Orsu Ghjuvanni Caporossi

Cronica di A CORSICA














(231 personnages)


NACER Jacques: (1963-2012)
Né à Aiacciu. Commerçant. Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Corse-du-Sud (CCI2B) de 2008 à 2012. Membre du Conseil Economique et Social et Culturel de la Corse (CESC). Il est assassiné à Aiacciu en 2012.

NADIZI Françoise: (née en 1955)
Originaire d'Aiacciu. Cadre supérieur de santé à l'hôpital d'Aiacciu. Elue conseillère territoriale (Front National) en 2015.

NADJARI Yves: (né en 1941)
Né à Aiacciu. Cardiologue. Tabacologue. Attaché à l'hôpital Cochin et consultant à l'hôpital américain de Paris. Directeur de publication de la revue Sevrage tabagique pratique. Directeur du groupe de presse médicale Consensus. Auteur d'une méthode J'arrête de fumer en douceur. Chevalier de la Légion d'Honneur.

NAESSENS Gaston: (né en 1924)
Médecin biologiste installé à Prunete (Cervioni) en 1963. Il est le principal responsable d'une affaire d'exercice illégal de la médecine et de la pharmacie, et d'escroquerie au traitement de la leucémie (avec les sérums Anablast, GN24, 714X...). Il est condamné en 1965 à des amendes et des peines de prison.

NAHMANI (NAMANI) Francescu: (1926-2012)
Né à Ascu. Ancien combattant. Officier de gendarmerie. Auteur de I quattru Verani (2009).

NALBERT Ursule Félicité Matteia (née MORACCHINI): (1914-1944)
Née à San Niculaiu di Moriani. Membre de la Résidence Générale Tunisienne. Tuée à l'ennemi à San Giorgio (Italie), en 1944. Reconnue Morte pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Vintisari et sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

NAMI Jean dit Moutemerlu: (1779-1802)
Né à Calinzana. Perruquier. En 1802, à Bastia, il est condamné à 24 ans de Galères, pour agression, brigandage et vols. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1802.

NAMI Tumasgiu dit Tumasgiu di Grisgioni:
Originaire de Calinzana. Apiculteur. Musicien (orgue). Sacristain. Sonneur de cloches. Fondateur et prieur de la nouvelle Confrérie de Sant'Antone à Calinzana. Membre fondateur du groupe polyphonique A Filetta en 1978.

NAPOLEON 1er: Voir BUONAPARTE Nabuliu.

NAPOLEON II: Voir BONAPARTE Napoléon François Charles Joseph.

NAPOLEON III: Voir BONAPARTE Charles Louis Napoléon.

NAPOLEON Charles: (né en 1950)
Né à Boulogne Billancourt. Prince. Chef d'entreprise. Historien. Conseiller municipal d'Aiacciu de 2001 à 2007. Président honoraire de la Société Française d'Histoire Napoléonienne. Président fondateur de la Fédération Européenne des Cités Napoléoniennes. Auteur de Histoire des transports urbains (1978), Bonaparte et Paoli (2000), Bonaparte, des esprits rebelles (2006), Napoléon mon aïeul, cet inconnu (2009)...

NAPOLEON JEROME: Voir BONAPARTE Napoléon Joseph Charles Paul.

NAPOLEONI: (quinzième siècle)
Famille de Centuri. En 1454, elle est bénéficiaire d'un acte de reconnaissance de noblesse de la part de l'Ufficio di San Giorgio.

NAPOLEONI Dumenicu: (1734-?)
De Centuri. Patron de bâtiment. Le 20 Juillet 1774, il est condamné à Bastia, à 3 ans de prison. En Août 1774, il est envoyé aux galères du port de Toulon. Il est libéré le 27 Mars 1778.

NAPOLEONI Jean-Baptiste: (?-1943)
Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Il est tué par les Allemands, lors du bombardement de Vignale, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de U Borgu et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

NAPOLEONI Sansone ou NAPOLLON Sanson (GIUDICELLI Sansone Napoleone): (1580-1633)
Né à Centuri. Membre de la famille Cipriani (et/ou Giudicelli ?). En 1604, il s'installe à Marseille. En 1615, il est nommé Consul de France à Alep, par Louis XIII. En 1623, il est en mission à Constantinople. Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel en 1626. En 1627, il participe au siège de La Rochelle. En 1628, il obtient du Dey d'Alger, la restitution des ruines du Bastion de France, à La Calle, fondé par Tomasu Lenciu en 1552. En 1631, il est nommé gouverneur du Bastion de France. On lui doit l'acquisition de la Chronique de Paros. En 1633, il est tué en voulant enlever l'îlot de Tabarque (Tabarca) aux Génois.

NAQUET Emmanuel Gustave: (dix-neuvième siècle)
Républicain. Rédacteur au journal Le Peuple de Marseille. En 1871, il est nommé Préfet de Corse. Il se fait conspuer en prenant partie pour la guerre et démissionne.

NARBONNE PELET Jean-François: (1725-1804)
Officier français. Comte. Descendant de Sampieru Corsu par sa mère qui serait une petite-fille d'Alfonsu d'Ornanu. En Mai 1768, il commande deux bataillons français, du Régiment du Prince d'Anhalt, qui débarquent à Aiacciu. En Octobre, il est maréchal de camp et il participe à la bataille de U Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il est à Aiacciu puis à Bucugnà, prêt à contenir les Naziunali du Dilà. En Mai, après la victoire française de Ponte Novu, il prend le village de Mizzana. Clémente Paoli et les Naziunali du Dilà harcèlent, sans trop de succès, ses troupes, stationnées au Ponte alle Peri, sur la route de Bucugnà. Leur but est de les retarder au maximum afin de permettre à Pasquale Paoli de rejoindre Porti Vechju. En Octobre 1770, il réside à Aiacciu, où il s'est constitué un solide parti. Il remplace le comte de Marbeuf chaque fois que celui-ci se rend à Paris. L'antagonisme entre les deux hommes s'exaspère. En Mai 1772, il est à Bastia, où il le remplace car ce dernier s'est déplacé à Paris afin de recevoir des instructions lui permettant de calmer les esprits. En Mai 1774, le comte de Marbeuf est appelé à la Cour de Versailles par la mort de Louis XV. Il assure l'intérim du gouvernement de l'Ile. Il ordonne le désarmement complet, et ses hommes arrêtent et expédient à Toulon ou pendent sans discernement et sans jugement tout suspect de posséder une arme. Il fait annoncer que les suspects se présentant spontanément à lui auront la vie sauve et la permission de quitter la Corse avec un sauf-conduit. Dans le cas contraire, ils seront poursuivis, ainsi que leur famille, jusqu'à la fin de leurs jours. En Juin, il mâte la révolte du Niolu. En Novembre, avec 600 hommes, il se lance aux trousses de Anghjulu Maria Bonelli, dit Zampaglinu di Bucugnà, et arrête presque tous ses parents et les bandits de la troupe. En Mai 1775, se tient, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, la Quatrième Assemblée des Etats de Corse. Les délibérations de cette assemblée reflètent sa profonde rivalité avec le comte de Marbeuf. La majorité des députés est gagnée à sa cause. En Mai 1777, il est rappelé en France, et son parti, en Corse, est très affaibli. En Janvier 1787, en dépit du soutien de Ghjacumu Petru Abbatucci, d'Ottaviu Colonna d'Istria, de Cesare Matteu de Petriconi et de Jean Joseph Marie de Guernes, ce n'est pas lui qui est nommé Commandant en chef de la Corse, pour remplacer le comte de Marbeuf décédé, mais le Vicomte Armand Charles de Barrin.

NARELLI Charles: (1934-2011)
Originaire de Lentu. Officier mécanicien de la Marine Marchande. Président du Syndicat des Officiers de la Marine Marchande (SOMM) UGICT-CGT. Président de l'Association Foncière Pastorale. Adjoint au maire de Lentu.

NARISSE Antonio: (quinzième siècle)
Militaire génois, au service de l'Ufficio di San Giorgio. En 1457, il remplace, en Corse, Antonio Calvo, jugé trop violent. En 1461, il succède à Benedetto de Fieschi, comme commissaire de l'Ufficio, à Vicu. En 1462, il s'en prend à Ghjucante di Leca et Vincentellu d'Istria II par qui il est battu.

NARNI (de) Ludovico (Ludovicus): (quinzième siècle)
Evêque d'Accia en 1401.

NARSES: (478-568)
Général et eunuque byzantin de l'empereur Justinien 1er. En 552, il défait et tue Totila, le dernier Roi des Ostrogoths, et libère ainsi la Corse de son emprise.

NASICA Paulu Luiggi: (dix-huitième siècle)
En Avril 1769, il est participe, avec les autres chefs Naziunali, à la bataille de Ponte Novu.

NASICA Toussaint: (1789-1850)
Né à U Pratu du Ghjuvellina. Avocat en 1816. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Substitut du procureur du Roi à Calvi, en 1819. Juge d'instruction à Aiacciu de 1821 à 1829, d'où il écrit Mémoires sur l'enfance et la jeunesse de Napoléon, jusqu'à l'âge de 23 ans, précédés d'une notice historique sur son père, publié, à titre posthume par son neveu, l'abbé Nasica, à Paris, en 1852. Président du tribunal de Sartè en 1829. Président du tribunal de Corti en 1836. Conseiller à la cour d'appel de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

NASICA Scipion Toussaint dit Jean: (1906-1944)
Né à U Pratu di Ghjuvellina. Médecin. Surnommé le Médecin des pauvres du canton d'Arnay-le-Duc (Côte d'Or) Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Capitaine au 1er Régiment de Bourgogne. Tué au combat (par éclats d'obus) à Bourbach-le-Bas (Haut-Rhin), en 1944. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de U Pratu di Ghjuvellina.

NAT Marie-José: Voir BENHALASSA Marie-José.

NATALE (di) Ghjacumu: (1704-1754)
Né à Nonza. Frère de Ghjuseppu Maria et de Ghjuvanni Francescu. Marin, puis capitaine de navires de commerce de jusqu'en 1730. Il quitte alors la Corse et devient corsaire au service de Francesco di Giovanni. En 1736, il s'installe à La Valette (Malte), d'où il attaque des navires dans toute la Méditerranée. Il fait fortune et devient un notable de la capitale maltaise.

NATALE (di) Ghjuseppu Maria: (1722-?)
Né à Nonza. Frère de Ghjacumu et de Ghjuvanni Francescu. Marin et corsaire. Comme ses frères, il s'installe à La Valette (Malte).

