Orsu Ghjuvanni Caporossi

Cronica di A CORSICA














(103 personnages)


IACOVLEFF Alexandre: (1887-1938)
Né à Saint-Pétersbourg (Russie). Artiste peintre. Il séjourne en Corse. Il réalise des peintures (La citadelle de Calvi, Fontaine à Calvi, Calvi, le Bar des Amis, Le port de Calvi, Paysage de la région de Calvi, Une place à Corte...) qui illustrent la rubrique La Corse, Ile de Beauté, parue dans la revue L'Illustration, en 1933. Auteur également d'une carte postale Porteuse d'eau en Corse, Calvi, éditée en 1930.

IBERT Jacques: (1890-1962)
Compositeur de musique. Grand Prix de Rome. Directeur de la Villa Médicis. Directeur de la Réunion des Théâtres Lyriques Nationaux. Membre de l'Académie des Beaux-arts. En 1937, il préside, à Bastia, le Concours de Musique organisé par la municipalité de la ville.

IDDA Francis: (1949-2014)
Né à Aiacciu. Employé municipal. Il tient le rôle de Napoléon lors des nombreuses manifestations et reconstitutions historiques organisées à Aiacciu par l'Association du 2ème Régiment des Chasseurs de la Garde (créée en 1996). Membre de la musique municipale d'Aiacciu. Prieur de la Confrérie Saint-Erasme.

IDIR Jean-Marc: (né en 1965)
Né à Paris. Artiste peintre. Il vit à Bunifaziu depuis 1990. Lauréat de l'Institut de France, de la Fondation de France et de la Fondation Taylor. Il expose en Corse et à Paris. Il réalise des affiches et des couvertures de livres. Auteur d'un livre d'art paru, paru en 2000, Loghi corsi, lieux symboliques de la Corse. Il illustre le livre de poèmes Bonifacio, en 2002...

IDO: (dixième siècle)
Génois. En 952, il est nommé Vicomte du Capicorsu par le marquis toscan Oberto Opizzo.

IERONIMO: (septième siècle)
Consacré évêque d'Aleria en 610.

IERONIMU: (quatorzième siècle)
De Loretu di Casinca. Evêque d'Aiacciu de 1363 à 1369.

IGNACIO Gaspard dit Gaspard:
Dessinateur et caricaturiste installé à Aiacciu. Dessinateur de bandes dessinées. Il collabore à de nombreux journaux et revues insulaires.
Voir le blog de GASPARD.

IGUANE (L'): Voir SANTONI François.

ILARI ?: (dix-huitième siècle)
Chanoine de Vicu. En Mai 1731, à la Cunsulta di Boziu, il est envoyé comme émissaire à Bastia, auprès des commissaires génois, pour négocier, soit la paix, avec la reconnaissance des revendications des Corses, soit une nouvelle prolongation de l'armistice. Les commissaires refusent de le recevoir, prétextant de son incompétence en la matière.

ILARI Camilla, née CARBONE: (vers 1740-?)
Nourrice de Nabuliu Buonaparte, elle le reçoit, à Aiacciu, à son retour d'Egypte en Septembre 1799. Elle assiste au sacre de Napoléon 1er, en 1804.

ILARI Ignaziu: (dix-huitième siècle)
Fils de Camilla. Frère de lait de Nabuliu Buonaparte. Ardent paoliste, il choisit le parti de Pasquale Paoli contre Nabuliu Buonaparte.

ILARIU: (dix-huitième siècle)
Chanoine de Guagnu. En Décembre 1738, il interdit aux Corses du Dilà de déposer les armes contre les Génois.

IMBISORA Jaime: (?-1452)
Général aragonais. En 1448, certains Caporali, en guerre contre les Génois, font appel à lui. En 1452, à Naples, Alphonse V d'Aragon le nomme Vice-Roi Corse. Avec Antone della Rocca, à la tête de deux cents soldats catalans, il débarque dans le sud de l'Ile. Il occupe l'Ornanu et l'Istria. Paulu della Rocca et son fils Ghjudice lui font allégeance. Seul, Raffe di Leca, reste fidèle au gouverneur génois Galeazzo da Campofregoso. Il meurt à Cavru.

IMBRICO Petru Paulu: (dix-huitième siècle)
Membru di U Guvernu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

IMPERIALE Ambroggio: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1696 à 1698. En 1729, Gênes ayant promulgué un édit dont le but est la mise en valeur de la Corse, tout un programme de location de terres et d'inféodation est offert aux ressortissants génois: il en profite et acquiert des terres à Porti Vechju.

IMPERIALE Andrea: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1559. Il succède à Giovanni Battista Grimaldi et Francesco Sauli. Il demande à l'Ufficio di San Giorgio l'envoi en Corse d'un bourreau de métier et de ses aides. En 1560, il décide une Vedutà qui se tient à Bastia en sa présence, celle de Pellegro Giustiniano Rebuffo, l'autre gouverneur, et de 600 délégués corses. Il y est pris des décisions concernant l'administration, et surtout la fiscalité; on y élit également I Nobili Dodeci. Le mécontentement corse, après cette Vedutà, est général. Il refuse d'exporter du blé corse « afin de ne pas mécontenter les habitants dont il convient de tenir compte plutôt que de donner satisfaction à des tiers ».

IMPERIALE Federico: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1669 à 1671. Il succède à Giorgio Zoaglia. Il est remplacé, en 1671, par Carlo Emmanuelle Durazzo.

