Orsu Ghjuvanni Caporossi

Cronica di A CORSICA














(386 personnages)


OBER Wolfgang: (dix-huitième siècle)
Orfèvre bavarois. En Mai 1761, il est chargé de frapper la monnaie en Corse.

OBERTENGHI (les): (dixième siècle)
Lignage fondé par le marquis Oberto Opizzo. Ce sont les descendants de la dynastie des marquis de Toscane, qui comprennent les marquis de Massa et les Malaspina. Dans les descendances des Obertenghi, on trouve également des familles d'origine ligure: les Avogari, les de Gentile, les Peverelli (ou Pevere), les da Mare, dans le Capicorsu, les Bagnaninchi à Belgudè, les Cortinchi, de Guglielmo de Cortone, à Corti, Pedicorti et Biguglia, les Amondashi dans la vallée du Golu, les Pinashi en Balagna et les Monteltinchi dans le Nebbiu.

OBERTI Georges:
Administrateur civil. Sous-directeur des Musées de France. Membre correspondant de l'Académie des Beaux-Arts. Historien. Auteur de La Corse autrefois, paru en 1976, de Promendes en Corse, paru en 1985, de Pasquale de'Paoli, paru en 1990, dans lequel il fait connaître une quinzaine de lettres inédites de Pasquale Paoli, appartenant à une collection privée (famille Istria)... Officier de la Légion d'Honneur.

OBERTI Paulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Muru, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

OBERTO: Voir LAMBERT.

OBERTO OPIZZO: (?-972)
Fils bâtard de Hugues de Provence. Chef des marquis toscans, vicaire impérial pour toute l'Italie. Marquis de Massa, seigneur de Gavi et de Parodi. En 936, Il succède à Boson, et devient Duc de Toscane et de Corse à sa place, car, le suspectant de trahison, il le fait emprisonner. En 947, il est, à son tour, déchu de son titre par Bérenger II, neveu de Hugues de Provence. En 951, il reçoit du pape Jean XII, le titre de Marquis de Corse, qui lui confère un vague devoir de protection de l'Ile. En 952, il nomme un Génois, le seigneur Ido, vicomte (vice comes) du Capicorsu. Il est le fondateur de la souche des Marquis de Massa, d'une part, et de celle des Malaspina, d'autre part. Les descendants de cette dynastie des Marquis de Toscane seront les Obertenghi. Il meurt en 972.

OBERTO II Ruffo (ALBERT IV RUFO): (onzième siècle)
Fils d'Adalbert II. Marquis de Massa. En 1045, il succède à Renaud Malaspina comme gouverneur de la Corse. En 1050, il fait une donation au monastère de San Venerio del Tino. En 1080 (ou 1085), avec son épouse Giulitta, il offre à l'église de Luni, en Italie, un de leurs domaines en Corse, dit Frassu. En 1094, il fait une nouvelle donation en terres au monastère de San Venerio del Tino.

O'BINE Pat:
Originaire d'Irlande. Danseuse. Chorégraphe. Installée en Corse depuis 1998. Créatrice du projet Corsacor en 2000. En 2001, elle crée la troupe Créacorsica.

OCCHIALI (ou Aluch Ali): (seizième siècle)
Calabrais, ami de Sampieru Corsu, devenu chef barbaresque. En 1561, il fait des incursions sur le littoral corse, notamment à Porti Vechju, dont il fait son repère. Il s'en prend également à Portipoddu et à Aiacciu, d'où il est chassé par Nicolo Cataneo. A Porti Vechju, aux portes de la ville, il est repoussé par le Génois Girolamo Roccatagliata, de la garnison d'Aiacciu. En 1562, il est avec Sampieru Corsu à Constantinople. En 1563, ses Turcs débarquent sur l'Ile et font trois cents prisonniers. Il affronte les Bonifaciens dans la plaine de Figari, où Il fait prisonnier Battista, le fils du chef bonifacien Vitu de Serafini.

OCCHJU di VETRU: Voir MULTEDO Ghjuvan Andria Antoniu.

OCTAVE (Augustus Caius Julius Caesar Octavianus): (63 avant notre ère-14)
Romain. Membre du triumvirat avec Antoine et Lépide. En 43 avant notre ère, le triumvirat lui accorde la Corse, la Sardaigne et la Sicile, entre autres. Il attribue une partie de ces terres à ses vétérans. Il devient le véritable maître de la Sardaigne, de la Sicile et des autres îles rattachées à ces régions, dont la Corse. Il confie à Marius Vispanius Agrippa le soin de tirer des chantiers corses, marins et navires. Il se montre bienveillant pour la Corse, et y installe une partie des cinq cents mille citoyens romains et vétérans qu'il conduit dans les colonies. En 27 avant notre ère, il devient empereur à perpétuité sous le nom d'Auguste. Voir AUGUSTE.

ODOACRE: (434-493)
Roi des Hérules. Ses troupes envahissent la Corse en 457.

ODONE Raffaelle: (quinzième siècle)
Magistrat génois. En 1491, à Zigliara, il fait signer une trêve entre les seigneurs du sud, Rinucciu della Rocca et Alfonsu d'Ornanu. En 1496, il remplace Geronimo da Talliano comme gouverneur de la Corse. Il négocie, en secret, la mise en exil des deux fils de Vincentellu di Bozzi, complices de Guglielmu d'Ornanu, l'assassin d'Alfonsu d'Ornanu, protégés par Rinucciu della Rocca, en même temps que celles de Francescu di Leca, de Francescu della Rocca, récemment évadés, et de Paulu di Quenza, en fuite. Il est remplacé, en 1497, par Nicolo Lomellino.

ODERIGO Marco Aurelio: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1623, il succède à Francesco Calvo. En 1624, il homologue un traité de paix conclu à Chjatra, ainsi qu'un autre à Santa Lucia di Tallà, entre divers habitants du village. Il est remplacé en 1625, par Geronimo Lercaro.

OFFIDA (de) Lucas: (quinzième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 1429 à 1438.

OGE Andrée: (vingtième siècle)
Née à Paris. Artiste peintre. Elle séjourne en Corse au début des années 1930. Elle adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1934 trois peintures intitulées Route d'Albo (Corse), L'école d'Ogliastro (Corse) et Chapelle Saint-Dominique à Albo (Corse). Au Salon des Artistes Français de 1943, elle présente une peinture intitulée Midi en Corse.

OGLIASTRO Jacques: (1810-1899)
Né à Paris. Originaire de Bastia. Licencié en Droit. Diplômé de l'Ecole des Sciences Politiques. Ancien combattant de la Seconde Guerre Mondiale. Journaliste. Chef adjoint du Service Politique Etrangère du Figaro. Membre du comité directeur de l'Association de la Presse Diplomatique Française. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45.

OHELIANSKY Olga: (vingtième siècle)
Artiste peintre russe. Elle séjourne en Corse à la fin des années 1930. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1938 une peinture intitulée Corse, Barbicaja, près d'Ajaccio, à celui de 1942, Un coin de Barbicaja, Corse, et à celui de 1949, Ma maison en Corse.

O'KEEFE John: (vingtième siècle)
Artiste peintre anglais. Il séjourne en Corse, à Patrimoniu. Il peint au couteau des paysages de Bastia et de sa région, du Capicorsu, et d'autres lieux de Corse. Il expose à Bastia (1994) et San Fiurenzu (1998).

O'KENNEDY ?: (dix-huitième siècle)
Ingénieur français. En 1785, il dresse un mémoire concernant la place de Vivariu qui compte 144 feux et 576 habitants.

OLETTA Antoniu: (?-1767)
En 1760, il est corsaire corse au service de Pasquale Paoli.
En 1767, il est tué lors de la prise de Capraia.

OLETTA Ghjuvanni Maria: (dix-huitième siècle)
En 1760, il est corsaire corse au service de Pasquale Paoli.

OLETTA (d') Pelone: (dix-huitième siècle)
En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. En Mai, après la défaite, avec près de 200 Balanini, il quitte L'Isula sur un navire anglais, et s'exile en terre ligure.

OLGIATI (ou OLGIATTE) Giovan Maria: (seizième siècle)
Architecte génois, habitant Milan. En 1540, il est chargé par l'Officio di San Giorgio de la construction de la forteresse de Porti Vechju.

OLIVA Fiora dite La Colonella: (dix-huitième siècle)
Habitante de Bastia. En Juin 1791, à Bastia, le jour de la Sant'Erasmu, dans l'église San Ghjuvan Battista, le sermon du curé défenseur Vidau déclenche une émeute contre-révolutionnaire. Elle est à la tête des femmes bastiaises qui défilent aux cris de Vive le Roi ! Vive la Religion !, et saccagent l'appartement de l'évêque constitutionnel Matteu Ignaziu Guasco.

OLIVA Giacomo: (dix-septième siècle)
Peintre italien, originaire de Gênes. Installé à Bastia. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse de 1642 à 1644.

OLIVA Marie-Joséphine:
Originaire de Balagna. Comédienne. Auteure (Remue ménages, La boîte à faire mouche...). Comédienne amateur depuis 2001 au Svegliu Calvese. En 2010 elle fonde, à Lumiu, la compagnie théâtrale I Pagliaccioni.

OLIVE Jean-Baptiste: (1848-1936)
Né à Marseille. Artiste peintre. Décorateur. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1885 une grande toile intitulée Plage de Saint-Florent, à celui de 1921, une oeuvre de même titre.

OLIVE DA Christiane: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1947 une peinture intitulée En Corse: Bastia.

OLIVERA Guiseppe: (seizième siècle)
D'Ampugnani. En 1585, homologation d'un traité de paix que lui impose le Sénat de Gênes.

OLIVESI Anghjulu Santu: (1881-1972)
Né à U Fenu di Moriani. Auteur de contes et poèmes en langue corse (Cose d'eri ... è d'oghje). Il écrit dans U Muntese. Auteur des paroles de la chanson U miu Paese.

OLIVESI Antoine:
Historien de la Corse. Auteur, avec Paul Arrighi, de Gênes et l'Espagne dans la guerre de Corse, 1559,1569, paru en 1964. Auteur, avec Paul Arrighi, d'une Histoire de la Corse, parue en 1971, rééditée en 1986, puis en 1990.

OLIVESI Claude: (1958-2007)
De San Niculaiu di Moriani. Professeur d'université. Politologue. Maitre de conférence à l'Université de Corse. Vice-président du conseil d'administration de l'Université de Corse de 1990 à 1993. Directeur des Etudes de l'IRA de Bastia de 1993 à 1996. Rédacteur en chef de la Revue Administrative de la Méditerranée Occidentale. Conseiller général (divers gauche) du canton de Campuloru-Moriani de 1998 à 2007. Maire de San Niculaiu de 2001 à 2007. Vice-président du Conseil Général de Haute-Corse jusqu'en 2007. Président de la Communauté de Communes de Costa Verde jusqu'en 2007. Il décède en 2007.

OLIVESI Félix: (?-1943)
Originaire de U Viscuvatu. Résistant. Il saute sur une mine au cours d'une mission lors des combats de la libération de la Corse, en 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

OLIVESI François:
Originaire de A Riventosa. Artiste peintre.

OLIVESI Jean-Marc: (né en 1959)
Né à Conca. Historien. Ecrivain. Master de Lettres mention Arts. Docteur en Histoire et civilisations, Art Baroque (1984). Spécialiste d'art religieux. Conservateur chef de projet pour la mise en place du Musée de la Corse à Corte en 1988. Premier conservateur du Musée d'anthropologie de la Corse de Corti de 1990 à 1997. En 1997, il donne un éclat nouveau au Musée Fesch, dont il est nommé conservateur (1997-2004). Conservateur en chef du patrimoine de la Corse. Directeur du Patrimoine de la Collectivité Territoriale Corse (2004-2010). Il dirige à la fois le service de l'inventaire, celui de la conservation et de la restauration, le service archéologique et les musées du territoire corse. Directeur de la Culture et du Patrimoine de la Corse (2010-2011). Il est intégré dans le corps d’état des Conservateurs des Musées Nationaux en 2011. Il est nommé conservateur en chef de la Maison Bonaparte, à Aiacciu, en 2011. Auteur de Voyage d'artistes en Corse au XIXème et XXème siècles, paru en 1993, avec des illustrations de Matisse, Fernand Léger, Whistler, Utrillo, Suzanne Valadon, Signac...). Les cieux en gloire : Paradis en trompe-l'oeil pour la Rome baroque : Bozzetti, modeli, ricordi et memorie (avec Ingrid Lemainque, 2002), La peinture baroque romaine au musée Fesch (avec Christelle Lemoine, 2002), Les confrèries de Corse: Une société idéale en Méditérranée (2011), Salomé aux enfers (2016)... Co-auteur de le brochure de l'exposition éponyme La Corse et le tourisme 1755-1960 en 2006.

OLIVESI Marie-Thérèse: (née en 1959)
De San Niculaiu di Moriani. Epouse de Claude. Maire de San Niculaiu di Moriani depuis 2007. Elue conseillère territoriale (divers gauche) de 2010 (membre du Conseil Exécutif) à 2015. Réélue (dans l'opposition) en 2015.

OLIVESI Paul: (1913-2003)
Né à Conca. Militaire. De 1935 à 1936, il fait son service dans la Marine Nationale. Puis, en 1937, il s'engage au 1er Régiment de Tirailleurs Algériens à Blida, en Algérie. En 1941, il rengage au 1er Régiment de Tirailleurs Algériens, au sein de l'armée d'armistice. Il est promu sergent avant d'être démobilisé et de se retirer en Corse. En 1943, il s'engage dans le Bataillon de choc, et participe à la Libération de la Corse. En 1944, il est au 2ème Groupement de Tabors Marocains. Il prend part au débarquement sur l'île d'Elbe. Puis il participe au Débarquement de Provence. Il est présent lors des combats pour la libération de Marseille. Il accompagne ensuite la chevauchée de l'Armée de Lattre de Tassigny le long de la vallée du Rhône, s'illustre lors de la bataille des Vosges, . En 1945, toujours avec le 2ème Groupement de Tabors Marocains, il franchit la frontière du Reich et, se distingue à nouveau dans les combats autour de Baden-Baden. Son unité poursuit les Allemands en Bavière jusqu'à la frontière autrichienne. En 1946, de retour au Maroc, il est promu adjudant. En avril 1947, il embarque pour l'Indochine afin de rejoindre le Bataillon de Marche du 4ème Régiment de Tirailleurs Marocains à Saïgon. Il combat dans le delta du Mékong, à Thoi Hao... En 1948,il est promu adjudant-chef. Il s'illustre à nouveau en Cochinchine, dans la région de Long Thanh, dans le secteur de Vinh Long, à Gia Thuan... En 1949, après de nouveaux faits d'armes, il regagne le Maroc. De 1951 à 1952, il effectue un deuxième séjour en Indochine au sein du 11ème Groupement de Tabors Marocains, chargé de lutter contre le Vietminh au Tonkin. En 1952, il retrouve le Maroc où il sert successivement au sein du 8ème Groupement de Tabors Marocains, puis du 1er Groupement de Tabors Marocains. En 1954, après 19 ans de service, il se retire dans son village natal de Conca. Chevalier de la Légion d'Honneur, médaillé militaire, titulaire de 13 citations, dont 5 Palmes. La 239ème promotion de l'Ecole Nationale des Sous-Officiers de Saint-Maixent (2006) porte son nom.

OLIVESI (ou OLIVESE) Paulu: (1587-1678)
Né à Livesi. Ecclésiastique. Religieux de l'Ordre des Mineurs Observantins. Provincial de l'Ordre. Professeur de théologie et savant, également logicien entre autres. Patriote corse, il est emprisonné par les Génois pour son militantisme subversif. Annaliste de la province franciscaine de Corse. En 1651, il écrit Tractatus Logicae, un traité de logique, imprimé à Gênes. En 1671, il rédige l'histoire de l'établissement des Franciscains en Corse, Serafici e Cronicali ragguali della Provincia minore osservante dit Corsica, en 4 volumes. Cette œuvre est publiée à Lucques la même année.

OLIVETTI Nicolas: (1768-1843)
Né à Corti. Secrétaire général du Golu de 1799 à 1801. Secrétaire général du Liamone en 1802. En 1809, il s'oppose au général Joseph Morand sur la manière dont il traite les conjurés de la Conspiration d'Aiacciu. Conseiller à la Cour Royale de la Corse en 1811. En 1823, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Conseiller général d'Aiacciu. En 1826, il est président du Conseil Général de la Corse.

OLIVI François: (1885-?)
Né à L'Isula. Artiste peintre (paysages). Médaille d'honneur de la Société des Artistes Français en 1932.

OLIVI-MALASPINA Maxime: (1773-1853)
Né à Ucciglioni (Santa Riparata di Balagna). Propriétaire négociant à L'Isula. Maire de L'Isula de 1815 à 1820 et de 1824 à 1830.

OLIVIERI ?: (dix-huitième siècle)
Prêtre. En Juin 1781, il est député du Clergé de la province d'Aiacciu, et assiste à la Septième Assemblée des Etats de Corse. Il reçoit une subvention de 200 francs pour son assiduité à suivre les débats.

OLIVIERI Bartolomeu: (dix-septième siècle)
Notaire à Bastia en 1692. Il rédige un acte concernant l'inventaire estimatif des meubles du capitaine Ristori della Riventosa.

OLIVIERI Celina: (dix-neuvième siècle)
Propriétaire du journal républicain La Revanche en 1886.

OLIVIERI Josée: Voir CASALE Léa.

OLIVIERI Jules Dominique: (1796-1821
Né à Aiacciu. Cultivateur. En 1820, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Galères, pour vol avec effraction. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1821.

OLIVIERI Louis: (1834-1903)
Né à Zerubia. Ecclésiastique. Ordonné prêtre en 1827. Vicaire à Sartè, puis à Aiacciu. Curé d'Ulmetu, puis en 1857, curé de San Roccu, à Aiacciu. Evêque de la Corse de 1899 à 1903. Il succède à Paulu Matteu della Foata. Il est le dernier évêque concordataire. Il décède lors d'une visite dans le Capicorsu en 1903. Chevalier de la Légion d'Honneur.

OLIVIERI Paul Dominique: (1858-?)
Né à Tavera. Maire de Tavera de 1884 à 1925.. Conseiller d'arrondissement de 1913 à 1919. Chevalier de la Légion d'Honneur.

OLIVIERI Philippe dit Bruno BACARA: (1929-2001)
Né à Santa Riparata di Balagna. Auteur, compositeur, interprète. Guitariste. Il forme, avec son épouse Pierrette Melicucci, le couple symbolique de la chanson corse des années 50 et 60 (formé en 1952), Régina et Bruno (Grand prix du disque 1957). Médaille de la Ville de Paris. Médaille de la Ville d'Aiacciu. Officier de l'Ordre National du Mérite. Officier de l'Ordre National des Arts et Lettres. Chevalier de la Légion d'Honneur.

OLLAGNIER Claudio: (dix-huitième siècle)
Originaire de Briançon. Il s'installe à Bastia vers 1780.

OLLAGNIER Eugène: (1817-?)
Né à Bastia. Fils de Mathieu. Imprimeur libraire à Bastia. Il obtient les livrets de libraire de César Batini en 1850.

OLLAGNIER Jean-Baptiste:
Né à Bastia. Petit-fils d'Eugène. Imprimeur à Bastia entre les deux guerres (il assure la continuité de l'Imprimerie Veuve Ollagnier).

OLLAGNIER Mathieu: (dix-huitième siècle)
Originaire de Briançon. Fils de Claudio. Fabricant de cartes à Bastia.

OLLANDINI François: (né en 1939)
Originaire de Pruprià. Fils de Jean. Licencié de philosophie. Chef de l'entreprise familiale de transport en commun. En 1999, il transforme l'ancien lazaret d'Aiacciu en galerie d'art, et fonde l'Association des Amis du Lazaret. Mécène, il offre une partie de ses collections aux musées corses. Commandeur des Arts et des Lettres. Auteur d'un essai Le manifeste touristique, en 2010.

