Orsu Ghjuvanni Caporossi

Cronica di A CORSICA














(1355 personnages)


PACARIUS Decumus: (?-69)
Procurateur romain d'Aleria en 69. Partisan de l'empereur romain dissident Vitellius, il fait assassiner le triérarque Claudius Pyrrichus, chef de la flotte de Misène basée à Aleria, qui s'était rallié à l'empereur légitime Othon. Il tente de rallier la Corse à Vitellius contre Othon. Il échoue, et est assassiné par les habitants d'Aleria.

PACCHIANI ?: (dix-neuvième siècle)
Professeur de physique à Pise. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

PACCIONI Anghjulu Matteu: (1739-?)
De Calacuccia. En 1768, il s'engage comme volontaire, en tant que fourrier, dans la Légion Corse d'Arcambal. En 1777, il est porte-drapeau du Régiment Royal Corse. En 1781, sous-lieutenant de Grenadiers. Lieutenant, puis capitaine au 3ème Bataillon des Chasseurs Corses en 1791. En 1792, il est fait chevalier de l'Ordre de Saint Louis et est nommé adjudant-major du 1er Bataillon des Volontaires Nationaux Corses. En 1794, il est arrêté pour royalisme. Libéré en 1797, il passe à la 11ème Légère, à Bastia. Adjudant-major de la place de Corti en 1800. En 1801, il est blessé à l'Armée d'Italie et mis à la retraite.

PACCIONI Dumenicu: (1843-?)
Né à Corti. Artiste peintre. Photographe. Décorateur. Il exerce en Corse jusqu'en 1900. Il travaille dans les églises de Penta Acquatella (1888), L'Olmu (1890), Castiglione, Santu Petru di Venacu, Corti...

PACCIONI Marguerite: (dix-huitième siècle)
De Rennu. Son sacrifice d'un troisième enfant pendant les guerres d'indépendance de la Corse est représenté par le sculpteur Patriarche sur le Monument aux Morts de la grande guerre à Bastia.

PACCIONI Toussaint: (1901-1964)
Né à Figari. Militaire. Colonel des Troupes d'Infanterie d'Outre-Mer. Commandeur de la Légion d'Honneur.

PACCIONI-CHESSA Elisabeth: (née en 1965)
Originaire de Ghisunaccia. Danseuse. Ecrivain. Poète. Auteur d'un recueil de poésies A la lumière du jour, dont elle tire un spectacle de danse Trait de vie, en 2011.

PACCONI Carlu Filippu: (1809-1932)
Né à Zalana. Il quitte la Corse pour Rome en 1830. Etudiant en médecine, il prend une part active au mouvement révolutionnaire italien de 1830-1831. Il participe à la tentative manquée de la révolution italienne des Carbonari en 1831. Condamné à 5 ans de galères, il est banni, rentre en Corse, à Zalana, où il décède peu après.

PACCOU André:
Délégué en Corse de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH).

PACH Charles: (né en 1958)
Musicien (piano). Prix du Conservatoire de Musique de Marseille en 1975. Auteur. Compositeur. Interprète. Professeur de musique (piano) et de chant à Bastia puis, depuis 2002, à Aiacciu. Co-fondateur du Centre Musical Ajaccien, en 2004. Il collabore avec les groupes I Muvrini et L'Albinu.

PACINI Guy: (né en 1951)
Originaire de Sotta. Avocat. Chercheur. Historien. Animateur de l'association Unione Corsa d'Antibes. Auteur d'une conférence sur les Gjuvannali en 2010 et d'une thèse: Des Iles dans la stratégie de Grégoire Le Grand : études sur la Sicile, l’Irlande, la Sardaigne et la Corse.

PACINI Pierre-Paul: (1817-1871)
Originaire de Bastia. Tapissier. Militant du mouvement ouvrier. Membre de la Première Internationale. En 1871, il participe au mouvement révolutionnaire dont est issue la Commune de Marseille. Tué au combat.

PACIOLA Felice ?: (?-1767)
Originaire de Calvi. En 1760, corsaire corse au service de Pasquale Paoli. Lieutenant. En 1767, il meurt lors des combats de Capraia.

PACOU André:
Elu national et porte-parole de la Ligue des Droits de l'Homme en Corse. Membre fondateur du Collectif contre les assassinats et la loi de la jungle, en 2013.

PADOVANI ?: (dix-huitième siècle)
De Valle d'Orezza. En 1755, c'est un partisan de Mariu Emmanuelle de Matra.

PADOVANI Anghjulu Santu: (1803-1874)
Né à Lucciana. Médecin (il fait ses études à Pise) à Bastia. Républicain. Libre-penseur. Il correspond avec Ledru-Rollin et Louis Blanc. Il est, en 1848, gérant du journal d'obédience républicaine Le Progressif. Membre du Cercle Littéraire de Lecture, fondé par des démocrates de gauche. Membre de la société secrète La Marianna, il est arrêté, pour complot, en 1858, et est condamné à un an de prison. En prison, il est l'auteur d'une pièce poétique intitulée Alla Italia des 1859: canto de'prigioneri nelli carceri di Bastia. Ami de Guiseppe Garibaldi, qui le qualifie de Decano della Democrazia corsa. Il décède à Bastia en 1874.

PADOVANI Antoniu: (dix-huitième siècle)
En 1775, il est Padre di U Cumunu à Aiacciu. En Avril 1797, de Londres, Pasquale Paoli lui écrit que la paix ne lui paraît pas lointaine et que la Patrie pourra jouir de sa liberté.

PADOVANI Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Centuri, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PADOVANI Clemente: (dix-neuvième siècle)
D'Aiacciu. Maître maçon. En 1809, dans le cadre de la Conspiration d'Aiacciu, le général Joseph Morand le fait arrêter avec 23 à 29 personnes. Il est condamné à la prison à vie. Il est dirigé sur Corti, puis Bastia, où on l'embarque pour Gênes, et de là il est emprisonné dans le département de l'Isère. Sur intervention de Napoléon 1er, et après enquête, il est libéré, ainsi que tous les autres condamnés du procès. Il est gracié en 1813.

PADOVANI Dominique (Dominique PADO): (1922-1989)
Né à Oletta. Journaliste. Homme politique (centriste). Il est, après la Deuxième guerre mondiale, un des premiers journalistes à recevoir sa carte de presse, en 1942. Il collabore à L'Auto, puis, en 1944, à L'Aurore. Il obtient le Prix Albert Londres en 1947 pour son livre La Russie de Staline. Sénateur de Paris de 1967 à 1989. Rédacteur en chef du quotidien L'Aurore de 1973 à 1978. En 1978 il démissionne, après la vente du journal. Membre de la Commission des Affaires Culturelles du Sénat et membre du Groupe de l'Union centriste. Elu municipal de Paris, adjoint au maire, en 1983. Auteur de Maurras, Béraud, Brasillach. Trois condamnés, trois hommes, trois générations, (1945), La Russie de Staline (1947), Le procès Kravchenko (1949), 13 Mai. Histoire secrète d'une révolution (1958), Les 50 jours d'Alain Poher (1969)... Il décède à Paris, en 1989.

PADOVANI François: (né en 1952)
Originaire de Bigornu et Castineta. Franc-maçon. Grand-Maître de la Grande Loge Mixte de France (GLMF) (en 2014).

PADOVANI Henry: (né en 1952)
Né à Bastia. Originaire de Luri. Musicien. Auteur. Compositeur. Guitariste. Cofondateur, avec le chanteur Sting, du groupe punk anglais Police, en 1977 (qu'il quitte en 1979). Il continue sa carrière en Angleterre en fondant plusieurs groupes, dont The Flying Padovani's, en 1979. Fondateur du label IRS, en 1984. En 1998, il s'occupe du management de I Muvrini. Il leur trouve une nouvelle maison de disques et attaque avec eux l'enregistrement de Leia, pour lequel il réussit à convaincre Sting à enregistrer sa voix sur le titre Terre d'oru.

PADOVANI Jean-Jacques: (né en 1940)
Né à Petra Serena. Fonctionnaire. Membre du Parti Communiste de 1964 à 1984. Footballeur semi-professionnel au Sporting Club de Bastia de 1964 à 1971. Maire de San Martinu di Lota depuis 1984. Conseiller territorial de 1986 à 1988. En 1991, il crée le mouvement Corse Démocratie (communiste rénovateur). Conseiller général (divers gauche) du canton de San Martinu di Lota de 1994 à 2015. Vice-président du Conseil Général de Haute-Corse jusqu'en 2015.

PADOVANI Jean-Laurent: (né en 1926)
Né à Carghjese. Enseignant. Artiste peintre autodidacte installé à Eccica Suaredda. Il expose à Aiacciu, Bastia...

PADOVANI Manu:
Originaire de Canari. Fils de Tony. Musicien (claviers). Auteur compositeur.
PADOVANI Paul ( ): A titre Civil. Magistrat militaire honoraire. Chevalier (2001).

PADOVANI Stefana:
Enseignante bilingue. Auteur de A Chjama di a furesta (2010), un conte tiré d'une pièce interprétée en 2007 par les élèves d'une classe bilingue de l'école Charles Bonnafedi d'Aiacciu, A Volpe è u ricciu (2011), conte traditionnel, U Magu di Sari d'Orcinu (2011), conte conçu par des enfants du cours préparatoire de la même école...

PADOVANI Tony: (né en 1955)
Né à Aiacciu. Artiste peintre.

PADOVANI Tony:
Originaire de Canari. Musicien (accordéon). Auteur compositeur. Professeur de musique.

PADOVANI-VALENTINI Marie-Hélène: (née en 1960)
Conseillère municipale de San Martinu di Lota. Elue conseillère territoriale de 2010 à 2015.

PADOVANO Antoniu: (seizième siècle)
Mercenaire corse. Un des capitaines corses de Sampieru Corsu. En 1551, avec ce dernier, il est à la défense de Parme, contre les troupes du pape Jules III.

PADOVANO Antonio: (seizième siècle)
Génois. En 1584, il est podestat de Bastia.

PADRE MAESTRU (U): Voir ROSTINI Carlu.

PADRONI ?: (dix-huitième siècle)
Nobile d'Algaiola, (un des I Quattru di Algaiola). En Avril 1758 à Curbara, il rencontre Pasquale Paoli qui lui demande l'utilisation au port d'Algaiola. Craignant les représailles génoises, il refuse.

PAGANELLI Don Sauveur: (1888-?)
Né à Santa Lucia di Taddà. Agrégé de lettres. Combattant durant la Première Guerre mondiale (il est blessé en 1915). Inspecteur de l'académie du Gard. Inspecteur général de l'enseignement primaire. Résistant. Membre du Front National. Préfet du Gard en 1944. En 1946, il est promu préfet honoraire. Inspecteur général de l'enseignement du second degré. Président de l'académie de Nîmes. Auteur d'un essai sur Ernest Renant, paru en 1966.

PAGANELLI Dumenicu dit Zicavo: (1670-1744)
Originaire de Cuzzà. Grand-père de Ghjacumu Petru Abbatucci. En 1669, il est colonel, puis Général au service de Venise. Gouverneur de la place de Brescia. Il meurt à Crémone en 1744.

PAGANELLI Dumenicu:
Journaliste corsiste. Il collabore à La Revue de la Corse et à A Muvra.

PAGANELLI Dumenicu Francescu: (1702-1769)
De Cervioni. Frère de Ghjuvan Gavinu. Avec celui-ci, ils sont partisans des Génois lors de la révolution corse de Ghjacintu Paoli en 1734. Membres du puissant parti des Cottoni. Leur maison de Muchjetu est saccagée par les Naziunali en 1736. Ils se refugient à Bastia où ils sont emprisonnés pour complicité de meurtre. En 1752, ils sont membres d'un conseil suprême pro-Génois, s'opposent à Pasquale Paoli et sont aux côtés de Mariu Emmanuelle de Matra. Ils se rallient au clan Paoli vers 1760.

PAGANELLI Fabianu: (dix-huitième siècle)
Chanoine. Pievanu d'Appietu, en Avril 1731, il commande le Celavu et la Cinarca. En Février 1732, avec 1500 hommes, il participe à la reprise d'Ulmetu, tenu par les troupes austro-génoises.

PAGANELLI Francescu Maria: (dix-huitième siècle)
De Zicavu. En Septembre 1731, il est officier au service des Autrichiens. Grâce à lui, Luiggi Giafferi prend contact avec le Baron de Wachtendonck, pour négocier une trêve, durant laquelle les Corses expliqueraient à l'Empereur Charles VI la légitimité de leur guerre contre les Génois.

PAGANELLI Ghjuvan Gavinu: (1700-1782)
De Cervioni. Frère de Dumenicu Francescu. Avec celui-ci, ils sont partisans des Génois lors de la révolution corse de Ghjacintu Paoli en 1734. Membres du puissant parti des Cottoni. Leur maison de Muchjetu est saccagée par les Naziunali en 1736. Ils se refugient à Bastia où ils sont emprisonnés pour complicité de meurtre. En 1752, ils sont membres d'un conseil suprême pro-Génois, s'opposent à Pasquale Paoli et sont aux côtés de Mariu Emmanuelle de Matra. Ils se rallient au clan Paoli vers 1760.

PAGANELLI Nurbertu: (né en 1954)
Originaire de Sartè. Corse de l'extérieur né en Afrique du Nord. Poète en langue française et en langue corse. Auteur de Soleil entropique (1973), A Strada, a Vulpi è u Banditu (1975), A Petra ferta, poème en versi sciolti (1981), A Fiara (1992), Invistita (2007)... Premier prix de poésie corse, à Santa Teresa di Gallura, en 2008. En 2009, publication de son ouvrage Canta à i Sarri (Chants aux crêtes). Auteur de Sartène à la fin des trente Glorieuses, de Un Sel d'Argent-Mimoria Arghjintina (2009), A notti aspetta, un recueil de poèmes en langue corse (2011), Da l'altra parti, Prix de la Collectivité Territoriale de Corse 2014...