NATALE (di) Ghjuvanni Francescu: (1710-?)
Né à Nonza. Frère de Ghjacumu et de Ghjuseppu Maria. Il devient corsaire, en 1738, sur un navire armé par son frère Ghjacumu. Il commande ensuite son propre bâtiment, puis dispose d'une petite escadre de deux felouques. Il écume l'espace maritime compris entre Chypre, la Syrie et l'Anatolie. En 1741, il est attaqué par des Barbaresques et essuie de lourdes pertes. Il rentre en Corse et devient un des chefs de la révolte contre la république de Gênes, jusqu'en 1746. En 1747, il s'installe à Malte, tout en continuant son activité de corsaire. En 1764, il devient le commandant de l'escadre maritime complète de l'ordre de Saint-Jean.

NATALELLI Ange-François, Antoine, Joseph: (1886-1939)
Né à Aiacciu. Licencié en droit (1914). Fonctionnaire territorial. Préfet de l'Aube (1930), de l'Orne (1931) et de la Meuse (1934).

NATALELLU di RUSIU: Voir SAROCCHI Natalellu.

NATALI ?: (dix-neuvième siècle)
En 1816, avec le marquis de Rivière, et comme colonel du Régiment Royal Louis, il attaque Bernardinu Poli et ses partisans, dans le Fiumorbu. L'opération se solde par un cinglant échec.

NATALI Ange-François (Angelin): (1918-2010)
Originaire d'Auddè. Résistant. Maire d'Auddè en 1943.

NATALI Anne-Marie: (née en 1936)
Originaire de Borgu. Epouse de Paul. Maire (divers droite) de Borgu depuis 1983. Conseillère à l'Assemblée de Corse depuis 2004. Vice-présidente de l'Assemblée de Corse de 2004 à 2010. Présidente de la Communauté de Communes de Marana Golu en 2014.

NATALI François: (1908-?)
Né à Bastia. Sportif (footballeur, cycliste, boxeur). Footballeur emblématique, il symbolise l'esprit gagneur de l'équipe de football du Sporting Club de Bastia des années 1925-1945.

NATALI Ghjuliu Matteu: (1702-1782)
Né à Oletta. Reçu docteur in utroque jure, en droit civil et en droit canon, à Rome. Chanoine. Evêque de Tivoli. Polémiste de la révolution corse. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux. En 1732, il publie, sous le pseudonyme de Curzio Tulliano, un fascicule propagandiste de huit pages, Lettera di un Corso ad un suo amigo Nazionale abitante la Terra Ferma, dans lequel il rejette les arguments génois publiés dans les Ragguagli degli Ultimi Tumulti Suguiti nell'Isola di Corsica sino al presente. En Avril 1736, à la Cunsulta di Alisgiani, il est nommé par le Roi Théodore 1er, Secrétaire à la Chancellerie. En Juin, il est chargé de poursuivre la campagne de San Fiurenzu, mais, le siège de Calinzana est abandonné par les Niulinchi, et il se retire chez lui. En Novembre, à Livourne, publication de la deuxième édition de son livre, titré cette fois ci Disinganno intorno alla guerra di Corsica scoperto da Curzio Tulliano Corso ad un suo Amico dimorante nell'Isola, œuvre contre Gênes, qu'il écrit sous le pseudonyme de Attilio Curziano (anagramme de Curzio Tulliano). En 1737, publication d'une nouvelle édition (imprimée à Parme sous la fausse indication de Fribourg) du Disinganno, titrée cette fois ci Riposta ad un libello famoso intitolato Desingano intorno etc. da Tulliano Corso, co cui l'autore ha tretesto di difindere come lecita la ribellione di alcuni Corsi contro la Serenissima Republica di Genova. En 1748, Edition d'une traduction française de son Disinganno intorno alla guerra di Corsica scoperto da Curzio Tulliano Corso ad un suo Amico dimorante nell'Isola. En 1753, à Rome, il est auditeur du cardinal Ferroni, lequel est hostile à Gênes, il écrit un violent pamphlet, La Patria bandita, qui irrite au plus au point les Génois. En Mars 1754, sur proposition des membres du Secretu Cunsigliu, il envoie l'abbé Luiggi Zerbi à La Valette pour offrir au Grand Maître de l'Ordre de Malte, Emmanuel Pinto, la tutelle de la Corse. En Avril 1757, à Rome, il est victime d'une tentative d'assassinat. Il est gravement blessé au ventre. Un de ses agresseurs, Ambrosini, est un tueur à gage originaire d'Algaiola, et caporal de l'armée génoise. Cet attentat est commandité par les Génois, qui lui reprochent ses prises de positions et ses écrits. Soigné par un médecin corse, Natale Salicetti, il guérit. En 1763, il sert d'intermédiaire pour un échange de prisonniers suisses au service de Gênes. En Mai 1764, à Corti, publication de ses Lettera di un Corso abitante in Corsica ad un altro dimorante in Venezia, fascicule propagandiste de huit pages, sous le pseudonyme de Curzio Tulliano. En 1765, il est nommé à l'épiscopat de Tivoli, en Romagne, non loin de Rome. Il y décède en 1782.

NATALI Ghjuvan Battista: (1883-1974)
Né à Auddè. Instituteur. Avocat. Procureur de la République. Ecrivain. Poète et paysan. Membre de l'association d'inspiration fortement marquée à droite La Pensée Corse, en 1934. Membre de Cercle Culturel Cyrnéen de Carulu Giovoni. Il collabore à la revue U Muntese. Auteur de Lilla, scènes de la vie corse, en 1912, L'appel du pays, en 1913, Une force brisée, en 1914, Nos Géorgiques, en 1921, Orageux retour, en 1934, Parmi le thym et la rosée, en 1934, d'une étude sur le dialecte de l'Alta Rocca et de La Poésie dialectale primitive du peuple corse, en 1961. Conseiller général de A Sarra di Scupamena.

NATALI Ghjuvan Lurenzu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de E Lucu di Nazza, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

NATALI Ghjuvan Natale: (?-1737)
Né à Oletta. Frère de Ghjuliu Matteu. Proche du Roi Théodore. Colonel. Commandant de la piève du Nebbiu. Membre de la diète chargée de gérer le royaume en l'absence du Roi. Il est tué au combat, dans le Nebbiu, en 1737.

NATALI Jean Charles: (1905-1997)
Né à Mazzola. Médecin militaire. En 1942, il rallie la France combattante du général de Gaulle et participe à la guerre comme chef du service de santé des Forces Navales Françaises Libres (FNFL). Il est un des membres fondateurs du RPF en Corse, dans le secteur de Bastia, en 1947. Maire de Mazzola de 1947 à 1965. Sénateur de l'Oise de 1965 à 1972. Il décède à Nice en 1997. Commandeur de la Légion d'Honneur. Commandeur du Mérite Civil. Chevalier du Mérite Maritime. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance. Commandeur du Nicham Iftikar.

NATALI Jean Pierre François: (1889-1944)
Né à Ficaghja. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Exécuté par les Allemands à Peypin (Bouches-du-Rhône), en 1944. Reconnu Mort pour la France.

NATALI Jules-Paul (Paul): (né en 1933)
Né à Bastia. Administrateur de sociétés. Plusieurs fois président de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de Haute-Corse. Président du Sporting Club de Bastia de 1973 à 1979. Conseiller général du canton de Borgu de 1988 à 2005. Président du SIVOM de La Marana. Elu conseiller territorial (divers droite) de 1992 à 1998. Président du Conseil général de Haute-Corse de 1992 à 1998. Sénateur de la Haute Corse de 1998 à 2005 (démissionnaire).

NATALI Matteu: (dix-neuvième siècle)
Juge au tribunal civil d'Aiacciu. Vice-secrétaire de la Société Centrale d'Agriculture du Département de la Corse en 1818 et membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

NATALI Salvadore: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Abrecciani, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

NATALI-BRAVIN Doris: (née en 1926)
Née à Bône (Algérie). Enseignante. Poétesse. Chorégraphe. Gastronome. Présidente de l'association Connaissance de la Corse. Vice-présidente de la Fédération des Associations Laïques de l'Education Populaire (FALEP) de Corse-du Sud. Diplômée de l'Ecole Supérieure de Chorégraphie en 1966. Auteur de Déchiffre-moi Soleil, un recueil de poésies, en 1977. Premier prix de Cuisine Corse en 1988.

NATALI-LISTERA Marie-Jeanne:
Ecrivain. Auteur de Corse, terre de liberté, paru en 1979.

NATALINI Paul François: (1820-1843)
Né à Erbaghjolu. Laboureur. En 1841, à Bastia, il est condamné à 15 ans de Travaux Forcés, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1843.

NATIVI Marianna:
Comédienne. Metteur en scène de théâtre. Directrice artistique de la compagnie Locu Teatrale. Elle enchaîne, depuis 1984, les spectacles en langue corse. Des créations originales, la plupart du temps écrites par le poète Rinatu Coti, mais aussi des adaptations de légendes comme cette A spusata, revisitée deux années consécutives par les enfants qui suivent des cours de théâtre auprès de sa compagnie Locu Teatrale. Elle crée, en 2004, un spectacle sur la mémoire, en collaboration avec le metteur en scène marocain Najib Ghallale, A muredda. En 2014, elle crée L'Indomita donna, une pièce consacrée à Danielle Casanova.

NATTA Manfredo: (dix-septième siècle)
Prêtre et peintre italien, originaire de Gênes. Installé à Bastia. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse de 1651 à 1661.

NATUCCI Roberta: (née en 1965)
Née à Orbetello (Italie). Originaire de Bastia. Bibliothécaire à Lecci. Poétesse. Auteure d'un recueil de poèmes Le jardin des émotions, en 2011, d'un recueil consacré aux enfants (illustré par ses soins), Des rimes avec les plus jeunes, en 2013... En 2015, elle participe gracieusement, avec 9 autres traducteurs et traductrices, à la traduction de l'italien au français, de l'ouvrage écologique Non bruciamo il futuro de Rossano Ercolini (Goldman Environmental Prize 2013), paru (Ne brûlons pas notre futur) en 2016.

NAU John Antoine (Eugène Léon Edouard TORQUET, dit): (1860-1918)
Né à San-Francisco (Californie). Littérateur. Romancier. Poète. Premier lauréat du Prix Goncourt en 1903 (avec Force ennemie). Il séjourne en CorsePorti Vechju) de 1909 à 1916, où il écrit le roman Thérèse Donati édité en 1921.