OLLANDINI Jean: (1914-2012)
Né à Pruprià. Pionnier du tourisme en Corse. Créateur, en 1936, d'une entreprise de transport en commun sur les lignes corses (Auto-Excursions Ollandini), devenue société de réception et de transport de touristes (tour opérateur, charters, autocars, location de voitures...).

OLLIEL Alain: (né en 1945)
Armurier à Aiacciu. Membre du SAC (Service d'Action Civique) et du RPR. En 1980, il fait partie du commando de FRANCIA intercepté par les Nationalistes, à Bastergà.

OLLIVIER Marie-Joseph: (1843-1906)
Evêque de la Corse du 25 Février 1906 au 25 Mars 1906, date de son décès. Il succède à Louis Olivieri.

OLLIVIER Pierre-Auguste: (dix-neuvième siècle)
Directeur des Subsistances Militaires à Bastia. Subdélégué à Florence. Membre résidant et secrétaire pour la langue française de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

OLMETA Antoine Toussaint: (?-1870)
Originaire de Muratu. Soldat. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Muratu.

OLMETA Battista: (dix-septième siècle)
En 1605, sous sa maison, construction de la fontaine publique de Portu Cardu.

OLMETA Claudy: (né en 1945)
Né à San Fiurenzu. Cadre de banque. Maire de San Fiurenzu depuis 2001. Conseiller général (divers droite) du canton de Conca d'Oru de 1992 à 2015. Vice-président du Conseil Général de Haute-Corse. Président des Logis de Corse. Conseiller départemental (divers droite) du nouveau canton de Biguglia Nebbiu depuis 2015

OLMETA Ghjuvanninellu: (dix-septième siècle)
En 1607, il est notaire à Portu Cardu.

OLMETA Henri: (né en 1961)
Né à Bastia. Comédien. Musicien (guitare). Chanteur. Membre des troupes théâtrales A Cumpagnia di l'Olmu puis U Teatrinu. Membre du groupe polyphonique L'Albinu (1981-1992). Il sort un album solo en 2013.

OLMETA Noël: (?-1870)
Originaire de Muratu. Soldat. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Muratu.

OLMETA Orphéo: (?-1870)
Originaire de Muratu. Soldat. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Muratu.

OLMETA Pascal: (né en 1961)
Né à Bastia. Footballeur professionnel (gardien de but). Il évolue succéssivement au SC Bastia (1982-1984), au SC Toulon (1984-1986), au Matra RC Paris (1986-1990), à l'Olympique de Marseille (1990-1993), à l'Olympique Lyonnais (1993-1996), àl'Espanyol de Barcelone (1997) et enfin au Gazelec Ajaccio (1997-1999). Champion de France de Ligue 1 avec l'Olympique Marseille en 1990/1991 et 1991/1992. Vice-champion de France de Ligue 1 avec l'Olympique Lyonnais en 1994/1995. Finaliste de la Coupe de France avec le Racing Club de Paris en 1989/1990 et l'Olympique Marseille en 1990/1991. Vainqueur de la Ligue des Champions avec l'Olympique Marseille en 1992/1993. Finaliste de la Ligue des Champions avec l'Olympique Marseille en 1990/1991. En 2006, il fonde une association destinée à aider les enfants malades et soutenir leurs familles, Un Sourire, Un Espoir pour la Vie.

OMBRONE Michele Angelo: (1528-?)
Prêtre toscan. En 1562, il est le percepteur des enfants de Sampieru Corsu. En 1563, il est emprisonné au fort Saint Jean, à Marseille, à la demande de Sampieru Corsu.

OMESSA (d') Ambrughju (Ambrughju Arrighi Colonna): (?-1465)
Originaire d'Omessa. Neveu de Ghjuvanni. Evêque d'Aleria en 1412. En 1417, il demande à Gênes le retour en Corse de l'ancien gouverneur Raffaello da Montaldo, pour remplacer Pietro Squarciafico. En 1418, avec Vincentellu d'Istria, il prend part à une coalition contre le gouvernement de Abramo da Campofregoso. En 1420, il se rend, avec Vincentellu d'Istria et d'autres seigneurs, à Aiacciu pour rendre hommage au Roi d'Aragon Alphonse V. En 1430, il fait partie d'une ligue d'opposition à Vincentellu d'Istria, commandée par le seigneur du Capicorsu, Simone da Mare. En 1436, avec Simone da Mare et d'autres Caporali de la Terra di U Cumunu, il est aux côtés des Génois Giovanni et Nicolo da Montaldo. En 1439, avec tous les Capipopuli fidèles au gouverneur Janus da Campofregoso, il est gratifié d'une confortable pension. Il est attaqué, sans succès, par Rinucciu di Leca. En 1443, voyant que les querelles continuent, et devant cette situation, avec cinq Caporali, il décide de confier la Corse à l'Eglise. Le pape Eugène IV accepte de reprendre la Corse sous sa souveraineté. Avec les autres Caporali il reçoit, à A Venzulà, l'envoyé pontifical Monaldo Paradisi. En 1446, allié au gouverneur génois Gregorio Adorno, il est battu, à Caggia, par Marianu di Caghju. Il se réfugie à Nonza. En 1447, à la mort du pape Eugène IV, Mariano da Norcia continue la conquête de la Corse et le fait mettre en prison, avec d'autres notables de la Terra di U Cumunu. Puis il est exilé. En 1461, avec d'autres seigneurs corses en exil, il contacte le Roi de Sicile Ferdinand 1er, pour lui demander de l'aide. Celui ci promet d'intervenir. Cette aide n'arrivant pas, avec les mêmes exilés, il forment une ligue, à Pise, contre l'Ufficio di San Giorgio, ligue qui a à sa tête Tomassino da Campofregoso. Ils débarquent en Corse avec deux cents mercenaires. En 1462, il consacre la cathédrale d'Aleria. Il meurt en 1464.

OMESSA (d') Anton Cristoforu: (seizième siècle)
Originaire d'Omessa. Caporale du Niolu. En 1568, avec les Génois et d'autres Caporali corses, il attaque et bat Luziu della Casabianca, allié d'Alfonsu d'Ornanu, à Ampugnani.

OMESSA (d') Arrigu: (quinzième siècle)
Originaire d'Omessa. Caporale du Niolu. Fils de Griffu. En 1455, il est attaqué, comme tous les Caporali alliés des Génois de l'Ufficio di San Giorgio, par Raffe di Leca et son allié, le Vice Roi de Sardaigne Berlingero da Rillo. En 1483, à une Cunsulta, tenue à Lagu Benedettu, il se range aux côtés du Toscan Gherardo da Montagnara, élu Comte de Corse. En 1496, en récompense des services rendus à l'Ufficio di San Giorgio, il reçoit les bénéfices de Taddà.

OMESSA (d') Battista: (seizième siècle)
Originaire d'Omessa. Caporale du Niolu. En 1564, fidèle à Gênes, il s'oppose à Sampieru Corsu, dans sa reconquête de la Corse, avec les troupes du Génois Nicolo de Negri.

OMESSA Charles (Antoine Mathieu Charles Pierre-Marie): (1883-1933)
Né à Constantine (Algérie). Originaire de U Poghju di Venacu. Fils de Jean Pierre. Journaliste. Rédacteur à La Liberté. Ecrivain. Auteur, avec son frère Henri, de La dernière Tsarine (1920), Le Mystère des Romanoff. Survivante ? (1921), Anaïtis, fille de Carthage (1924), Une semaine à Ajaccio (1930), Histoire de l'Autre Monde (1934)... Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes) en 1933.


OMESSA (d') Francescu: (?-1557)
Originaire d'Omessa. Caporale du Niolu. Pro Français. Il est tué au combat contre les génois en 1557.

OMESSA (d') Ghjuvanni ou Ghjuvanpaghjuvu (Johannes Arrighi Colonna): (?-1428)
Originaire d'Omessa. Oncle d'Ambrughju. Evêque de Mariana de 1388 à 1428. En 1410, il s'allie à Vincentellu d'Istria pour attaquer le gouverneur Andrea Lomellino. En 1411, il se rallie à Raffaello da Montaldo, un ami de sa famille, nommé gouverneur de la Corse. En 1414, Vincentellu d'Istria l'attaque et il se réfugie à Mariana. Il affronte, avec le gouverneur Raffaello da Montaldo, Vincentellu d'Istria, près de Mariana, où ce dernier est battu. En 1417, avec son oncle et leurs partisans, il demande à Gênes le retour en Corse de l'ancien gouverneur Raffaello da Montaldo, pour remplacer Pietro Squarciafico. En 1418, avec Vincentellu d'Istria, rentré en Corse, il prend part à une coalition contre le gouvernement de Abramo da Campofregoso. En 1420, il se rend, avec Vincentellu d'Istria et d'autres seigneurs, à Aiacciu pour rendre hommage au Roi d'Aragon Alphonse V.

OMESSA (d') Griffu: (seizième siècle)
Originaire d'Omessa. Caporale du Niolu. En 1455, Raffe di Leca ayant reçu des renforts du Roi d'Aragon, il est attaqué, comme tous les Caporali alliés des Génois de l'Ufficio di San Giorgio, par celui-ci et son allié, le Vice Roi de Sardaigne Berlingero da Rillo. En 1461, il s'allie aux insurgés corses de la ligue de Pise, et, avec eux, attend le retour sur l'Ile de Tomassino da Campofregoso. En 1467, il est l'allié de Ghjucante di Leca, contre le gouverneur milanais Maurizio Scotti. En 1468, Ghjucante di Leca s'étant rallié au Duc de Milan, il l'envoie, avec son fils Rinucciu di Leca, à Milan pour négocier ce ralliement. En 1477, il est aux côtés des Milanais, contre le Génois Tomassino da Campofregoso. En 1483, à une Cunsulta, tenue à Lagu Benedettu, il se range aux côtés du Toscan Gherardo da Montagnara, élu Comte de Corse. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il reste fidèle, comme tous les Caporali alliés des Génois, à l'Ufficio di San Giorgio, contre Ghjuvan Paulu di Leca et ses partisans. En 1498, il est aux côtés des troupes génoises de l'Ufficio di San Giorgio, pour combattre ce dernier de retour d'exil. En 1503, il perd deux partisans dans une rixe contre les di Casta.

OMESSA Henri Noël: (1886-1933)
Né à Bône (Constantine, Algérie). Originaire de U Poghju di Venacu. Fils de Jean Pierre. Journaliste. Ecrivain. Polémiste. Capitaine pendant la Première Guerre Mondiale. Il collabore aux journaux L'Eclair, Le Matin, La Petite République... Fondateur et rédacteur en chef de L'Eveil de la Corse en 1921. Président du Syndicat de la presse Départementale. Partisan de Horace de Carbuccia aux élections législatives de 1932. Membre de la Société des Gens de Lettres et de l'Assemblée des Ecrivains Combattants. Auteur, avec son frère Charles, de La dernière Tsarine (1920), Le Mystère des Romanoff. Survivante ? (1921), Anaïtis, fille de Carthage (1924), Une semaine à Ajaccio (1930), Histoire de l'Autre Monde (paru en 1934)... Il décède à Aiacciu en 1933. Chevalier de la Légion d'Honneur.

OMESSA Jean Paul: (1897-1974)
Né à Pioghjula. Militaire. Sous-lieutenant durant la Première Guerre Mondiale. Chef de bataillon aux Forces françaises en Extrême-Orient. Commandeur de la Légion d'Honneur.

OMESSA Jean Pierre: (1859-1938)
Né à U Poghju di Venacu. Militaire (officier d'administration). Géomètre. Industriel. Journaliste. Secrétaire élu de la Conférence Consultative Mandataire de la Colonie Française de Tunisie en 1900. Président adjoint de la Commission Militaire du Contrôle Télégraphique à Tunis durant la Première Guerre Mondiale. Membre du Grand Conseil de la Tunisie en 1927. Officier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Instruction Publique.

OMESSA (d') Mannone: (quinzième siècle)
Originaire d'Omessa. Caporale du Niolu. Fils de Griffu. En 1483, à une Cunsulta, tenue à Lagu Benedettu, il se range aux côtés du Toscan Gherardo da Montagnara, élu Comte de Corse.

OMESSA (d') Natalinu (Natalinu Colonna, dit Fra Natone): (quinzième siècle)
Originaire d'Omessa. Dominicain. Evêque d'Athènes en 1450. Evêque d'Accia en 1451. Un long contentieux avec la curie romaine, et les circonstances politiques, le privent de son diocèse en 1452, puis en 1459.

OMESSA (d') Paganale: (quinzième siècle)
Originaire d'Omessa. Caporale du Niolu. En 1497, il agit en tant que rebelle ou bandit.

OMESSA (d') Ristorcellu (Risterucciu) : (1290-1352)
Originaire d'Omessa. Caporale d'Omessa. Il est le fondateur de la famille Arrighi de Corti.

OMESSA (d') Valentinu: (?-1458)
Originaire d'Omessa. Frère d'Ambrughju. En 1458, le gouverneur Giovanni Lercaro le fait pendre parce qu'il prend parti pour son neveu Vinciguerra, concernant l'assassinat de Michele de Germani.

OMESSA (d') Vinciguerra: (?-1457)
Originaire d'Omessa. Fils d'Ambrughju. En 1457, accusé d'être un des instigateurs de l'assassinat de Michele de Germani, il est pendu.

OMESSA (d') Vivianu: (seizième siècle)
Originaire d'Omessa. Militaire, capitaine, au service de Gênes. En 1548, le gouverneur Gianmaria Spinola le reconnaît comme l'un des principaux gentilshommes de Corse.

OMEYYADES: (septième siècle)
Dynastie de califes arabes de 661 à 750. Début de l'apparition des disciples de Mahomet en Corse.

ONETO Bartholomeus: (?-1626)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

ONETTO Placidu: (dix-septième siècle)
Né à Aiacciu. Peintre. Lieutenant dans la milice d'Aiacciu. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse vers 1650 (église d'Ulmetu).

O'PINGUI: Voir LUSINCHI Augustin.

OPINI (OPINOI): (troisième siècle avant notre ère)
Nom d'une tribu Corse (parmi les douze recensées par Ptolémée), installée en Castagniccia et dans le Boziu, avant l'arrivée des Romains (les Ouapanes).

OPITHO: (treizième siècle)
Marquis. En 1221, il reconnaît avoir reçu du Corse Gerardu la somme de cent livres génoises. Il donne comme gage à son créancier un terrain dans l'évêché de Mariana, le château de Prunetule, et d'autres biens sis en Corse.

OPPECINI Alexandre: (né en 1983)
Originaire de Bastia. Comédien. Metteur en scène. Auteur. Traducteur. Fondateur de La Compagnie Spirale, en 2012.

OPPISI Antoine: (né en 1908)
Né à Rusiu. Militaire. Il s'engage en 1926. Prisonnier en Allemagne en 1940, il s'évade en 1941 et rejoint le maquis où il participe à de nombreux sabotages. Au débarquement, il rejoint l'armée comme combattant volontaire. Médaille militaire. Croix de Guerre. Croix des Combattants. Médaille des Evadés. Croix du Combattant Volontaire. Médaille Commémorative de la Guerre 39-45.

ORABONA Jean-Félix: (1909-1994)
Né à Nuvella. Médecin. En 1940, il est intronisé maire de Calvi, par le régime de Vichy, à la place d'Adolphe Landry, destitué. Maire (gaulliste) de Calvi de 1959 à 1971 et de 1981 à 1983. Conseiller général du canton de Calvi de 1959 à 1978. Vice-président du Conseil Général de la Corse de 1959 à 1978. Député (UNR) d'Aiacciu-Calvi de 1964 à 1967. Il décède à Nuvella en 1994.

ORAZIO (di) Antoniu: (dix-huitième siècle)
En Janvier 1749, il assiste à la Cunsulta di Corti. Il y est désigné Commissaire pour les pièves de Ciamanaccia et Zicavu.

ORAZIO (d') Lisa: (née en 1983)
Née à Aiacciu. Docteur en histoire. Chercheuse à l'Université de Corse (histoire de la télévision, étude du Cinéma amateur, identités en Méditerranée..) Intervenante au Centre Culturel Université de Corse. Sa thèse La Corse au petit écran. Construction d'une identité méditerranéenne : imaginaire, culture et politique (1955/2007) obtient le premier prix de l'Academia Corsa de Nice, en 2010, et lui vaut d'être finaliste du Prix Baluze, en 2010. Présidente de l'association Vox Mediterranei. Elle collabore au Journal de la Corse, 24 ore... et réalise des émissions radio (sur Alta Frequenza notamment). Auteure de Corse & Télévision (2012), du texte d'une bande dessinée en 5 volumes L'Histoire de la Corse racontée aux enfants (2017).

ORBETELLA (d') Domenico: (quinzième siècle)
Evêque de Mariana de 1428 à 1433.

ORCINO (d') Toussaint: Voir AMBROGIANI Toussaint.

ORDINIS (de) Jacobo (Giacomo Rodino): (?-1432)
Originaire de Marassi. Evêque de Sagone de 1419 à 1432. En 1425, le pape Martin V le nomme légat, et lui donne pleins pouvoirs pour organiser, en Corse, un synode réformateur, sous la protection de Vincentellu d'Istria. Ce synode se tient en Juillet 1426, à Corti; il est présidé par Vincentellu d'Istria, avec les comtes, seigneurs, barons, Caporali et Capipopuli. Des ordonnances sont prises sur la justice, l'ordre, l'équité, qui devront être observées scrupuleusement. Ce synode traite également de la réforme des mœurs ecclésiastiques.

ORDIONI Antoine Joseph (?-1931):
Originaire de Nesce. Militaire. Sergent-chef au 1er Groupe Nomade d'Atar. Il est tué au combat à Toujounine, cercle de l'Atar, en Mauritanie en 1931. Médaille Militaire et Croix de Guerre TOE à titre posthume. Son nom figure sur la Monument aux Morts de la commune de Nesce.

ORDIONI Antoine-Louis:
Maire (républicain) de Calacuccia de 1888 à 1912.

ORDIONI Cyprien: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Casamacciuli. Avocat à la Cour d'Appel de Paris. Orateur du Parti Catholique Libéral. Colonel du corps franc du Niolu. Colonel des Volontaires Corses à l'Armée des Vosges. En 1870, il est l'auteur d'une tentative de coup d'Etat (plutôt un canular politique) à Aiacciu. Il est démasqué et arrêté à Corti. Il est enfermé durant un mois à Mazas, en 1871. Auteur de plusieurs écrits de Droit et d'Histoire.

ORDIONI Dominique-François: (dix-neuvième siècle)
Maire de Corti de 1878 à 1882.

ORDIONI Ghjuseppu-Maria: (1733-1795)
Né à Calacuccia. Notable de Corti. Fervent partisan de Pasquale Paoli. Il participe à la bataille de Ponti Novu en 1769. Il cache Litizia Buonaparte dans les grottes de Tuani. Membre du Directoire de la Corse.

ORDIONI Ghjuvan Battista: (1968-1935)
Originaire de Calacuccia. Magistrat. Conseiller à la Cour d'Appel de Chambéry.

ORDIONI Ghjuvan Siliu: (1843-1915)
Originaire de Calacuccia. Magistrat. Juge au Tribunal Civil de première instance de Chambéry.

ORDIONI Henri:
Originaire de Corti. Journaliste. Créateur du site web Corsica-Tele.Com, un portail associatif regroupant des sites audiovisuels dédiés à la Corse, en 2007. Animateur de la chaîne de télévision balanine Telepaese.

ORDIONI Jean André: (1862-1933)
Né à Corti. Petit-fils de Lisandru. Capitaine au 4ème Régiment de Tirailleurs Algériens en 1900. Passionné d'archéologie. Il fait de nombreuses découvertes en Egypte. Il participe à la Première Guerre Mondiale, durant laquelle il est blessé. Lieutenant-colonel de réserve en 1919. Il est nommé président d'une Commission interalliée dans les Balkans, de 1919 à 1924. Il se retire à Auxerre. Membre de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l'Yonne. Auteur d'un grand nombre de brochures et d'ouvrages. Conférencier. Président de l'Association Nationale des Officiers en Retraite. Il écrit dans le journal Pascal Paoli, sous le pseudonyme de Cruscione et de Filius Corsicae. Commandeur de la Légion d'Honneur. Officier du Mérite Agricole. Officier d'Académie.