PAGANELLI Saveriu: (dix-huitième siècle)
En Mai 1761, il fait partie de toute la fine fleur des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli.

PAGANI Anton Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Libraire à Bastia. En 1768, il édite une carte de la Corse de Policardi et de Chiesa.

PAGANI Jean:
Elu maire de Olmu en 1983.

PAGANUS: (quatorzième siècle)
Evêque de Sagone en 1343.

PAGE Thomas: (dix-huitième siècle)
Editeur à Londres. En 1740, il édite une carte de la Corse.

PAGELLO Giorgio: (quinzième siècle)
Milanais. Commissaire ducal en Corse du Duc de Milan Galeazzo Maria Sforza. En 1466, il appelle tous les habitants de la Corse, à Biguglia, pour y prêter serment de fidélité à ce dernier.

PAGEOT-ROUSSEAUX Lucienne: (vingtième siècle)
Née à Paris. Artiste peintre (paysages, natures mortes, nus, scènes de danse)). Elle adresse au Salon d'Automne de 1953 une peinture intitulée Forêt d'eucalyptus à Porto, Corse.

PAGES Pierre: (1914-1997)
Il est marié avec Renée Perini, la sœur de Danielle Casanova. Résistant pendant la deuxième guerre mondiale. Membre du Front National de la Résistance en 1942. Militant communiste de la Corse en 1943. Il participe à la prise d'Aiacciu et à la libération de l'Ile.

PAGES Renée née PERINI: (1914-2005)
Née à Aiacciu. Originaire de A Piana. Epouse de Pierre Pages. Soeur de Danielle Casanova. Enseignante. Militante communiste. Résistante. Elle est de tous les combats jusqu'à la libération de la Corse en 1943. Conseillère municipale d'Aiacciu. Croix de Guerre. Médaille de la Résistance.

PAGGI Giovan Battista: (1554-1629)
De Gênes. Peintre. Il laisse des oeuvres importantes en Corse.

PAGLIA Dumenicu.: (dix-septième siècle)
De Patrimoniu. Ecclésiastique. Familier du cardinal Brancacci, de Naples.

PAGLIETTA: Voir GAFFORI(Y) (de) François Louis.

PAGNI Alexandra:
Originaire de Vezzani. Doctorante. Conseillère territoriale en 2015 (elle remplace Nathalie Ruggeri).

PAGNI Jean-Emmanuel:
Originaire de Venacu. Acteur. Comédien. Danseur. Metteur en scène de théâtre. il joue dans Velvet Goldmine (1998), L'Enquête corse (2004), Le Silence (2004), Un Prophète (2008)...

PAILES Isaac: (1895-1978)
Né à Kiev (Ukraine). Artiste peintre (paysages, natures mortes, figures). Il séjourne en Corse au milieu des années 1920. Au Salon des Tuileries de 1926, il expose deux toiles intitulées Paysage de Corse, et Paysage de Piana, et à celui de 1928, deux Paysage de Corse. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1929 deux peintures intitulées Paysage (Corse).

PAIS E.:
Auteur de Storia delle Sardegna e della Corsica durante il dominio Romano, en 1923.

PAISIELLO Giovanni: (1740-1816)
Compositeur italien. En 1784, un opéra bouffe, qu'il a composé sur un poème de Casti, Il Ré Teodoro, est joué à Versailles, devant la reine Marie Antoinette.

PAJANACCI Charles: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général d'Ulmetu en 1886.

PALADINI Frediano: (1846-1871)
Né à Lucca (Italie). Artiste peintre italien. Il exerce à Bastia.

PALANDRI Sissi: (né en 1953)
Né à E Lubertacce. Chanteur et musicien (accordéon).

PALASNE de CHAMPEAUX Etienne: (dix-neuvième siècle)
Président de la Société d'Agriculture de l'Arrondissement de Calvi. Conseiller général républicain aréniste de Calvi de 1888 à 1896. Il devient membre de la droite républicaine en 1892.

PALAZZI Charles-Xavier: (dix-neuvième siècle)
Maire de Corti de 1888 à 1892.

PALAZZI Francescu: (dix-neuvième siècle)
Entrepreneur. En 1841, il commence les travaux de la jetée du Margonaghju, à Aiacciu.

PALAZZI Louis: (1812-1879)
Né à Corti. Maire de Corti de 1865 à 1870. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PALAZZO Henri:
Originaire de Patrimoniu. Militant nationaliste. Entré au FLNC en 1976. Auteur d'attentats, il est arrêté en 1978, et condamné, en 1981, à 7 ans de réclusion criminelle, par la Cour de Sûreté de l'Etat. Il est amnistié après l'élection de FRANCOIS MITTERAND. Membre de l'Exécutif de Corsica Nazione, en 1999, puis de Corsica Libera.

PALAZZO Laurent:
Originaire de Patrimoniu. Professeur en médecine. Chirurgien. Cancérologue. Gastro-entérologue. Président de la Société nationale française de Gastroentérologie, en 2008.

PALEARO (ou PALEAZZO) di MORCO Giacopo: Voir MORCO (da) Giacopo Paleazzo.

PALLAVICINI ?: (dix-huitième siècle)
Génois. Doge de Gênes en 1790. Il écrit un mémoire contestant le décret du 30 Novembre 1789, lequel considère la Corse comme faisant partie intégrante de l'empire français. L'Assemblée nationale Constituante décide qu'il n'y a pas lieu de délibérer sur la réclamation non fondée de la République de Gênes.

PALLAVICINI Agostino: (dix-septième siècle)
Génois. En 1606, il est nommé gouverneur de la Corse. Il succède à Giovanni Domenico della Torre. Il rappelle aux Corses l'interdiction du port d'armes à feu. A Bastia, il crée le Magistrato delli Pacificatori. Il offre Galeria en bail à un praticien génois, car les habitants du Niolu contestent une décision qui fait que le village est inclus désormais dans la piève d'Olmi e'Cappella. Durant ses fonctions, la durée du mandat de gouverneur de la Corse, qui était, théoriquement de dix huit mois est portée à deux ans. Il est remplacé, en 1608, par Raffaello Giustiniani.

PALLAVICINI Alessandro: (dix-huitième siècle)
Génois. En 1715, il est en Corse, en tant que commissaire général. Avec quatre pères jésuites il prône le désarmement général des Corses. En 1716, il nomme Durazzo di Fuzzà capitaine du bataillon de Campu Moru, pour la défense contre les corsaires.

PALLAVICINI Antoine:
Originaire de Bigornu. Artiste peintre. Sculpteur. Membre de l'association I Culori d'Umani.

PALLAVICINI Carlo: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1597. Il succède à Geronimo Assereto.

PALLAVICINI Cristoforo: (seizième siècle)
Génois. Beau-père de Giacomo Santo da Mare II. En 1553, il est envoyé en Corse par la République de Gênes, en tant que commissaire. Il arrive à Calvi avec deux galères et deux compagnies de soldats.

PALLAVICINI Domenico: (dix-huitième siècle)
Génois. En Mai 1761, il arrive à Bastia parmi les six sénateurs envoyés par Gênes (Senatori Pacificatori della Corsica). Il est reçu par toute la fine fleur des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli.

PALLAVICINI Filippo: (quinzième siècle)
Génois. Neveu du cardinal Paolo da Campofregoso. En 1493, ce dernier, succédant à Gabriele Lucciardo de Franchi comme évêque de Corse, lui remet sa charge de cardinal.
Evêque d'Aiacciu de 1498 à 1518.

PALLAVICINI Francesco: (seizième siècle)
Evêque d'Aleria en 1520.

PALLAVICINI Francesco: (1783-1830)
Originaire de Bastia. Baron de l'Empire en 1806.

PALLAVICINI Giacomo: (seizième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 1518 à 1539.

PALLAVICINI Gianfranco: (dix-huitième siècle)
Génois. En Mai 1761, il arrive à Bastia parmi les six sénateurs envoyés par Gênes (Senatori Pacificatori della Corsica). Il est reçu par toute la fine fleur des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli.

PALLAVICINI Gian Luca: (dix-huitième siècle)
Marquis. Ambassadeur de Gênes à Vienne. En 1731, il est reçu en audience par l'Empereur germanique Charles VI, au sujet de la Corse, pour l'envoi de mercenaires allemands sur l'Ile. Un accord sera trouvé entre le Sénat de Gênes et CHARLES VI, qui consentira à envoyer un corps de 4000 hommes sur l'Ile, à charge des Génois de les entretenir, ce qui leur coûtera 30000 florins par mois. Chaque Allemand tué, malade ou blessé sera remboursé 100 écus.

PALLAVICINI Giovan Antonio: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1573. Il succède à Meliaducce Uso di Mare. Le Sénat de Gênes ayant accepté la révision des Statuts de la Corse demandée par les notables corses, il est désigné pour conduire cette révision. Il est remplacé en 1574, par Agostino Doria.

PALLAVICINI Girolamo: (quinzième siècle)
Evêque d'Aleria de 1493 à 1512.

PALLAVICINI Jean-Baptiste: (1771-?)
Né à Bastia. Conseiller à la Cour Royale de la Corse. Président du Tribunal de 1ère Instance de Bastia en 1816. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

PALLAVICINI Jules César: (1740-1819)
Né à Bastia. Ecclésiastique. Prêtre. Evêque de Luni et Sarzana en 1804. Chevalier de la Légion d'Honneur. Créé Baron d'Empire en 1810.

PALLAVICINI Nicolo: (seizième siècle)
Génois. En 1555, il est nommé, en Corse, adjoint au commissaire Francesco Sauli. Il est commissaire de Bastia. Il fait preuve de bienveillance envers les Corses: il demande l'amnistie générale à la République de Gênes. Celle ci accorde le pardon sauf aux rebelles dont la tête a été mise à prix. A Bastia, il répare les dégâts du dernier siège de la ville et en renforce ses défenses. Puis, il est rappelé à Gênes. Il est remplacé par Leonardo Giustiniani.

PALLAVICINI Paolo Geronimo: (dix-huitième siècle)
Génois. En 1733, il est nommé commissaire du Diquà. En Juin, il est nommé commissaire général (ou gouverneur) de la Corse, à la place de Paolo Battista Rivarola. En Août, il convoque les Capipopuli responsables des pièves, afin de les instruire des dispositions des nouveaux règlements. Nombreux sont ceux, du Rustinu notamment, avec à leur tête Ghjacintu Paoli, qui ne se présentent pas et refusent de payer un acompte sur l'impôt ordinaire. En Septembre, il ordonne l'arrestation de Ghjacintu Paoli. Il essaie de l'attirer à Bastia, mais informé par Petru Casale, ce dernier échappe au piège tendu. En Novembre, il envoie 150 soldats, commandés par le capitaine Gagliardi, partis de Bastia, et 50 autres commandés par le capitaine Pippo, partis de Corti, dans le Rustinu pour saisir des notables du lieu, Paulu Francescu Giovannoni, Ghjacintu Paoli et Ghjuvan Ghjacumu Ambrosi, soupçonnés de fomenter une nouvelle révolte (avec Ignaziu Aitelli). En Janvier 1734, il ordonne à Carlo Grillo Cataneo, le gouverneur du Dilà, de faire assassiner Ghjuvan Francescu Lusinchi. Pour calmer les esprits, il fait suspendre la collecte des tailles. En Mars, il décide de dégager la citadelle de Corti, encerclée par les Naziunali, avec 500 mercenaires grecs et génois. Il échoue. Il décide alors d'envoyer auprès de Ghjacintu Paoli, le Pievanu Luiggi Donati, retiré à Gênes, afin de tenter d'apaiser les velléités des Naziunali. En Août, alarmée par une intervention possible de l'Espagne en Corse, Gênes le rappelle, et le remplace par deux commissaires généraux, le sénateur Ugo Fieschi et Pier Maria Giustiniani, l'évêque de Sagone.

PALLAVICINI Pietro Francesco: (?-1570)
Génois. En 1551, il est nommé évêque d'Aleria.

PALLENTI Francis: (né en 1948)
Originaire de Vilone Ornetu. Professeur de philosophie en sciences de l'éducation à l'Université de Corti depuis 1997. Il conduit un travail de recherche quant à la place et au rôle dévolus à l'éducation par Pascale Paoli, dans son dessein d'émancipation populaire. Membre fondateur du Tavagna-Club, créé en 1967. Auteur de Pascal Paoli, la leçon d'un citoyen du ciel, en 2004. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

PALMARIUS Bernardus: (?-1657)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite d'Aiacciu. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

PALMENTU (de) Joannes: (douzième siècle)
Fils de Johannes. En 1111, avec son cousin Oberto, ils offrent leurs biens au monastère de La Gorgona, en stipulant à quelles conditions cette donation sera valable.

PALMENTU (de) Oberto: (douzième siècle)
Fils de Paganus. En 1111, avec son cousin Joannes, ils offrent leurs biens au monastère de La Gorgona, en stipulant à quelles conditions cette donation sera valable.

PALMESANI Saül:
Maire de Pedicorti de 1977 à 1983.

PALMIERI Eddie: (né en 1936)
Né à New-York de parents d'origine corse. Musicien. (pianiste). Compositeur. Arrangeur. Producteur et leader de groupes de musique latine.

PALMIERI Giacomo: (seizième siècle)
De Vintimiglia. En 1578, il est à la tête de deux cents familles (quatre cents soixante personnes), en provenance de Vintimiglia, qui débarquent à Porti Vechju, pour repeupler la ville abandonnée sur les ordres des Génois, en 1565.

