire général d'Auch. Evêque concordataire de Corse de 1833 à 1869. En 1835, à Aiacciu, il inaugure un séminaire, tenu par les Oblats de Marie Immaculée, dans le vieux bâtiment de la Place du Diamant. En 1836, il rachète le couvent San Francescu de Vicu. Il en fait don à la congrégation religieuse des Oblats de Marie Immaculée. En 1859, il effectue la bénédiction de la première pierre de l'établissement des Frères des Ecoles Chrétiennes. En 1861, il est autorisé à accoler d'Istria à son patronyme Casanelli. Il décède au couvent de Vicu en 1869.

CASANOVA (famille): (quinzième siècle)
Famille de Pughjulà. En 1454, elle reçoit une reconnaissance de noblesse de l'Ufficio di San Giorgio.

CASANOVA ?: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1674.

CASANOVA ?: (?-1827)
Bandit. En 1822, avec les frères Multedo, ils tuent un ouvrier lucquois (lucchesu) et assassinent un peu plus tard un jeune homme de 22 ans qui avait témoigné contre eux, un homicide à l'entrée de la Place d'Armes à Aiacciu, une embuscade contre des gendarmes près de Borgu. Il est condamné à perpétuité par contumace et prend la maquis. En 1827, il est abattu par les Voltigeurs Corses du Fiumorbu, à Poghju di Nazza.

CASANOVA ?: (dix-neuvième siècle)
De Pancheraccia. Nommé Officier de Santé par le Jury Médical en 1836.

CASANOVA Antoine: (1933-2017)
Né à Marseille. Originaire de Santa Lucia du Mercuriu. Historien, auteur notamment de plusieurs ouvrages et articles sur la Corse. Professeur d'histoire. Membre du Comité central du Parti communiste en 1970 puis du Bureau Politique en 1987. Directeur de la revue La Pensée. Animateur de la revue Nouvelle Critique. Auteur, avec Ange Rovere, de Peuple corse, révolutions et nation française, paru en 1979, de La Révolution française en Corse, paru en 1989, de Chronique médiévale corse d'après Giovanni della Grossa, avec Mathée Giacomo-Marcellesi, paru en 1998, de La Corse du jeune Bonaparte, manuscrits de jeunesse, paru en 2010... Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

CASANOVA (de) Antoine Marie: (seizième siècle)
Fils de Leonardu di Corti. En 1596, il est nommé major du régiment corse, en France.

CASANOVA Anton Francescu: (1751-)
Originaire de San Martinu di Lota. Petit-fils de Lancelottu. Il participe, pour le district de Bastia, à la Cunsulta d'Orezza, en 1790. Député pour la communauté de A Riventosa, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CASANOVA Anton Paulu: (?-1645)
Originaire de San Martinu di Lota. Capitano. Fondateur, en 1645, de la chapelle San Biaghju dans l'ancien couvent Sant'Anghjelu de Bastia.

CASANOVA Antoniu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Sartè en 1838 et 1843. En 1848, avec son conseil municipal, il se rallie au gouvernement de la République.

CASANOVA (de) Antoniu Padovanu: (1552-1568)
Fils de Leonardu di Corti. En 1568, il prend la place de son père et est pendu par les Génois.

CASANOVA Barthélémy: (?-1833)
De Corti. Organiste.

CASANOVA Battista: (?-1557)
Génois. En 1555, il est capitaine à Calvi, qui est assiégée par les troupes royales françaises de Giordano Orsini. Il meurt au combat en 1557.

CASANOVA Béatrice: (née en 1964)
Originaire de Barrettali. Institutrice à Centuri. Artiste peintre. Entre 2001 et 2006, elle intègre l'Ecole Martenot de Florence, elle obtient un diplôme. Elle expose au Japon et en Chine.

CASANOVA Charles-Antoine: (1965-2016)
Maire (divers droite) de Guarguale de 1991 à 2016. Il obtient la Marianne d'Or du Civisme en 2012 et en 2014. Il décède accidentellement en 2016.

CASANOVA Christiane Grâce:
Originaire de E Muracciole. Historienne. Auteur de Augustin di Giafferi, gentilhomme d'honneur, victime expiatoire de la Crocetta en 1798... Variations sur un mystérieux portrait (2012).

CASANOVA Danielle (Vincentella PERINI): (1909-1943)
Née à Aiacciu. Originaire de A Piana. Epouse de Laurent Casanova. Dentiste. Militante communiste, elle crée les comités féminins qui formeront l'Union des Femmes Françaises. Résistante à l'occupation allemande, elle est arrêtée à Paris en 1942, et déportée à Auschwitz-Birkenau (Pologne), où elle meurt du typhus en 1943. Ses cendres sont déposées dans le tombeau familial à Vistale, un hameau de A Piana. Une stèle érigée en sa mémoire domine le golfe de Portu. Il existe en France des dizaines de rues, d'écoles, d'hôpitaux, qui portent son nom… En 1983, un timbre-poste reproduisant son visage a été édité. Un bateau de la compagnie maritime SNCM porte son nom, le Danielle Casanova.

CASANOVA Dominique André: (1919-1997)
Né à Spiluncatu. Résistant. Il est mobilisé en 1942 et combat sur le front. La capitulation de l'armée française signée, il est maintenu dans l'armée, puis démobilisé en 1942, et rejoint Calvi. En Corse occupée, il s'engage dans la Résistance avec le Front National de la Résistance et travaille étroitement avec le réseau Pearl Harbour.

CASANOVA Eugénie: (dix-neuvième siècle)
Né à Zicavu. Première poétesse corse de langue française. Elle écrit 5 recueils de poèmes de 1864 à 1907.

CASANOVA François: (?-2005)
Policier. Commandant à la Direction Centrale des Renseignements Généraux. Il joue le premier rôle dans l'arrestation d'Yvan Colonna en 2003.

CASANOVA Francescu: (dix-septième siècle)
Originaire de San Martinu di Lota. Docteur en Droit (dottor di legge). Membre de l'Academia dei Vagabondi de Bastia.

CASANOVA Gaston:
Ecrivain. Auteur de Pour une Corse française, paru en 1980.

CASANOVA Ghjuvan Stefanu: (dix-neuvième siècle)
Maire de A Penta di casinca de 1842 à 1848.

CASANOVA Gilbert: (né en 1950)
Né à Aiacciu. Champion de France automobile en 1973. Militant nationaliste. En 1976, il fait partie d'un commando qui perpétue un attentat contre un Boeing 707 sur l'aire de manœuvre de l'aéroport d'Aiacciu. Il participe à l'Affaire Bastelica-Fesch en 1980. Il comparait au procès de 1981, alors qu'il en est au 56ème jour d'une grève de la faim. Il est condamné à 2 ans de prison, mais il bénéficie de la loi d'amnistie de 1981. Militant de A Cuncolta, puis du MPA. Responsable du FLNC-Canal habituel. Membre du bureau exécutif du Rialzu Ecunumicu en 1993. Elu président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Aiacciu en 1994 (sur la liste nationaliste Forza). Il est condamné, en 2003, à 4 ans de prison dont 2 ans avec sursis et 3 ans de mise à l'épreuve pour banqueroute par l'emploi de moyens ruineux et abus de biens sociaux. En 2008, il est compromis dans une affaire de trafic de cannabis entre le Maroc et la région parisienne.

CASANOVA Gilles:
Né à Nice. Commissaire divisionnaire de police. Directeur départemental et adjoint au directeur zonal pour la Corse de la Police de l'Air et des Frontières de 2004 à 2008. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CASANOVA Isabelle: (1899-1984)
Née à Moïta. Médecin. En 1937, elle fonde, à Paris, le groupe de chant A Paghjella (qui enregistre à Paris, aux éditions Colombia, le premier disque de chants traditionnels interprétés par des chanteurs venus de Corse). Elle est la première femme à enregistrer une paghjella.

CASANOVA Jacky:
Né à Bastia (Cardu). Lieutenant-colonel de sapeurs pompiers. Directeur du SDIS de Haute-Corse de 2005 à 2008. Romancier. Auteur de A Musetta (2013), Le Cimetière des Génois (2014), Il n'y a que les femmes pour aimer ainsi les hommes (2015)...

CASANOVA Jacques-Donat: (1927-2006)
D'Aiacciu. Agrégé d'histoire et de géographie. Professeur au Maroc en 1950. Il rejoint Montréal en 1957. Il se spécialise dans l'audiovisuel. Représentant du gouvernement français à Radio-Québec. Producteur, auteur et animateur d'émissions de télévision éducative et culturelle. Président fondateur de l'Amicale des Corses du Canada. Directeur du département des productions audiovisuelles éducatives de l'ORTF. Chef de mission scientifique et technique à l'Ambassade de France en Ouganda, puis attaché culturel en Malaisie. Directeur du Centre Régional de Documentation Pédagogique (CRDP) de la Corse en 1982. Fondateur de l'Association Corse du Monde Sous-Marin (ACOMOSOMA). Inspecteur d'académie. Officier de l'Ordre du Mérite. Il décède à Aiacciu, en 2006.

CASANOVA Jean:
Militant nationaliste. Membre du FLNC. En 1987, il figure sur l'affiche des Recherchés de Charles Pasqua.

CASANOVA Jean-Baptiste: (1950-2014)
Originaire de U Poghju di Venacu. Maire de U Poghju di Venacu de 1981 à 2014. Vice-président de la communauté de communes de Corti Centre Corse. Directeur territorial de Parc Naturel Régional de la Corse (PNRC).

CASANOVA Jean-Claude: (né en 1934)
Né à Aiacciu. Economiste. Universiaire. Fondateur, en 1978, et directeur de la revue Commentaires. Professeur titulaire à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Editorialiste à l'Express de 1985 à 1998. Directeur des Etudes et Recherches à la Fondation Nationale des Sciences Politiques. Directeur de la collection Thémis. Membre du Conseil Economique et Social de 1994 à 2004. Elu membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques en 1997. Président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques (FNSP) depuis 2007. Président du Prix du Mémorial d'Aiacciu, depuis 1996. Prix littéraire de la ville d'Aiacciu. Co-auteur, en 2012, avec Paul Colombani, Pascal Marchetti et Marie-Jean Vinciguerra, d'un manifeste intitulé Sauvegarder l'héritage de la Corse. Il collabore également au magazine mensuel IN Corsica. Officier de la Légion d'Honneur.

CASANOVA Jean-Claude: (1937-2010)
Originaire de Bastia. Militaire. Journaliste. Officier du Bataillon de Parachutistes de Choc durant la Guerre d'Algérie. Journaliste à Corse-Matin de 1963 à 1998 (directeur de l'agence de Bastia). Croix de Guerre avec citation. Médaille d'Honneur de la Jeunesse et des Sports.

CASANOVA Jean-Claude: (né en 1953)
Né à Toulon. Originaire de Suddacarò. Cadre dans une entreprise publique après des études d'économie à Paris. Passionné de photographie, de chant polyphonique et de culture corse. Créateur du site internet l-invitu.net en 2006. Auteur de A Filetta, Tradition et ouverture. De la polyphonie corse au chant du monde (2009).

CASANOVA Jean-François: (1924-1943)
Né à U Lucu di Nazza. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est tué, à Lupinu (Bastia), par les Allemands, lors des combats pour la libération de la Corse, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

CASANOVA Jean-Michel:
Auteur, avec Dominique Taddei, de We "Corsicans" (2016).

CASANOVA Jean Noël (1855-1935)
Né à Tolla. Gendarme. Maire d'Akban (Algérie) de 1896 à 1932. Doyen des maires d'Algérie en 1932. Juge de paix suppléant non rémunéré de 1903 à 1927. Juge de paix en 1914-1918. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Instruction Publique.

CASANOVA Jéromine:
Installée à Aiacciu. Artiste peintre d'inspiration méditerranéenne.

CASANOVA Jules: (1818-1845)
Né à Fuzzà. Cordonnier. En 1836, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour homicide volontaire avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1845.

CASANOVA Jules: (dix-neuvième siècle)
Maire de Corti en 1878.

CASANOVA Jules Toussaint: (1768-1807)
Né à Guagnu. Maçon. En 1804, à Aiacciu, il est condamné à 20 ans de Galères, pour meurtre sans préméditation. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1807.

CASANOVA Lancelottu: (1682-?)
Originaire de San Martinu di Lota. Membre de la Diaspora corse de Livourne. En Décembre 1734, avec deux de ses amis Sebastianu Costa et Dumenicu Rivarola, voyant la révolution corse faiblir, il achète 150 fusils, de la poudre et des balles, et décide de rejoindre l'Ile. Avec ses compagnons, et son chargement d'armes, il débarque aux Prunete, à Campulori, puis se rend à Poghju Mizzana, où le rejoignent Luiggi Giafferi et ses partisans.

CASANOVA Laurent: (1906-1972)
Né à Souk-Ahras (Algérie). Militant communiste. Résistant. Epoux de Danielle Casanova. Membre de l'Assemblée Consultative de Paris de 1944 à 1945. Député de la première et de la seconde Assemblée Nationale Constituante (1945 et 1946) Député de Seine et Marne de 1946 à 1958. Ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en 1946. Prix Lénine de la Paix en 1960. Exclu du Parti Communiste Français en 1961. Il décède à Paris en 1972.

CASANOVA Leonardu: Voir CORTI (di) Leonardu.

CASANOVA Marcu: (vingtième siècle)
Originaire de A Casanova di Venacu. Poète. Compositeur. Auteur des chansons U Lamentu di u duttore Battesti, Bruscu...

CASANOVA (de) Maria Catalina: (dix-septième siècle)
Descendante de Leonardu di Corti. En 1635, elle épouse Antoniu Arrighi. Elle est ainsi à l'origine de la famille Arrighi de Casanova.

CASANOVA Marie-José: (1940-2015)
Originaire de U Silvarecciu. Chanteuse. Ecrivain. Parolière. Auteur de textes de chansons de variétés. Interprète (2 disques en 1976 et 1977). Auteur de Et l'odeur des Narcisses, en 2009 (prix du Livre Corse en langue française 2010).

CASANOVA Martin: (1834-1898)
Né à Pioghjula. Ecclésiastique. Ecrivain de langue italienne et de langue corse. Poète. Nommé prêtre en 1856, il exerce à L'Isula, Belgudè, Bastia, Ville di Parasu, Poghjula (1863) et enfin Olmi e'Cappella où il termine sa carrière sacerdotale en 1879. Conseiller général d'Olmi e'Cappella en 1859. Polygraphe, il est membre de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse (SSHNC) dès 1879. Auteur d'une pièce de théâtre Pancrazio martire, en 1870, de poésies profanes et sacrées Poesi morali, en 1873, de Il Rosario della Beata Virgine, en 1873, de Pio nono, en 1878... Auteur, en 1889, de La Vérité sur l'origine et la patrie de Christophe Colomb, où il défend la cause de la naissance de celui-ci à Calvi. Chanoine honoraire en 1890.

CASANOVA Mathieu: (1833-1854)
Né à U Poghju di Venacu. Laboureur. En 1850, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Travaux Forcés, pour tentative de meurtre avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

CASANOVA Mattea: (décédée en 2010)
Originaire de Venacu. Fille de Marcu. Enseignante. Poétesse en langue corse.

CASANOVA Michèle (GILVIVARIO):
Artiste peintre. Professeur d'arts plastiques. Elle peint des toiles abstraites qu'elle traite en coloriste. Elle expose à Aiacciu (1977), Bastia (1988), Corti (1990)...

CASANOVA Nicole: (née en 1934)
Originaire de Corti. Journaliste. Traductrice. Ecrivain. Elle traduit plus de 90 textes allemands, et dirige une Bibliothèque allemande, chez Hachette, de 1979 à 1982. Rédactrice de 1974 à 1989 au Quotidien de Paris. Auteur de La ville qui penche (1962) et Mes Allemagnes, souvenirs (1987). Collaboratrice au Monde au Monde diplomatique et à La Quinzaine littéraire. Prix Gérard de Nerval 1999 de la Société des Gens de Lettres pour l'ensemble de ses traductions.

CASANOVA P.: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Ville en 1840.

CASANOVA Paolo: (seizième siècle)
Génois. En 1554, il est nommé commissaire du lieutenant général Agostino Spinola en Corse. Il défend Corti, menacée par les Français et les Corses de Sampieru Corsu.

CASANOVA Paul Jérôme: Voir PORT-MAURICE (de) Léonard.

CASANOVA Paul Elie (1917-1944)
Né à Suddacaro. Officier de paix à Denain (Nord). Membre du mouvement Libération Nord. Il fournit des faux papiers et des renseignements militaires. Arrêté par les Allemands, il est transféré à la prison de Loos-les-Lille (Nord). Condamné à mort et fusillé en 1944. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Suddacaro.

CASANOVA Petru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de E Casevechje, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CASANOVA Petru: (1755-?)
Chanoine de la cathédrale de Bastia. Professeur de français au collège de Bastia en 1812.

CASANOVA Petru: (né en 1920)
Né à A Casanova di Venacu. Enseignant. Ecrivain. Artiste. Auteur de Motti: parólle è cugnóle di a parlata nustrale: termini campagnoli silvu ortu pasturini è di e faccende usuali di a Corsica, un glossaire géographique agro-sylvo-pastoral et des activités traditionnelles de la Corse.

CASANOVA Petru Paulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Sampolu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CASANOVA Pierre: (1883-?)
Administrateur de sociétés. Candidat battu des Républicains Indépendants aux élections législatives de 1919 (il obtient 10510 voix). Il lance pour la première fois l'idée d'Etats Généraux de la Corse.

CASANOVA Pierre: (1912-1977)
Né à Ulmetu. Militaire. Capitaine. Après avoir servi dans la Résistance en Corse, il est parachuté en 1944 en Ardêche, où il organise la résistance locale. Son action permet aux soldats britanniques de repousser les Allemands sur la rive gauche du Rhône. A ce titre il est élevé à la dignité de Membre Honoraire de la Division Militaire de l'Ordre Britannique.

CASANOVA Quirinu: (dix-septième siècle)
D'Orezza. Ecclésiastique. Membre de l'Accademia dei Vagabondi. Auteur de longues fresques d'inspiration sacrées comme La Codula di Adamo ed Eva, La Nascita e passione di Gesu Cristo, La Strage degli Innocenti...

CASANOVA René:
De Sartè. Militant nationaliste. En 1980, il fait partie du commando de l'Affaire Bastelica-Fesch. Il comparait libre au procès de 1981.

CASANOVA Richard: (1959-2008)
Originaire de Balagna. Membre du milieu corse. Il est un des fondateurs et pilier présumé du gang bastiais de La Brise de Mer. Suspecté de plusieurs attaques à main armée et d'un meurtre. Soupçonné d'avoir participé au casse du siècle, à Genève, à la banque suisse de l'UBS, en 1990. Arrêté en 2006, il est libéré 8 mois plus tard pour manque de preuves. Il est assassiné, à Porti Vechju, en 2008.

CASANOVA Robert:
Professeur de Lettres Classiques. Ecrivain. Spécialiste de Jules Michelet. Auteur de Le Périple de Michelet en 1965. Chercheur au CNRS en 1970. Il collabore à l'édition des Oeuvres complètes de Jules Michelet, en 1974. Auteur de Fils de Roi, consacré à la Corse, en 1998, Reliquat. Ensemble Corse, en 2003, prix du Livre Corse en 2004, Invaincu, en 2007...

CASANOVA Santu (Pierre-Toussaint), dit Ziu Santu, U Monacu, U Piligrinu, U Gobbu, U Paisanu: (1850-1936)
Né à Azzana. Originaire d'Arburi. En 1876, il écrit, en italien, Maraviglioso Testamanto di Francesco, morto in Cargese li 18 Maggio 1875, Contrasto curioso fra un Guagnese e un Chiglianese, et Dialetto Corso. En 1889, il fonde A Tramuntanella, Fresca e Zitella, le premier journal dialectal. En 1892, il écrit, en italien aussi, La Morte e i Funerali di Spanetto. En 1896, il fonde A Tramuntana, Fresca e Sana, hebdomadaire politique, humoristique, satirique et littéraire corse, qui sera, pendant une vingtaine d'années, le premier support de la langue corse. Il mène un combat contre la République, ce qui le mène parfois sur le chemin de la xénophobie, de l'antisémitisme, de l'antimaçonnisme et de la défense du religieux face à la laïcisation de la société. En 1903, dans A Tramuntana, Fresca e Sana, il écrit (en corse): Arène, qui n'est Corse ni de nom, ni de cœur, ni de sentiments, a falsifié tous les caractères et, promettant des emplois à qui en veut, il a consommé la ruine morale et matérielle de la Corse. En 1914, il quitte A Tramuntana, Fresca e Sana. En 1927 il publie Primavera Corsa, en prose. En 1930 il publie l'ensemble de ses poèmes rassemblés dans Fiori di Cirnu. Président de la société Salvatore Viale, à Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1931. En 1933, il écrit un grand poème en terza rima, Corsica é Pontenovu, sur la bataille de Pontenovu. En 1934, il écrit une lettre à Francesco Guerri, publiée dans la revue italienne Corsica Antica e Moderna, dans laquelle il démontre l'italianité de la Corse. En 1935, il effectue un séjour en Italie dont le couronnement est une entrevue avec le Duce Benito Mussolini. En 1936, il retourne en Italie pour s'y installer définitivement. Commandeur de la Couronne d'Italie en 1936. Il décède à Livourne en 1936. Ses cendres sont transférées à Arburi en 1962.

CASANOVA Sauveur: (1918-1998)
Né à Corti. Curé de Corti. Vicaire général d'Aiacciu. Evêque de Corse de 1987 à Janvier 1995. Il succède à Jean-Charles Thomas. Il démissionne de ses fonctions en Janvier 1995. Il décède à Corti en 1998.

CASANOVA Sylvestre Bonaventure: (1870-1951)
Né à Sampolu. Curé doyen de Zicavu. Historien de l'Eglise Corse . Auteur de Histoire de l'Eglise Corse, en 4 volumes (1931-1939) et de La Corse et les Etats Généraux de 1789 (en 1931).

CASANOVA Xavier: (né en 1950)
Originaire de Ghisoni. Spécialiste de l'édition de manuels et de supports d'enseignement. Responsable éditorial, chargé de mission, conseiller ou consultant, il collabore chez Bordas, Nathan, Foucher... Vice-président de la Société de Bibliologie. Auteur de Codex Corsicae, en 2005.

CASANOVA d'ARACCIANI Ambroise: (1817-1865)
Originaire de Sarté. Juge d'instruction.

CASANOVA d'ARACCIANI Eugène Antoine François: (1809-1891)
Originaire de Sarté. Directeur des Postes.

CASANOVA d'ARACCIANI Gustave: (1821-1903)
Originaire de Sarté. Il vit 30 ans au Brésil. Premier maire de Pruprià de 1860 à 1865.

CASANOVA d'ARACCIANI Quilicus: (1727-1825)
Originaire de Sarté. Capitaine commandant au Régiment Royal Corse. En 1760, il participe à la bataille de Clostercamp. Chevalier de Saint-Louis.

CASANOVA-SERVAS Marie-Hélène:
Avocate à Aiacciu. Conseillère municipale de Sarrula Carcupinu. Militante nationaliste (Femu a Corsica). Elue conseillère territoriale en 2015.

CASARELI Paulu:
Poète-chanteur spécialiste des Chjami e Rispondi.

CASASOPRANA François: (né en 1975)
Né à Athis Mons (Essone). Juriste. Conseiller municipal d'Aiacciu depuis 2001. Conseiller général (divers gauche) du canton d'Aiacciu III de 2011 à 2015.

CASCIA (da) Antonio: (quinzième siècle)
Evêque du Nebbiu de 1418 à 1431.

CASELLA Cosimu: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1629.

CASELLA Francescu: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1623.

CASELLA Ghjacumu: (dix-huitième siècle)
En Août 1768, il est à Nonza, attaqué par les Français. Avec d'autres chefs Naziunali, il ne peut que capituler. Il est le dernier à sortir du village, seul, après en avoir défendu la tour (il a droit aux honneurs du commandant français). Il est fait prisonnier et conduit à San Fiurenzu.

CASELLA Giovan Antonio: (mort avant 1672)
Génois. Installé à Bunifaziu. Qualifié de Messer.

CASELLA(I) Giovanni: (dix-septième siècle)
Génois. Installé à Bunifaziu. Ecclésiastique. Prêtre en 1603. Cité en 1624 et 1631.

CASELLA(I) Nicolao: (seizième siècle)
Génois. Chef de la citadelle de Corti. En 1563, Giovan Battista Costa lui succède.

CASELLA Petru Antone: (dix-neuvième siècle)
Président de la municipalité de la ville de Bastia de Octobre 1795 à 1796, puis de Juin 1799à 1800. Bâtonnier de l'ordre des avocats de Bastia.

CASELLA Pietro Giovanni: (seizième siècle)
Génois. Podestat de Bastia en 1573.

CASELLA Sebastianu: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1605.

CASENUOVE (da) Raffaelle: (quinzième siècle)
Religieux corse. En 1496, il est grièvement blessé dans une rixe.

CASEVECCHIE ?: (dix-huitième siècle)
Notable bastiais. Podestat de Bastia en 1711.

CASEVECCHIE Antoniu Ghjuseppe: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Bastia en 1840. Il décide de réhabiliter le couvent des missionnaires, devenu vétuste, sale et délabré. En 1842, il fait voter un impôt exceptionnel de 50 centimes sur chaque hectolitre de blé entré dans le port, ceci pour financer les travaux dans la ville.

CASEVECCHIE Ignaziu Maria: (1675-1753)
Né à Centuri. Ecclésiastique. Servite de Marie. Docteur en théologie. Prieur de couvent servite de Gênes en 1718 et 1719. Provincial des Servites de Corse de 1720 à 1723. Supérieur des Servites de Corse de 1730 à 1732 et de 1744 à 1752. Partisan du pouvoir génois.

CASEVECCHIE Philippe: (1802-1888)
Né à Bastia. Juge de paix à Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CASILE Alfred: (1848-1909)
Né à Marseille. Originaire d'Aiacciu. Artiste peintre. Il séjourne en Corse entre 1894 et 1908.

CASILE François Pascal Antoine: (1896-?)
Né à Aiacciu. Originaire de Valli di Mezana. Militaire. Lieutenant lors de la Première Guerre Mondiale, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur à 24 ans. Après l'armistice, il sert au Maroc (guerre du Rif), en Allemagne (en occupation), et en Syrie où il est nommé capitaine. A la déclaration de guerre, il rallie les troupes anglaises et rentre en France en 1941, comme chef d'état major à Grenoble, chargé de l'organisation de la résistance. Il est nommé chef d'état major à la fin de la guerre. Colonel. Commandeur de la Légion d'Honneur.

CASILE Joseph-Marie Séraphin: (1905-2007)
Originaire de Valli di Mezana. Frère de François Pascal Antoine. Résistant dès 1940. Sergent-chef au 1er Bataillon d'Infanterie de Marine, il participe aux campagnes d'Egypte et de Lybie (1940-1941). Il est blessé lors de la bataille d'El Alamein. Il participe, en tant qu'adjudant-chef à la 1ère DFL, aux débarquements en Italie et en Provence, en 1944. Il combat ensuite dans la région de Belfort et en Alsace. Compagnon de la Libération. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de la Libération. Médaille Militaire, Croix de Guerre TOE. Croix de Guerre 39-45. Croix du Combattant Volontaire. Médaille des Blessés. Médaille Coloniale avec agrafes Annam-Tonkin et Bir-Hakeim...

CASILE Marius: (?-1977)
Originaire d'Auccia. Médecin. Maire d'Auccia de 1965 à 1977. Conseiller général de Celavu-Mizzana jusqu'en 1977. Vice-président du Conseil Général de la Corse en 1970. Président du Conseil Général de Corse-du-Sud de 1976 à 1977.

CASILE Paul: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre (paysages, natures mortes) installé à Aiacciu. Il expose à la Bibliothèque Municipale en 1898 et 1899. Il expose Vue d'Ajaccio, Chevaux à la baignade, Rochers à Barbicaja, Vieux livres, Le déjeuner, Lapin, Fraises et cerises...

CASILI Jean: (1959-2009)
Originaire d'Aiacciu. Employé EDF. Homme politique. Membre du Parti Radical Valoisien. Conseiller général (divers droite) d'Aiacciu VI de 2001 à 2009. Vice-président du Conseil Général de Corse-du-Sud de 2004 à 2008. Président de l'Office de l'Habitat de Corse-du-Sud.

CASIMIRI Nonce: (1899-1944)
Né à San Ghjulianu. Résistant. Membre des Forces Françaises de L'intérieur (FFI). Agent de lignes à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes). Membre du groupe de parachutage François Mazier (Organisation de Résistance de l'Armée, ORA)). Il est arrêté sur dénonciation en avril 1944 à Puget-Théniers, emprisonné aux nouvelles prisons à Nice, et tué par les Allemands en représailles (fusillé le 11 juin 1944 à Saint-Julien-du-Verdon (Alpes-de-Haute-Provence) avec 10 autres résistants). Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur la Plaque Commémorative de la cathédrale à Cervioni.

CASIMIRI QUASTANA Carolina:
Originaire de Vicu et Albitreccia. Commerçante. Militante politique (divers droite) et associative (vice-présidente de la pour la Corse des Marianne de la Diversité). Vice-présidente de Via Prugressista Vice-présidente du Parti-Radical Valoisien en 2006. Elue juge au Tribunal de Commerce d'Aiacciu en 2007.

CASINELLI Jean dit Jean Casi: (1934-1968)
Originaire de Calvi. Né en Algérie. Chanteur de variétés. Guitariste. Grand Prix de la chanson corse de Paris en 1964. Auteur de nombreuses chansons sur la ville de Calvi. Il décède lors d'un accident de la route à Calvi en 1968.

CASINI (de) Alberto: (quinzième siècle)
Evêque d'Accia en 1453.

CASINO Pietro: (quinzième siècle)
Magistrat génois. En 1433, il fait partie du Conseil des Huit Magistrats de Gênes, qui juge et condamne à mort Vincentellu d'Istria.

CASONI Filippo: (dix-huitième siècle)
Auteur génois. En 1708, dans Annali della Republica di Genova, il narre la mort de Sampieru Corsu.

CASS Gilbert: (1859-1934)
Né à Zanesville (Ohio). Artiste peintre américain (aquarelliste). Architecte. Il séjourne en Corse en 1898, où il peint Landscape of Corsica.

CASSAGNEAU Jean Joseph Félix: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse de 1897 à 1904. En 1899, il propose à la ville de Bastia l'installation d'un réseau de téléphone urbain, qui est jugé trop onéreux par le conseil municipal, et repoussé à plus tard. En 1903, il met en place une délégation spéciale chargée de remplacer la municipalité démissionnaire de Bastia.

CASSE (du) Albert: (dix-neuvième siècle)
Baron. En 1853, il publie Bonaparte (Joseph et Napoléon). Mémoires et correspondance politique et militaire.

CASSEGRAIN Pierre: (1776-1827)
Né à Bastia. Forgeron. En 1824, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Travaux Forcés, pour vol. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1827.

CASSEL Vincent: (né en 1966)
Né à Paris. Originaire de Vezzani. Fils de Jean-Pierre Cassel et de Sabine Cassel-Lanfranchi. Acteur. Réalisateur et producteur de cinéma.

CASSEL-LANFRANCHI Sabine:
Originaire de Vezzani. Journaliste. Rédactrice en chef des pages gastronomiques du magazine Elle version américaine. Auteure de De mère en fille, la cuisine corse (2003), Recettes d'une grand-mère à sa petite-fille (2009)...

CASSETARI Paul-André: (1900-1944)
Né à Suddacaro. Résistant. Cheminot résistant en Avignon. Il est assassiné par les Allemands en déportation, à Buchenwald (Allemagne), en 1944. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Suddacaro et sur celui de la commune de Bastia.

CASSEIN BASSA (ou PACHA): (seizième siècle)
Turc. En 1555, il commande l'escadre turque (cent navires) de Dragut, qui croise devant l'île d'Elbe et doit rejoindre la flotte française en vue des côtes de Balagna. Il débarque 4000 mille hommes et quatorze canons près de Calvi.

CASSIDU Gabriella: (née en 1983)
Née à Aiacciu. Auteur-compositeur-interprète. Fondatrice de l'école de chant Melodya Centre (2011-2017). Elle sort son premier album Comme une femme en 2017.

CASTA ?: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général de la Corse en 1857

CASTA (di) Ambrughju: (dix-septième siècle)
Du Nebbiu. Nobile Dodeci du Diquà en 1620.

CASTA André:
Il décède, des suites de ses blessures subies lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia, en 1992.

CASTA Ange: (né en 1927)
Né à Marseille. Auteur. Réalisateur. Grand reporter. Licencié es lettres. Diplômé de l'IDHEC. Auteur de plus d'une centaine de films. Lauréat de plusieurs prix nationaux et internationaux. Professeur associé des sciences de la communication à l'Université Lumière-Lyon 2. Il consacre une grande partie de sa carrière à la télévision publique (documentaires, grands reportages, fictions). A travers ses documentaires de création, il témoigne à propos d'un monde qui change au fil des trente glorieuses jusqu'à l'ébranlement de 1968 et les années de crise (De mère en fille, Le temps s'en va madame, La pub, Que viva Mexico !, Beurs...). Membre du conseil pédagogique de la FEMIS. Auteur du film Colomba, tourné en noir et blanc avec dialogues en corse sous-titrés en français, en 1967. Auteur du film La parabole corse en 1994. De 1988 à 1990, il est l'initiateur du groupe Pour que vive la télévision publique aux côtés de Pierre Bourdieu, Max Gallo, Claude Marti, Jean Martin, Christian Pierret, Pierre Moinot... Président de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias) de 2003 à 2007. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CASTA (di) Anton Ghjuvanni: (dix-septième siècle)
Capupopulu du Nebbiu. Nobile Dodeci en 1643.

CASTA (di) Barnabeu: (?-1450)
Capupopulu du Nebbiu. En 1444, avec d'autres Caporali, il refuse la tutelle du Saint-Siège, et rejoint le gouverneur génois Giovanni da Montaldo. Il meurt, lors de la grande épidémie de 1450.

CASTA (di) Barnabeu: (quinzième siècle)
Capupopulu du Nebbiu. En 1461, il s'allie aux insurgés corses de la ligue de Pise, et, avec eux, attend le retour sur l'Ile de Tomassino da Campofregoso, lequel a été emprisonné à Gênes.