ORDIONI Jean Pasquin dit Peverone: (1802-1855
Né à Corti. Berger. En 1849, à Bastia, il est condamné à 15 ans de Travaux Forcés, pour homicide involontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1855.

ORDIONI Jean-Pierre: (1912-1970)
Originaire de Calacuccia. Sous-préfet de Senlis. Attaché à la Direction Politique du ministère de l'Intérieur.

ORDIONI Lisandru: (1758-1822)
Né à Suveria. Fils de Ghjuseppu-Maria. Engagé volontaire au Régiment Royal Corse en 1776. Sergent-major en 1785. Sous-lieutenant à la 3ème Demi-brigade d'Infanterie en 1795. Adjudant-major en 1797. Chef de bataillon et chef de brigade à la Légion Romaine en 1798. Lieutenant-colonel en 1799. Major du 7ème Régiment de Ligne italien en 1808. Colonel du 6ème Régiment de Ligne italien en 1810. Il suit Napoléon 1er sur l'île d'Elbe, en 1814. Général de brigade, maréchal de camp, en 1815, il participe au soulèvement de la Corse. Créé Baron d'Empire en 1815. Mis à la retraite comme colonel, il décède à Milan, en 1822. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de la Couronne de Fer.

ORDIONI Petru: (dix-huitième siècle)
Originaire de Corti. En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du Département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. En Mai 1794, de Corti, il signe une lettre du Conseil Général de la Corse à toutes les municipalités et les paroisses de Corse pour organiser des élections pour le premier dimanche de Juin. Aministratore Generale. Député pour la communauté de Santu Petru di Venacu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. En Octobre 1795, de Merusaglia, Pasquale Paoli lui écrit pour l'informer de son intention de quitter la Corse et de se rendre à Londres.

ORDIONI Pierre Toussaint: (1907-1999)
Originaire de Corti. Fils de Jean-André. Baron. Homme de lettres et diplomate. Ministre plénipotentiaire de France. Colonel de cavalerie honoraire. Auteur de plusieurs ouvrages d'histoire et de pièces de théâtre. Auteur de La résistance gallicane et janséniste dans le diocèse d'Auxerre (1704-1760) (1932), de La survivance gallicane et janséniste Auxerrois de 1760 à nos jours (1933), de Pozzo di Borgo, diplomate de l'Europe (1935)... Commandeur de la Légion d'Honneur.

ORDIONI Toussaint: (1852-1913)
Né à Corti. Militaire. Général de brigade (Gendarmerie). Inspecteur général du 4ème Arrondissement de Gendarmerie. Commandeur de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre du Nicham Iftikar (1884). Officier d'Académie (1887). Chevalier de l'Ordre du Cambodge (1888).

ORECCHIAITTA: Voir CINARCA (di) Arrigucciu.

ORECCHIONE Anghjulu Maria: (dix-huitième siècle)
De Vallecalle. Brigand. Il sème la terreur dans le Nebbiu et le Capicorsu. Il est banni de Corse. Il peut bénéficier d'une amnistie générale décrétée par les Génois en 1724. En 1730, dans le Capicorsu, avec des hommes de Nuceta et de Castineta, il s'empare du dépôt génois de fusils et de poudre de Ruglianu. Ils pillent la maison du seigneur du lieu, Francescu Antoniu de Negroni. Les habitants de Lotta, Ville di Petrabugna et du Capicorsu, passé le premier moment de surprise, reçoivent des armes des Génois pour rétablir l'ordre, et avec l'aide d'une bonne partie des habitants du Nebbiu, le mettent en fuite ainsi que sa bande.

ORECCHIONI A. U.: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Bunifaziu. Historien. Auteur d'une Histoire de Bonifacio en 1883.

ORENGA Charles: (1850-?)
De Bastia. Fils d'Etienne-Louis. Négociant en tissus. Membre de la Chambre de Commerce de Bastia. Administrateur de le succursale de la Banque de France de Bastia. Président honoraire de la Société de Secours Mutuels des Employés de Commerce. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ORENGA Etienne Louis: (1818-1892)
De Bastia. Beau père d'Emmanuel Arène. Négociant en tissus. Président du Tribunal de Commerce de Bastia. Vice-président de la chambre de commerce de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ORENGA Joseph: (1858-1930)
De Bastia. Fils d'Etienne-Louis. Négociant en tissus. Directeur de la maison familiale Louis Orenga et Fils de 1885 à 1906. Administrateur des mines d'antimoine de Meria en 1910. Directeur de la Société Automobile du Cap Corse. Président du tribunal de commerce de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ORENGA Louis:
De Bastia. Fils de Joseph. Neveu d'Emmanuel Arène. Candidat malheureux aux élections législatives, à Bastia, contre César Campinchi en 1936.

ORENGA de GAFFORY Jean-Pierre: (?-2009)
Originaire de Barcaghju. Petit-fils de Louis Napoléon Mattei, le créateur du célèbre Cap Corse Mattei. Créateur du domaine viticole Orenga de Gaffory, vignoble renommé de l'AOC Patrimonio.

OREZZA (d') Bruschinu: (?-1564)
Né à Carchetu. Caporale de Castagniccia. En 1564, il est avec Sampieru Corsu, lorsque ce dernier débarque de Marseille pour commencer sa révolte contre les Génois. Il est tué au combat, contre les troupes génoises, près de U Viscuvatu.

OREZZA (d') Cesare: (dix-huitième siècle)
En Mars 1774, il doit organiser, dans le Niolu, une insurrection générale. Mais le complot, est vite dévoilé au comte de Marbeuf. En Mai, il est arrêté et emprisonné.

OREZZA (d') Danese: (seizième siècle)
Caporale de Castagniccia. En 1592, il émet une requête pour obtenir la démolition d'une tannerie d'où est parti un coup d'arquebuse.

OREZZA (d') Giordano:
Corsiste. Irrédentiste. En 1927, il collabore au journal italien Il Messagero, dans la rubrique Notizie delle pieve di Corsica.

OREZZA (d') Pedileve: (seizième siècle)
Caporale de Castagniccia. En 1566, Sampieru Corsu lui confie le commandement de deux compagnies de Corses, recrutées à Santa Maria Sichè, qu'il cantonne dans la région de Sartè. En 1567, après l'assassinat de Sampieru Corsu, il se rallie au fils de ce dernier, Alfonsu d'Ornanu.

ORI Joseph: (1929-1957)
Originaire de Petralba. Militaire. Il est tué au combat lors de la Guerre d'Algérie, en 1957. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Petralba.

ORIA (d') Leone: (seizième siècle)
Militaire génois. En 1567, après la mort de Sampieru Corsu, avec le Génois Raffaello Giustiniani et des Caporali, il marche sur Rennu pour s'en emparer. De Vicu, Alfonsu d'Ornanu et ses hommes tentent de l'empêcher d'atteindre le village; le combat a lieu près de l'église de Sant'Antoniu, faisant 7 tués chez les Corses, et 26 chez les Génois.

ORLANDI Fabrice: (né en 1968)
Originaire de A Venzulà. Avocat au barreau de Paris (droit pénal des affaires). Président de Avocats du Monde.

ORLANDI François: (né en 1957)
Originaire de Tuminu. Cadre bancaire. Maire de Tuminu depuis 1989. Conseiller général (divers gauche) du canton de Capu Biancu de 2002 à 2015. Elu président du Conseil Général de Haute-Corse en 2015 en remplacement de Joseph Castelli, démissionnaire pour raison de santé. Conseiller départemental (divers gauche) du nouveau canton du Capicorsu depuis 2015 et réélu président du Conseil Départemental de Haute-Corse Président du Conseil des Rivages de la Corse depuis 2015.

ORLANDI Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Consul de Porti Vechju. En Juin 1769, les Anziani de la ville décident de capituler devant les Français qui tiennent le port. En tant que consul, il est envoyé à bord d'un des chebecs français, Le Singe, pour présenter la reddition de la ville. Il est membre du Parti Aristocratique de la ville de Porti Vechju en 1799.

ORLANDINI Gerardo (Gerardus): (quatorzième siècle)
Pisan. Evêque d'Aleria de 1322 à 1330. En 1327, il est à Milan, au couronnement de Louis IV de Bavière, souverain du Saint Empire Germanique, et ennemi du pape Jean XXII.

ORLANDINI Xavier: (1933-2012)
Originaire de L'Isula. Résistant. Magistrat consulaire honoraire. Maire adjoint honoraire de L'Isula (élu de 1959 à 1995). Diplômé d'Honneur de la Résistance. Diplômé de la Reconnaissance de la Patrie. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

ORLANDUCCI Ange: (?-1943)
Originaire de U Viscuvatu. Résistant. Il saute sur une mine au cours d'une mission lors des combats de la libération de la Corse, en 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

ORLANDUCCI Charles: (né en 1951)
Né à U Viscuvatu. Footballeur professionnel. Surnommé le Lion de Vescovato. Il est le joueur qui a joué le plus de matches en Ligue 1 (Division 1) avec le SC Bastia (440 matches de 1969 à 1987). Finaliste de la Coupe de UEFA en 1978. Vainqueur de la Coupe de France en 1981. Il est sélectionné à une reprise en Equipe de France (contre la Belgique en 1975).

ORLANDUCCI Saül Paul: (1925-2012)
Né à U Viscuvatu. Engagé volontaire en 1943. Soldat au 1et Bataillon de Choc en 1944 et 1945 (parachutiste éclaireur de pointe). Il participe aux débarquements de l'île d'Elbe et de Provence, à la Campagne de France et à la Campagne d'Allemagne (1 citation à l'Ordre de l'Armée et 6 citations à l'Ordre du Bataillon). Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Officier de l'Ordre National du Mérite. Croix de Guerre avec Palmes et Etoiles. Officier de l'Ordre National du Mérite Voltaïque.

ORLEANS (d') Ferdinand-Philippe: (1810-1842)
Fils aîné de Louis Philippe. Duc d'Orléans. En 1835, il est en visite en Corse. Il arrive à Bastia, à bord du Castor, en provenance de Toulon. Il se rend à Corti et déjeune à Ponte Novu. Il fait route ensuite sur Aiacciu. Il quitte enfin la Corse pour l'Afrique.

ORLEANS (d') François-Ferdinand: (1818-1900)
Troisième fils de Louis Philippe. Prince de Joinville. Amiral. Pair de France. Il est en visite ne Corse en 1831.

ORLEANS (d') Gaston: (1608-1660)
Duc, Comte d'Eu. Frère du Roi de France Louis XIII. En 1619, il a pour gouverneur Jean Baptiste d'Ornano.

ORLIAC Ghjuvan Petru: (né en 1940)
Poète. Narrateur. Il collabore à des recueils collectifs. Auteur de Fronde è Pampana, paru en 1988. Il collabore à la revue littéraire Bonanova (U Quarciu è a Patecca).

ORNANO (ou ORNANU) (d') (famille): (treizième siècle)
Famille fondée au treizième siècle par Truffetta della Rocca, seigneur d'Ornanu.

ORNANO (d') ?: (dix-huitième siècle)
Commandant français. En 1772, le nombre de bandits armés grandit. Ils tendent des embuscades aux troupes françaises. A la tête de 30 grenadiers français, il est fait prisonnier par 20 d'entre eux, du côté de Bastergà.

ORNANO (d') Adhémar (François de Castellane): (1629-1714)
Petit-fils d'Henri François Alphonse. Comte de Grignan. Lieutenant général de Louis XIV. Gouverneur de Provence de 1670 à 1700. Chevalier du Saint-Esprit. Il épouse Françoise Marguerite de Sévigné, la fille de la Marquise de Sévigné, en 1669.

ORNANO (d') Alfonsu: (?-1494)
Seigneur de l'Ornanu. Fils naturel d'Orlandu. Beau-fils de Ghjuvan Paulu di Leca. En 1488, il rejoint ce dernier en exil en Sardaigne, après avoir vendu ses terres aux Génois (pour 200 écus). A la mort de son épouse, il rentre en Corse Les Génois lui pardonnent son soutien à Ghjuvan Paulu di Leca, et le prennent à leur service. En récompense de ses services, l'Ufficio di San Giorgio, qui avait enlevé le fief d'Ornanu à ses héritiers légitimes, l'en investit, par lettres-patentes. En 1489, il débarque en Corse, avec des renforts génois, et le nouveau commissaire général génois de l'Ile, Filippino de Fieschi. En 1491, en guerre avec Rinucciu della Rocca, il signe, à Zigliara, une trêve avec ce dernier. En 1492, avec son voisin et allié Ludovicu di Lucu, et aidé par le gouverneur du Dilà, Matteo de Grimaldi, il combat des exilés corses rentrés de Sardaigne. En 1494, l'Ufficio di San Giorgio lui confirme ses lettres-patentes de 1488. En 1494, il est à nouveau en guerre contre Rinucciu della Rocca. Il est assassiné par Guglielmu d'Ornanu et les deux fils de Vincentellu di Bozzi.

ORNANO (d') Alphonse Geronimu: (1548-1610)
Né à Bastergà. Fils aîné de Sampieru Corsu. Il passe sa jeunesse en France, avec sa mère Vanina. En 1566, il arrive en Corse pour aider son père dans son combat contre les Génois. Celui ci le nomme colonel et capitaine général de sa cavalerie. En 1567, il est avec Sampieru Corsu lorsque celui ci est assassiné à Cavru. Il se réfugie à Bastergà; d'où il gagne Ghisoni où il reçoit le ralliement du commandant de la place de Sartè, Pedileve d'Orezza. A Vicu, à une Cunsulta, une poignée de fidèles le proclame général, et chef de l'insurrection. Après la mort de Sampieru Corsu, le Génois Raffaello Giustiniani, avec Ercole d'Istria et d'autres Caporali, marche sur Rennu afin de s'emparer du village. De Vicu, avec ses hommes et Delfinu di Ciamanaccia, il tente de l'empêcher d'atteindre le village; le combat a lieu près de l'église de Sant'Antoniu, faisant 7 tués chez les Corses, et 26 chez les Génois. Il tient une Cunsulta à Orezza. Deux mille (ou huit mille) Corses y participent, parmi lesquels Leonardu di Corti qui fait l'éloge funèbre de Sampieru Corsu. Il y est confirmé Generale dei Corsi ou Generale della Nazione. Anton Padovanu di U Poghju di Brandu, rentré de France avec des renforts et deux envoyés de la cour du roi, lui demande de recevoir ces deux émissaires de Charles IX. Il accepte et une Cunsulta est convoquée. Cette Cunsulta se tient à Venacu; les Corses sont partagés entre l'aide de Charles IX et celle de Cosme de Médicis. C'est le Roi de France qui est choisi, et il renvoie Anton Padovanu di U Poghju di Brandu, une nouvelle fois, chercher de l'aide en France. Ensuite, il décide de reconquérir l'Ornanu, l'Istria et La Rocca, puis, renonçant à ses projets, il quitte l'Ornanu et se dirige sur Corti, abandonnant la quasi-totalité du Dilà aux Génois (sauf la piève de Vicu). Avec 200 hommes, il tente d'attaquer Aiacciu, mais il échoue et rentre à Vicu, puis se réfugie à Murzu. En 1568, un conseil du Sénat de Gênes définit un plan de paix, et les conditions de capitulation des insurgés corses et de leur chef. Il reçoit le renfort de Luziu della Casabianca, et de tous ses partisans. Devant la menace des troupes du gouverneur génois Giorgio Doria, il se réfugie à Vicu, avec 500 partisans. En 1569, sur l'initiative de l'évêque de Sagone Gerolamo Leone, il accepte une négociation avec le gouverneur génois Giorgio Doria. Il est prêt à se rendre, avec 37 de ses partisans les plus fidèles, sous certaines conditions. Ses propositions sont soumises au Sénat de Gênes, lequel les entérine avec quelques réserves, notamment, il lui impose l'exil ainsi qu'à ses principaux partisans. Gênes, envoie à Calvi deux brigantins pour l'embarquer avec ses hommes. La durée de son bannissement est fixée à dix ans. Avec 300 insurgés, il embarque à Calvi, à destination de la Provence, pour y former le premier noyau des nouvelles compagnies corses au service du Roi de France. En 1571, il obtient du Roi de France Charles IX, le droit de nationalisation et la licence de rester dans le royaume avec 300 de ses fidèles. En 1574, son fief lui est restitué par les Génois. Il reçoit du Sénat de Gênes, l'autorisation de lever un millier d'hommes dans l'Ile; il met ce régiment au service de la France. En 1578, il est nommé gouverneur d'Aix en Provence. En 1582, il est nommé Colonel Général de l'Infanterie Italienne. En 1587, il s'illustre dans la bataille d'Uriage. En 1594, il finance la publication de Historia di Corsica, de Antone Petru Filippini. En 1595, il est nommé Maréchal de France par Henri IV. Il est également le lieutenant général pour le Roi dans la province du Dauphiné. En 1596, il envoie sur l'Ile le capitaine Biaggino pour régler des affaires le concernant; méfiance de Gênes, qui fait surveiller celui-ci pendant la durée de son voyage. En 1597, il est proposé comme Lieutenant Général pour le Henri IV, de la province de Guyenne. Il refuse, puis, accepte en 1599. En 1599, il est élu maire de Bordeaux. En 1604, il s'illustre, lors de sa lutte contre la peste. Il meurt à Bordeaux, en 1610, atteint de gangrène. En 1649, Gênes rachète, par personne interposée, la seigneurie de l'Ornanu à ses descendants, qui en détiennent la plus grande partie. En 2004, et à l'initiative d'un de ses descendants (Michel Marie d'Ornano, de la branche de Santa Maria Siché), après 3 ans de tractations avec la mairie de Bordeaux, ses restes sont retirés du dépositoire du cimetière de la Chartreuses à Bordeaux où ils se trouvaient depuis plus d'un siècle, et sont transférés dans un sarcophage de pierre, Allée d'Ornano du même cimetière, ceci en la présence du maire de Bordeaux et des autorités civiles et militaires.

ORNANO (d') Alphonse-Antoine: (1848-1908)
Fils de Rodolphe Auguste. Il appartient à la Branche d'Aiacciu (branche d'Empire). Il épouse Marie Colonna d'Istria.

ORNANO (d') Anton Francescu: (?-1576)
Né à Bastergà. Deuxième fils de Sampieru Corsu. Capitaine dans les compagnies corses. En 1576, il est assassiné dans un guet-apens à Rome, alors qu'il accompagne l'ambassadeur du Roi de France Henri III.

ORNANO (d') Anton Francescu: (dix-septième siècle)
Natif de Santa Maria Sichè. Frère de Francescu. Capitaine. En 1628, construction de son tombeau à Santa Maria Sichè.

ORNANO (d') Antone Paulu: (?-1598)
Seigneur de l'Ornanu. Fils de Bernardinu. En 1477, il est aux côtés des Milanais, contre le Génois Tomassino da Campofregoso.

ORNANO (d') Antoniu: (1752-?)
Major des troupes du Royaume anglo-corse en 1796. En Mai 1799, il est à l'origine de la création d'un mouvement contre-révolutionnaire qui se décide à agir en créant un comité d'organisation de la révolte en Corse.

ORNANO (d') Bernardinu: (?-1555)
Mercenaire corse. Un des capitaines corses de Sampieru Corsu. En 1543, il est, avec ce dernier à Landrecies, dans la Sambre, avec les troupes du Roi de France François 1er. En 1451, avec Sampieru Corsu, il est à la défense de Parme, contre les troupes du pape Jules III. En 1553, il est avec les troupes françaises en Corse, pour chasser les Génois de l'Ile. En poste à Bunifaziu, il se dispute avec Altobellu de Gentile, et tous deux, et leurs hommes sont remplacés par des troupes italiennes. A Gênes, sa tête est mise à prix pour trois cents écus. Il est un des chefs de la garnison de San Fiurenzu. En 1554, il est assiégé à San Fiurenzu, dont il parvient à s'évader, pour rejoindre les troupes françaises. Avec Sampieru Corsu, et avec 1500 Corses, 700 Gascons et 150 cavaliers, ils décident de barrer la route de Corti aux Génois. Ces derniers refusant le combat devant leurs troupes, font route, par Petralba, sur la Bocca di Tenda, pour rejoindre le Nebbiu. Ils seront rattrapés par les Corses à l'église de Santa Maria di Petralba. La défaite des Génois est totale: 200 tués, 700 prisonniers. En 1555, il est aux côtés de Sampieru Corsu qui tente un coup de main sur la garnison de Calvi. Il meurt dans un accrochage en 1555.