PALMIERI Joseph:
Professeur d'histoire. Professeur honoraire au lycée de Bastia. Membre depuis 1961 de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse (SSHNC). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

PALMIERI Petru Ghjuvanni (Sostegno Maria): (1730-1799)
Né à Centuri. Ecclésiastique. Servite de Marie. Docteur en théologie. Il fait ses études à Florence, Pérouse et Rome. Après son doctorat, en 1759, il entame une carrière d'enseignant à Naples, où il est nommé Regente di studio. Il est de retour à Centuri de 1761 à 1766. Il est ensuite nommé responsable d'études dans les couvents de Senigaglia (1766), Lucques (1768), puis Pérouse (1770), et enfin Ischia di Castro (1772). Il rentre ensuite à Mursiglia. En 1775, il prêche à Alessandria, puis Turin, en 1776 à Castellazzo et Racconigi. De retour dans l'Ile en 1777, il est Provincial de 1780 à 1783. Il est ensuite à Budrio, en 1784, puis Ancona, puis de retour à Mursiglia en 1786. De nouveau à Ancona en 1787, il devient, à Livourne, le précepteur des enfants pupilles de Ghjacumu Giacomini de Porrata, de Mursiglia. Il correspond alors avec Pasquale Paoli. De retour en Corse en 1790, il est à Livourne en 1792, puis revient dans l'Ile en 1794. Il quitte définitivement la Corse en 1796.

PALMIERI Roger: (1902-1991)
Né à Courbevoie (Hauts-de-Seine). Elu (Front National), et vice-président, à l'Assemblée de Corse en 1984 (il en est le doyen). Député européen de 1987 à 1989. Il décède en 1991.

PALNECA (di) Orsatellu: (seizième siècle)
En 1585, des négociateurs demandent pour lui, auteur d'un crime de Vindetta, un recours en grâce à ses adversaires offensés.

PALTEAU de VEYMERANGES ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. En Août 1769, il commande le Régiment du Languedoc stationné à Tallone.

PAMPASGIOLU di l'ACQUALE: Voir GIANSILY Don Ghjuseppu.

PAN Frédéric: (né en 1942)
Né à Marseille. Artiste peintre (acryliques, collages...). Il expose à Aiacciu en 1978, 1980, 1982, 1983, 1984, 1986, 2002, 2008...

PANAGE Marius: (1871-?)
Né à Anorie (Ardèche). Artiste peintre. Il exerce à Bastia vers 1888.

PANASSIE Louis: (né en 1934)
Originaire de l'Aveyron. Cinéaste. Conférencier. Réalisateur, entre 1977 et 1978 du film L'Ame Corse (dont le livre est publié en 1979), et de Les Corses autrement (2000-2001).

PANATTIERI (PANATTERO)Francescu Benedettu: (1758-1798)
De Calvi. Avocat. En Février 1785, il élu est commissaire de la Ghjunte de Caccia. En Février 1790, les délégués des six juridictions du Diquà, réunis à Bastia, dans l'église de La Cuncezzione, le désignent, avec trois autres personnalités, pour se rendre à Londres, chez Pasquale Paoli , afin de lui demander son retour. En Avril, il rentre à Paris avec Pasquale Paoli. Puis, en tant que député du Comité Supérieur de Bastia, il accompagne ce dernier devant l'Assemblée Nationale Constituante. En Septembre 1790, il est élu secrétaire du Conseil Général de la Corse. En Juin 1791, à Bastia, le jour de la Sant'Erasmu, dans l'église San Ghjuvan Battista, le sermon du curé défenseur Vidau, déclenche une émeute contre-révolutionnaire. Il est pris par les émeutiers, et embarqué de force vers l'Italie (La Spezia). Il rentre à Bastia peu après. En Juillet, le Conseil Général le félicite, en tant que défenseur de l'ordre public, et lui attribue une subvention qu'il refuse. En Septembre, à la Deuxième Assemblée Provinciale Electorale à Corti, il est élu député suppléant de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale. En Septembre 1792, à Corti, à la Troisième Assemblée Provinciale Electorale, à la demande de Pasquale Paoli, il n'est pas élu député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale (la Convention). En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du Département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. Député pour la communauté de Sarrula è Carcupinu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. En Février 1795, il assiste à la Première Session du Parlement Anglo-Corse, qui se tient à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, où il fait un discours devant le Vice-roi de Corse Sir Gilbert Elliot. En Octobre 1796, depuis Modène, Nabuliu Buonaparte écrit à Antoniu Cristufaru Saliceti pour lui demander de l'arrêter. En 1798, il trouve la mort dans les rangs des Anglais, dans le corps des Corsican Rangers.

PANCHERACCIA (della) Ghjacumu Santu: (seizième siècle)
Caporale du Bustanicu. En 1553, il est aux côtés des Français contre les Génois. Il devient un des chefs de la garnison de Corti.

PANCHERACCIA (della) Ghjuvanninellu: (seizième siècle)
Caporale du Bustanicu. En 1584, il est Nobile Dodeci. Il paraphe seize requêtes, parmi lesquelles, le retour aux anciennes unités de poids et mesures, la poursuite des travaux concernant les tours du littoral, la remise en état du pont de Lagu Benedettu, une meilleure réglementation sur la vente du sel, une intensification de la lutte contre les crimes de sang, etc.

PANCHERACCIA (della) Guglielmu: (quinzième siècle)
Caporale du Bustanicu. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois.

PANCHERACCIA (della) Lupacciolu: (?-1450)
Caporale du Bustanicu. En 1439, avec tous les Capipopuli fidèles au gouverneur Janus da Campofregoso, il est gratifié d'une confortable pension. En 1442, après la victoire de Paulu della Rocca sur Michele de Germani, il se rallie à la cause du seigneur de Cinarca. En 1443, voyant que les querelles entre seigneurs corses n'en finissent pas, et devant cette situation, avec cinq Caporali, il décide de confier la Corse à l'Eglise. Le pape Eugène IV accepte de reprendre la Corse sous sa souveraineté. Avec les autres Caporali il reçoit, à A Venzulà, l'envoyé pontifical Monaldo Paradisi. En 1448, avec d'autres Caporali, il s'arme contre les soldats génois. Ces derniers sont battus dans la région de Rogna. Avec ses alliés, il fait appel, une fois encore, aux Aragonais. En 1450, avec les mêmes Caporali, il conteste l'autorité du nouveau gouverneur génois Galeazzo da Campofregoso. Il meurt la même année, dans un naufrage, au cours d'un voyage à Rome.

PANCHERACCIA (della) Petru: (quinzième siècle)
Caporale du Bustanicu. En 1483, à une Cunsulta, tenue à Lagu Benedettu, il se range aux côtés du Toscan Gherardo da Montagnara, qui vient d'être élu Comte de Corse.

PANCHERACCIA (della) Piccinu: (quinzième siècle)
Caporale du Bustanicu. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, celui-ci voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois.

PANCHERACCIA (della) Polidoru: (seizième siècle)
Caporale du Bustanicu. En 1564, avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile.

PANCHERACCIA (della) Simone: (quinzième siècle)
Caporale du Bustanicu. En 1483, à une Cunsulta tenue à Lagu Benedettu, il se range aux côtés du Toscan Gherardo da Montagnara, qui vient d'être élu Comte de Corse. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il est aux côtés de Ghjuvan Paulu di Leca, contre les seigneurs corses partisans de l'Ufficio di San Giorgio. Battu, il est exilé en Sardaigne, avec celui-ci et toute sa famille et ses proches.

PANCRAZI Ghjacumu Santu: (dix-neuvième siècle)
De Ghjucatoghju. Officier des milices corses. En 1815, il est commandant de la place de Corti.

PANCRAZI Carlu Felice: (dix-huitième siècle)
De Ghjucatoghju. En 1735, il est docteur in utroque jure.

PANCRAZI Eléonore: (née en 1990)
Née à Corti. Chanteuse lyrique (mezzo soprano).

PANCRAZI François (Francis): (1951-2014)
Originaire de Monte. Maire de Monte de 2001 à 2014. Conseiller général (UMP) du canton de l'Altu di Casacconi de 1998 à 2011. Vice-président de la communauté de communes de Marana Golu.

PANCRAZI Hyacinthe: (1920-2010)
Originaire de Valli di Mezana. Médecin à Aiacciu. Résistant. Compagnon de route du Parti Communiste Français. Conseiller municipal d'Aiacciu de 1953 à 1959 et de 1983 à 1989.

PANCRAZI Jean-Noël: (né en 1949)
Né à Sétif (Algérie). Originaire d'Auccià. Ecrivain. Romancier. Agrégé de Lettres Modernes en 1972. Collaborateur au Monde des Livres, il est membre du jury du Prix Renaudot depuis 1999. Auteur de La mémoire brûlée en 1979, Lalibela ou la mort nomade en 1981, L'Heure des adieux en 1985, Le passage des princes en 1988, Les Quartiers d'hiver, Prix Médicis, en 1990, Le silence des passions, Prix Valery Larbaud; en 1994, Madame Arnoul, Prix Maurice Genevoix, Prix Albert Camus, Prix du Livre Inter, en 1995, Long séjour, Prix Jean Freustié, en 1998, Corse, en collaboration avec le photographe Raymond Depardon, en 2000, Renée Camps, en 2001, Tout est passé si vite, Grand Prix du Roman de l'Académie Française, en 2003, Les Dollars des sables (2006), Montecristi (2009), La montagne aujourd'hui en 2012, Indétectable en 2014... Chevalier de la Légion d'Honneur (2013).

PANCRAZI Jean-Paul: (né en 1950)
Né à Bastia. Originaire de A Penta di Casinca. Artiste peintre. Plasticien. Auteur de la décoration du collège de Folelli en 1991. En 1996 il réalise des gravures pour les poèmes de Jean Louis Giovanoni. Il expose à Aiacciu, Bastia, Corti, Pruprià, A Penta di Casinca, L'Isle-sur-Sorgues, Marseille, Bologne, Milan, Lisbonne... Prix des Arts Plastiques 2008, attribué par la Collectivité Territoriale de Corse avec le tableau Nodu 2 (2002). Membre de l'association I Culori d'Umani. En 2014, il participe au spectacle culturel Cors'Odissea.
Voir le site de Jean-Paul PANCRAZI.

PANCRAZI Joseph: (1824-1866)
Né à Auccià. Laboureur. En 1851, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, peine commuée à 20 ans en 1864, puis à 17 ans en 1865 (à l'occasion du dévouement dont il fait preuve lors d'une épidémie de choléra au bagne), pour homicide volontaire avec préméditation et tentative d'homicide volontaire sur un gendarme. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1866.

PANCRAZI Marie:
Née à Bastia. Photographe indépendante.
Voir les photos de Marie PANCRAZI.

PANCRAZI Pierre: (né en 1953)
Né à Bischheim (Allemagne). Originaire de A Petra di Verde. Ecrivain. Auteur de Les deux grands-pères, Corse Alsace 1879-1945, en 2015, Jean qui boîte, en 2016...

PANDOLFI ?: (dix-huitième siècle)
En Avril 1797, il est l'un des cinq membres élus de l'administration centrale du Liamone. Administrateur d'Aiacciu. En 1798, suspect de Bonapartisme aux yeux du Directoire à majorité réactionnaire, il est arrêté. En Mai 1800, il signe la procédure de mise en place du nouveau préfet du Département du Liamone, Ghjuvan Battista Galeazzini.

PANDOLFI Jabicorse: (1921-2015)
Originaire de Sotta. Maire de A Sarra di Scupamena. Conseiller général du canton de Taddà Scupamena de 1976 à 1988. Croix de Guerre 39-45. Médaille Militaire.

PANDOLFI Jean Paul Henri: (1926-1943)
Né à Mayence (Allemagne). Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est tué par les Allemands, lors des combats de Carbini, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

PANDOLFI Rinucciu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de A Sarra di Scupamena en 1855.

PANDOLFI Ugo: (1852-1927)
Originaire de A Sarra di Scupamena. Ingénieur-géologue. Auteurs de carnets intimes. Personnage principal du roman La Vendetta de Sherlock Holmes, de son arrière-petit-neveu Jean Pandolfi-Crozier.

PANDOLFI-CROZIER Jean: (né en 1952)
Originaire de A Sarra di Scupamena. Arrière-petit-neveu de Ugo. Journaliste. Ecrivain. Romancier. Journaliste à FR3 Corse en 1990. Co-auteur, en 1981, de Nice, la Baie des Requins. En 1997, il publie une édition critique de La Conjuration Corse de Filippo Buonarotti. Auteur de La Vendetta de Sherlock Holmes, tiré des carnets intimes de son arrière-grand-oncle, en 2004, Du texte clos à la menace infinie, en 2007. En 2008, il participe au travail collectif des Noirs de Corse, auteurs du recueil de nouvelles intitulé Piccule fictions, vendu exclusivement au profit de l'association Handi 20.

PANDOLPHO: (treizième siècle)
Evêque de Mariana en 1237. Il prête serment de fidélité à Gênes.

PANGRANI Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Suddacaro, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PANICALI Dominique Antoine: (1750-1793
Né à Sari d'Orcinu. Laboureur. En 1789, à Bastia, il est condamné à 6 ans de Galères. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1793.

PANISSE (de la) Pierre: (seizième siècle)
Jurisconsulte avignonnais. En 1557, il est à Aiacciu comme Intendant de la Justice Royale en Corse. Il a, avec lui, deux docteurs en droit, un assistant et un magistrat fiscal. Il a pour mission de parcourir l'Ile afin de s'informer des us et coutumes du pays.

PANMOGLIO Bartolomeo: (?-1512)
Génois. Originaire de Fossombrone. Archiprêtre et prévôt du Chapitre de Gênes. Evêque d'Accia de 1450 à 1493.

PANMOGLIO Francesco: (quinzième siècle)
Génois. En 1484, il est nommé gouverneur de la Corse pour le compte de l'Ufficio di San Giorgio. Il remplace Matteo de Fieschi. Il arrive à Calvi et prend aussitôt contact avec Ghjuvan Paulu di Leca, qu'il récompense pour ses bons et loyaux services à la cause génoise. Il s'installe à A Venzulà. Il est remplacé, en 1485, par Alessandro de Negroni.

PANNEMAKER Stéphane: (1847-1930)
Né à Bruxelles (Belgique). Graveur sur bois. Il illustre, avec d'autres, l'ouvrage d'Edward Lear Journal of a landscape painter in Corsica (1870).