CASTA (di) Bernardinu: (dix-septième siècle)
Capupopulu du Nebbiu. Nobile Dodeci en 1643.

CASTA (di) Capuniellu: (quinzième siècle)
Capupopulu du Nebbiu. Pievanu de Brandu. Canonico d'Aleria en 1467-1468.

CASTA (di) Carlu: (?-1490)
Capupopulu du Nebbiu. Fils de Lucianu. En 1442, il aide Paulu della Rocca à reconquérir la Corse. En 1454, il vend le château de Petra Larata à l'Ufficio di San Giorgio. En 1455, il est attaqué, comme tous les Caporali alliés des Génois de l'Ufficio di San Giorgio, par Raffe di Leca, qui a reçu des renforts du Roi d'Aragon, et son allié, le Vice-roi de Sardaigne Berlingero da Rillo. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois. En 1460, avec le gouverneur Marco de Marini, le commissaire Benedetto di Fieschi, l'évêque d'Aiacciu Deodato, et Ghjudicellu di Caghju, le fils de Marianu, ils parcourent l'Ile, qui parait enfin pacifiée. En 1464, il se range aux côtés du Duc de Milan, Francesco Sforza, le nouveau maître de la Corse. En 1466, il est reçu à la cour du Duc de Milan. En 1472, il est le nouveau Vicaire du Peuple, en remplacement de Ghjudicellu di Caghju. Il décide la tenue d'une Cunsulta à Biguglia; ses opposants, eux, en décident une, en même temps, à Tinturaghju. La population de la Terra di U Cumunu fait appel à un des fils de Paulu della Rocca, Vinciguerra, pour le remplacer et rétablir l'ordre et la paix. En 1477, il est aux côtés des Milanais, contre le Génois Tomassino da Campofregoso. Il récupère les terres de Giacobu de Gentile (Brandu), que, en 1479, Tomassino da Campofregoso, revenu au pouvoir, rend à ce dernier.

CASTA (di) Deudatu: (quatorzième siècle)
Capupopulu du Nebbiu. Chanoine. En 1358, il participe, avec Sambucucciu d'Alandu, à la révolution des paysans de la Terra di U Cumunu contre les seigneurs féodaux corses. En 1366, il enraye une révolte des seigneurs hostiles à Gênes contre Sambucucciu d'Alandu. En 1374, il est de ceux qui organisent la rébellion contre Arrigu della Rocca, aidé en secret par Gênes.

CASTA (di) Deudatu: (quinzième siècle)
Capupopulu du Nebbiu. En 1410, il s'allie à Vincentellu d'Istria pour attaquer le gouverneur Andrea Lomellino. En 1414, Il aide le gouverneur Raffaello da Montaldo, avec l'appui des seigneurs du Capicorsu, et d'autres Capipopuli, à combattre Vincentellu d'Istria, près de Mariana, où ce dernier est battu. En 1451, le nouveau gouverneur génois, avec l'aide de Marianu di Caghju, le fait emprisonner, ainsi que d'autres Caporali. Il est libéré grâce à l'intervention du Doge de Gênes Pietro da Campofregoso.

CASTA (di) Deudatu: (seizième siècle)
Du Nebbiu. En 1527, il est le Pievanu de la piève de l'Ostriconi.

CASTA Don Paul: (1769-?)
Né à Santu Petru di Tenda. Juge de paix du canton de Santu Petru di Tenda. Conseiller général de la Corse en 1817. Il démissionne en 1825.

CASTA Dominique: (1922-2007)
Né à Calinzana. Engagé dans les Chasseurs Alpins dès 1940, il est fait prisonnier. Parvenu à s'évader il entre dans la Résistance. En 1945, il s'engage dans le corps expéditionnaire français contre le Japon, puis participe à la campagne d'Indochine, dans les Commandos Marine, jusqu'en 1953. Nommé adjudant-chef en 1955. Plongeur de combat, à Calvi, de 1959 à 1961. Il termine sa carrière à Tahiti en 1963, et s'y installe définitivement en 1970. Il y décède en 2007. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45 avec citation. Médaille Militaire. La 272ème promotion de l'Ecole Nationale des Sous-Officiers d'Active (ENSOA) de 2011 porte son nom.

CASTA François: (1920-2007)
Originaire de Rutali. Ecclésiastique. Chanoine. Théologien. Ordonné prêtre en 1945. Curé d'Antisanti jusqu'en 1950. Vicaire de la paroisse de San Roccu à Aiacciu, de 1950 à 1960. Curé de Lucciana de 1960 à 1965. Curé de L'Isula et Munticellu de 1965 à 1996 (vicaire forain de Balagna de 1972 à 1992). Médaillé de la Jeunesse et des Sports. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

CASTA François Joseph: (1919-2011)
Né à Calinzana. Frère de Dominique. Ecclésiastique. Historien. Docteur en théologie. Aumônier militaire parachutiste, il s'illustre durant la seconde guerre mondiale, la guerre d'Indochine et la guerre d'Algérie. Il se retire en Corse en 1965. Mis à la disposition du diocèse d'Aiacciu, il participe activement à la création de la paroisse Santa Munica de l'Isulella, à Pitrusedda, dont il sera le curé de 1975 à 2006. Conservateur des Archives Diocésaines à Aiacciu. Auteur de Le drame spirituel de l'Armée, en 1962, de Evêques et Curés corses dans la tradition pastorale du Concile de Trente (1570-1620), une thèse de théologie, parue en 1964, de Le Diocèse d'Ajaccio, paru en 1974, de Histoire d'Ajaccio (1992), de Paroisses et communes de France-Corse (1998), Homme de Dieu, Homme de guerre (2009). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Grand-croix de la Légion d'honneur en 2003. Croix de Guerre 1939-1945 (1 palme, 1 étoile d'argent). Croix de Guerre des TOE (2 palmes, 3 étoiles de vermeil). Croix de la Valeur Militaire (1 étoile d'argent). Croix du Combattant. Croix du Combattant Volontaire.

CASTA (di) Ghjudice: (quinzième siècle)
Capupopulu du Nebbiu. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il est aux côtés de Ghjuvan Paulu di Leca, contre les seigneurs corses partisans de l'Ufficio di San Giorgio. Ennemi des Génois, il s'exile en Sardaigne, avec de nombreux Caporali, vers 1490. En 1493, les Génois demandent à Ferdinand II Le Catholique, son extradition de Sardaigne, avec d'autres Caporali en exil. Celui-ci refuse.

CASTA (di) Ghjudice: (seizième siècle)
Capupopulu du Nebbiu. Nobile Dodeci en 1559.

CASTA (di) Ghjudicellu: (seizième siècle)
Caporale du Nebbiu. En 1528, installé à San Fiurenzu, il signale aux Génois que des habitants de Santu Petru di Tenda en veulent à la vie de Terramu di Nuvella, de Belgudè.

CASTA (di) Ghjuvanni (Ghjuvaninellu): (?-1465)
Capupopulu du Nebbiu. Fils de Lucianu. En 1442, il aide Paulu della Rocca à reconquérir la Corse. En 1465, il meurt lors un combat entre les troupes de Rinucciu di Leca et celles de Ghjuvan Paulu di Leca, avec lequel il est allié.

CASTA (di) Grimaldu: (seizième siècle)
Caporale du Nebbiu. Lors de la guerre contre les Français, en 1553, il est aux côtés des Génois, avant de passer du côté des Français. A Gênes, sa tête est mise à prix pour 300 écus.

CASTA Jean: (1924-2013)
Né à Bastia. Musicien (organiste). Il a réalisé une centaine d'enregistrements pour les télévisions et radios françaises et étrangères.

CASTA Jean:
Ingenieur. Economiste. Urbaniste. Docteur en Géographie du Développement. Diplômé en Etudes Approfondies de Sciences Politiques. Président de Euro-Mediterranea.

CASTA Laeticia (Marie-Laure): (née en 1978)
Née à Pont-Audemer (Eure). Originaire de Lumiu. Mannequin top modèle de notoriété mondiale. Actrice de cinéma et de théâtre. Elle sert de modèle pour le buste de Marianne en 2000. Membre du jury de la Mostra de Venise en 2012. Nommée ambassadrice de l'UNICEF France pour la défense des droits des enfants dans les conflits armés en 2016. Chevalier des Arts et Lettres.
Voir le site de Laeticia CASTA.

CASTA (di) Lucianu: (mort vers 1453)
Capupopulu du Nebbiu. En 1417, avec les évêques corses Ambrughju et Ghjuvanni d'Omessa, et leurs partisans, il demande à Gênes le retour en Corse de l'ancien gouverneur Raffaello da Montaldo, pour remplacer Pietro Squarciafico. En 1420, allié à Vincentellu d'Istria, il participe au siège de Biguglia, et bat les Génois d'Abramo da Campofregoso, à Furiani. Pour le remercier Vincentellu d'Istria lui confie le château de Petra Larata. En 1430, lors de la création de la ligue d'opposition à Vincentellu d'Istria il reste fidèle à ce dernier. Il résiste aux troupes de la ligue, 300 hommes environ, à Loretu. En 1435, il est en conflit avec Simone da Mare, qu'il estime trop attaché à Gênes. En 1437, avec Opiccinu Lucitano et des Caporali partisans de Simone da Mare, il prend les armes contre les Génois des frères da Montaldo, soutenus par Rinucciu di Leca. En 1439, avec tous les Capipopuli fidèles au gouverneur Janus da Campofregoso, il est gratifié d'une confortable pension. Il sauve Rinucciu di Leca lors d'un combat contre les troupes d'Ambrughju d'Omessa, ce qui lui vaut d'être emprisonné par le gouverneur Janus da Campofregoso. En 1444, avec d'autres Caporali, il refuse la tutelle du Saint-Siège, et rejoint le gouverneur génois Giovanni da Montaldo. En 1451, le nouveau gouverneur génois, avec l'aide de Marianu di Caghju, le fait emprisonner, ainsi que d'autres Caporali. Il est libéré grâce à l'intervention du Doge de Gênes Pietro da Campofregoso.

CASTA (di) Ludovicu: (seizième siècle)
Caporale du Nebbiu. En 1564, il est avec Sampieru Corsu, lorsque ce dernier débarque de Marseille pour commencer sa révolte contre les Génois. En 1566, à une Cunsulta tenue dans le village d'Altiani, entre Corti et Aleria, il est nommé capitaine de cavalerie par Sampieru Corsu.

CASTA Marie-Ange: (née en 1990)
Née à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Originaire de Lumiu. Soeur de Laeticia. Mannequin. Comédienne.

CASTA Michel:
Originaire de Calinzana. Maître de conférences à l'IUFM d'Amiens. Auteur de Le prêtre corse au XIXème siècle, paru en 1997. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Auteur de Histoire et mémoire des Giovannali (2012).

CASTA Paulu Maria: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. Rettore di Barrettali. En Novembre 1749, il assiste, avec 13 autres académiciens, à la première séance de l'Accademia dei Vagabondi au cours de laquelle le marquis de Cursay prononce un discours d'inauguration.

CASTA (di) Petrantone: (seizième siècle)
Caporale du Nebbiu. Allié de Sampieru Corsu. Après la guerre entre Français et Génois, il est envoyé en exil. En 1565, il fait partie des cent cinquante exilés corses qui débarquent d'Italie, pour aider Sampieru Corsu dans sa reconquête de la Corse, contre les Génois. En 1566, à une Cunsulta tenue à Altiani, entre Corti et Aleria, il est nommé capitaine d'infanterie par Sampieru Corsu. En 1566, il est à Borgu di Mariana, avec les troupes de Antoniu di San Fiurenzu. Il y affronte treize compagnies génoises, commandées par Petrandria di Casta. Les Corses sont battus et obligés de se retirer à Bigornu. Nobile Dodeci en 1567. En 1568, devenu allié des Génois, et avec d'autres Caporali corses, il attaque et bat Luziu della Casabianca, allié d'Alfonsu d'Ornanu, à Ampugnani.

CASTA Philippe: (vingtième siècle)
Né à Toulon. Artiste peintre (paysages) installé à Aiacciu. Il expose en Corse dans les années 1930-1940.

CASTA Pierre-Jean: (né en 1946)
Maire de Petralba. Conseiller territorial (droite) de 1998 à 2004.

CASTA (di) Raffaellu: (seizième siècle)
Caporale du Nebbiu. Lors de la guerre contre les Français, en 1553, il est aux côtés des Génois.

CASTA (di) Rinucciu: (quinzième siècle)
Capupopulu du Nebbiu. En 1483, à une Cunsulta, tenue à Lagu Benedettu, il se range aux côtés du Toscan Gherardo da Montagnara, élu Comte de Corse.

CASTA (di) Ristorcellu: (seizième siècle)
Caporale du Nebbiu. Pievanu de San Quilicu en 1520. En 1568, avec les Génois et d'autres Caporali corses, il attaque et bat Luziu della Casabianca, allié d'Alfonsu d'Ornanu, à Ampugnani. Il attaque Omessa et y remporte un succès sans lendemain.

CASTA (di) Roccheggiana: (quinzième siècle)
Fille de Vinciguerra. En 1496, elle épouse, contre l'avis de l'Ufficio di San Giorgio, Parigi de Gentile, le fils de Vinciguerra d'Erbalunga.

CASTA Santu: (né en 1940)
Enseignant. Ecrivain. Romancier. Poète. Nouvelliste. Grammairien. Traducteur. Spécialiste de linguistique et de syntaxe. Il collabore à la revue littéraire Rigiru. Auteur de L'acelli di u Sariseu, qui obtient le Prix du Livre Corse en langue corse, en 1998, U Ingallaratu (Prix du Livre Corse (catégorie langue corse) 2011), Maria Stella (2013)...

CASTA (di) Terramu: (?-1514)
Caporale du Nebbiu. Fils de Lucianu. En 1492, il est en procès avec Vincentellu di Casta. En 1498, il est aux côtés des troupes génoises de l'Ufficio di San Giorgio, pour combattre Ghjuvan Paulu di Leca, de retour d'exil. En 1514, à Poghju (ou San Cervone) d'Oletta, un désaccord entre sa famille et celle de Vincentellu di Casta amène une Vindetta qui se termine par sa mort et celle de vingt-cinq personnes. En 1523, ses fils reprennent la Vindetta.

CASTA (di) Vincentellu: (?-1515)
Caporale du Nebbiu. En 1483, à une Cunsulta, tenue à Lagu Benedettu, il se range aux côtés du Toscan Gherardo da Montagnara, élu Comte de Corse. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il reste fidèle, comme tous les Caporali alliés des Génois, à l'Ufficio di San Giorgio, contre Ghjuvan Paulu di Leca et ses partisans. En 1488, il est battu, par ce dernier, avec les Génois de Andrione Conte et Ambrogio de Negri. En 1489, il fait partie des forces du Génois Filippino de Fieschi, contre le Cinarchese. En 1492, il est en procès avec Terramu di Casta. En 1496, Rinucciu della Rocca élabore un projet d'union avec lui: une des filles de celui-ci épousera un de ses fils; l'Ufficio di San Giorgio donne son accord à ce mariage. Nobile Dodeci en 1498. En 1501, il rejoint les troupes génoises qui vont combattre Ghjuvan Paulu di Leca. En 1514, à Poghju (ou San Cervone) d'Oletta, un désaccord entre sa famille et celle de Terramu di Casta se termine par la mort de vingt-cinq personnes. Il meurt en 1515. En 1523, ses fils reprennent la Vindetta.

CASTA (di) Vinciguerra: (quinzième siècle)
Capupopulu du Nebbiu. Frère de Vincentellu. En 1483, à une Cunsulta, tenue à Lagu Benedettu, il se range aux côtés du Toscan, Gherardo da Montagnara, élu Comte de Corse. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il reste fidèle, comme tous les Caporali alliés des Génois, à l'Ufficio di San Giorgio, contre Ghjuvan Paulu di Leca et ses partisans.

CASTA Virginius: (1815-1855)
Originaire de Casta. Avocat. En 1848, il est membre du Cercle Littéraire de Lecture, fondé par des démocrates de gauche.

CASTA CORSO (di) Petrandria dit Piero Andrea da Capo Corso: (?-1593)
Lieutenant à la compagnie du comte de Beynes, au service du roi de France en 1558. Allié des Génois, en 1564, il s'oppose à Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa reconquête de la Corse. Il combat avec les troupes du Génois Nicolo de Negri. Il est fait prisonnier à Ponte à A'Leccia. En 1566, il commande treize compagnies génoises, et bat, à Borgu di Mariana, les troupes corses de Antoniu di San Fiurenzu. Il les oblige de se retirer à Bigornu. Sergent-major de compagnies corses au service de Gênes. Il meurt à Gênes en 1593.

CASTAGNA Bernardo: (seizième siècle)
Génois. En 1552, il est envoyé en Corse comme commissaire, pour remplacer le gouverneur Lamba Doria, destitué. Sa mission, entre autres, est de vérifier l'état des défenses de Bunifaziu et Calvi. En 1553, devant l'avance des Français, il s'enfuit à Gênes.

CASTAGNI François: (1836-1869)
Né à Bastia. Décrotteur. En 1852, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Réclusion, pour tentative de viol. En 1868, à Montpellier (Hérault), il est condamné à 10 ans de Travaux Forcés, pour attentats à la pudeur sur enfants de moins de 13 ans. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1869.

CASTAGNINI ?: (vingtième siècle)
Artiste peintre bastiais formé à l'Académie de Peinture de la Corse. Il débute en 1930.

CASTAGNOLA: Voir NEGRONI (de).

CASTAGNOLA Antonio Francesco: (1672-1750)
Génois installé à Ruglianu. Issu de la famille de Negroni. En 1720, il faut effectuer des travaux considérables au couvent San Francescu de Ruglianu.

CASTAGNOLA Carlo: (dix-septième siècle)
Génois. Podestat de Bastia en 1643-1644 et 1653-1654.

CASTAGNOLA Francescu Maria: (1660-?)
Originaire d'Algaiola. Ecclésiastique. Prêtre. Recteur d'Algaiola. Vicaire forain de la piève d'Aregnu.

CASTAGNOLA Giacomo: (dix-septième siècle)
Génois. Podestat de Bastia en 1663-1664, année où, pour un désaccord avec le gouverneur, il est emprisonné.

CASTAGNOLA Giuliano: (?-1620)
Génois. Evêque du Nebbiu de 1612 à 1620. Il remplace Giacomo Ruscone. En 1613, lors d'un synode, il fustige les anciennes croyances. En 1614, concernant l'interdiction du port d'armes faite aux prêtres, il précise que le port d'une lance ou d'un sabre, est cependant concédé pendant les voyages qui subodorent une inimité. En 1617, considérant la pauvreté de la population de Rutali, il transfère le titre de San Vitu à l'église de Santu Cesariu. Il décède en 1620.

CASTAGNOLA Gottardo: (?-1608)
Capitano. Négociant à Bastia. Fermier des revenus de l'évêché du Nebbiu. Podestat de Bastia en 1607-1608.

CASTAGNOLA Ludovico: (dix-septième siècle)
Capitano. Fils de Gottardo. Notable de Bastia. Alfiere en 1616. Podestat de Bastia en 1631-1632.

CASTAGNOLA (de NEGRONI) Paulu Maria Ghjuvan Ghjacumu: (1754-1628)
Né à Ruglianu. Marquis de Negroni. Colonel de la Garde Nationale.

CASTAGNOLA Simone: (seizième siècle)
Génois. Frère de Gottardo. Podestat de Bastia en 1590-1591 et 1605-1606.

CASTAGNOLI ?: (dix-huitième siècle)
Nobile d'Algaiola, (un des I Quattru di Algaiola). En Avril 1758 à Curbara, il rencontre Pasquale Paoli qui lui demande l'utilisation du port d'Algaiola. Craignant les représailles génoises, il refuse.

CASTANES ?: (dix-huitième siècle)
Avocat général du Conseil Supérieur de la Corse en 1788.

CASTEL Eric dit ERIC: (né en 1915)
Né à Lyon. Affichiste. Il est l'auteur d'une affiche sur la Corse, réalisée en 1952, pour Air France.

CASTELA Jean: (né en 1956)
Professeur d'histoire et de géographie à l'université de Corti. Militant nationaliste. Membre du STI (Sindicatu di i Travagliadori di l'Insignamentu). Accusé, avec Vincent Andriuzzi, d´avoir décidé l´assassinat du préfet Érignac, il est arrêté en 1999, et est condamné, 2003, à trente ans de réclusion. Il est rejugé en appel, et acquitté en 2006.

CASTELLANI Antoine François: (1883-1923)
Né à Ota. Militaire. Lieutenant au 3ème Régiment Etranger. Tué au combat à Bou Khamoud (Maroc), en 1923. Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune d'Ota.

CASTELLANI Franck: (né en 1974)
Originaire du Niolu. Enseignant. Musicien. Ecrivain. Poète. Auteur de A funtana d'Arbaghjolu (2012).

CASTELLANI Jean-Baptiste: (né en 1947)
Maire de Calacuccia depuis 1995. Conseiller général (UMP) du canton de Niolu-Omessa de 1992 à 2015.

CASTELLANI Jean-Gabriel: (né en 1946)
Né à Bastia. Originaire du Casacconi et du Niolu. Cadre bancaire en retraite. Il rentre en Corse en 2004, où il réside à San Martinu di Lota. Il collabore occasionellement à la revue Corsica (n°30 octobre 2009...). Auteur de L'Affaire de Prunelli 1814-1827, paru en 2009.

CASTELLANI Jean-Pierre:
Né à Aiacciu. Originaire de Marignana. Agrégé d'espagnol. Professeur Emérite, il enseigne les Langues et Cultures Hispaniques du XXe siècle à l'université François-Rabelais de Tours. Chargé de cours à l'Université de Corse de 1987 à 2009. Spécialiste dans la littérature de l'espace autobiographique. Spécialiste des médias, de cinéma, des littérature et civlisation hispaniques. Fondateur, en 1997, des Semaines du Cinéma Espagnol, à Aiacciu. Vice président de la Société Internationale d'Etudes Yourcenariennes (SIEY). Membre de l'Association Internationale des Critiques Littéraires (AICL). Membre du conseil d'administration de l'association Corsica Diaspora. Il publie de nombreux ouvrages et articles dans le domaine de la langue et de la littérature française et espagnole ainsi que du discours de la presse et du cinéma. Auteur de Marguerite  Yourcenar, une écriture de la mémoire et Marguerite Yourcenar et l'Art, l'Art de Marguerite Yourcenar (en co-direction, 1990), Décrypter la presse écrite espagnole (2000), El embrujo de Shangai: la novela de Juan Marsé y la película de Fernando Trueba, (en coordination, 2003), Goya en Burdeos  de Carlos Saura (en coordination, 2005), Goodbye Rabelais, Figures libres : Yourcenar, Almodóvar,Umbral… Samuel Tastet (2006), Une enfance corse, avec Leïla Sebbar (2010), Je, Marguerite Yourcenar, d'un Je à l'Autre (2011)... Auteur, avec Jean-Jacques Colonna d'Istria, d'un recueil de textes écrit par une trentaine d'auteurs corses, Mémoire(s) de Corse, en 2012, de Portraits de Corses avec Christine Bottero (2016)...

CASTELLANI José: (né en 1963)
Originaire de Bastia. Artiste peintre autodidacte. Coloriste. Sa première exposition a lieu à Bastia, en 2012.

CASTELLANI Joseph: (1791-1854)
De Santa Riparata di Balagna. Evêque titulaire de Porphyre. Il est enterré à Saint Louis des Français, à Rome.

CASTELLANI Joseph: Voir CRISTIANI François.

CASTELLANI Jules: (1901-1971)
Né à Nuceta. Député (Union Démocratique et Socialiste de la Résistance) de Madagascar de 1946 à 1951. Il décède à Paris en 1971.

CASTELLANI Laetizia:
Originaire d'Aregnu. Docteur en Histoire de l'Université de Corse (mention Histoire moderne et contemporaine). Elle collabore à la revue Etudes Corses (Les enfants trouvés en Balagne (fin XVIIIe au XIXe siècle), en 2008) Elle participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Auteur de Balagne rurale, économie et société de l'époque moderne à la fin du XIXème siècle, en 2014.

CASTELLANI Michel: (né en 1946)
Né à Bastia. Professeur des universités. Agrégé d'Economie. Chercheur au CNRS. Docteur en Sciences Economiques. Militant de la langue corse. Il est un des membres fondateurs Scola Corsa en 1971. Il participe à la création de la Cunsulta di i Studienti Corsi (CSC), en 1974. Militant autonomiste, il rejoint l'ARC (il est présent à Aleria, en 1975), puis l'APC, puis l'UPC. en 1975, il fait partie (il est chargé des questions démographiques) de la délégation de de l'ARC, composée de 8 membres, qui est reçue à Paris par Libert Bou. Il collabore au journal Arritti. Membre de l'Assemblée de Corse de 1982 à 1987. Vice-président du Conseil de la Culture, de l'Education et du Cadre de Vie de la Corse de 1984 à 1991. Conseiller municipal de Bastia de 1989 à 1995, réélu en 2008. Vice-président du Haut-Conseil des Langues de France depuis 1995. Responsable du programme INTERREG Universités de Pise et de Corse, (Hommes, Cultures et Sociétés) de 1995 à 1999 Il milite aux groupes Leva Demucrazia è Libertà et Mossa Naziunale (2000). Il rejoint le PNC en 2002. Réélu conseiller territorial de 2010 à 2015. Adjoint au maire de Bastia depuis 2014. Auteur de Une montagne dans l'Amer (1994). Elu député (Pè a Corsica) de la Haute-Corse en 2017.

CASTELLANI Pascaline: (née en 1954)
Originaire de Piana. Avocate. Attachée territoriale. Maire de Piana depuis 2001. Conseillère territoriale (divers gauche) de 2004 à 2015. Vice-présidente de l'Assemblée de Corse de 2010 à 2015. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

CASTELLANI-LEONZI Charles: (1838-1913)
Né à Bruxelles. Artiste peintre.

CASTELLANI-LEANDRI Paul-Michel:
Originaire de Sarté. Maître formateur. Auteur d'une méthode de lecture révolutionnaire, basée sur les principes fondamentaux. Diplômé de l'Institut Supérieur des Sciences et Théologie des Religions. Fondateur, avec Joseph Comiti, de l'association Corses Debout, en 2000. A l'origine de la création de l'Observatoire de la Corse Corsu e Fieru, en 2002. Président de la Ligue pour les droits de la Corse et des Corses.

CASTELLARE (di) Antone Paulu: (seizième siècle)
Caporale de Casinca. En 1564, il est avec Sampieru Corsu, lorsque ce dernier débarque de Marseille pour commencer sa révolte contre les Génois. Il abandonne ensuite Sampieru Corsu, pour rejoindre le camp génois.

CASTELLARE (di) Ghjuvanni Paulu: (dix-septième siècle)
Notable corse. Nobile Dodeci du Diquà en 1620.

CASTELLI ?: (seizième siècle)
Capitano. En 1559, après le retour de la Corse à Gênes, il remet à Leonardu di Corti, la ville de Corti.

CASTELLI Alfonsu: (?-1568)
De Bastia. Un des fondateurs de la famille Castelli, de Bastia.

CASTELLI Andria: (1660-?)
De Bastia. Fils de Mighele. En 1681 et 1691, il est élu Nobile Trente di Corsica.

CASTELLI Antoine-Marie dit CASTELLI PACHA: (1845-1916)
Né à Bunifaziu. Fils de Ghjacumu. Directeur des bureaux européens au ministère égyptien de la justice. Conseiller du Khédive (vice-roi) d'Egypte. Pacha d'Egypte.

CASTELLI (de) Antoniu Maria: (1726-?)
Né à Calvi. En 1769, il est nommé juge royal au siège de Calvi. Il participe à l'élection du député de la noblesse de Calvi en 1789. En Novembre 1775, il est reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse.

CASTELLI Dumenicu: (1695-?)
De Bastia. Fils de Andria.

CASTELLI Francescu Maria: (1875-1929)
Né à Carchetu. Bandit. il terrorise les cantons d'Orezza, Alisgiani et Petra di Verde. Il commet un meurtre (de jeu) en 1905 et prend le maquis. Presque aussitôt, il se rend aux gendarmes de Pedicroce et est condamné, en 1907, à Bastia, à 5 ans de prison et autant d'interdiction de séjour. Libéré en 1911, il prend le maquis après une rixe. Il tue alors un gendarme, puis commet un nouveau meurtre en Castagniccia. En 1912, il tue une habitante de Carchetu, puis un témoin de son procès. En 1917, il assassine un vieux berger qu'il soupçonne de l'espionner. En 1921, il abat son guide auquel il reproche de l'avoir dénoncé aux gendarmes. En 1924, il se porte candidat aux élections législatives mais sa candidature est annulée. Il est abattu, en 1929, lors d'un traquenard, à Chjatra.

CASTELLI Ghjacumu: (1800-1871)
Né à Bunifaziu. Issu d'une famille génoise établie à Bunifaziu au XVIIème siècle.

CASTELLI (de) Ghjuseppu Maria: (1746-1820)
Né à Calvi. Fils de Antoniu Maria. Assesseur de la justice royale de Sartè en 1774, procureur du Roi à Vicu en 1781, juge royal à Corti en 1786, conseiller au Conseil Supérieur de la Corse en 1789, membre de l'administration centrale du Département du Golu en 1799, membre du Tribunal Criminel Extraordinaire créé par André François Miot de Melito, en 1801. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1810, il représente le Département du Liamone, plus précisément la ville d'Aiacciu, au mariage de Napoléon 1er. En 1811, il est le premier Président de la Cour Impériale d'Appel qui siège pour la première fois dans le palais des Jésuites à Aiacciu, où il siège jusqu'en 1816. Il est remplacé par le chevalier de Mézard en 1816. Député de la Corse à la Chambre de 1816 à 1819. Premier président honoraire de la Cour Royale de Bastia. Il décède à Paris en 1820.

CASTELLI (de) Ghjuvan Andria: (1726-?)
Né à Calvi. Frère d'Antoniu Maria. Il participe à l'élection du député de la noblesse de Calvi en 1789. En Novembre 1775, il est reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse.

CASTELLI Jean-Louis: (1922-1995)
Originaire de Bunifaziu. Photographe de plateau de cinéma. Il travaille avec les plus grands metteurs en scène (Franju, Bunuel, Tati, Lautner, Sautet, Autant-Lara...).

CASTELLI Joseph: (1832-1896)
Né à Bunifaziu. Fils de Ghjacumu. Ecclésiastique. Chanoine de l'église parisienne de La Madeleine. Aumônier de Napoléon III. Evêque in partibus infidelium.

CASTELLI Joseph: (né en 1948)
Né à A Penta di Casinca. Commerçant. Maire (communiste puis divers gauche en 1986) de A Penta di Casinca de 1982 à 2010. Conseiller général du canton de U Viscuvatu de 1982 à 2015 (vice-président du Conseil Général de Haute-Corse. Député suppléant de Paul Giacobbi de 2002 à 2007. Président du Conseil Général de Haute-Corse de 2010 à 2014. Elu sénateur de Haute-Corse en 2014.

CASTELLI Marcel: (né en 1922)
Originaire de Biguglia. Artiste peintre.

CASTELLI (de) Marie-Joseph Louis Dominique: (1856-1933)
Né à Issingeaux (Haute-Loire). Originaire de Calvi. Lieutenant aux Chasseurs à Cheval en 1880, puis capitaine en 1882. Lieutenant-colonel au 5ème Dragons en 1898. Colonel au 13ème Chasseurs en 1902. Général de brigade en 1907. Général de division en 1912, il démissionne en 1914. Commandeur de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre du Nichan-Iftickar. Chevalier de l'Ordre de Léopold de Belgique. Officier de l'Ordre de l'Annam. Commandeur de l'Ordre de Saint-Stanislas de Russie. Médaille Interalliée 1914-1918. Médaille commémorative de la Grande Guerre.

CASTELLI Michèle: (née en 1944)
Originaire de Balagna. Ecrivain. Romancière. Auteur de Marie di Lola, une enfance en Corse en 1900, en 1982, de Marie di Lola II, Rue Château-Payan, en 1984, qui obtient le Prix du Livre Corse en 1985. Auteur de La veuve blanche en 1998. Elle collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

CASTELLI Mighele: (dix-septième siècle)
De Bastia. Fils d'Alfonsu. En 1660, il est nommé, lieutenant du gouverneur de la Corse. En 1661 et 1663, il est élu Nobile Trente di Corsica.

CASTELLI Pierre-François: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général de la Corse en 1857. Maire républicain radical d'Omessa en 1892.

CASTELLI Saveriu: (dix-huitième siècle)
Peintre corse installé à Bastia. On retrouve de ses oeuvres peintes à Brandu à partir de 1684.

CASTELLI Yannick: (né en 1975)
Originaire de A Penta di Casinca. Fils de Joseph. Maire de A Penta di Casinca depuis 2010. Conseiller territorial (groupe Democrates, Socialistes et Radicaux) de 2010 à 2015. Conseiller départemental (divers gauche) du nouveau canton de Casinca Fiumaltu depuis 2015. Septième vice-président du Conseil Départemental de Haute-Corse.

CASTELLI-PROFIZI Pascale:
Originaire de Conca. Artiste peintre. Décoratrice. Comédienne. Chanteuse. Mannequin.

CASTELLIN Philippe: (né en 1948)
Né à Isle sur Sorgue dans le Vaucluse. Installé en Corse. Ancien élève de l'E.N.S Ulm. Agrégé de philosophie. Docteur en linguistique et sémiologie. Capitaine de pêche. Plongeur professionnel. Poète. (concerné par le développement de la poésie visuelle). Membre co-fondateur, avec Jean Torregrosa, du groupe multimédia Akhenaton, en 1984. Il participe régulièrement aux diverses expositions, lectures, mail art et performances liées à l'actualité internationale des poésies contemporaines. Directeur de publication de DOC(K)S depuis 1990. Très impliqué dans l'exploration des nouvelles technologies, CD, CD Rom et web, domaines où il joue un rôle de pionnier en réalisant de nombreux travaux de poésie animée programmée par ordinateur, en fondant avec Akhenaton (en 1997) l'un des premiers sites de poésie expérimentale sur le web. Membre de l'association I Culori d'Umani. Auteur, avec Jean-Marie Arrighi, de Disinganno interno alla guerra di Corsica, paru en 1983, d'un conte, Les Grandes Herbes, en 2010, traduit en cinq langues et enregistré sur DVD... Prix du Livre Corse 2016 avec Répliques. De la violence en général et en Corse parfois (2016).