ORNANO (d') Camille (Don Camille): (1917-1987)
Originaire de Santa Maria Sichè. Haut-fonctionnaire. En 1958, il est directeur de cabinet du haut-commissaire au Cameroun. En 1976, il est nommé haut-commissaire du Territoire français des Afars et des Issas (actuellement Djibouti) jusqu'à son accession à l'indépendance en juin 1977. Ambassadeur de France au Luxembourg de 1977 à 1982. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ORNANO (d') Carlu: (quinzième siècle)
Seigneur de l'Ornanu. Ennemi de Vincentellu d'Istria. En 1433, il fait partie de la révolte contre ce dernier, conduite par Simone da Mare.

ORNANO Charles: (1919-1994)
Né à Aiacciu. Directeur adjoint des services de l'Equipement. Maire (bonapartiste) d'Aiacciu de 1975 à 1994. Sénateur de la Corse de 1980 à 1994. Il décède à Aiacciu en 1994.

ORNANO (d') Cuntessa: (quinzième siècle)
Epouse d'Alfonsu d'Ornanu. En 1495, après l'assassinat de son mari, l'Ufficio di San Giorgio lui confie tous les biens du défunt.

ORNANO (d') Dumenicu: (seizième siècle)
Architecte. En 1550, il est chargé de la direction de la construction de la tour des Sanguinarii (tour de A Parata), par le charpentier menuisier d'Aiacciu Ghjacumu Lombardo.

ORNANO (d') Francescu: (dix-septième siècle)
Originaire de Santa Maria Sichè. Frère d'Anton Francescu. En 1623, il commande 13 compagnies corses qui sont au service de Venise.

ORNANO (d') Francescu Maria: (1489-1560)
Seigneur de l'Ornanu. Père de Vanina et beau-père de Sampieru Corsu. En 1547, il intervient auprès du Roi de France Henri II, pour faire libérer son gendre, accusé de trahison par les Génois. En 1553, devant l'avance des Français, il aide le gouverneur génois Marsilio Fieschi, et les commissaires Bernardo Castagna et Paolo Vincenzo Lomellino, à s'enfuir à Gênes, où sa tête est mise à prix pour 300 écus.

ORNANO (d') Francescu Maria: (1726-1794)
Né à Santa Maria Sichè. Fils de Luca. En 1739, il est cadet volontaire au Régiment Royal Corse. Enseigne en 1742. Lieutenant en 1744. Capitaine en 1751. Major en 1752. Lieutenant-colonel en 1755. Colonel au Régiment Royal Corse et chevalier de l'Ordre de Saint Louis en 1758. En 1768, à Toulon, le Régiment Royal Corse est appelé à se rendre en Corse, pour renforcer les troupes françaises. Sur son injonction, ses officiers corses (le lieutenant colonel Marengo et le major Antoniu Rossi), puis son propriétaire, le comte de Luc, demandent au Roi de France de renoncer à cette décision, ce que ce dernier accepte. Brigadier d'infanterie en 1768. Maréchal de camp en 1780. Lieutenant général des Armées du Roi à Bayonne en 1790. Il fait reconnaitre reconnaitre les Ornano de Santa Maria Sichè et de Vicu nobles de noblesse prouvée au delà de 200 ans, par le Conseil Souverain de Bastia. Privé de son commandement en 1791, il est destitué, arrêté, emprisonné et guillotiné, à Paris, en Avril 1794 (il est l'un des derniers guillotinés de la Révolution).

ORNANO (d') François Antoine Pierre André: (1880-1964)
Né à Santa Maria Siché. Militaire. Lieutenant-colonel d'Infanterie Coloniale (ER). Grand officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre des TOE avec palmes. Médaille Militaire avec agrafe Côte d'Ivoire.

ORNANO (d') Ghjudicellu: (?-1421)
Seigneur de l'Ornanu. Cousin et ancien allié de Vincentellu d'Istria. En 1421, à Orezza, il aide à l'évasion d'Urbino da Mare, d'Andrea de Gentile et d'Andrea Lomellino. Vincentellu d'Istria le fait écarteler.

ORNANO (d') Ghjuvan Battista dit Bachjolu: (dix-huitième siècle)
Né à Aiacciu. Neveu de Luca. En Mai 1752, à Quenza, il est prêt à accueillir les armes à la main le gouverneur génois Giovanni Giacomo Grimaldi. A la Cunsulta di Peri, les Naziunali du Dilà l'élisent général, il sera assisté par trois autres chefs du Dilà. En Août, à la Cunsulta di Ghisoni, à laquelle il assiste avec tous les chefs du Diquà et du Dilà, le commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi fait l'unanimité contre lui, et le maréchal de Cursay est critiqué pour son laxisme envers le Génois. En Juillet 1753, il dirige la Cunsulta di U Cuventu di l'Istria, où les Naziunali du Dilà approuvent les décisions prises à la Cunsulta di Alisgiani du 10 Juin. En Octobre 1758, à la Cunsulta di l'Ornanu, les Anziani di Aiacciu l'élisent chef du Dilà. En Septembre 1761, avec les partisans de la République de Gênes et les Paolistes, éphémèrement unis contre Antoniu Colonna di Bozzi, à la tête de ceux de l'Ornanu, il marche sur Ziddarà, où ce dernier s'est réfugié. En Octobre 1763, pour régler le conflit qui l'oppose à Ghjacumu Petru Abbatucci, lieutenant général des quatre pièves du Sud, avec qui il se dispute la suprématie du Dilà, Pasquale Paoli les fait arrêter tous les deux, et les fait enfermer dans le Palazzu di Corti. En Mai 1764, il est libéré sous promesse d'exil. Il rejoint son fief de Zicavu, où il ne cesse de fomenter des troubles contre Pasquale Paoli, en s'alliant au Parti Français. En Mai 1769, après la défaite de Ponte Novu, il rejoint et soutient, avec d'autres, Clémente Paoli, lequel est dans le Dilà, en Cinarca, où il a décidé d'attaquer les Français à Mizzana, dans le but de retarder ces derniers au maximum afin de permettre à Pasquale Paoli de rejoindre Porti Vechju.

ORNANO (d') Ghjuvan Battista: (1767-1811)
Né à Aiacciu. Fils de Luiggi.

ORNANO (d') Ghjuvan Francescu: (seizième siècle)
Cousin de Vanina. En 1567, il participe à l'embuscade où, avec ses deux frères, il mettra à mort Sampieru Corsu. Un jugement des Génois lui attribue, à lui et ses frères, les neuf dixièmes de la prime offerte pour la mort de Sampieru Corsu, à savoir, 2000 ducats.

ORNANO (d') Ghjuvanantone: (seizième siècle)
Cousin de Vanina. En 1567, il participe à l'embuscade où, avec ses deux frères, il mettra à mort Sampieru Corsu. Un jugement des Génois lui attribue, à lui et ses frères, les neuf dixièmes de la prime offerte pour la mort de Sampieru Corsu, à savoir, 2000 ducats.

ORNANO (d') Guelfucciu: (1320-1380)
Seigneur de l'Ornanu. Ennemi d'Arrigu della Rocca. En 1379, il est nommé vicaire par les Génois de la Maona. En 1380, avec les deux autres vicaires nommés par la Maona, ils sont en désaccord avec celle ci, et il s'allie alors à Arrigu della Rocca, provocant ainsi le départ de la société génoise. Il est tué en 1380, dans une bataille au cours d'une querelle contre Niculaiu d'Ornanu.

ORNANO (d') Guglielmu: (?-1409)
Seigneur de l'Ornanu. Fils de Guelfucciu. Partisan de Vincentellu d'Istria. En 1408, il rejoint ce dernier à Aiacciu, où ils signent ensemble un pacte d'alliance avec Aragon. Ils assiègent Biguglia. En 1409, en l'absence de Vincentellu d'Istria, il fait allégeance au gouverneur Andrea Lomellino. A son retour en Corse, Vincentellu d'Istria l'attaque, le bat à Buffanaghja, près du col San Ghjorghju, et le contraint à se retirer dans son fort des di Bozzi, où il meurt de maladie contagieuse.

ORNANO (d') Guglielmu (il Bastardello): (?-1495)
Seigneur de l'Ornanu. En 1494, il est de retour en Corse. Il s'était établi à Gênes, après avoir été banni de Corse par sa famille. Avec les fils de Vincentellu di Bozzi, il est l'auteur de l'assassinat d'Alfonsu d'Ornanu. En 1495, avec ses complices, il est arrêté. Il est décapité à Aiacciu en 1495.

ORNANO (d') Henri François Alphonse: (1590-?)
Fils d'Alfonsu. Seigneur de Mazargues. Colonel général des Bandes Corses. Premier écuyer de Gaston d'Orléans. Conseiller du Roi. Gouverneur de l'Isle de Porquerolles et de Saint-André-les-Avignon. En 1626, il est nommé colonel général dans l'armée française. Il est le grand-père d'Adhémar d'Ornano, Comte de Grignan, mari de la fille de la Marquise de Sévigné.

ORNANO (d') Ignaziu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Torgia é Cardu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ORNANO (d') Jacques Théodore: (dix-septième siècle)
Descendant des Ornanu. En 1673, le Roi de France Louis XIV lui confie le commandement d'une compagnie de chevau-légers.

ORNANO (d') Jean-Baptiste: (1581-1626)
Né à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence). Fils d'Alfonsu. En 1596, il est nommé colonel du Régiment des Corses de Henri IV. En 1600, il est avec ce dernier à la guerre de Savoie. En 1610, il est nommé par le Roi de France Louis XIII, lieutenant-général de la Guyenne et du Languedoc. En 1619, il est gouverneur de Gaston d'Orléans, le frère du Roi de France Louis XIII. En 1626, il est nommé Maréchal de France. Il est arrêté, à l'instigation du cardinal de Richelieu, pour conspiration contre le Roi de France. Il décède (empoisonné ?) en prison, au donjon du château de Vincennes, en 1626.

ORNANO (d') Joseph Antoine: (né en 1949)
Né à Nice (Alpes-Maritimes). Peintre. Ecrivain.

ORNANO (d') Jules: (1622-?)
De Santa Maria Sichè. Patricien de Rome. Colonel général des Troupes Pontificales. Gentilhomme de la chambre de Louis XIV en 1664.

ORNANO (d') Luca: (1704-1779)
De Santa Maria Sichè. Descendant de Sampieru Corsu. Colonel du Real Corso. En Janvier 1731, au Cungressu di Corti, il est nommé, avec Ghjuvan Francescu Lusinchi, à la tête de la nouvelle administration nationale du Dilà. En Avril, il réunit les chefs révolutionnaires du Dilà, à Ziddarà, pour rassembler et organiser la région. En Février 1732, avec 1500 hommes, il participe à la reprise d'Ulmetu, tenu par les troupes austro-génoises. En Mars, avec 3000 ou 4000 Naziunali, il participe au siège de Sartè. En Septembre 1734, il remplace Ghjuvan Francescu Lusinchi, assassiné, et devient le seul responsable des Naziunali du Dilà. Il convoque une Cunsulta à Pitretu. Il y est convenu de s'associer aux pièves rebelles du Diquà et de prendre part à l'action révolutionnaire. En Avril 1735, il est tenté de négocier avec le commissaire du Dilà, Ottavio Grimaldi. Sebastianu Costa vient le rencontrer dans le Dilà et lui propose des plans d'actions qu'il approuve mais refuse d'appliquer sous prétexte que c'est le temps des moissons. En Août, à la Cunsulta di Zicavu, à laquelle il est absent, il est élu général. A la Cunsulta di l'Ornanu, il refuse toujours de concrétiser les initiatives militaires proposées par Sebastianu Costa. En Avril 1736, il arrive à Alisgiani pour reconnaître son souverain. Il se voit confirmé dans son grade de Lieutenant Général des Provinces du Sud. En Septembre, à Sartè, avec le Conseil de la Communauté, il reçoit le Roi Théodore. En Novembre, le Roi Théodore 1er, qui a décidé de quitter la Corse, le nomme Marquis et membre d'un Conseil de Régence, qui assumera, avec Ghjacintu Paoli, Luiggi Giafferi, aidés de Erasmu Orticoni et de Filippu Maria Cuttoli, l'administration de l'Ile. En Décembre, avec les membres du Conseil de Régence, il manifeste son soutien au Roi Théodore 1er, et députe Luiggi Ciavaldini auprès du commissaire général Paolo Battista Rivarola, pour entrer en négociations. En Janvier 1737, à la Cunsulta di Corti, avec les deux autres Régents et les Naziunali, il jure fidélité au Roi Théodore 1er. En Février, il mène des expéditions contre les Génois et leurs partisans dans le sud. La guerre s'éternise. En Décembre, à la Cunsulta di Corti, avec les deux autres Régents et les Naziunali, il confirme sa fidélité au Roi Théodore 1er. En Septembre 1738, il est parmi les fidèles de La Rocca et du Taravu venus nombreux se mettre sous les ordres de Théodore de Neuhoff, qui fait une tentative de retour en Corse. En Décembre, il interdit aux Corses du Dilà de déposer les armes, et convoque les Principali de La Rocca, de l'Istria, de l'Ornanu, du Talavu, de Cinarca, de Vicu et du Celavu à une Cunsulta au couvent de Mizzana. En Février 1739, le parti du Roi Théodore 1er, qu'il dirige avec Mathieu de Drost, reste le plus puissant. Ses adeptes arborent une cocarde verte. En Juillet, après la défaite des Naziunali devant les Français, il se rallie à ces derniers avec armes et troupes. Il est à Corti >avec le marquis de Maillebois. En Septembre 1741, le départ des Français inquiète les partisans corses, et il quitte Aiacciu pour se retirer à Zicavu. En Mars 1743, à la demande du Roi Théodore 1er qui tente un nouveau retour en Corse, il met en place un blocus terrestre à Aiacciu. Il ne manque plus que l'arrivée de la flotte anglaise. Laquelle arrive, mais reprend le large, abandonnant une nouvelle fois le Roi Théodore 1er. Il lève alors le siège d'Aiacciu, et convoque une Cunsulta à Capitellu. Il y est décidé de composer avec le pouvoir génois, lui-même faisant amende honorable avec le commissaire intérimaire Gian Battista Sperone. En Juin 1744, à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est une nouvelle fois désigné comme chef de la Corse, il est parmi les représentants des pièves du Dilà. En Décembre 1745, Dumenicu Rivarola, après avoir pris Bastia aux Génois, lui écrit pour le prier de veiller à l'union de ses peuples, et lui fait part de son intention d'attaquer Calvi et Aiacciu. Il ne lui répond pas, averti par le commissaire génois du Dilà du danger d'une telle entreprise. A Aiacciu, le gouverneur Stefano de Mari regroupe une quinzaine de compagnies de 60 hommes. Il lui en donne le commandement et le nomme lieutenant-colonel. Il se trouve à Bucugnà quand Aleriu Francescu de Matra, à Vivariu, avec 6000 hommes, veut franchir la Bocca à Vizzavona, pour rejoindre Aiacciu. Il lui demande de renoncer, mais celui-ci refuse, le combat a lieu, et Aleriu Francescu de Matra est repoussé. En Janvier 1746, des vaisseaux arborant le pavillon anglais entrent dans le golfe d'Aiacciu, jusqu'à la tour de Capitellu. Devant le danger, le gouverneur Stefano de Mari le rappelle, avec ses hommes. En Juin, il est appelé en renfort par les Génois, à Corti. Avant qu'il n'arrive, une trêve de douze jours est négociée, puis, les Génois se rendent à Ghjuvan Petru Gaffori, à des conditions satisfaisantes pour tous. Venant d'arriver à Vivariu, il apprend la nouvelle, et décide de rentrer à Aiacciu. En Mai 1748, avec les forces du Dilà, il n'intervient pas dans la marche des Naziunali sur Bastia. En Mai 1751, il tente de s'opposer au départ prévu des troupes françaises. En Juillet, il n'est pas autorisé par les Français à assister à la Cunsulta di San Fiurenzu qui rassemble les Prucuratori des pièves et les députés. En Janvier 1752, avec les Capipopuli de l'Ornanu, il permet aux Génois d'occuper le village de Quenza, ce qui provoque l'indignation des Capi di A Nazione. Il décide de calmer les esprits, et de ménager Naziunali, Génois et Français. En Mai, il reçoit, à Quenza, le gouverneur Giovanni Giacomo Grimaldi.

ORNANO Luiggi (Lodovico): (1748-1816)
Né à Aiacciu. Descendant d'Alphonse d'Ornano. Epoux d'Isabella Buonaparte, cousine germaine de Napoléon. Colonel de la Garde Nationale d'Aiacciu. Président de la municipalité de la ville d'Aiacciu de 1797 à 1798.

ORNANO (d') Lupu: (quatorzième siècle)
De Santa Maria Sichè. Seigneur de l'Ornanu, capitaine des gardes de Ghjudice di Cinarca. En 1305, il trahit ce dernier au profit de Guglielmu della Petrallarretta. En 1317, avec son frère Ristorcellu, il est mêlé à la Guerra di'Bastardi, entre les quatre fils de Ghjudice di Cinarca. En 1345, Pierre IV, le Roi d'Aragon lui écrit pour l'inciter à le servir. En 1347, il se soumet à Gênes par l'intermédiaire du vicaire Nicolo da Levante.

ORNANO (d') Michel: (1924-1991)
Né à Paris. Descendant d'Alphonse d'Ornano. Homme politique français (UDF). Industriel. Maire de Deauville de 1962 à 1977. Député du Calvados de 1967 à 1974, en 1978, et de 1981 à 1991. Ministre de 1974 à 1981 (Industrie, Culture, Environnement). Président du Conseil Général du Calvados de 1979 à 1991. Président du Conseil Régional de Basse-Normandie de 1983 à 1986. Vice-président de la Socpresse. Il décède à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), en 1991.

ORNANO (d') Michel-Marie: (né en 1944)
Conseiller régional de l'Isère après avoir fait une carrière dans le secteur privé. Retraité, il s'adonne à ses premières passions: la musique, la peinture et l'écriture poétique. Il est à l'origine de la translation des cendres du maréchal Alfonso d'Ornano à Bordeaux. Auteur de Les Ornano, un lignage féodal corse dans l'Histoire de France, en 2009.

ORNANO (d') Mighele Anghjulu: (seizième siècle)
Corse. Pro Génois. Lieutenant de Raffaello Giustiniani. Cousin de Vanina. En 1567, il organise l'embuscade où, avec ses deux frères, il mettra à mort Sampieru Corsu. Il touche, avec ses frères, les neuf dixièmes de la prime offerte pour la mort de Sampieru Corsu, à savoir, 2000e ducats.

ORNANO (d') Mighele Anghjulu: (dix-neuvième siècle)
Ecclésiastique. En 1801, il dirige la bibliothèque d'Aiacciu, œuvre du Ministre de l'Intérieur Lucien Bonaparte, au grand séminaire de la ville.

ORNANO (d') Mighele Anghjulu: (1771-1859)
Né à Aiacciu. Fils de Luiggi. Capitaine dans l'Armée d'Italie. Député de la Corse au Corps Législatif de 1799 à 1800. Consul général de France en Sardaigne. Chargé d'affaires de France au Maroc en 1811. En 1830, durant les Trois Glorieuses, il est membre de la Commission désignée par le Conseil Municipal d'Aiacciu qui est chargée du maintien de l'ordre. Il décède à Aiacciu en 1859. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ORNANO (d') Niculaiu: (quatorzième siècle)
Seigneur de l'Ornanu. Ennemi d'Arrigu della Rocca. En 1379, il est nommé vicaire par les Génois de la Maona. En 1380, avec les deux autres vicaires nommés par la Maona, en désaccord avec celle ci, il s'allie à Arrigu della Rocca, et provoque ainsi le départ des Génois.