NAUDE Dominique: (?-1989)
Sergent pompier militaire de la Sécurité civile (UIISC5) de Corti. Mort au feu à Olzu, lors des incendies de San Fiurenzu, en 1989.

NAUROY-MORDICONI Stéphane: (né en 1972)
Originaire de Lentu. Parfumeur. Créateur de la marque Balamata en 2012.

NAVARRI Anghjulu (NAVARRO Don Angel): (1749-1808)
originaire de Balagna. Il quitte la Corse pour le Mexique en 1764. Colonel de l'armée mexicaine au Texas en 1792, il refuse d'appliquer la politique d'extermination des Indiens. Il abandonne la carrière des armes et se retire à San Antonio de Bexar dont il devient le maire. Il se met au service de la cause des Indiens et se bat pour libérer le Texas du joug du Mexique. En son honneur, et à la demande de son fils Jose Antonio, le nom de Corsicana est donné au chef-lieu du Comté de Navarro, dans l'Etat du Texas.

NAVARRI Tintin:
Poète-chanteur spécialiste des Chjami e Rispondi.

NAVARRO Isabel: (née en 1981)
Née à Conca. Souffleur de verre. Elle est installée à Avrieux, en Savoie.

NAVARRO José Antonio Baldemero: (1795-1871)
Né à San Antonio de Bexar (Texas). Fils d'Anghjulu. Il combat aux côtés des Indiens pour l'indépendance du Texas. En 1821, il siège à l'Assemblée législative du Texas, et combat l'Espagne et le Mexique. Il participe à l'émancipation du Texas et à son rattachement aux Etats Unis en 1845. Franc-maçon. Sénateur du Texas. Il figure au nombre des signataires de la Déclaration d'Indépendance du Texas. Son nom est donné au Comté de Navarro, dans l'Etat du Texas.

NAVARRO Giovanni: (quinzième siècle)
Magistrat génois. En 1433, il fait partie du Conseil des Huit Magistrats de Gênes, qui juge et condamne à mort Vincentellu d'Istria.

NAVE (da) Paolo Emilio: (seizième siècle)
Génois. En 1558, il est sergent major de Calvi.

NAVONE (de NEGRONI) Ghjacumu (Ghjacumu II Negrone): (1605-1651)
Né à San Columbanu. Fils de Giorgio Antonio. Il relève le nom de Negrone et devient Ghjacumu II Negrone.

NAVONE Giorgio Antonio (Giovanantonio): (1580-1651)
Patricien génois. Gendre de Giacomo de Negroni dont il a épousé la fille Giorgetta en 1604. En 1604, il est nommé lieutenant-gouverneur du tiers de la seigneurie de San Columbanu, laquelle appartenait à son épouse, puis en 1641, lieutenant-gouverneur de la totalité de la seigneurie du Capicorsu.

NEBBIA Paul: (né en 1950)
Originaire de Sartè. Archéologue. Spécialiste du mégalithisme en Corse. Conservateur du Musée Départemental de Préhistoire Corse et d'Archéologie de Sartè. Président de la Société Archéologique de Corse. Membre du Conseil Economique Social et Culturel de la Corse.

NEBBIU (di) Marianu: (seizième siècle)
Il est à l'origine de l'arrivée des Capucins en Corse. En 1540, il est à la tête de vingt-quatre moines Capucins, envoyés en Corse par l'Ufficio di San Giorgio pour prêcher l'évangile, et venter en même temps la gloire et les vertus de l' Ufficio di San Giorgio.

NECKER Jacques: (1732-1804)
Financier et homme politique français. Directeur Général des Finances. En Août 1778, devant les difficultés qu'il y a à percevoir l'impôt en numéraire, le comte de Marbeuf et l'intendant de Boucheporn lui transmettent un projet de recouvrement de l'impôt de la Subvention territoriale en une Subvention en nature de fruits (Suvenzione in natura di frutti) et non plus en argent. En Février 1780, il abroge l'ordonnance, de son prédécesseur Jacques Turgot, facilitant l'installation de tous ceux, repris de justice, déserteurs ou volontaires, désireux de s'installer en Corse. En effet, presque tous quittent l'Ile une fois la prime acquise.

NEGA Henri: (1933-2015)
Originaire d'Aiacciu. Figure emblématique de l'athlétisme insulaire. Fondateur du Stade Olympique Ajaccien en 1987. Vice-président de la Ligue Corse d'Athlétisme. Médaille d'or de la Jeunesse et des Sports. Médaille d'or du Conseil Général de Corse-du-Sud. Médaille de platine de la Fédération Française d'Athlétisme.

NEGRETTI Antoine François: (1860-?)
Né à L'Isula. Médecin général de la Marine. Entré dans la Marine en 1881 en qualité d'aide-médecin. Médecin de 2ème classe en 1884. En service au Sénégal de 1885 à 1886. Médecin de 1ère classe en 1892. Médecin-Major sur le croiseur cuirassé Bruix (Escadre de la Méditerranée) en 1899 En service en Chine de 1901 à 1903. Médecin-Major au 18ème Régiment d'Infanterie Coloniale. Muté à Toulon (Var) en 1903. Médecin principal en 1904. Médecin en chef de 2ème classe en 1910. Membre du Conseil de Santé du 1er Arrondissement Maritime et en fonction à l'hôpital maritime de Cherbourg (Manche) en 1911. Médecin en chef de 1ère classe en 1912. De retour à Toulon en 1917. Commandeur de la Légion d'Honneur en 1921.

NEGRETTI Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Aregnu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

NEGRI (de) Agostino: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1532. Il succède à Piergiovanni de Salvago. En 1533, il est remplacé par Matteo Trucco.

NEGRI (de) Ambrogio: (seizième siècle)
Génois. En 1488, l'Ufficio di San Giorgio l'envoie en Corse, comme commissaire, pour s'opposer au soulèvement des Cinarchesi. Il rejoint ses alliés corses, puis franchit les Monts; il échoue dans sa tentative et est assiégé dans Cinarca. En 1489, il élimine les renforts sardes attendus par Ghjuvan Paulu di Leca, entraînant la défaite de celui-ci. Il écrit que si nous voulons la paix, il faut dépeupler la région de Cinarca et peupler Aiacciu, y construire une forteresse et détruire complètement la race des Leca. Il continue la pacification de l'Ile. Les derniers de la Bande des Cinarchesi sont chassés, pillés, exécutés. Il rentre à Gênes, sa tâche étant terminée. En 1498, Gênes le renvoie en Corse pour mater le retour de Ghjuvan Paulu di Leca. Avec le Génois Gerolamo de Gentile, et les Corses Rinucciu della Rocca et Vincentellu d'Istria III, il met au point la campagne contre Ghjuvan Paulu di Leca. Celle-ci se déroule avec succès. En 1499, estimant sa tâche terminée, il rentre à Gênes. En 1501, il débarque à Bastia, avec 640 soldats, et rejoint les troupes génoises, commandées par Alfonso Caretto de Finale, qui vont combattre Ghjuvan Paulu di Leca. La défaite de celui-ci est totale. Après sa victoire il est de retour à Gênes, où on lui élèvera une statue.

NEGRI (de) Cristoforo: (seizième siècle)
Génois. En 1556, Gênes l'envoie en Corse, en tant que commissaire, pour remplacer Leonardo Giustiniani et Antonio Fornari. Puis Gênes, par mesure d'économie, réduit ses effectifs en Corse. Il est alors rappelé avec de nombreux soldats. En 1559, après le retour de la Corse à Gênes, il est commandant de la place d'Aiacciu. En 1574, il est podestat de Bastia.

NEGRI Dominique: (1772-1805)
Né à ? ( ). Cultivateur. En 1803, à Bastia, il est condamné à 22 ans de Galères, pour vol avec violence et arme. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1805.

NEGRI (de) Giovanni Battista: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1519. Il succède à Giovanni da Passano. En 1520, il est remplacé par Antonio da Roverotto.

NEGRI (de) Nicolo: (?-1564)
Génois. En 1564, Gênes l'envoie en Corse comme capitaine, avec sa compagnie, pour riposter à Sampieru Corsu. Tous les Corses fidèles à Gênes se regroupent à Borgu sous son commandement. Il est blessé dans un affrontement à Ponte à A'Leccia. Il est tué, quelques jours plus tard, à Vulpaiola, par le podestat du village.

NEGRI (de) Urbano: (quinzième siècle)
Gouverneur de la Corse nommé par l'Ufficio di San Giorgio, en 1455. Il remplace Paolo Luiggi Maruffo. Il se met en campagne contre Ghjudice della Rocca, qui se retranche à Bariccini, et Raffe di Leca qui, lui, se retire à Leca. En 1457, il est remplacé par Antonio Manetta.

NEGRO (de) ?: (dix-huitième siècle)
Génois. En Octobre 1745, il remplace, avec le commissaire Visconte, Gian Benedetto Sperone au poste de commissaire d'Aiacciu. En Décembre 1748, il tente de briser l'action des pro-Français emmenés par Bianca de Rossi et les siens, dont son neveu Filippu Rossi, officier du Real Corso. En Septembre 1750, il ne peut satisfaire à la demande des Grecs de la région d'Aiacciu, réfugiés de Paomia et qui sont confinés entre Barbicaghja et I Sanguinarii, lesquels expriment le besoin de s'élargir, et d'obtenir en location des terres situées sur les communes de Campu di l'Oru, de Timizzolu ou d'ailleurs.

NEGRO (di) Agostino: (dix-septième siècle)
Génois. Commissaire de Bunifaziu en 1641.

NEGRONE Domenico: (quinzième siècle)
Génois. En 1491, il est lieutenant du Dilà. Il est renvoyé à Gênes, ses exactions faisant l'objet d'une enquête. Faute de preuves, il sera relaxé. En 1492, il revient à Aiacciu, avec le titre de Commissaire Extraordinaire, où il doit superviser les travaux de la ville. De nouveau en conflit, il est suspendu de ses fonctions, et se retire à Aiacciu. En 1494, à Aiacciu, à cause de ses malversations, il est à nouveau rappelé à l'ordre par les officiers de l'Ufficio di San Giorgio. Puis il soutient son beau-fils Vincentellu d'Istria III lors d'une querelle avec Rinucciu della Rocca. En 1495, il fait du trafic avec la récolte de blé, abondante cette année-là. L'évêque de Corse, Paolo da Campofregoso, lui enlève alors tous les bénéfices de l'évêché d'Aiacciu qui lui étaient accordés jusque-là. En 1498, il attise le différend qui oppose Rinucciu della Rocca et Vincentellu d'Istria III.