CASTELLINI Augustin: (dix-neuvième siècle)
Négociant. Président du tribunal de commerce de Bastia. En 1818, il est membre résident (et trésorier en 1823) de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CASTELLINI Françoise: (vingtième siècle)
Née à Bastia. Artiste peintre (scènes, paysages). Elle se fait connaître à Marseille, en 1928, à l'exposition de la revue U Laricciu. Elle expose au Salon des Artistes Français de 1932, une oeuvre intitulée Au marché de Bastia, à celui de 1933, Le vieux port de Marseille au matin, et en 1934, Paysage. Auteur également de toiles intitulées Poissonnières à Bastia, Bastia, fontaine neuve, Un coin du Cap Corse...

CASTELLINO Alexandre: (seizième siècle)
Peintre à Bastia. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse entre 1583 et 1627.

CASTELLO (di) Fulcone: (douzième siècle)
Citoyen génois. En 1138, avec dix galères, il prend Bunifaziu aux Pisans. Cette action est une initiative purement privée.

CASTELLO (de) Johannes: (quatorzième siècle)
Evêque de Mariana de 1353 à 1363.

CASTELLO Saveriu: (dix-septième siècle)
Peintre corse installé à Bastia. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse entre 1691 et 1716.

CASTELLU (di) Arrigu: (seizième siècle)
Notable corse. En 1584, le gouverneur général Stefano da Passano lui accorde une patente de notaire.

CASTELLU (di) Ghjuvanettu: (seizième siècle)
En 1584, il est l'un des Nobili Dodeci du Diquà. Il paraphe seize requêtes, parmi lesquelles, le retour aux anciennes unités de poids et mesures, la poursuite des travaux concernant les tours du littoral, la remise en état du pont de Lagu Benedettu, une meilleure réglementation sur la vente du sel, une intensification de la lutte contre les crimes de sang, etc...

CASTELLUCCI Ezio: (1914-1993)
Artiste peintre italien. Illustrateur. Caricaturiste. Il visite la Corse et expose ses tableaux en 1929, à Paris.

CASTELNAU (de CURRIERES de) Edouard: (1851-1944)
Général. En 1914, il commande la IIIème Armée, à laquelle appartient le 173ème Régiment d'Infanterie, le Régiment des Corses.

CASTERET Anne: (décédée en 1996)
Née en Corse. Artiste peintre (école de Montmartre). Elle séjourne très régulièrement en Corse.

CASTIGLIONI Niculaiu: (1592-?)
Né à Castiglione. Peintre de l'école italienne domicilié à Bastia. On retrouve de ses oeuvres peintes à Bastia entre 1615 et 1651 (Olmeta di Tuda, Ville di Petrabugnu, Pianellu...).

CASTINELLI ?: (dix-neuvième siècle)
Chirurgien à Pise. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CASTINETA: Voir AMBROSI Ghjuvanni Ghjacumu.

CASTOLA Francis: (1945-2005)
Nationaliste. Membre du MPA. Connu des services de police comme ayant appartenu au grand banditisme. Il est assassiné à Aiacciu en 2005.

CASTORIANO Béatrice:
De Bastia. Professeur d'espagnol à l'Université de Corti. Traductrice. Illustratrice. Guide-interprète. Poète. Ecrivain. Auteur de Les images sont comme ça, Prix de Livre Corse 2009.

CASTRIES (de) Charles: (1727-1801)
Marquis. Maréchal de France. En Novembre 1756, pour assurer l'empire dans la Méditerranée, les Français font garder les côtes de Corse, par crainte que leurs ennemis, en accord avec Pasquale Paoli, ne s'emparent de quelques ports. Il débarque donc à Calvi, avec six bataillons, un détachement du Corps Royal et 200 canonniers, soit 4000 hommes en tout. Les Français gardent les ports de Calvi, Aiacciu et San Fiurenzu, leurs alliés génois gardant Bastia, Bunifaziu. Il fait construire de nouvelles fortifications à Calvi. En Juillet 1757, il est remplacé par le comte de Vaux.

CATACCIOLI Dumenicu: (?-1566)
De Bunifaziu. En 1553, il négocie avec le gouverneur génois de Bunifaziu, assiégé par les Turcs, et obtient sa capitulation. En 1566, il est envoyé avec la nouvelle délégation corse, qui, patronnée par l'amiral de La Garde, doit se rendre à la cour de France pour remercier le Roi Charles IX de son aide. Cette délégation, qui vient à peine de quitter Sagone, est attaquée par une galère génoise. Il périt noyé.

CATACCIOLI Filippu dit Altu Bellu: (seizième siècle)
Comte de Bunifaziu. En 1541, Charles Quint , de retour d'Afrique, fait une escale à Bunifaziu et passe la nuit chez lui.

CATANEI (de) Cattaneo: (seizième siècle)
Notable génois. Beau-père de Rinucciu della Rocca. En 1507, il est avec les émissaires du Roi de France envoyés en Corse, à la demande de l'Ufficio di San Giorgio, pour rencontrer Rinucciu della Rocca, afin que ce dernier décide de cesser ses attaques contre les intérêts génois sur l'Ile.

CATENA (della) Guidu: (quatorzième siècle)
Caporale de Vicu. En 1337, le Génois Aïtone Doria lui vend le château de Cinarca.

CATHERINE II La Grande: (1729-1796)
Impératrice de Russie de 1762 à 1796. En Avril 1770, elle écrit à Pasquale Paoli, à Londres, une lettre lui témoignant de son amitié. Elle se déclare sensible à sa grandeur d'âme et à la façon généreuse dont il a défendu sa Patrie.

CATON dit l'Ancien: (234-149 avant notre ère)
Homme d'Etat et consul romain. De 198 à 184 avant notre ère, il est nommé questeur en Sardaigne et en Corse; il s'efforce de chasser de l'Ile les usuriers et les grands négociants romains qui veulent instaurer le règne de l'argent aux Corses.

CATONI Antoniu: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Cagnanu. Notable à Bastia. Nommé, par Louis XVIII, vice-consul de Suède à Bastia, pour le département de la Corse, pour les affaires concernant la navigation, les gens de mer et marchandes suédois, en 1819.

CATONI Honoré (dit Ghjuvan Carlu):
Originaire de Cagnanu. Poète. Auteur de sonnets classiques (Una cullana di sunetti, paru en 1991), sous le pseudonyme de Ghjuvan Carlu.

CATTA Antoine-Benoît: (1839-1902)
Né à Bastia. Créé comte romain en 1885 par le pape Léon XIII.

CATTA Jean: (vingtième siècle)
Originaire de Bastia. Artiste peintre (paysages). Il expose dans les années 1970.

CATTA Raoul: (1892-1975)
Né à Bastia. Militant communiste. Mutin de la Mer Noire en 1921. Secrétaire du syndicat des patrons de taxis en 1934. Dirigeant du syndicat des transporteurs de la Corse en 1935. Il quitte le PCF en 1939, après la signature du pacte germano-soviétique. Résistant, arrêté en 1943 et déporté à l'île d'Elbe d'où il s'évade. Il décède à Bastia en 1975.

CATTACIOLO Ghjuvanni: (?-1498)
Notable bonifacien. Allié de Paulu della Rocca. En 1460, l'archevêque de Sassari lui écrit, pour l'informer de tous les privilèges que le Roi de Sicile Ferdinand 1er est prêt à accorder aux Corses si ces derniers chassent l'Ufficio di San Giorgio de l'Ile. En 1461, il fait reconstruire le fort de Bariccini. En 1498, il est à la tête des Bonifaciens, qui se plaignent, auprès de l'Ufficio des nombreuses violations de leurs privilèges. Il meurt, à Bunifaziu, en 1498.

CATTANEO Bernardu, Luiggi: (1769-1832)
Né à Aiacciu. Fils de Stefanu. Sous-lieutenant au Régiment Royal Corse en 1786. Lieutenant en 1791. Capitaine en 1793. Il émigre en Italie en 1794 et recrute pour l'Armée des Princes à Gênes. Il se rallie à Napoléon Bonaparte en 1796. Capitaine commandant de la place de Bergame en 1797. Membre de l'état-major de la division de Lombardie en 1798. Commandant de la place d'Urbino en 1799. Chef de bataillon en 1801. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1804. Major de la Légion Corse en 1805. Il entre au service du Royaume de Naples en 1806. Adjudant commandant puis maréchal de camp en 1808. Aide de camp de Joachim Murat à Naples en 1810. Lieutenant-général en 1812. Chevalier de Saint Louis en 1818. Officier de la Légion d'Honneur en 1819. Général de division honoraire en 1827. Il décède à Joigny (Yonne) en 1832.

CATTANEO Carlo Grillo: (dix-huitième siècle)
Génois. En 1733, il est nommé commissaire du Dilà. En Janvier 1734, à Zicavu (au hameau de Ghjuvicacci) il fait assassiner Ghjuvan Francescu Lusinchi, à la demande du commissaire général génois Paolo Geronimo Pallavicini.

CATTANEO Cristoforo: (quinzième siècle)
Génois. Il est nommé gouverneur de la Corse en 1490, il succède à Gasparo da Santo Pietro. En 1491, Galeazzo da Levante lui succède. En 1499, Gênes l'envoie sur l'Ile pour préserver la paix et négocier avec Ghjuvan Paulu di Leca et Rinucciu della Rocca, qui se sont alliés. Cette tentative échoue. Il rentre alors à Gênes.

CATTANEO Dumenicu Francescu Zavieru Agostinu: (né en 1763)
Fils de Stefanu. Comte Cattaneo. Colonel. Inspecteur des Eaux et Forêts à Sarté.

CATTANEO Félix: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre. Dessinateur. Il fait partie d'un groupe d'artistes qui illustrent une notice sur la Corse dans La France Touristique, en 1835. Il dessine également L'arrivée à Ajaccio du bateau à vapeur à aubes Liamone, La maison natale de Napoléon à Ajaccio...

CATTANEO Gabriele Damian: (?-1489)
Génois. Commissaire de l'Ufficio di San Giorgio à Vicu en 1488.

CATTANEO Ghjuvanni Battista: (dix-huitième siècle)
Né à Aiacciu. En Février 1774, il est reconnu noble par le Conseil Supérieur de la Corse. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Calvi, aux Assemblées de la Noblesse, en vue de la convocation des Etats Généraux.

CATTANEO Giovanni Valerio: (?-1663)
Génois. Fils de Pierbattista. Qualifié de Magnifico. Trésorier du Royaume de Corse en 1662.

CATTANEO Leonardo: (seizième siècle)
Notable génois. Gouverneur de la Corse en 1534. Il succède à Matteo Trucco. Il est remplacé, en 1535, par Francesco da Varcelli.

CATTANEO Nicolo: (seizième siècle)
Militaire génois. Officier de la garnison d'Aiacciu. En 1561, il chasse de la ville les Turcs du corsaire Occhiali.

CATTANEO Nicolu Petru Francescu: (1788-1875)
Né à Aiacciu. Fils de Dumenicu Francescu Zavieru Agostinu. Lieutenant en 1807. Aide de camp, à Naples, de son oncle le général Bernardu Cattaneo.

CATTANEO Paulu Battista: (1743-1793)
Né à Calvi. Fils de Visconte Maria. Avocat. Procureur à l'Amirauté de Bastia, assesseur à la Prévôté Générale. En Janvier 1775, il est secrétaire interprète au Conseil Supérieur de la Corse. En Juin 1788, il est nommé conseiller surnuméraire au Conseil Supérieur de la Corse. En Juin 1789, il est nommé deuxième avocat au Conseil Supérieur de la Corse. Député Noble de Calvi. Il meurt au Caire en 1793.

CATTANEO Petru Francescu (Petrinu): (1764-1806)
Né à Aiacciu. Fils de Stefanu. En 1779, il entre comme cadet gentilhomme au Régiment de Vermandois. Il y est nommé sous-lieutenant en 1784, puis lieutenant en 1789, capitaine en 1792, et enfin chef de bataillon en 1799. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1804. Commandant du Bataillon des Chasseurs Corses. Colonel du 102ème Régiment de Ligne en 1805. Officier au Régiment Royal Corse de Naples, il meurt au combat à Cosenza, en Calabre, en 1806.

CATTANEO Pierbattista: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1580. Il succède à Giovanni Maruffo. En 1581, sur ordre de Gênes, il se rend à Aiacciu, pour régler un litige entre 'évêque d'Aiacciu, Cristoforo Guidiccioni, et celui de Sagone, Cesare Contardi. Il prend des décrets interdisant, à tout individu né, marié, ou habitant en Corse, les fonctions de garde, de trésorier et d'huissier. Il est remplacé, en 1582, par Stefano da Passano. En 1586, il, est de retour sur l'Ile, en qualité de gouverneur, ce qui déclenche le départ précipité du gouverneur en place Cataneo di Marini pour Gênes. Il est remplacé par Francesco Montebruno.

CATTANEO Stefanu: (1733-?)
Né à Aiacciu. Issu d'une famille praticienne de Gênes implantée à Algaiola, puis à Aiacciu. Beau-frère du prince Felice Baciocchi. Anzianu d'Aiacciu en 1760. Podestat d'Aiacciu.

CATTANEO Visconte Maria: (1707-ap1774)
Né à Calvi. Avocat. Plusieurs fois syndic de Calvi. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1774.

CATTANEO de MARINI Filippo: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1709 à 1711. Il succède à Girolamo Venoroso. Il interdit le territoire de Paomia à tout Corse qui n'aurait pas obtenu une autorisation dûment consentie par les Grecs. Il est remplacé par Negrone Rivarola.

CATTANEO di NOVE Giacopo: (?-1565)
Militaire génois. En 1564, avec cinquante soldats, il prend le commandement de la garnison de Sartè, enlevée aux Corses de Sampieru Corsu. En 1565, la ville retombe aux mains des Corses, et il est exécuté.

CATULLE-MENDES Jane (née Jeanne METTE) (1867-1955)
Journaliste. Ecrivain. Poètesse. Elle écrit de nombreux articles sur la Corse (La malaria en Corse, 1928...). Auteure d'une biographie romancée et passionnée, Sampiero Corso: 1498-1567, en 1924, rééditée en 1937. Officier de la Légion d'Honneur.

CATULUS: (premier siècle avant notre ère)
Consul romain. En poste en Corse en 77 avant notre ère.

CAU Pierre: (né en 1950)
Né à Aiacciu. Cadre bancaire. Conseiller général (divers droite) du canton d'Aiacciu V de 2004 à 2015. Conseiller départemental du nouveau canton d'Aiacciu III depuis 2015.

CAUMER René: (1936-2013)
Fondateur du Festival de Jazz de Calvi en 1987. Co-fondateur des éditions Materia Scritta, en 2005.

CAURO Antoniu: (1750-1805)
Né à Cavru. Il s'engage dans le Régiment Provincial Corse en 1768. Lieutenant en 1793, il combat aux sièges de San Fiurenzu et de Calvi. Capitaine en 1794, il sert dans l'Armée du Nord puis dans l'Armée d'Italie. Commandant de la gendarmerie du Liamone en 1796. Il est un des acteurs du 19 Brumaire de l'An VIII (1799) aux côtés de Nabuliù Buonaparte. Colonel, commandant de la 26ème Légion de Gendarmerie Impériale, en 1801. En 1803, il fait partie de la première promotion de la Légion d'Honneur. Il rentre en Corse en 1805, où il décède à Cavru.

CAURO Félix Bonaventure: (1852-?)
Né à Aiacciu. Avocat à Aiacciu en 1877. Préfet de l'Aude en 1896, puis du Tarn-et-Garonne.

CAURO Ghjuvan Andria: (dix-neuvième siècle)
En 1815, il commande la Conception, une felouque de la flottille (5 felouques et une barque bastiaise) sur laquelle Joachim Murat et ses hommes quittent la Corse. En 1816, il est victime d'un arrêté du marquis de Rivière destituant de tout commandement à la mer les patrons des gondoles ajacciennes ayant participé à l'expédition de Joachim Murat.

CAVAGNARI Dominico Giovanni: (?-1726)
Docteur, maître en théologie. Chanoine pénitencier de l'église métropolitaine Saint-Laurent. Juge et examinateur synodal. Evêque de Sagone de 1714 à 1722.

CAVALLI Charles:
Maire de Pruprià de 1943 à 1945.

CAVALLI Jean: (1912-1991)
Né à Pruprià. Footballeur professionnel (arrière). Il évolue notamment à l'Olympique de Marseille (1934-1938) et à l'US Valenciennes-Anzin (1937-1939).

CAVALLI Jean-Michel: (né en 1957)
Né à Pruprià. Footballeur professionnel. Entraineur. Il joue au Gazelec Ajaccio (1971-1975 et 1979-1989), à l'AS Monaco (1975-1976), au SC Bastia (1977-1978), au RC Solenzara Ventiseri Solaro (1978-1979), Il l'entraine le Gazelec Ajaccio (1989-1992 et 1998-2000), Al Nasr Riyad, en Arabie saoudite, (1993-1994 et 1997-1998), le Lille OSC (1995-1997) le RC Paris (2000-2001), Ionikos Le Pirée, en Grèce (2002), l'US Créteil-Lusitanos (2003-2004), l'US Triestina, en Italie (2005-2006), l'équipe nationale d'Algérie (2006-2007), le Wydad de Casablanca, au Maroc (2007-2008), le Nîmes Olympique (depuis 2008)... Vainqueur de la Coupe d'Arabie saoudite avec Al Nasr Riyad (1994). Champion d'Arabie Saoudite avec Al Nasr Riyad (1994). Finaliste de la Ligue des Champions des pays arabes avec le Wydad de Casablanca (2008). En 2010, il est le sélectionneur de l'équipe de Corse qui remporte le Tournoi Sélection Corsica Cup (avec la participation du Togo, du Gabon, de la Bretagne et de la Corse). Entraineur du Gazelec Football-Cub Ajaccio (ligue 2), de 2012 à 2013.

CAVALLI Johan: (né en 1981)
Né à Aiacciu. Fils de Jean-Michel. Footballeur professionnel (milieu de terrain). Ses clubs sont le FC Nantes (2000-2002), le FC Lorient (2002-2003), l'US Créteil-Lusitanos (2003-2005), le RCD Majorque, en Espagne (2005), le FC Istres (2005-2007), Watford, en Angleterre (2007), le RAEC Mons, en Belgique (2007-2008), le Nîmes Olympique, 2008-2010, l'AC Ajaccio, depuis 2010. Vainqueur de la Coupe de France en 2002 avec le FC Lorient. Finaliste de la Coupe de la Ligue en 2002 avec le FC Lorient. 51 sélections en Equipe de France avec les équipes de jeunes (14, 15, 16, 17 et 18 ans).

CAVALLI Nicole:
Artiste peintre.

CAVALLONE: Voir CAMPI Ghjacumu-Maria.

CAVALLONI Paul-François: (1914-1943)
Né à Conca. Résistant. Il est tué à Conca, lors des combats pour la libération de la Corse, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur les Stèles Commémoratives de la Libération de la commune d'Conca.

CAVAZZA: Voir POZZO di BORGO Carlu Felice.

CAVIGLIOLI Félix: (?-1927)
De Lopigna. Frère de François. Bandit. Il est tué en 1927, à Aiacciu, lors d'une rixe dans un bar.

CAVIGLIOLI François: (1898-1931)
Né à Lopigna. Bandit. En 1924, il se lie avec André Spada, lequel le défigurera d'un coup de fusil en 1926. Ethylique, il tient ensuite le maquis avec son cousin germain Jean-Baptiste Torre et son neveu Toussaint Caviglioli après avoir tué un homme en 1927. En 1928, à Aiacciu, lors d'une altercation, il tue accidentellement son frère, le père de Toussaint. En 1930, à Paomia, il abat l'ancien maire de Guagnu Ange Antoine Simeoni. En 1931, avec sa bande, il ouvre le feu dans la station thermale de Guagnu. Un curiste ajaccien est tué. A Balogna, une tragique échauffourée l'oppose aux gendarmes. Il est tué, ainsi que deux gendarmes.

CAVIGLIOLI Joseph:
Militant nationaliste. Membre du MPA. Condamné à 2 ans de prison en 1992.

CAVIGLIOLI Toussaint: (né en 1910)
De Lopigna. Fils de Félix. Bandit. Il tient le maquis avec son oncle François. Il se constitue prisonnier en 1931 après la mort de son oncle.

CAZIOT Eugène: (dix-neuvième siècle)
Scientifique. Il effectue des recherches archéologiques sur le site d'Aleria en 1897.

CECCALDI Agostinu: (1654-avant 1718)
D'Evisa. Capitano. Il s'établit à Ota. Il est à l'origine des Ceccaldi (ou Ciaccaldi) d'Ota.

CECCALDI André: (dix-neuvième siècle)
Né à Ota. Fils de Dumenicu Francescu. Administrateur français au Soudan. Conseiller général du canton de Piana de 1897 à 1910.

CECCALDI André: (?-1940)
Originaire d'Evisa. Fils de Ferdinand Gabriel. Officier. Il meurt au combat en 1940.

CECCALDI Andria: (1692-1741)
Né à U Viscuvatu. Gentilhomme et médecin. Grand propriétaire terrien. Descendant du chroniqueur Marcantoniu Ceccaldi. Beau-frère de Luiggi Giafferi. En 1730, avec ce dernier, (ils avaient aidé le gouverneur génois Felice Pinelli dans sa tentative d'apaisement), il se rend compte de l'ampleur de l'insurrection, et devant la faiblesse et les hésitations des Génois, il prend le parti des insurgés. Par l'intermédiaire du chanoine Erasmu Orticoni, il reçoit le soutien diplomatique des Espagnols. En Décembre, lors de la Cunsulta di Sant'Antoniu di A Casabianca, dans l'Ampugnani, il est désigné, avec Luiggi Giafferi et l'abbé Raffaelli, pour conduire un rassemblement armé, suivi d'une marche sur Bastia. Tous trois entament également des négociations avec le commissaire Camillo Doria. A la Cunsulta di San Pancraziu di Biguglia (ou de Furiani), devant 4000 hommes, il est proclamé Général de la Nation Corse. Il invite l'évêque de Mariana, Agostino Saluzzo, à se rendre au couvent des Capucins de San Ghjuseppu pour entamer des négociations avec les Génois. Un armistice de quatre mois est signé. Il s'emploie ensuite à mettre un terme aux innombrables querelles entre Corses. En Mars 1731, à l'instigation du chanoine Orticoni, il convoque la Cunsulta di Orezza, où il demande à vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), de donner leur avis sur la justesse de la révolte, en droit légal et religieux. En Mai il écrit à Francescu Maria de Gentile pour dénoncer la trêve, démontrant ainsi l'échec d'une impossible négociation avec les Génois. En Juillet, il est aux environs de Bastia et établit ses quartiers à Portu Cardu. A la Cunsulta di Pitretu, au couvent de Santa Maria d'Ornanu, il est nommé Généralissime de la Nation Corse. En Août, il est exclu de l'amnistie accordée par les Génois à tous les Corses qui déposeront les armes, et à tous les villages qui se soumettront. De San Fiurenzu, avec Luiggi Giafferi, il écrit au Grand Duc de Toscane, pour lui demander l'incorporation de la Corse au Grand-duché, et au Roi d'Espagne, pour lui demander l'incorporation de la Corse au Royaume d'Espagne. Après la défaite de Furiani, il commande un corps de troupe de Naziunali qui fait retraite sur le Nebbiu. En Janvier 1732, il participe à la Cunsulta di Alzipratu. Avec ses Naziunali il bat, à Calinzana, les troupes autrichiennes et génoises (auxquelles se sont joints une centaine de Calvais). En Avril, il est en Balagna. En Mai, il se rend au Prince de Culmback, qui le fait conduire à Corti. Il y participe à une conférence où des nouvelles conventions entre Corses et Génois, garanties par l'Empereur Charles VI, sont énoncées en un Traité (Concessioni Graziose) réglant d'une façon satisfaisante les exigences des Naziunali. En Juin, il est remis au commissaire général Paolo Battista Rivarola, arrêté et enfermé à Bastia. Puis il est transféré à Gênes. Il est ensuite transféré et consigné à résidence à Savone. Sa condamnation à mort paraît inévitable. Mais les interventions extérieures en sa faveur (l'Empereur d'Allemagne, le Prince Eugène de Savoie, le pape, les ambassades de France, d'Espagne, de Toscane), rendent difficile son élimination physique. En Mai 1733, il est libéré. Après avoir demandé l'autorisation d'aller soigner sa santé à Lucques, il se retire en Espagne, où il devient colonel dans l'armée espagnole au service de Dom Carlos. En Septembre 1734, il est à Naples, à la cour de Dom Carlos, où il demande au Roi d'intervenir en faveur des Naziunali. En Décembre, il est à la cour du Roi d'Espagne à Madrid. Il y rencontre sans doute Théodore de Neuhoff, qu'il connaît depuis son exil à Livourne. En Janvier 1735, à la Cunsulta di Orezza, il est élu, avec Ghjacintu Paoli et Luiggi Giafferi Primatu di U Regnu. En Mars 1736, après s'être réunis avec tous les chefs corses en assemblée secrète à Matra, il est à Aleria pour accueillir Théodore de Neuhoff.

CECCALDI Anghjulu Santu: (1607-1656)
Né à Viscuvatu. Fils de Francescu. Capitano.

CECCALDI Anghjulu Santu: (1670-1699)
Né à Viscuvatu. Fils de Petru Ghjuvanni. Capitano. Il est assassiné avec son père à Viscuvatu.

CECCALDI Antoine: (1800-1829)
Né à Evisa. Cultivateur. En 1825, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1829.

CECCALDI Antoine François-Marie: (1873-1953)
Né à Ota. Fils de François-Xavier. Avocat. Conseiller général de A Soccia. Maire de Vervins, dans l'Aisne. Conseiller général de l'Aisne. Publiciste. Fondateur du journal d'information et d'opinion Le Démocrate de l'Aisne, avec son frère Pascal. Officier de la Légion d'Honneur.

CECCALDI Anton Martinu: (1660-1725)
D'Evisa. Capitano. Cité en 1703. Il s'établit à Calvi. Il est à l'origine des Ceccaldi (ou Ciaccaldi) de Calvi.

CECCALDI Anton Martinu: (1729-1792)
Originaire d'Evisa. Fils de Saveriu. Notaire d'Evisa.

CECCALDI Daniel:
Artiste peintre. Il participe au Grand Prix de la Peinture Corse, à Aiacciu, en 1963. Il y obtient le Prix de l'Union Nationale des Etudiants Corses (UNEC) et une bourse de Cyrne Arte.

CECCALDI Daniel: (1927-2003)
Né à Meaux (Seine-et-Marne). Originaire d'Evisa. Comédien (théâtre, cinéma, télévision). Réalisateur. Il tourne dans une centaine de films, téléfilms et séries sous la direction de prestigieux réalisateurs. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CECCALDI Dumenicu: (1766-1823)
Né à Evisa. Fils de Ferdinandu. Ecclésiastique. Prêtre. Pievanu d'Evisa.

CECCALDI Dumenicu Francescu: (1760-1812)
Né à Ota. Maire d'Ota en 1803.

CECCALDI Dumenicu Francescu: (1833-1897)
Né à Ota. Fils Francescu Maria. Avocat au barreau d'Aiacciu en 1858. Bâtonnier du Conseil de l'Ordre des Avocats d'Aiacciu en 1862. Conseiller général (Républicain) de Piana de 1861 à 1870. En 1870, il est nommé Préfet de la Corse (jusqu'en 1871). Lors de l'avènement de la IIIème République, plus de 200 gardes mobiles du bataillon d'Aiacciu désertent avec armes et bagages et regagnent leurs villages. Il réussit à les convaincre de réintégrer leurs compagnies. Membre du Comité Electoral Départemental Républicain en 1871. En 1881, il collabore au journal révisionniste Le Courrier Corse, de Louis Gabrielli. Conseiller général (Républicain) de Piana de 1881 à 1897. En 1884, il est le défenseur du journaliste Emile Dosquet, dit Saint-Elme. Député (républicain Radical) d'Aiacciu de 1886 à 1889. En 1887, il est membre de la commission créée par le Conseil Général de la Corse, pour assurer le retour des Restes de Pasquale Paoli sur l'Ile. En 1889, à Londres, il assiste à l'exhumation de la dépouille mortelle de Pasquale Paoli. Député d'Aiacciu de 1890 (où il élu à la place du bonapartiste Alfred Multedo, invalidé) à 1897. En 1890, à Bastergà, il assiste à l'inauguration du monument de Sampieru Corsu. Il décède à Ota en 1897.

CECCALDI Dumenicu dit MENICU d'OSANI: (vingtième siècle)
Né à Osani. Journaliste. Ecrivain. Membre de Cercle Culturel Cyrénéen de Carulu Giovonni. Il collabore au journal U Muntese à partir de 1955. Membre du comité de rédaction de la revue Monte Cintu, créée en 1959.

CECCALDI Etienne: (né en 1937)
Originaire d'Evisa. Magistrat (spécialisé en affaires financières). Procureur auprès de la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence. Préfet de Police de Nice. Directeur des Finances du Département des Bouches-du-Rhône. Président délégué de l'Olympique de Marseille en 2001. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CECCALDI Eugène: (1923-2014)
Né à Lumiu. Maire de Lumiu de 1965 à 2014. Conseiller régional (UMP) de 1983 à 1994. Conseiller général du canton de Calvi-Lumiu de 1988 à 1994. Président du Syndicat Hydraulique de la Balagna. Chevalier dans l'Ordre National du Mérite en 1974, officier en 1990. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CECCALDI François-Marie Jacques Dominique Ferdinand: (1871-1948)
Né à Aiacciu. Fils de Dumenicu Francescu. Préfet (Lot en 1912, Aube en 1918, Vienne en 1919, Loire en 1922...). Officier de la Légion d'Honneur.

CECCALDI Ferdinand, dit Fiorellu: (1802-1869)
Né à Girulata. Fils de Ghjuvan Crisostomu. Chirurgien des armées. Il participe au débarquement de Sidi-Ferruch, en 1830, qui aboutit à la conquête de l'Algérie. Médecin chef de l'hôpital d'Alger. Médecin chef de l'hôpital de Constantine. Médecin inspecteur général en Algérie en 1858. Maire et conseiller général d'Evisa. Commandeur de la Légion d'Honneur.

CECCALDI Ferdinand Gabriel: (1873-1961)
Originaire d'Evisa. Fils de Napoléon. Officier. Commandant de gendarmerie. Secrétaire du Bey de Tunis. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CECCALDI Ferdinandu: (1707-1771)
Né à Evisa. Qualifié de Nobile.

CECCALDI Filippu: (dix-huitième siècle)
En Juin 1753, à la Cunsulta di Alisgiani, il est élu député pour rencontrer à Bastia le commissaire général génois Giovanni Giacomo Grimaldi. En Septembre, avec les trois autres députés, ils le rencontrent à Bastia, et lui remettent un mémoire de 21 articles.

CECCALDI Francesca-Maria:
Ingénieur d'études à l'Université de Corse. Docteur en socio-anthropologie à l'Université de Poitiers. Auteur de Construire les territoires de l'autre, pour une socio-anthropologie de la Corse (2001). Elle collabore à l'Encyclopedia Corsicae. Elle participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

CECCALDI Francescu: (dix-septième siècle)
Né à Viscuvatu. Fils de Ghjuvan Paulu. Qualifié de Messer. Padre dei Cumunu di Viscuvatu en 1618.

CECCALDI Francescu: (1678-1732)
Né à Viscuvatu. Fils de Petru Ghjuvanni. Capitano.

CECCALDI Francescu Antoniu: (dix-huitième siècle)
En Juin 1797, il est nommé préfet du Département du Liamone.

CECCALDI Francescu Maria: (1803-1852)
Né à Ota. Fils de Dumenicu Francescu. Maire d'Ota.

CECCALDI François Antoine: (1869-1954)
Originaire d'Ota. Fils de François-Xavier. Juge de paix à Charenton.

CECCALDI François-Marie Jacques Dominique Ferdinand: (1871-1948)
Originaire d'Ota. Fils de Dumenicu Francescu. Préfet. Erudit. Bibliophile. Cartographe. Ecrivain. Avocat au barreau d'Aiacciu. Préfet du Lot, des Hautes-Alpes, de la Vienne (1919), de l'Aube, de la Loire et de la Seine-Inférieure. Auteur, de Quelques notes sur les noms de famille italiens en Corse, en 1935, et de Les cartes de Corse de Ptolémée au XXe siècle, avec A. Berthelot, paru en 1939.

CECCALDI François-Xavier: (1838-?)
Originaire d'Ota. Juge suppléant. Maire d'Ota de 1871 à 1884.

CECCALDI François-Xavier: (né en 1947)
Originaire d'Evisa. Ancien militaire (1972-1984). Préfet de la Corrèze (2002-2004), du Tarn (2004-2007), de la Drôme (2008-2011) et des Pyrénées-Atlantiques (2011-2012). Officier de la Légion d’Honneur. Officier de l’Ordre National du Mérite.

CECCALDI Gabriel: (1806-1886)
Né à Girulata. Fils de Ghjuvan Crisostomu. Officier.

CECCALDI Gabriel: (né en 1935)
Originaire de Porti Vechju. Artiste peintre.

CECCALDI Ghjacumu Santu dit Santinu: (1760-1838)
Né à Evisa. Fils de Ferdinandu. Officier. Commandant de la garnison de la tour de Gargalu.

CECCALDI Ghjuvan Crisostomu: (1760-1838)
Né à Evisa. Fils de Ferdinandu. Lieutenant au corps des Canonniers Garde-côtes. Commandant de la garnison de la tour de Girulata en 1803. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CECCALDI Ghjuvan Crisostomu dit le Capitaine Fiorello: (1837-1899)
Né à Evisa. Fils de Gabriel. Officier. Maire d'Evisa.

CECCALDI Ghjuvan Paulu: (seizième siècle)
Né à Viscuvatu. Fils de Sebastianu. Sa maison, à Viscuvatu est détruite sur ordre de Stefano Doria en 1564. Juge arbitre à Viscuvatu en 1568.

CECCALDI Ghjuvan Tomasu: (1530-av1608)
D'Evisa. Cité en 1575. Il est à l'origine des Ceccaldi (ou Ciaccaldi) d'Evisa.