IMPERIALE Francesco: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1643. Il succède à Benedetto Viale. Il est remplacé, en 1645, par Cesare Durazzo.

IMPERIALE Niccolo: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1545. Il succède à Domenico Coccarello de Franchi. En 1546, il est remplacé par Benedetto Pernice.

IMPERIALE Pelegro: (quatorzième siècle)
Dignitaire génois. En 1378, il fait partie des membres de la Maona, société financière et privée, à laquelle Gênes confie la gestion de ses intérêts en Corse. En 1380, après l'échec de la Maona, il rentre à Gênes.

IMPERIALI ?: (dix-huitième siècle)
Génois. En Janvier 1736, il débarque à Bastia où il est l'adjoint du gouverneur Paolo Battista Rivarola.

IMPERIALI Giovanni Battista: (dix-septième siècle)
Génois. Théatin. Evêque d'Aleria de 1645 à 1674.

IMPERINETTI Thomas dit Thomas de Casinca: (1838-?)
Né à Sorbu Occagnanu. Ecclésiastique. Poète. Auteur de Prie et chante, poème édité en 1977.

IMPORRIATI Filippo Guglielmo: (?-1571)
Romain. Ancêtre de la famille Imporriati de Bastergà. Il décède en 1571 (sa tombe est dans l'église de Saint Chrysogone, à Rome).

INFERNU (L'): Voir BARTOLI Ghjacumu.

INGONE TORNELLO (d') Villielmo: (douzième siècle)
Génois. En 1198, il s'installe à Bunifaziu, qu'il fortifie et protège avec dix-sept galères.

INNOCENT II (Gregorio Papareschi): (?-1143)
Pape de 1130 à 1143. En 1132, il cherche à maintenir entre Gênes et Pise, un équilibre aussi difficile à réaliser qu'à conserver. En 1133, il érige Gênes en archevêché et lui attribue trois évêchés corses: Mariana, Nebbiu et Accia (qu'il crée officiellement par bulle pontificale); les trois autres évêchés restant à Pise: Aleria, Sagone et Aiacciu. Cette décision ne règle rien, et la guerre reprend de plus belle entre les deux Républiques.

INNOCENT III (Giovanni Lotario, comte de Segni): (1160-1216)
Pape de 1198 à 1216. En 1198, il ratifie les privilèges, concernant la Corse, accordés par ses prédécesseurs au siège archiépiscopal de Pise.

INNOCENT IV (Sinibaldo Fieschi): (1195-1254)
Pape de 1243 à 1254. En 1252, il publie un privilège dans lequel il cite et confirme toutes les églises cédées au monastère de La Gorgona: Santa Maria della Capella, dans le Capicorsu, San Niculaiu di Tuminu, San Cerbone di Valanetu, dans le Nebbiu, Santa Riparata di Balagna, Santa Lucia di Marana, San Ipulitu di A Venzulà, San Martinu di Aquafrigida, San Sixtu di Nebbiu, San Damianu di Cerlinu, Santa Susanna di Balagna, à Munticellu, San Ghjorghju, à Ruglianu, San Paulu di Meria, Sant'Agustinu, à Mursiglia. Dans cet acte de confirmation, ne figurent curieusement pas les églises suivantes, pourtant cédées au monastère: San Tomasu di Marinca, San Petru de Mosenthana, San Fruttuosu di Vallecalle, San Gregoriu di Nebbiu, San Niculaiu di U Salge, San Mighele di Tassignanu. Dans une lettre, il rappelle à l'évêque d'Aleria, Orlandu, qu'il doit faire face aux agresseurs de son église (pirates et gens du pays).

INNOCENT VI (Etienne Aubert): (?-1362)
Pape de 1352 à 1362. En 1353, il rappelle avec vigueur au Roi d'Aragon Pierre IV, sa dette envers le Saint-Siège, concernant la Corse. En 1354, il confirme l'excommunication des Giovannali demandée par Raimondo, l'évêque d'Aleria, et refusée par l'archevêque de Pise. En 1360, il envoie un internonce au doge génois Simone Boccanegra, pour recevoir le serment de fidélité et le tribut concernant la Corse, nouvellement gouvernée par Gênes.

INNOCENTI Sextius: (dix-neuvième siècle)
Bandit italien, réfugié dans le maquis corse. En 1893, il est arrêté par un huissier de Pitretu Bicchisgià, et deux gardes champêtres.

INNOCENZI Nathalie:
Conteuse (atelier de conte Amalgame).

INNOCENZI Petru Paulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Acquatella e Penta, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

INNOCENZJ Filippu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de A Valle d'Orezza, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

INOM Bernard: (né en 1973)
Né à La Réunion. Boxeur. Poids mouche. Pensionnaire du Boxing Club Ajaccien. Champion de France en 2003 et 2004. Champion d'Europe en 2005 (il échoue de peu pour le titre mondial WBO à la fin de la même année), et en 2008.

INVREA (d') Bartolomeo: (dix-septième siècle)
Génois. Propriétaire du fief du Fiumorbu, grâce au décret du 21 Avril 1587. Il perd son fief en 1641, pour des raisons de mauvaise gestion, lequel retombe au rang de simple emphytéose.