NEGRONE Lorenzo: (seizième siècle)
Génois. En 1588, il est gouverneur de la Corse. Il succède à Francesco Montebruno. Lors de sa Vedutà, il déclare tout Corse impropre à exercer les fonctions de notaire ou de greffier. Il commence la construction des murailles de Sartè. Ces dernières coûteront 15000 lires au lieu des 6000 initialement prévues. En 1590, il est remplacé par Filippo da Passano.

NEGRONE Troilo: (seizième siècle)
Génois. En 1538, pour porter remède à la misère sociale, pour arrêter l'hémorragie de l'émigration, l'Ufficio di San Giorgio le nomme commissaire, avec un plan de mise en valeur de l'agriculture de l'Ile, et lui vote un crédit de quarante mille écus. En 1546, il est à nouveau nommé commissaire en Corse, pour régler, entre autres, les problèmes de la colonisation de Porti Vechju et celui de l'usure. Il sanctionne les notables corses pour leur incapacité à trouver des volontaires pour le repeuplement de Porti Vechju.

NEGRONI:
Famille de Ruglianu. En Juin 1778, elle est maintenue noble par un arrêt du Conseil Supérieur de la Corse sous le double nom de Castagnola Negroni, avec la possibilité pour ses membres de ne porter que le nom de Negroni ou de Negrone.

NEGRONI ?: (dix-neuvième siècle)
Membre de la société secrète La Marianna créée en 1831.

NEGRONI (de) Alessandro: (quinzième siècle)
Génois. En 1485, il est nommé gouverneur en remplacement de Francesco Panmoglio. En 1486, le Génois Agostino Zoaglia lui succède. En 1487, il est nommé Lieutenant Général en Corse.

NEGRONI (de) Antonio: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1722 à 1724. Il succède à Agostino Spinola. Il est remplacé par Nicolo Durazzo. A nouveau gouverneur de 1726 à 1727. Il succède à Nicolo Durazzo et est remplacé par Alessandro Saluzzo.

NEGRONI Carlu Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Ampriani, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

NEGRONI (de) Don Benedettu Andria: (1731-ap1793)
Né à Ruglianu. Fils de Petru Ghjuvanni. Ecclésiastique. Archiprêtre de Ruglianu. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse, en 1778, sous le nom de Castagnola-Negroni. Electeur à Bastia en 1789. Il émigre à Gênes en 1793.

NEGRONI (de) Francesco: (seizième siècle)
Marquis génois. Fils de Dominico de Negrone. Protecteur de Saint-Georges en 1511. En 1523, il épouse Giorgetta da Mare, la fille de Ghjacumu Santu 1er. Il devient ainsi seigneur du Capicorsu. En 1530, il construit la tour Barbara da Mare, à Ruglianu.

NEGRONI (de) Francescu Antoniu: (dix-huitième siècle)
Seigneur de Ruglianu. En 1730, sa maison et ses terres sont pillées par les troupes de Anghjulu Maria Orecchione.

NEGRONI (de) Francescu Maria: (1739-?)
Ruglianu. Fils de Petru Ghjuvanni. Ecclésiastique. Religieux de l'Ordre des Mineurs Observantins. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse, en 1778, sous le nom de Castagnola-Negroni.

NEGRONI (de) François:
Originaire de Ruglianu. Economiste. Sociologue. Consultant international en sciences sociales. Editeur. Ecrivain. Auteur de Les colonies de vacances (1977), Petite anthologie du racisme pro-Corse (2004), Old is beautiful (2007), Afrique fantasmes (2008)... Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Il collabore à la revue Fabula, créée en 2012.

NEGRONI (de) Ghjuseppu Maria Natale: (1733-1793)
Ruglianu. Fils de Petru Ghjuvanni. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse, en 1778, sous le nom de Castagnola-Negroni. Député de la Noblesse aux Etats de la Corse en 1789.

NEGRONI (de) Ghjuvan Antoniu: (1705-1778)
Né à Ruglianu. Descendant de la famille Castagnola du Capicorsu. Pievanu de la piève de Luri. Archiprêtre de Ruglianu.

NEGRONI Ghjuvan Battista: (dix-septième siècle)
De A Porta d'Ampugnani. Ecclésiastique. Chanoine du diocèse d'Aleria. Professeur de philosophie au séminaire d'Udine. Professeur à l'université de Padoue (Padova la Dotta). Membre de l'Accademia dei Fantastici de Rome.

NEGRONI (de) Ghjuvan Ghjacumu: (dix-huitième siècle)
De Ruglianu. Trésorier des impôts de la province du Capicorsu de 1778 à 1788. En Mai 1785, il est député de la Noblesse à la Huitième Assemblée des Etats de Corse.

NEGRONI (de) Giacomo (ou Ghjacumu): (1524-1592)
Marquis génois. Seigneur du Capicorsu. Fils de Francesco. Coseigneur, pour un tiers, de San Columbanu. En 1553, il prend parti pour les Français contre les Génois. En 1554, il est capturé et envoyé à Gênes. Il est libéré en 1556. Rentrant d'exil, il a perdu ses deux maisons de Bastia, détruites par les Génois, et est obligé de s'installer dans une maison beaucoup plus modeste. En 1570, à Ruglianu, il reçoit le vicaire général de l'évêque de Mariana. En 1571, il se conduit en héros à la bataille de Lépante, au débouché du golfe de Corinthe, (Grèce), aux côtés des Génois, avec les Vénitiens et les armées pontificales, contre les Turcs. Il est à la tête de quatre felouques corses (La Capitana, La Padrona, La Bastarda et La Quarta) qui sont chargées d'ouvrir la voie aux Vénitiens au travers de la droite de la flotte turque. (Cette version est contestée par certains historiens qui parlent d'une confusion avec un Negroni de Gênes). En 1578, il rédige son testament à Gênes. En 1584, il fait payer à ses vassaux la construction de la tour de La Giraglia, en créant de nouveaux impôts: deux mille lires supplémentaires pendant trois ans. En 1588, apprenant l'arrivée de Sardaigne de 17 flûtes corsaires, il demande d'urgence à Bastia de la poudre pour les tours de Finochjarola, Santa Maria della Capella et Agnellu d'Ersa.

NEGRONI Hector Andrés: (né en 1938)
Né à Porto Rico. Originaire de Ruglianu. Citoyen américain. Colonel de l'USAF. Historien. Auteur de nombreux articles (aviation, aérospaciale...), ainsi que d'une Histoire militaire de Porto Rico.

NEGRONI Jérôme: (né en 1989)
Originaire de San Lurenzu. Journaliste sportif. Elu maire (sans étiquette) de San Lurenzu en 2009, il est le plus jeune maire de France.

NEGRONI Jules dit Peverone: (1792-1841
Né à Ampriani. Laboureur. En 1838, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour assassinats. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1841.

NEGRONI Louis: (1900-2004)
De Zalana. Ecclésiastique. Chanoine. Entré dans les ordres à moins de 20 ans. Durant tout son sacerdoce, il sert les paroisses de Zalana, Pianellu, Tallone, Tocchisi et Moita. A sa mort, il était le doyen des membres du clergé de Corse.

NEGRONI Luc Antoine: (1917-1944)
Né à Paris. Ingénieur. Résistant. Lieutenant des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Tué au combat à Aups (Var), en 1944. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Calacuccia et sur celui de la ville de Bastia.

NEGRONI Pancho:
Résistant gaulliste durant la deuxième guerre mondiale. Chef départemental du mouvement de résistance Libération. Président du comité Victoire. Il est un des membres fondateurs du RPF en Corse, dans le secteur de Bastia, en 1947. Deuxième adjoint au maire de Bastia en 1953. Président du Comité de Salut Public de Bastia en Mai 1958. Il fait fonction de maire durant les évènements.

NEGRONI (de) Pascal Olivier: (1829-1913)
Né à Ruglianu. Fils de Pierre-Jean. Descendant de la famille Castagnola du Capicorsu. Comte de Negroni. Militaire. Zouave en 1847. Il sert en Afrique (en Algérie de 1847 à 1855 et 1863 à 1869, au Sénégal de 1855 à 1863). Chef d'escadron au 4ème régiment de Cuirassiers en 1869. En 1870, à la bataille de Froeswiller, il renouvelle l'exploit de son ancêtre Giacomo de Negroni à Lépante (en 1571), en entraînant la cavalerie française dans une charge qui restera célèbre (les Charges de Reichshoffen). Il est fait prisonnier par les Allemands de 1870 à 1871. Lieutenant-colonel au 8ème régiment de Cuirassiers en 1874. Colonel au 5ème régiment de Cuirassiers en 1877. Général de brigade en 1884 et commandant de la 2ème Brigade de Cuirassiers Commandeur de la Légion d'Honneur (1889).

NEGRONI (de) Pasquale: (1759-1817)
Né à Ruglianu. Jurisconsulte. Docteur en Droit. Fils de Petru Ghjuvanni. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse, en 1778, sous le nom de Castagnola-Negroni. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse en 1785. Assesseur au siège royal du Capicorsu. En Mai 1789, il participe dans la juridiction du Capicorsu, aux Assemblées de la Noblesse. Commissaire du Département de la Corse à Aiacciu. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. Juge au district de Bastia en 1790. Député pour la communauté de Ruglianu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Avocat général et conseiller d'état du Royaume Anglo-Corse en 1794. Emigré sous le Consulat et l'Empire. Il rentre en Corse, et devient membre du gouvernement provisoire de la Corse en 1814. Consul de Toscane en Corse. Il meurt à Gênes en 1817.

NEGRONI (de) Petru Ghjuvanni: (1705-1758)
Né à Ruglianu. Fils d'Antonio Francesco Castagnola, de Ruglianu. Marquis de Negroni. Seigneur de San Columbanu. Qualifié de Magnifico Domino.

NEGRONI Pierre-François: (1938-2009)
Né à San Lurenzu. Maire de San Lurenzu (radical de gauche) de 2001 à 2009.

NEGRONI (de) Pierre-Jean: (1791-1860)
Né à Ruglianu. Fils de Paulu Maria Ghjuvan Ghjacumu Castagnola de Negroni. Marquis de Negroni. Licencié en Droit de l'Académie de Pise en 1810. Avocat à la Cour Impériale d'Aiacciu en 1813. Substitut à la Cour Royale de Bastia en 1814. Monarchiste, il est emprisonné à l'île d'Elbe durant les Cent Jours. Consul général de Toscane, d'Autriche et du Saint-Siège à Bastia. Juge de paix à Ruglianu. Nommé procureur général à Pondichéry, en 1830, il refuse l'affectation et se retire à San Columbanu. Il part pour l'Algérie, et en 1834, il est nommé défenseur près le Tribunal Supérieur d'Alger. Il rentre en France en 1852.