CECCALDI Ghjuvan Tomasu: (1660-1731)
Etabli à Marignana, hameau de Chidazzu. Il est à l'origine des Ceccaldi (ou Ciaccaldi) de Piana.

CECCALDI Ghjuvan Tomasu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Evisa en 1835.

CECCALDI Henri (Mathieu Henri Antoine): (1912-1961)
Né à Evisa. Journaliste. Animateur de la chronique Le coin de Diogène dans le journal bastiais L'informateur.

CECCALDI Hyacinthe Jean: (1893-1925)
Né à Lumiu. Militaire. Lieutenant au 21ème Régiment de Tirailleurs Nord-Africains. Il est tué au combat, à Ezraa (Syrie), en 1925. Reconnu Mort pour la France. Chevalier de la Légion d'Honneur et Croix de Guerre avec palme à titre posthume. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Lumiu.

CECCALDI Ignaziu:
Militant nationaliste. Dirigeant (responsable de la commission économique) du Muvimentu Corsu per l'Autodeterminazione (MCA) en 1985.

CECCALDI Jean Marc: (né en 1965)
Né à Paris. Musicien (guitare, violon). Auteur, compositeur, interprète. Poète.
Voir le site de Jean Marc CECCALDI.

CECCALDI Jean Noël: (1886-1959)
Né à U Pighjolu. Ancien combattant 14-18. Chef d'entreprise (à Paris). Publiciste financier à la Cote de la Bourse et de la Banque. Militant associatif. Président de l'Union Sportive de Créteil. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre.

CECCALDI Jean Paul: (né en 1950)
Né à Aiacciu. Originaire d'Evisa. Inspecteur de police judiciaire. Romancier. Auteur de nombreux romans policiers: Tamo ! Samo ! (2008), Complices obscurs (2009), Kebab Story (2010), Oeuf corse ! Faut'qu'j'y aille (2010), L'Ajaccienne...

CECCALDI Jehan Gabriel-Marie: (né en 1938)
Originaire d'Evisa. Fils de Robert. Général de brigade. Il termine sa carrière en Yougoslavie en 1992. Commandeur de la Légion d'Honneur.

CECCALDI Joseph Antoine: (1883-1949)
Né à Evisa. Percepteur. Maire de A Piana (1929-1940). Conseiller général du canton de Sevifora de 1919 à 1923 et de 1928 à 1949. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CECCALDI Louis André Léon: (1873-1911)
Originaire d'Ota. Fils de Dumenicu Francescu. Administrateur de Colonies. Il meurt au Soudan en 1911.

CECCALDI Marcantoniu: (1521-1561)
Né à U Viscuvatu. Fils de Sebastianu. Archidiacre et chroniqueur de la Corse. Auteur de Cronica de la Corsica, couvrant l'histoire de la Corse de 1525 à 1559. En 1545, il décrit, à propos du gouvernement de l'Ufficio di San Giorgio, sa bonne gestion, tant économique que militaire, en Corse. En 1554, il est au service des Génois. A Petralba, il est avec les troupes génoises battues par les Corses. Il est fait prisonnier et livré au maréchal de Termes, qui l'envoie en Provence. En 1559, il dénonce l'abandon de la Corse à Gênes, par la France. Il arrête d'ailleurs cette année-là sa Cronica de la Corsica. En 1560, il assiste à une Vedutà qui se tient à Bastia. Il y est pris des décisions concernant l'administration, et surtout la fiscalité; il y est élu Nobile Dodeci. Le mécontentement corse, après cette Vedutà, est général. Il fait partie d'une délégation de 6 députés envoyée auprès de l'Ufficio di San Giorgio, à Gênes, pour rendre compte de l'état déplorable de l'économie sur l'Ile. Il meurt à Gênes, au cours de cette visite.

CECCALDI Marcu Maria: (?-1557)
De U Viscuvatu. Fils de Marcantoniu. Lieutenant d'infanterie pro-Français. En 1557, il meurt au combat, dans les rangs génois, dans la plaine de la MaranaIschia, près de Biguglia).

CECCALDI Mathieu: (1895-1993)
Né à Partinellu. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale où il est grièvement blessé. Poète et écrivain. Secrétaire général honoraire de l'Office Départemental des Anciens Combattants. Membre de Cercle Culturel Cyrénéen de Carulu Giovonni. Il collabore au journal U Muntese. Auteur de O Missià, prosa, Premiu Petru Bonardi, en 1965, d'un Dictionnaire Corse-Français (de la piève d'Evisa), en 1968, d'une Anthologie de la Littérature Corse, en 1973. Traducteur en langue corse des Lettres de mon Moulin et des Comtes du Lundi, d'Alphonse Daudet, en 1980. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre.

CECCALDI Napoléon: (1833-1886)
Né à Evisa. Fils de Gabriel. Officier. Commandant le Régiment Etranger installé à Mascara. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CECCALDI Pascal: (1876-1918)
Né à Ota. Fils de François-Xavier. Avocat au barreau d'Aiacciu. Il fait carrière dans la préfectorale. Député de l'Aisne de 1906 à 1918. Président du conseil général de l'Aisne en 1917. Fondateur du journal d'information et d'opinion Le Démocrate de l'Aisne, avec son frère Antoine-Marie.

CECCALDI Pasquale: (dix-neuvième siècle)
Maire de Piana en 1835.

CECCALDI Paul:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie postprésidentielle en 1981.

CECCALDI Pauline: (née en 1930)
Originaire d'Evisa. Maire d'Evisa de 1989 à 2009.

CECCALDI Petru Ghjuvanni: (1648-1699)
Né à Viscuvatu. Fils de Anghjulu Santu. Capitano. Il est assassiné avec son fils à Viscuvatu.

CECCALDI Pierre: (vingtième siècle)
Officier d'administration. Candidat républicain socialiste battu aux élections législatives de 1919.

CECCALDI Pierre Henri: (né en 1936)
Originaire d'Evisa. Médecin-chef de la Police Nationale en 1991. Sous-directeur des opérations de secours à la Direction de la Sécurité Civile. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CECCALDI Pierre Philippe: (né en 1940)
Né à Piana. Directeur de l'aéroport d'Aiacciu en 1973. Conseiller territorial (divers droite) de 1982 à 2010. Président de l'Office des Transports en 1984 à 1998. Président de la Compagnie Corse Méditerranée qui assure les liaisons aériennes Corse-Continent, dont il est à l'origine de la création en 1988, de 1989 à 1998, et de 2002 à 2010. En 1992, il crée le Mouvement Corse Nouvelle. Président de l'Office de l'Environnement de la Corse en 1998.

CECCALDI Raymond: (né en 1947)
Président du Conseil Economique, Social et Culturel de la Corse de 1999 à 2005. Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Aiacciu et de la Corse-du-Sud de 2000 à 2008. Président de la Conférence Régionale Interconsulaire. Président pour la Corse du Réseau des Chambres de Commerce et d'Industrie Insulaires de l'Union Européenne (INSULEUR). Membre du Grand-Orient de France.

CECCALDI Robert: (1904-1965)
Né à Fréjus (Var). Originaire d'Evisa. Fils de Ferdinand Gabriel. Résistant (1942-1944, sous le pseudo Commandant Bob). Colonel (CR). Il combat en Tunisie (1925), en Syrie (1933), en Allemagne (1945), au Maroc (1947) et en Indochine (1949). En 1954, il dirige la première opération dans les Aurès, en Algérie. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45 et TOE (7 citations dont 4 à l'Armée). Médaille de la Résistance. Médaille du Mérite Syrien. Médaille du Mérite Libanais. Médaille Coloniale.

CECCALDI Roger Edmond: (1913-2007)
Né à Chamberet (Corrèze). Originaire d'Evisa. Surnommé L'Artilleur de Koufra. Colonel. Engagé volontaire dans l'Artillerie Coloniale en 1931. Il commande une section d'artillerie à Faya-Largeau (Tchad) en 1938. Rallié à la France Libre, il participe à l'expédition sur Koufra dans les rangs de la Colonne Leclerc. Capitaine en 1942, il est en mission à Bir Hakeim. Blessé, il est fait prisonnier et transféré en Italie. Il s'évade en 1943, rejoint les lignes alliées, et rejoint la 1ère DFL en Tunisie. Après les campagnes d'Italie, de Provence et d'Alsace, il termine la guerre dans l'Authion. Compagnon de la Libération. Croix de la Libération. Grand Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39/45 (2 citations). Croix de Guerre des TOE (3 citations). Croix de la Valeur Militaire (2 citations). Médaille de la Résistance. Médaille des Evadés. Médaille Coloniale avec agrafes Koufra, Fezzan, Bir-Hakeim, Libye. Croix du Combattant Volontaire 39/45. Chevalier de l'Etoile Noire (Bénin). Commandeur de l'Etoile d'Anjouan (Comores).

CECCALDI Saveriu: (1708-1778)
Originaire d'Evisa. Nobile Capitano. Notaire d'Evisa.

CECCALDI Saveriu Antoniu: (1758-1840)
Originaire d'Evisa. Fils d'Anton Martinu. Notaire d'Evisa. Il s'installe à Calvi.

CECCALDI Sebastianu: (?-1558)
De U Viscuvatu. Il est issu de Ceccaldu d'Omessa (un Biancolacci). Caporale de la Casabianca en 1530. Il est à l'origine des Ceccaldi (ou Ciaccaldi) de U Viscuvatu.

CECCALDI Sebastianu: (1696-1760)
De U Viscuvatu. Frère d'Andria. En Janvier 1746, il est avec des Naziunali favorables au Roi de Sardaigne, venus de Ville, Lota et Cardu, qui entrent dans Bastia. Avec les Bastiesi, ils investissent Terra Nova, et il est élu à la tête du Magistrato. Il est proclamé général. En Mars, il est à la tête des Naziunali, qui, de leur camp de San Pancraziu, harcèlent Bastia, ravagent les campagnes alentour, et repoussent les Bastiesi qui tentent de sortir de la ville.

CECCALDI Stéphanie (Mlle Stéphanie, T. Noo): (née en 1980)
Née à Calvi. Animatrice. Disc-Jockey (DJ) à Paris (2006), Tokyo (2009)...

CECCALDI Vincente: (1787-1848)
Originaire d'Ota. Maire d'Ota. Il est assassiné en 1848.

CECCALDI-RAYNAUD Charles: (né en 1925)
Né à Bastia. Avocat. Commissaire de Police. Homme politique. Conseiller municipal et maire-adjoint SFIO de Puteaux de 1965 à 1969. Maire SFIO, puis RPR et UMP de Puteaux de 1969 à 2004. Député RPR des Hauts-de-Seine de 1993 à 1995. Sénateur RPR/UMP des Hauts-de-Seine de 1995 à 2004. Elu conseiller général UMP du canton de Puteaux (Hauts-de-Seine) en 2004. Elu maire-adjoint (9ème) de Puteaux en 2004.

CECCALDI-RAYNAUD (épouse FRANQUI) Joëlle: (né en 1951)
Fille de Charles. Diplômée de l'Ecole de notariat de Paris. Membre du conseil général des Hauts-de-Seine de 1989 à 2002. Vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine de 1992 à 2002. Adjointe au maire de Puteaux (Hauts-de-Seine) de 1995 à 2004. Membre du Conseil Régional d'Ile-de-France de 1998 à 2001. Députée (RPR) des Hauts-de-Seine de 2002 à 2007 (elle siège en tant que suppléante de Nicolas Sarkozy). Elue maire (droite) de Puteaux en 2004. Réélue député depuis 2007. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

CECCARELLI Jean-Jacques: (né en 1948)
Né à Marseille. Dessinateur. Peintre. Il illustre de nombreux livres. Il expose à Aiacciu en 1981 et 1996.

CECCARELLI Marcu: (1922-2012)
Né à Nice. Originaire de L'Uspidali (Porti Vechju). Résistant. Poète et écrivain en langue corse. Conseiller municipal (divers droite) de Porti Vechju de 1989 à 2001. Auteur de Scossi (1966), L'Attracchjata (1968), A Veghja, qui obtient le Prix du Livre Corse en langue corse, en 1990, L'intricciata (2007)... Il collabore à la revue A Spannata (qu'il a fondée), à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Bunifaziu, 1991). Prix du Livre Corse pour I Statini Sminticati.

CECCARELLI Serge: (né en 1949)
Né à Nice. Fils de Marcu. Peintre. Sculpteur. Illustrateur. Graphiste. Il expose à Aiacciu en 1983.

CECCHINI Claire:
Journaliste. Fondatrice de Fabula, en 2012, une revue de politique fiction insulaire dont le premier numéro imagine une Corse indépendante en 2017.

CECCHINI Guy:
De Bastia. Unique maître artisan chimiste parfumeur en Corse. Il crée des eaux de toilette, parfums et cosmétiques à base de plantes corses. Son magasin abrite également un petit musée de la parfumerie où est rassemblé tout le matériel ancien nécessaire à la distillation du parfum. Créateur, entre autres, du parfum Murza, à base d'immortelles, de Mucchjedu, Vincidore, Sabanaya, Corsaire...

CECCHINI Léonard: (1932-2011)
Originaire de Pruprià. Chanteur de variétés du Valincu.

CECCOLI François-André: (né en 1967)
Originaire de San Ghjulianu. Chef d'entreprise. Président du Groupement d'Employeurs pour l'Insertion et la Qualification (GEIQ). Maire de San Ghjulianu depuis 2008.

CECCONI Antoniu: (dix-neuvième siècle)
Marin. En 1815, il commande la Voltigeante, la barque anglaise de la flottille (5 felouques et une barque bastiaise) sur laquelle Joachim Murat et ses hommes quittent la Corse.

CECCONI Joseph: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre. Portraitiste.

CECCONI Luiggi Matteu: (dix-neuvième siècle)
De Bastia. Consul de Toscane à Bastia. En 1816, il est membre d'une délégation de Royalistes corses qui se rend à Paris pour rendre hommage au Roi Louis XVIII. Chevalier de l'Ordre de San Stefano en 1852.

CELANI Tomasu Andria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Bunifaziu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CELESTIN II (Guido di Citta Castello): (douzième siècle)
Pape de 1143 à 1144. En 1144, il confirme à Alberto, moine du monastère de Populonia, près de Piombino, toutes ses possessions de biens en Corse.

CELESTIN III (Giacinto di Pietro Bobone): (douzième siècle)
Pape de 1191 à 1198. En 1191, il confirme les privilèges Toscans sur la Corse. En 1197, il tente un accommodement entre Gênes et Pise, concernant la Corse, mais en vain.

CELLI Antone:
Poète. Il publie des plaquettes bilingues (Versi sciolti, Puemi è Imaghjini...).

CELLI Joseph: (1809-1854)
Né à Grussettu. Jardinier. En 1852, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Travaux Forcés, pour tentative de meurtre, avec circonstances atténuantes. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

CELLI Rose: Voir BRUA Rose.

CENAZANDOTTI Gilles: (né en 1967)
Originaire de Mursiglia. Photographe. Artiste plasticien. Sculpteur.
Voir les oeuvres de Gilles CENAZANDOTTI.

CENTURIONE Agostino: (seizième siècle)
Génois. En 1589, il est chargé d'assurer la sécurité de la colonie génoise de Porti Vechju.

CENTURIONE Agostino: (dix-septième siècle)
Génois. En 1639, il est nommé gouverneur de la Corse, en remplacement de Giovanni Battista Lasagna. En 1640, Benedetto Viale lui succède.

CENTURIONE Andrea: (seizième siècle)
Génois. En 1564, avec Raffaello Giustiniani, il s'affronte aux troupes corses de Sampieru Corsu. A U Viscuvatu, il fait emprisonner l'archidiacre de Mariana, Antone Petru Filippini. En 1576, il est gouverneur de la Corse. Il remplace Agostino Doria. Il tient une Vedutà au couvent de San Francescu à Bastia. Il est remplacé, en 1577, par Tomaso Carbone.

CENTURIONE Bernardino: (1686-1759)
Génois. Né à Paomia. Evêque d'Aiacciu de 1741 à 1759. Il remplace Benoit Andrea Doria, transféré. En Janvier 1749, à la Cunsulta di Corti, il propose deux requêtes, la libération de Paulu Maria Mariotti, l'évêque de Sagone et l'envoi d'un visiteur apostolique en Corse. Il décède en 1759.

CENTURIONE Cristoforo: (quinzième siècle)
Génois. En 1499, il est nommé gouverneur en remplacement de Rolando de Fornari. Il est remplacé en 1501, par Bartolomeo Giustiniani.

CENTURIONE Domenico: (dix-septième siècle)
Génois. En 1629, il est nommé gouverneur de la Corse, en remplacement de Giulio Sauli. En 1630, Giovan Andrea Gentile lui succède.

CENTURIONE Giorgio: (dix-septième siècle)
Génois. En 1604, il est commissaire extraordinaire en Corse. Dans son rapport d'inspection de l'Ile, il signale la nécessité de construire un port à Bastia (sur l'ancienne marine de Portu Cardu). Ses gardes génois repoussent les Turcs qui attaquent à nouveau Munticellu. En 1612, il est nommé gouverneur de la Corse, en remplacement de Giovanni Battista Durazzo. En 1615, Stefano Rivarola lui succède.

CENTURIONE Giovan Battista: (seizième siècle)
Génois. En 1570, il est nommé évêque de Mariana. Il installe sa résidence à Bastia, ce qui entraîne de nombreux différents entre le gouverneur Benedetto Canevaro Fieschi et lui. Il commence la construction du chœur de l'église de Santa Maria de Terra Nova. En 1575, il officie pontificalement dans cette église. En 1582, année de terrible disette en Corse, il fournit tous les jours du pain aux mendiants. Il règle un conflit en Casinca, né d'un différent important au sujet des biens du couvent de Santa Catalina, entre les moines et les habitants de A Venzulà. En 1584, il est remplacé par Nicolo Mascardi.

CENTURIONE Giovanbattista: (seizième siècle)
Génois. Commissaire d'Aiacciu. En 1585, il fixe la taxe sur le bacinu de blé à douze sous, et sur celui d'orge, à six sous.

CENTURIONE Gregorio: (seizième siècle)
Génois. En 1563, il est nommé lieutenant de Porti Vechju, à la place de Giuliano Toppori.

CENTURIONE Guiseppe Maria: (dix-huitième siècle)
Lieutenant génois. En Mars 1731, il commande la garnison de Sartè, attaquée par 2000 Talavesi.

CEPPU d'OGLIASTRU: Voir FUMAROLI Dumenicu.

CERANI Lurenzu Piu: (1886-1979)
Né à Rapale. Il arrive au Venezuela en 1901, où il rejoint son père qui y est installé depuis 1894. Après une interruption due à la Grande Guerre (de 1914 à 1916), il crée une exploitation minière (or), nommée Salva la Patria, qui en 1918, emploie 3000 indigènes. Il se lance ensuite dans l'exploitation de la sève de caoutchouc. Fortune faite, il se ruine au jeu, en France, entre 1922 et 1924, et, en 1925, il exploite une mine aurifère (Salvan Patria), dans l'Oro Carabobo, en Guyane vénézuélienne. En 1930, sa fortune est reconstruite, et de nouveau dilapidée à Paris, à la veille de la guerre de 1939. Il se lance encore dans l'exploitation de l'or dans les années cinquante, vend son exploitation au gouvernement vénézuélien, et se retire des affaires. Il décède, à Caracas, au Venezuela, en 1979.

CERATI Antoine Mathieu: (1873-?)
Né à Guagnu. Officier d'administration. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Directeur de l'Assistance Publique de la ville de Marseille. Président de la Société des Amis de l'Instruction Laïque de La Blancarde depuis 1902. Conseiller général de Marseille de 1919 à 1934. Vice-président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône. Officier de la Légion d'Honneur.

CERATI Anton Corsu: (dix-neuvième siècle)
Prêtre. Philosophe. Poète. Régent des humanités au collège d'Aiacciu. Inspecteur des écoles primaires de Corse. En 1828, il publie un traité Des usurpations sacerdotales. Auteur en italien de In morte di un Passero, anacréontique (imitations anacréontiques), La Gustavia (stances), La Guerra per l'organon (poème héroï-comique), en 1849.

CERCIGNANI ?: (dix-neuvième siècle)
Avocat à Livourne. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CERISOLA Heidi:
Née en Allemagne. Créatrice de bijoux contemporains installée à Pitrusedda. Ecrivain de livres pour enfants. Auteur de la série Le Doudou corse.
Voir le site de Heidi CERISOLA.

CERLI Roch Joseph: (1894-1965)
Né à Lama. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale (lieutenant au 246ème Régiment d'Infanterie). Intendant militaire. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18.

CERMOLACCE Cristufaru: (?-1769)
Du Nebbiu. Capitaine de compagnie. Accusé d'être un des membres de la Conspiration d'Oletta en Février 1769, il est condamné à mort par les Français.

CERMOLACCE Ghjuvan Dumenicu: (?-1769)
Du Nebbiu. Accusé d'être un des membres de la Conspiration d'Oletta en Février 1769, il est condamné à mort par les Français en Juillet, et roué vif, sur la place de l'église d'Oletta, en Septembre.

CERMOLACCE Paul: (1912-1988)
Originaire d'Oletta. Né à Marseille. Membre du Parti Communiste Français. Résistant. Emprisonné de 1940 à 1943 par le gouvernement de Vichy. Député des Bouches-du-Rhône de 1945 à 1978. Conseiller municipal de Marseille de 1959 à 1971. Membre fondateur et président de l'association Kalliste de 1979 à 1988. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1986.

CERNUCOLI Ghjuvan Francescu: (seizième siècle)
Pievanu de Calvi. Il sert d'intermédiaire à Sampieru Corsu, pour contacter le Duc de Toscane, Cosme 1er de Médicis, afin de lui demander de l'aide.

CERUTTI Petru:
Chanteur. Auteur. Compositeur. Interprète. Musicien multi-instrumentiste.
Voir le site de Petru CERUTTI.

CERVERA Bertrand: (né en 1968)
Originaire de Rennu. Musicien (violon). Soliste à l'Orchestre National de France. Membre du prestigieux World Orchestra for Peace. Il travaille aussi avec des artistes de variété tels que Michel Jonasz ou Benjamin Biolay et montre un intérêt particulier pour la musique traditionnelle corse. Créateur, en 2004, en tant que directeur artistique, du festival Sorru in Musica. En 2005, il dirige pour la première fois une création mondiale: l'opéra Le Nègre des Lumières du Chevalier de Saint-Georges.

CERVERA-MATTEI Jeanne:
Professeur agrégé d'histoire à Nice. Elle collabore à la revue Etudes Corses (Le Colombo (février 1914-mars 1921), un quotidien ajaccien dans la guerre, en 2005). Elle participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

CERVETTI Antoine (Tony): (né en 1961)
Originaire de Ghisoni. Footballeur professionnel (Défenseur). Il joue à Bastia (1982-1987), Niort (1987 -1990), Lille (1990-1992)...

CERVINI (KEROUINOI): (troisième siècle avant notre ère)
Nom d'une tribu corse (parmi les douze recensées par Ptolémée), installée en Balagna, avant l'arrivée des Romains (environ troisième siècle avant notre ère).

CERVIONI (di) Alfonsu: (?-1561)
Pro-Français et allié de Sampieru Corsu. En 1561, victime de la répression des Génois, il est condamné et exécuté.

CERVIONI (di) Anghjulu Santu: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1604.

CERVONI Antoine-Joseph, Jean-Baptiste: (1823-1910)
Originaire de Suveria. Fils de Luigi Cesaru. Baron d'Empire. Commissaire de la Marine. Bibliothécaire de la ville de Bastia. Membre de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse.

CERVONI Antoine-Thomas Auguste: (1826-?)
Originaire de Suveria. Fils de Luigi Cesaru. Commissaire de la Marine. Officier de la Légion d'Honneur.

CERVONI Charles-Antoine (Carlinu): (?-1917)
De Luri. Fils de Dumenicu. Marin capcorsin disparu en mer en 1917 lors du torpillage de l'Athos.

CERVONI Dominique:
Maire de Luri de 1983 à 2002. Conseiller général (divers droite) du canton de Capu Biancu de 1998 à 2002 (invalidé en 2002).

CERVONI Dumenicu Andria: (1834-1890)
Né à U Campu (Luri). Marin capcorsin ami de Joseph Conrad, qu'il connut comme second capitaine à bord du Saint-Antoine à Marseille (entre 1874 et 1878). Il est cité dans son roman Miroir dans la mer, en 1906, et à qui il inspire plusieurs récits. Médaillé de la Guerre de Crimée.

CERVONI Felice (Don Felice): (?-1740)
Né à Suveria. Frère de Ghjuvan Battista. Lieutenant-général du Niolu. En 1706, il obtient que les Pacificatori de Moltifaù soient autorisés à y faire une saisie. Titré comte par le roi Théodore en 1736. En Juillet 1739, après la défaite des Naziunali devant les Français, dissident, il refuse de se laisser désarmer, et organise la résistance dans le Niolu. Il jure de ne pas déposer les armes tant que les Génois seront en Corse. Il quitte la Corse avec Ghjacintu Paoli, son fils Tomasu et d'autres compagnons. En 1740, après s'être soumis au marquis de Maillebois, il s'exile à Rome où il meurt la même année.

CERVONI Franck:
Chercheur. Auteur de Images de la Corse, en 1989, qui regroupe 120 cartes de la Corse, des origines à 1831.

CERVONI Ghjuvan Battista, dit Schizzettu: (?-1737)
Né à Suveria. Frère de Felice. En Février 1734, Ignaziu Arrighi étant parvenu à prendre Corti, il doit assurer la sécurité des pièves voisines. En Juin 1736, il est nommé lieutenant-colonel et titré comte par le Roi Théodore. En Juin 1736, il est chargé de poursuivre la campagne de San Fiurenzu, mais, le siège de Calinzana étant abandonné par les Niulinchi, il se retire chez lui. En Juillet 1737, il est commandant de la piève de Talcini. Il est assassiné à Corti en 1737.

CERVONI Ghjuvan Battista: (1765-1809)
Né à Suveria. Fils de Tomasu. En 1783, après des études à Rome, il s'engage dans le Régiment Royal Corse. En 1786, il quitte le Régiment Royal Corse et rentre à l'université de Pise. Avocat à La Porta d'Ampugnani en 1788. En Juillet 1789, il est nommé avocat auprès du Conseil Supérieur de la Corse. Sous-lieutenant au 22ème Régiment de Cavalerie en 1793. Il est agent militaire auprès de Antoniu Cristufaru Saliceti. En Septembre, il est adjudant-général chef de bataillon au siège de Toulon. Il participe à la reconquête de la ville que ses notables viennent de livrer aux Anglais. Il y est blessé. En Décembre, il est chef de brigade. Général de brigade en 1795. En Juin 1796, il est général de division dans l'Armée d'Italie, avec Nabuliu Buonaparte. En Janvier 1798, il est nommé gouverneur militaire de Rome et général de division à l'Armée d'Angleterre. En Février 1799, il est nommé adjoint au général en chef du corps expéditionnaire en Sardaigne. Il est élevé au titre de Baron d'Empire. En Janvier 1800, il est envoyé en Corse par Napoléon Bonaparte comme commandant de la 23ème Région Militaire à Bastia. Il est désigné pour conduire une nouvelle opération en Sardaigne. En Avril, il se rend dans la plaine de Tavagna et disperse les émigrés corses de Toscane. En répression, les pièves de Tavagna et de Moriani sont dévastées. Il y a près de 500 tués ou prisonniers. En Novembre, il quitte la Corse pour prendre le commandement de la 8ème Division, à Marseille. Chef d'état-major du maréchal Lannes au 2ème Corps de la Grande Armée. En 1802, il est nommé membre de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille. Membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1804, délégué, pour le Département du Golu, pour assister au sacre de Napoléon 1er, à Paris. Chef d'état-major de la Grande Armée, il est tué au siège d'Eckmühl en 1809. Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile. Officier de la Légion d'Honneur.

CERVONI Gilbert: (né en 1943)
Né à Marrakech (Maroc). Originaire de Coghja. Avocat de 1967 à 1986. Magistrat de 1986 à 2008.

CERVONI Jean-Raphaël: (né en 1954)
Né à Bastia. Professeur d'histoire. Historien. Journaliste. Spécialiste de la Guerre 1914-1918. Prieur de la Confrérie Saint-Antoine de Janvier, de Castifaù. Membre de l'association San Francescu di Caccia. Auteur de Il était une fois Bastia (1988), Les Rues De Bastia (1989), Petit Dictionnaire de la Grande Guerre (2005), La Corse et la Grande Guerre, une trilogie, avec André Cesari, dont le premier tome parait en 2011, le second en 2013... Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

CERVONI Luigi Cesaru: (1790-1833)
Né à Bastia. Fils de Ghjuvan Battista. Créé Baron d'Empire en 1810, confirmé en 1822.

CERVONI Marie-Elisabeth (née SICURANI): (1772-1827)
Née à San Ghjuvanni di Moriani. Epouse du général Ghjuvan Battista Cervoni. En 1815, elle est un émissaire de Napoléon Bonaparte et circule entre la Corse et l'île d'Elbe, afin de préparer le retour au pouvoir de l'Empereur. Elle lui fait part de la situation sur l'Ile et lui annonce que le général Bruslart se propose de le faire assassiner.

CERVONI Marie-Lucie:
Co-autrice, avec Achille Monti et Antoine Pieretti, de Luri, chemins d'une histoire, en 1996.

CERVONI Mathieu: (né en 1951)
Originaire de Castifaù. Maire de Castifaù depuis 1984.

CERVONI Thomas-Charles-Ernest: (1829-1864)
Originaire de Suveria. Fils de Luigi Cesaru. Sous-préfet de Pamiers.

CERVONI Tomasu, dit Tomé di Suveria: :(1726-1810)
Né à Suveria. Fils de Felice. En Juillet 1739, à 13 ans, après la défaite des Naziunali, il quitte la Corse avec son père Felice qui accompagne Ghjacintu Paoli. En Mars 1757, à Alandu, son arrivée providentielle, avec Ghjuvan Felice Valentini, sauve Pasquale Paoli assiégé dans le couvent par Mariu Emmanuelle de Matra. En Juin 1769, après la défaite de Ponte Novu, il s'embarque à Porti Vechju, avec Clémente Paoli et 340 Naziunali, sur Le Rachel. Il débarque à Livourne, peu après Pasquale Paoli. En Mars 1774, il tente d'organiser dans le Niolu, une insurrection générale. Mais le complot, est vite dévoilé au comte de Marbeuf. En Juin, il est à la tête des Niulinchi qui se soulèvent et parcourent les pièves de Talcini, Boziu, Vallerustie, Rustinu. Ils attaquent un détachement de soldats français, faisant de nombreux morts. Député pour la communauté de Suveria, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Il décède à Suveria en 1810.

CERVONI Tomasu: (1797-?)
Né à Corti. Fils de Ghjuvan Battista. Créé Baron d'Empire en 1810.

CERVOTTI Antoniu: (1770-1838)
D'Aiacciu. Chanoine. En Octobre 1763, il est dans la confidence de l'action menée par les Massiera et quelques Naziunali, qui tentent de prendre la citadelle. Les soldats génois restent maîtres des lieux.

CES Lola: (née en 1982)
Originaire de Poghju Mezana. Comédienne. Chanteuse. Danseuse.

CESAR Jules (Caius Julius Caesar): (101-44 avant notre ère)
Homme d'état romain. En 47, il colonise Aleria. Il en fait une colonie militaire de rapport. En 46, il se rend personnellement en Corse, à la tête d'une flotte et il inspecte l'Ile pendant vingt-sept jours. Il considère la Corse-Sardaigne comme sa propriété particulière.

CESARE della ROCCA Ferrandu, dit Le Magnifique: (dix-septième siècle)
De Cinarca. En 1655, il est lieutenant général au service de Venise. En 1658, il rédige son testament. Il est un des fondateurs de la famille Colonna de Cesari Rocca.

CESARI André: (né en 1970)
Licencié en Histoire. Professeur à l'Université de Corse. Rédacteur en chef adjoint de la revue Eri. Président de l'association Corsica 14-18. Auteur de La Corse et la Grande Guerre, une trilogie, avec Jean Raphaël Cervoni, dont le premier tome parait en 2011...

CESARI Antoine-Marie Félix: (1885-?)
Originaire de Bastia. Chef de bataillon d'Infanterie. Il devient pilote en 1911. Il s'illustre lors de la Première Guerre Mondiale, notamment en Turquie. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Chevalier de l'Ordre de Saint-Stanislas. Médaille de la Distinguished Service Order. Titulaire de 5 citations, dont 4 à l'Ordre de l'Armée.

CESARI Armand: (1903-1936)
Né à Bastia. Capitaine de l'équipe de football du SC Bastia, il est emporté par la maladie en 1936. Le stade de la ville de Bastia (situé à Furiani), où évolue l'équipe professionnelle, porte son nom depuis 1938.

CESARI Charles Antoine:
Originaire de Cuzzà. Eleveur de chevaux à Suddacaro. En 1946, il découvre le site préhistorique de Filitosa, au lieu-dit Petra Zuccata.

CESARI Don Carlu: (1779-1852)
Originaire de San Fiurenzu. Nommé maire de San Fiurenzu en 1840. Conseiller d'arrondissement.

CESARI Eric: (né en 1960)
Originaire de A Piana. Homme politique (droite). Maire adjoint de Rouen. Collaborateur de Charles Pasqua et de Nicolas Sarkozy.

CESARI (de) Francescu Maria: (dix-neuvième siècle)
Né à Casalabriva. Baron. Maire de Casalabriva en 1865.

CESARI Georges: (1923-1982)
Né à Carghjese. Artiste peintre. Illustrateur. Professeur de dessin (à Pinu de 1942 à 1947). Il réalise des décors religieux pour différents couvents et églises (Carghjese, Pioghjula, Pinu...) Grand Prix Michel Ange en 1965. Après s'être installé à Nice, il se fixe au Canada en 1981, où il décède en 1982. Une exposition de ses oeuvres est organisée à Aiacciu en 1983. Un hommage lui est rendu à U Poghju di Venacu, en 1988, à la Fondation Michel Ange.

CESARI Ghjuliu: (1825-1900)
Originaire de San Fiurenzu. Fils de Don Carlu. Elu maire de San Fiurenzu en 1865.