ORNANO (d') Orlandu: (?-1475)
De Santa Maria Sichè. Seigneur de l'Ornanu. En 1456, allié de Raffe di Leca, battu et traqué par Antonio Calvo, il s'enfuit à Naples. En 1466, il participe à une Vedutà, à A Venzulà, convoquée par le gouverneur milanais Maurizio Scotti, pour compter les partisans du Duc de Milan, dont il fait partie. Fondateur vraisemblable de la branche de Santa Maria Sichè.

ORNANO (d') Orlandu: (?-1561)
Pro Génois. En 1556, il aide Tulliu de Gentile contre les de Gentile, pro Français. Devenu à son tour pro Français, en 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est condamné à mort et exécuté.

ORNANO (d') Paul: (1922-2002)
Né à Santa Maria Siché. Ingénieur de l'Ecole Centrale de Paris (ECP). Sénateur (Droite) représentant les Français établis hors de France de 1974 à 2001. Il décède à Paris, en 2002. Officier de la Légion d'Honneur.

ORNANO (d') Paul-François: (1851-1922)
Descendant de la branche de Vicu. Comte. Grand Croix de l'Ordre du saint Sépulcre. Chevalier de Malte. Créé Marquis Romain par bref pontifical en 1899.

ORNANO (d') Paulu: (dix-septième siècle)
Ecclésiastique. Evêque de Sassari.

ORNANO (d') Petru Ghjuvanni: (seizième siècle)
Chef militaire corse. En 1553, il est aux côtés des Français, contre les Génois. Il s'installe à Porti Vechju, après s'en être emparé, avec le Turc Dragut. Puis il essaie de convaincre les habitants de Bunifaziu de se rendre aux Turcs. A Gênes, sa tête est mise à prix pour 500 écus. En 1564, il est avec Sampieru Corsu, lorsque ce dernier débarque de Marseille pour commencer sa révolte contre les Génois. En 1565, il est à Fuzzà. Il essaie de s'emparer de Sartè, mais les Génois le repoussent. En 1567, à la mort de Sampieru Corsu, avec le Génois Raffaello Giustiniani et d'autres Caporali, il marche sur Rennu pour s'en emparer. De Vicu, Alfonsu d'Ornanu tente de l'en empêcher; le combat, près de l'église de Sant'Antoniu, fait 7 tués chez les Corses, et 26 six chez les Génois.

ORNANO (d') Philippe-Antoine: (1784-1863)
Né à Aiacciu. Comte. Fils de Luiggi. Epoux de Marie Laczynska-Walewska. Il entre dans l'armée en 1799. Sous-lieutenant au 9ème Dragon en 1800. Il prend part à la guerre d'Italie en 1800, puis à l'expédition de Saint-Domingue, en 1801. Aide de camp du général Berthier en 1804. Chef de bataillon, commandant des Tirailleurs Corses, en 1805. Colonel au 9ème Dragon en 1806. Créé Comte de l'Empire en 1808. Général de brigade en 1811. Général de division en 1812. Commandant de la Cavalerie de la Garde en 1813. Il est blessé en 1814, lors des campagnes de Russie et de France. Exilé à Liège en 1815 comme parent des Bonaparte, il épouse, en 1816, Marie Waleska. En 1818, il est autorisé à rentrer en France, et est réintégré dans l'état-major général, en 1828, comme inspecteur de la cavalerie. Lieutenant général en 1830, il commande la division de Tours. Nommé Pair de France en 1832. Il prend sa retraite militaire en 1848. Député d'Indre-et-Loire de 1849 à 1851. Sénateur de 1852 à 1863. Grand chancelier de la Légion d'Honneur de 1852 à 1853. Gouverneur de l'Hôtel Impérial des Invalides de 1853 à 1863. Maréchal de France en 1861. Il préside la cérémonie du transfert des cendres de Napoléon 1er de l'église des Invalides dans le tombeau du Dôme. Il décède à Paris en 1863. Grand Croix de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre de Saint Louis. Son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe.

ORNANO (d') Pierre-Paul: (dix-septième siècle)
Fils de Jules. Patricien de Rome, marquis romain, gentilhomme de la chambre de la reine Christine de Suède. En 1689, il est colonel général des Troupes Pontificales.

ORNANO (d') Pierre-Paul: (1920-2005)
Maire de Santa Maria Sichè de 1964 à 1989.

ORNANO (d') Ristorcellu: (quatorzième siècle)
Seigneur de l'Ornanu, frère de Lupu.

ORNANO (d') Ristorcellu: (quinzième siècle)
Seigneur de l'Ornanu. En 1418, il s'empare de la seigneurie des di Bozzi.

ORNANO (d') Rodolphe Auguste Louis Maurice: (1817-1865)
Né à Liège (Belgique). Fils de Philipe Antoine. Haut fonctionnaire. Membre de la Société Archéologique de Touraine et de la Société Académique d'Indre-et-Loire. Préfet de l'Yonne en 1851. Chambellan et Premier Maître des Cérémonies de Napoléon III puis premier maître des cérémonies, en 1853. Député (majorité dynastique) de l'Yonne de 1853 à 1865. Auteur d'une Histoire de l'Ordre de Malte, de poésies (Les Tourangelles et Les Napoléoniennes). Il décède à La Branchoire (Indre-et-Loire) en 1865. Commandeur de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre de Charles III d'Espagne. Commandeur de l'Ordre d'Albert de Saxe. Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand. Commandeur de l'Ordre de Saint-Georges des Deux-Siciles. Commandeur de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

ORNANO (d') Vanina (Ghjuvanina): (1530-1563)
Fille de Francescu Maria. En 1545, elle épouse Sampieru Corsu. En 1562, à Marseille, elle vend tous les biens de Sampieru Corsu, celui ci étant en mission à Alger, et se prépare à quitter la ville pour Gênes, avec son plus jeune fils Anton Francescu et le prêtre percepteur Ombrone. Elle en est empêchée par les amis de son mari, Antoniu di San Fiurenzu et Thomas Lenche. En 1563, d'Antibes, où elle s'est réfugiée, elle écrit aux sénateurs génois, accusant son époux de la maintenir prisonnière. Elle est emmenée à Marseille par Antoniu di San Fiurenzu; là, elle est assignée à résidence par ce dernier, à la demande de Sampieru Corsu, lequel est à Constantinople. Le prêtre Ombrone est emprisonné au fort Saint Jean. Elle écrit une nouvelle lettre à Gênes, dénonçant un complot de son mari contre l'autorité génoise. Un arrêt du parlement d'Aix en Provence, la fait libérer ainsi que Ombrone (qui rentre à Gênes). Le 10 Août, elle est assassinée par son mari Sampieru Corsu, de retour à Marseille (qui l'étrangle ou la poignarde).

ORNANU CORSU Simone: (dix-septième siècle)
Corse. En 1619, il recrute en Corse, pour le compte de la République de Venise, trois compagnies de 150 hommes.

ORNETU (d') Cesarinu: (seizième siècle)
Caporale. Il suit Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile. En 1565, à la Cunsulta di Pedicorti, tenue par Sampieru Corsu, il est nommé conseiller de ce dernier.

OROSE: (sixième siècle)
Abbé envoyé en Corse, en 591, par le pape Grégoire 1er, pour qu'il trouve un lieu pour construire un monastère.

ORRU Serge: (né en 1954)
Né à Tunis. Homme d'entreprise. Créateur d'événements. Militant associatif. Ecologiste. Président fondateur du Festival du Vent de Calvi (Festiventu) de 1992 à 2006. Directeur général de l'ONG WWF France depuis 2006. Auteur de Pierre Rabhi, le fertile (2011). Officier de la Légion d'Honneur.

ORSACCHIONI Antoine Dominique: (1803-1829
Né à Sant'Andria di U Cotone (au hameau de Cigliu). Laboureur. En 1826, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Travaux Forcés, pour enlèvement. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1829.

ORSATELLI Battista: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Cassanu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ORSATELLI Eugeniu Francescu dit François EUGENE: (1768-1811)
Né à Cassanu. Militaire. Il entre au Régiment Royal Corse en 1787. Il passe au Bataillon des Chasseurs Corses en 1788. Caporal fourrier en 1791. Sergent-major au Bataillon du Mont Blanc en 1793. Capitaine en 1795. Il effectue une mission de renseignement en Corse en 1796. Chef de bataillon dans l'armée de la République Cisalpine à Turin en 1797. Colonel en 1805. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1806. Commandeur de l'Ordre de la Couronne de Fer. Général de brigade en 1808 lors de la campagne d'Espagne. Il meurt au combat en Espagne, à Terragone, en 1811.

ORSATELLI Ghjuliu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de U Favalellu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ORSATELLI Gray:
Originaire de Castagniccia. Comédien.

ORSATELLI Jean-Dominique:
Originaire de Castagniccia. Né à Castiglione, en Algérie. Photographe. Sculpteur. Auteur-compositeur. Humaniste. Il rentre en Corse, à Bastia, à l'âge de 5 ans. En 1989, il s'installe en Côte d'Ivoire, où il se consacre à la photo et à la sculpture. Il est de retour en Corse, à Calvi, en 2001. Il expose alors photographies, dessins numériques et sculptures.

ORSATELLI Simon: (1805-1860
Né à U Favalellu. Laboureur. En 1852, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1860.

ORSATTI Giovanni Battista: (dix-septième siècle)
Génois. Chancelier de la Corse en 1604.

ORSATTI Leslie: (née en 1985)
Originaire de Quenza. Fille de Paul. Artiste plasticienne. Elle publie sous le nom de Les gribouillis de Leslie Orsatti. Co-illustratrice du livre Au comptoir du bar de Maud Loubet Grimaldi (2016).

ORSATTI Paul: (né en 1941)
Né à Aiacciu. Originaire de Quenza. Footballeur professionnel (gardien de but) de 1959 à 1977 (Aix, Bastia, Toulon, Avignon, Toulouse, Paris). Surnommé le Chat de Quenza. Entraineur de 1977 à 1998 (Toulouse, Beaune, Aiacciu, Besançon, Toulon, Martigues). En 1998, il crée l'Institut Sportif de Formation (ISF), qui pour but de tendre la main, par le biais du football, à des garçons en situation d'échec, déscolarisés mais possédant la passion du sport. En 2011, il coache le FC Lorient entraîné par Christian Gourcuff, notamment sur la préparation mentale des joueurs. Auteur de Une vie de foot, l'intégrité par le Sport des jeunes en difficulté, en 2004. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

ORSATTONI ?: (dix-huitième siècle)
Originaire de Ghjucatoghju. Chanoine. En Juin 1759, à Lucciana, à la suite d'un Supreme Cunsigliu, il participe à un congrès des représentants du Clergé de Corse, au cours duquel il est chargé de se rendre auprès du nouveau pape Clément XIII pour lui exposer les graves désordres que traverse l'église corse, (en autre la nomination du vicaire général du diocèse d'Aleria), de faire valider l'élection du Provincial des Franciscains, et lui demander la venue sur l'Ile du vicaire apostolique désigné par la congrégation générale des cardinaux à Rome, Cesaro Crescenzio de Angelis.

ORSETTI Christian Ernest-Marie:
Originaire de Corti. Directeur de cabinet du ministre de l'agriculture en 1962. Préfet de la Martinique de 1973 à 1975. Préfet du Lot-et-Garonne de 1975 à 1977. Préfet honoraire. Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Principauté de Monaco en France de 1977 à 2006. Grand Officier de l'Ordre de Grimaldi en 2005. Grand Officier de la Légion d'Honneur en 2007.

ORSI Ghjacumu: (dix-neuvième siècle)
Serviteur de Pasquale Paoli. En 1804, il figure sur le testament de celui-ci déposé aux archives du diocèse de Canterburry.

ORSI Jean-Pierre: (né en 1942)
Né à Cagnes-sur-Mer. Journaliste. Militant syndical et politique. Ecrivain. Il collabore au Patriote, à Nice, de 1963 à 1967. Il effectue ensuite un séjour de 2 ans dans les pays de l'Europe de l'Est en particulier à Budapest où il s'occupe du service information d'une organisation internationale de jeunesse. Il est de retour en France en 1969. Il se reconvertit dans l'informatique. Il travaille chez Citroën, puis dans le groupe pharmaceutique Synthelabo, durant 6 ans, où il écrit un livre sulfureux, la Mafia du médicament. Il travaille ensuite 25 ans dans les Mutuelles de Provence, à Marseille, tout en militant activement à l'UGICT (Union Générale des Cadres Ingénieurs et Techniciens)-CGT. Retraité, il vit en Corse, Coti-Chjavari. Auteur de romans policiers (Sous le regard de Napoléon (2005), La chèvre de Coti Chiavari (2006), Don Giovanni (2008), La nuit de San Matteo (2010), La Madona di Polsi (2011)...). Créateur du festival Corsicapolar en 2007.

ORSINI André: (1958-1982)
Né à Bastia. Originaire de U Viscuvatu. Militaire. Caporal au 2ème Régiment Etranger de Parachutistes basé à Calvi. Décédé en service aérien commandé, avec 35 autres militaires lors de la catastrophe aérienne du mont Garbi à Djibouti en 1982. Une plaque souvenir porte son nom sur le Monument aux Morts de la commune de U Viscuvatu.

ORSINI Anghjulu Petru: (dix-neuvième siècle)
Maire de Castellu di Rustinu en 1876.

ORSINI Antoine: (né en 1958)
Maître de conférence habilité à diriger les recherches en écologie, spécialiste des eaux douces à l'Université de Corse, depuis 1986. Il y crée la licence et la maîtrise de Biologie, ainsi que le master Eau et Environnement. Il est à l'origine du projet structurant Gestion et Valorisation des Eaux en Méditerranée. Membre du Groupe d'Experts Scientifiques du District de Corse en application de la Directive Cadre européenne sur l'Eau. Membre du conseil scientifique de la réserve de l'UNESCO, Man et Biosphère, pour le Fangu.

ORSINI Antoine: (né en 1966)
Né à Bastia. Originaire de Castellu di Rustinu. Directeur de l'Agence de Développement Economique de Haute-Corse jusqu'en 2012. Maire (divers gauche) de Castellu di Rustinu depuis 2001. Fondateur et président de la Fiera di a Pesca e di a Caccia, de Ponte Novu, depuis 2004. Elu conseiller territorial (social démocrate) de 2010 à 2015 (président de la Commission des Finances).

ORSINI Benedettu dit Ali Orsino ou Hossein: (1642-1689)
Né à Sartè. En 1661, il est enlevé par les Turcs à la Teghja dei Turchi, dans le golfe de Roccapina. Il devient un pirate barbaresque, sous le nom d'Ali Orsino. Il est tué en 1689, lors de la mise à sac de Tunis.

ORSINI Denis (L'Acula di a Testa): (né en 1974)
Né à Porti Vechju. Il réalise un tour de Corse pédestre (près de 1700 kilomètres en suivant au plus près le littoral), en 38 jours, en 2008. Créateur d'une maison d'édition musicale, Musicaliberta, en 2009 (disparue depuis).

ORSINI Dumenicu: (?-1840)
De Zuani. Bandit. En 1840, il est tué dans son village.

ORSINI Etienne:
En 1910, il est élu maire de Castellu du Rustinu. Réélu en 1918.

ORSINI Etienne: (né en 1968)
Bibliothécaire. Poète. Il donne aussi régulièrement des concerts de polyphonies corses et participe à des expositions de photographies. Auteur de Mais je reviens de l'Immobile (2004), A perte d'oubli (2006), L'Année poétique (2007), L'Anthologie de la prière contemporaine (2008), Veillée d'âme (2008), Sable (poésie images, 2009), Autant que ciel se peut (2010), Transparence (poésie images 2012), Gravure sur braise (2013), Un paysage, à l'arbre près, ombres et lumières en Custera (recueil numérique de poèmes et photographies 2014)...

ORSINI Frédéric dit Orsini d'Ampugnani, dit Orsini Delval:
Originaire de A Porta d'Ampugnani. Journaliste. Poète. En 1899, il publie ses poésies, dont quelques unes en langue corse, Les Chants du petit Corse. Il rentre de la Grande Guerre comme lieutenant. Chevalier de la Légion d'Honneur. Collaborateur du journal A Muvra des frères Rocca. Membre du Partitu Corsu d'Azzione de Petru Rocca en 1922. Directeur de la revue Corsica, d'idéologie néo-nationaliste, en 1932.

ORSINI Frédéric:
Originaire de Sant'Andria di Boziu. Maire de Sant'Andria di Boziu depuis 1998. Conseiller territorial (droite) en 1998.

ORSINI Ghjuseppu Filippu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Rebbia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ORSINI Giordano (JOURDAN des URSINS): (1500-1564)
Mercenaire romain. Commandant des galères de Cosme de Médicis en 1550. En 1553, il est au service des Français en Corse. Il défend San Fiurenzu devant l'attaque des Génois d'Andrea Doria. En 1554, il entame des négociations avec le Génois Chiappino Vitelli, l'envoyé d'Andrea >Doria; elles échouent, les conditions des Génois étant trop dures. Il se rend alors au Génois. Il est emprisonné et envoyé à la prison d'Antibes. En 1555, libéré depuis par les Génois, il remplace, en tant que commandant des troupes royales dans l'Ile, Paul de La Barthe, seigneur de Termes, qui est rappelé en France par Henri II. Il fait le siège Calvi. Mais la ville résiste, et il est obligé de lever le siège. Il reçoit, de Marseille, 300 sapeurs en renfort. Il tente d'assiéger Bastia, mais devant la défection de la flotte turque, il y renonce. Il fait renforcer les positions de Bunifaziu, Aiacciu et Porti Vechju. En 1556, il est rappelé en France. Avant de partir, il désigne leurs positions à ses alliés corses. Puis il décide de tenir une dernière Cunsulta. Cette Cunsulta réunit I Nobili Dodeci du Diquà, I Nobili Sei du Dilà, deux Prucuratori élus par piève, tous les seigneurs, Sampieru Corsu, les officiers de l'état major royal, et des notables corses et français. Une réforme des lois de Gênes y est décidée. Deux représentants des Corses, Ghjacumu della Casabianca et Leonardu di Corti, l'accompagneront à la cour du Roi de France. L'idée de rattachement de la Corse à la France n'est pas exprimée. En 1557, il est de retour sur l'Ile, avec le titre de Vice Roi de Corse. Il débarque à Aiacciu, et envoie un millier de Français en Balagna pour renforcer les compagnies de Jean de Cros, déjà sur place. Puis, il s'embarque pour San Fiurenzu, dont il a décidé de reconstruire les fortifications. Il délivre Furiani des Génois de Girolamo de Lodrone. A une Cunsulta tenue à U Viscuvatu, sous la présidence de Sampieru Corsu, et à laquelle la plupart des représentants corses participent, il annonce le rattachement imminent de la Corse à la France. De plus, il affirme également que le Roi de France Henri II lui a fait savoir qu'il répondra favorablement aux requêtes formulées par les Corses, sauf trois: celles visant l'exemption de la gabelle, l'autorisation de récolter le sel et l'amnistie pour tous les crimes commis depuis le début de la guerre. En 1558, il convoque une Cunsulta à Corti. Elle est ouverte à tous les Corses. Puis, il rentre en France, rappelé par le Roi Henri II, pour régler les modalités de la paix prochaine en Corse. Il laisse, à sa place, le gouverneur d'Aiacciu, Achille de Harlay. Il écrit à Henri II, pour lui demander des privilèges pour les Corses. Il sera reçu en cour. En 1559, il est de retour en Corse. Après la signature du Traité de Cateau Cambrésis, qui stipule que les Français doivent rendre la Corse aux Génois, il reçoit, à Aiacciu, une vingtaine de notables corses. Il essaie de les rassurer, et leur conseille l'envoi de deux ambassadeurs auprès de Henri II. Il accompagne sur l'Ile Michel de Seurre, l'envoyé spécial du Roi de France François II, qui apporte aux Corses une lettre de ce dernier leur rappelant les termes de l'accord signé par son père Henri II, stipulant que la restitution de la Corse doit se faire un mois après cette signature. En 1559, après la signature du Traité de Cateau Cambrésis, il remet officiellement Bunifaziu à la République de Gênes. Puis sa mission terminée, il rentre définitivement en France.