NEGRONI (de) Pietro Giovanni: (1525-1555)
Marquis génois. Seigneur du Capicorsu. Coseigneur de San Columbanu. Fils de Francesco. Mari de Barbara da Mare. Il est tué par les Turcs de Dragut en 1555, devant Calvi.

NEGRONI (de) Roch Pascal-Marie Cyr: (1823-1913)
Né à Bastia. Fils de Pierre-Jean. Descendant de la famille Castagnola du Capicorsu. Marquis de Negroni. Engagé volontaire dans l'Armée d'Afrique en 1841. Sous-lieutenant aux Tirailleurs Algériens en 1852. Lieutenant en 1854. Commandant au siège de Paris en 1870. Chef de bataillon. Officier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie (1876). Titulaire de la Médaille Coloniale (1896). Commandeur de l'Ordre Royal de l'Etoile d'Anjouan. Auteur de Histoire de l'Ancienne Seigneurie de San Colombano du Capo Corso et de Capraia, en 1896.

NELLY Joseph: (vingtième siècle)
Artiste peintre ajaccien. Décorateur. Son activité en Corse se situe dans les années 1910 à 1940. Il effectue des travaux dans l'église de Santa Maria Sichè. Auteur de peintures sur Aiacciu et ses environs (Portiglio, Paysage à l'arbre rouge...).

NELSON Horatio: (1758-1805)
Amiral britannique. En Février 1794, il débarque à Lavasina, et ses soldats de marine prennent Miomu. En Juin, pendant le siège de Calvi, devant la redoute de Mozzelu, à bord de l'Agamemnon, il est blessé et perd un œil. En Octobre 1796, il commande trois vaisseaux de ligne anglais devant Bastia.

NENTIEN M.: (dix-neuvième siècle)
Géologue. Auteur de Etude sur la constitution géologique de la Corse, en 1897.

NENY (de) Patrice-François: (1716-1784)
Né à Bruxelles. Comte. En Août 1766, il rencontre Pasquale Paoli à Corti.

NEPRON ?: (dix-huitième siècle)
Officier anglais. En Janvier 1794, envoyé en Corse par Samuel Hood pour rencontrer Pasquale Paoli, il débarque à L'Isula et gagne Muratu.

NERI Jean-Baptiste: (1921-2014)
Né à Sartè. Huissier de justice à Aiacciu. Agent général d'assurances. Promoteur immobilier. Conseiller municipal d'Aiacciu de 1969 à 1981. Membre du conseil d'administration et président de la section professionnelle de l'Atlhétic Cub Ajaccien (ACA). Président fondateur de la Maison de la Culture de la Corse. Membre du Rotary Club d'Aiacciu. Président de l'Association Culturelle du Mémorial. Membre de la Fondation de France. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance. Officier de l'Ordre National du Mérite. Chevalier des Arts et Lettres.

NERI Michel: (1881-1969)
Né à Sartè. Huissier de justice. Conseiller municipal et adjoint au maire de Sartè de 1912 à 1919. Elu conseiller (puis président en 1925) du Conseil d'Arrondissement de Sartè en 1922. Chevalier de la Légion d'Honneur.

NERI Jean-Michel: (né en 1966)
Né à Nîmes (Gard). Elagueur (spécialiste de l'olivier) installé à Ghisunaccia. Ecrivain. Auteur de La peau de l'Olivier, roman, en 2012, Minoru (2015)...

NERON (Lucius Domitius Tiberius Claudius Nero): (37-68)
Empereur romain de 54 à 68. En 64, certains des premiers Chrétiens, persécutés à Rome dès son arrivée (il incendie sa capitale et fait retomber sur eux la catastrophe), trouvent refuge en Corse.

NERRIERE Aristide: (né en 1951)
Né en Vendée. Il arrive en Corse dans les années soixante. Critique d'art. Journaliste. Romancier. Dramaturge. Poète. Philosophe. Essayiste. Auteur de Tessons d'écume (1998), Corse, terre de confession (2000), De la couleur à la lettre (avec Pierre Velutini, 2005), Plain-chant(2005), Arabesques (2008), Genèse de l’homme sans paupières (2010)... Haïkus (2012), Métaphysique pour un nouvel existentialisme (2013), La Corse, un temple à ciel ouvert (2016)...

NERY Gérard: (né en 1922)
Auteur de scenarii. Ecrivain. Auteur de Santa et le Roi de Corse, paru en 1978.

NESA ?: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Vicu. Chanoine à Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

NESA Charles: (1921-2015)
Originaire de Marignana. Résistant. Ancien combattant de la Deuxième Guerre Mondiale. Dès la première mission du réseau Pearl Harbour, il lui procure des renseignements sur les positions de l'ennemi. Condamné à mort parcontumace en 1943. Il participe à la libération de Bastia puis s'engage pour combattre jusqu'à la libération de Paris. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Croix de Guerre 39-45 avec étoile de bronze. Croix du Combattant volontaire de la Résistance. Croix du Combattant de moins de 20 ans.

NESA Marie née VERSINI: (décédée en 2008)
Originaire de Marignana. Epouse de Charles. Résistante. Anciennne combattante de la Deuxième Guerre Mondiale. Dès la première mission du réseau Pearl Harbour, elle lui procure hébergement et renseignements sur les positions de l'ennemi, et, également de nouvelles recrues. Engagée en 1943 dans l'Armée de l'Air. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45.

NESA Marie-Jeanne née ANTONINI:
Originaire de Marignana. Mère de Charles. Résistante. Dès la première mission du réseau Pearl Harbour, elle l'hébergement à ses membres. Chevalier de la Légion d'Honneur.

NEUHOFF (de) Frédéric: (dix-huitième siècle)
Neveu de Théodore de Neuhoff. En Avril 1739, avec 18 hommes, il débarque sur une plage de Verde, devant la tour d'Alistru, et rejoint le Baron Mathieu de Drost dans le Dilà. Il vient préparer le retour de son oncle. Il demande aux Corses de prendre les ports d'Aiacciu, Bunifaziu et Porti Vechju. A Zicavu, tous deux organisent la résistance contre les troupes du marquis de Maillebois. Ils ont l'appui du prévôt Bucchini et de la population. En Mai, à la Cunsulta di A Venzulà, il se fait élire Marescialliu della Cunfederazione. En Juillet, à Zicavu, après la défaite des Naziunali devant les Français, avec le curé Mighele Anghjulu et les bergers du Cuscioni, il résistent aux forces du marquis de Maillebois. En Septembre, il est un des derniers résistants aux Français. En Octobre, il est banni de la Corse et embarqué à Porti Vechju. En Février 1740, lors d'une opération contre les insoumis du Altu Taravu, avec les habitants de Zicavu, il se réfugie dans les montagnes du Cusciu. En Août, avec la plupart des partisans du Roi Théodore 1er, il se rend aux Français. Condamné à l'exil, avec six des siens, il s'embarque pour Livourne.

NEUHOFF (de) Frédéric (de Danemark): (dix-huitième siècle)
Parent de Frédéric. En 1738, il séjourne dans le Vicolais, et se fait rapatrier sur le continent par les Français.

NEUHOFF (de) Théodore Etienne: Voir THEODORE 1er.

NEUJAHR Ulrich: (1898-1977)
Né à Landsberg (Allemagne). Artiste peintre allemand (expressionniste). Il séjourne en Corse dans les années 1920. Auteur de peintures intitulées Port de Bastia (Corse) et Baie en Corse, datées de 1927, Bar du port, Calvi (1930)...

NEVACHE Jean-Luc: (né en 1959)
Préfet du département de Haute-Corse de 2009 à 2011. Il succède à Hervé Bouchaert.

NEY Lancelot: (1900-1965)
Né à Budapest (Hongrie). Artiste peintre hongrois (paysages, portraits, natures mortes). Il séjourne en Corse vers 1928. Il adresse au Salon d'Automne de 1937 une peinture intitulée Vieille corse (Porto), datée de 1932. Autres oeuvres recensées: deux aquarelles, Paysage de Corse (1938) et L'entrée de Montemaggiore (1955).

NICANOROVA Lydia: (1898-1938)
Née à Vaudreuille (Haute-Garonne). Artiste peintre russe (aquarelliste). Elle séjourne en Corse, à Bunifaziu, entre 1924 et 1929. En 1930, elle expose à Paris, cinquante aquarelles ayant pour sujet la Corse.

NICK-PETRELLI Gaston: (vers 1885-après 1956)
Né à Aiacciu. Artiste peintre. Dessinateur. Graveur. Petit-neveu de Colomba Carabelli. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1927 une eau-forte Vieille maison à Corte et des dessins représentant la Corse. A celui de 1944, une peinture intitulée Porte à Bonifacio. En 1927 il réalise des gravures représentant des scènes de la vie en Corse (Berger corse, Vocératrice, Vers la fontaine, Veille de Noël) tirées à 75 exemplaires. En 1928, Il illustre les romans Colomba (eaux-fortes) et Matteo Falcone (gravures sur bois), ainsi que d'autres ouvrages (Maupassant, Carco...).

NICODEMI Jean-Baptiste: (1910-1943)
Né à U Viscuvatu. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.), puis soldat au Bataillon des Chasseurs. Il guide le Bataillon de Choc, et tombe dans une embuscade, lors des combats de la Libération de la Corse, au lieu-dit Fisculi, à U Viscuvatu. Il décède des suites de ses blessures, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de U Viscuvatu et sur celui de la ville de Bastia.

NICOLAI Antoine: (?-1943)
Résistant. Membre du Front National de la Résistance (FNR) et du Front Patriotique des Jeunes (FPJ). Il est tué, lors d'une fusillade, par les Italiens de l'Organizzazione di Vigilanza e Repressione dell'Antifascismo (Organisation de Vigilance et de Répression de l'Antifascisme, OVRA), à Aiacciu, avec Jules Mondoloni et André Giusti, en Juillet 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

NICOLAI Constantin:
Résistant. Socialiste. Elu au Conseil de Préfecture de Corse (devenu le CDL) en 1943.

NICOLAI Dominique Antoine: (1803-1837)
Né à A petra di Verde. Laboureur. En 1835, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour complicité d'assassinat. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1837.

NICOLAI Domparsio: (1814-1887)
Né à A Porta d'Ampugnani. Général de brigade (Infanterie). Commandeur de la Légion d'Honneur.