PANNEQUIN Jean-Pierre: (1944-2011)
Enseignant technique arrivé en Corse en 1970. Inspecteur de l'Education Nationale de l'enseignement technique. Membre fondateur de l'Association Française pour le Développement de l'Enseignement Technique de Corse-du-Sud (AFDET2A). Président de la Ligue Corse de Hand-Ball. Joueur, puis entraineur du GFCA Hand-Ball. Co-fondateur et président de l'Union Sportive et Culturelle d'Afa en 1971. Membre de l'association Cucina Corsa.

PANNIER Suzanne: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1957 une peinture intitulée Bastelica.

PANSA Nicolo: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1659 et 1667.

PANTACINI ?: (dix-huitième siècle)
Du Fiumorbu. En Juillet 1796, avec des groupes de patriotes corses, il débarque sur l'Ile, et s'infiltre dans le Fiumorbu, pour en chasser les Anglais.

PANTALACCI Bernard Noël:
Militant nationaliste. Membre du FLNC. Auteur d'attentats, il est condamné, en 1981, à 5 ans de prison, par la Cour de Sûreté de l'Etat. Il est libéré par amnistie présidentielle. En 1984, il participe à une action commando dans la prison d'Aiacciu (avec Pierre Albertini et Pantaléon Alessandri, ils exécutent dans leur cellule 2 truands (Jean-Marc Leccia et Salvatore Contini) convaincus d'avoir participé à l'enlèvement et à l'assassinat de Guy Orsoni). Il est condamné à 8 ans de réclusion criminelle en 1985. Libéré en 1989.

PANTALACCI Emile Lucien: (1899-1955)
Né à Constantine (Algérie). Originaire de Vivariu. Militaire. Lieutenant-colonel d'Infanterie. Colonel des Services Spéciaux du Maroc. Commandeur de la Légion d'Honneur (décoré par le maréchal Juin). Médaille de l'Ordre du Mérite Militaire Chérifien. Croix de Guerre 39-45 et TOE.

PANTALACCI Jean-Baptiste: (?-2016)
Originaire de Venacu. Militaire. Général de brigade. Commandant du 17ème Régiment du Génie Aéroporté. Officier de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre National du Mérite.

PANTALACCI Natale: (dix-huitième siècle)
De Vivariu. En 1755, Il est un partisan de Mariu Emmanuelle de Matra.

PANTALACCI Noël:
Entrepreneur. Directeur de la Société d'Etude et de Développement (SED) en 1985. Directeur de la Caisse de Développement de la Corse (CADEC) en 1994. Directeur de Pétro-Corse, filiale du groupe Elf. Conseiller municipal d'Aiacciu. Elu conseiller territorial (droite) en 1998.

PANTALEONE Agostino: Voir GIUSTINIANI Agostino.

PANTALONI Ange: (né en 1940)
Né à Aiacciu. Professeur de mathématiques. Secrétaire de la Fédération du Parti Socialiste de Corse-du-Sud de 1976 à 1983 et de 1986 à 1990. Elu à la première Assemblée de Corse en 1982 (vice-président jusqu'en 1984), jusqu'en 1992. Conseiller municipal (puis adjoint au maire) d'Aiacciu depuis 1988. Il publie de nombreux articles concernant l'économie, la politique et la culture, dans diverses revues régionales et dans le quotidien Le Monde.

PANTALONI Joseph: (1860-1909)
De Ucciani. Médecin à Marseille. Auteur d'un traité sur la Chirurgie du foie et des voies biliaires en 1899.

PANTALONI Paul Toussaint Simon: (1884-1973)
Né à Auccià. Médecin. Conseiller général de Tébessa (Algérie) de 1919 à 1934. Maire de Bône (Algérie) de 1933 à 1941 et de 1949 à 1959. Membre de la seconde Assemblée Nationale Constituante (Constantine) en 1946. Député (Républicain Indépendant) de Constantine (Algérie) de 1946 à 1955. Il décède à Veru, en 1973. Officier de la Légion d'Honneur.

PANTELIC Ilja: (1942-2014)
Né à Novi Sad (Yougoslavie). Footballeur professionnel (gardien de but). Gardien de but emblématique du SEC Bastia, de 1971 à 1974, avec lequel il sera finaliste de la Coupe de France en 1972.

PANTIGNY Sylviane:
Ecrivain. Installée en Corse jusqu'en 2007. Fondatrice de l'entreprise La plume de votre voix en 2010. Auteure de Apollonie et les jours (2005).

PANUNZI Jean-Jacques: (né en 1956)
Né à Surbuddà. Conseiller général (divers droite) du canton de Taddà-Scupamena de 2001 à 2015. Conseiller territorial de 2004 à 2010 (conseiller exécutif chargé des transports) et de 2010 à 2014. Président du Conseil Général de Corse-du-Sud de 2006 (il succède à Roland Francisci, décédé) à 2015. Elu sénateur de Corse-du-Sud en 2014. Elu conseiller départemental (divers droite) du nouveau canton de Bavella en 2015. Vice-président du Conseil Départemental de Corse-du-Sud. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PANUNZIO Jean-Michel:
Musicien (accordéon, guitare). Co-fondateur du groupe I Fratelli. Professeur de guitare.

PANZA Olivier: (né en 1982)
Né à Toulon. Originaire de U Castellà di Mercuriu. Ecrivain. Poète. Auteur de Ankh, un recueil de poèmes, en 2000, L'autre jour, en 2003, Le reste des choses, en 2006... L'arbre de Ténéré... Membre du conseil d'administration de l'association de vulgarisation scientifique Les petits débrouillards PACA.

PANZANI:
Famille de Zuani: Elle s'oppose à la politique du Roi Théodore. Pro-Génoise. En 1736, à Stazzona d'Orezza, elle fait assassiner Simone Fabiani, à qui elle reproche l'exécution de son parent Anghjulu Luiggi Luccioni.
Famille de Taddà: Fidèle au Roi Théodore. Certains de ses membres participent à son gouvernement.

PANZANI Carlu Filippu: (dix-huitième siècle)
Seigneur de Zuani. En 1731, il reste un fidèle partisan des Génois. Opposé au Roi Théodore. En Mai 1744, le gouverneur Pier Maria Giustiniani fait appel à lui pour gagner la population corse à la cause génoise.

PANZANI Don Francescu: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1763, à la Cunsulta Generale di Sartè, il est élu député de la piève de Taddà.

PANZANI François:
De Bunifaziu. Maire de Bunifaziu de 1947 à 1953. Conseiller général de Bunifaziu.

PANZANI Ghjuliu Cesare: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Altaghjé', en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PANZANI Ghjuvan Felice: (dix-huitième siècle)
D'Altaghjé. Frère de Simone Brandu. En 1736, il se rallie à son tour au Roi Théodore 1er. Il est nommé colonel, comte et lieutenant général. Au départ du Roi, il est dépositaire de tous les diplômes et lettres royaux pour le Delà des Monts. En Janvier 1749, il assiste à la Cunsulta di Corti. Il y est désigné commissaire pour la piève de Santa Lucia di Taddà.

PANZANI Jean-Paul: (né en 1950)
Né à Altaghjè. Mutualiste. Directeur de l'Union de la Mutualité du Var. Président de la Mutualité du Var. Président de la Fédération des Mutuelles de France. Vice-président de la Mutualité Française. Membre du Conseil Economique et Social de l'Europe.

PANZANI Mighele Anghjulu: (dix-huitième siècle)
Curé de Zicavu. Naziunale. En Juillet 1739, après la défaite des Naziunali devant les Français, avec Frédéric de Neuhoff et les bergers du Cuscioni, il organise la résistance contre les troupes du marquis de Maillebois. En Septembre, après s'être soumis, il part pour l'exil.

PANZANI Petru Paulu: (dix-huitième siècle)
Rettore de Serra. En Novembre 1763, il est invité à participer à la Cunsulta Generale di Sartè, ainsi que de nombreux autres membres du Clergé ( pievani, rettori, vicarii).

PANZANI Simone Brandu: (dix-huitième siècle)
D'Altaghjé. Frère de Ghjuvan Felice. Fidèle de Roi Théodore 1er. Capitaine. Au départ du Roi, il est nommé responsable de la Rocca. En Mai 1761, il fait partie de toute la fine fleur des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli.

PANZANO Tomaso: (quatorzième siècle)
Gouverneur génois de la Corse en 1394. En 1395, il tente vainement une action contre Arrigu della Rocca. Son mandat se termine en 1398.

PAOLAGGI Jean-Baptiste: (1928-2010)
Originaire de Santa Maria Siché. Médecin des hôpitaux. Professeur émérite à l'Université Paris V. Chef du service de rhumatologie de l'hôpital Ambroise Paré de Boulogne Billancourt. Membre de l'Académie Nationale de Médecine.

PAOLETTI ?:
Capitaine. En 1934, avec d'autres, il organise, à Aiacciu, les Etats Généraux de la Corse, autour du thème Tout pour la Race corse...

PAOLETTI Anghjulu Luiggi: (?-1735)
De Prunelli di Casacconi. Cousin de Ghjuvan Stefanu. Bras droit de ce dernier, il est assassiné à sa place, en 1735, par les hommes de main du commissaire général génois Felice Pinelli.

PAOLETTI Christiane:
Professeur de dessin à Aiacciu. Artiste peintre (paysages). Elle expose à Aiacciu en 1982, 1984, 1987, 1989, 1993, 1997...

PAOLETTI Francescu Savieru: (1846-1910)
Né à Tassu. Directeur des secrétariats du Conseil Municipal de Paris et du Conseil Général de la Préfecture de la Seine. Directeur du Bulletin Municipal Officiel de la ville de Paris. Officier de la Légion d'Honneur.

PAOLETTI Ghjuvan Stefanu: (1691-1756)
De Prunelli di Casacconi. Ecclésiastique. Servite de Marie. Il fait des études en Italie. Docteur en théologie en 1722. De retour en Corse en 1725, il se consacre à l'enseignement, la prédication et la politique. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux. Refusant la défaite, il se tient au maquis, puis, en Février 1733, il s'installe à Livourne. De retour en Corse en 1734, il poursuit son combat contre les Génois. Il reprend l'enseignement en 1736 dans l'Ampugnani et à Casacconi. En 1755, Il devient un partisan de Pasquale Paoli.

PAOLETTI Orsuvechju (FILIPPI): (1707-1735)
Né à Prunelli di Casacconi. Frère de Ghjuvan Stefanu. En Avril 1734, à la Cunsulta di Sant'Antoniu di A Casabianca, dans l'Ampugnani, où il est désigné Lieutenant Général du Royaume. En Janvier 1735, à la Cunsulta di Orezza, il est nommé membre de l'Uffiziu di a Guerra. Il est assassiné, à l'instigation de Petru Paulu Murati, en 1735.

PAOLETTI Paul André: (1921-2001)
Né à Pila Canali. Pilote de chasse. Membre du Groupe Gascogne. Entre 1944 et 1945, il effectue 39 missions de guerre, en France, en Italie et en Allemagne. Après des missions en Allemagne, au Sénégal, en Indochine et en Algérie, il retrouve la vie civile et la Corse en 1967, avec le grade de capitaine. Médaille Militaire. Croix de Guerre. Distinguished Unit Citation (USA). Croix de la Valeur Militaire avec étoiles (3 d'argent et 1 de bronze). Officier de la Légion d'Honneur en 1988. Il décède à Aiacciu, en 2001.

PAOLI ?: (dix-huitième siècle)
Prêtre. En Décembre 1771, à A Venzulà, le jour de la Santa Lucia, il donne un festin pantagruélique (pas moins de 45 plats), auquel participe Monsieur de Grandval, officier au Régiment du Berry, et le Pievanu Viterbi, le recteur de A Penta di Casinca.

PAOLI ?: (dix-neuvième siècle)
Directeur du journal littéraire, satirique et mondain L'Echo d'Ajaccio en 1890.

PAOLI André: (né en 1962)
Né à Aiacciu. Fils de Xavier. Musicien. Professeur de batterie (jazz). Fondateur du Jazz band de Corse en 2012.

PAOLI Ange François dit Spinzatu: (1808-1863
Né à Gavignanu. Cultivateur. Adjoint municipal. En 1861, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour complicité d'homicide volontaire avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1863.

PAOLI Ange-Mathieu: (?-1870)
Originaire d'Ortu. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune d'Ortu.

PAOLI Anghjula (Angèle) Michèle Jeanne: (née en 1947)
Née à Bastia. Originaire de Canari. Professeur de Lettres. Professeur d'Italien. Ecrivain. Poétesse. Spécialiste de cultures insulaires, de la Sicile (Palerme) en particulier, d'où elle mène, en 2003, un projet linguistique et culturel européen autour des Pupi Siciliani (marionnettes siciliennes). Auteure d'une revue littéraire en ligne (internet), Terres de Femmes, en 2004. Auteure d'un recueil de poésies Noir Ecrin, poésie cap-corsaire, en 2007, de Manfarinu, l'âne de Noël, en 2007, de Solitudes des seuils, en 2012, de Les feuillets de la minotaure, en 2015,... Auteure, avec son frère Paul-François, de Les Romans la Corse (2012).

Voir le site de Terre de Femmes et la page de Anghjula PAOLI.

PAOLI Anghjulu Petru: (dix-septième siècle)
Du hameau de A Stretta, à Mérusaglia. En 1620, à Merusaglia, il épouse Cipressa di Ortiporiu. Il est le fondateur de la famille Paoli de Merusaglia.