INVREA (d') Domenico: (dix-huitième siècle)
Génois. Il est nommé gouverneur de la Corse en 1760. Il succède à Gian Battista de Sopranis. Il est accompagné de 800 soldats du Régiment d'Albenga. Il organise une nouvelle offensive sur Furiani. En Juillet 1761, il est remplacé par Giovanni Batista Sauli.

INVREA (d') Giovanni Paolo: (1614-1694)
Génois. Ecclésiastique. Religieux de l'Ordre des Camaldules. Evêque d'Aiacciu de 1686 à 1694.

INVREA (d') Marco Antonio: (dix-septième siècle)
Génois. Commissaire de Calvi en 1606.

IOHANNES: (douzième siècle)
Moine et prêtre. En 1144, il est l'abbé du monastère de La Gorgona.

IOHANNES: (treizième siècle)
Prêtre, recteur de l'église de San Carbone di Valanetu, procureur de l'abbaye de La Gorgona. En 1280, il donne à bail emphytéotique à Vivalduzzu, de Macinaghju, un domaine sis à Cardetu, contre une redevance annuelle d'un muid de blé. En 1305, il réside à San Vito avec ses moines, et il nomme l'évêque du Nebbiu, procureur du monastère de La Gorgona en Corse, pour choisir le recteur de l'église de San Carbone di Valanetu.

IRABUCCUS Erbanus: (?-1749)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite d'Aiacciu. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

IRMINGARIUS: Voir ERMENGARD.

IRRIERA Roger: Voir JOUANNEAU Roger.

ISOLA Bernardus: (?-1636)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

ISOLA Jean-Baptiste: (1922-1943)
Originaire de Sorbu Occagnanu. Résistant franc-tireur. Il est tué, victime d'une mine allemande, sur la route de Sorbu-Querciolu, en 1943. Son nom figure sur le Monument commémoratif Francs-Tireurs de Querciolo, à Sorbu Occagnanu.

ISOPO (da) Giuliano (Jiulius): (quinzième siècle)
Evêque de Mariana de 1494 à 1495. Il succède à Antonio, qui assurait l'intérim de Leonardo de Fornari décédé.

ISTRIA ?: (dix-neuvième siècle)
De Maca'Croci. Nommé Officier de Santé par le Jury Médical en 1836.

ISTRIA Alexandra:
Artiste peintre plasticienne.

ISTRIA (d') Anghjulu Santu: (dix-huitième siècle)
Archidiacre d'Aiacciu. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta d'Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux.

ISTRIA (d') Antone Guglielmu: (seizième siècle)
Cinarchese. Père de Bernardinu.

ISTRIA (d') Antone Guglielmu: (dix-septième siècle)
Cinarchese. Fils de Bernardinu. En 1614, son père en fait, avec son frère Antone Marcu ses seuls et uniques héritiers.

ISTRIA (d') Antone Guglielmu: (1681-?)
Né à Ulmetu. Fils de Ghjuvanni Battista. En 1729, il reçoit la charge et la commission de commissaire général du fief de l'Istria, de la part de Felice Pinelli, le gouverneur génois de la Corse.

ISTRIA (d') Antone Marcu, dit Messire: (dix-septième siècle)
Cinarchese. Fils de Bernardinu. En 1614, son père en fait, avec son frère Antone Guglielmu ses seuls et uniques héritiers.

ISTRIA (d') Arrigu: (?-1340)
Cinarchese. Fils de Salnese, petit-fils de Ghjudice di Cinarca. En 1340, il est tué pendant les guerres entre seigneurs rivaux. Ses terres sont récupérées par Guglielmu della Rocca.

ISTRIA (d') Bartolomeu: (quinzième siècle)
Cinarchese. Fils de Vincentellu. En 1433, son père lui laisse ses derniers biens, dont son château de Cinarca. En 1439, il est chassé de son fort par le gouverneur Janus da Campofregoso (qui l'indemnise avec 200 écus).

ISTRIA (d') Bernardinu: (seizième siècle)
Cinarchese. Fils de Vincentellu III. En 1511, il épouse Serena, la fille de Rinucciu della Rocca.

ISTRIA (d') Bernardinu: (seizième siècle)
Cinarchese. Fils d‘Antone Guglielmu. En 1564, il épouse Angelica, la fille du lieutenant génois du Dilà, Prospero di Petreto. Il est le fondateur de la famille Galloni d'Istria, d'Ulmetu. En 1614, il fait son testament, instituant comme uniques héritiers ses deux fils Antone Guglielmu et Antone Marcu.

ISTRIA (d') Bonristoru: (quinzième siècle)
Cinarchese. Petit-fils de Salnese. En 1418, Vincentellu d' Istria lui confie la garde de la citadelle de Corti.

ISTRIA Christian: (né en 1950)
Né à Fuzzà. Faut fonctionnaire territorial depuis 1978. Directeur général adjoint (en charge des actions sanitaires et sociales) et directeur de cabinet du président du Conseil Général de Corse-du-Sud. Maire de Fuzzà de 1989 à 1995.

ISTRIA Daniel:
Docteur en archéologie médiévale de l'Université d'Aix-Marseille I. Ancien membre de l'Ecole Française de Rome. Chargé de recherches au CNRS. Spécialiste des fortifications. Il dirige depuis 1994 des fouilles archéologiques en Corse. Auteur de Pouvoirs et fortifications dans le Nord de la Corse XIe-XIVe siècle (2005). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

ISTRIA Dominique (Domistria):
Originaire de Pruprià. Auteur. Compositeur. Interprète. Musicienne (guitare, harmonica). Artiste peintre. Auteur d'un recueil de textes et chansons, Belle insoumise (2013).
Voir le site de DOMISTRIA.