NICOLAI Don-Jacques: (1923-1943)
Né à Porti Vechju. Cultivateur. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) et des Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF). Membre du Front National de la Résistance (FNR). Il est tué par les Italiens, lors des combats de Sartè, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

NICOLAI Ghjuseppu Maria: (?-1836)
Bandit. Neveu germain des frères Nicolaï. Auteur de plusieurs assassinats. Il sème la terreur dans la région de Corti. En 1836, il est abattu par les Voltigeurs Corses à Chjatra.

NICOLAI François: (?-2012)
Né à Foci Bilzesi. Ancien combattant 39-45 (campagne d'Italie, débarquement de Provence, campagne de France, campagne d'Allemagne). Militant dans les associations d'Anciens Combattants de Marseille. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix du Combattant. Croix de Guerre avec Palmes. Médaille Militaire. Médaille des Blessés de Guerre.

NICOLAI Giovanni Ambroggio: (seizième siècle)
Génois. Il est le podestat de Bastia en 1591.

NICOLAI Henri: (1962-2011)
Originaire de Sartè. Journaliste. Directeur régional adjoint de Corse-Matin, chef de l'agence d'Aiacciu.

NICOLAI Henri Etienne: (1924-1959)
Né à Bastia. Officier pilote à la Compagnie Nationale Air-France. Il est tué lors d'un accident d'avion à Dannemois (Seine-et-Oise) au cours d'un vol d'instruction, en 1959. Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume. Médaille de l'Aéronautique à titre posthume.

NICOLAI Jacky:
Auteur. Compositeur. Interprète. Co-fondateur du groupe I Fratelli dans les années 1980.

NICOLAI Jacques: (dix-neuvième siècle)
En 1897, il est le directeur de la feuille républicaine L'Avenir de Sartène.

NICOLAI Jacques Pierre: (1881-1942)
Né à Bastia. Directeur du contentieux d'une banque à Paris. Il est arrêté par les Allemands, incarcéré comme otage à la prison du Cherche-Midi, jugé pour aide à une évasion, puis fusillé, au Mont Valérien, en 1942. Reconnu Mort pour la France.

NICOLAI Jean-Baptiste:
Ecrivain. Auteur de Vive le Roi des Corses, en 1981, de Les Sociétés secrètes en Corse, paru en 1988, dans lequel il produit des témoignages prouvant l'affiliation de Pasquale Paoli aux loges maçonniques anglaises.

NICOLAI Jean-Camille: (1863-1888)
Né à Carbini. Bandit de Vindetta. Auteur d'un assassinat pour venger son frère en 1884. Il prend le maquis. Auteur d'un Lamentu resté célèbre. Il est abattu par les gendarmes en 1888.

NICOLAI Jean-Marc: (1964-2009)
Originaire de Casalabriva. Homme politique (divers droite). Maire de Casalabriva de 1995 à 2002. Il est assassiné, à Aiacciu, en 2009.

NICOLAI Jérôme: (1823-1846)
Né à Linguizzetta. Berger. En 1845, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1846.

NICOLAI Joseph: (?-2007)
Originaire de Sarté. Photographe de presse. Il collabore au Provençal. Ses photos illustrent l'ouvrage de Norbert Paganelli Un Sel d'Argent-Mimoria Arghjintina (2009). Fondateur de l'association culturelle et de la galerie d'art U Pitraghju, à Sarté.

NICOLAI Laurent: (né en 1966)
Né à Aiacciu. Artiste peintre.

NICOLAI Marc Antoine: (né en 1967)
De Cervioni. Fils de Pierre-Louis. Maire (divers gauche) de Cervioni depuis 2008. Conseiller territorial de 2010 à 2015. Elu conseiller départemental du nouveau canton de Castagniccia en 2015. Cinquième vice-président du Conseil Départemental de Haute-Corse.

NICOLAI Marcanghjulu: (1792-?)
Né à Croce d'Ampugnani. Ecclésiastique. Ecrivain. Auteur, avec Francescu Maria Giamarchi, de La Guida del popolo, giornale scientifico, letterario et religioso, une revue écrite en langue italienne qui parait de 1849 à 1880. Chanoine honoraire de la cathédrale archiépiscopale de Smyrne. Membre correspondant de la Société d'Ethnographie de France en 1858. Membre de l'Institut Ophtalmologique de Smyrne en 1867. Grand aumônier d'honneur de la Société de Secours Mutuels des Marins de Beaucaire. Citoyen d'honneur de la ville de Galatro en Calabre. Membre correspondant de l'Accademia Cosentina, en 1867. Membre honoraire de l'Accademia Florimontana degl'Invogliati di Monteleone, en 1867. Chevalier-officier de l'Ordre de la Rédemption, en 1868. Membre correspondant de l'Accademia del Progresso de Messine, en 1868. Membre honoraire de l'Academia degli Aspiranti Naturalisti di Benevento, en 1868. Membre correspondant de l'Academia de Noto, en 1868. Membre honoraire de l'Instituto Filotecnico Nazionale Italiano (Florence), en 1868. Membre de l'Academia Universale dei Quiriti (Rome), en 1868. Président d'honneur de la Societa dei Salvatori Medagliati del Mezzogiorno d'Italia, en 1868.

NICOLAI Maryse: (vingtième siècle)
Originaire de Gavignanu. Artiste de variétés. Chanteuse (Romantica, L'Ile de mes rêves, Je chante mon île, Insulaire...) Elle interprète des chants folkloriques corses très célèbres et moins connus.

NICOLAI Paul: (1876-1952)
D'origine corse, il étudie auprès de Hippolyte Dubois et Georges Rochegrosse à Alger. Il obtient une bourse d'études en 1910 et devient professeur à l'Ecole Nationale des Beaux-arts d'Alger. Il expose au Salon des Artistes Algériens et Orientalistes d'Alger de 1908 à 1942. Il participe à l'Exposition Universelle de Paris en 1937.

NICOLAI Paul: (?-1943)
Né à Bunifaziu. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Responsable des armes parachutées. Fusillé par les Allemands à Bunifaziu, au lieu-dit Bocca di i Gendarmi, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Une rue honore sa mémoire à Bunifaziu depuis 1996. Son nom figure sur une Plaque Commémorative de la commune de Bunifaziu.

NICOLAI Petru: (dix-neuvième siècle)
Bandit. Il sème la terreur dans la région de Corti. En 1836, dans une bataille rangée contre les Voltigeurs Corses à Corti, il parvient à s'enfuir.

NICOLAI Petru dit Barittone: (dix-neuvième siècle)
Bandit. Auteur de plusieurs crimes, il est arrêté à Cavru en 1887, et condamné aux travaux forcés à perpétuité en 1888.

NICOLAI Pierre-Louis: (1939-2013)
Né à Sant'Andria di U Cotone. Courtier en assurances. Maire (divers gauche) de Cervioni de 1995 à 2008. Conseiller général du canton de Campuloru di Moriani de 2007 à 2013.

NICOLAI Sebastianu dit Sébastien DALZETO: (1875-1963)
Né à Bastia. Originaire du hameau d'Alzetu di Petrabugna. Poète et romancier. Après avoir servi dans l'armée et dans l'administration coloniale, il rentre à Bastia et cultive sa philosophie marxiste. Journaliste. Il collabore à L'Opinion de Saïgon, en 1904, à L'Echo de la Corse, en 1918, à l'Annu Corsu, A Muvra, U Muntese... Co-fondateur de La Corse Rouge en 1921. Membre fondateur de l'association Lingua Corsa en 1956. Auteur de Les Virulentes, poésies, en 1917, Poèmes d'Amour et de Révolte, en 1919, La Terre délivrée, roman social, en 1920, Notre maquis, roman corse, en 1922, Soprana, Héros corse, roman, en 1923, La Canonica, roman cyrnéen de l'ère des martyrs, en 1924, Ponte Novo, roman d'actualité, en 1926, Gallone ou l'Honneur corse, roman, en 1928, Pesciu Anguilla, roman bastiais en langue corse, en 1930, A Sposata, en 1933, Filidatu è Filimonda o A filastrocca di Maccu Mahon , en 1936, Mystiques et Profanes, en 1950...

NICOLAO (NICOLAUS): (dixième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 900 à 909.

NICOLAO (NICOLAUS): (quatorzième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 1328 à 1325.

NICOLAO (NICOLAUS): (quatorzième siècle)
Evêque d'Accia de 1344 à 1348.

NICOLAO (NICOLAUS): (quatorzième siècle)
Evêque de Mariana de 1366 à 1371.

NICOLAS: (douzième siècle)
Evêque de Sagone en 1178. Il assiste au 11ème Concile de Latran.

NICOLAS: (treizième siècle)
Pisan. En 1228, il est évêque d'Aleria.

NICOLAS III (Giovanni Gaetano Orsini): (1210 ou 1220-1280)
Pape de 1277 à 1280. En 1277, dans une bulle, il évoque les atteintes portées aux biens des Bénédictins en Corse. Il confirme toutes les donations faites au monastère de La Gorgona. En 1278, il charge l'évêque de Mariana de rendre justice aux moines de La Gorgona auxquels certains Corses refusent de rendre les terres qu'ils occupent sur l'Ile.

NICOLAS IV (Girolamo Masci): (1230-1292)
Pape de 1288 à 1292. En 1289, il charge Luchetto Doria, vicaire général de la Corse, de rétablir l'autorité de la République de Gênes sur l'Ile.

NICOLAS V (Jean de Corbières): (quatorzième siècle)
Antipape. En 1329, il adresse une bulle à Vincentius, évêque schismatique de Sagone, et le nomme administrateur général des monastères de La Gorgona et San Vito.

NICOLAS V (Tomasso Parentucelli): (1398-1455)
Pape de 1447 à1455. En 1447, il nomme Giacopo di Gaeta, commissaire papal en Corse, et donne l'Ile à Ludovico da Campofregoso, avec le titre de Gouverneur et Seigneur de l'Ile. En 1453, il exige que tous les évêques de Corse soient Génois. L'Ufficio di San Giorgio obtient de lui, la reconnaissance de son autorité sur l'Ile, moyennant une indemnité de cent florins.

NICOLI Alain: (1957-2007)
Originaire d'Auddè. Chanteur. Il participe à l'aventure du groupe Canta U Populu Corsu, avant de rejoindre le groupe I Chjami Aghjalesi. Membre de la Confrérie de San Ghjuseppu de Bastia. Professeur de chant polyphonique.

NICOLI Francette:
Originaire de San Gavinu di Carbini. Fille de Jean. Co-auteur (avec Francis Arzalier) de Jean Nicoli, un instituteur républicain de la Colonie à la Résistance 1925-1943 (2000).