ORSINI J.E.: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Canari en 1840.

ORSINI Jean:
Officier de l'armée française. Gestionnaire de l'hôpital militaire de Bastia. Franc-maçon. Membre de la loge maçonnique Union Africaine d'Oran. Un des membres fondateurs, en 1901, à Bastia, de la la loge maçonnique L'Etoile de Cyrnos, du Grand Orient de France. En 1904, il est impliqué dans l'Affaire des fiches, à Paris.

ORSINI Jean: (?-1992)
Ancien de la French-Connection, il est abattu à Calvi, en 1992.

ORSINI Jean (Jeannot Orsini Farramoca): (né en 1933)
Originaire de Zonza. Artiste peintre. Poète. Il obtient de nombreux prix et diplômes entre 1976 et 1993 (Senlis, Paris, Cannes, Londres, Bâle, Deauville, Genève, Rome, Belgique...). Il figure dans le Guide des Créateurs 1990-1991 (Editions Delpha, Paris), dans l'Annuaire de l'Art International 14ème édition (Edition Patrick Sermadiras, Paris) et dans l'Annuaire des Peintres, Sculpteurs, Experts et Galeries de France, à la rubrique Peintures de France 1995-1996 de Patrick Bertrand. Sociétaire en 1975 de la Haute Académie Littéraire et Artistique de France. Membre de l'Académie Internationale des Beaux Arts et de la Sculpture de Senlis. Membre du Centre de Liaison des Artistes Peintres et Amateurs d'Art de France. Président du Comité du Grand Prix International de Peinture et Sculpture de la Corse. Auteur de Poésies en couleurs (2008), un ouvrage qui regroupe ses tableaux et ses poèmes, en langue française comme en langue corse, et d'un livre intitulé Évocations, récit autobiographique dans lequel il évoque ses souvenirs de jeune soldat rappelé en Algérie et les épreuves de cette guerre. Il y dresse un portrait tendre et amusé des personnages qui ont traversé sa propre histoire et l'histoire du village, et y évoque les traditions corses, les mariages, les élections, les enterrements, le lancer de coq à l'école primaire et la sacro-sainte épreuve du certificat d'études. Auteur également d'un CD, Canta l'amori, de 20 titres (12 poèmes et 8 chansons), écrits en langue corse et en langue française, et dont les accompagnements sont de l'auteur compositeur interprète Mathilde Recly et du guitariste bastiais Jean-Michel Panunzio.

ORSINI Jean:
Conseiller d'arrondissement (droite) de Paris (XIème) en 2001.

ORSINI Jean Bernard: (1824-1849
Né à L'Isula. Tailleur. En 1847, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour complicité d'homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1849.

ORSINI Jean Camille (Ioannès Camilius Ursinus): (dix-septième siècle)
Originaire de U Polverosu. En 1669, il obtient un diplôme de droit canon et droit civil (sous le nom de Ioannès Camilius Ursinus). Un exemplaire de ce diplôme est déposé à la bibliothèque Saint-Ignace de Rome.

ORSINI Jean Joseph Casimir: (1898-1974)
Né à Latour-de-France (Pyrénnées-Orientales). Originaire de Sant'Andria di U Boziu. Ancien combattant, blessé et brûlé par les gaz de la Première Guerre Mondiale. Directeur de l'Enregistrement et des Domaines de l'Afrique Equatoriale Française (AEF). Présdident de l'Association des Coloniaux Français de l'AEF. Vice-Président Association des Anciens Elèves du Lycée de Bastia. Présidentt de l'Automobile Club de Corse. Conseiller municipal de Bastia. Officier de la Légion d'Honneur.

ORSINI Jean-Sébastien: (né en 1982)
Originaire de Calinzana. Chanteur. Musicien (guitare). Membre des groupes Aghja Rossa, L'Alba, avant de chanter en solo.

ORSINI Joseph-Marie: (1796-1843
Né à Bustanicu. Cordonnier. En 1839, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour assassinat. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1843.

ORSINI Louis:
Auteur de Les Arrêtés Miot, paru en 1990.

ORSINI Marc: (?-1991)
Sergent-chef des sapeurs pompiers. Mort au feu lors d'un incendie à Bastia, en 1991.

ORSINI Marcel: (1911-1999)
Né à Toulon. Médecin militaire. Nommé chef du service médical d'Hassetche en Syrie de 1937 à 1938, il fait face courageusement à une épidémie de peste, décelée à son initiative, en organisant et conduisant les secours. Ayant entendu en Haute-Volta l'appel du 18 Juin, et refusant la défaite, il prend secrètement contact, dès le 25 Juin 1940, avec le Q.G. du général de Gaulle par l'intermédiaire des autorités britanniques de Gold Coast. Il participe à toute la guerre, notamment en Afrique. Il est, en décembre 1941, condamné à mort par contumace, comme chef de complot par les tribunaux de Vichy. Il se distingue après le débarquement de Provence en Août 1944 lors de la prise de Toulon et par la suite en Alsace, notamment dans la forêt de l'Illwald, en Février 1945, contribuant par son action, dans des conditions particulièrement difficiles, à sauver un grand nombre de vies humaines. A la fin des combats, il est affecté à la Direction du Service de Santé de la 1ère Armée Française puis des Troupes d'Occupation en Allemagne (1945-1946). Médecin-colonel en 1947. Chef d'Etat-major de la Direction des Services sanitaires en Extrême-Orient (Indochine) en 1948. A partir de 1955, il dirige le Service de Santé de la 9ère Région militaire puis, de 1959 à 1961, celui de la Zone d'Outremer n°3 (Tananarive). Médecin général de 1ère classe, il dirige ensuite le Service de Santé des Troupes de Marine à Nouméa. En 1968, il est médecin général Inspecteur des Troupes de Marine. Directeur adjoint au Service de Santé des Armées en 1969. En 1970, il occupe les fonctions de médecin inspecteur général du Service de Santé des Armées à Paris. Grand officier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Grand Croix de l'Ordre National du Mérite. Croix de Guerre 39/45 (5 citations). Croix de Guerre des TOE. Médaille de la Résistance avec rosette. Médaille Coloniale avec agrafes Libye, Tunisie, AFL, E-O. Croix du Combattant. Croix du Combattant Volontaire. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance. Médaille d'Honneur des Epidémies. Médaille Commémorative 39/45. Médaille des Services Volontaires dans la France Libre. Médaille Commémorative du Levant. Commandeur de l'Etoile Noire du Bénin. Commandeur du Nicham Iftikar. Commandeur du Nichan El Anouar.

ORSINI Mathieu: (1802-1875)
Né à Castellu di Rustinu. Ecclésiastique. Abbé. Premier chapelain de Saint-Louis des Invalides. Membre titulaire de l'Institut Historique de France en 1838. Associé honoraire de l'Institut d'Histoire et de Géographie du Brésil en 1840. Protonotaire apostolique honoraire à Rome en 1841. Comte du Sacré Palais. Chevalier de la Milice Dorée. Membre titulaire de l'Institut d'Afrique, en 1853. Auteur de La Vierge ou Histoire de la Mère de Dieu (1838), Les fleurs du ciel ou imitation des Saints, (1839), La vie de Saint-Vincent de Paul (1842), La bible des familles catholiques (1851) Le paradis terrestre (1857). Il décède à Paris en 1875. Chevalier de la Légion d'Honneur. Décoré de l'Ordre d'Isabelle la Catholique.

ORSINI Maxime:
Originaire de Muratu. Humoriste. Membre, avec Raphaël Rossi, du duo Raph et Max.

ORSINI Michel: (?-1944)
Originaire d'Ortiporiu. Résistant. Instituteur. Sergent-chef des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Il est fusillé par les Allemands, au Fort de Vincennes, en 1944. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

ORSINI Michel: (1925-1978)
De U Mucale. Docteur en droit canonique. Auteur d'une thèse La Corse, Terre vaticane ? en 1975.

ORSINI Monique: (née en 1937)
Née à U Quarcitellu. Professeur de dessin. Artiste peintre abstrait lyrique (estampe, lithographie, gravure, dessin, livre illustré). Premier Prix Monier en 1970. Elle expose à Aiacciu en 1995 et en 2004. Membre de l'association I Culori d'Umani.

ORSINI Olivier: (1914-2014)
Originaire de Belgudè. Militaire. Lieutenant-colonel (CR). Auteur de Belgodère mon village, paru en 1985. Officier de la Légion d'Honneur.

ORSINI Paul: (1827-1851
Né à Porti Vechju (au hameau de Strette). Laboureur. En 1848, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour complicité de séquestration et d'assassinat. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1851.

ORSINI Paula:
Originaire de A Petra di Verde. Artiste peintre.

ORSINI Paulu Luiggi: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Arbitru, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ORSINI Pierre: (1917-2008)
Né à Veru. Résistant, il participe activement aux combats pour la libération de la Corse. Fondateur de l'Association Nationale des Anciens combattants et Résistants (ANACR) de la Corse. Membre du Conseil National de l'ANACR depuis 1976.

ORSINI Pierre: (né en 1938)
Né à Aiacciu. Huissier de justice. Pilote automobile (rallye) de 1956 à 1971. Triple vainqueur du Tour de Corse automobile (en 1959, 1962 et 1965), sur Renault, avec Jean Canonici. Deuxième du Rallye des Cévennes en 1965, 1966, 1967, et 1968. Auteur de Mes 15 années de rallye (2011).

ORSINI Régulus: (1937-1970)
Né à Tien-Tsin (Chine). Originaire de Sant'Andria di Boziu. Militaire. Adjudant au 21ème Régiment d'Infanterie de Marine. Il est tué lors de combats au Tchad, en 1970. Reconnu Mort pour la France. Cité à l'Ordre de l'Armée. Médaille Militaire à titre posthume. Les 271ème et 274ème promotions de sous-officiers d'active de Saint-Maixent portent son nom. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Sant'Andria di Boziu.

ORSINI Stéphane: (né en 1971)
Originaire de U Castellà di Casinca. Historien. Archéologue. Animateur de la Fédération d'Associations et Groupements pour les Etudes Corses (FAGEC).

ORSINI Sylvie:
De A Penta di Casinca (I Fulelli). Artiste plasticienne (aquarelles, sculptures, céramiques, bijoux d'art...). Ecrivain. Auteur de Et si vous disparaissiez, paru en 2012.

ORSINI-MARZOPPI Marie-France:
Ecrivain. Auteur de Récits et Contes populaires de Corse, paru en 1978.

ORSO Michel: Voir BERTOLUCCI Ours Paul.

ORSOLINI Gaétan: (1884-1954)
Originaire de Corti. Sculpteur. Elève du sculpteur Aimé Millet. Il expose au Salon des Artistes Français.

ORSOLINI Joseph: (né en 1944)
Né à Corti. Architecte. Sculpteur. Spécialiste de l'architecture ancienne de la Corse. Historien d'art. Conseiller en architecture traditionnelle au Parc naturel Régional de la Corse. Enseignant en Histoire de l'Art, Culture et Patrimoine à l'Université de Corse de 1986 à 2008 Auteur de nombreux ouvrages: L'habitat au toit en terrasse, Carnets de campagne et Croquis d'architecture rurale, L'art de la fresque en Corse de 1450 à 1520 (1990), Les Menuiseries traditionnelles en Corse (1991)... Auteur du triptyque Andatu di l'Alba exposé au musée d'ethnographie corse de Bastia. Membre de l'association I Culori d'Umani.

ORSONE: Voir ARRENOSU (di) Orsu Paulu.

ORSONE (di) Guglielmu: (quinzième siècle)
Caporale. En 1461, allié de l'Ufficio di San Giorgio, il attaque Paulu della Rocca à Livia, mais les troupes corses le battent; il se réfugie à Bunifaziu.

ORSONI Alain: (né en 1954)
Originaire de Veru. Militant nationaliste du FLNC. En 1975, il fait partie du commando, mené par Edmond Simeoni, qui investit la Cave Depeille à Aleria. En 1980, il est condamné, à 4 ans de réclusion criminelle par la Cour de Sureté de l'Etat (mitraillage de l'ambassade d'Iran à Paris). Il est libéré en 1981, dans le cadre de la loi d'amnistie, après 3 semaines de grève de la faim. En 1983, son frère Guy est enlevé (il ne sera jamais retrouvé). En 1984, après l'action commando dans la prison d'Aiacciu, il est arrêté, avec Leo Battesti, pour apologie de meurtre. Ils seront libérés quelques semaines plus tard, au terme d'une grève de la faim. Elu conseiller territorial (Muvimentu Corsu per l'Autodeterminazione (MCA)) en 1986. En 1987, il est interpellé, avec Jean Nicoli, pour détention de documents du FLNC. Membre de la direction de A Cuncolta Naziunalista, vitrine légale du FLNC, fondée en 1987. En 1990, avec la majorité de la direction, il s'oppose à la majorité de la base militante du FLNC. Il quitte A Cuncolta Naziunalista et fonde le Muvimentu Per l'Autodeterminazione (MPA). Rédacteur en chef du journal Paese. Elu conseiller territorial (MPA) en 1992, il est invalidé. En 1995, il est au coeur de la guerre fratricide qui décime les Nationalistes. Quatre de ses proches sont assassinés. Il quitte la Corse en 1997 pour s'installer au Nicaragua, d'où il est extradé en 1999. Il réside ensuite à Barcelone, puis rentre définitivement en Corse en 2008, où il devient président du club de football professionnel de l'AC Ajaccio (il succède à son ami Michel Moretti, décédé) jusqu'en 2015. En 2009 il est mis en examen par la Juridiction Interrégionale Spécialisée (JIRS) de Marseille, qui le soupçonne d'être impliqué dans l'assassinat de Thierry Castola. Il est libéré, après 10 mois de détention, en 2010, au terme de 36 jours de grève de la faim.

ORSONI Cécile: (née en 1975)
Originaire de Castagniccia. Artiste plasticienne. Psychanalyste. Art-thérapeuthe.
Voir le site de Cécile ORSONI.

ORSONI Coco: (née en 1969)
Comédienne. Animatrice de la compagnie théâtrale 1er Acte. Membre du duo comique féminin Rachel et Betty, avec Corinne Mattei.

ORSONI Delphine: (née en 1980)
Originaire de Veru. Conseillère générale suppléante (d'Alexandre Sarrola) du canton de Celavo-Mezzana de 2007 à 2015. Elue conseillère départementale (divers gauche) du nouveau canton de Gravona Prunelli en 2015. Elue conseillère territoriale en 2015.

ORSONI Dominique:
Docteur d'Etat en Histoire. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

ORSONI Francette: (née en 1945)
Née à Veru. Conteuse. Artiste plasticienne (tapisserie, gravure...). A partir de 1970, elle expose à Aiacciu, Bastia, Corti, Porti Vechju, Annecy, Saint-Flour, Marseille, Paris, Londres... Depuis 1976, elle est l'unique réelle conteuse en activité sur l'île, elle collecte, crée et conte des histoires nées sur cette terre. Dans ses contes, la Corse et les corses apparaissent tels qu'ils sont réellement. Elle est également l'ambassadeur du conte corse qu'elle présente dans différents festivals et soirées en France et à l'étranger. Créatrice de l'association U Filu di a Memoria, en 1989. Elle est aussi l'auteur de différents ouvrages en langue corse: (Le Paradis secret de Fighidigna (1977), Fighidigna et les grenouilles (1981), Le nuage de Mandulina (1986), Cancanella et Mandulina (1988), La ceinture de Ciccolu (1990), Routes anthracites (1991), Le caillou et le Sirocco (1996), Fiordilisa et autres contes corses (2002), Contes et légendes de Corse (2013), Basgiu Basgiu (2016), I Pristaticci (2017)... Organisatrice, chaque année, depuis 1992, aux environs de la Saint-Jean, de la Nuit du Conte (Notti di i Foli) à Veru.

ORSONI François: (?-2013)
Originaire de Veru. Représentant d'un groupe pharmaceutique français pour l'Afrique francophone au Cameroun. Conseiller honoraire du Commerce Extérieur de la France. Représentant pour le Cameroun au Conseil Supérieur des Français de l'Etranger. Officier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite.

ORSONI François: (né en 1970)
Danseur. Comédien. Metteur en scène. Créateur de la compagnie Le théâtre de NéNéKa, à Aiacciu, en 1999. Acteur dans L'Enquête Corse (2004), Liberata (2005), Le grand jeu (2015)... Metteur en scène de Jean la Chance de Bertolt Brecht (2009), Baal de Bertolt Brecht (2010), Jeunesse sans dieu d'Ödön von Horváth (2014), La mort de Danton de Georg Büchner (2016)...

ORSONI Guy: (1959-1983)
Militant nationaliste. Frère d'Alain. Membre du FLNC, il est arrêté en 1978. En 1980, il est condamné à 4 ans de réclusion criminelle par la Cour de Sureté de l'Etat. Il est enlevé et disparait en 1983. Présentée comme un affaire politique imputée aux barbouzes françaises, cette disparition permet à la Consulte di i Cumitati Naziunalisti et au FLNC de faire oublier leur discrédit après les affaires d'assassinats (comme celui du coiffeur André Schoch) liés à l'impôt révolutionnaire.

ORSONI Jacques: (né en 1937)
Originaire de Veru. Professeur émérite en Sciences de Gestion à l'Université de Corse. Diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris en 1960. Docteur d'Etat en Science des Gestion Agrégé de Sciences de Gestion. Il fonde l'Institut d'Administration des Entreprise (IAE) à l’Université de Corse en 1990. Il enseigne dans de nombreuses universités étrangères de Pékin, Dakar, Damas... Spécialiste reconnu de l’économie méditerranéenne. Directeur de l’Institut de l’Environnement de l’Université de Corse. Directeur de la collection Vuibert-Gestion depuis 1980, il publie de nombreux ouvrages sur le marketing et le management. Coordonnateur de L‘Encyclopédie du Management en 1992. Auteur de Les châtaigniers de Tartavellu (2003), Athéna pensive, chroniques d'économie corse (2008)... Directeur de la publication des deux premiers numéros de la revue Annales d’économie méditerranéenne en 2010. Cofondateur, avec Alain Leroux, de la Revue de philosophie économique. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

ORSONI Jean-André:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie postprésidentielle en 1981. En 1987, il figure sur l'affiche des recherchés de Charles Pasqua. Chef militaire du FLNC, il est arrêté à Aiacciu en 1988.

ORSONI Jean-Luc: (?-1996)
Militant nationaliste proche d'A Cuncolta Naziunalista. En 1996, à Aiacciu, il est tué, lors d'une interpellation du RAID.

ORSONI Jean-Pierre: (né en 1937)
Né à Ficaghja. Né à Courbevoie. Enseignant. Sculpteur (terre cuite, pierre, bois, fer, cuivre, cire perdue...). Membre de l'association I Culori d'Umani.

ORSONI Joseph-Marie: (1800-?)
De Curbara. Comte. Chevalier des l'Ordre de France. Chevalier de l'Ordre de Sa Sainteté. Protonotaire. Préfet apostolique. Vicaire général des Etats Judéens. Chanoine honoraire du diocèse de Rouen.

ORSONI Paul:
Auteur de Chronique de la Corse oubliée, paru en 1989.

ORSONI Pierre: (1917-2008)
Originaire de Lentu. Instituteur. Résistant. Il prend part à la fusillade de la Brasserie Nouvelle, à Aiacciu, en 1943. Il organise le Front National à Lentu. Directeur d'école. Président fondateur du Conseil National de l'Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance (ANACR). Chevalier de la Légion d'Honneur en 1996. Croix de Guerre 1939-1945.