ISTRIA (d') Ercole: (seizième siècle)
Cinarchese. En 1564, Sampieru Corsu, après avoir débarqué en Corse pour commencer sa révolte contre les Génois, lui écrit pour l'en informer, et lui demander son appui. En 1565, il est à Fuzzà. Il essaie de s'emparer de Sartè, mais les Génois le repoussent. Les Corses font alors le siège de la ville, qui se rend. En 1566, à une Cunsulta tenue à Altiani, entre Corti et Aleria, Sampieru Corsu lui alloue un renfort de cinquante cavaliers. Il est prêt à trahir Sampieru Corsu, celui-ci ne lui ayant pas apporté son soutien au cours d'un conflit l'ayant opposé à Piuvanellu di Calvi. Aussi, un ecclésiastique de Sartè, le prêtre Guglielmu, monte une machination avec les Génois, pour qu'il assassine Sampieru Corsu, en lui promettant le fief de son fils Alfonsu d'Ornanu. Sampieru Corsu déjoue le piège, et prend pour otages sa femme et ses enfants, et l'envoie en France, avec la nouvelle délégation corse qui, patronnée par l'amiral de La Garde, doit se rendre à la cour pour remercier le Roi Charles IX de son aide. Pendant qu'il s'apprête à partir pour Paris, à Gênes, Ghjucante, son mandataire, signe en son nom un acte public de dévouement et de loyalisme aux magistrats de la République de Gênes, en contrepartie du pardon total et de la restitution de tous ses biens. Le plus puissant des seigneurs du Sud se ralliant aux Génois, c'est toute la région de l'Istria qui passe à l'obédience de la République de Gênes. Il prévient le Génois Raffaello Giustiniani que la délégation, envoyée par Sampieru Corsu, vient de quitter Sagone. Elle est attaquée par une galère génoise. Tous ses membres sont, soit noyés, soit tués, soit emprisonnés, soit parviennent à regagner la côte. Lui est laissé libre par les Génois. En 1567, après la mort de Sampieru Corsu, avec le Génois Raffaello Giustiniani et d'autres Caporali, il marche sur Rennu pour s'en emparer. De Vicu, Alfonsu d'Ornanu et ses hommes tentent de l'empêcher d'atteindre Rennu; le combat a lieu près de l'église de Sant'Antoniu, faisant 7 tués chez les Corses, et 26 chez les Génois.

ISTRIA Evelyne:
Originaire de Suddacaro. Actrice essentiellement de théâtre. Elle débute en 1963.

ISTRIA (d') Francescu: (quinzième siècle)
Cinarchese. Fils de Vincentellu. En 1445, devant les succès de Monaldo Paradisi, il se soumet au Saint-Siège. Puis, il rejoint Rinucciu di Leca, et il est avec ce dernier à Biguglia, avec Vincentellu d'Istria, où ils assiègent le nouveau commissaire papal, Giacopo di Gaeta. En 1454, avec le Génois Fiorentino, il assiège Raffe di Leca dans son fort de Cinarca, aidé pour cela par d'autres Caporali fidèles aux Génois. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois.

ISTRIA (d') Francescu Antoniu: (1704-?)
Né à Ulmetu. Fils de Ghjuvanni Battista.

ISTRIA (d') Francescu Maria: (1622-?)
Cinarchese. Né à Ulmetu. Fils d'Antone Guglielmu. Il est le fondateur de la deuxième lignée des Galloni d'Istria.

ISTRIA (d') Fredericu: (?-1573)
Cinarchese. En 1564, Sampieru Corsu, dans sa révolte contre les Génois, lui demande son appui. En 1567, il le nomme capitaine général des forces corses du Dilà. Ses biens sont confisquée par les Génois. Après la guerre, il est pardonné et récupère sa tour, à Suddacaro, qu'il restaure. Il est assassiné en 1573.

ISTRIA (d') Ghjudice: (?-1459)
Cinarchese. Fils de Ghjudicellu. Pro Aragonais. En 1435 (ou 1441), il est en conflit avec Simone da Mare, qu'il estime trop attaché à Gênes. Il demande du secours à Alphonse V d'Aragon, lequel lui envoie de maigres renforts, et le nomme Comte de Corse. En 1443, aidé par le mercenaire romain Andrea Corsone, il prend la place de Corti. L'évêque de Mariana, Michele de Germani, et de nombreux notables de la Terra di U Cumunu se rallient à lui. Mais les querelles internes reprennent et il est emprisonné à son tour par ses anciens alliés. En 1447, Mariano da Norcia le fait mettre en prison, avec d'autres notables de la Terra di U Cumunu. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V. En 1456, allié de Raffe di Leca, battu et traqué par Antonio Calvo, il s'enfuit à Naples. En 1459, il rentre en Corse. Il est aussitôt jeté en prison; il n'est libéré que grâce à l'intervention de son beau-frère Marianu di Caghju, allié des Génois. Il meurt des fièvres quelques jours plus tard.

ISTRIA (d') Ghjudicellu: (quinzième siècle)
Cinarchese. Frère de Vincentellu d'Istria.