PAOLI Anton Battista, dit Paoli di Tagliu: (1858-1931)
Né à Tagliu Isulacciu. Il effectue une carrière de 7 ans dans l'armée, qu'il termine avec le grade de sergent-major. Il devient ensuite propriétaire négociant en Tavagna. Ecrivain et poète de langue corse. Auteur du célèbre poème U Lamentu di U Castagnu, publié en 1903, dans A Tramuntana. Il a publié trois recueils de poésie: Fiore è Spine et Rise è Pienti, en 1926, et Nozze è Doli. Auteur de Sunetti e Puesie, Risa e Pianti, en 1926. Il collabore aux revues La Corse Nouvelle, Le réveil de la Corse, Le Petit Bastiais, A Tramuntana, A Corsica, A Muvra, L'Almanaccu di A Muvra, L'Altagna...

PAOLI Antoine Martin: (1865-1928)
Né à Fuzzà. Enseignant au lycée Louis le Grand à Paris. Italianisant distingué. Poète. Auteur de Les Asphodèles, en 1891, et Les Flammes mortes en 1901, en vers français.

PAOLI Antonio: (1871-1946)
Né à Porto-Rico. Originaire de Canari par son père installé d'abord au Venezuela, puis à Porto Rico. Chanteur d'opéra. Ténor de renommée mondiale (Milan, Paris, Vienne, Lisbonne, Madrid, Amérique du Sud...). Premier ténor de la Scala de Milan en 1910. Grand rival du ténor italien Enrico Caruso. Il met un terme à sa carrière en 1928, et rentre à Porto-Rico, où il décède en 1946.

PAOLI Armand: (né en 1968)
Originaire de Siscu. Musicien. Accordéoniste. De la musette au zouk en passant par le classique, auteur de 2 albums, dont le dernier est en hommage à la chanson corse. Premier prix d'excellence avec grande distinction au niveau européen au Championnat d'Europe 2004.

PAOLI Bernardinu: (dix-huitième siècle)
De Fuzzà. En Novembre 1771, des lettres patentes établissent sa filiation depuis Carlu di Fuzzà.

PAOLI Brandiziu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Pastricciola, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PAOLI Clémente: (1711-1794)
Né dans le Rustinu, à La Stretta di Merusaglia. Fils de Ghjacintu. En Juillet 1739, après la défaite des Naziunali devant les Français, son père s'exile à Naples, avec 27 compagnons et son autre fils Pasquale. Lui, reste en Corse, pour vendre les biens et subvenir aux besoins des exilés. En Août 1741, à Calvi, en accord avec Ghjuvan Petru Gaffori, il dépêche l'abbé Carlu Rostini pour Naples, Rome et l'Europe, afin d'essayer d'intéresser les grandes puissances au sort des Corses. En Juin 1744, à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est à nouveau désigné comme chef de la Corse, il est le représentant de la piève du Rustinu. En Décembre 1747, il attaque Ghjuvanni Aitelli qu'il dénonce comme étant favorable aux Génois. En Février 1748, à la Cunsulta di Muratu, il est nommé parmi les six membres du Magistratu Civile, et capitaine d'un escadron volant de 300 hommes, pour chasser les traîtres alliés des Génois, les Vittuli. En Décembre, à la Cunsulta di Biguglia, il rencontre, avec Ghjuvan Tomasu Giuliani et d'autres Principali, le marquis de Cursay. Ce dernier fait part des bonnes intentions du Roi Louis XV à l'égard du peuple corse. Il n'est plus question de soumission à Gênes, mais d'obéissance au Roi de France. Les Corses semblent séduits par cette nouvelle situation. Une lettre est envoyée au Roi de France dans laquelle les Corses le prient de recevoir leur soumission sans réserve, et lui promettent de se conformer à toutes les instructions de son représentant. Il signe cette lettre avec 17 des plus éminents chefs corses du moment. En Mai 1751, à une Cunsulta dans le Campulori, il est désigné parmi les quatre députés qui accompagneront le maréchal de Cursay à Toulon, pour y rencontrer le Lieutenant Général du Roi de France à Gênes, le marquis François Claude de Chauvelin. En Décembre, avec les Capi di A Nazione et le maréchal de Cursay, il écrit au Roi de France à propos du comportement du commissaire général génois Giovanni Giacomo Grimaldi, qu'il juge louche et hypocrite. En Août 1752, à la Cunsulta di Ghisoni, à laquelle il assiste avec tous les chefs du Diquà et du Dilà, le commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi fait l'unanimité contre lui, et le maréchal de Cursay est critiqué pour son laxisme envers le Génois. En Octobre 1753, à la Cunsulta di Corti, après l'assassinat de Ghjuvan Petru Gaffori, il est nommé membre d'une Inquisition d'Etat, Secretu Cunsigliu di Statu, chargée, entre autre, de maintenir la cohésion de tous. Il fait le serment de venger Ghjuvan Petru Gaffori. Il refuse de prendre sa place: Donnez-moi un fusil pour défendre la Liberté de mon Pays et cherchez un Chef plus digne pour gouverner ! En Avril 1755, répondant à son appel, son frère Pasquale, avec deux amis dont Nicudemu Pasqualini, embarque de l'île d'Elbe et fait voile sur la Corse. Il le rejoint à La Stretta di Rustinu, à Merusaglia. En Juillet, à la Cunsulta di A Casabianca, il représente la piève de Rustinu. Il est favorable à l'élection de son frère comme Capu Generale. En Août, Mariu Emmanuelle de Matra lui fait sa soumission. En Mars 1757, à Alandu, Pasquale Paoli est assiégé, avec Ignaziu Venturini par Mariu Emmanuelle de Matra, dans le couvent des Franciscains du Boziu. Avec Carlu Ciavaldini, il s'empare de Pedicroce, et libère le couvent d'Orezza, tenu par le prete Delfinu. Puis il envoie Cosimu Maria Casalta et Sebastianu Rocca, avec 150 hommes, en direction du Boziu, pour libérer son frère. Ils sortent Pasquale Paoli de ce mauvais pas. Les hommes de Mariu Emmanuelle de Matra sont battus et ce dernier est tué. En Février 1760, il commande une tentative de coup de main des Naziunali sur San Fiurenzu. Ils parviennent à rentrer dans la ville. Mais les Génois, grâce à des renforts venus du Capicorsu, obligent les Corses à se retirer. En Janvier 1762, il est un des six membres de la Ghjunta Militare. En Mars, il chasse de Antonucciu de Matra de Zuani di Serra. En Octobre 1768, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il affronte les Français à Ponte Novu. En Mai, il est dans le Nebbiu, à Muratu, avec 1200 à 1500 hommes. Après la défaite de Ponte Novu, il se réfugie à Corti, avec son frère Pasquale, Francescu de Gaffori et Ghjuvanni Lurenzu de Petriconi. Puis, il se rend à Vicu, où, avec d'autres, il tente de reconstituer et de réorganiser l'armée autour des quelques hommes qui restent avec lui, et de faire de la piève de Vicu, un bastion de résistance. La plupart des Capipopuli de la région s'y refusent et décident de se soumettre aux Français. Il reçoit l'appui et le soutien de Ghjacumu Petru Abbatucci, le lieutenant général des Naziunali du Dilà, et d'autres, et décide de passer dans le Dilà, en Cinarca, où il se propose d'attaquer les Français à Mizzana. Avec les Naziunali du Dilà, il harcèle, sans trop de succès, les troupes françaises de comte de Narbonne, stationnées au Ponte alle Peri, sur la route de Bucugnà. Son but est de les retarder au maximum afin de permettre à Pasquale Paoli de rejoindre Porti Vechju. En Juin, il arrive à Porti Vechju, d'où il s'embarque, avec 340 Naziunali dont 16 ecclésiastiques, sur Le Rachel. Les Français, à bord de deux chebecs ancrés à quelques encablures, ne s'opposent pas à leur départ vers Livourne. Il y débarque, peu après son frère. En Juillet, il séjourne dans un couvent à Vallombrosa, près de Florence. En Décembre, Ghjuvan Carlu Saliceti, retiré en Casinca, le rejoint. En Novembre 1774, il envoie Anghjulu Maria Bonelli, dit Zampaglinu di Bucugnà, alors en exil, à Londres, auprès de son frère Pasquale. En Janvier 1790, il est de retour à Bastia. Son accueil est triomphal. En Février, il est élu par les délégués des six juridictions du Diquà, réunis à Bastia, dans l'église de La Cuncezzione, Président du Comité Supérieur de la Corse, de 66 membres, nouvellement créé. En Juillet, Pasquale Paoli qui vient de débarquer à Bastia, décide de résider chez lui. Il décède en 1794, à Merusaglia. Il aura droit a des funérailles officielles à Corti.

PAOLI Dionisu
De l'Ampugnani. Auteur d'un drame symbolique en vers, I Vistuti di Pilone, qui associe les ombres des héros Paoli, Sampieru, Sambucucciu, à des personnages allégoriques. Il collabore au journal U Muntese.

PAOLI Divota:
De Campile. Poétesse improvisatrice. Elle est la seule femme à participer aux Chjami é Rispondi dans la première moitié du vingtième siècle.

PAOLI Dominique: (1872-1956)
Né à Aiacciu. Conseiller municipal d'Aiacciu de 1900 à 1914 et de 1919 à 1925 (Bonapartiste). Capitaine de Chasseurs à Cheval durant la Première Guerre Mondiale. Il participe à la bataille de Verdun et est décoré de la Légion d'Honneur. Maire d'Aiacciu de 1925 à 1931. Président de Comité Central Bonapartiste en 1923. Il cède son siège de maire à François Coty en 1931. En 1935, il succède à François Coty (?-1934). Membre des Croix-de-Feu. Accusé de collaboration avec les Italiens, il est destitué de son mandat de maire en 1943, et frappé d'indignité nationale. Il s'installe à Nice en 1946, où il décède, en 1956.

PAOLI Dominique-Louis: (1856-1936)
De Coti Chjavari. Avocat. Bibliothécaire à Alger de 1884 à 1935.

PAOLI François: (né en 1940)
Né à Bastia. Originaire de U Castellà di Casinca. Journaliste. Musicien (clarinette, contrebasse). Journaliste à la RTF de Lille en 1962, puis rédacteur en chef à l'ORTF d'Amiens, Nancy, Poitiers et au Soir 3 de FR3. Il collabore à Corsica Sera en 1982. Retraité de l'audiovisuel public à Poitiers.

PAOLI François: (né en 1951)
Né à Aiacciu. Footballeur professionnel (défenseur) de 1969 à 1977 (AC Ajaccio, Le Havre). Chanteur de variétés, il anime de nombreuses soirées insulaires, et dans les cabarets corses à Nice ou Marseille.

PAOLI François:
Originaire de Letia. Chirurgien. Historien. Auteur de Le docteur Antonmarchi ou le secret du masque de Napoléon (1996), La jeunesse de Napoléon (2005), Letia et la région de Vico dans l'Histoire de la Corse (2011), Jean-Baptiste Morgagni ou la naissance de la médecine moderne (2013), Christophe Saliceti, un Conventionnel corse de Paris à Naples (2014)...

PAOLI François:
De Vicu. Apiculteur . Restaurateur. Auteur de Tutta a cucina corsa, paru en 1983.

PAOLI François Jean: (1842-1923)
Né à Pianellu. Capitaine de gendarmerie. Mutualiste. Ecrivain. Poète. Journaliste. Il participe à la guerre d'Italie, en 1859, à la campagne contre l'Allemagne, en 1870-1871, à la Commune de Paris, dans l'armée de Versailles, puis, bien que retraité, à la guerre de 1914 (il est le doyen des soldats dans la zone des armées dans las Flandres, à 76 ans). Il est inscrit sur la Tableau d'Honneur de l'Armée Française. Fondateur de la Société de Prévoyance de la Gendarmerie, de la Caisse de Secours Mutuels de la Gendarmerie (en 1888), qui deviendra la Caisse du Gendarme. Grande médaille du Musée Social. Ses publications les plus connues sont: Le drapeau tricolore, Le gendarme, L'inondation, L'orpheline, La famille. Auteur également d'une centaine de poésies en corse, dont le célébre I castagne. Officier de la Légion d'Honneur. Officier d'académie en 1896. Il décède à Fontenay-aux-Roses en 1923. Une statue lui est dédiée à la caserne des Minimes à Paris.