CESARI (de) Ghjuvan Battista: (1770-1838)
Né à Casalabriva. Maréchal de camp au service du Roi de Naples. En 1799, il reçoit, en remerciement de son dévouement exemplaire à la cause des Bourbons, une terre érigée pour lui en baronnie, par décret du Roi Ferdinand des Deux Siciles, accompagnée d'une dotation annuelle de 4000 Ecus de Naples. Maire de Casalabriva.

CESARI Ghjuvan Ghjacumu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Santa Lucia di Taddà en 1865.

CESARI Jean-Baptiste: (vingtième siècle)
De Pruprià. Résistant. Membre du Réseau Frédérick. Il est condamné (par contumace) par le Tribunal Militaire Italien de Bastia, à 30 ans de réclusion, en Juillet 1943.

CESARI Jean Dominique:
Conseiller général du canton d'Ulmetu. Président du Conseil général de la Corse-du-Sud de 1982 à 1985.

CESARI Jean Dominique: (1946-2005)
Conservateur du site archéologique de Filitosa. Auteur de Lumières de granite et de Guide de Filitosa, 8000 ans d'histoire.
Né à San Fiurenzu.

CESARI Jocelyne: (née en 1962)
Née à Porti Vechju. Spécialiste de l'Islam contemporain. Après avoir été directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), elle s'installe aux Etats-Unis en 1998. Directeur de recherches à l'Université d'Harvard en 2001. En 2015, elle obtient la chaire de Religion et Politique à l'Université de Birmingham (Royaume Unis).

CESARI Joseph:
Conservateur régional de l'archéologie depuis 1991. Chef du Service Régional de l'Archéologie de Corse. Chercheur renommé. Auteur de Corse des Origines, paru en 1999. Membre du conseil scientifique de la revue Stantari.

CESARI Jules André Pierre Etienne: (1889-1970)
Né à San Fiurenzu. Rédacteur principal à la Direction Générale de l'Enregistrement à Paris. Avocat à la Cour d'Appel de Paris. Juriconsulte en droit fiscal des sociétés. Officier de la Légion d'Honneur (1957).

CESARI Marcel:
Originaire de A Riventosa. Agriculteur. Eleveur. Militant nationaliste (Femu a Corsica). Maire de A Riventosa depuis 2008. Elu conseiller territorial en 2015.

CESARI Mighela:
Née à Cuzzà. Chanteuse. Elle s'installe au Pérou, à Cuzco de 1975 à 1980 et interprète, jusqu'en 1983, des chants en Quetchua avec le groupe Wasapay. A son retour en Corse, elle devient soliste du groupe Aria Falcona et collabore au groupe Caramusa. En 1988, elle entame un travail de fond avec Mighele Raffaelli et participe à la création du groupe d'une importance majeure mais pourtant éphémère Donnisula (chants polyphoniques et monodiques) avec quatre autres femmes complices. Elle participe à la création, en 1989, de A Hélène, de I Xenakis, au festival de Lille. Son chant est exceptionnel, et elle chante la Corse avec des sonorités hispaniques, berbères, crétoises. En fait, elle chante toute la Méditerranée. Son album Cantu Prufondu, conçu sous la direction de Mighele Raffaelli, exemplarise la présence du Moyen-Orient, du Moyen Age et de la Renaissance dans le chant corse traditionnel. Cette œuvre est récompensée par l'Académie Charles Cros en 1994. Nanni, lamenti, voceri, satare: toute la profondeur du chant de la Corse interprété sans complaisance aboutissent à un U cantu profondu 2. Son dernier album de 2007, Emu spartutu lu mari..., dont la musique de Mighele Rafaelli s'éloigne encore un peu plus de la tradition corse, continue à explorer les mélodies et chants méditerranéens.

CESARI Paul: (né en 1974)
Originaire de Bastia. Musicien (guitare). De 1990 à 2007 il participe à de nombreux enregistrements en Corse. Créateur du site i-MusicSchool (cours de musique par enternet), avec Paul Miniconi, en 2007.

CESARI Rossana:
Originaire de Corti. Auteur. Compositeur. Interprète. Elle débute sa carrière de chanteuse avec le groupe cortenais A Manella. Membre du groupe Alte Voce, fondé par Jean Mattei en 2001, depuis sa création.

CESARI Stefanu: (né en 1973)
Né à Porti Vechju. Enseignant. Poète en langue corse. Il anime depuis 2007 le site Gattivi Ochja, consacré à la traduction et à la diffusion de la poésie. Il contribue en tant que traducteur à la revue Fora, La Corse vers le monde. Il publie dans les revues Nu(e), Décharge, Poésie Premièra... Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Fiddolu di u Biotu, 1992). Auteur de Mimoria di a notti, en 2003, Forme animale, en 2008 (Prix des Lecteurs de Corse 2009), Genitori, en 2010 U Minimu Gestu, un recueil de poèmes bilingue, en 2012 (Prix du Livre Corse et Prix Don Joseph Morellini 2013)...

CESARI Valentin: (né en 1949)
Né à Tallone. Avocat. Bâtonnier du barreau de Nice en 2014.

CESARI Vincent: (1854-1934)
Originaire de San Fiurenzu. Fils de Ghjuliu. Elu maire de San Fiurenzu en 1881. Il est un des membres fondateurs du Parti Républicain en Corse, et un opposant aux Gavini.

CESARINI Augustin: (1835-1943)
Ecclésiastique. Mort à Corti.

CESARINI Jacqueline (née GRAZIANI): (1916-2010)
Originaire de I Piazzali. Institutrice. Combattante volontaire de la Résistance (FFI). Maire de I Piazzali de 1977 à 2001. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1939-1945. Chevalier des Palmes Académiques.

CESARINI José: (né en 1960)
Originaire de Bastia. Cinéaste. Il tourne avec les détenus de la prison des Beaumettes à Marseille et en tire un film, 9 m2 pour deux, sorti en 2005. Fondateur, avec Marcel Fortini, du Centre Méditerranéen de la Photographie, en 1990. Il tourne plusieurs films en Corse: Les cousins de Barbaggio, I Paceri, à la recherche des faiseurs de paix, Paroles sur images...

CESARINI Pierre: (?-1943)
Résistant. Il est tué lors du naufrage du cargo Château Eyquem, torpillé par les Allemands dans le golfe d'Aiacciu, en Juillet 1943. Reconnu Mort pour la France.

CESARINI-DASSO Marie-Josée: (née en 1946)
Née à Aiacciu. Avocate au barreau de Nice. Docteur en droit. Chercheur au centre de recherche de la faculté de droit de Nice-Sophia-Antipolis. Romancière. Conférencière. Membre de la Société Française de criminologie. Féministe. Membre correspondant de l’Académie Européenne des Sciences, des Lettres et des Arts. Elle est la première, en 1993, à initier, en Corse, la défense des femmes du passé à travers une thèse de doctorat en droit portant sur l'univers criminel féminin au XVIIIème siècle. Auteur d'ouvrages de criminologie sur la délinquance féminine, d'ouvrages universitaires qui font autorité en matière juridique et de romans.. Lauréat de L'Accademia Corsa. Auteur de L’Univers criminel féminin en Corse, en 1996, Prix de la Ville de Nice, Prix de l’Accademia Corsa de Nice, Prix de BunifaziuLes femmes criminelles, Les séductions magiques (1999), Messagères de l'Intemporel (2000), Brigida femme médecin au XVIIe siècle, prix de la Collectivité Territoriale de Corse, biographie d'une femme médecin bravant les interdits de la Renaissance, et Brigida, le feu des Alchimistes, (parus en 2003 et 2004), Prix du Livre Corse, La Bandite (2005), Les Sexygénaires (2007), Hyacinthe di Brano, un avocat des Lumières (2009), Prix du Mémorial 2010, L'Effeuilleuse (2011), Les séductions magiques. De la magie corse à la magie universelle (2013), L'Ange des mers (2014), Nostalgiquement votre (2016)... Primée en 2010, par la ville de Nice et la région PACA, pour  l’ensemble de son œuvre.

CEVERINI Annibale: (dix-septième siècle)
De Bologne. En 1618, il est le maître d'école à Ruglianu, avec un salaire annuel de 200 lires.

CHABAUD (CHABOT ?) Charles-Eugène: (1825-1873)
Artiste peintre. Il exerce à Bastia (dans les années 1970), où il décède en 1873.

CHABROL Elsa:
Née à Paris. Originaire de U Petrosu. Fille de Jean-Pierre Chabrol et Noëlle Vincensini. Réalisatrice de films et documentaires (Caralba, Les mandolines attaquent, France terre d'exil, L'amour vermeil, Jean Nicoli, Ritornu, Chronique villageoise, U Duttore...). Ecrivain. Romancière. Auteur de L'heure de Juliette (2008), La guerre de Louise (2011)...

CHAILLEY-POMPEI François:
Avocat. Historien. En 1968, il crée un association pour le rétablissement de 2 départements en Corse. Président de l'Association pour le Respect du Suffrage Universel (ARSU) de 1980 à 2010. Auteur de Problèmes d'histoire de la Corse (de l'Ancien Régime à 1815), paru en 1969. Auteur de Les troubles de Pâques 1792 d'après le manifeste de la Municipalité d'Ajaccio, paru en 1971 dans la Revue de la Société des études Robespierristes.

CHAILLOU (de) ?: (dix-huitième siècle)
Marquis. En Mai 1739, il commande le Régiment du Chaillou débarqué à Bastia pour renforcer le corps expéditionnaire du marquis de Maillebois. Il quitte la Corse en Mai 1741.

CHALVIDANT-PADOVANI Marthe: (1917-1990)
Née à E Cristinacce. Ecrivain. Auteur de La route est longue (1957), Quand l'orage gronde (1970).

CHALEIL Auguste Marie Joseph: (1865-1920)
Né à Montpellier (Hérault). Sous-préfet de Calvi de 1893 à 1895. Secrétaire général de la préfecture de Corse en 1897. Sous-préfet de Bastia de 1898 à 1901. Député (Union Démocratique) de Calvi, de 1904 (en remplacement de Toussaint Malaspina, décédé) à 1906. Conseiller général de Calacuccia en 1904. Préfet de la Corse de 1906 à 1909.

CHAMBERS Winnie: (vingtième siècle)
Née en Irlande. Artiste peintre. Elle présente au Salon des Peintres Indépendants de 1907 4 oeuvres sur la Corse, dont Le marché à Ajaccio.

CHAMPORCIN ?: (seizième siècle)
Notaire marseillais. En 1562, il reçoit le testament de Sampieru Corsu, dans lequel celui-ci lègue tous ses biens à sa femme Vanina.

CHANAS Jérémie: (né en 1992)
Originaire d'Ulmetu. Comédien. Musicien. Mannequin.

CHANDY Freddy:
Artiste peintre installée à L'Isula.

CHANGOU Jean-Baptiste: (1721-1760)
Né à Appiettu. Berger. En 1806, à Aiacciu, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour assassinat. Il décède à l'hôpital des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1760.

CHANTRON Antoine: (dix-neuvième siècle)
Colonel-directeur d'artillerie à Bastia. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CHAPAUD Marc: (né en 1941)
Né à Paris. Artiste peintre (figuratif). Il présente des oeuvres sur la Corse, à Paris, en 1970.

CHAPEL Marguerite: (vingtième siècle)
Née à La Couronne (Charente). Artiste peintre. Elle présente au Salon des Peintres Indépendants de 1949 une peinture intitulée Paysage Corse.

CHAPELLE (de la) ?: (dix-huitième siècle)
Médecin des troupes françaises en Corse en 1764 à 1776. Ami personnel du comte de Marbeuf. En 1765, il effectue une analyse des eaux d'Orezza, à Bastia, et leur trouve une propriété merveilleuse de nature à guérir nombre d'infirmités. Il en conseille d'ailleurs l'usage à Pasquale Paoli. En 1776, de retour à Paris, il signale l'existence de la source et de ses propriétés.

CHAPIN Jean: (1896-?)
Né à Paris. Artiste peintre (nus, paysages, portraits, marines). Il séjourne en Corse, où il peint, entre autres, un Paysage Corse.

CHAPTAL Jean-Antoine: (1756-1832)
Comte. Chimiste. Professeur à l'Ecole Polytechnique. Membre de l'Académie des Sciences. Membre de l'Institut de France. Sénateur. Ministre de l'Intérieur de 1801 à 1804. Membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CHARASSE Michel: (né en 1941)
Né à Chamalières (Puy-de-Dôme). Originaire de Corti. Sénateur (socialiste) du Puy de Dôme de 1981 à 1988 et de 1992 à 2008. Ministre du Budget de 1988 à 1992. Il est exclu du Parti Socialiste en 2008. Membre du Conseil Constitionnel depuis 2010. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CHARDON Daniel Marc Antoine: (1731-1805)
Maître des requêtes. En Août 1768, il est nommé premier président du Conseil Supérieur de Justice, mis en place à Bastia par François Claude de Chauvelin. Il est nommé également Intendant Général de la Justice, de la Politique et des Finances pour toute la Corse. En Septembre, il publie un édit concernant la tenue des registres des paroisses, dont le clergé a seul la charge, mal rédigés et mal tenus, et qui, désormais, seront aux nombres de deux, l'un pour les baptêmes et les mariages, l'autre pour les décès et les sépultures. En Octobre, à Bastia, il ordonne la libre circulation des vivres et marchandises de consommation courante. En Décembre, il est installé officiellement dans sa fonction de premier président du Conseil Supérieur de Justice. En Janvier 1769, le Duc de Choiseul lui prescrit de procéder à l'organisation matérielle de l'armée en Corse, afin de préparer une campagne prochaine. En Février 1770, il décrète que toute monnaie corse sera prescrite dans l'Isle. En Septembre, il représente le Roi de France à la Première Assemblée des Etats de Corse. En Mai 1771, il est rappelé à Paris. Un conseiller à la cour des comptes, Barthelemy Colla de Pradines, le remplace. En Août, il quitte la Corse. Il n'y laisse que des mauvais souvenirs.

CHARIOT Stéphane: (1961-1988).
Gendarme. En 1988, alors qu'il est en faction devant la caserne Battesti d'Aiacciu, il est abattu par un commando du FLNC.

CHARLES 1er Le Grand (CHARLEMAGNE): (742-814)
Roi des Francs de 768 à 814, Empereur d'Occident de 800 à 814. Le 6 Avril 774 à Rome, il confirme au pape Adrien 1er, qui le lui demande (Liber Pontificalis), les décisions de l'Assemblée de Quierzy (voir Pépin le Bref), qui font officiellement entrer la Corse dans les états du Saint-Siège. En 778, la Corse entre définitivement dans le groupe des états pontificaux. C'est lui qui garantit l'autorité pontificale sur ces territoires et qui les protège militairement. En 807, il envoie sur l'Ile le connétable Burchard pour défendre la Corse contre une nouvelle agression de Maures espagnols. En 808, le pape Léon III lui demande confirmation de la donation de l'Ile à la papauté (en rappelant la Donation de Constantin de 325) et le supplie de garder la Corse hors de portée des Maures. En 810, une fois encore, il vient au secours des Corses: une de ses armées décime les Maures devant Aleria.

CHARLES 1er (de France) ou CHARLES d'ANJOU: (1226-1285)
Comte d'Anjou, du Maine et de Provence. Roi de Sicile de 1266 à 1285. En 1274, il enlève la colonie d'Aiacciu, le Castel Lombardo, tenue par les Génois.

CHARLES III (Dom CARLOS): (1716-1788)
Duc de Parme de 1731 à 1735. Roi de Naples et de Sicile (sous le nom de Charles VII) de 1734 à 1759. Roi d'Espagne de 1759 à 1788. En 1731, les insurgés corses adressent un mémoire Roi d'Espagne Philippe V, dans lequel ils lui offrent la souveraineté de l'Ile. En Septembre 1734, il reçoit Erasmu Orticoni, Andria Ceccaldi et Carlu Francescu Raffaelli, venus à Naples, lui demander d'intervenir en faveur des Naziunali. Il conseille aux Corses de rencontrer sa mère, Elisabeth Farnese, Reine d'Espagne.

CHARLES IV (de Luxembourg): (1316-1378)
Roi de Germanie et de Bohème de 1346 à 1378, Empereur Germanique de 1355 à 1378. En 1346, il fait serment de ne jamais occuper Rome ni aucune de ses possessions, dont la Corse.

CHARLES V (CHARLES QUINT): (1500-1558)
Empereur Germanique de 1519 à 1556. Il soutient avec François 1er une guerre de plus de trente ans, dans laquelle la Corse se retrouve directement mêlée. En 1541, de retour d'Afrique, il fait escale en Corse, à Bunifaziu, où il loge dans la maison du comte Filippu Cataccioli. En 1556, près de Cambrai, dans l'abbaye de Vaucelles, il signe une trêve entre ses armées et celles du Roi de France Henri II. Les Français doivent garder leurs conquêtes d'avant la publication de la trêve: Ils sont, à ce moment-là, maîtres de la majeure partie de la Corse.

CHARLES VI: (1685-1740)
Empereur Germanique de 1711 à 1740. En Avril 1731, à la Cunsulta di U Viscuvatu, il est décidé de lui transmettre un texte, en 29 articles, Ristretto delle Rivolte di Corsica. En Octobre, les Corses engagent leurs démarches auprès de lui. En Mai 1732, il garantit les nouvelles conventions entre Corses et Génois, énoncées en un Traité (Concessioni Graziose) réglant d'une façon satisfaisante les exigences des Naziunali. En Octobre 1732, il intervient en faveur des chefs corses emprisonnés par les Génois. Puis, sous sa pression, Gênes accepte enfin de consulter les doléances des Corses. La République lui soumet un projet de nouveau règlement (Nuovo Reglamento) en deux parties. En Mars 1733, il s'engage à obliger les Génois à réparer les transgressions ou les torts qui pourraient être faits de leur part au règlement convenu, pourvu que les Corses gardent à leurs souverains, c'est à dire aux dirigeants de Gênes, la fidélité qui leur est due. De plus, à la demande du chanoine Erasmu Orticoni, il impose à Gênes la libération des chefs insurgés corses. En Juillet 1737, il signe avec le Roi de France Louis XV, le Traité (ou Convention) de Versailles, dans lequel les deux souverains s'engagent à ce que la Corse reste sous domination génoise. Ce traité définit l'aide militaire française destinée à combattre la nouvelle insurrection. En Août, il passe un accord avec Louis XV, et la République de Gênes, dans lequel la France enverra en Corse 3000 hommes, plus s'il le faut, pour ramener les Naziunali à l'obéissance. Gênes payera 700000 livres, et devra compter avec lui et le Roi de France pour établir une nouvelle convention avec les Corses. En Octobre, il signe une Convention particulière, avec Louis XV, concernant l'appartenance de la Corse à Gênes.

CHARLES VI le Bien Aimé: (1368-1422)
Roi de France de 1380 à 1422. En 1401, il nomme le Maréchal de France Boucicaut, gouverneur de Gênes. En 1404, il nomme Andrea Lomellino gouverneur de la Corse.

CHARLES VII: (1403-1461)
Roi de France de 1422 à 1461. En 1458, Gênes, alors sous protectorat français, lui offre la Corse.

CHARLES VIII: (1470-1478)
Roi de France de 1483 à 1498. En 1498, dans sa guerre contre Naples, il engage plusieurs Corses qu'il trouve installés dans le Milanais des Sforza.

CHARLES IX: (1550-1574)
Roi de France de 1560 à 1574. En 1560, avec le sultan Soliman II, il confirme au Corse Thomas Lenche le privilège d'établir une compagnie en Algérie, appelée le Bastion de France. En 1562, il charge Sampieru Corsu d'une ambassade extraordinaire en Turquie. En 1564, Sampieru Corsu, après avoir débarqué en Corse pour commencer sa révolte contre les Génois, lui écrit pour l'en informer, et lui demander son appui. En 1565, le Corse lui envoie un émissaire, Anton Padovanu di U Poghju di Brandu, pour dénoncer la conduite des Génois en Corse et lui demander de l'aide. En 1566, d'autres délégations lui seront envoyées, et il aidera matériellement les Corses de Sampieru Corsu dans leur guerre contre les Génois. En 1569, il propose aux Génois d'envoyer sur l'Ile l'amiral Paulin de La Garde pour faire déposer les armes aux derniers résistants nationalistes corses. Gênes refuse. En 1571, il accorde à Alfonsu d'Ornanu le droit de nationalisation et la licence de rester dans le royaume avec 300 de ses fidèles. En règle générale il accorde la nationalité française à tous les Corses qui se trouvent en France.

CHARLES EMMANUEL III: (1701-1773)
Roi de Sardaigne de 1730 à 1773. Duc de Savoie. En Juillet 1744, il envoie Dumenicu Rivarola en Corse pour recruter, à des fins politiques et militaires, un régiment pour son compte. En Octobre 1745, il fait une proclamation, en réponse au peuple corse le suppliant de lui accorder sa protection et d'obtenir celle de l'Impératrice des Romains, Reine de Hongrie, et du Roi d'Angleterre, où il promet de s'employer efficacement à assurer au peuple corse la paix et la sécurité. Cette promesse doit être tenue par Dumenicu Rivarola. Ses hommes en Corse sont Francescu Sari, de Bastia, et Angelo de Bonis, de Livourne. En Octobre 1745, Dumenicu Rivarola, aidé par les Anglais, prend Bastia. La ville passe sous sa protection. En Avril 1748, il envoie les secours en hommes et matériels, tant désirés par les Naziunali. En Octobre 1767, estimant qu'elles sont de son patrimoine, il fait occuper les îles des Bocche (Lavezzi, Cavallu, Maddalena, Caprera, Santu Stefanu, Razzoli et Spargi), rattachées depuis toujours à Bunifaziu.

CHARLET-MARTELLI Antoinette:
Originaire de Ghisoni. Artiste peintre (aquarelles).

CHARLIER ?: (dix-huitième siècle)
Membre français du Conseil Supérieur de la Corse en 1788.

CHARMY Emilie: (1878-1974)
Née à Paris. Artiste peintre (paysages, portraits, nus, scènes). Elle séjourne en Corse en 1906. Elle y peint Vue d'Ajaccio, Piana Corse...

CHARPAK Georges: (1924-2010)
Né en Pologne. Physicien français. Prix Nobel de Physique en 1992. Citoyen d'honneur de Carghjese depuis 1993.

CHARPIDES Christophe: (1909-1992)
Né à Samos (Grèce). Artiste peintre. Il peint la Corse (Bateaux dans le port, La Corse...).

CHARRETON Victor: (1864-1936)
Né à Bourgoin-Jallieu (Isère). Artiste peintre (paysages intimistes). En 1904, au Salon d'Automne, à Paris, il adresse Etudes de montagne corse (3 études de paysage à différents instants de la journée) et un Paysage corse. En 1908, au Salon des Peintres Indépendants, à Paris, il présente Golfe d'Ajaccio. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1914.

CHARRIER Henri Georges: (1859-1950)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il peint la Corse dans les années 1890 (Vue de Corte).

CHARTRES Antoine: (1903-1968)
Né à Lyon. Artiste peintre (portraits, nus, natures mortes). Il peint Place du Diamant à Ajaccio, en 1935. En 1936, il adresse au Salon des Peintres Indépendants une peinture intitulée Paysage de Corse, et au Salon des Tuileries, 2 oeuvres portant le même titre.

CHASSAGNE Guy:
Professeur à l'Université Claude-Bernard de Lyon. En 1975, il fait partie du directoire mis en place pour définir les cadres de l'action économique, sociale et culturelle d'une université en Corse. Membre du conseil de l'Université de Corse sous la présidence de Pascal Arrighi (1975-1981).

CHATEAUBRIAND (de) François-René: (1768-1848)
Vicomte. Ecrivain. Elu à l'Académie Française en 1811. Dans ses Mémoires d'outre-tombe, il parle beaucoup de Napoléon 1er et un peu de la Corse.

CHATEL (du) ?: (dix-huitième siècle)
Maréchal de camp. Basé à Calvi. En Mars 1739, il échange une correspondance avec le Maréchal Charles de Belle-Isle, futur ministre de la guerre de Louis XV. En Avril, il commande les compagnies de volontaires corses, qui comptent plus de 400 soldats, regroupées à Bastia, Aiacciu et Corti.

CHAUBIN Hélène: (née en 1934)
Enseignante en Corse de 1957 à 1983. Correspondante en Corse du Comité d'Histoire de la Deuxième Guerre Mondiale de 1970 à 1980, puis de l'Institut d'Histoire du Temps Présent (CNRS), en Corse jusqu'en 1983. Chef de projet de la réalisation d'un CD Rom, La Résistance en Corse, en 2003, réédité en 2005. Auteur de Corse des années de guerre, 1939-1945 (2005) et de nombreux articles notamment sur la résistance en Corse: Situation politique et problèmes d'administration en Corse à la Libération » (1974), L'utilisation de la Corse comme base stratégique après la Libération (1976), Enquêtes sur la Corse, dans le Bulletin du Comité d'Histoire de la 2° Guerre mondiale, de 1973 à 1980 (Collaboration, Répression à la Libération, S.T.O.), Chronologie de la Résistance en Corse (1980), Quarantième anniversaire de la Libération de la Corse (1983), Histoire de la Corse depuis 1914 (1985), Ajaccio entre ralliement et révolte, 1940-1945 (1992), Résistance et Libération de la Corse (1993).

CHAUBON Jean Pierre: (né en 1953)
Né à Bastia. Homme politique (divers gauche). Maitre des requêtes au Conseil d'Etat. Maire de Nonza de 1982 à 2001. Chargé de mission auprès du ministre de la Coopération et du Développement en 1988. Délégué auprès du Médiateur de la République (1993). Nommé maître des requêtes au Conseil d'Etat en 1998. Président de la Communauté de Communes du Capicorsu depuis 1995. Conseiller territorial depuis 1998 (membre de la Commission Permanente en 2015). Conseiller d'Etat en 2011. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CHAUDER Guy-Paul: (né en 1946)
Né à Paris. Artiste peintre (non figuratif). Il s'installe en Corse, à E Ville di Petrubugna, en 1979. Auteur d'une grande fresque maritime pour le siège de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Haute-Corse (1993), de 3 vitraux pour l'église de L'ortale d'Alisgiani, et de 5 vitraux pour l'église de Sant'Andria di Boziu.

CHAUVEL Albert: (1895-1974)
Architecte. Issu de l'École des Beaux-arts (concours de 1925). Archéologue. Il restaure en particulier la cathédrale, l'évêché et l'église Saint-Maclou de Rouen. Architecte en chef des Monuments Historiques de la Corse. Avec Louis Leschi, il commence les premières fouilles archéologiques sur le site de la cité antique de Mariana dès 1936.

CHAUVELIN (de) François Claude Bernard Louis: (1716-1774)
Marquis. Fils de Germain-Louis. Lieutenant Général du Roi de France à Gênes de 1749 à 1753. En Septembre 1749, les Génois, reprochant au maréchal de Cursay d'exercer une influence et une ascendance de plus en plus grande sur la population corse, demandent son rappel en France et interviennent à Versailles, et auprès de lui, à Gênes. En 1750, à Gênes, Il négocie pour la France avec les Génois au sujet de la Corse. Les Français affirment qu'il faut désormais appliquer en Corse une politique moderne, en accordant à ses habitants une convention leur garantissant une identité nationale et une autonomie au sein de la communauté génoise. En Juillet 1751, il débarque en Corse. Il a pour mission essentielle de présenter le nouveau Règlement aux Corses, et de préparer leur passage sous l'autorité génoise. Il tient conférence avec le maréchal de Cursay, de retour de Toulon. Il signe une convocation des Prucuratori di A Nazione à une grande Cunsulta à Oletta. Il préside la Cunsulta di San Fiurenzu qui rassemble les Prucuratori des pièves et les députés. Dans son discours en Italien, il fait l'éloge du maréchal de Cursay, ce qui déplaît fortement au commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi, qui assiste à cette Cunsulta. En Août, à la Cunsulta d' Oletta, il rappelle aux Corses qu'ils doivent obéir aux Génois, car telle est la volonté du Roi de France, mais ces derniers confirment qu'ils ne veulent plus entendre parler de ceux-là. Il leur propose une Convention en huit articles, dont l'application, garantie par la présence des troupes françaises, devra être observée jusqu'à la promulgation du règlement définitif actuellement mis au point par Gênes. Après discussions, les Naziunali acceptent ses propositions, tant que les soldats du Roi de France resteront en Corse. Il se rend ensuite à Bastia, où il est reçu avec les honneurs dus à un plénipotentiaire du Roi de France. Au moment de son départ pour Gênes, il écrit une lettre aux quinze députés de la Nazione dans laquelle il les félicite de la déférence avec laquelle la Nation corse toute entière se soumet à la République de Gênes, tout en restant fidèle au Roi de France. En Novembre 1752, la situation en Corse est de plus en plus tendue. Le Consul de France à Gênes lui demande de ne pas laisser partir les troupes du Roi de France de la Corse. En Décembre, il décide de suspendre de ses fonctions le maréchal de Cursay, qu'il juge trop tolérant vis à vis des Corses. En Mai 1768, il est nommé gouverneur général de la Corse. En Août, il ordonne que tout village de Corse qui ne se rendra pas aux troupes du Roi après en avoir été préalablement sommé, sera au pillage… Avec ses chefs d'état-major, de Fontette et de Pujol, il débarque à San Fiurenzu. Arrivé par la route à Bastia, il reçoit les députés du Capicorsu. Il fait publier l'Edit de Compiègne, avec deux ordonnances, la première sommant toutes les communautés à se soumettre aux lois du Roi de France, la deuxième, imposant le drapeau français comme le seul à pouvoir flotter en Corse. Il met en place, à Bastia, le Conseil Supérieur de Justice. Il crée en outre un siège de maréchaussée à Bastia et Aiacciu. Il rend sa liberté à Luca Ottaviu Alessandrini, le président de la Magistrature, emprisonné à Nonza. Il fait embarquer les 2500 Jésuites accueillis en Corse en 1767, sur 22 tartanes, à destination du continent. En Septembre, devant l'offensive générale des Français, Pasquale Paoli lui demande une trêve de six jours, afin de tenir une Cunsulta. Il la lui refuse. Il investit la Casinca. Il décide de se retirer vers Bastia, à Santa Maria dell'Ortu, abandonnant La Marana, et ne conservant que Borgu, avec 500 hommes et trois canons. En Octobre, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. C'est une dure défaite pour les Français. Il prend ses quartiers d'hiver: trois bataillons du Régiment de la Marine à Oletta, le quatrième à San Fiurenzu, le Royal Roussillon à Calvi, le Régiment de Lamarck se partage entre Barbaghju et Patrimoniu, avec trois compagnies de Volontaires Corses, le Royal Italien à Nonza, les Régiments du Soissonais, du Rouergue et d'Eptingen, avec la Légion Royale, à Bastia et Furiani, le Régiment de Tournaisis à Biguglia, le Régiment du Languedoc à Erbalunga et Brandu, la Légion du Prince de Soubise, à Ruglianu, les Régiments de Bretagne et du Prince d'Anhalt à Aiacciu. Il écrit au Duc de Choiseul pour lui faire état de l'arrestation par les Naziunali de Matteu Massesi, l'espion qu'il avait soudoyé auprès de Pasquale Paoli. En Novembre, malade et destitué et déçu, il est rappelé à Paris. Il envoie auprès de Pasquale Paoli deux religieux Servites pour négocier l'installation de ses quartiers d'hiver en Casinca. Il essuie un refus de la part du Corse. En Décembre, il autorise de lever des volontaires corses dans le Dilà. Puis, il quitte la Corse et s'embarque pour la France. En Juillet 1769, il est officiellement remplacé par le comte de Vaux.

CHAUVELIN (de) Germain-Louis: (1685-1762)
Secrétaire d'état aux Affaires étrangères de Louis XV. En Avril 1735, il écrit la fameuse lettre, dite Secret de Chauvelin: il confie au Chevalier de Campredon la tâche de former un parti Pro-Français en Corse. Son but étant d'installer en Corse un parti favorable au Roi de France, tout en laissant à Gênes sa souveraineté sur l'Ile, à moins que cette dernière ne consente à la vente de la Corse.

CHAUVET Edmond Eugène Ernest: (1903-1968)
Né à Reims. Professeur de dessin. Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Français, en 1937, une peinture intitulée Port de Bastia, et, en 1938, Derniers rayons à Corte, puis au Salon des Peintres Indépendants de 1938, Le petit pont (Corse). Il peint également Pêcheurs réparant leurs filets en Corse et Vue de Ghisoni en Corse.

CHAUVIN Enid: (1910-2001)
Artiste peintre anglaise (aquarelle). Elle s'installe en Corse, à Santa Riparata di Balagna, dans les années 1950. Elle peint les paysages de Corse, la faune, la flore, les scènes de village... Elle expose à Aiacciu, à Calvi, à Santa Riparata di Balagna...

CHAVIGNY Laurence: (vingtième siècle)
Militante communiste. Résistante. Membre de la direction du Parti Communiste de Corse en 1945.

CHAZALON Thérèse Marguerite: Voir SALINESI Théguite.

CHEBBIA (di) (famille): (quatorzième siècle)
De Chebbià, près de Cervioni. En 1358, le procureur général de La Gorgona en Corse donne à bail pour neuf ans à Pagniucciu, fils de Asinucciu di Chebbià, une propriété dénommée Isula di San Damianu, dans l'étang de Chjurlinu moyennant un loyer annuel de trois livres de Gênes.

CHECHI Michelangelo: (dix-huitième siècle)
Peintre florentin installé à Bastia. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse jusqu'en 1778.

CHERINU: Voir STEFANI Antoniu Francescu.

CHERRIER ?: (dix-huitième siècle)
Inspecteur général des domaines en Corse. En Septembre 1799, à Bastia, il est à l'origine d'incidents avec la population. Il doit quitter l'Ile.

CHEVALIER Cécilia, née CAMPANA: (1921-2017)
Originaire de Ficaghja. Maire de Ficaghja. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite.

CHEVOBBE Charles Aristide Auguste: (vingtième siècle)
Né à Froideterre (Haute-Saône). Artiste peintre. Il séjourne en Corse au début des années 1930. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1933, une peinture intitulée Route du Cap à Miomo (Corse). Il figure au Salon des Peintres Indépendants de 1936 avec Coin de place à Miomo (Corse), et Miomo (Corse): la vallée, à celui de 1942, avec Paysage Corse, à celui de 1944, avec Marine, Erbalunga (Corse) et à celui de 1945, avec Miomo (Corse).