NICOLI François: (?-1899)
Avocat. Conseiller municipal d'Aiacciu. Président d'honneur du Comité des Jeunes Plébiscitaires Napoléoniens en 1893.

NICOLI Jean: (1899-1943)
Né à San Gavinu di Carbini. Instituteur. Grande figure de la résistance communiste corse. En 1923, il enseigne au Sénégal. Il quitte le Sénégal pour Paris en 1934. En 1935, il rentre en Corse et adhère au Parti Socialiste. Il dirige l'école d'Ulmetu, puis celle de Pruprià. En 1938, il est un des signataires du Serment de Bastia. En 1939, il est mobilisé dans le Génie, puis envoyé à Rodez où il est démobilisé en 1940. Il rentre alors en Corse. En 1942, contacté par le Front National, il entre dans la clandestinité. Peu de temps après, il adhère au Parti Communiste. Responsable du Front National en Corse, ayant en charge le Sartenais et les questions financières. En Juillet 1943, il est arrêté à Aiacciu par les Italiens. Après avoir été torturé, il est condamné à mort par le tribunal militaire italien de Bastia. Il est fusillé le 30 Août 1943, à Bastia. Avant de mourir, il écrit à sa fille: Era ora.. A mes enfants, Tout à l'heure je partirai. Si vous saviez comme je suis calme, presque heureux de mourir pour la Corse et pour le parti. Ne pleurez-pas, souriez-moi. Soyez fier de votre papa. Il sait que vous pouvez l'être, la tête de Maure et la fleur rouge, c'est le seul deuil que je vous demande. Au seuil de la tombe, je vous dis que la seule idée qui, sur notre pauvre terre, me semble belle, c'est l'idée communiste. Je meurs pour notre Corse et pour mon Parti. Il sera reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

NICOLI Jean:
Originaire de San Gavinu di Carbini. Petit-fils de Jean. Militant nationaliste Membre du FLNC. Il est arrêté en 1978. En 1980, il est condamné à 8 ans de réclusion criminelle par la Cour de Sureté de l'Etat. A nouveau interpellé en 1987, il est condamné à 6 mois de prison avec sursis.

NICOLI Jules: (1928-2013)
Né à Paris. Originaire de Rezza. Musicien (accordéon). Compositeur. Largement connu et reconnu parmi les grands. Il enregistre des dizaines de 45 et de 33 tours, et participe à des centaines d'émissions de radio ou de télévision. Il a toujours intégré dans son vaste répertoire des mélodies de la Corse. Sa carrière débute avant les années 1950 et se termine à la fin des années 1990. Il rentre définitivement en Corse, à Rezza, en 2002.

NICOLI Louis:
Elu conseiller municipal et adjoint au maire d'Aiacciu Dominique Pugliesi-Conti en 1908.

NICOLI Marie-Jeanne:
Originaire de San Gavinu di Carbini. Petite-fille de Jean. Militante culturelle. Membre du Teatru Paisanu. Elle participe à la gestion de la Maison de la Culture de la Corse de 1977 à 1981. Co-fondatrice et animatrice de la revue Cuntrasti en 1983. Directrice des affaires culturelles de la ville d'Aiacciu en 2003. Directrice du théâtre Le Kallisté, à Aiacciu.

NICOLI Martin: (1772-1821)
Né à Azzana. Berger. En 1819, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Galères, pour vol. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 182.

NICOLINI Antoinette: (née en 1953)
Née à Modane (Savoie). Artiste peintre autodidacte. Originaire de Bastia où elle vit et fait sa première exposition en 1987. Elle expose à Paris, Saint-Malo, Bastia, Etats-Unis, Suisse, Liban...

NICOLINI Bruno dit Bénabar: (né en 1969)
Né à Thiais (Val-de-Marne). D'origine corse par son père. Chanteur. Auteur-compositeur-interprète.

NICOLINI Jean-Baptiste: (dix-neuvième siècle)
Scientifique. Il effectue des recherches archéologiques sur le site d'Aleria en 1864, 1874 et 1875. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

NICOLO: (quinzième siècle)
Religieux franciscain, de l'ordre des Frères Mineurs de Naples. En 1451, il crée, en Corse, la confrérie des Casaccie ou Casazzi dépendant des Battuti (adeptes de la flagellation). Lors d'une assemblée à Merusaglia, les Battuti reconnaissent l'autorité du gouverneur génois Galeazzo da Campofregoso, il rentre alors à Naples.

NICORA Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
De Bastia. Médecin. Il enseigne la chirurgie à l'Ospedale di Santo Spirito in Sassia, à Rome, en 1830. En 1831, il est soupçonné d'avoir participé à la tentative manquée de la révolution italienne. Il est arrêté, jugé et condamné. Il doit quitter l'Italie et rentre en Corse.

NICULAIU di PED'OREZZA: Voir SIMONPAOLI Orsu Antone.

NIELLINI Annonciade: (née en 1946)
Conseillère territoriale (divers gauche) de 2010 à 2015.

NIGAGLIONI Michel-Edouard:
Historien de l'art. Directeur du Patrimoine de la Ville de Bastia. Conservateur délégué des Antiquités et Objets d'Art du Département de Haute-Corse. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Auteur de Encyclopédie des peintres actifs en Corse, en 2012 (Prix du Livre Corse 2013).

NIGAGLIONI-SADOWSKI Honorine:
Née à Bastia. Mairesse de Mursiglia depuis 2012.

NIGRU ?: (treizième siècle)
Abbé de Santa Lucia di li Monti, dans le Capicorsu. En 1289, l'abbé Marcus, de La Gorgona, lui donne à bail pour cinq, toutes les églises, les maisons et les terres que l'abbaye possède en Corse.

NINO: Voir SATTA Nino.

NIOLU (di) Francescu: (seizième siècle)
Chef militaire corse. En 1553, il est aux côtés des Français, contre les Génois.

NIOLU (di) Petru:
Poète et improvisateur de langue corse. Auteur de chansons, satires, lamenti... La revue A Baretta Misgia, dans sa Cullezione di l'Anfarti Corsi, publie ses Canofari e Trivuli, entre 1925 et 1929.

NIOLU (di) Trastollu: (quinzième siècle)
Caporale du Niolu. Partisan de Raffe di Leca, en 1456, en le trahissant, il précipite sa perte.

NIVAGGIOLI Alfred:
D'Aiacciu. Directeur du Contrôle Technique de la Corse. Membre du Rotary Club d'Aiacciu. Fondateur et premier président du Prix de Mémorial, en 1977, un prix littéraire destiné à récompenser une oeuvre apportant une contribution positive à l'épanouissement d'une société démocratique, créatrice de droit et de devoir, où la valeur personnelle est inséparable du souci de l'intérêt général, où le sens de la justice, de l'humain, prend valeur d'exemple.

NIVAGGIONI Antoine: (1962-2010)
Né à Aiacciu. Militant nationaliste (MPA). Gérant de la Société Méditerranéenne de Surveillance (SMS). Vice-président du club de football AC Ajaccio. Mis en examen en 2009 pour escroquerie et abus de biens sociaux. Il est assassiné, à Aiacciu, en 2010.

NIVAGGIONI Charles:
Journaliste. Publiciste. Irrédentiste. Fondateur, en 1934, à Aiacciu, de l'association La Pensée Corse, qui rassemble des associations de gens de lettres d'extrême droite, et dont le support est la revue L'Ile. Il s'inspire largement des écrits de Charles Maurras et soutient François Pietri et Pierre Laval dans leur idée de rapprochement avec l'Italie fasciste.

NIVAGGIONI Nadine: (née en 1962)
D'Aiacciu. Cadre responsable de formation à l'Association pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA) de Haute-Corse. Militante nationaliste (PNC). Conseillère territoriale depuis 2004 (membre de la Commission Permanente en 2015). Présidente de la Commission du Développement Economique, de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement en 2016.

NIZAN Paul: (1905-1940)
Ecrivain. Journaliste. Membre du Parti Communiste. Auteur de romans (Antoine Bloyé, en 1933, Le Cheval de Troie, en 1935, La Conspiration, en 1938) et d'essais (Aden Arabie, en 1931, Les Chiens de Garde, en 1932). En 1939, il est en vacances à Piana, chez Danielle et Laurent Casanova, lorsqu'il apprend la signature du Pacte Germano-Soviétique. C'est là qu'il décide de quitter le Parti Communiste.

NOARO Jean-Joseph: (1902-1969)
Né à Pruprià. Professeur. Ecrivain. Poète. Résistant dans le Vercors. Collaborateur de Frédéric Joliot-Curie. Auteur d'une poésie consacrée au golfe du Valincu, Le Golfe, en 1926.

NOBILI André (Dédé): (1958-2012)
Originaire de U Fulgetu. Chanteur. Musicien. Auteur compositeur. Poète. Membre fondateur du groupe polyphonique A Filetta en 1978. Il collabore aux groupes A Filetta, Canta U Populu Corsu, I Chjami Aghjalesi ... Auteur entre autre des chansons U celu di Balagna et A Ballata di Mattea... Fondateur du groupe U Celu di Balagna, en 1997.

NOBILI Antoine Félix: (1899-1944)
Né à E Valli d'Alisgiani. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Tué par les Allemands à Sillans-la-Cascade (Var), à proximité de la chapelle de Saint-Laurent, où une stèle honore sa mémoire. Reconnu Mort pour la France.

NOBILI (de) Benedetto: (seizième siècle)
De Lucques. Evêque d'Accia de 1521 à 1545.

NOBILI Charles-Joseph: (?-1870)
Originaire de San Niculaiu di Moriani. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative située à l'intérieur de l'église de la commune de San Niculaiu di Moriani.

NOBILI Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Corse de Livourne. En 1760, il est corsaire au service de Pasquale Paoli. En 1767, il commande la première mezza galera naziunale.

NOBILI Matthieu-Joseph: (né en 1988)
Originaire de U Fulgetu. Chanteur lyrique.

NOBILI Mighele: (dix-huitième siècle)
Corse de Livourne. En 1760, il est corsaire au service de Pasquale Paoli. En 1767, il commande la première mezza galera naziunale.