PAOLI Ghjacintu: (1681-1763)
Né à Merusaglia. Docteur en médecine. Primat du Royaume de Corse. Auteur de sonnets italiens. En 1712, il est Pacificatore de Merusaglia. En 1725, il est chargé de régler un différend entre deux habitants de U Salgetu di Rustinu et les Padri di U Cumunu de la localité. En 1725, il est Nobile Dodeci du Diquà. En 1730, le gouverneur Felice Pinelli lui demande son aide pour calmer la fronde anti taxe des Due Seini. En 1730, il est réélu Nobile Dodeci du Diquà, sur les instances du commissaire militaire Camillo Doria. En Janvier 1731, au Cungressu di Corti, il est nommé auditore du gouvernement des généraux Luiggi Giafferi et Andria Ceccaldi. En Octobre, il conclut un accord, avec une trêve de trois mois, avec le Baron de Wachtendonck. En Mai 1732, dans le Rustinu, il se présente au comte général de Schmettau, et est emprisonné. En Août 1733, le gouverneur Pallavicini convoque les Capipopuli responsables des pièves, afin de les instruire des dispositions des nouveaux règlements. Il est à la tête de ceux, du Rustinu notamment, qui ne se présentent pas et refusent de payer un acompte sur l'impôt ordinaire. En Septembre, il complote avec des émigrés corses. Le gouverneur Pallavicini ordonne son arrestation. Il essaie de l'attirer à Bastia, mais informé par Petru Casale, il échappe au piège tendu. En Janvier 1734, à la Cunsulta di Orezza, tenue au couvent d'Orezza, il est placé à la tête de la Nazione. Il doit prendre Corti. En Mars, à la tête des Naziunali, il attaque les Génois dans la vallée du Tavignanu, et les oblige à se replier. En Avril, à la Cunsulta di Sant'Antoniu di A Casabianca, dans l'Ampugnani, il est désigné Chef Suprême et Commandant du Royaume, avec Luiggi Giafferi. En Mai, à la Cunsulta di Corti, les 600 délégués l'associent à Luiggi Giafferi dans un Magistratu Supremu di U Regnu di Corsica. En Janvier 1735, il rencontre Sebastianu Costa et Luiggi Giafferi à Poghju Mizzana. A la Cunsulta di Orezza, à son initiative, Sebastianu Costa écrit la Dichjarazione di Indipendenza, propositions d'une Constitution, en 15 articles, qui seront votés par les participants. Il y est élu, avec Andria Ceccaldi et Luiggi Giafferi, Primati di U Regnu. En Mars, à la Cunsulta di A Casabianca, il est confirmé dans toute ses fonctions et prérogatives. En Août, aidé des habitants de E Valle d'Alisgiani, il rejette à la mer les troupes génoises qui débarquent dans le Campulori et tentent de se fortifier entre Cervioni et U Cotone. En Septembre, à la Cunsulta di Alisgiani, il tente de réconcilier les chefs corses entre eux. En Décembre, afin d'apaiser la division des chefs corses, il est dans le Rustinu. En Janvier 1736, avec 500 fusiliers corses, et l'ingénieur Dufour, expert artificier, il marche sur le fort de San Pellegrinu. Les Naziunali attaquent. C'est un échec total. Les Corses rompent les rangs et abandonnent le siège du fort. Chacun, consterné, rentre chez soi. Il se prépare à l'exil. D'autres parlent de paix... En Mars, après s'être réunis en assemblée secrète à Matra, il est avec tous les chefs corses à Aleria pour accueillir Théodore de Neuhoff. Avec les généraux, il met sur pied et organise la nouvelle armée. En Avril, à la Cunsulta di Alisgiani, il est nommé par Théodore 1er, Général, Premier Ministre et marquis. Il est chargé de prendre Bastia. Avec 1200 cents hommes, dont 800 fusiliers, il marche sur la ville. Il dresse son camp à Furiani. En Mai, Théodore 1er ayant proclamé la Liberté de conscience aux hommes des autres nationalités et des autres croyances qui pourraient venir ici pour nous assister dans nos entreprises, il conteste cette expression, que doit expliquer et soutenir le chanoine théologien Albertini, curé de Pedipartinu di Orezza. En Juin, il est à Montemaio, avec Théodore 1er. En Novembre, le Roi Théodore 1er, qui a décidé de quitter la Corse, le nomme membre d'un Conseil de Régence, qui assumera, avec Luiggi Giafferi, Luca d'Ornano, aidés de Erasmu Orticoni et de Filippu Maria Cuttoli, l'administration de l'Ile. En Décembre, avec les membres du Conseil de Régence, il manifeste son soutien à Théodore 1er, et délègue Luiggi Ciavaldini auprès de commissaire général génois Paolo Battista Rivarola, pour entrer en négociations. En Janvier 1737, à la Cunsulta di Corti, avec les deux autres Régents et les Naziunali, il jure fidélité à Théodore 1er. En Février, il mène des expéditions contre les Génois et leurs partisans à Bastia, Borgu et Aleria. La guerre s'éternise. En Décembre, à la Cunsulta di Corti, avec les deux autres Régents et les Naziunali, il confirment sa fidélité à Théodore 1er. En Mars 1738, à la Cunsulta di Olmi e'Cappella, il informe les chefs des pièves que trois représentants ont été désignés pour rencontrer le général Louis de Boissieux à Bastia. En Septembre 1738, à la Cunsulta di Corti, il décide de s'opposer au retour du Roi Théodore 1er et de contrer toute tentative de ralliement à son égard. En Décembre, avec Luiggi Giafferi et les autres chefs, il tiennent conseil, et décident de poursuivre leur action contre les Génois, car tout est préférable au joug génois. Un Manifeste est publié, condamnant sévèrement ceux qui ont déposé les armes, et punissant des peines les plus rigoureuses ceux qui abandonneraient leur fusil ( Mieux vaut mourir à la guerre que de voir les maux de notre peuple). Les généraux y font l'apologie de leur action, de violentes critiques sur la conduite de la France à l'égard des Corses, et sur l'Edit de Pacification imposé par elle. Cette profession de foi est destinée à l'Europe entière et au Roi de France. En Janvier 1739, à la Cunsulta di Santa Maria d'Ornanu, il entérine, à la demande de tous les participants, que toutes les pièves du Dilà (La Rocca, Istria, Ornanu, Talavu, Cinarca, Cavru, Vicu et Celavu) confirment l'autorité du Roi Théodore 1er. Après avoir condamné la France, il préconise l'union de toutes les provinces de Corse, la défense armée, la conquête d'Aiacciu et de Bastia, la justification aux yeux du monde du combat des Naziunali. En Mars, à la Cunsulta di Santa Riparata ou Montemaio, sous sa présidence, les Naziunali de Balagna, en attendant les desseins du marquis de Maillebois, décident de se retirer et de se fortifier à Montemaio, Ziglia et Cassanu. Il condamne au bannissement Simone Buonaventura Fabiani, le neveu de Simone Fabiani, car il a accepté, sans son autorisation, un poste de capitaine à Naples. En Avril, en Casinca, il proclame qu'il est interdit de rencontrer la famille Vittoli, G.P. Emmanuelli et Ghjacintu Petrignani, et leurs partisans, tous au service de Gênes et traîtres à la Patrie. En Mai, à la Cunsulta di Corti, l décide de poursuivre la lutte contre les Français, tant que ces derniers soutiendront les Génois. En Juin, à Lentu, il est cerné par les troupes du marquis de Maillebois, il capitule, et demande à celui-ci un délai de trois jours pour rallier ses pièves. En Juillet, après s'être présenté au marquis de Maillebois avec ses deux fils Clémente et Pasquale, il demande et obtient l'autorisation de quitter l'Ile. Avec son fils Pasquale, il s'embarque à La Padulella, et part pour l'exil, à Naples. Colonel du Régiment Corsica, il se met au service du Roi de Naples, Charles VII. En 1742, à Naples, malade et rhumatisant, il prend sa retraite d'officier du Régiment Corsica. En 1743, avec les exilés et Corses de l'extérieur, il critique les Concessioni de Pier Maria Giustiniani, et appelle les Corses à les refuser. Il meurt, à Naples, en Décembre 1763.

PAOLI Ghjuvan Simone: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de U Salge, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PAOLI Jean-Baptiste: (1899-1973)
Né à Maintenon (Eure-et-Loir). Originaire d'Ambiegna. Chirurgien cancérologue. Nommé directeur du Centre de Lutte contre le Cancer de Marseille en 1952. Il développe une action remarquable dans la lutte contre le cancer, en créant des consultations avancées de dépistage en Corse et dans tout l'arrière-pays provençal. Il milite activement pour la construction d'un nouveau centre anti-cancéreux. En 1969, celui-ci s'installe dans le bâtiment qu'il occupe actuellement. En 1974, le centre prend officiellement le nom d'Institut Paoli-Calmettes, en son hommage. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PAOLI Jean Dominique: (1866-1938)
Né à Ortu. Militaire. Adjudant d'Infanterie. Gardien chef de l'Abbaye du Mont Saint-Michel (Manche). Chevalier de la Légion d'Honneur.

PAOLI Jean-Jacques: (né en 1946)
Originaire de Sant'Andria di U Cotone. Militant de l'ARC, il participe à l'occupation de la cave d'Aleria en 1975. Il est condamné à 1 an de prison avec sursis, par la Cour de Sureté de l'Etat, en 1976. Journaliste chroniqueur au quotidien Corse-Matin. Secrétaire général de l'ADECEC depuis 2000.

PAOLI Jean-Noël: (dix-neuvième siècle)
Ecclésiastique. Vicaire à Paris. Conseiller général bonapartiste du canton de U Salge, de 1893, à 1896.

PAOLI Jean-Paul: (1831-1854
Né à U Quarcitellu. Laboureur. En 1853, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour tentative de meurtre avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

PAOLI Jean-Pierre: (né en 1945)
Né en Algérie. Originaire de Santa Lucia di Taddà. Musicien (percussionniste). Comédien. Animateur de rencontres sportives. Speaker officiel de l'équipe de France de football au Stade de France, à Paris.

PAOLI Marc (Marcu u Longu): (1907-1984)
Né à Aiacciu. Poète. Musicien (guitare). Humoriste. Premier auteur compositeur ajaccien, il est surnommé le baladin corse. Il mène une vie de saltimbanque, rythmée par la musique, les bals, les matinées dansantes et les sérénades, accompagné par ses amis et sa famille. Il enregistre son premier disque au début des années soixante. Les résidences est une chanson visionnaire qui décrit, avec 25 ans d'avance, l'exil des ajacciens vers les quartiers résidentiels. Auteur de La boudeuse. Ami de Tino Rossi et d'Antoine Bonelli. Il chante sur le continent, à Paris, à Marseille, à Strasbourg, à Monaco, mais aussi en Allemagne, en Italie, en Autriche ou en Tchécoslovaquie. Chef d'orchestre au Casino Municipal d'Aiacciu pendant 33 ans.

PAOLI Maryline:
Enseignante. Ecrivain. Co-auteur, avec Michel Ferracci-Porri, de Joyeuse encyclopédie anecdotique de la Gastronomie (2012). Auteur de O. (2012).

PAOLI Napoléon: (1892-?)
Né en Italie. Coureur cycliste. Vainqueur du premier Tour de Corse cycliste en 1920. Il est l'un des rares Corses à avoir participé au Tour de France cycliste (éditions de 1919, 1920, 1921).

PAOLI Orsu Francescu: (1765-1840)
Né à A Porta d'Ampugnani. Militaire. Il sert au Régiment Royal Corse de 1784 à 1789. Il entre ensuite dans la Gendarmerie (c'est lui qui arrête le général Agustinu Giafferi, le chef de A Crucetta, en 1798), où il devient lieutenant en 1804. Il sert dans la Compagnie du Département de la Méditerranée, et commande à l'île d'Elbe lorsque Napoléon y part en exil. Ce dernier le nomme capitaine en 1814. Il participe aux Cent-Jours (il est incorporé dans la Gendarmerie de la Ville de Paris). Il décède à Paris en 1840. Dans son testament, Napoléon lui avait légué 20000 Francs.

PAOLI Orsu Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Altiani, en , il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PAOLI Paulu Francescu: (1747-?)
Né à Ped'Orezza. Militaire. Volontaire dans la Légion de Sionville en 1768. Caporal à la Légion Corse en 1769. Sous-lieutenant au 3ème Bataillon de Chasseurs en 1792. Il devient capitaine à la 11ème Demie Brigade de Ligne en 1795. Il perd l'oeil droit en 1793 à la bataille du Moulinet (Italie). Il participe à la campagne d'Amérique en 1781 et 1782. Il est fait prisonnier par les Autrichiens lors de la campagne d'Italie en 1796. Retraité en 1803, il se retire à Pied'orezza où il fait construire une maison sur laquelle figure une plaque a son nom.