CHEVRIER François Antoine: (dix-huitième siècle)
Polygraphe (controversé). En Novembre 1749, il assiste, avec 13 autres académiciens, à la première séance de l'Accademia dei Vagabondi au cours de laquelle le marquis de Cursay prononce un discours d'inauguration.

CHEVRIN Angèle Marie, née GIACOMONI: (1911-1998)
Née à Bucugnà. Député (communiste) du Cher de 1950 à 1951. Elle décède à Paris en 1998.

CHEYLAN Marc:
Maître de conférences à l'Ecole Pratique des Hautes Études, rattaché au laboratoire de l'Université de Montpellier (Biogéographie et Écologie des Vertébrés). Auteur, avec Michel Delaugerre, de l'ouvrage de référence sur les reptiles de la Corse, Batraciens et reptiles de Corse, édité par le Parc naturel régional de la Corse, en 1992. Membre du conseil scientifique de la revue Stantari.

CHIAPPE ?: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre. Il exerce en Corse vers 1872. Auteur du tableau du maître-autel de l'église de A Soccia, La Vierge à l'Enfant.

CHIAPPE Albert: (1875-?)
Né à Bastia. Artiste peintre. Lauréat du Legs Sisco en 1898.

CHIAPPE Anghjulu-Maria: (1766-1826)
Né à Sartè. Fils de Petru Ghjuvanni. Receveur des Aides. Député (suppléant de Petru Paulu Colonna de Cesari Rocca) du Tiers Etat aux Etats Généraux de la Corse de 1789. En Avril 1790, il est de la délégation du Dilà qui accompagne Pasquale Paoli, de retour à Paris après son exil à Londres. En Septembre, à Orezza, il assiste, en tant que représentant du Dilà, à la Première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. En Septembre 1792, à Corti, à la Troisième Assemblée Provinciale Electorale, il est élu député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale (la Convention) avec 209 voix sur 405 votants. Il siège parmi les Girondins. En Janvier 1793, dans une lettre à ses électeurs, il met ceux-ci en garde contre le danger que représente pour la Corse leur mauvaise volonté à acquitter leurs impôts. Il cache au péril de sa vie des Girondins proscrits (Vergniaud, Gensonné et Guadé). Il réprime l'insurrection terroriste de Toulon. Membre du Conseil des Cinq-cents de 1795 à 1797. Consul de France aux Etats-Unis, en Suède (Gottembourg), puis en Espagne (Carthagène), en 1804. En 1811, il est nommé procureur général de la Cour Impériale d'Appel qui siège pour la première fois dans le palais des Jésuites à Aiacciu. Sous-préfet de l'arrondissement d'Alba dans le nouveau département de la Stura (Italie), en 1811. Consul de France à Bergen (Norvège) en 1816. Après la première restauration (en 1814), il quitte la vie publique et revient à Paris pour y habiter le restant de sa vie. Chevalier de l'Ordre Royal de l'Étoile Polaire de Suède et de Norvège. Il décède à Paris en 1826.

CHIAPPE Ange-Marie Pascal Eugène: (1889-1945)
Né à Aiacciu. Frère de Jean. Avocat au barreau de Bastia. Membre de l'Action Française. Préfet de l'Ardèche (1928), de l'Aisne (1931), de la Manche (1936), des Basses-Pyrénées (1939), du Gard (1940) et du Loiret (1944). Il est révoqué en 1944 en raison de sa collaboration active avec les Allemands. Il est jugé, condamné à mort et est fusillé, à Nîmes, en 1945. Officier de la Légion d'Honneur.

CHIAPPE Bartolomeo: (dix-septième siècle)
Peintre italien originaire de Livourne. Installé à Cardu. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse entre 1681 et 1682.

CHIAPPE Dumenicu: (1695-après 1750)
D'Aiacciu. Pievanu de Sarté en 1739.

CHIAPPE Dumenicu Antoniu: (1750-1808)
Originaire d'Aiacciu. Né en Italie. Fils de Petru Ghjuvanni. Vice-consul d'Espagne pour les marines de Tizzanu et de Capu di Muru en 1784. Consul d'Espagne en 1790.

CHIAPPE Geronimu: (1693-avant 1764)
D'Aiacciu. Frère de Dumenicu. Qualifié de Nobile.

CHIAPPE Ghjuvan Ghjacumu Agostinu: (1790-1821)
D'Aiacciu. Fils de Petru Francescu. Colonel du Génie.

CHIAPPE Ghjuvan Battista: (1793-1870)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Dumenicu Antoniu. Membre du Conseil Général de la Corse.

CHIAPPE Jean-Baptiste Pascal Eugène: (1878-1940)
Né à Aiacciu. De 1898 à 1918 il exerce diverses fonctions au ministère de l'Intérieur. Directeur de la Sureté Générale de 1924 à 1927. Secrétaire général au ministère de l'Intérieur en 1925. Préfet de police de Paris de 1927 à 1934, où il est limogé par Edouard Daladier, qui l'accuse de complaisance avec l'extrême droite. Grand officier de la Légion d'Honneur en 1932. Conseiller municipal de Paris en 1935. Député (droite) d'Aiacciu en 1936 (son élection est invalidée), il est élu à Paris de 1936 à 1940. Ambassadeur et haut-commissaire en Syrie et au Liban en 1940. Il disparait avec l'avion (mitraillé par les Italiens) qui l'emmène en Syrie en 1940. Grand-Officier de la Légion d'Honneur.

CHIAPPE Jean-François: (1931-2001)
Né à Laon (Aisne). Fils d'Ange-Marie. Historien. Journaliste. Producteur d'émissions de radio et de télévision (Télé-Match, La roue tourne, La Tête et les jambes, La Tribune de l'Histoire, L'Historien en question, Questions pour l'Histoire...). Homme politique (droite monarchiste et catholique). Il collabore à la revue Rivarol. Membre du Front National de Jean-Marie Le Pen. Auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'histoire. Rédacteur en chef de la revue Le Miroir de l'histoire. Il contribue au succès en France des ouvrages de vulgarisation historique. Vice-président de l'Association Professionnelle de la Presse Monarchique et Catholique. Grand Prix Gobert de l'Académie Française en 1983. Lauréat du Prix Hugues Capet en 1996 pour son ouvrage Louis XV.

CHIAPPE Marcelle: (1881-1943)
Epouse de Jean-Baptiste Pascal Eugène. Dame d'oeuvres. Fondatrice de la Maison de Santé du Gardien de la Paix en 1928. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CHIAPPE Paulu Geronimu: (1752-1813)
D'Aiacciu. Fils de Petru Ghjuvanni. Receveur des Finances avant de rentrer dans les Ordres. Il adhère au Concordat.

CHIAPPE Petru Francescu: (1755-1811)
Né à Aiacciu. Fils de Petru Ghjuvanni. Magistrat. Juge royal de la province de Vicu. Nommé juge à Aiacciu en 1791. Consul de France à Cagliari en 1795. En 1804, délégué, pour le Département du Liamone, pour assister au sacre de Napoléon 1er, à Paris. Procureur général à la Cour Impériale d'Aiacciu en 1805. Ambassadeur de France à Naples en 1811. Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume.

CHIAPPE Petru Ghjuvanni: (1723-1796)
D'Aiacciu. Il s'installe à Sarté. Notaire royal et apostolique en 1772.

CHIAPPERONI Ours-Marie: (1827-1856)
Né à Valle di Rustinu. Laboureur. En 1851, à Bastia, il est condamné à 15 ans de Travaux Forcés, pour tentative d'homicide. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1856.

CHIAPPINI Gilbert: (?-2015)
Originaire de Calcatoghju. Conseiller général (RPR) du canton de Cruzzini-Cinarca de 1982 à 2001.

CHIAPPINI Jean-Luc: (1948-2013)
Originaire de Letia. Maire de Letia de 1977 à 2013. Conseiller territorial de 1984 à 1986. Président du Parc Naturel Régional de la Corse de 1995 à 2013. Il est assassiné, à Aiacciu, en 2013.

CHIAPPINI Paul André Jacques Toussaint: (1883-1854)
Né à Letia. Colonel de Hussards. Il combat lors de la Première Guerre Mondiale (1914-1919), en Algérie (1919-1920), à la guerre d'Orient (1920-1923) au Maroc (1923). Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec étoile de bronze.

CHIAPPINI Pierre-Paul: (1787-1805)
Né à Livia. Berger. En 1804, à Bastia, il est condamné à 24 ans de Galères, pour vol et tentative de vol. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1805.

CHIAPPINI Philippe: (vingtième siècle)
Médecin. Conseiller général de Vicu en 1921. Il collabore au journal A Muvra. Membre du Partitu Corsu d'Azzione de Petru Rocca en 1922.

CHIAPPINI Toussaint: (1906-?)
Né à Canale di Verde. Magistrat (juge, avocat général, procureur). Il effectue pratiquement toute sa carrière aux colonies (La Réunion, Guinée, Algérie, Madagascar, Congo) de 1941 à 1962.

CHIARELLI ?: (dix-huitième siècle)
Chanoine d'Orezza. En Décembre 1742, il est reçu par le gouverneur Domenico Maria Spinola, avec d'autres médiateurs pour lui remettre de nouvelles propositions de la part des Naziunali de l'Orezza.

CHIARELLI ?: (dix-huitième siècle)
D'Aleria. Notable pro-génois. En 1755, Il est partisan de Mariu Emmanuelle de Matra.

CHIARELLI Arcange: (1763-1808)
Né à Rutali. Gargotier. En 1804, à Bastia, il est condamné à 24 ans de Galères, pour vol et tentative de vol. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1808.

CHIARELLI Cristofinu: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1607.

CHIARELLI Joseph Antoine, dit Bacaglinu: (1725-1824)
Originaire de Bucugnà. Berger. En 1814, il rend visite à Napoléon, sur l'île d'Elbe. Il décède à Bucugnà, en 1824 (à l'âge de 99 ans). Dans son testament, Napoléon lui avait légué 10000 Francs.

CHIARELLI Joseph-Antoine:
Originaire de Pedicroce. Educateur spécialisé. Maire (radical de gauche) de Soriu di Tenda depuis 2001. Conseiller territorial (radical de gauche) de 1982 à 2004. Vice-président de l'Assemblée de Corse en 1984. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CHIARELLI Joseph-Ferdinand: (1930-1991)
Né à Aiacciu. Originaire de Vezzani. Neurologue. Conseiller municipal (CNI-RPR) de Bastia de 1983 à 1989. Conseiller régional (divers droite) de 1984 à 1991.

CHIARELLI Pierre: (1888-1976)
Né à Pedicroce. Adjudant lors de la Première Guerre Mondiale. Il s'illuste à Verdun au sein du 151ème Régiment d'Infanterie. Capitaine, il sert au 173ème Régiment d'Infanterie à Bastia, de 1925 à 1939. Devenu chef de bataillon, il effectue toute la Campagne de France avec le 145ème Régiment d'Infanterie jusqu'en 1945. Il termine sa carrière au grade de lieutenant-colonel. Il est choisi pour faire partie des 100 héros militaires de la Première Guerre mondiale par département (pour la Haute-Corse). Grand officier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre 14-18 avec 8 citations. Croix de l'Ordre Royal de Léopold II (Belgique). Médaille de l'Yser. Croix de Guerre 39-45 avec 2 citations.

CHIARELLI Pierre: (né en 1955)
Né à Marseille. Fils de Joseph-Antoine. Pharmacien à Bastia depuis 1982. Membre du Parti Socialiste de 1983 à 1993. Maire-adjoint de Santa Maria di Lota de 1989 à 1995. Plusieurs fois candidat (divers gauche et corsiste) aux élections municipales bastiaises (2001 et 2008), aux législatives (2002) et aux régionales (2004).

CHIARI Ghjuvan Paulu dit Stuppaccionu: (?-1831)
De Poghju di Nazza. Bandit, terreur du Fiumorbu. En 1831, il est tué par le détachement des Voltigeurs Corses de Prunelli.

CHIARI Joseph: (né en 1911)
Né à Poghju di Nazza. Ecrivain. Poète de langue anglaise. Consul de France à Southampton. Maitre de conférences aux universités de Manchester et Leeds. Auteur de Contempory French Poetry (1952), Corsica: Columbus's Isle (1960), Lights in the Distance (1971), Hier, c'est aujourd'hui: De la Corse à l'Ecosse (1984), Le besoin d'Absolu (1990)...

CHIARISOLI Antoine François Xavier: (1903-1975)
Né à Marseille. Originaire d'Aiacciu. Avocat. De 1961 à 1967 il est président de la Ligue Nationale de Football (LNF), appellée à l'époque Groupement des Clubs Autorisés (GPA). Officier de la Légion d'Honneur.

CHIARISOLI Charles: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1869. Rédacteur en chef du quotidien L'Eclaireur, premier journal de dépêches télégraphiques, qui parait à Aiacciu en 1885.

CHIARISOLI Jean-Baptiste: (1842-1927)
Né à Aiacciu. Ingénieur des Arts et Métiers. Ingénieur au canal de Suez avec Ferdinand de Lesseps. Architecte des palais royaux de Caire, directeur de Tanzim. il est un des fondateurs de la ville d'Ismaïlia. Commandeur de l'Ordre du Medhjidieh. Bey d'Egypte en 1885.

CHIARONI Don Ghjacumu: (1769-?)
Né à Auddé. Médecin à Auddé.

CHIARONI Francescu: (dix-huitième siècle)
Député de la piève de Auddé et Zirubia à la Cunsulta Generale di Sartè, en Novembre 1763.

CHIARONI Ghjuseppe: (1773-?)
Né à Auddé. Médecin à Auddé.

CHIARONI Jacques: (né en 1959)
Né à Marseille. Originaire de Santa Maria Sichè. Professeur en médecine. Spécialiste de Sciences Biologiques et Médicales. Directeur de l'Etablissement Français du Sang Alpes Méditerranée depuis 2007. Co-auteur (avec Dominique Chevé et Caroline Berland-Benhaïm) d’un ouvrage sur la transfusion sanguine, Le sang. Donner et recevoir, en 2016.

CHIARONI Lucienne: Voir DOLENE Lucie.

CHIARONI Mighele: (1775-après 1818)
Né à Auddé. Maire d'Auddé.

CHIARONI Nicolinu: (1765-?)
Né à Auddé. Curé d'Auddé.

CHIAVARI Anton Maria: (?-1584)
Né à Bastia. Homme de loi. Vicaire général de la Corse.

CHIAVARI Ottobrinu: (1580-après 1650)
Né à Bastia. Fils d'Anton Maria. Médecin. Commissaire de Calvi en 1632. Auteur de Rellationi del Stato di Calvi, fatte in detta città, en 1649.

CHIAVERINI Ivan:
Originaire de Mela. Enarque. Poète. Ecrivain. Il fait la majeure partie de sa carrière en Outre-mer et en province, avant de revenir en Corse où il occupe un poste dans la Collectivité Territoriale. Elu maire de Mela di Taddà en 2001. Auteur ou co-auteur de plusieurs ouvrages sur la politique et l'administration, de nouvelles et d'un recueil de poésies. Auteur d'un recueil d'historiettes intitulé Nouvelles Sudistes (1990). Auteur de Poèmes Sudistes, Vents de Sable (1999), Récits sortis de mon verre, Potins de la Funtana, Les sables et le ruisseau, Contes de l'étoile polaire (2000)...

CHIAVERINI Jean Padou: (1882-1975)
Né à Berrouaghia (Algérie). Originaire de Mela. Fils de René. Militaire. Officier lors de la Première Guerre Mpndiale. Plusieus fois cité. Chef de bataillon du 5ème Régiment de Tirailleurs en 1939 il combat sur la frontière tunisienne. En 1943, il est chef du service d'ordre et du service des transports de la défense passive urbaine d'Alger. Il est cité à l'ordre du département d'Alger en 1944. Grand-officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18 avec étoile d'argent et 2 palmes. Croix de Guerre TOE avec 1 étoile et 2 palmes. Médaille Commémorative du Levant. Médaille Coloniale avec agraffe Maroc.

CHIAVERINI Philippe: (né en 1943)
Né à Birmandreïs (Algérie). Originaire de Mela. Fils de René. Docteur en droit. Magistrat. Avocat. Juge administratif et professeur de Droit Public à Corti puis à Lyon. Vice-président du Tribunal Administratif de Bastia (1983-1999). Ecrivain. Auteur d'ouvrages sur le droit administratif. Auteur également de L'Algérie française 1962-1992 (2012), La Corse et le procès du Comte Léon (2013), De l'Aulne à l'Arganier (2014), Dictature Molle (2015), The Homeland of Human Rights (2015), La France et le Maghreb (2015), Tuer l'Empereur (Elbe 1814-1815) (2016), Charles le Félon (2017)...

CHIAVERINI René: (1911-1964)
Né à Alger (Algérie). Originaire de Mela. Fils de Jean Padou. Docteur en droit. Avocat. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, il participe aux opérations de la campagne d'Alsace. Officier de Justice Militaire en Allemagne occupée en 1945-1946. Auteur de Nouveau droit public allemand. Ses bases idéologiques (1939).

CHIESA ?: (dix-huitième siècle)
Capitaine génois. En Décembre 1730, il commande un détachement de 150 Génois, parti d'Aiacciu pour renforcer la garnison de Corti, et qui est attaqué à Vivariu par les hommes de Nuceta et de Ruspigliani. Battus et désarmés, les Génois rentrent à Aiacciu.

CHIESA Innocenzo: (dix-huitième siècle)
Graveur génois. En 1768, à Bastia, parution, chez le libraire Pagani, de sa carte de la Corse qui donne des informations sur la démographie de l'Ile: On y compte 57 pièves, 10 juridictions, 26336 feux, 32332 hommes en état de porter les armes (de 17 à 60 ans), et 130680 habitants.

CHIESA Paulu: (dix-neuvième siècle)
En 1823, en tant qu'étudiant, il est sociétaire élève de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CHIEZE Jean: (1898-1975)
Né à Valence (Drôme). Graveur sur bois. Illustrateur. Décorateur de céramiques et de tissus. Ecrivain. Il enseigne à Aiacciu en 1925 et 1926 et à Bastia en 1931 et 1932. Il illustre de sa main 130 ouvrages avec des estampes, dessins, lithographies, cartons grattés.... Parmi ses oeuvres les plus connues: Le Catenacciu de Sartène (1931), Saint-Joseph à Ajaccio (1932), Dans le Cap corse (1933), Soirée corse (1933), Calvaire à Corte (1934), Sur le Vieux Port de Bastia (1936), Carte de Corse (1940), Il exécute (entre 1941 et 1944), pour illustrer une édition de Colomba (publiée en 1982), et qui reçoit le Prix Hercule Catenacci de l'Académie des Beaux-Arts en 1984, un Portrait en buste de trois quarts de Pascal Paoli avec en fond la citadelle de Corte, et les portraits de Sampiero Corso, de Théodore de Neuhoff, et Le Masque mortuaire de Napoléon.

CHINESI-MURATI Karine:
Clerc de notaire. Adjointe au Maire de Biguglia depuis 2014. Elue conseillère territoriale (divers droite) en 2015.

CHIOCCA Félix: (né en 1934)
Né à El Caillo (Venezuela). Originaire d'Aiacciu. Frère de Sauveur. Boxeur professionnel (poids léger), licencié au Ring Ajaccien. Sa carrière s'étend de 1953 à 1959 (49 combats, 33 victoires (5 par KO), 13 défaites (0 par KO) et 3 nuls). Champion de France de 1958 à 1959. Vice-champion d'Europe (EBU) en 1957.

CHIOCCA Jean dit Jean-René LAPLAYNE: (1923-2016))
Né à Marseille. Originaire de Veru. Journaliste. Editorialiste. Résistant. Ecrivain (essais, biographie). Réalisateur de courts métrages et d'une série télévisée. Il collabore aux Cahiers du Sud. Journaliste au quotidien communiste La Marseillaise. Fondateur de Provence Magazine. Il est un des piliers du monde culturel provençal d'après-guerre. Il entre au Provençal en 1968. Il en devient rédacteur en chef, puis directeur de la rédaction. Il quitte Marseille pour la Corse en 1989 et met sur pied la nouvelle formule du quotidien La Corse, dont il est le directeur de 1989 à 1999. Après la fusion entre La Corse et Corse-Matin, en 1999, il devient directeur de Corse Hebdo, le supplément hebdomadaire du quotidien Corse-Matin.

CHIOCCA Sauveur: (1929-2015)
Né à El Caillo (Venezuela). Originaire d'Aiacciu. Frère de Félix. Boxeur professionnel (poids welter), licencié au Ring Ajaccien. Sa carrière s'étend de 1954 à 1965 (124 combats, 73 victoires (20 par KO), 41 défaites (2 par KO) et 9 nuls). Champion de France en 1962. Vice-champion de France en 1954, 1955, 1956, 1960, 1962.

CHIODI Amadeus: (né en 1985)
Originaire de E Ville di Petrugugna. Musicien de jazz (saxophone).

CHIORBOLI Jean:
Professeur à l'Université de Corse. Chercheur. Linguiste. Auteur de Stà à sente O Pé, une méthode d'apprentissage du corse pour débutants, avec Ghjacumu Thiers, en 1974. Auteur de Langue corse et noms de lieux, La grammaire des toponymes, en 2008, Le corse pour les nuls (2010), La légende des noms de famille, Appellations d'Origine Corse (incontrôlée) (2012)... Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

CHIORBOLI Rémi: (né en 1982)
Originaire de Cardu. Chanteur d'opéra (ténor lyrique). Il devient premier ténor dans le choeur de l'Opéra de Marseille en 2004.

CHIOZZI Ange: (?-1870)
Originaire de Bunifaziu. Lieutenant au 99ème Régiment de Ligne. Il est tué à Froeschwiller (Bas-Rhin), en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts XIXe siècle de la commune de Bunifaziu.

CHIPPONI Jean: (1921-2011)
Originaire de Furiani. Grand Invalide de Guerre. Officier de la Légion d'Honneur. Officier du Mérite National. Croix de Guerre 39-45 avec Palmes. Médaille Militaire. Croix du Combattant.

CHIPPONI Valeriu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Carpinetu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CHISA: Voir GIUDICELLI Stéphane.

CHJATRA (di) Bondiucciu: (quinzième siècle)
Capupopulu de Moïta. En 1410, il s'allie à Vincentellu d'Istria pour attaquer le gouverneur Andrea Lomellino. Puis il se rallie aux Génois. En 1414, il aide le gouverneur Raffaello da Montaldo, avec l'appui des seigneurs du Capicorsu et d'autres Capipopuli, à combattre Vincentellu d'Istria, près de Mariana, où ce dernier est battu.

CHJATRA (di) Ghjuvan Matteu: (seizième siècle)
En 1553, il est aux côtés des Français dans la guerre contre les Génois. Il devient un des chefs de la garnison de Corti. En 1564, avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile.

CHJATRA (di) Vicente: (quinzième siècle)
Capupopulu de Moïta. En 1417, avec les évêques Ambrughju et Ghjuvanni d'Omessa, et leurs partisans, il demande à Gênes le retour en Corse de l'ancien gouverneur Raffaello da Montaldo, pour remplacer Pietro Squarciafico. Allié de Vincentellu d'Istria, en 1419, à Corti, il est battu par les troupes de Squarciafico, mais, à Tralonca, il prend sa revanche et fait prisonnier ce dernier et son second, Opiccinu Lucitano. En 1430, il s'oppose à Vincentellu d'Istria, avec Simone da Mare. En 1439, il sauve Rinucciu di Leca lors d'un combat contre les troupes d'Ambrughju d'Omessa, ce qui lui vaut d'être emprisonné par le gouverneur Janus da Campofregoso. En 1442, après la victoire de Paulu della Rocca sur Michele de Germani, il se rallie à la cause du seigneur de Cinarca. En 1444, avec d'autres Caporali, il refuse la tutelle du Saint-Siège, et rejoint le gouverneur génois Giovanni da Montaldo. En 1451, le nouveau gouverneur génois, avec l'aide de Marianu di Caghju, le fait emprisonner, ainsi que d'autres Caporali. Il est libéré grâce à l'intervention du doge de Gênes, Pietro da Campofregoso. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V.

CHJOCHJULA (A): Voir GIANSILY Rosa.

CHOCARNE-MOREAU Paul Charles: (1855-1931)
Né à Dijon (Côte-d'Or). Artiste peintre (portraitiste). Il séjourne souvent en Corse dans les années 1920. Il y peint de nombreuses toiles dont Ajaccio, vue de la chapelle des Grecs, Ajaccio, vue du Parc Berthault...

CHOISEUL (de) Etienne François (Comte de Stainville, Duc de Choiseul): (1719-1785)
Né à Nancy. Ministre de la Guerre de Louis XV de 1761 à 1770, et Ministre des Affaires Etrangères de 1766 à 1770. En Décembre 1764, après le débarquement des troupes françaises en Corse, il dépêche Cesare Matteu de Petriconi, porteur de bonnes paroles, afin de calmer Pasquale Paoli. En Février 1765, Pasquale Paoli lui écrit pour lui rappeler le traité signé avec de Valcroissant en 1763. Il lui répond que l'on a lieu de croire que le sieur de Valcroissant ne s'est pas acquitté exactement de sa mission. C'est le début d'un échange assidu de lettres avec Pasquale Paoli, dans lequel il informe celui-ci qu'à l'occasion d'incidents entre Corses et Français, ces derniers feront respecter, au besoin par la force, les armes du Roi. En Mai, il rassure Pasquale Paoli sur les intentions françaises. Il lui propose également d'entrer au service du Roi de France, lui offrant même le grade de colonel du Régiment Royal Corse. En Juin, Pasquale Paoli refuse ses propositions concernant le Régiment Royal Corse, pour lequel il propose Matteu de Buttafuoco, et lui rend compte de la Cunsulta Generale di Corti en rappelant les volontés des Corses, à savoir l'élimination des Génois de l'Ile et leur indemnisation. En Juillet, le comte de Marbeuf lui écrit une lettre élogieuse pour Matteu de Buttafuoco. En Novembre, il écrit à Matteu de Buttafuoco pour lui proposer le poste de Colonel Commandant du Régiment Royal Corse. En Janvier 1766, le comte de Marbeuf l'informe de son action en Corse. En Avril, il demande au comte de Marbeuf de proposer à Pasquale Paoli d'étudier un plan de paix avec la République de Gênes. Il propose à ce dernier la royauté de la Corse, sous la suzeraineté de Gênes et la garantie de la France, moyennant l'abandon de quelques places. En Juin, désormais, il décide que le contact entre Pasquale Paoli et lui se fera par l'intermédiaire de Matteu de Buttafuoco. En Juillet, il transmet à la République de Gênes le Projet de la Nation Corse élaboré par Pasquale Paoli, à sa demande. Les Génois refusent les propositions des Corses. En Mars 1767, il informe Pasquale Paoli que la France se contenterait de l'occupation temporaire d'une place, en garantie de l'accord à intervenir. En Juillet, la République de Gênes, dans l'affolement qui suit la prise de Capraia, décide de céder la Corse à la France, à une seule condition, l'étouffement total, pour ainsi dire, du peuple corse! (la totale soffocazione, per cosi dire, del popolo di Corsica). Agostino Paulo Domenico Sorba, Génois installé à Aiacciu, ministre plénipotentiaire de Gênes auprès du Roi de France, chargé des discussions sur la cession de la Corse, lui propose de céder à la France la souveraineté de la Corse contre l'abandon des subsides qu'elle a avancés depuis trente ans et moyennant le paiement d'une nouvelle aide non remboursable. Pasquale Paoli lui propose de céder à la France la place de Bunifaziu, pour deux ou trois ans. Il lui fait répondre que Sa Majesté choisira elle-même les places qui lui conviennent. Il rappelle à Pasquale Paoli que Gênes autorise les Jésuites à débarquer dans les places de Corse, et que la France, en retirant ses troupes, favorisera leur installation à Calvi, Aiacciu et Algaiola. Pasquale Paoli lui répond que si les Français veulent réoccuper Calvi, Aiacciu et Algaiola, les Corses libéreront les places, sinon, il est hors de question que les Génois en prennent possession. En Septembre, il écrit à Pasquale Paoli pour l'informer que les Français ont décidé de garder en Corse deux places, Calvi et Aiacciu, et que les Corses devraient rendre Capraia aux Génois, pour obtenir leur consentement aux arrangements qui assureront la liberté à la Nation corse. Il ajoute: il n'est pas naturel que vous pensiez que Sa Majesté se mêlera des affaires de Corse sans en tirer un avantage. En Octobre, il propose à Pasquale Paoli d'arrêter un plan entre Gênes et la Corse. Il lui demande d'envoyer à Paris Matteu de Buttafuoco, avec des instructions, afin de former ensemble un projet raisonnable. Pasquale Paoli lui répond en lui annonçant le départ pour Paris de Matteu de Buttafuoco, avec des instructions très précises, restant dans le cadre des décisions prises par la Cunsulta Generale du 28 Mai. En Janvier 1768, à Paris, lors de sa première entrevue avec Matteu de Buttafuoco, il informe ce dernier que Gênes a offert au Roi de France de lui céder ses droits sur la Corse, et que ce dernier veut avoir, en toute priorité, Bastia, San Fiurenzu et le Capicorsu. Le Corse lui affirme son désaccord profond sur une telle proposition. Lors d'une deuxième rencontre, il informe Matteu de Buttafuoco que le Roi persiste dans sa demande. Ce dernier lui propose alors que le Roi de France se fasse céder par Gênes la souveraineté de la Corse et de faire don à celle-ci de son indépendance en se déclarant son protecteur. En échange, la Corse accorderait à la France la garde militaire de Bastia et San Fiurenzu. Il fait savoir à Matteu de Buttafuoco, par écrit, le refus du Roi de France à ces propositions. En Mars, Matteu de Buttafuoco lui remet les observations de Pasquale Paoli. Il l'informe que le Roi de France prend acte du refus des Corses, et du total désaccord que ces derniers expriment sur ses propositions (Je ne veux plus discuter avec les Corses). Il met donc fin aux discussions, et précise que le Roi de France informera Pasquale Paoli, quand il le jugera utile, sur ses décisions concernant la situation de la Corse. De plus, il propose à Matteu de Buttafuoco de le rencontrer à nouveau, et au plus tôt. En Avril, il donne ses instructions pour la subsistance des troupes françaises en Corse. En Mai, Pasquale Paoli lui écrit son regret de voir les négociations interrompues et en rejette la responsabilité sur les Français. Le 15 Mai, il signe au nom du Roi Louis XV, le Traité de Versailles, traité conclu entre le Roi de France et la République de Gênes, pour la cession de la Corse. En quinze articles et une disposition annexe, avec deux clauses séparées et secrètes, le traité est signé, côté génois, par Agostino Paulo Domenico Sorba. Il écrit à Pasquale Paoli, par l'intermédiaire de Matteu de Buttafuoco: Je vous envoie, Monsieur, ma réponse pour le général Paoli. Sa lettre ne signifiait autre chose que m'engager, par des réponses de ma part, dans un piège. Il est bien fin; cependant il faut qu'il acquière quelque finesse pour que nous tombions aussi grossièrement dans les panneaux. Au reste, dans les circonstances présentes, je crois que le meilleur parti à prendre, est de se tenir tranquille et de ne suivre en tout et pour tout, que les impulsions de la France. Je doute qu'il prenne ce parti; et dans ce cas je le plains. Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il a manqué le moment que je lui ai tant de fois présenté En Août, il signe l'Edit de Compiègne, qui met en application le Traité de Versailles. Il décide d'attaquer Nonza pour s'assurer la conquête définitive du Capicorsu. En Octobre, Matteu de Buttafuoco lui demande de sacrifier une somme d'argent en Corse, laquelle, distribuée avec discernement, ne manquera pas de produire un mouvement décisif pour les intérêts du Roi de France. Il accepte. Le marquis de Chauvelin lui fait état de l'arrestation par les Naziunali de Matteu Massesi, l'espion qu'il avait soudoyé auprès de Pasquale Paoli. En Janvier 1769, il prescrit à l'intendant Daniel Marc Antoine Chardon de procéder à l'organisation matérielle de l'armée en Corse, afin de préparer une campagne prochaine. Il remplace le comte de Vaux par le marquis de Chauvelin, en lui confiant la mission d'en finir rapidement avec la rébellion et soumettre la Nation corse à l'obéissance. En Mars, il décide que l'affaire de la Conspiration d' Oletta est un crime de lèse-majesté. La justice militaire est dessaisie, et les inculpés renvoyés devant une commission spéciale présidée par l'intendant Daniel Marc Antoine Chardon. En Avril 1770, il demande au comte de Marbeuf, au colonel Matteu de Buttafuoco et au général de Sionville de rédiger, chacun, un Mémoire sur l'état physique et moral de la Corse.

CHOISEUL-BEAUPRE (de) ?: (dix-huitième siècle)
Lieutenant-colonel français. En Septembre 1747, à la demande de Gênes, il est envoyé en Corse, et, avec 500 soldats (300 Génois, 100 Français et 100 Espagnols et Autrichiens), il débarque à Bastia pour délivrer les Génois assiégés par Dumenicu Rivarola dans la Citadella de la ville. Ce dernier abandonne sa position et rentre à San Fiurenzu. Il le poursuit jusque dans la ville, et assiège la place. Un premier assaut est repoussé. Les Naziunali reçoivent du secours, il lève alors le siège, et rentre à Gênes.

CHOISEUL-BEAUPRE (de) Marie-Joseph-Gabriel-Xavier: (1787-?)
Comte. Ancien secrétaire général du Département du Nord (1822) et du Bas-Rhin (1823). En 1830 il est nommé Préfet de la Corse. Durant les Trois Glorieuses, il s'enfuit et quitte la Corse.

CHOISEUL-PRASLIN (de) Charles, Théobald: (1805-1847)
Duc. Pair de France. Epoux de la fille du maréchal Oraziu Sebastiani. Accusé d'avoir poignardé sa femme, il s'empoisonne en prison.

CHOISEUL-PRASLIN (de) Fanny: (1806-1847)
Originaire de A Porta. Fille du maréchal Oraziu Sebastiani. Mariée au Duc Charles Théobald de Choiseul-Preslin en 1825, elle est assassinée par celui-ci, à Paris, en 1847.