ISTRIA (d') Ghjuvanni: (quatorzième siècle)
Cinarchese. Fils de Guelfucciu et neveu d'Arrigu della Rocca. Frère de Vincentellu. En 1397, il reçoit le soutien du Roi de Sicile Martin 1er le Jeune. En 1420, il est à Aiacciu pour rendre hommage au Roi d'Aragon Alphonse V. Il reçoit la charge d'une flotte affectée à la protection des côtes. En 1430, à Bastia, il résiste aux troupes de la ligue d'opposition à son frère, de Simone da Mare. En 1431, avec l'aide des fils de Simone da Mare, Colombano et Pietro, il chasse son frère de son château de San Columbanu, et l'oblige à se retirer à Luri. Puis il le chasse de Bastia. En 1433, à Porto Torres, en Sardaigne, il intercepte son frère, en fuite et Il lui demande la restitution de Bastia. Une fois son frère emprisonné, il vend, à Simone da Mare, la ville de Bastia, contre deux mille livres génoises.

ISTRIA (d') Ghjuvanni Battista: (1661-?)
Cinarchese. Né à Ulmetu. Descendant de Bernardinu. En 1706, il fait son testament, instituant comme uniques héritiers ses quatre fils Antone Guglielmu, Bernardinu, Ghjacumu et Francescu.

ISTRIA (d') Guelfucciu: (quatorzième siècle)
Cinarchese. Fils de Salnese. En 1356, il tue Guglielmu della Rocca lors d'une bataille pour la récupération des terres dont son frère, Arrigu, et son père avaient été privés en 1340. Ennemi d'Arrigu della Rocca. En 1379, il est nommé vicaire par les Génois de la Maona. En 1380, avec les deux autres vicaires nommés par la Maona en désaccord avec celle-ci, il s'allie à Arrigu della Rocca, et provoque ainsi le départ des Génois. En 1400, à la mort d'Arrigu della Rocca, voyant que le fils de ce dernier, Francescu, se rallie aux Génois, il l'attaque et l'oblige à se retirer à Bastia.

ISTRIA (d') Guglielmu: (?-1461)
Cinarchese. Seigneur d'Istria. Fils de Vincentellu II. En 1461, il est exécuté par les Génois de l'Ufficio di San Giorgio, en représailles de la révolte de son père.

ISTRIA Jacques: (1918-2003)
Né à Pitretu é Bicchisgià. Musicien. Guitariste. Accompagnateur. Il compose de nombreuses chansons et des musiques de génériques d'émissions de radio et de télévision. Grand prix du disque classique 1962. Professeur au conservatoire départemental de musique de la Corse. Auteur d'un Hommage à Jacques Tessarech.

ISTRIA Julien: (vingtième siècle)
Né à Maca'Croci. Poète en langue corse. Plusieurs de ses textes sont mis en chanson et interprêtés par Toni Toga, Jérôme Valinco, Lucien Bocognano...

ISTRIA (d') Ludovicu: (quinzième siècle)
Cinarchese. Neveu de Vincentellu II. En 1459, il est chargé par l'Ufficio di San Giorgio de retarder l'avance des rebelles corses. Il est fait prisonnier par Arrigu della Rocca. Il est libéré en 1460. Après le massacre de Vicu, perpétré la même année par Antonio Spinola, il reste le seul Cinarcais ami des Génois.

ISTRIA Marcel: (né en 1956)
Militant nationaliste. Il est l'un des membres du commando qui a assassiné le préfet de la Corse Claude Erignac en 1998. Il est condamné à 20 ans de réclusion criminelle en 2003.

ISTRIA Mighele: (dix-neuvième siècle)
Maire de Pitretu é Bicchisgià en 1838.

ISTRIA Mireille: (née en 1954)
Maire (droite) de Fuzzà depuis 2001.

ISTRIA (d') Paganacciu: (?-1460)
Cinarchese. Fils de Ghjudicellu. En 1460, il est assassiné, à Vicu, par Antonio Spinola.

ISTRIA Paul: (1932-2015)
Originaire de Cuzzà. Fonctionnaire des PTT. Créateur de la section basket-ball de l'ASPTT d'Aix-en-Provence, de celle de Bastia et enfin de celle d'Aiacciu, avant d'en être le manager puis le président. Président de la Ligue Corse de Basket-ball. Membre du comité directeur du Comité Régional Olympique et Sportif. Membre du comité directeur de la Fédération Française de Basket-ball. Membre du Conseil d'Honneur de la Fédération Française de Basket-ball. Médaille d'or de la Jeunesse et des Sports.

ISTRIA Pauline (Paule FEUILLET): (1939-2011)
Née à Pila Canali. Journaliste. Elle débute à L'Echo de la Mode, où elle devient rédactrice en chef. Elle collabore à Le Nouvel Age, dans les années 1970. En 1980, elle crée le magazine Biba. Elle collabore à Voici, dans les années 1980, qu'elle quitte pour des raisons déontologiques. En 1987, elle rejoint le groupe Marie-Claire pour lancer le magazine Avantages. Membre du comité éditorial de Kyrn Magazine.

ISTRIA Paulu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Pitretu é Bicchisgià, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ISTRIA (d') Petretu: (seizième siècle)
Cinarchese. En 1507, Gênes l'envoie en tant qu'émissaire, pour négocier une paix définitive auprès de Rinucciu della Rocca et de Ghjuvan Paulu di Leca, toujours en exil en Sardaigne, et dont la République craint un retour de leur part. Ces négociations échouent.