ORSONI Pierre: (1952-2011)
Originaire de L'Isula. Médecin. Chirurgien. Médaille d'or des hopitaux. Chef du service chirurgie de l'hôpital de Bastia. Maquettiste et modéliste.

ORSUCCI Carlinu:
De Tallone. Poète-chanteur improvisateur, spécialiste des Chjami e Rispondi.

ORSUCCI Jean-Charles: (né en 1972)
Originaire de Bunifaziu. Né à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Diplômé en Droit public. Maire (socialiste) de Bunifaziu depuis 2008. Conseiller territorial de 2010 à 2015 (vice-président).

ORTALE (di) Bernardu: (seizième siècle)
En 1584, il est l'un des Nobili Dodeci du Diquà. Il paraphe seize requêtes, parmi lesquelles, le retour aux anciennes unités de poids et mesures, la poursuite des travaux concernant les tours du littoral, la remise en état du pont de Lagu Benedettu, une meilleure réglementation sur la vente du sel, une intensification de la lutte contre les crimes de sang, etc.

ORTALE (d') Galeazzu: (quinzième siècle)
Caporale de l'Alisgiani. En 1497, il sévit en Corse, en tant que rebelle ou bandit.

ORTALE (d') Guglielmu: (?-1489)
Caporale de l'Alisgiani. En 1477, il est aux côtés des Milanais, contre le Génois Tomassino da Campofregoso. En 1486, il s'allie à Ghjuvan Paulu di Leca, contre l'Ufficio di San Giorgio. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il est avec Ghjuvan Paulu di Leca, contre les Corses partisans de l'Ufficio. En 1489, Ghjuvan Paulu di Leca battu et en exil, il est un de ses derniers partisans. Il est pris, torturé et décapité par le Génois Domenico Spinola.

ORTALE (d') Lanfrancu: (quinzième siècle)
Caporale de l'Alisgiani. En 1497, il sévit en Corse, en tant que rebelle ou bandit.

ORTALE (d') Paganellu: (quinzième siècle)
Caporale de l'Alisgiani. En 1448, avec d'autres Caporali, il s'arme contre les Génois. Ces derniers sont battus dans la région de Rogna. Avec ses alliés, il fait appel, une fois encore, aux Aragonais. En 1450, avec les mêmes Caporali, il conteste l'autorité du nouveau gouverneur génois Galeazzo da Campofregoso.

ORTALE (di) Pellegrinu: (?-1561)
Chef militaire corse. Pro Français et ami fidèle de Sampieru Corsu. En 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est condamné à mort et exécuté.

ORTALE (d') Petru Paulu (Pedone): (quinzième siècle)
Caporale de l'Alisgiani. En 1497, avec trente de ses hommes, il s'embarque pour Piombino, pour entrer au service du seigneur du lieu, Appien IV. A son retour en Corse, il est chassé et châtié par Rinucciu della Rocca. Il sévit alors en Corse, en tant que rebelle ou bandit.

ORTALE (d') Santellu: (quinzième siècle)
Caporale de l'Alisgiani. En 1497, il sévit en Corse, en tant que rebelle ou bandit.

ORTALE (d') Vincentellu: (quinzième siècle)
Caporale de l'Alisgiani. Neveu de Lanfrancu. En 1497, il sévit en Corse, en tant que rebelle ou bandit.

ORTALI Petru: (dix-huitième siècle)
D'Ornetu. En Janvier 1735, il commande une compagnie de 50 hommes, qui est en Tavagna. Elle est chargée de protéger les côtes, et de surveiller le fort génois de San Pellegrinu. En Juin 1736, il est devant San Pellegrinu.

ORTELIUS Abraham: (1527-1598)
Né à Anvers. Géographe et éditeur. En 1573, il, publie un Atlas dans lequel figure une carte de la Corse où sont portées les quatre divisions de l'Ile: Di Qua Da I Monti, Di La Da I Monti, Banda Di Dentro et Banda Di Fuori. En 1584, il en dessine une nouvelle. En 1601, nouvelle édition d'une de ses cartes.

ORTICONI Andria: (1783-1858)
Né à U Munticellu. Capitaine d'infanterie au Royal Corse de Naples. Maire de U Munticellu de 1847 à 1850. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaillé de Sainte Hélène.

ORTICONI Ange-Antoine: (1879-1934)
Né à L'Isula. Médecin-commandant. Maire de U Munticellu de 1929 à 1934. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de la Couronne de Roumanie.

ORTICONI Anghjulu Antoniu: (1827-1893)
Né à U Munticellu. Négociant à L'Isula. Maire de U Munticellu de 1867 à 1870.

ORTICONI Don Antoniu: (1769-1860)
Originaire de U Munticellu. Ecclésiastique. Prêtre. Chancelier du tribunal de commerce de L'Isula de 1816 à 1830.

ORTICONI Erasmu: (1680-après 1760)
Né à Santa Riparata di Balagna. Docte ecclésiastique et pénitencier du diocèse d'Aleria. Docteur in utroque jure à Rome en 1717. En 1730, lors de l'insurrection corse, le gouverneur Felice Pinelli lui demande son aide pour calmer la fronde anti taxe des Due Seini. Il part en tournée, sur ordre de Camillo de Mari, l'évêque d'Aleria pour essayer de calmer les insurgés. Dans une ultime tentative de conciliation avec les Génois, il est pris à partie par les rebelles. En Août, par son intermédiaire, les chefs de l'insurrection Luiggi Giafferi et Andria Ceccaldi reçoivent le soutien diplomatique des Espagnols. Il devient l'agent des Corses en Italie. En 1730, il est à Rome, où il rencontre l'abbé Gregoriu Salvini. En Mars 1731, à son instigation, à la Cunsulta di Orezza, les généraux Luiggi Giafferi et Andria Ceccaldi demandent à vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), de donner leur avis sur la justesse de leur révolte, en droit légal et religieux. Il participe lui-même à cette Cunsulta. En Mai, à la Cunsulta di Boziu, il est envoyé à Rome, auprès du pape Clément XII, qu'il rencontre afin d'implorer sa médiation et lui offrir la Corse. Lors de son voyage en Italie, il entre en relation avec le père Ascagno, envoyé d'Espagne à Florence, et le marquis Silva, consul espagnol à Livourne. L'un et l'autre encouragent les Corses à arborer la bannière espagnole sur la première place forte importante dont ils réussiront à s'emparer, promettant armes et munitions, dans un premier temps, puis des troupes si les succès initiaux viennent à se confirmer. Puis, il rencontre le Cardinal de Polignac, ambassadeur de France à Rome, pour solliciter la libération des Corses prisonniers, et demander que la France reprenne la Corse. En Septembre, il rencontre à nouveau le père Ascagno et le marquis Silva. Tous deux l'informent que l'Espagne ne peut rien faire tant que Dom Carlos, le Duc de Parme, n'est pas installé en Toscane. En Octobre 1732, il se rend à Vienne pour y solliciter l'appui Charles VI afin de faire libérer les chefs corses. Puis, il se réfugie en Toscane où, avec les Corses de Livourne, il complote contre Gênes. En Mai 1734, à la Cunsulta di Corti, il est décidé de mettre la Corse sous la protection du Roi d'Espagne Philippe V. Il est alors envoyé à Madrid pour exposer au Roi les droits ancestraux de la couronne aragonaise sur la Corse. En Septembre, il est à Naples, à la cour de Dom Carlos, où il demande au Roi d'intervenir en faveur des Naziunali. En Décembre, il est à la cour du roi d'Espagne à Madrid. Il y rencontre sans doute Théodore de Neuhoff, qu'il connaît depuis son exil à Livourne. En Novembre 1736, le Roi Théodore 1er, qui a décidé de quitter la Corse, le nomme aide, avec Filippu Maria Cuttoli, des membres d'un Conseil de Régence, qui assumera l'administration de l'Ile. Il écrit Testamento Politico di Simone Fabiani. En Février 1738, à la Cunsulta tenue au couvent de la Casinca, il est chargé, avec Luiggi Giafferi d'écrire un Mémoire pour le général Louis de Boissieux afin de lui faire part de l'intention des Corses de devenir des sujets du Roi de France. En Mars, à la Cunsulta di Olmi e'Cappella, il est désigné (pour le Diquà) comme l'un des trois représentants pour rencontrer le général Louis de Boissieux à Bastia. En Novembre, une copie du Règlement (Traité d'Accommodement: Regolamento per sedar le turbolenze frà Genova e Corsica) lui est remise, car il est absent lors de la publication officielle. En Janvier 1739, il est arrêté, expulsé de Bastia, et conduit devant le général Louis de Boissieux, moribond, qui lui ordonne de quitter la Corse dans les vingt quatre heures. Il s'embarque pour Livourne et se retire à Naples. En 1743, avec les exilés et Corses de l'extérieur, il critique les Concessioni de Pier Maria Giustiniani, et appelle les Corses à les refuser. En Octobre 1753, à Corti, entouré de nombreux prêtres, il célèbre la grande messe des obsèques de Ghjuvan Petru Gaffori. Après la désignation de Pasquale Paoli comme général, il quitte définitivement la Corse et retourne à Rome.

ORTICONI Francescu: (1710-1775)
De U Munticellu. En 1739, il est capitaine des Grenadiers avec rang de lieutenant-colonel au Régiment Royal Corse, en 1774. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis.

ORTICONI Francescu dit Maminu: (1719-1806)
De U Munticellu. Visiteur de la Douane Royale à L'Isula en 1782. Contrôleur des Douanes en 1794.

ORTICONI Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
De Balagna. En 1760, corsaire corse au service de Pasquale Paoli.

ORTICONI Guy Antoniu: (1754-1773)
De U Munticellu. Fils de Francescu. En 1770, il est sous-lieutenant au Régiment Royal Corse et lieutenant dans la compagnie Colonelle.

ORTICONI Jean-Christophe: (né en 1968)
Né à L'Isula. Marquis de Massa. Historien. Généalogiste. Auteur d'un Nouvel Armorial Corse, paru en 1992. Chevalier de Jure Sanguinis de l'Ordre Constantinien de Saint-Georges, en 1998. Conseiller municipal de L'Isula. Conseiller de l'intercommunalité du Bassin de Vie de L'Isula. Membre, en qualité d'Héritier, de l'Association des Membres de la Légion d'honneur Décorés au Péril de Leur Vie (DPLV). Membre de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse.

ORTICONI Jean-Louis:
Originaire de U Munticellu. Auteur de Vingt chapitres de l'Histoire de Monticello (2002).

ORTICONI Julien Barthélémy Alesius: (1881-1943)
Né à L'Isula. Médecin major de 1ère classe. Médecin de l'Hygiène Publique à Auxerre. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1914-1918.

ORTICONI Luiggi: (1766-1844)
Né à U Munticellu. Capitaine au 5ème Bataillon Corse. Adjudant-major de la place de L'Isula, puis de A Porta d'Ampugnani. Commandant de la place de Calvi pendant les Cents Jours. Maire de U Munticellu de 1838 à 1840.

ORTICONI Pompée Annibal Fernand: (1909-1988)
Né à L'Isula. Conseiller général du canton de L'Isula en 1945. Médaillé de la Résistance.

ORTINOLA (di) Agostinu: (seizième siècle)
De Centuri. En 1574, dans la tour Barbara, à Ruglianu, il poignarde le Génois Pietro Procurante, lieutenant civil et criminel de la seigneurie de San Columbanu, auquel il reproche d'avoir voulu imposer que ses sentences soient sans appel.

ORTINOLA (di) Zaccagninu: (seizième siècle)
De Centuri. En 1560, il est chargé de la défense de la tour d'Ortinola, à Centuri. Il est battu par les Turcs de Mammi Corso.

ORTO ?: (dix-huitième siècle)
Archiprêtre d'Aiacciu. En Septembre 1741, le départ des Français inquiète les partisans corses, et il quitte Aiacciu pour se retirer à Zicavu. En Janvier 1746, il est arrêté par les Génois. En Novembre 1747, il rentre à Bastia, en provenance de Gênes. Il est envoyé par le duc de Richelieu, et est chargé de convaincre ses compatriotes à se soumettre à la République de Gênes, et à désigner quatre députés pour négocier un accord avec les Génois, sous peine d'intervention des forces du Roi de France. Il rencontre les généraux corses. En Décembre, il participe à la Cunsulta di Orezza, organisée par le gouverneur Stefano de Mari, et dont le but est d'accentuer la division entre les chefs corses, au profit des Génois. Il y prend la parole et se fait huer par les partisans des Génois.

ORTO Ghjuvan Petru: (dix-septième siècle)
Capitaine marin d'Aiacciu. En 1643, il ramène de Gênes une statuette de la Vierge, qui se révèle miraculeuse. En 1645, il en fera installer un exemplaire plus grand dans l'église des Jésuites de Saint Ignace, qui deviendra A Madunuccia, Notre Dame de la Miséricorde.

ORTO Paulu Luiggi: (1777-?)
Né à Aiacciu. Il fait partie de la garde du Roi de Naples en 1806. En 1810, il participe à l'expédition de Sicile. Il passe ensuite au service des Bourbons. Officier dans la Légion Etrangère en 1831.

ORTOLAN Théophile: (1861-1937)
Ecclésiastique. Oblat de Sainte-Marie. Savant. Professeur de dogme au grand séminaire d'Aiacciu en 1890. Supérieur du séminaire de 1899 à 1906. En 1903, il est nommé vicaire général capitulaire de Corse, à la mort de l'évêque Louis Olivieri, et en attendant la nomination de Marie-Joseph Ollivier (en 1906). Ardent militant contre les lois de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Membre de la Société Astronomique de France.

ORTOLI (d'): (seizième siècle)
Famille de Caporali de Sartè. En 1456, ils reçoivent leurs lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois. En 1556, ils reçoivent une nouvelle reconnaissance de noblesse des Génois.

ORTOLI Anton Lucianu: (1821-1905)
Né à Ulmiccia di Taddà. Instituteur à Santa Lucia di Taddà. Poète satirique. Auteur de publie Scherzi Poetici, paru en 1891.

ORTOLI Anton Petru Andria Raffaelle: (1857-1922)
De Sartè. Avocat. Magistrat. Juge suppléant au Tribunal de Sarté.

ORTOLI (d') Antoniu: (dix-huitième siècle)
De Sartè. En 1736, il se rallie à son tour au Roi Théodore 1er, avec les 500 fusils des Sartinese. En Août 1752, il assiste à la Cunsulta di Ghisoni, avec tous les chefs du Diquà et du Dilà, à laquelle le commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi fait l'unanimité contre lui, et le maréchal de Cursay est critiqué pour son laxisme envers le Génois.

ORTOLI Antoniu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Foci, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ORTOLI Antoniu Francescu Pantaleone: (1811-1900)
De Sartè. Magistrat. Juge d'instruction au Tribunal de Sarté.

ORTOLI (d') Antoniu Petru Andria: (1768-?)
De Sartè. En 1792, il est capitaine des Gardes Nationaux d'Aiacciu. Conseiller général du canton de Sartè en 1831.

ORTOLI (d') Francescu Aureliu: (dix-huitième siècle)
De Sartè. En Novembre 1763, à la Cunsulta Generale di Sartè, il est élu député de Sartè.

ORTOLI François Xavier: (1925-2007)
Né à Aiacciu. Enarque (1947). Inspecteur des finances. Fonctionnaire de la Commission Economique Européenne en 1958. Directeur du cabinet du Premier Ministre Georges Pompidou de 1962 à 1966. Ministre de l'Équipement et du Logement, de 1967 à 1968. Député UDR de Lille en 1968. Ministre de l'Éducation nationale, en 1968. Ministre de l'Économie et des Finances, de 1968 à 1969. Ministre du Développement industriel et de la Recherche scientifique, de 1969 à 1972.. Président de la Commission de Bruxelles de 1973 à 1977. Président-Directeur-Général de la firme Total de 1984 à 1990. Président du Conseil National du Patronat Français International en 1990. Il décède à Paris en 2007. Grand officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45. Médaille de la Résistance.

ORTOLI Frédéric, Jean-Baptiste: (1861-1900)
De Fuzzà. Fils d'Anton Lucianu. Folkloriste. Auteur des Comtes populaires de l'île de Corse en 1883 et de Les Voceri de l'île de Corse en 1887.

ORTOLI (d') Ghjuvan Battista: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Sartè en 1861 et 1865.

ORTOLI (d') Ghjuvan Gregoriu Raffaellu Eustaghju: (1788-1852)
Originaire de Sartè. Colonel au 14ème Régiment de Ligne. Officier de la Légion d'Honneur.

ORTOLI Giulio: (huitième siècle)
Comte, originaire d'Ancône, port de l'Adriatique, il s'installe en Corse en 773. C'est le fondateur la famille d'Ortoli.

ORTOLI Jacques Toussaint François Georges: (1895-1947)
Originaire de Santa Lucia di Taddà (Poghju). Sous-lieutenant d'Infanterie. Aviateur. Pilote de chasse lors de la Première Guerre Mondiale. Il compte 11 victoires homologuées à son actif. Il sert également dans l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Il décède à Tunis en 1947. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire.

ORTOLI (de) Jean-Baptiste: (1794-1875)
Né à Sartè. Magistrat. Substitut de Calvi de 1825 à 1828. Juge de paix à Sartè de 1832 à 1849. Maire de Sartè. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ORTOLI (d') Jean-Baptiste: (1889-?)
Né à Sartè. Artiste peintre (paysages, portraits, scènes religieuses et bibliques).

ORTOLI Jean-Baptiste: (vingtième siècle)
Avocat au barreau d'Aiacciu. Président de la section de Aiacciu de la Ligue des Droits de l'Homme et du Citoyen, à sa création, en 1902.

ORTOLI Paul Ange: (1900-1979)
Originaire d'Ulmiccia di Taddà. Né à Bastia. Officier de marine. Il est promu capitaine de corvette en 1939. Il est à l'Etat-major des patrouilles de l'Océan à Brest et prend part aux opérations de défense et d'évacuation de Dunkerque en armant une petite flottille de chalutiers en bois comprenant 40 hommes, réservistes pour la plupart. En 1940, avec ces bâtiments, il quitte Brest pour l'Angleterre, débarque à Plymouth et rallie le général de Gaulle avec 37 de ses hommes. Promu capitaine de frégate, il commande le Surcouf, et effectue à son bord, pendant la Bataille de l'Atlantique, plusieurs patrouilles et escortes de convois. En 1941, il devient chef de l'Etat-major personnel du général de Gaulle. En 1942, promu capitaine de corvette, il devient commandant du contre-torpilleur Triomphant à Sydney et reprend les patrouilles et les escortes de convois aux abords des côtes d'Australie et de Nouvelle Guinée. En 1943, il est Directeur du Cabinet du Commissaire à la Marine d'Alger. Il occupe ce poste jusqu'en 1944, date à laquelle il prend le commandement du croiseur Emile Bertin. Il participe au débarquement de Provence et contribue puissamment à la prise de Toulon. Il est promu contre-amiral et commandant du Groupe des Ecoles Militaires de la Marine. A partir de 1945, il occupe le poste de Directeur du Cabinet Militaire du Président du Gouvernement Provisoire. Puis il devient Directeur du Personnel Militaire de la Flotte. Promu au grade de vice-amiral en 1946, il se voit confier le commandement, en 1949, des Forces Maritimes d'Extrême Orient. En 1952, de retour en métropole, il est nommé Inspecteur Général des Forces Maritimes et Aéronavales. En 1954, il ajoute à ces fonctions celles de Commandant en Chef désigné de la Zone Stratégique de l'Océan Indien. Promu au grade de vice-amiral d'escadre en 1955, il exerce, de plus, les fonctions de conseiller militaire auprès de l'OTASE. En 1960 il reçoit ses étoiles d'amiral. Il occupe, en 1961, les fonctions de Conseiller d'Etat. Il décède en 1979 à Paris. Il est inhumé à San Niculaiu di Moriani. Membre du Conseil de l'Ordre de la Libération depuis 1946. Grand Croix de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 39/45 (5 citations). Croix de Guerre des TOE (2 citations). Médaille Coloniale avec agrafe E-O. Médaille Commémorative 39/45. Médaille Commémorative d'Indochine. Commandeur du Mérite Maritime. Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre. Officier de la Légion of Merit (USA). Commander of the British Empire (Grande Bretagne). Grand Officier de la Couronne (Belgique). Médaille de la Résistance (Pologne). Grand Officier du Lion Blanc (Tchécoslovaquie). Mérite Militaire de 1ère classe (Yougoslavie). Grand Cordon du Nicham Iftikhar (Tunisie). Grand Officier du Ouissam Alaouite (Maroc). Grand Officier de l'Etoile Noire (Bénin). Grand Officier de l'Ordre Royal du Cambodge. Grand Officier du Million d'Eléphant (Laos). Grand Officier du Parasol Blanc (Laos). Mérite Militaire (Cambodge). Grand Officier de l'Ordre Royal (Vietnam).