CHOISEUL-PRASLIN (de) Horace: (1837-1915)
Né à Paris. Comte. Fils de Charles Théobald. Député (gauche) de Seine-et-Marne de 1869 à 1881. Sous-secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères en 1880. Conseiller général du canton de A Sarra di Scupamena, puis de Venacu de 1880 à 1886. Elu député (républicain modéré) de Corti en 1881, il opte pour le département de la Seine-et-Marne où il est également élu. Il siège jusqu'en 1885. Elu député (aréniste) de Corti de 1889 à 1893. Il décède à Paris, en 1915.

CHOPITEL Jean Emile (Tintin): (1921-1943)
Né à Vanves. Résistant. Membre des Forces Françaises Combattantes (FFC). Il est débarqué en Corse par le sous-marin Casabianca à Arone, en Février 1943. Radio. Membre du réseau Pearl Harbour. Il fait partie de l'équipe de Jean Nicoli. Il est tué lors des combats de Libération de la Corse, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

CHOSSAT Claude (pseudonyme): (né en 1977)
Originaire de Cuttuli Curtichjatu. Membre de la Brise de Mer. Ancien chauffeur et garde du corps du parrain Francis Mariani. Repenti en 2010, il témoigne dans un grand nombre de dossiers judiciaires, après avoir éclairé les magistrats sur le fonctionnement de la Brise de Mer. Auteur de Repenti (2017).

CHOUCHAYAN Jean François: Voir FIORI Patrick.

CHOUPIK Jean: (vingtième siècle)
Russe blanc réfugié à Aiacciu en 1921. Artiste peintre décorateur. Il réalise de nombreux travaux dans différentes églises de Corse (église Sainte-Dévote à Petranera, en 1927, église latine de Carghjese, en 1929, église Sainte-Marie à U Salge, église Saint-Martin à Evisa...).

CHOURY Maurice: (1912-1969)
Né à Nanterre. Résistant. Membre du Parti Communiste Français. Il épouse la soeur de Danielle Casanova, et s'installe en Corse en 1942. Responsable du Front National de la Résistance (FNR) en Corse, ayant en charge le secteur d'Aiacciu, pendant la deuxième guerre mondiale. En 1943, à Aiacciu, il fait partie du Conseil de Préfecture (avec Paul Colonna d'Istria, Henri Maillot, Arthur Giovoni et François Vittori). Il quitte la Corse après la guerre et s'installe à Bordeaux où il dirige le journal La Victoire. Il devient, en 1946, chef de cabinet au ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, dont le ministre est Laurent Casanova, avant de revenir au journalisme à L'Humanité Dimanche. En désaccord avec l'invasion de la Hongrie, en 1956, il quitte L'Humanité pour se consacrer à un travail d'écrivain et ouvrir à Paris deux galeries, l'une de livres anciens, l'autre de peinture. Auteur de Tous Bandits d'Honneur, Histoire de la résistance en Corse, en 1956 (réédité en 2011). Il décède à Paris en 1969.

CHRISTIE Agatha: (1890-1976)
Femme de lettres britannique, auteur de nombreux romans policiers et nouvelles, dont deux (écrites en 1930) se situent en Corse, L'homme qui venait de la mer et Le bout du monde. Elle aurait séjourné en Corse, lors d'une fugue, en 1926.

CHRISTI(A)NI: Voir CRISTI(A)NI.

CIABANTONI ?: (seizième siècle)
Patron de marine du Capicorsu. En 1570, aidé par le Génois Girolamo Roccatagliata, il arraisonne une galiote de corsaires turcs, dont l'équipage est fait prisonnier.

CIABRINI Carlo: (né en 1948)
Ténor d'origine corse. IL chante tous les rôles du répertoire italien et français. Il se produit à Paris, en province et en Italie avant d'être engagé pour plusieurs saisons comme premier ténor par l'Opéra National de Bucarest. Depuis ces dernières années il participe au jury du Festival International de Chant Lyrique de Canari. Il se consacre aujourd'hui à l'enseignement du chant d'opéra et collabore à la société Malibran-Music.
Voir le site de Carlo CIABRINI.

CIABRINI Jean-Marc: (né en 1949)
Enseignant. Directeur-adjoint de l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de Corse. Premier secrétaire de la Fédération du Parti Socialiste de Corse-du-Sud. Membre du Conseil National du Parti Socialiste. Conseiller territorial de 1998 à 2004.

CIABRINI Jeannine:
Adjointe au maire de Bunifaziu. Elue conseillère départementale (divers droite) du nouveau canton de Bavella en 2015. Vice-présidente du Conseil Départemental de Corse-du-Sud.

CIABRINI Petru: (1964-2013)
Originaire de Porti Vechju. Journaliste (Le Provençal-La corse, Nice-Matin Corse, Corse-Matin, RCFM, FR3 Corse...). Militant associatif. Militant syndical (SNJ). Auteur de la chronique A Dilla Franca (rassemblées dans un ouvrage éponyme paru en 2014). Poète. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Focu, 1991).

CIACCALDI Ghjuseppe: (dix-neuvième siècle)
Serviteur de Pasquale Paoli. En 1804, il figure sur le testament de celui-ci déposé aux archives du diocèse de Canterburry.

CIACCALDI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Upulasca, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CIAMANACCIA (di) Antone: (seizième siècle)
Caporale de Zicavu. Ennemi des Génois. En 1553, il est aux côtés des Français contre ces derniers. Après le succès français, il est un des chefs de la garnison d'Aiacciu.

CIAMANACCIA (di) Delfinu (Delfinu Renucci): (seizième siècle)
Caporale de Zicavu. Fils de Orsantone. En 1567, après la mort de celui-ci, et avec quelques fidèles, il défend ses biens à Rennu, contre un de ses ennemis, Giordanu di Sarrula. Puis, c'est le Génois Raffaello Giustiniani, qui, avec Ercole d'Istria et d'autres Caporali, marche sur Rennu pour s'en emparer. De Vicu, avec Alfonsu d'Ornanu et ses hommes, il tente de les empêcher d'atteindre le village. le combat a lieu près de l'église de Sant'Antoniu, faisant sept tués chez les Corses, et 26 chez les Génois. Il est parmi les blessés.

CIAMANACCIA (di) Gherardu: (quinzième siècle)
Caporale de Zicavu. Chanoine, rebelle à Gênes. En 1495, il se soumet à l'Ufficio di San Giorgio, ainsi que 36 membres de sa famille.

CIAMANACCIA (di) Ghjuvan Battista: (?-1561)
Caporale de Zicavu. Pro-Français et ami fidèle de Sampieru Corsu. En 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est condamné et exécuté.

CIAMANACCIA (di) Guerinu: (seizième siècle)
Caporale de Zicavu. En 1567, Sampieru Corsu est dans La Rocca, avec ses hommes, pour le soumettre, avant de se faire assassiner.

CIAMANACCIA (di) Orsantone (Orsattone Renucci): (?-1564)
Caporale de Zicavu. Beau-frère de Sampieru Corsu (il a épousé sa soeur). Capitaine. Il commande l'une des compagnies de Sampieru Corsu. En 1564, avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de ce dernier, lorsqu'il commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile. Il est tué lors d'un combat à Santa Maria Sichè.

CIAMANACCIA (di) Petrantone: (seizième siècle)
Caporale de Zicavu. Ennemi des Génois. En 1495, avec le seigneur cinarcais Ghjuvanni di Leca, il prône à travers toute la Corse, la révolte contre Gênes. En 1497, il est en voyage dans la ville ligure, avec la délégation qui accompagne Serena, l'épouse de Rinucciu della Rocca. En 1505, avec Ghjudicellu della Rocca, le fils bâtard de Rinucciu, il débarque de Sardaigne avec une cinquantaine d'hommes, pour se joindre aux Cinarcais en rébellion contre les Génois de l'Ufficio di San Giorgio. Puis, à l'instigation du Génois Nicolo Doria, il assassine le seigneur cinarcais Ghjudice della Rocca, l'allié de Rinucciu della Rocca.

CIAMANACCIA (di) Quiricu: (quinzième siècle)
Caporale de Zicavu. Ennemi des Génois, il s'exile en Sardaigne, avec de nombreux autres Caporali, vers 1490. En 1493, les Génois demandent à Ferdinand II Le Catholique son extradition de Sardaigne, ainsi que celle d'autres Caporali en exil. Le Roi de Sardaigne ci refuse.

CIAMANACCIA (di) Tomasu: (seizième siècle)
Caporale de Zicavu. En 1567, Sampieru Corsu, avant d'être assassiné, est dans La Rocca, avec ses hommes, pour le soumettre.

CIAMBELLI Jean Jacques Dominique: (1859-1933)
Né à Appietu. Militaire. Lieutenant-colonel d'Infanterie. Officier durant la Première Guerre Mondiale. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec 2 étoiles de bronze, 1 étoile d'argent et 1 étoile d'or.

CIAMBELLI Joseph: (vingtième siècle)
Peintre corse amateur (paysages, scènes) installé dans l'Est de la France. En 1932 et 1937, à Strasbourg, il expose des paysages: Nonza, Corte, Orcino, Appietto, Ajaccio, et des scènes de vie: La veillée au fucone, Le paysan corse, Le clair de lune romantique... Il offre au Musée Fesch d'Aiacciu deux toiles Tiuccia (1958) et Marine (1973).

CIANCANU: Voir PROSPERI Ghjuvan Matteu.

CIANCIONI Joseph: (1919-2008)
Originaire de Zalana (hameau de Vignale). Membre des Forces Françaises Libres en 1943. Affecté à la 2èmeDB du général Leclerc, Il participe, de 1944 à 1945, à la campagne de Normandie, aux batailles de Paris, des Vosges, de Strasbourg et d'Alsace. Fonctionnaire au Ministère de l'Agriculture, puis attaché d'Administration Centrale de 1945 à 1980. Président de l'Association des Anciens de la 2èmeDB de Haute-Corse. Il participe à la création de l'institut FORJA (Formation des Jeunes Aveugles), consacré à l'intégration professionnelle des jeunes aveugles, en 1975. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

CIANFARANI Antoniu: (dix-huitième siècle)
En Avril 1789, il est officier municipal de Porti Vechju.

CIANFARANI Karine: (née en 1982)
Née à Aiacciu. Photographe. Membre de l'association Corsic'arts.
Voir le site de Karine CIANFARANI.

CIANO Galeazzo: (1903-1944)
Comte. Gendre de Benito Mussolini. Diplomate. Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement fasciste italien de 1936 à 1943. En 1938, à Rome, devant les députés italiens, il revendique officiellement la Corse, ce qui provoquera le Serment de Bastia.

CIARAVOLA Christian: (né en 1943)
Né à Aiacciu. Facteur de piano. Seul technicien accordeur de Corse. Membre de l'Association Française des Accordeurs et Réparateurs de Piano (AFARP). Technicien permanent à l'Ecole Nationale de Danse et Musique de Corse (responsable des pianos, de la lutherie et des percussions), depuis 1981.

CIARAVOLA Isabelle: (née en 1972)
Née à Aiacciu. Fille de Christian. Danseuse classique. Premier prix du Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris en 1988. Elle entre à l'Ecole de Danse de l'Opéra de Paris dirigée par Claude Bessy. Elle y suit ses classes pendant deux ans, est engagée dans le Corps de Ballet de l'Opéra en 1990 et est promue Coryphée en 1993, puis Sujet en 2000. Première danseuse de l'Opéra de Paris, en 2003. Danseuse étoile de l'Opéra de Paris, en 2009. Elle faite ses adieux à la scène de l'Opéra de Paris en 2014. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier des Arts et Lettres. Voir le site d'Isabelle CIARAVOLA

CIATTONI Filibertu Evaristu: (dix-huitième siècle)
En Décembre 1730, à la Cunsulta di San Pancraziu di Biguglia (ou de Furiani), devant 4000 hommes, il aurait été proclamé Général de la Nation Corse. En Août 1731, après la défaite de Furiani, il commande un corps de troupe de Naziunali qui fait retraite sur la Balagna.

CIATTONI Nicolas Bonaventure: (né en 1978)
Originaire de Ghisunaccia. Chanteur devariétés. Humoriste. Animateur de télévision.

CIAVALDINI ?: (dix-neuvième siècle)
Capitaine d'une compagnie de Voltigeurs Corses. En 1834 ses hommes abattent le bandit Salvini.

CIAVALDINI Carlu (Carlinu): (1707-1787)
De Carchetu, piève d'Orezza. Neveu de Luiggi. Cadet des troupes espagnoles à Livourne en 1729. En Novembre 1731, de Livourne, il convoie un chargement d'armes pour la Corse. Colonel en Janvier 1736, avec 500 fusiliers corses, et l'ingénieur Dufour, expert artificier français, il marche sur le fort de San Pellegrinu. En Mars 1743, à la Cunsulta di Bozzi, il est nommé Tenante Generale di A Nazione. En Juin 1751, dans une lettre signée par tous les chefs corses, il s'adresse une nouvelle fois à Versailles pour demander le maintien des troupes françaises sur l'Ile. En Décembre, avec les Capi di A Nazione et le maréchal de Cursay, il dénonce au Roi de France le comportement du commissaire général génois Giovanni Giacomo Grimaldi, jugé louche et hypocrite. En Août 1752, il assiste, avec tous les chefs du Diquà et du Dilà, à la Cunsulta di Ghisoni, où Giovanni Giacomo Grimaldi fait l'unanimité contre lui, et de Cursay est critiqué pour son laxisme envers le Génois. En 1754, membre du Magistratu Supreme, il part en guerre contre Tomasu Santucci (Alisgiani contre Orezza). Il y aura huit morts et vingt blessés. En Juillet 1755, à la Cunsulta di A Casabianca, il représente la piève d'Orezza. Il y est favorable à l'élection de deux généraux. Il devient un partisan de Pasquale Paoli. En Mars 1757, à Alandu, Pasquale Paoli est assiégé, avec Ignaziu Venturini par Mariu Emmanuelle de Matra, dans le couvent des Franciscains du Boziu. Avec Clémente Paoli, il s'empare de Pedicroce, et libère le couvent d'Orezza, tenu par le prete Delfinu. Ils sortent Pasquale Paoli de ce mauvais pas. Les hommes de Mariu Emmanuelle de Matra sont battus et celui-ci est tué. Commissaire de la Ghjunta d'Orezza en 1772.

CIAVALDINI Carlu Ghjuseppe: (1706-?)
Né à Orezza. Ecclésiastique. Pievanu d'Orezza. Plénipotentiaire des généraux en 1736. Procurateur de l'évêque De Mari.

CIAVALDINI Carlu Ghjuseppe: (1771-1842)
De Ruglianu. Lieutenant du Bataillon Royal Anglo-corse en 1796. Chancelier de la justice de paix du canton de Ruglianu. Capitaine de la Garde Nationale du Capisorsu.

CIAVALDINI Edouardu: (?-1762)
Originaire d'Orezza. Fils de Luiggi Ghjuseppe Maria. Lieutenant-général de Pasquale Paoli. En Mai 1762, il meurt à Pedicorti dans un combat opposants les Naziunali aux partisans de Antonucciu de Matra.

CIAVALDINI Ghjuvan Andria: (?-1763)
Originaire d'Orezza. Fils de Luiggi Ghjuseppe Maria. En Décembre 1762, il est nommé officier de compagnie d'un des deux régiments de Naziunali nouvellement créés. Il est mortellement blessé, en Juillet 1763, lors de la bataille de Furiani.

CIAVALDINI Ghjuvan Carlu Antoniu Jadar: (1780-1846)
Né à Carchetu. Capitaine adjudant de place. Maire de Ruglianu en 1832. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CIAVALDINI Jean: (1794-1824)
Né à Carchetu. Cordonnier. En 1818, à Bastia, il est condamné à 8ans de Travaux Forcés, pour vol dans une église. Il décède à l'hospice du bagne de Toulon (Var), en 1824.

CIAVALDINI Jean Antoine Alfred: (1926-1958)
Né à Rabat (Maroc). Originaire de U Borgu. Officier (Promotion Saint-Cyr 1944). Capitaine au 12ème Régiment de Dragons. Il est tué lors des combats de la Guerre d'Algérie à Djelfa (Algérie), en 1958. Reconnu Mort pour la France. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1939-1945. Croix de Guerre des T.O.E. Croix de la Valeur Militaire. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de U Borgu.

CIAVALDINI Louis Micaello Lucien Joseph Claude: (1890-1971)
Né à Villefagnan (Charente). Originaire de U Borgu. Intendant général des Armées. Commandeur de la Légion d'Honneur.

CIAVALDINI Luiggi Ghjuseppe Maria (Francescu Luiggi): (1696-1788)
D'Orezza. Il quitte la Corse en 1731. En 1733, en accord avec le père Ascanio et le marquis Silva, il est envoyé, comme Alfiere, capitaine d'une compagnie, par Sebastianu Costa en mission auprès de la Cour de Madrid. En Janvier 1736, avec 500 fusiliers corses, et l'ingénieur Dufour, expert artificier français, il marche sur le fort de San Pellegrinu. Capitaine des troupes espagnoles à Livourne. Il participe à la conquête de Naples. En Janvier 1743, il est contacté pour préparer le retour du Roi Théodore 1er. En 1749, après le traité d'Aquisgrana, il se fixe à Piacenza (Emilie). Capitaine des grenadiers de Philippe V en 1774. Lieutenant-colonel de Régiment de Parme en 1774. Comte. Maréchal de camp en 1783.

CIAVALDINI Luiggi: (dix-huitième siècle)
D'Orezza. Pievanu de Nucariu. Exilé à Londres avec Pasquale Paoli en 1769. En Janvier 1790, il est de retour en Corse. En Juin 1791, il est désigné, avec trois autres commissaires assistés d'une imposante force militaire, pour se rendre à Bastia, avec Pasquale Paoli, afin d'y rétablir l'ordre, après les émeutes contre-révolutionnaires. Député pour la communauté de Nucariu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CIAVALDINI Ours-Pierre: (1889-1958)
Né à U Borgu. Colonel d'Infanterie. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Médaille Coloniale avec agrafe Maroc.

CIAVALDINI de NEGRONI Antoine François Frédéric: (1809-1886)
Originaire de Ruglianu. Fils de Carlu Ghjuseppe Ciavaldini. Vice-consul de Sardaigne.

CIAVALDINI de NEGRONI Charles Joseph: (1850-1917)
Originaire de Ruglianu. Fils de Ghjuvan Battista. Président de la chambre à la Cour d'Appel d'Alger.

CIAVALDINI de NEGRONI Ghjuvan Battista: (1807-1882)
Originaire de Ruglianu. Fils de Carlu Ghjuseppe Ciavaldini. Homme politique du Capicorsu.

CIAVALDINI de NEGRONI Paul: (1882-1965)
Originaire de Ruglianu. Fils de Charles Joseph. Général.

CIAVATTI Anghjulu Santu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Scolca, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CIAVATTI Francescu: (1755-1837)
De U Poghjolu di A Porta d'Ampugnani. En 1798, il est professeur de grammaire générale dans l'ancien collège des Jésuites de Bastia. Professeur de théologie dogmatique au séminaire de A Porta d'Ampugnani. Vicaire général de l'évêque de Corse Louis Sebastiani en 1802. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Vicaire capitulaire en 1831. Chanoine titulaire en 1832.

CIAVATTI Petru: (1911-1996)
D'Antisanti. En 1955, il est le directeur-fondateur de la revue U Muntese, un mensuel du dialecte et des traditions corses. Membre fondateur de l'association Lingua Corsa, en 1956. Il est de tous les combats pour la maintenance de la tradition, de la langue et de la culture corse. Auteur de Muntese, Dizziunariu Corsu-Francese, paru en 1985.

CIBBA Nicolao Grimaldi: (seizième siècle)
Génois. En 1561, il est gouverneur de la Corse. Il succède à Gasparo Cattaneo Dell'Oliva. Il est l'instigateur d'une répression féroce contre tous les notables corses amis de Sampieru Corsu, ou Pro-Français. En 1562, il est secondé dans sa tâche par Francesco Lomellino et Giovanni Sauli. Les Génois le chargent secrètement de faire éliminer Sampieru Corsu, pour 4000 écus. Un tueur à gage est trouvé, le Padouan Pietro Battista Fiesco. Le complot échoue. Il est remplacé en 1563, par Cristoforo Fornari.

CIBO Cesare: (seizième siècle)
Evêque de Mariana de 1532 à 1548.

CIBO Giovan Battista: (seizième siècle)
Administrateur de l'évêché de Mariana de 1512 à 1548.

CIBO Innocenzo (Innocentius): (seizième siècle)
Cardinal. Archevêque de Gênes. Evêque de Mariana en 1531.

CIBO Octaviano: (?-1550)
Evêque de Mariana de 1548 à 1550.

CICALA (CICADA) Edouardo: (1473-1545)
Evêque de Sagone de 1544 à 1545.

CICALA (CICADA) Giovan Battista: (dix-septième siècle)
Génois. En 1631, commissaire syndicateur, il est indigné que les notables corses ne se déplacent que suivis de cortèges armés, signe de leurs puissances et de leurs divisions. Il en fait rapport à Gênes. En 1650, il est nommé gouverneur de la Corse, en remplacement de Giovanni Bernardo Venoroso. En 1653, Domenico de Franqui lui succède.

CICALA (CICADA) Giovanni Battista: (1510-1570)
Evêque de Sagone en 1551 et de 1565 à 1566. Evêque de Mariana de 1554 à 1560. Cardinal en 1659.

CICALA (CICADA) Nicolo: (1506-1570)
Génois. Evêque de Mariana en 1560. En 1561, devant la vacance du poste d'évêque d'Accia, abandonné par Giulio Superchio, il demande et obtient (en 1563) le rattachement de l'évêché à celui de Mariana. Il n'y a donc désormais plus que cinq évêchés en Corse: Aiacciu, Aleria, Mariana, Nebbiu et Sagone. Il quitte l'évêché en 1566. C'est Gerolamo Leone, l'évêque de Sagone, qui se trouve titulaire des deux évêchés. Il meurt en 1570.

CICALA Visconte: (seizième siècle)
Officier génois. En 1555, il débarque à Calvi, avec 300 fantassins génois, pour renforcer les troupes génoises déjà en place sur l'Ile.

CICALA Visconte: (dix-septième siècle)
Génois. En 1676, il est nommé gouverneur de la Corse, en remplacement de Geronimo Carmagnola. En 1678, Bernardo Baliano lui succède.

CICAVESE Johannes: (?-1469)
Notable de Bunifaziu. Capitulatore en 1446. Il est inhumé dans l'église Saint Dominique.

CICAVESE Augustinu: (quinzième siècle)
Notable de Bunifaziu. Fils de Johannes. Anzianu de Bunifaziu en 1478.

CICCADA Michel:
Originaire d'Aiacciu. Humoriste. En 2001, il se présente sur un coup de tête, avec son frère et son cousin, aux élections pour la mairie d'Aiacciu. En 2008, avec Jean-Antoine Villanova, il récidive. Ils veulent mettre à profit leur notoriété pour remporter l'élection, sans autre programme que de favoriser la culture, surtout celle de l'Ile. Producteur et auteur, avec Angèle Mozziconacci (Jean-Antoine Villanova), de la pièce de théâtre Monsieur Poulardin, en 2005.

CICCADA Vincent: (né en 1940)
Militant nationaliste. Fonctionnaire. Premier adjoint au maire de Purtichju-Grussettu-Prugna. Président régional du Mouvement écologiste Indépendant. Conseiller territorial (Corsica Nazione) de 1998 à 2004.

CICCARELLI Sauveur: (dix-neuvième siècle)
En 1820, étudiant à Bastia, il est sociétaire élève (puis membre résident en 1822, et vice-secrétaire en 1823) de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

CICCIONE: Voir ACQUAVIVA Cesaru.

CICCOLINI Félix: (1916-2010)
Né à Cuzzà. Avocat. Bâtonnier du barreau d'Aix-en-Provence. Maire d'Aix-en-Provence de 1967 à 1978. Sénateur (socialiste) des Bouches-du-Rhône de 1971 à 1989. Vice-président du Sénat. Il décède à Aiacciu en 2010.

CICEREIUS Caius: (deuxième siècle avant notre ère)
Général romain. En 173, il débarque de Sardaigne avec 1550 légionnaires et 300 cavaliers pour combattre 30000 et 200 cavaliers montagnards corses.

CICERO Quintus Tullius: (premier siècle avant notre ère)
Frère de Cicéron. En 56 avant notre ère, il est nommé, par Pompée, légat en Corse.

CICERON (Marcus Tullius Cicero): (106-43 avant notre ère)
Homme politique et orateur romain. En 57 (ou 54 avant notre ère, il réussit à faire acquitter le gouverneur de la Corse, Emilius Scaurus, jugé pour cupidité.

CICHETTU: (?-1896)
Bandit de Cinarca. Il tient le maquis, d'où il se livre à un racket effréné. Il est abattu avec son guide, par les gendarmes, en 1896.

CICHETTU: (?-1738)
Chef de piève. En Décembre 1738, il est tué lors de la Battaglia di U Borgu (les Vêpres Corses), où les Naziunali laissent une dizaine de morts, et les Français 22 soldats blessés ou tués, et trois officiers blessés.

CILEBENSI (KILEBENSIOI): (troisième siècle avant notre ère)
Nom d'une tribu corse (parmi les douze recensées par Ptolémée), installée dans le Nebbiu, avant l'arrivée des Romains.

CIMIERE Reine (Reine VALAYER): (née en 1914)
Née à Lyon. Artiste peintre (paysages, portraits). Graveur. Elle séjourne en Corse où elle peint Port de Calvi et Calvi, vielle ville, toiles exposées en 1942 et 1943 au Salon d'Automne.

CIMINO Guy: (né en 1950)
Né à Bastia. Comédien. Metteur en scène. Auteur. Ecrivain. Scénariste. Adaptateur. Fondateur, avec Jo Fondacci et Jean-Jacques Gilles, de la troupe théâtrale U Teatrinu, en 1989. Co-auteur de la série télévisée I Storti, en 1995. Créateur, pour la télévision, de A Famiglia Pastasciu (de 1998 à 2001). Il joue dans les longs Métrage U Catenacciu, La Lézarde, Twingo, Nous Deux, Les Déracinés, Le Rocher... et dans les courts métrages U Catalorzu, La Voie Royale, Romanetti, etc... Auteur, au théâtre, de Ponte Novu, Don Ghjuvanni, Paranoia, Pulizza, Aspetta Puru (une adaptation de Samuel Beckett), Simu Negri, I Strapazzi di Bazzicone (avec Ghjacumu Thiers), L'Opera da Trè Soldi (Adaptation de Bertold Brecht), Pruvà, Nozze (Adaptation de Bertold Brecht)... Prix de la Nouvelle en langue Corse Rise da Impennà avec A Veghja. Auteur d'émissions pour la télévision, pour la radio...

CIMITERRA-FRATONI Jeanne: (vingtième siècle)
Née à Aiacciu. Artiste peintre amateur (paysages, natures mortes). Elle expose à Aiacciu dans les années 1940. Le Musée Fesch, à Aiacciu, possède trois de ses oeuvres données par elle en 1953, Nature morte, Bouquet de soucis et Vue de Corte.

CINARCA (di) Andria: Voir COZI (di) Andria.

CINARCA (di) Antone: (onzième siècle)
Baron de Cinarca, fils de Forte. Vers l'an 1000, il épouse Alda, la fille d'Arrigu Bel Messere.

CINARCA (di) Arrigu: (douzième siècle)
Cinarchese. Fils de Andria di Cozi, descendant de Antone di Cinarca. En 1112, il rentre en Corse avec son fils Diotaïutu; il reprend possession de sa seigneurie légitime, avec le soutien des Pisans. Il est l'ancêtre des seigneurs de Cinarca, les Cinarchesi.

CINARCA (di) Arrigu: (treizième siècle)
Cinarchese. Frère d'Opizzu. En 1239, il passe une convention avec Guglielmu Biancolacci concernant les possessions des seigneurs de Cinarca.

CINARCA (di) Arrigucciu, dit Orecchiaitta: (?-1259)
Cinarchese. Fils de Guidu. En 1219, avec son frère Ranieri, ils assassinent leur oncle Guglielmu della Rocca, le père de Ghjudice di Cinarca. En 1259, pour échapper à ce dernier, il s'unit avec Buonu di Sant'Antoninu, de Balagna. Ils demandent du secours à Gênes, qui leur envoie Tomaso Spinola et 200 hommes. Il est tout de même tué dans une embuscade, par les partisans de Ghjudice di Cinarca.

CINARCA (di) Diotaïutu: (douzième siècle)
Cinarchese. Fils de Arrigu di Cinarca, il revient en Corse, avec son père, en 1112.

CINARCA (di) Forte: (?-1001)
Baron de Cinarca. En 1000, il est le successeur d'Arrigu Bel Messere. Il meurt en 1001, et c'est la fin de l'unité féodale instaurée par ce dernier.

CINARCA (di) Ghjudice (Sinucellu della Rocca): (1215-1307 ou 1312)
Cinarchese. Seigneur de La Rocca. Né à La Rocca, près d'Ulmetu, en Cinarca, fils de Guglielmu. En 1219, après l'assassinat de son père, il est envoyé dans le Fiumorbu, puis à Pise. En 1245, de retour de Pise, il rentre en Corse et prend possession de ses terres qu'il gouverne sous la tutelle de la République de Pise. Il s'installe près de Quenza, dans son château de Contudine. Il s'oppose à son voisin et parent Ladru Biancolacci, seigneur d'Auddé, de Capula, de Quenza et de Scupamene, qui, avec l'aide de Ghjudicellu Biancolacci, de Bisughjé, l'attaque. Il l'écrase et Ladru est contraint de se réfugier dans sa forteresse de Capula, près de Livia. Il devient maître du pays entre Cilaccia et Bunifaziu. Il est connu désormais sous le nom de Ghjudice di Cinarca (le Juge de Cinarca). Il s'empare alors des terres de l'Istria. En 1249, il poursuit sa conquête du sud de la Corse. Il bannit en Sardaigne Ladru Biancolacci, dont il épouse la fille. Il prend l'Ornanu, qu'il enlève aux Raimondacci, et qu'il donne à son frère Truffetta, premier seigneur de l'Ornanu, et fondateur de la famille d'Ornanu. Il est alors maître de la plus grande partie du sud de la Corse, du col de San Ghjorghju à Bunifaziu. Pour rechercher une caution populaire à son action, il convoque une Cunsulta. En 1257, il fait assassiner son cousin Ranieri di Cinarca, coupable du meurtre de son père Guglielmu della Rocca. Puis, il engage contre le fils de celui-ci, une guerre longue et impitoyable. En 1258, par l'intermédiaire de son frère Ladru, il reconnaît la souveraineté de la République de Gênes et lui fait acte d'allégeance. Il lui fait don d'une partie de ses possessions bonifaciennes. En 1259, il ratifie l'acte de son frère Ladru, devant de nombreux témoins, notables de Bunifaziu, mais il continue tout de même à se proclamer le vassal de Pise, et d'encaisser les impôts en son nom. Il continue d'attaquer les seigneurs cinarcais, les Cinarchesi, dont il convoite les terres. En 1259, il est, pour la première fois, directement engagé contre des troupes génoises, le corps expéditionnaire de Tomaso Spinola. Il sort vainqueur de cet affrontement, dans lequel Arrigucciu di Cinarca, le deuxième assassin de son père, est tué, et devient maître de Sant'Antoninu et de la Balagna. A la Cunsulta tenue en la cathédrale de La Canonica, à Mariana en 1264, il se fait reconnaître seigneur et souverain de toute la Corse, seule, Bunifaziu restant administrée par les Génois. En 1265, il met en place sur l'Ile un gouvernement, qu'il veut pacifique et équitable. En 1268, il extermine les partisans de Ghjuvanninellu della Petrallarretta, son ennemi du Nebbiu, à L'Isula avec l'aide de quatre galères pisanes. Pour protéger la Balagna et le port de L'Isula, il construit le château d'Ortica, à Culumbaghja, près de Munticellu. En 1272, il est obligé d'abandonner Calvi et sa région aux alliés de Ghjuvanninellu della Petrallarretta, les Avogari de Nonza. Il se retire à La Rocca. En 1274, Gênes, irritée par son attitude, le convoque devant les Capitaines du Peuple. En 1276, il fait de nouveau acte d'allégeance à Gênes. Puis il rend hommage à Gênes en la personne de Pasquale da Mare, le podestat de Bunifaziu. Il reste malgré tout un inconditionnel de Pise. En 1277, des émissaires génois lui rappellent son engagement vassalique. Il menace gravement le district de Bunifaziu, domaine direct de la ville, s'étendant du golfe de Ventilegne ou de celui de Figari, à l'ouest, à celui de Santa Manza à l'est. Les Génois réagissent par l'intermédiaire d'Oberto Doria et Oberto Spinola. En 1278, il jure à nouveau fidélité à Gênes devant Pietro Mateo Doria, le podestat de Bunifaziu. Privé alors du secours de Pise, il ratifie officiellement son allégeance à Gênes. Il conclut, avec la République, un traité par lequel il confirme la donation de ses terres bonifaciennes de 1258. Il distribue ses terres (la Terra di'Bastardi) à ses quatre fils: La Rocca à son aîné Arrigucciu, son fief de Taddà, à Arrigu (dit Strambu), l'Istria à Salnese et la Punta di Rizeni, à l'embouchure du Rizzanese, à Ugulinu. En 1280, il stipule un nouvel accord avec les Génois, dans lequel il n'entend pas être traité en vassal. A cause de lui, la détérioration des liens, entre Pise et Gênes, est à son apogée. En 1282, Gênes envoie en Corse l'amiral Nicolino Zaccaria, deux capitaines, Francesco di Camilla et Nicolo da Pretacio, avec quatre galères, 200 cavaliers et 500 soldats, pour en terminer avec lui. La rencontre a lieu près de Figari. Il est battu, et se replie sur Aleria d'où il s'embarque pour Pise. Là, il réaffirme son allégeance à la République toscane, qui lui porte secours: Une flotte pisane de seize galères, sous le commandement de l'amiral Rosso Buzzacherino, l'accompagne et il débarque à Aleria. Il récupère alors ses terres de Cinarca. En 1283, avec son aide, tout le périmètre bonifacien est mis à mal par les Pisans. En 1285, après la terrible défaite des Pisans devant les Génois à La Méloria, quelques seigneurs, de ses compagnons, abandonnent Pise et se rangent aux côtés de Gênes. En 1289, Gênes envoie Luchetto Doria pour le combattre, en vain. Inghetto Doria n'a pas plus de succès. En 1290, Gênes désigne Nicolao Boccanegra, sans plus de réussite: il reste maître de l'Ile, et il continue à payer tribut à Pise, lui renouvelant obéissance et fidélité. En 1299, après une guerre de 17 sept ans, la paix officielle est enfin signée entre Gênes et Pise: cette dernière doit céder à Gênes toutes ses possessions dans l'Ile, elle doit renoncer à toutes ses prétentions sur la Corse, et enfin, elle doit bannir à perpétuité son allié Ghjudice di Cinarca, ses descendants et ses partisans. Après une ultime guerre contre Guglielmu della Petrallarretta, allié à son propre fils, Salnese d'Istria, il est fait prisonnier par les Génois, et est incarcéré à la prison de Malapaga à Gênes. Il y mourra, quelques années plus tard, en 1307 ou en 1312.