ISTRIA (d') Rinaldu: (quinzième siècle)
Cinarchese. Seigneur d'Istria. Fils de Vincentellu II. En 1461, il est emprisonné par les Génois de l'Ufficio di San Giorgio, en représailles de la révolte de son père contre eux, avec la Ligue de Pise.

ISTRIA (d') Salnese (Salnese della ROCCA): (treizième siècle)
Cinarchese. Seigneur d'Istria. Troisième fils de Ghjudice di Cinarca. Il est à l'origine de la famille seigneuriale des Istria. En 1278, ce dernier lui lègue ses terres de l'Istria. En 1306, il s'allie à Guglielmu della Petrallarretta contre son père, alors âgé de plus de quatre-vingt-dix ans.

ISTRIA (d') Trastollu: (?-1460)
Cinarchese. Fils de Ghjudicellu. En 1460, il est assassiné, à Vicu, par Antonio Spinola.

ISTRIA (d') Vincentellu: (1380-1434)
Cinarchese. Fils de Guelfucciu et neveu d'Arrigu della Rocca. En 1397, il reçoit le soutien du Roi de Sicile Martin 1er le Jeune, en visite en Corse. En 1404, il est au service de Martin II le Vieux dit l'Humain, Roi d'Aragon, pour qui il a combattu contre les Génois. Il débarque à Sagone à la tête d'une flotte (quatre galères) armée par Martin 1er. Il prend possession de la Cinarca et de tout le Dilà. En 1405, il rencontre en Corse le fils du Roi d'Aragon, Martin 1er le Jeune. En 1406, il profite du mécontentement né de la nomination de Leonello Lomellino, comme Comte de Corse, pour déclencher l'offensive. Avec de nombreux Cinarchesi, il enlève Biguglia et y tient une Cunsulta, où il est élu, lui aussi, Comte de Corse. En 1407, il attaque et prend Bastia, et devient ainsi maître de la Corse. Francescu della Rocca, féal de Gênes, et le gouverneur Andrea Lomellino, se dressent contre lui. Ils assiègent Bastia et l'en chassent. Blessé à la jambe, il se réfugie à Palerme, en Sicile. En 1408, remis de ses blessures, il arme une flotte obtenue du Roi de Sicile Martin 1er le Jeune, et débarque à Aiacciu où l'attendent ses partisans. Ils signent ensemble un pacte d'alliance avec Aragon et assiègent la capitale Biguglia, où se trouve Andrea Lomellino. L'arrivée des seigneurs du Capicorsu l'oblige à lever le siège, et il rentre en Cinarca, puis part en Sardaigne, pour y aider le Roi de Sicile. Après la mort de ce dernier, il rentre en Corse avec une troupe de soldats aragonais. Il combat ses anciens alliés, Guglielmu d'Ornanu et Rinucciu di Taddà, les bat à Buffanaghja, près du col San Ghjorghju, et les contraint à se retirer dans leur fort des Bozzi. En 1410, il s'empare de l'Ornanu et fait alors la paix avec Rinucciu di Taddà. Uni à des notables de la Terra di U Cumunu, il prend à nouveau les armes contre le gouverneur Andrea Lomellino, obligeant ce dernier à demander secours à Gênes. A l'arrivée du nouveau gouverneur, Raffaello da Montaldo, certains de ses partisans (dont Ghjuvanni d'Omessa) le quittent, et il se retire alors en Cinarca, où il prépare une revanche contre ses anciens alliés. Il fait jeter en prison Calcagnu della Rocca. Puis il affronte Rinucciu di Leca, ainsi que ses frères, avec lesquels il signe ensuite un pacte de non-agression. En 1414, il reçoit de nombreux renforts d'Espagne. Il marche sur le nord de l'Ile, et attaque Ghjuvanni d'Omessa, qui doit se réfugier à Mariana. En difficulté dans ses propres terres, il comprend que le soutien du Roi d'Aragon lui est indispensable. En 1416, il se déplace en Catalogne, où il demande de l'aide au nouveau Roi d'Aragon Alphonse V. En 1418, il rentre en Corse, à Aiacciu, et prend la tête d'une coalition contre le gouvernement de Abramo da Campofregoso. Dans cette coalition figurent les évêques corses Ambrughju et Ghjuvanni d'Omessa, et Matteo de Gentile. Il passe les monts, et construit, à Corti, une citadelle dont il confie la garde à Bonristoru, le petit-fils de Salnese d'Istria. En 1419, il est à nouveau maître de la Corse. Il fait aussitôt lever les impôts à travers toute l'Ile. Bunifaziu et Calvi échappent toujours à son contrôle. Il bat les troupes des seigneurs du Capicorsu, alliés au gouverneur Andrea Lomellino, près de Merusaglia. Il fait de Ghjuvanni della Grossa son chancelier. En 1420, il assiège Andrea Lomellino à Biguglia. Le Génois Abramo da Campofregoso, avec sept cents soldats, tente de délivrer ce dernier. Ghjuvanni della Grossa, Lucianu di Casta et le capitaine Carpisciolo, se portent au-devant des Génois; la bataille a lieu à Furiani, la déroute des Génois est totale: 120 tués, Abramo da Campofregoso et Andrea Lomellino, blessés, sont faits prisonniers et enfermés à Orezza. Biguglia capitule le jour même. Le seigneur de Nonza, Manfredu de Gentile, trahit les Génois, et lui livre Bastia. Il se rend alors à Aiacciu pour rendre hommage au Roi d'Aragon et de Sicile, Alphonse V, qui s'y trouve, après avoir enlevé Calvi. Avec ce dernier, il assiège Bunifaziu. En 1421, appelé à l'aide par Reine de Naples Jeanne II, Alphonse V lève le siège de Bunifaziu, lui abandonne la Corse, et le nomme vice-roi. Il fait cautionner son titre et son autorité par le Saint-Siège. Il dirige toute la Corse à l'exception de Bunifaziu et Calvi. Il enlève le château de Cinarca à Carlu d'Ornanu et s'installe à Biguglia. Seize grandes familles corses lui font acte de fidélité: les di Casta, di Campucassu, di Curbara, della Casabianca, di Lucu, di Chjatra, di Matra, di Pastureccia, di Prunu, di U Petricaghju, della Pancheraccia, d'Omessa, d'Ortale, d'Arnosu, di l'Olmu et di A Campana. Il épouse la fille de Matteo de Gentile, un Avogari de Nonza. En 1426, il fait emprisonner Rinucciu di Leca. Il préside un synode, tenu à Corti, et organisé par l'évêque de Sagone, Jacobo de Ordinis. A Roccapina, après un incident, il se sépare de Ghjuvanni della Grossa. En 1430, une sérieuse opposition, commandée par Simone da Mare, commence à se liguer contre lui. Il est assiégé à Biguglia; il se replie en Cinarca, pour chercher du renfort. Le siège de Biguglia est levé. Simone da Mare se retire dans ses terres de San Columbanu. La révolte est terminée provisoirement. En 1431, son frère Ghjuvanni chasse Simone da Mare de son château de San Columbanu, et l'oblige à se retirer à Luri. En désaccord avec son frère, il l'exile en le chassant de Bastia. Puis, il fait la paix avec Rinucciu di Leca. Il s'installe dans sa capitale, Biguglia, dont il fait réédifier le couvent en 1432 . Sa mauvaise gestion est de plus en plus critiquée par de nombreux Caporali. En 1433, dans une Cunsulta réunie à Mariana, les Caporali et seigneurs nomment à nouveau Simone da Mare chef de la révolte contre lui. Les troupes de ce dernier reprennent Biguglia et toutes les terres qu'il occupe, et il se retranche, une fois de plus, en Cinarca. Les seigneurs de Cinarca, avec Carlo da Mare, le troisième fils de Simone, le combattent. Il est à nouveau battu, et il doit s'enfuir en Sardaigne, laissant à son fils Bartolomeu ses derniers biens, dont son château de Cinarca. A Porto Torres, en Sardaigne, il est intercepté par son frère Ghjuvanni et par son neveu Vincentellu. Ces derniers lui demandent la restitution de Bastia, exigence qu'il est obligé d'accepter. Il se rend alors à Bastia pour négocier sa restitution. Devant la ville tenue par Simone da Mare, une galère génoise s'empare de lui et le transfère à Gênes, où il est traduit devant le Conseil des Huit Magistrats, qui gouverne alors la cité sous la tutelle du gouverneur milanais. En 1434, il est condamné à mort, et décapité dans une cour du Plazetto (Palais ducal), à Gênes.