NOBILI SAVELLI Ghjuseppu Ottavianu: (1742-1807)
Né à San Antoninu. Descendant de Guido de Sabellis. Cousin de Pasquale Paoli. Il fait ses études de philosophie à l'Università di Corti. Magistrat. Réfugié en Sardaigne, puis en Toscane en 1769, après la défaite de Ponte Novu. En 1781, la France, étant en guerre contre les Anglais en Amérique et manquant d'argent, de Londres, Pasquale Paoli lui écrit: Le bruit court que la France demande de l'argent à la République de Gênes et lui propose de reprendre la Corse. En Décembre 1789, de Londres, Pasquale Paoli lui écrit: Retournez vite dans notre Patrie pour faire bénéficier de vos lumières notre Peuple dont l'oppression vient de cesser avec le retour de la liberté… Reprenez maintenant votre verve poétique et chantez qu'en ce jour de régénération du genre humain, je peux vous affirmer que notre pays rompt ses chaînes. L'union libre à la Nation Française n'est pas la servitude, mais la participation de droit. En 1790, il rentre en Corse avec Clemente Paoli. Il est nommé Président de la Commission Suprême de la Corse. Député pour la communauté de Sant'Antoninu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Il est également désigné, avec trois autres membres, pour présenter au Roi de Grande Bretagne une Adresse d'Allégeance. En 1795, il est conseiller du Roi d'Angleterre. En Mai 1797, il est déclaré proscrit. Il se retire à Florence, où il traduit, en vers italiens, les Poésies d'Horace, Les Odes en 1784 et l'œuvre entière en 1801 (Le Odi di Quintus Orazio Flacco, tradutte in versi toscani). Il échange une correspondance avec Pasquale Paoli, en exil à Londres (1802, 1803, 1806). Il meurt, à Florence, en 1807. Auteur d'un grand poème en latin, inachevé, Vir Nemoris, consacré à Circinellu, qui sera publié à titre posthume par Nicolo Tommaseo, en 1846. Il décède à Florence, en 1807.

NOCCOLO Orlandinu: (treizième siècle)
En 1277, un acte de fermage, reçu par le notaire Niculinu Testa, lui confie la gestion de la moitié des terres de Muntanacciu (vaste domaine s'étendant de la piève de Ruglianu jusqu'au village d'Ersa) appartenant aux Bénédictins de Corse.

NOIR Victor (Yvan Salmon): (1848-1870)
Journaliste à La Marseillaise. En 1870, lors d'une discussion qui tourne mal, il est tué par Pierre Napoléon Bonaparte et devient aussi un martyr républicain.

NOISETTE Louis Claude: (dix-neuvième siècle)
Botaniste du Muséum de Paris. Créateur du jardin botanique d'Aiacciu, en 1801.

NONNO Benvenutto (Nonnus Benvenutus): (treizième siècle)
Evêque d'Accia de 1297 à 1303.

NONZA (di) Lisandru: (seizième siècle)
Marin. En 1579, arrivant de Pontedecimo, en Italie, il introduit la peste en Corse; l'Ile est mise en quarantaine.

NONZA (di) Manfredu et Marianu : (morts en 1438)
Frères. Caporali du Capicorsu. En 1437, sur les ordres de Giovanni et Nicolo da Montaldo, ils emprisonnent Simone da Mare, devenu gênant pour les Génois, dans le château de Motti, à Luri. En 1438, ils sont tous deux mis à mort par le gouverneur Janus da Campofregoso qui libère Simone da Mare.

NONZA (di) Napoleone: (?-1564)
Caporale. En 1564, fidèle à Gênes, il s'oppose à Sampieru Corsu, dans sa reconquête de la Corse, avec les troupes du Génois Nicolo de Negri. Il défend la place de A Venzulà. Sampieru Corsu fait le siège du village, qui tombe. Il est alors mis à mort.

NONZA (di) Vincentellu: (quinzième siècle)
Caporale du Capicorsu. En 1498, il est aux côtés des troupes génoises de l'Ufficio di San Giorgio, pour combattre Ghjuvan Paulu di Leca, de retour d'exil.

NORBURY Edwin Arthur: (1849-1918)
Artiste peintre anglais. Il illustre l'ouvrage d'Ernest Young, Peeps at many lands in Corsica, paru en 1909, de douze aquarelles intitulées Vue générale d'Ajaccio, Vue de la côte Est, Aleria, Femme cuisant devant un four extérieur, Bonifacio, le port, Calvi, Bastia, vieilles maisons, Corte, la citadelles, Ajaccio, maisons, Mules transportant des troncs d'arbres, La diligence et Femmes lavant le linge.

NORCIA (da) Mariano: (quinzième siècle)
Général romain. En 1446, le pape Eugène IV l'envoie en Corse à la tête d'une armée. Il se met au service de l'envoyé papal Giacopo di Gaeta. Il enlève Corti; le gouverneur génois de la ville doit se réfugier à Bastia, qu'il lui cédera peu après. Avec Giacopo di Gaeta, il va alors mettre toute l'Ile sous la suzeraineté du pape, sauf Raffe di Leca, qui refuse de reconnaître l'autorité du Saint-Siège, et les villes de Bunifaziu et de Calvi, toujours fidèles à Gênes. En 1447, à la mort du pape Eugène IV, il continue la conquête de la Corse. Il fait mettre en prison Ghjudice d'Istria, Marianu di Caghju et Ambrughju d'Omessa. Puis, il s'empare de Biguglia, et y enferme l'ancien envoyé papal Giacopo di Gaeta. Raffe di Leca prend la tête de la rébellion contre lui, et, battu, il doit se retrancher à Corti. Il est chassé de la ville, et s'embarque pour Piombino.

NORTH Frédéric: (1766-1827)
Anglais. Homme politique. Linguiste. Philhellène. En Février 1795, il assiste à la Première Session du Parlement Anglo-Corse, qui se tient à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, où il est nommé Secrétaire d'Etat du Vice-roi de Corse Sir Gilbert Elliot. En Février 1796, suite à des incidents, il destitue les conseillers de La Gravona, et ordonne de procéder à de nouvelles élections municipales. En Juin, dans la région d'Aiacciu, à Mezzavia et à Stilettu, plus de 500 Républicains affrontent la garnison anglaise de la citadelle, assistée d'un régiment de mercenaires allemands. Il intervient et règle là encore par une conciliation qui ressemble beaucoup plus à une capitulation.

NOTINI Ghjannettu, dit U Sampetracciu ou L'Altore: (1890-1983)
Né à Santu Petru di Venacu. Ardent corsiste, journaliste, poète, écrivain de langue corse, conteur et acteur. Il collabore à de nombreuses revues de langue corse (A Tramuntana, A Muvra, L'Almanaccu di A Muvra, Baretta Misgia, U Muntese...). Membre du Partitu Corsu d'Azzione de Petru Rocca en 1922. Fondateur du Teatru di A Muvra, en 1925, à Santu Petru di Venacu. Membre de l'association d'inspiration fortement marquée à droite La Pensée Corse, en 1934. Auteur de Rime, puesie varie, strufulette, punte di Minutu Grossu, en 1927, d'une comédie U Successi di Natalone Zuccone, en 1927, d'A Pulitica, comédie, en 1928, d'Arcanghjula, comédie, en 1930, d'U bascigliè di Fifina, comédie, en 1932, d'Una veghja cù Barbarismi, en 1934, de Dichiarazioni d'Amore, en 1934, de Scartafacci muntagnoli, en 1968, de Teatru Comicu, en 1981... Membre du comité de rédaction de la revue Monte Cintu, créée en 1959.

NOTO Frédéric: (1973-2001)
D'Aiacciu. Né à Toulon. Boxeur professionnel (poids welter), licencié au Ring Ajaccien. Sa carrière s'étend de 1994 à 2000 (25 combats, 21 victoires (14 par KO), 4 défaites (1 par KO)). Vice-champion de France en 1998. Champion de France en 2000. Il est assassiné, à Aiacciu, en 2001.

NOUVEAU Marie-Pierre:
Originaire d'Aiacciu. Comédienne. Actrice de théâtre. Chanteuse de pop-rock. Musicienne (guitare). Auteur compositeur interprète. Membre du duo Pussycat Kill Kill (avec Palmyre Renucci), fondé en 2010.

NOVELLINI Joseph Mathieu: (1913-1944)
Né à Lentu. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Fusillé par les Allemands à Dompierre (Allier), en 1944. Reconnu Mort pour la France.

NOVELLINI Paul-Mathieu: (1831-1921)
Né à Lentu. Artiste peintre. Professeur libre de dessin et de peinture. Membre de la Société des Artistes Français. Electeur du Jury International des beaux-arts. Auteur et éditeur de l'Allégorie de la Corse en 1870. Auteur de lithographies et d'illustrations insulaires (Sainte Dévote, Sampiero Corso, Pascal Paoli et Napoléon).

NOZAL Alexandre: (1852-1929)
Né à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse au début des années 1900. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1905 une peinture intitulée Le vieux Calvi (Corse). Au salon de l'exposition internationale des Beaux-Arts de Monte-Carlo de 1914, il expose Presqu'île du vieux Calvi (Corse). Auteur également de Dans la baie de Porto.

NUCCI Christian: (né en 1939)
Né à Turenne (Algérie). Professeur. Député (Socialiste) de l'Isère de 1978 à 1982 et de 1986 à 1988. Ministre de la Coopération de 1982 à 1986. Il est impliqué dans l'affaire du Carrefour du développement (entre 1984 et 1986).

NUCCI Jean-Pierre: (né en 1959)
Né à Aiacciu. Coach sportif. Conseil en gestion de la fatigue et du stress. Ecrivain. Auteur de plusieurs ouvrages sur le sport. Auteur de Vingt-cinq ans, deux carrières (2010), Monteggiani (2013)...

NUMATIANUS Rutilius: (cinquième siècle)
Poète gaulois. En 415, au cours de son voyage de Rome vers la Gaule, il évoque les côtes de la Corse qui, au petit matin, émergent de la brume...

NUNZI Anghjulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Siscu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

NUNZI Jean-Charles: (?-1870)
Originaire de Siscu. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Siscu.

NUVELLA (di) Terramu: (seizième siècle)
Caporale de la région de Belgudè. En 1528, des habitants de Santu Petru di Tenda en veulent à sa vie.

NYER Louis dit Sgiò Ghjera: (dix-neuvième siècle)
Avocat. Conseiller municipal d'Aiacciu en 1860. Maire de la ville de 1867 à 1870. En 1869, il exige que toute nouvelle construction en ville soit conforme aux règles d'hygiène. Il intervient au sujet du chemin de fer corse: Il convient d'affirmer notre droit au chemin de fer comme d'autres avant nous ont affirmé pour l'honneur de la Corse notre aptitude au droit commun. En 1870, il est nommé secrétaire général de préfecture des Bouches du Rhône.