PAOLI Pasquale, Filippu, Antoniu: (1725-1807)
Né dans le Rustinu, à La Stretta di Merusaglia. Fils de Ghjacintu, dont il est le quatrième enfant, après Marie Francesca, Clemente et Maria Chjara. En Juillet 1739, avec son père Ghjacintu, il s'embarque à La Padulella, et part pour l'exil, à Naples. En 1741, il rentre comme cadet, au Régiment Corsica. En 1742, il est à Gaète, en Italie, avec son régiment. En 1743, il est promu sous lieutenant. En 1745, à Naples, il entre comme élève à l'Académie Royale Militaire d'Artillerie. En Juillet 1749, à Naples, il termine ses années de cours à l'Académie Royale Militaire d'Artillerie. En Novembre, devenu officier dans le Régiment Corsica, il demande, en vain, à Antoniu de Buttafuoco de bien vouloir le recommander auprès du maréchal de Cursay pour entrer au service de l'armée française. Le Régiment Corsica étant dissous, il entre au Real Farnèse, et est en garnison à Syracuse en Sicile. En Septembre 1751, de Sicile, il écrit à son père Ghjacintu, qui aurait voulu le voir entrer dans les ordres, que l'état religieux, sans une vocation particulière, est trop périlleux. En Février 1754, il est nommé sous-lieutenant (subteniento vivo) au Real Farnèse. En Septembre, à Portoferraio, sur l'île d'Elbe, il a une entrevue orageuse avec l'abbé Luiggi Zerbi, au cours de laquelle il s'oppose vivement au projet de rattachement de la Corse à Malte: Les Maltais sont plus misérables que nous. Au lieu d'être commandés par quarante ou cinquante familles génoises, nous serions commandés par tous les meurt-de-faim de l'Europe… En Octobre, il est déterminé à rejoindre la Corse pour se mettre au service de sa Patrie. Il écrit à son père afin de s'efforcer d'apaiser les craintes de celui-ci, et de ressusciter son ancienne fierté. Il a déjà son plan de gouvernement qu'il a communiqué à ses proches. Il lui demande de lui envoyer des livres pour se former à la science du gouvernement et pour surveiller avec compétences l'exploitation des mines (Le Parfait Ingénieur, Les Histoires, l'Esprit des Lois, Les Considérations sur les causes de la Grandeur des Romains et de leur Décadence…). En Janvier 1755, toujours au Real Farnèse, il est en garnison à Porto Longone, sur l'île d'Elbe. En Avril, répondant à l'appel de son frère Clémente, avec deux amis dont Nicudemu Pasqualini, il embarque de l'île d'Elbe et fait voile sur la Corse. Il débarque à l'embouchure du Golu, entre Tanghiccia et Porraghja. Il est accueilli par une troupe nombreuse et enthousiaste qui l'escorte triomphalement jusqu'en Casinca, où il est reçu par Antoniu de Buttafuoco et Ghjuvan Quilicu de Casabianca, de là, il se rend à La Stretta di Rustinu, à Merusaglia, où il rejoint son frère Clémente. Il assiste à la Cunsulta di Caccia, assemblée des représentants du Diquà, qui est houleuse. Il propose sa candidature à la fonction de Capu Generale, mais, malgré le soutien de Ignaziu Venturini, les dissensions avec Mariu Emmanuelle de Matra sont telles que l'élection est remise à plus tard. En Juillet, il n'assiste pas à la Cunsulta di A Casabianca, il en attend les décisions dans sa maison de A Stretta di U Rustinu. Il y est élu Capu Generale avec difficulté. Il est déclaré solennellement Capu Generale Puliticu é Ecunumicu, Generale di A Nazione, Generale di U Regnu di Corsica, chef unique, et détenteur du pouvoir exécutif. Avec son allié, Ignaziu Venturini, le président du Magistratu Supreme, il va pouvoir gouverner. Il s'installe au couvent du Rustinu, à Merusaglia. Il annonce la nouvelle de son élection à son père Ghjacintu et envoie sa démission de l'armée napolitaine. Il accueille des délégations de A Croce et de A Porta, et parvient à mettre fin, provisoirement, aux différends de ces communautés. En Août, il dirige la Marcie, commission de justice ambulatoire ou expédition punitive armée, organisée à Corti. La Marcie se met en route. Elle parcourt le Rustinu, l'Ampugnani, la Tavagna, Verde… La justice paoline est prompte, dure. Les meurtriers sont passés par les armes, les verges sont utilisées pour les délits mineurs. A Pastureccia, il fait exécuter un de ses neveux (au troisième degré), auteur du meurtre de sa femme. A Vulpaiola, il fait passer par les armes un homme, qui a tué sa femme, et le notaire qui l'a conseillé. En Tavagna, il ordonne l'embarquement des chefs de deux factions rivales. En Casinca, il fait raser la maison d'un neveu du président Ignaziu Venturini, coupable d'homicide. Il en fait de même à A Venzulà chez le capitaine Ghjacintu Petrignani, l'un des meurtriers de Simone Fabiani. Dans l'Alisgiani, avec une troupe de 200 hommes, il tombe dans une embuscade tendue par les hommes de Mariu Emmanuelle de Matra. Il y a plusieurs morts, blessés et prisonniers de part et d'autre. Battu, il se retire dans le Campulori, puis au couvent d'Orezza. Il donne l'ordre à Ignaziu Venturini de poursuivre Mariu Emmanuelle de Matra. Il reçoit du renfort de la part de Corses de Naples et de Livourne qui lui envoient une felouque napolitaine qui aborde à l'embouchure du Golu, avec un paquet de lettres, de la poudre et 12000 lires. Ses partisans brûlent la maison de Mariu Emmanuelle de Matra et détruisent tous ses biens. En Novembre, il convoque une Cunsulta Generale (ou Dieta Generale) à Corti. Cette deuxième Assemblée Constituante se donne les institutions nécessaires à l'exercice d'un pouvoir stable et durable. La Nation corse prend forme, et un véritable pouvoir insulaire, qu'il dirige est mis en place à Corti. En Décembre, il s'installe à Muratu, décidé à reprendre San Fiurenzu à Giovanni Giacomo Grimaldi. Ce dernier lui tend une embuscade et le bat. Sa tête est mise à prix pour 1000 sequins. Il passe dans la Casinca, laissant une cinquantaine d'hommes à la garde du Nebbiu. Il envoie à Naples Ghjuvan Quilicu de Casabianca et Ghjuvanni Rocca, en quête de secours et de finances, auprès de l'ambassadeur du Roi d'Angleterre. En Janvier 1756, il convoque une Cunsulta à A Venzulà, qui doit être une assemblée d'ecclésiastiques. Les évêques refusent de s'y rendre et l'interdisent à leur clergé. L'assemblée se tient quand même et il ordonne aux évêques d' Aleria, de Mariana et du Nebbiu de quitter Bastia, où ils résident, et de réintégrer leur diocèse respectif pour y assumer leurs fonctions. Faute de quoi, chacun serait dispensé de leur rendre l'obéissance légitime. Les évêques font appel à Rome, qui leur donne raison. Il propose la création d'une Università di Scienze del Regnu. Il établit son camp dans l'Orezza, et décide de se rendre dans le Dilà, où son autorité est loin d'être reconnue par tous. L'Istria et La Rocca, pro-génoises, refusent de le recevoir. En Mars, Il crée une Régence dans le Dilà, qu'il confie à Santu Folacci, qu'il nomme commissaire général du Dilà, assisté de Petru Maria Cacciaguerra, notaire à Appietu. En Août, il manifeste son mécontentement à la suite du Traité de Compiègne, qui (dans l'article XII), promet à la République de Gênes, aide et protection de la France. En Novembre, il préside à la Cunsulta Generale di Corti. En Janvier 1757, voulant s'assurer de la stricte neutralité des Français à son égard, il dépêche auprès du marquis de Castries, un envoyé de la Nazione, pour se faire confirmer ses intentions. Les Français lui affirment qu'ils ne s'ingéreront pas dans les affaires intérieures de la Corse. En Mars, à Aleria, ses partisans affrontent ceux de Mariu Emmanuelle de Matra, qui est rentré en Corse. Ces derniers ont le dessus. A Alandu, nouvel affrontement entre les deux camps. Il est assiégé, avec Ignaziu Venturini par Mariu Emmanuelle de Matra avec 2000 hommes, dans le couvent des Franciscains du Boziu. Clémente Paoli le rejoint pour le secourir. D'Aleria, Tomasu Cervoni, dont la famille est ennemie des Matra, et Ghjuvan Felice Valentini, avec 400 hommes, arrivent également au secours des assiégés, et le sortent de ce mauvais pas. Mariu Emmanuelle de Matra est tué dans les combats. C'est la fin de la guerre entre Matristes et Paolistes. Ne voulant pas faire couler d'autre sang, il offre une amnistie complète à tous ceux qui choisissent de se soumettre. Des otages sont donnés en garantie. Il fait enterrer dignement Mariu Emmanuelle de Matra. En Décembre, en réponse à Antoniu Colonna di Bozzi, il décide d'un nouveau voyage dans le Dilà, dans sa grande majorité pro-français. Il est accompagné de ce dernier et de Santu Folacci. La province de La Rocca, pro-génoise elle, refuse de le recevoir. Il préside les Cunsulte di Ulmetu, à laquelle la province de La Rocca refuse d'y participer, et où il installe une magistrature provinciale dont il fait donner la présidence à Antoniu Colonna di Bozzi, di Mizzana et di l'Istria. Il fonde le chantier naval de Centuri. En Avril 1758 à Curbara, il est reçu par le podestat major de la piève d' Aregnu et il rencontre les Nobili d'Algaiola, Bagnara, Castagnoli, Giuliani et Padroni, (dits I Quattru di Algaiola) afin qu'ils lui cèdent le port d' Algaiola. Craignant les représailles génoises, ces derniers refusent. En Mai, à la Cunsulta d'Istria, à Bicchisgià, les partisans génois de La Rocca, du Talavu et de l'Istria s'unissent pour se déclarer contre lui, se réclamant ouvertement pour Gênes. Ils lui interdisent l'accès de leur région. En Août, à la Cunsulta di Mizzana, ses partisans élisent Antoniu Colonna di Bozzi commandant du Dilà, ce qui entraîne ses principaux opposants du Dilà à se rallier à lui. En 1758 (ou 1761), Il fonde L'Isula (appelée Paolina, et plus tard Vaux) en tant que port, pour faire concurrence aux ports génois Algaiola et Calvi. En Mai 1759, voulant soustraire les religieux à l'emprise génoise, il essaie de faire remplacer leurs Supérieurs d'origine ligure par des Corses. Ainsi, il fait élire comme Provincial des Franciscains le Père Serapione, de Tralonca. En Juin, à Lucciana, à la suite d'un Supreme Cunsigliu, il participe à un congrès des représentants du Clergé de Corse, au cours duquel les chanoines Ignaziu Felce et Orsatoni, sont chargés de se rendre auprès du nouveau pape Clément XIII pour lui exposer les graves désordres que traverse l'église corse, (en autre la nomination du vicaire général du diocèse d' Aleria), de faire valider l'élection du Provincial des Franciscains, et lui demander la venue sur l'Ile du vicaire apostolique désigné par la congrégation générale des cardinaux à Rome, Cesaro Crescenzio de Angelis. En Août, à la Cunsulta di Corti, les représentants du Dilà réclament sa présence dans leurs provinces pour y établir la même forme de gouvernement que celle qui régit les provinces du Diquà. Ne pouvant se déplacer, il envoie trois émissaires, ayant pour mission de créer quatre juridictions dans le Dilà, avec à la tête de chacune, un Magistratu. Il s'installe au Palazzu Naziunale, à Corti, où il dispose d'un appartement et d'un valet de chambre, un déserteur Français nommé Joseph Dupuy. En Septembre, il est dans le Nebbiu, où il prépare l'attaque de San Fiurenzu. Un complot est déjoué contre lui. Les instigateurs en sont le commissaire général génois Gian Battista de Sopranis et le Pievanu de Patrimoniu, l'abbé Saliceti, avec la complicité du serviteur de celui-ci et d'un marchand génois d'Oletta. Ces deux derniers sont condamnés à la potence, et le Pievanu, en fuite, à l'exil perpétuel. En Avril 1760, il fait remettre au Visiteur Apostolique Cesaro Crescienzio de Angelis le fond des revenus ecclésiastiques de Corse. En Juin, il fait exécuter le drapeau national corse avec Sainte Dévote au revers et la Tête de Maure à l'avers. Il écrit à Ghjuvan Quilicu de Casabianca que pour rendre le commerce plus avantageux, il faudrait que quelques-uns des plus riches propriétaires de la Nazione s'unissent en société pour acheter des bâtiments à cet effet, à l'exemple des compagnies de Hollande et d'Angleterre. Il faudrait faire comprendre à ces riches fainéants, qui sont en même temps avides, que seul le commerce maritime peut faire sortir de la misère aussi bien l'Etat que les particuliers. Témoins, la Hollande et l'Angleterre qui sont devenues la terreur des mers. Toutes les grandes choses ont de petits débuts… En Août, il est indisposé par une fièvre intermittente, probablement d'origine paludéenne. L'abbé Carlu Rostini lui offre ses services, il les accepte. En 1761, il est en Casinca, à Penta. Il veut s'emparer de la tour de San Pellegrinu. En Mai, il est à Corti. Avec les chefs de régions, il entreprend une tournée dans le Diquà. Puis, escorté de 300 hommes, il va au secours de Furiani, que les Génois ont de nouveau attaqué. En Août, il est dans le Capicorsu, où les Génois tiennent encore Ruglianu et Macinaghju. Il cherche à s'en emparer, et chasser ainsi les Génois de la région. Avec 2000 hommes, il attaque Ruglianu. La tour, défendue par un sergent et huit hommes, capitule, mais le village résiste. Il assiège alors Macinaghju. Mais la position, tenue par 200 soldats, est bien défendue, et les Naziunali échouent dans leur tentative. Il a pour L'Isula de vastes projets: joindre par une chaussée la terre à l'îlot, construire un môle, des magasins et y installer la résidence du Conseil Provincial de Balagna. En 1762, il poursuit ses efforts: Libération totale du territoire, organisation politico-militaire, économique, sociale et culturelle, reconnaissance de la Corse comme état libre et indépendant par le plus grand nombre de puissances étrangères possible. Il crée une armée nationale, une université, fait battre monnaie aux armes du royaume (coniati, ventenne, soldi et denari) et fait armer quelques navires battant pour la première fois pavillon corse. En Janvier, il décide la création d'une Ghjunta Militare, composée de six membres. En Février, il écrit à l'abbé Gregoriu Salvini que le Gouvernement n'a pas la liberté de choisir ses meilleurs serviteurs; il doit s'accommoder des notables en place, avec leurs qualités et leurs défauts… En Mars, il fait construire la tour de I Fornali, en face de San Fiurenzu. En Mai, il reprend le siège de Macinaghju, qu'il confie au soin de Ghjuseppu Barbaggi et de Ghjuvan Carlu Saliceti. Il s'installe à Ruglianu pour activer les opérations, mais, alerté par les rapides progrès des Matristi, il quitte le Capicorsu pour le Rustinu, puis Altiani. Il est maître des trois points forts qui dominent Pedicorti, à savoir Lunellu, le fortin de Santa Maria et le couvent. Il attaque alors les Matristi à Pedicorti. Ces derniers sont battus, et se retirent à Aleria. Cette action fait couler beaucoup de sang corse, de part et d'autre. A la Cunsulta Generale di Corti, il devient le président d'une nouvelle Ghjunta di Guerra, composée cette fois de dix à douze membres. En Juin, il