CINARCA (di) Guglielmu: (treizième siècle)
Cinarchese. Seigneur de Cavru. En 1289, il se rallie à Gênes.

CINARCA (di) Guidu: (?-1220)
Cinarchese. Frère de Guglielmu della Rocca. En 1219, ses fils Arrigucciu et Ranieri assassinent ce dernier. Il meurt en 1220.

CINARCA (di) Opizzu: (treizième siècle)
Cinarchese. Frère d'Arrigu. En 1222, lui et Guglielmu Biancolacci, tous deux chevaliers, demandent et obtiennent la citoyenneté bonifacienne, et rallient ainsi les Génois.

CINARCA (di) Ranieri: (?-1257)
Cinarchese. Fils de Guidu. En 1219, avec son frère Arrigucciu, ils assassinent leur oncle Guglielmu della Rocca, le père de Sinucellu. En 1257, ce dernier le fait assassiner à son tour.

CINARCA (di) Ranieri: (treizième siècle)
Cinarchese. Seigneur de Capula. En 1289, il se rallie à Gênes.

CINARCHESI: (douzième siècle)
Surnom donné à tous les seigneurs de Cinarca, depuis Arrigu di Cinarca, le fils d'Andria di Cozi.

CINQUINI Georges: (né en 1922)
Né à Bastia. Artiste peintre (figuratif). Graveur (gravures sur bois, cuivre...). Il collabore très activement à la revue Notre Village créée en 1955 (disparue en 1957). Il effectue également des travaux pour le Bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse. Il expose ses tableaux régulièrement à Bastia et Paris...

CINQUINI Jacques: (?-1943)
Né à Zonza. Résistant. Il est tué lors des combats de Zonza, par les Italiens, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Zonza.

CINQUINI Joseph: (né en 1927)
Né à Bastia. Footballeur professionnel (avant-centre). Il joue à l'A.S. Cannes lors de la siason 1946-1947. Il est grièvement blessé lors d'un match à Lille et doit mettre fin à sa carrière professionnelle. Il poursuit une carrière amateur au sein du S.C. Bastia, avec lequel il gagne plusieurs championnats régionaux et Coupes de Corse, jusqu'en 1963.

CIOSI Antoine Louis: (né en 1931)
Né à Sorbu Ocagnanu. Chanteur de variétés. Il contribue à l'éveil du peuple corse, de son identité, de sa culture, avec amour et conviction... Premier Prix du Premier Festival de la Chanson Corse en 1963. Précurseur d'un nouveau style de la chanson corse dans les années 1970. Auteur de Notes et chansons, en 1978, de Une odeur de figuier sauvage, un livre autobiographique, paru en 1999, de Una mamma, un livre-disque, Prix du Livre Corse en 2011. de A Stella di Musè Namani, en 2017... Ses quarante ans de chansons sont célébrés dans le livre Canta di una terra, en 2002. Il effectue sa dernière tournée, L'Ultimu Giru, en 2017. Chevalier de la Légion d'Honneur.

CIOSI Jérôme: (né en 1970)
Originaire de Sorbu Ocagnanu. Fils d'Antoine. Musicien (guitare). Guitariste de jazz.

CIPOLINA ?: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1673.

CIPOLINA Giovanni Battista: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1610.

CIPOLINA Simone Polo: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1646.

CIPRIANI Alexandre: (1804-1834)
Né à Guagnu. Laboureur. En 1834, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Travaux Forcés, pour vol de bestiaux. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1834.

CIPRIANI Amilcare: (1843-1918)
Originaire de Centuri. Né à Anzio, en Italie. Neveu de Leonettu. Combattant de l'épopée Garibaldienne dès 1859. Communard à Paris en 1870. Ami de Jean Jaurès, il contribue à la fondation du journal L'Humanité.

CIPRIANI Balthazare: (dix-septième siècle)
Fils d'Orsu Santu. En 1635, il est Premier Consul de Marseille.

CIPRIANI Forneliu: (1560-1651)
Originaire de Centuri. Frère d'Orsu Santu. En 1578, fixé à Marseille, avec son frère, à la suite de Sampieru Corsu, il est nationalisé Français. Il rentre en Corse et décède à Centuri en 1651.

CIPRIANI Ghjuvan Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Campu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CIPRIANI Giovanni: (quinzième siècle)
Officier florentin. Au service de l'Ufficio di San Giorgio en 1456. Arrivé en Corse pour combattre les insulaires, il s'installe définitivement sur l'Ile, à Centuri. Il est à l'origine de la famille florentine des Cipriani établie en Corse. Elle fait construire un château dans son berceau insulaire d'Ortinola, ainsi qu'une chapelle funéraire près de la paroisse Saint-Sylvestre, à Camera.

CIPRIANI Leonettu dit L'Homme de Fer: (1812-1888)
Né à Centuri. Fils de Matteu. Filleul du général Antoine Juchereau de Saint-Denys. Il fait ses études en Italie, à Pise, où il arrive en 1820. Homme politique italien. Un des premiers à explorer le sol algérien, où il participe à la prise d'Alger, en 1830. En 1831, il s'expatrie aux Antilles, puis en Amérique du Sud. En 1834, il remonte le Mississipi, et s'installe en Californie où il fait fortune. Il rentre en Italie en 1836. Capitaine, puis colonel, et homme politique au service du Grand Duc de Toscane en 1848. Consul de Sardaigne à San-Francisco de 1850 à 1855. Général de division en 1858. Gouverneur général des Romagnes en 1859. Admirateur et partisan de Giuseppe Garibaldi. Sénateur à vie et Grand-Croix du Royaume d'Italie en 1865. Il séjourne à nouveau aux Etats Unis de 1866 à 1868. Créé comte en 1869 par le Roi Victor-Emmanuel II d'Italie. Il est au Canada en 1871 et 1872. De retour en Europe, il s'installe à Centuri où il écrit ses mémoires Avventure della mia vita, qui seront publiées à Bologne en 1934. Il décède à Centuri en 1888.

CIPRIANI Matteu: (dix-neuvième siècle)
Né à Centuri. Il quitte la Corse en 1794 pour faire fortune aux Antilles. Il rentre à Centuri en 1810, où il se marie. En 1819, il s'installe à Livourne pour prendre la succession, dans le commerce local, de son frère décédé.

CIPRIANI Orsu Santu: (1550-ap1611)
Originaire de Centuri. Frère de Forneliu. En 1578, fixé à Marseille à la suite de Sampieru Corsu, il est nationalisé Français. En 1599, reconnu noble par lettres-patentes, il est nommé Consul de Marseille. Baron de Cabriès. Seigneur de Trebillane.

CIPRIANI Sansone Napoleone: Voir NAPOLEONI Sansone.

CIPRIANI Santu: (?-1819)
D'Ortinola. Colonel et de la cavalerie de Bolivar et bras droit du Libertador. Il est tué au siège de Santa-Fé de Bogota en 1819.

CIPRIANI Simone: (quinzième siècle)
De Centuri. Fils de Giovanni. En 1459, il est anobli par Simone da Mare II, le seigneur de San Columbanu.

CIPRIANI Thomas: (1914-1992)
Né à Paris. Orginaire de Tagliu Isulacciu. Résistant. Ancien combattant 39-45, Indochine et Algérie. Croix de Combattant Volontaire avec barette Guerre 1939-45. Croix de Guerre de TOE. Médaille Interallié. Médaille des Blessés. Médaille de la Résistance. Médaille Militaire Polonaise. Médaille Patton Ardennes Us Army. Distingued Service Cross.

CIPRIANI Vincent: (?-1870)
Originaire de Muratu. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Muratu.

CIPRIANI-FRANCESCHI Jean-Baptiste: (1773-1818)
Né à Guagnu. Fils naturel d'Antoniu Cristofaru Saliceti (?). Il grandit dans l'entourage immédiat de la famille impériale. Dès 1815, il assure les fonctions d'intendant et de majordome de Napoléon à Sainte-Hélène. Il décède mystérieusement à Sainte-Hélène en 1818.

CIRATI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Azzana, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

CIRCINELLU: Voir LECA Dumenicu.

CIRNENSI Matteu: Voir MATTEI-TORRE Jean-François.

CIRNEO Petru Felice (FELICI Petru), dit Petrus Cyrnaeus: (1447-1506)
Né à Felce d'Alisgiani. Ecclésiastique. Prêtre. Historien de la Corse. En 1469, après de nombreuses années passées en Italie, où il est correcteur d'imprimerie à Venise, il rentre en Corse. Il lui est confiée la paroisse de Sant'Andria di Campulori. Il y ouvre une école, la première sans doute en Corse. En 1490, il recense 100000 familles en Corse, dont 18000 paient volontairement un impôt aux Génois pour qu'ils maintiennent la paix dans l'Ile. Auteur de De Rebus Corsicis (Choses de la Corse), où il décrit l'histoire de la Corse jusqu'à la fin du quinzième siècle, (publiée en 1732, à Milan, dans les In Rerum italicarum Scriptores, par Muratori). Auteur de Commentarius de Bello Ferrariensi.

CIRNI Anton Francescu: (1520-1595)
De Olmeta du Tuda. Militaire. Historien. Il fait ses études à Pise. Il entre au service des Médicis en 1555. En 1560, il écrit, à Florence, l'histoire de l'expédition des Médicis à Tripoli, et un témoignage de l'entrée triomphale de Cosme 1er de Médicis à Sienne, publié à Rome. En 1565, à Sienne, il décrit les fastes du mariage des neveux du pape dans un opuscule. En 1567, il prend part à la défense de Malte assiégée par les Turcs. Il en tire son ouvrage Commentarii..., qui sera publié à San Fiurenzu. En 1568, c'est par son intermédiaire, que Cosme de Médicis donne au pape Pie V l'idée de relancer sa médiation auprès d'Alfonsu d'Ornanu. En 1573, il est Oratore di Corsica. Il est chargé de mission par Gênes pour étudier un plan de mise en valeur de la Corse. Il considère, comme une condition préalable, de porter à une centaine le nombre des tours sur l'Ile. Son mandat se termine en 1576. En 1579, il est à nouveau Oratore. En 1582, en désaccord avec le gouverneur Stefano da Passano, il est envoyé à Gênes. En 1584, il est l'un des Nobili Dodeci du Diquà.

CIRUSCOLO Anton Francescu: (?-1566)
Notable corse de Calvi. En 1566, il est envoyé en France, avec la nouvelle délégation corse, qui, patronnée par l'amiral de La Garde, doit se rendre à la cour du roi remercier Charles IX de son aide pour sa participation à la guerre contre les Génois. Cette délégation, qui vient à peine de quitter Sagone, est attaquée par une galère génoise. Il est fait prisonnier, et est incarcéré à Aiacciu. Il est torturé, jugé, condamné à mort et exécuté par le nouveau gouverneur Francesco Fornari.

CITADINI Hyeronimus: (?-1625)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

CITTADELLA Francescu: (1740-1781)
Né à Vicu. Ecclésiastique. En Décembre 1763, à la Cunsulta Generale di Corti, il est désigné pour faire partie des neuf membres de la Ghjunta qui devra mettre en place dans un délai d'un an, une Università à Corti. En Mars 1773, il est nommé évêque du Nebbiu. En Novembre 1773, à l'Assemblée des Etats de Corse, il est élu député du Clergé de Corse à la Cour de Versailles. En Avril 1775, il est remplacé par Dumenicu Santini. Il devient évêque de Mariana, où il succède à Angelo Odardo Stefanini. Il décède en Juin 1781.

CITTADELLA Ghjuvanni Maria: (1756-1839)
Né à Vicu. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse. En 1790, il est élu membre de l'administration départementale. Juge président auprès du tribunal de Vicu. En 1793, il refuse la sécession et s'oppose à Pasquale Paoli. Pendant le Royaume anglo-corse il s'exile en Toscane. Il participe à la reconquête de la Corse en 1796. De Avril 1795 à 1799, il est le représentant du Département du Liamone au Conseil des Anciens. En 1808, il est juge à la cour du Liamone. En 1811, il est procureur à Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse. Président du tribunal de Première Instance de Corti en 1819.

CIURINI Giacomo: (onzième siècle)
Amiral pisan. En 1052, il commande une flotte pisane dirigée contre les navires des pirates Barbaresques. Il aborde les rivages corses du côté de San Fiurenzu. Les Pisans reprennent la mer vers la Sardaigne en emportant avec eux les reliques de la martyre corse Santa Riparata.

CLAESSENS Bernard: (né en 1939)
Né à Gand (Belgique). Artiste peintre. Sculpteur. Concepteur graphiste. Entre 1982 et 1986 il réalise 5 affiches pour la Corsica Ferries et les offices du tourisme de Calvi et L'Isula. Il travaille également avec le groupe de tourisme et voyages Ollandini (affiches, dessins, aquarelles...).

CLAESSENS Léon: (né en 1924)
Né à Montegnée (Belgique). Artiste peintre (aquarelliste). Dessinateur. Il séjourne régulièrement en Corse où il réalise de nombreuses expositions.

CLAIR Bruno: Voir GUAÏTELLA Bruno.

CLAIRE (Sœur): (dix-septième siècle)
Tertiaire franciscaine. En 1607, à Aiacciu, elle cède sa maison aux Clarisses, pour y édifier le Conservatorio delle Monache.

CLAUDE 1er (Tiberius Caesar Augustus Germanicus Claudius): (10 avant notre ère-54)
Empereur romain de 41 à 54. En 41, après l'assassinat de l'empereur Caligula, les officiers de la Flotte de Misène, basée à Aleria, se rallient à lui, et lui permettent d'accéder au trône. d'où la dédicace qu'on lui attribue, qu'il aurait fait graver à la base d'une statue, dans le village de Meria. En 48, il chasse les Chrétiens de Rome, parmi eux, quelques-uns se réfugient en Corse.

CLAUDEL Louis-Félix: (vingtième siècle)
Né à La-Verrerie-de-Portieux (Vosges). Artiste peintre. Graveur. Il illustre La semaine sainte en Corse, de Jean de Quenza (La Corse touristique, n°59, avril 1930).

CLAUDIEN: (370-404)
Poète latin. En 400, dans son œuvre De bello Gothico, il cite la Corse lors de l'expédition des Goths contre Rome.

CLAUDIUS Tiberius: (troisième siècle avant notre ère)
Marin romain, commandant une flotte de 100 navires envoyée en Corse, en 207 avant notre ère, pour assurer la défense de la province.

CLAVEL Auguste: (1848-1931)
Directeur fondateur de la Revue de la Corse en 1920. A sa mort, c'est Ambroghju Ambrosi qui prend la direction de la revue.

CLEMENCEAU Georges: (1841-1929)
Député en 1871, à l'Assemblée Nationale de Bordeaux, il demande, au nom du Club Positiviste de Paris, que la Corse (qui vient d'élire 4 députés Bonapartistes) cesse immédiatement et irrévocablement de faire partie de la République française. L'Assemblée repousse cette proposition sans débat. Président du Conseil en 1908, il nomme une commission pour étudier la situation économique de la Corse. Il remet son rapport sur la Situation de la Corse. On y trouve: La pauvreté de l'île est extrême. Rien de comparable; ni la Bretagne, ni les Hautes-Alpes, ni peut-être, aucun pays d'Europe ne peuvent donner une idée de la misère et du dénuement actuel de la Corse... , et au sujet des insulaires: Réunissez-en quelques-uns, dix minutes après, ils se disputeront. En 1921, retiré de la vie politique, il passe dix jours à Livesi, chez son ami Nicolas Pietri.

CLEMENS Claudius: (premier siècle)
Procurateur romain de la Corse en 73.

CLEMENT: (treizième siècle)
Toscan, de Lucques. Evêque d'Aleria en 1217.

CLEMENT V (Bertrand de Got): (?-1314)
Pape de 1305 à 1314. En 1305, il cède à Jacques II d' Aragon la dîme que la Corse doit au Saint-Siège pour une durée de quatre ans. Il confirme la convention de 1296 entre le pape Boniface VIII et Jacques II d' Aragon.

CLEMENT VI (Pierre Roger): (1291-1352)
Pape de 1342 à 1352. En 1351, le Roi d'Aragon Pierre IV lui écrit pour s'excuser de n'avoir pas réglé le tribut dû pour la possession de la Corse.

CLEMENT VII (Jules de Médicis): (1478-1534)
Pape de 1523 à 1534. En 1528, Sampieru Corsu entre à son service.

CLEMENT VIII (Ippolito Aldobrandini): (1536-1605)
Pape de 1592 à 1605. En 1600, il autorise la substitution de l'église cathédrale Santa Maria de Bastia, à La Canonica. En 1601, il envoie 6 pères jésuites à Bastia dans le but d'y ériger une institution au service de l'instruction. En 1603, il crée la Garde Corse Pontificale, qui compte 600 hommes et 200 arquebusiers à cheval.

CLEMENT XII (Lorenzo Corsini): (1652-1740)
Pape de 1730 à 1740. En Avril 1731, à la Cunsulta di U Viscuvatu, il est décidé de lui transmettre un texte, en 29 articles, Ristretto delle Rivolte di Corsica (qui reprend les revendications des insurgés corses). En Juin 1731, il reçoit le chanoine Erasmu Orticoni venu lui implorer sa médiation et offrir la Corse au Saint Siège. Il intervient alors mollement auprès de Gênes (Paterna Caritate movemur) en faveur des Corses. Mais Gênes lui fait savoir qu'elle n'acceptera sa médiation que si les Naziunali rendent les armes et se soumettent à la République.

CLEMENT XIII (Carlo Rezzonico): (1693-1769)
Pape de 1758 à 1769. En Juin 1759, à Lucciana, à la suite d'un Supreme Cunsigliu, au cours d'un congrès des représentants du Clergé de Corse, il est décidé que les chanoines Ignaziu Felce et Orsatoni, se rendent auprès de lui pour lui exposer les graves désordres que traverse l'église corse, (entre autre la nomination du vicaire général du diocèse d'Aleria), faire valider l'élection du Provincial des Franciscains et lui demander la venue sur l'Ile du vicaire apostolique désigné par la Congrégation Générale des Cardinaux à Rome, Cesaro Crescenzio de Angelis. En Septembre 1759, il nomme officiellement ce dernier Vicaire Apostolique en Corse. En Mai 1760, il fait afficher à Rome et à Latran, un bref qui condamne et annule le décret du Sénat de Gênes du 14 Avril, lequel interdit à Cesaro Crescenzio de Angelis d'aborder l'Ile de Corse, sous peine d'arrestation immédiate et qui fixe sa mise à prix de 6000 écus romains. En Janvier 1766, il donne l’autorisation de créer la Collégiale de L’Immaculée Conception à Spiluncatu. En Janvier 1767, un différent oppose le Visiteur Apostolique Tomaso Struzzieri à Pasquale Paoli, à la suite d'une circulaire qui détruit les immunités et les libertés ecclésiastiques. Il intervient, à la demande du premier, et autorise celui-ci à décider de l'excommunication des neuf Magistrati di i Provincie.

CLEMENT XIV (Giovanni Vincenzo Gangarelli): (1705-1774)
Pape de 1769 à 1774. En Avril 1771, il fait don à Matteu Francescu Guasco, l'évêque du Nebbiu, de la relique de Saint Florent, que ce dernier amène en Corse et qui est conduite de Biguglia à San Fiurenzu, où elle est installée dans la cathédrale du Nebbiu, Santa Maria di l'Assunzione. Il abolit l'Ordre des Jésuites, ce qui entraîne la fermeture définitive du collège des Jésuites de Bastia.

CLEMENT Pierre-Marie: (?-1993)
Lieutenant sapeur-pompier du SDIS de Corse-du-Sud. En 1993, à Bucugnà, son avion Cessna 142, en mission de guet aérien, s'écrase en zone de montagne.

CLEMENTI Fabianu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Santa Maria e Sichè en 1865.

CLEMENTI Pierre: (1942-1999)
Originaire de Guttera. Comédien. Il tourne avec Pasolini, Visconti, Bunuel, Deville, Bertolucci, Rivette, Garrel...

CLEMENTZ-COPPOLANI Clémentine: (née en 1989)
Née à San Gavinu di Carbinu. Chanteuse lyrique (soprano). Membre du groupe de jazz L'Alfa Trio. Professeur de chant.

CLEOPATRE CORSE (La): Voir VARESE (de) (née Cecconi).

CLERCQ Patricia:
Originaire d'Aiacciu. Artiste plasticienne. Photographe. Designer.

CLERGET Pierre: (1875-1943)
Ingénieur français. Auteur de La Corse et son destin, en 1934.

CLERIS Ghjorghju: (seizième siècle)
Notable ajaccien en 1585.

CLERMONT ?: (dix-huitième siècle)
Géographe à Paris. En 1769, il dessine une carte de la Corse.

CLINEAS Marcus Claudius: Voir GLICYA.

CLINCHARD Emile Jean Edouard: (1865-?)
Né à Aiacciu. Petit-fils de Joseph Arene-Laure. Haut fonctionnaire au Ministère des Colonies. Commandeur de la Légion d'Honneur.

CLOUSCARD Michel: (1928-2009)
Né à Montpinier (Tarn). Philosophe marxiste contemprain. Sociologue. Il effectue de très nombreux séjours en CorseCalvi) entre 1964 et 2009.

CLOVIUS: (premier siècle avant notre ère)
Sculpteur romain, il serait l'auteur d'un bronze découvert à Aleria, et daté de 45 avant notre ère.

CLU Robert: (dix-huitième siècle)
Horloger autrichien. En Mai 1761, Pasquale Paoli le charge de frapper la monnaie en Corse.

CLUVER Philip: (1580-1622)
Géographe à Leyde, au Pays Bas. Edition, en 1659, puis en 1682, de ses cartes de la Corse.

CLUVIER ?: (dix-septième siècle)
Historien allemand. En 1624, il écrit Sardinia et Corsica Antiquae, œuvre qui retrace toute l'histoire gréco latine de la Corse et de la Sardaigne.

CLUZEAU Alfred: (vingtième siècle)
Né à Périgueux (Dordogne). Artiste peintre. Il séjourne en Corse. Il présente au Salon des Artistes Français de 1939 une peinture intitulée Golfe de Porto.

COANET Georges: (1925-2007)
Journaliste. Conférencier. Ecrivain. Il s'installe en Corse, à Cuttuli, en 1986. Fondateur de l'association Pasquale Paoli, qui fusionne ensuite avec A Bandera. Auteur de Les 14 Juillet de Pasquale Paoli en 1990, Le souffle corse de la Liberté et du Droit, essai philosophique sur l'Histoire révolutionnaire du XVIIIème siècle, en 1993. Il est à l'origine du jumelage de Corti et de Paoli City (Pennsylvanie), aux Etats-Unis. Croix de Guerre au titre de la Résistance. Mérite agricole. Chevalier des Arts et des Lettres.

COASINA (di) Ghjupidice: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1604.

COASINA (di) Lucu: (seizième siècle)
Caporale. En 1564, Sampieru Corsu, après avoir débarqué en Corse pour commencer sa révolte contre les Génois, lui écrit pour l'en informer, et lui demander son appui.

COASINA (di) Petru: (dix-septième siècle)
En 1609, poursuivi par le Fiscal (magistrat représentant l'Etat) pour n'avoir pas observé un traité de paix, il publie un mémoire pour se défendre.

COCCARELLO de FRANCHI Domenico: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1544. Il succède à Giovanni de Salvago. Devant la menace des Turcs de l'empereur Barberousse, il renforce la citadelle de Calvi, sous la direction de l'architecte Geronimo da Levante, et en fait sa résidence. Il est remplacé, en 1545, par Niccolo Imperiale.

COCCHI Raimondo: (dix-huitième siècle)
Florentin. Fils du célèbre médecin Antonio Cocchi. Ecrivain et philosophe. En Août 1767, il rend visite à Pasquale Paoli. Celui-ci deviendra le parrain de sa fille. Il quitte la Corse en Septembre. En Avril 1768, Pasquale Paoli lui écrit pour lui affirmer sa volonté d'introduire en Corse la culture de la pomme de terre (ce qui lui vaudra le surnom de Generale delle patate). En 1770, à Livourne (sous la fausse indication de Lausanne), publication de ses Lettere italiane sopra la Corsica, (attribuées par certains à l'abbé Del Turco ou à l'abbé Luca Magnanima, de Toscane).

COCCO Pascal: (né en 1968)
Né à Aiacciu. Photographe. Auteur d'un portfolio, Georgie du Sud, terre australe, en 2013.

COCCOLA (de) Raymond: (1912-1995)
Né à Santa Lucia di Moriani (hameau de Coccola). Ecclésiastique. Oblat de Sainte-Marie-Immaculée. Missionnaire. Il est envoyé comme missionnaire au Pôle Nord, chez les Esquimaux canadiens, de 1937 à 1949. Auteur de Ayorama, en 1955.

COCCOLA Ermoniu: (dix-septième siècle)
Né à Santa Lucia di Moriani (hameau de Coccola). Nobile Dodeci du Diquà en 1620.

CODACCIONI Antoine Simon: (1901-1944)
Né à Foci di Bilia. Résistant. Cheminot SNCF. Sergent-chef au 242ème Régiment d'Artillerie durant la campagne de 1940. il est fait prisonnier en Allemagne, d'où il parvient à s'évader début 1943. Surveillant de la SNCF à Nice, le 28 août 1944, il se trouve au travail dans la cour de la gare SNCF; un Allemand le voit et le prend pour un membre des FFI, et lui tire une rafale de balles explosives. Grièvement blessé, il décède des suites de ses blessures le 1er septembre 1944. Reconnu Mort pour la France. Il est inscrit sur la plaque commémorative des cheminots dans la gare de Nice et sur le Monument Aux Morts du 1er arrondissement de Marseille. Son nom figure également sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

CODACCIONI Colette: (née en 1942)
Née à Winnezeele (Nord). Après des études à la Faculté de Médecine de Lille, elle devient sage-femme, travaille dans l'action sociale et entre en politique au RPR en 1981. Élue conseillère générale du Nord en 1992, puis député du Nord de 1993 (elle est nommée rapporteur des questions familiales à l'Assemblée Nationale) à 1995. Ministre de la Solidarité entre les générations en 1995.

CODACCIONI Jean Paul dit Ghjuvan Palellu (Paleddu): (1882-1967)
Né à Foci di Bilia. Poète et improvisateur de langue corse. Auteur de chansons, satires, lamenti, chansons politiques dans A Muvra, en 1927. Il collabore à A Tramuntana, A Muvra, l'Almanaccu di A Muvra, A Baretta Misgia, U Muntese... Auteur de Canzone satare, Lamenti, Canzone pulitiche, en 1927, L'Orsu d'Orezza, Primizie, en 1929, tous parus dans A Baretta Misgia, dans sa Cullezione di l'Anfarti Corsi...

CODACCIONI Jean Simon: (1888-1943)
Né à Pruprià. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI), des Francs-Tireurs et Partisans (FTP) et du Front National de la Résistance. Il est arrêté par les Chemises Noires italiens, lors du combat de Bunifaziu, torturé, et fusillé par les Allemands, à Sartè, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

CODACCIONI Michel: (né en 1951)
Journaliste. Sociologue. Spécialiste de la culture et de la communication média. Animateur de radio à Radio Calvi en 1983. En 1986, il entre à Radio Corse Frequenza Mora, dont il devient le rédacteur en chef en 1993 et le directeur en 1996. Président de la commission radio de la Conférence Permanente de l'Audiovisuel Méditerranéen (COPEAM). Directeur de la chaine de télévision publique FR3 Corse en 2006. Auteur de Corse, assassinat d'un préfet, en 1998.

CODACCIONI Paul Noël (1888-1944)
Né à Bunifaziu. Controleur principal des PTT. Résistant. Membre du Mouvement Uni de la Résistance (MUR). Responsable du service des liaisons téléphoniques de la Résistance en R2, son surnom est Hubert Kodak. Il est arreté chez lui dans la nuit du 16 juillet 1944 et est fusillé par les Allemands le 18 Juillet, à Signes (Var). Son nom figure sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè et sur le Charnier des Fusillés, à Signes (Var).

CODACCIONI Vanessa
Née à Béziers (Hérault). Originaire de Bastia. Maîtresse de conférences en science politique à l'Université de Paris 8. Auteure de Punir les opposants, PCF et procès politiques (1947-1962) (2013), Justice d'exception (2015)...

CODACCIONI Xavier (1933-2013)
Originaire de Pruprià. Poète en langue corse.

COEFFE Jacques: (vingtième siècle)
Préfet de la Région Corse et du Département de la Corse du Sud de 1994 à 1996.

COEUR Jacques: (1395-1456)
Riche commerçant de Bourges, fournisseur de la cour du Roi de France. En 1432, une de ses galères s'échoue à proximité de Calvi; elle est pillée par les Corses, ainsi que les passagers et l'équipage.

COGGIA Jean François Alphonse: (1916-1943)
Originaire de Coghja. Né à Tebessa (Algérie). Etudiant en médecine. Aspirant dans l'Armée de l'Air. Résistant. Lieutenant des Forces Françaises Libres (FFL), au Réseau Mounier, qui agit au profit de l'Intelligence Service britannique à Bizerte. Arrêté sur dénonciation, il est tué, après s'être évadé, lors d'une fusillade avec les Allemands, à Thibica (Tunisie), en 1943. Reconnu Mort pour la France. Chevalier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 39-45 avec palme. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Coghja.

COGGIA Pierre: (1965-2008)
Originaire de Sarrula Carcupinu et Antisanti. Militant syndical (STC) et politique (Nationaliste). Animateur du hand-ball corse. Il décède (d'une chute) lors d'une occupation syndicale des locaux de l'hôpital d'Aiacciu.

COGHJA (di) Ghjuvanni: (seizième siècle)
Caporale de Vicu. En 1567, il commande les Gascons envoyés en aide aux Corses, par le Roi de France Charles IX, et qui sont basés à Cortichjatu. Il est battu par les Génois de la garnison d'Aiacciu. Alfonsu d'Ornanu quitte l'Ornanu et le laisse défendre Bucugnà.

COGNETTI TURCHINI Catherine: (née en 1965)
Responsable de la formation continue au CFA. Conseillère municipale de Merusaglia. Elue conseillère départementale (divers gauche) du nouveau canton de Golu Merusaglia en 2015. Quatrième vice-présidente du Conseil Départemental de Haute-Corse.

COGNETTI Vincent:
Maire (divers droite) de Merusaglia depuis 2001.

COIGNY (de) ?: (1737-1821)
Comte. Marquis. Duc. Maréchal de France. En Août 1768, il est général et commande une colonne, qui, partie de Bastia, passe A Bocca à San Leonardu, s'empare d'Olmeta di Capicorsu, et marche sur Nonza. En Septembre, le comte de Marbeuf lance une offensive générale. Avec ce dernier et de Grandmaison, avec le Régiment du Languedoc et la Légion Royale, il investit Poghju d'Oletta, Ulmetu di Tuda, Oletta et Biguglia.

COLI François: (1881-1927)
Né à Marseille. Originaire de San Martinu di Lota. Capitaine au long cours de 1905 à 1914, année où il s'engage dans l'infanterie. Après 2 blessures graves, il devient aviateur dans l'Escadrille des Coqs en 1915. Il termine la guerre comme capitaine, décoré de la Croix de Guerre, avec 9 citations. En 1919, il remporte le record du monde de vol sans escale de Paris à Kenitra (Maroc). En 1920, il réalise avec Roget la première traversée de la Méditerranée aller et retour en moins de 24 heures. En 1927, il disparait lors d'une tentative de traversée de l'Atlantique, avec Charles Nungesser. Officier de la Légion d'Honneur.

COLISTRI Parnio: (1809-?)
Artiste peintre lombard originaire de Brescia. On retrouve de ses oeuvres peintes à Bastia en 1854.

COLLA de PRADINES Barthelemy: (1724-1796)
Conseiller à la cour des comptes. En Mai 1771, il remplace l'intendant Daniel Marc Antoine de Chardon. Il doit mettre sur pied les mesures de l'Edit de Mai, et organiser les élections sur l'Ile. En Octobre 1771, il prend ses fonctions en Corse. Il est logé, à Aiacciu, chez Carlu Buonaparte. En Mai 1772, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il assiste à la Deuxième Assemblée des Etats de Corse. En Novembre 1773, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il assiste à la Troisième Assemblée des Etats de Corse. En Avril 1774, il souligne la cherté du prix des grains en Corse et la difficulté de s'en procurer. L'officier Jouvenne, en poste à L'Isula, l'informe que les derniers jours de ce mois il y aura une révolte générale de la Corse. Certains nomment même le jour… ce sera Vendredi Saint… Les Corses ne cherchent que l'occasion de retrouver leur prétendue liberté. En Décembre, il est rappelé à Paris car il est jugé trop favorable au comte de Narbonne par le comte de Marbeuf. En Janvier 1775, il quitte la Corse, où il est remplacé par l'intendant Claude François Bertrand de Boucheporn.

COLLAVERI François:
Auteur de La franc-maçonnerie des Bonaparte (1982), Napoléon, empereur franc-maçon, (1986)...

COLLE ?: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1796, Antoniu Gentili le nomme commandant militaire de la place et du district de Corti.

COLLE Luca Antoniu: (seizième siècle)
Originaire du Rustinu. En 1564, il assasine le vicaire de l'évêque de Mariana Nicolo Cicala.

COLLE Michel-Auguste: (1872-1949)
Né à Baccarat (Meurthe-et-Moselle). Artiste peintre (paysages, aquarelles). Doreur. Graveur. Il séjourne en Corse. Il présente au Salon des Artistes Français de 1928 une peinture intitulée Vico.