ISTRIA (d') Vincentellu II: (?-1469)
Cinarchese. Fils de Ghjuvanni. En 1433, à Porto Torres, en Sardaigne, avec son père, il intercepte son oncle, Vincentellu, en fuite, de qui il exige la restitution de Bastia. En 1445, devant les succès de Monaldo Paradisi, l'envoyé du pape Eugène IV, il se soumet au Saint-Siège. Puis, il rejoint Rinucciu di Leca, et il est à Biguglia, avec ce dernier et Francescu d'Istria, où ils assiègent le nouveau commissaire papal, Giacopo di Gaeta. Le décès de Rinucciu di Leca provoque la fin de la rébellion des Caporali contre le Saint-Siège. En 1451, il met ses terres et ses armes à la disposition de la confrérie hérétique des Battuti. En 1452, il fait allégeance à l'envoyé d'Alphonse V d'Aragon, Jaime Imbisora. A la mort de ce dernier, avec Antone della Rocca et Ghjudice della Rocca, ils se rendent à Naples et demandent, en vain, des renforts au Roi d'Aragon Alphonse V. En 1453, avec le Catalan Juan Villamarina, à la tête de 200 hommes, il prend San Fiurenzu. Il demande alors du renfort à Alphonse V pour poursuivre son avance. Le commissaire de la Corse, envoyé par l'Ufficio di San Giorgio, Pietro Battista Doria, débarque à San Fiurenzu, et l'en chasse, ainsi que le Catalan Juan Villamarina. En 1454, avec le Génois Fiorentino, il assiège Raffe di Leca dans son fort de Cinarca, aidé pour cela par d'autres Caporali fidèles aux Génois. En 1455, Raffe di Leca ayant reçu des renforts du Roi d'Aragon, il est attaqué, comme tous les Caporali alliés des Génois de l'Ufficio di San Giorgio, par ce dernier et son allié, le Vice Roi de Sardaigne Berlingero da Rillo. Le gouverneur Paolo Luiggi Maruffo met 200 soldats, sous ses ordres, contre les partisans aragonais. La rencontre a lieu au col de Bavella où les deux troupes se neutralisent. En 1456, resté fidèle à l'Ufficio di San Giorgio, il reçoit une rente de 200 lires par an. En 1459, très menacé par la rébellion des seigneurs cinarcais, il se retranche à Serra d'Istria et demande du secours à Gênes. En 1460, il rejoint le commissaire extraordinaire Antonio Spinola, avec lequel il attaque La Rocca, où se trouvent Arrigu et Antone della Rocca, lesquels se soumettent. Après le massacre de Vicu, perpétré par Antonio Spinola, il se retire à Sarzane, près de La Spezia, en Italie. En 1461, avec d'autres seigneurs corses en exil, il contacte le Roi de Sicile Ferdinand 1er, pour lui demander de l'aide. Celui-ci promet d'intervenir. Cette aide n'arrivant pas, avec les mêmes exilés, il forment une ligue, à Pise, contre l'Ufficio di San Giorgio, ligue qui a à sa tête Tomassino da Campofregoso. Il débarque en Corse avec 200 mercenaires. L'Ufficio di San Giorgio, en représailles, s'en prend à sa famille. Sa femme et l'un de ses fils, Rinaldu, sont emprisonnés, un autre de ses fils, Guglielmu, est décapité. Il est attaqué, avec Ghjucante di Leca, par le commissaire de l'Ufficio di San Giorgio Antone Narisse. Il en sort vainqueur et tient alors l'Ornanu et toute sa région. Il participe à une Cunsulta qui réunit tous les opposants à l'Ufficio di San Giorgio, en l'église de La Canonica, à La Marana. En 1464, il se range aux côtés du Duc de Milan, Francesco Sforza, le nouveau maître de la Corse. En 1466, il est reçu à la cour du Duc de Milan, lequel le nomme Chevalier. En 1469, il meurt, à Biguglia. Son fils Vincentellu d'Istria III lui succède.