ORTOLI (d') Raffaellu: (?-1561)
De Sartè. Pro Français et ami fidèle de Sampieru Corsu. En 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est condamné à mort et exécuté.

ORTOLI (d') Raphaël: (1788-?)
De Sartè. Elève à l'Ecole Militaire de Fontainebleau en 1806. Sous-lieutenant au Bataillon des Tirailleurs Corses. Lieutenant en 1807. Capitaine en 1809.

ORTOLI Roch-François: (1784-1833)
Né à Ulmiccia di Taddà. Président du Tribunal Criminel d'Aiacciu. Il part étudier à Rome en 1804. Secrétaire d'ambassade à la Légation de France près du Saint-Siège, à Rome, en qualité de secrétaire particulier du cardinal Fesch en 1804. Docteur ex merito (docteur des lois françaises et romaines) en 1807. Avocat à la Rota Romana en 1808. Napoléon 1er le nomme commissaire extraordinnaire pour organiser les Etats Romains. Consul de Naples à Rome en 1809. Président du Conseil Exécutif de la Corse en 1810. Nommé Chevalier des 2 Siciles en 1811, par Joachim Murat. Membre de la société des poètes italiens Les pasteurs d'Arcade, sous le nom de Cirnésio. Il est l'hôte de Napoléon sur l'île d'Elbe en 1814. Membre du Comité d'Exécution pour l'Ile de Corse, créé par Napoléon 1er, en 1815. Après la défaite de Waterloo, il rentre en Corse et est un acteur de la révolte du Fiumorbu de 1816. Après un bref retour à Rome où il est devenu indésirable, il rentre en Corse, où il décède, à Santa Lucia di Taddà, en 1833.

ORTOLI Saveriu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Ulmiccia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ORTOLI Vincent Jérôme: (?-1877)
Frère de Roch-François. Instituteur. Conseiller général de l'Alta Rocca de 1871 à 1877. Auteur, en 1836, d'un manuscrit de 235 pages en italien intitulé Convutazione Alla Historia De Corsica publiata a l'anno 1833 del Signore Renucci.

ORTOLI (d') GIACOMONI Gaspard Vincent Félix: (1750-1818)
Né à Savone. Originaire de Santa Lucia di Taddà. Volontaire au Régiment d'Anhalt Infanterie, en 1768. Lieutenant au Régiment Royal Corse en 1770. Lieutenant en premier au Régiment Royal Corse en 1776. Capitaine en second d'une compagnie de Grenadiers en 1779. Capitaine à la mission française à Naples en 1787. Capitaine au Bataillon des Chasseurs Corses en 1788. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis en 1791. Lieutenant-colonel du 1er Régiment Léger à Avignon, puis adjudant-commandant en 1792. En 1793, il est général de brigade, chef d'état-major, puis général de division, à l'Armée des Pyrénées-Orientales. Il est suspendu de ses fonctions au moment de la Terreur, en 1794, arrêté à Montpellier, et détenu à Perpignan. Il est libéré en 1795 et est nommé adjudant-général à l'Armée d'Italie. Mis à la retraite en 1799. Ardent royaliste, il réside en Italie durant toute la durée de l'Empire. A la Restauration, il est nommé à la cour prévôtale du Var. Il est créé baron en 1817 et est nommé maréchal de camp honoraire. Il décède à Aix-en-Provence, en 1818.

ORTOSANI Pietro: (dix-huitième siècle)
Maître monnayeur romain. En Mai 1761, assisté d'un contremaître, de six ouvriers et de quatre aides, il travaille à la fabrication de la monnaie corse.

ORTUSI Jean:
Originaire de U Poghju di Nazza. Polytechnicien (1937). Docteur en sciences physiques et mathématiques appliquées (président de thèse Louis De Broglie, Étude sur la diffraction et les réflexions des ondes guidées). Fondateur et ancien directeur de Thomson CSF-Airsys. Enseignant à la Caltech University of Californy. Auteur de plusieurs ouvrages sur les mathématiques appliquées à l'électronique. Il est décoré de la Médaille du Mérite pendant la Seconde Guerre Mondiale pour avoir mené à plusieurs reprises des actions d'évasion des camps allemands.

OSTY Julien:
Dessinateur de presse installé à Aiacciu. Il dessine pour de nombreux sites internet (AS Monaco, AC Ajaccio, Radio Alta Frequenza...).

O'SULLIVAN John Vera: (1700-après 1760)
Né à Cappanacush Castle (Irlande). Officier à l'Irish Brigade en France. Il sert, en Corse, aux côtés du Marquis de Maillebois, en 1739. Il est décrit comme un expert en guérilla et contre-guérilla.

OTHON (Marcus Salvius Otho): (32-69)
Empereur romain en 69. Voir PYRRICHUS Claudius.

OTOMASI Odette (Odette CAMP): (1909-1979)
Née à Marseille. Epouse d'Henri Tomasi. Artiste peintre (paysages). Elle expose au Salon des Indépendants de 1930, Vieille rue corse et La rue des balcons à Bastia (Corse), à celui de 1931, Bastia et Vieille rue à Bastia, à celui de 1933, Village corse, à celui de 1934, Tour d'Albo, à celui de 1935, Port de Centuri (Corse) et Village corse, à celui de 1939, Port de Bastia et Coin de marché à Bastia, à celui de 1940, Vieille rue à Bastia. Elle expose également des toiles corses au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1930 et 1935, et au Salon d'Automne de 1932.

OTTAVI ?: (dix-huitième siècle)
D'Aiacciu. Chanoine. En Mars 1759, il est nommé vicaire général d'Aleria.

OTTAVI Antoine: (1927-2002)
Originaire de Soccia. Professeur agrégé d'Italien à la Faculté de Nice. Recteur de l'Académie de Corse de 1981 à 1983. Membre de l'Academia Corsa, à Nice. Auteur de Corse (20) (1970), Des Corses à part entière, (1979), L'île de Saveria (1988), La Littérature italienne contemporaine (1991), Des Romanciers italiens contemporains (1992)... Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Il décède à Nice en 2002.

OTTAVI Antoine: (né en 1949)
Né à Bastilicaccia. Elu maire (divers gauche) de Bastilicaccia depuis 1995. Conseiller territorial de 2004 à 2010. Réélu en 2015. Président du Centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Corse du Sud.

OTTAVI Bonaventure: (1796-?)
Né à Nice (Alpes-Maritimes). Originaire de Ghisoni. Fils de Ghjacumu Filippu. Militaire. Lieutenant, il est l'aide de camp de son père.

OTTAVI Dominique: (né en 1950)
Chanteur. Musicien (cetera). Poète. Conteur. Ecrivain. Comédien. Auteur de Julius (1977), Où serons-nous à la Sainte-Emma ? (1985), Pas l'amour (2012)...

OTTAVI(Y) Ghjacumu Filippu: (1767-1855)
Né à Ghisoni. Engagé au Royal Corse en 1782. Caporal en 1790. Sergent en 1791. Lieutenant en 1793. Capitaine adjudant-major en 1794. Général de brigade dans l'armée de la République Cisalpine en 1800. Inspecteur général de la gendarmerie napolitaine en 1808. Baron d'Empire. Lieutenant général au service de la France en 1816, avec le marquis de Rivière, et à la tête du Régiment Royal Louis, il attaque Bernardinu Poli et ses partisans, dans le Fiumorbu. L'opération se solde par un cinglant échec. Il décède à Montpellier en 1855. Chevalier de l'Ordre de la Couronne de Fer. Commandeur de l'Ordre des Deux-Siciles. Chevalier de Saint-Louis. Officier de la Légion d'Honneur.

OTTAVI Ghjuseppu Antoniu: (1818-1917)
Né à Bastergà. Professeur d'agriculture à l'Instituto Leardi de Casale Montferrato en 1842. En 1858, il rentre en Corse pour prendre la direction de la pépinière d'Aiacciu. En 1863, il regagne l'Italie. Auteur d'études sur la vinification. Directeur de la Biblioteca Agraria Ottavi. Auteur de nombreux travaux et articles à caractères scientifiques insérés dans de nombreuses revues européennes. Auteur de I Segreti di Don Rebo, Lezioni di agricultura oratica, en 1860. Il décède à Casale Montferrato en 1917.

OTTAVI Joseph: (1809-1841)
Natif d'Aiacciu. Fils d'Isabella Buonaparte. Journaliste et conférencier. Ecrivain. Chroniqueur littéraire. Biographe. Il quitte la Corse pour Paris, en 1828, après ses études secondaires. Il y exerce ses talents d'orateur dans les sociétés littéraires, au Café Procope, à l'Athénée Royal... Il collabore au Messager et à L'Europe Littéraire. Professeur libre et ambulant, orateur dans les loges maçonniques, dont il est l'ardent argumentateur à l'Institut Historique, aux conférences de l'Institut Oratoire. Il est admis professeur à l'Athénée Royal, et prend pour sujet de son début, l'histoire du journalisme. En 1834, il enseigne l'histoire et la littérature française au Lycée polymathique de Paris. Ses travaux de littérature, de critique et d'histoire sont publiés en 1843, sous le titre de L'Urne. Il décède à Paris, des suites d'une opération pour une hernie inguinale, en 1841.

OTTAVI Marie:
Journaliste (Libération). Ecrivain. Auteure de Jacques de Bascher, Dandy de l'ombre (2017).

OTTAVI Ottaviu: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Bastergà. Fils de Ghjuseppu Antoniu. Directeur de la prestigieuse Biblioteca Agraria Ottavi à Casale Montserrato.

OTTAVI Paulu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Bastergà en 1843.

OTTAVI Pasquale: (né en 1956)
Professeur de langue corse à l'Université de Corti. Directeur de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines et Sociales de l'Universita di Corsica Pasquale Paoli. Ecrivain en langue corse. Poète. Nouvelliste. Membre du comité de rédaction de la revue Rigiru. Il collabore aux revues littéraires Bonanova, À Pian d'Avretu... Auteur de Le bilinguisme dans l'école de la République ? Le cas de la Corse, en 2009 (Prix de la CTC du livre en langue française).

OTTAVI Philippe: (?-1944)
Originaire de U Petrosu. Né au Maroc. Sergent au 6ème Régiment d'Infanterie Coloniale. Il est grièvement blessé en Novembre 1944, par des éclats de mortiers, lors d'une attaque, dans la région de Colombier-Fontaine (Doubs). Il décède à l'hôpital de Dole (Jura). Il est inhumé à U Petrosu. Son nom figure sur le Monument Morti in Guerra de la commune de U Petrosu.

OTTAVI Pierre François: (né en 1969)
Né à Bastia. Originaire de Ghisoni. Commissaire de police. Directeur départemental des polices urbaines de Corse-du-Sud et commissaire central d'Aiacciu (1980). Directeur honoraire des services actifs de la Police Nationale. Directeur de la sécurité publique à la préfecture de police de Paris de 1993 à 1999. Directeur de la sécurité du groupe agroalimentaire Danone de 1999 à 2004. Officier de la Légion d'Honneur.

OTTAVI Sébastien: (né en 1979)
Né à Aiacciu. Professeur agrégé d'Histoire. Historien. Spécialiste de la Première Guerre Mondiale. En 2014, il participé à la réalisation de l'exposition Les Corses et la Grande guerre au musée de Corti.

OTTAVI-SAMPOLO Paul: (né en 1929)
Né à Aiacciu. Artiste peintre (paysages). Fondateur de musée du Capitellu en 1983.

OTTAVIANI Giuseppe: (1804-?)
Peintre italien né à Urbania. On retrouve de ses œuvres peintes à Bastia vers 1830.

OTTAVIANI Jean-Claude:
Archéologue. Conservateur du Musée d'Aléria. Spécialiste de la Corse aux Ages des métaux et début de l'Antiquité. Membre du conseil scientifique de la revue Stantari.

OTTAVIANI Marie-Laure, née GUERRIERI: (décédée en 1992)
En 1992, elle décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia.

OTTAVIANI Martin: (né en 1968)
Militant nationaliste. Il est l'un des membres (le chauffeur présumé) du commando qui a assassiné le préfet de la Corse Claude Erignac en 1998. Il est condamné à 20 ans de réclusion criminelle en 2003.

OTTAVIANI Paulu Geronimu: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1763, à la Cunsulta di Sartè, il est élu Président des Magistratures de Provinces.

OTTAVIANI Silviu: (dix-neuvième siècle)
Commandant. Il est avec Joachim Murat, en 1815, lorsque ce dernier fuit la Corse pour l'Italie. Débarqué en avant-garde, il est arrêté avec un matelot, et détenu comme otage.

OTTAVIANI Thierry: (né en 1974)
Né à Bastia. Originaire de Santu Petru di Venacu. Ecrivain. Essayiste. Il suit une formation en philosophie, économie et droit. Depuis 2000, il milite dans des associations d'aide aux victimes, et s'intéresse en particulier aux relations des clients auprès des banques et des prestataires de services d'investissement. Président de SOS Petits Porteurs de 2003 à 2009. En 2008, en collaboration avec Jean-Jacques Defaix, il publie un Guide des placements et de vos droits. Auteur, en 2009, de Comment les banques ont piégé 11 millions de Français, en 2010, de La Corse pour les Nuls, en 2013, de La Corse des écrivains, et, en 2017 de Chien de sang...

OTTAVIANI-SPELLA Marie-Madeleine:
Maître de conférences en géologie. Habilitée à diriger des recherches à l'Université de Corse. Ses recherches (centrées sur la Corse et parfois la Sardaigne) portent sur les altérations hydrothermales et le métamorphisme de bas degré, le volcanisme, la pollution environnementale (amiante, arsenic, antimoine...), la pétroarchéologie, les études paléoenvironnementales. Membre du conseil scientifique de la revue Stantari.

OTTAVIOLI Pierre: (1922-2017)
Originaire d'Aiacciu. Directeur de la Brigade Mondaine. Directeur de la Brigade de Répression du Banditisme. Directeur de la Brigade Criminelle. Contrôleur général de la Police Parisienne. Auteur de Echec au crime (1985). Chevalier de la Légion d'Honneur.

OTTAVY Andria: (1734-?)
D'Alcaroni. Le 17 Juin 1774, il est condamné à Bastia, à 3 ans de prison. En Août 1774, il est envoyé aux galères du port de Toulon. Il est libéré le 17 Juin 1777.

OTTAVY Antoniu Luigi:
Ecclésiastique. Professeur au petit séminaire d'Aiacciu. Conseiller général républicain du canton de A Soccia de 1901 à 1907.

OTTAVY Elie: (1887-1951)
Originaire de Soccia. Sculpteur statuaire. Il est de nombreuses fois primé. Il réalise un nombre important de Monuments aux Morts, dont celui de Soccia. Auteur de statues, bas-reliefs, bustes, terres cuites (Berger corse, Pêcheur corse, Paysan corse...) Il réalise la fontaine de Sainte-Lucie, à Aiacciu. Il décède à Paris en 1951.

OTTAVY Ghjacumu Filippu: Voir OTTAVI Ghjacumu Filippu.

OTTAVY Jean: (né en 1923)
Originaire de Soccia. Fils d'Elie. Artiste dessinateur installé à Sagone. En 1980, il réalise une plaquette de douze dessins sur la Corse présentée à Aiacciu et Bastia. En 1982, il conçoit une carte de la Corse où les villes et villages sont représentés par des dessins. En 1983, il réalise une série de 26 dessins à la plume ainsi qu'une allégorie sur Napoléon. Il expose à Aiacciu, en 1984, 1986, 1987, 1988, 1989 et 1996, et également à Bastia, Calvi, Porti Vechju, Sagone...

OTTENS Renier (1678-1750) et Joshua: (1704-1765)
Editeurs et libraires à Amsterdam. Père et fils. En 1720, ils éditent une carte de la Corse. En 1737, ils éditent une carte des pièves de la Corse.

OTTOBRINI Jean-Baptiste: (1925-2006)
Originaire de Corti. Ancien combattant. Engagé à l'âge de 18 ans dés la libération de la Corse, il participe à la libération de l'Italie (Garigliano, Rome...), du Midi et de Strasbourg. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaillé militaire. Croix de Guerre 1939-1945 avec 4 étoiles.

OTTOMANI Patrick: (né en 1958)
Originaire de Ghisoni. Directeur de la branche américaine d'une maison de produits de luxe, à New-York. Président de l'Association des Corses des Etats Unis depuis 2011.

OTTOMANI René: (1928-2011)
Originaire de Sant'Andria di U Cotone. Médecin-colonel des Troupes de Marine. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

OTTON 1er le Grand: (912-973)
Roi de Germanie, de 936 à 973, et d'Italie, de 951 à 973. Premier titulaire du Saint Empire Romain Germanique de 962 à 973. En 962, il dépossède de leur titre et de leurs biens, au profit du pape Jean XII, Bérenger II et son fils Adalbert, les Tutors Corsicae, qui sont obligés de fuir la Corse.

OTTON II: (955-983)
Roi de Germanie de 961 à 973, Empereur Germanique de 973 à 983. En 972, Adalbert II lui abandonne la Corse, qu'il restitue à Hugues, le fils du marquis toscan Oberto Opizzo.

OTTON III: (980-1002)
Empereur Germanique de 996 à 1002. En 996, il stipule, dans une charte, que Hugues, fils de Oberto Opizzo, marquis de Toscane, incorpore l'Ile de Corse à ses états, mais rien ne prouve qu'il y a exercé une souveraineté effective. En outre, cette charte confirme au monastère de San Salvador, près de Lucques, en Toscane, ses possessions en Corse.

OTTON IV de Brunswick: (1175 ou 1182-1218)
Empereur Germanique de 1209 à 1218. En 1211, il prend partie pour Pise, son alliée et ordonne à Gênes de restituer Bunifaziu aux Pisans. En 1220, les Génois, qui refusent lui obéir, s'installent de plus en plus dans l'Ile, et cherchent des alliances parmi les notables corses.

OTTONE Bernardo: (dix-huitième siècle)
Génois. En Février 1767, il est le commissaire génois de l'île de Capraia.

OUANAKINOI: Voir VANACINI.

OUDARD FEUDRIX de BREQUIGNY Louis-Georges: (1716-1795)
Membre de l'Académie française. En 1750, il publie Histoire des Révolutions de Gênes, en trois volumes, œuvre qui retrace l'histoire de la République de Gênes depuis son établissement jusqu'au traité de paix d'Aix-la-Chapelle de 1748, et dans laquelle les épisodes corses, intimement mêlés aux principaux événements de la République, sont d'un intérêt majeur.

OUSSET Doria: (née én 1981)
Née à Toulouse (Haute-Garonne). Originaire de Rusiu. Fille d'Anna Rocchi. Chanteuse.
Voir le site de Doria OUSSET.

OUSSOV Nadine: (vingtième siècle)
Née à Samara (Russie). Artiste peintre. Elle séjourne en Corse au début des années 1910. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1913 trois peintures intitulées Paysage Corse.

OUVRIER Adrien: (1890-1947)
Né à Aigueblanche (Savoie). Artiste peintre (paysages). Professeur de dessin. Il séjourne régulièrement en Corse durant les vacances scolaires. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1933 une peinture intitulée Vers le col de Vizzavona.