ISTRIA (d') Vincentellu III: (1478-1537)
Cinarchese. Fils (ou petit-fils ?) de Vincentellu II. En 1469, il succède à son père. En 1483, il reçoit de l'Ufficio di San Giorgio ses lettres d'investiture pour la seigneurie d'Istria. En 1494, il se querelle avec Rinucciu della Rocca. Il est soutenu, dans cette dispute entre Cinarchesi, par son beau-père, le Génois Domenico Negrone. L'Ufficio di San Giorgio essaie d'intervenir, en vain, dans ce conflit. En 1496, nouvelle querelle avec Rinucciu della Rocca au sujet du château d'Ulmetu. En 1497, il est confirmé, par l'Ufficio di San Giorgio, dans son fief d'Istria. Gênes intervient pour calmer de nouvelles querelles avec Rinucciu della Rocca, toujours au sujet du château d'Ulmetu. En 1498, il est aux côtés des troupes génoises de l'Ufficio di San Giorgio, pour combattre Ghjuvan Paulu di Leca, de retour d'exil. En 1509, il est une nouvelle fois confirmé dans son fief de l'Istria par l'Ufficio di San Giorgio. A sa mort en 1537, il demande à ses héritiers de respecter les rapports qu'il avait vis à vis de l'Ufficio di San Giorgio.

ISTRIA SORBA (d') Aureliu: (dix-septième siècle)
Ecclésiastique et écrivain. En 1617, il relate une description de la ville d'Aiacciu, éditée à Ronciglione, en Italie (Trattato delle Decime e lode dell'agricoltura con la descrizione della cità e golfi d'Ajaccio in Corsica).

ISTRIA SORBA (d') Francescu: (dix-septième siècle)
Membre du Cunsigliu dei Anziani di Aiacciu en 1656.

ITALIANI Jean-André: (dix-neuvième siècle)
Notabilité politique républicaine aréniste en 1895. Membre du Parti Républicain Démocratique et Social (PRDS) fondé par Adolphe Landry en 1919. Il le quitte en 1920 pour rejoindre les Gavinistes.

ITALIANO Gerolamo: Voir TALLIANO (da) Geronimo.

IUSTINIANO (de) Brunus: (douzième siècle)
Seigneur de Quercetu.

IUSTINIANO (de) Paccio: (douzième siècle)
Fils de Brunus. En 1100, il dispose qu'à sa mort, le casementum de Quercetu avec ses appartenances, ainsi que sa part de l'église San Pancrazu, aillent à l'abbaye de La Gorgona.

IUSTIUS: (quatorzième siècle)
Abbé du monastère de La Gorgona.

IVANI Antonio: (1430-?)
Humaniste italien. Il est envoyé en Corse en 1463 et 1464, en tant que vicaire de la Corse, par Lodovico da Campofregoso, le doge de Gênes. Auteur de deux longues et précieuses lettres concernant l'Ile.

IVANOFF Nicolas: (1889-2000)
Né en Russie. Artiste peintre. Décorateur. Exilé politique (Russe blanc) il débarque en Corse, à Aiacciu, en 1921., puis s'installe définitivement à Carghjese. Il décore des églises dans la région d'AiacciuEvisa notamment).

IVANOFF Nicolas: (né en 1967)
Né à Aiacciu. Pilote d'avion de haute-voltige, surnommé The Flying Corsican. Membre de l'équipe de France championne du monde de voltige en 2000.

IVREA Antonio: (seizième siècle)
Génois. En 1529, il est commissaire de Bunifaziu. C'est le personnage nommé Furnio dans le Dialogo d'Agostino Giustiniani.