écrit au comte Antoniu Rivarola, lui disant qu'il songe à faire figurer sur les armoiries de la Corse l'image de Santa Divota, patronne de la Corse. En Juillet, il écrit à l'abbé Gregoriu Salvini, au sujet de l'abbé Carlu Rostini : il faut toujours le contraindre à être modéré, il n'a pas toujours les manières qu'il faut, mais c'est lui qui veille le mieux aux intérêts de l'Etat dans les affaires maritimes, il rapporte au Trésor vingt mille lires par an, ce qui n'était jamais arrivé jusqu'ici. En Septembre, il chasse Aleriu Francescu de Matra de la Tavagna. En Octobre, il est en Casinca et apprend que Antonucciu de Matra, parti de Bastia, se dirige vers le poste de La Coscia que son commandant Saveriu Saliceti a promis de lui livrer. Il expédie en hâte sur place Ghjuvan Carlu Saliceti par la voie de Ferringule, et se rend, avec Petru Boccheciampe, à Nonza, pour arriver avant Antonucciu de Matra. En Novembre, à la Cunsulta di Luri, le Capicorsu, de plus en plus coupé de Bastia, se rallie à lui. En Décembre, il écrit au comte Antoniu Rivarola, qui est alors général des milices britanniques, pour lui demander son soutien. Dans le Rustinu, il tient un conseil de guerre, au cours duquel il nomme les colonels des deux régiments de Naziunali nouvellement créés. En Avril 1763, il envoie le colonel Ghjuvan Battista Buttafuoco et ses Naziunali dans la plaine d'Aleria afin de couper toute communication entre le fort d' Aleria et Aleriu Francescu de Matra. En Mai, il écrit à l'abbé Gregoriu Salvini, lui rappelant la constante attention qu'il apporte à la façon dont les Ghjunte remplissent leur mission. En Juin, Les Génois bombardent le fort de Furiani. Parti de Corti, il arrive avec des renforts. Il installe des pièces d'artillerie à l'emplacement de l'ancienne église de Sant'Erasmu. Puis, il part à Biguglia et dans le Nebbiu chercher du renfort. De retour, il fait renforcer le poste de Sant'Erasmu, installe d'autres petites redoutes en amont de la place, et attend l'attaque des Génois. En Août, il est dans le Nebbiu, puis en Balagna où il visite L'Isula. En Septembre, il écrit à Francescu Matteu Limperani, le Presidente de la juridiction de Bastia, pour l'inviter à venir avec lui en tournée dans le Dilà. Il part pour le Dilà, avec 200 hommes de troupe, et une cinquantaine de jeunes de la région. Il passe à Vicu. En Octobre, pour régler le conflit qui oppose Ghjuvan Battista d'Ornano, dit Bachjolu, chef du Dilà, conseiller d'état, à Ghjacumu Petru Abbatucci, lieutenant général des quatre pièves du sud, et soupçonné de relations avec Filippu Maria Costa, qui se disputent la suprématie du Dilà, il les fait arrêter tous les deux, et les fait enfermer dans le Palazzu de Corti. En Novembre, il est à Fuzzà, où il parraine la fille de Petru Paulu Paoli. Il préside la Cunsulta Generale di Sartè, qui réunit plus de 220 responsables du Dilà. Il s'agit de mettre au point toute l'organisation politico-militaire de la région. En Décembre, il est de retour à Corti. Son voyage dans le Dilà a connu un très vif succès. Il rencontre le lieutenant-colonel de dragons, Monsieur de Valcroissant, envoyé du duc de Choiseul, le Ministre de la Guerre du Roi de France. Ils signent ensemble un projet de traité en 11 articles, dans lequel le Roi de France promet son aide aux Corses pour chasser les Génois des présides, en échange de la cession d'une place, et d'une alliance offensive et défensive entre les deux nations. Ce projet n'ira pas plus loin. Il accepte les services d'un certain Baron de Kleist qui s'offre à lever une compagnie de 100 hommes et à les discipliner à la prussienne. Il espère que cette compagnie servira de modèles aux deux régiments corses nouvellement créés. Il achète à Livourne huit canons de seize, avec les munitions. En Janvier 1764, il visite les installations de L'Isula. Il insiste pour que les négociants étrangers soient protégés de toutes vexations. La disette sévit en Corse. Il ne laisse sortir le blé des magasins de L'Isula qu'à destination du Capicorsu. En Mars, à U Viscuvatu, il rencontre à nouveau Monsieur de Valcroissant, l'envoyé de la Cour de France. Celui-ci lui propose le grade de lieutenant colonel, avec le commandement d'une province française, s'il abandonnait la Corse. Il refuse, mais propose au Français un plan dans lequel la Corse, sous la protection de la France, verrait sa liberté garantie en contrepartie d'avantages majeurs accordés de tout temps. En Mai, il fait libérer les habitants de Brandu et d' Erbalunga, capturés par les Naziunali. Il est favorable à un projet de Gênes pour conclure un traité d'accommodement avec la Corse, à condition que la souveraineté génoise soit de pure forme et la soumission de la Corse, symbolique. La France est farouchement opposée à ce projet. En Juin, il renforce le blocus de San Fiurenzu. Pour cela, il en confie le siège à Ghjuseppu Barbaggi. En Juillet, arrivée en Corse d'officiers français qui sont reçus par le Consul de France à Aiacciu, et prétendent qu'il les a lui-même envoyés. Leur mission est, semble-t-il, de préparer l'arrivée des Français et de disposer les habitants de l'Ile en leur faveur. Informé, il dément et affirme qu'il s'agit de propagandistes. A A Casabianca, il écrit: La Liberté et l'Egalité civiles, une certaine égalité aussi entre les fortunes, voilà ce qui, à l'exemple des Hollandais et des Suisses, peut rendre les Corses heureux. Mais la République démocratique suppose des citoyens conscients de leurs devoirs, et malheureusement le progrès des lumières n'a point encore éclairé le peuple corse, qui reste en grande partie une populace. En Août, sur les 24 hommes qui composent sa garde personnelle, 14 sont des étrangers (non Corses), la plupart mercenaires prussiens. Il écrit au comte Antoniu Rivarola que nous ne pouvons pas prendre San Fiurenzu parce que la place peut être secourue de nuit. En Novembre, il prononce l'éloge funèbre de Ignaziu Dumenicu Baldassari. Il annonce lui-même (Ragguagli dell'Isola di Corsica n°XI) la nomination des professeurs choisis pour enseigner a l' Università di Corti. En Décembre, après le débarquement des troupes françaises, afin de le calmer, le duc de Choiseul lui dépêche Cesare Matteu de Petriconi, porteur de bonnes paroles. Il reçoit ce dernier froidement. Officiellement, il fera bon visage au comte de Marbeuf et à ses officiers, à condition que ceux-ci ne se mêlent pas des affaires de la Nazione. En Janvier 1765, de Corti, il adresse un Manifeste au duc de Choiseul (Memoria presentata dal Generale Paoli al Ministero di Francia) dans lequel, entre autre, il fait part de sa surprise de devoir lever le siège de San Fiurenzu. Mais, eu égard au respect qu'il a pour le Roi de France, il abandonne le siège et laisse la place aux Français. Il part dans l'Ornanu. L'hostilité manifestée par Ghjacumu Petru Abbatucci le décide à envoyer sur Zicavu un important détachement de troupes. En Février, il écrit à nouveau au duc de Choiseul pour lui rappeler le traité signé avec Monsieur de Valcroissant en 1763. Le duc de Choiseul lui répond que l'on a lieu de croire que le sieur de Valcroissant ne s'est pas acquitté exactement de sa mission. Début d'un échange assidu de lettres avec le duc de Choiseul, celui-ci l'informant qu'à l'occasion d'incidents entre Corses et Français, ces derniers feront respecter, au besoin par la force, les armes du Roi. En Mars, il rencontre le comte de Marbeuf. Il répond au duc de Choiseul: Aucune négociation ne saurait être possible avec Gênes sans la reconnaissance de la part de cette dernière de la liberté et de l'indépendance de la Corse. Plaise au Roi de faire accepter cette condition aux Génois. Il propose au Roi de France de nommer Matteu de Buttafuoco colonel du régiment français, le Régiment Royal Corse, qui va être remis sur pied. Il accepte que les troupes françaises s'approvisionnent en vivres frais sur les marchés corses. En Avril, il se rend à Furiani, et en cours de route il rencontre le comte de Marbeuf qui, lui, se rend à San Fiurenzu. En Mai, de Patrimoniu, il écrit au comte Antoniu Rivarola, concernant son état de santé. Puis il préside la Cunsulta Generale di Corti, où il fait part de son attitude envers les troupes françaises. Le duc de Choiseul lui écrit pour le rassurer sur les intentions françaises. Il lui propose également d'entrer au service du Roi de France, lui offrant même le grade de colonel du Régiment Royal Corse. En Juin, il répond au duc de Choiseul en refusant les propositions de ce dernier concernant le Régiment Royal Corse, pour lequel il propose Matteu de Buttafuoco. Il rend compte de la Cunsulta Generale di Corti et rappelle les volontés des Corses, à savoir l'élimination des Génois de l'Ile et leur indemnisation. En Septembre, il est dans le Dilà en tournée d'inspection, il s'attarde notamment à Vicu. En Octobre, en se rendant à Cavru, il reçoit un accueil triomphal en traversant Aiacciu. A Suddacaro, il reçoit le voyageur écossais James Boswell. En Novembre, il quitte Suddacaro, où il a mis sur pied une Ghjunta di Esecuzione, juridiction chargée, entre autre, de l'application des sentences et du recouvrement des impôts. En Décembre, à Aiacciu, il est le parrain de Ghjacumu Petru Carlu Pasquale Abbatucci. A Bucugnà, il apprend qu'un capitaine réformé génois a tenté de l'assassiner. Ce dernier est découvert, et prend le maquis, où il est tué. Il passe dans le Nebbiu où il tient une Cour Syndicale. En Janvier 1766, les habitants de Bastia lui témoignent leur fidélité. Il tient une nouvelle Cour Syndicale dans le Capicorsu. En Mars, les communautés du Capicorsu lui font part de leurs doléances au sujet des impôts nouveaux qui, au mépris de leurs anciens privilèges, les accablent. Il leur répond qu'il les comprend, mais qu'il ne peut faire autrement, vu le peu de ressources de la Nazione. En Avril, le duc de Choiseul demande au comte de Marbeuf de lui proposer d'étudier un plan de paix avec la République de Gênes. Il lui propose la royauté de la Corse, sous la suzeraineté de Gênes et la garantie de la France, moyennant l'abandon de quelques places. Il lui répond qu'il accepte, mais il y met une condition: Gênes refusera à tout droit sur la Corse, qui doit être considérée comme un état absolu et indépendant. Et il lui adresse un Projet des Corses pour un accommodement avec les Génois, auquel il joint un mémoire. En Mai, à la Cunsulta Generale di Corti, il fait part du désir des habitants des villes remises aux Français par les Génois (les Présides), d'être considérés comme appartenant à la Nazione. On apporte de nouvelles modifications au mode électoral des Prucuratori: c'est désormais le Pudestà Maggiore, qui avec les Padri di U Cumunu, doit proposer aux voix des électeurs, réduits aux Capi di Famiglia, trois candidats. Plus de suffrage universel, donc. Il y aura ainsi un seul représentant par piève, élu à la majorité des deux tiers. Il présente cette décision comme un obstacle contre les ambitions des Capipopuli, notables, chefs de clan ou nobles, susceptibles de gêner son action. Il est question, également, de mettre sur pied une armée nationale, où chaque citoyen deviendrait soldat quand il s'agirait de défendre la Patria. On apporte des éclaircissements sur les lois criminelles en créant un véritable code pénal. En Juin, sur les instances du duc de Choiseul, il accepte que chaque Général des Corses, après son élection, rende hommage au Sénat de Gênes, qui garderait le titre de Roi de Corse. En contrepartie, toutes les places maritimes doivent revenir à la Nazione. Désormais le contact entre lui et le duc de Choiseul se fera par l'intermédiaire de Matteu de Buttafuoco. En Juillet, il est à Orezza, où il subit, durant l'été, un traitement aux eaux ferrugineuses de la station thermale. En Septembre, les Génois ne possèdent plus, effectivement, que Bunifaziu, il estime qu'il est temps d'en pousser les habitants à se soumettre aux Lois de la Nazione. Il poursuit le développement de L'Isula. En Décembre, il écrit au comte Antoniu Rivarola pour l'informer de l'imminence d'une guerre contre les Français. Il met au point un règlement avec l'Eglise corse. Le célèbre médecin suisse André Simon Tissot le place dans la Galerie des Grands Hommes à côté de Jules César, Mahomet et Cromwell. En Janvier 1767, un différent l'oppose au Visiteur apostolique Tomaso Struzzieri, à la suite d'une circulaire qui détruit les immunités et les libertés ecclésiastiques. L'évêque demande l'intervention du pape Clément XIII, lequel l'autorise à décider de l'excommunication des neuf Magistrati di i Provincie. Au nom du Supreme Cunsigliu di U Statu, et avec le Gran'Cancillieru Ghjuseppu Maria Massesi, il édite un Manifeste sur la légitimité de la guerre contre les Génois, qui est un appel au peuple corse pour soutenir l'effort de guerre et renforcer l'union et la concorde. Il concède aux Juifs de Livourne le droit de pêche au corail sur les côtes de Corse. Il compte sur eux et sur l'appui de l'Angleterre pour développer l'économie portuaire et commerciale de Livourne. En Mai, il préside la Cunsulta Generale di Corti. En Juin, avec le Supreme Cunsigliu, il décide d'une journée de manifestation dans chaque piève pour fêter la capitulation de Capraia. En Juillet, il propose au duc de Choiseul de céder à la France la place de Bunifaziu, pour deux ou trois ans. Ce dernier lui fait répondre que Sa Majesté choisira elle-même les places qui lui conviennent. Le duc de Choiseul lui écrit pour lui rappeler que Gênes autorise les Jésuites à débarquer dans les places de Corse, et que la France, en retirant ses troupes, favorisera leur installation à Calvi, Aiacciu et Algaiola. En Août, il reçoit John Symonds à Corti. Il répond au duc de Choiseul que si les Français veulent réoccuper Calvi, Aiacciu et Algaiola, les Corses libéreront les places, sinon, il est hors de question que les Génois en prennent possession. Il reçoit la visite du Florentin Raimondo Cocchi. Il deviendra le parrain de sa fille. En Septembre, le duc de Choiseul lui écrit pour l'informer que les Français ont décidé de garder en Corse deux places, Calvi et Aiacciu, et que les Corses devraient rendre Capraia aux Génois, pour obtenir leur consentement aux arrangements qui assureront la liberté à la Nation Corse. Il ajoute: il n'est pas naturel que vous pensiez que Sa Majesté se mêlera des affaires de Corse sans en tirer un avantage. Il répond en remerciant le Roi de France de sa générosité. En Octobre, le duc de Choiseul lui écrit, lui proposant d'arrêter un plan entre Gênes et la Corse. Il lui demande d'envoyer à Paris Matteu de Buttafuoco, avec des instructions, afin de former ensemble un projet raisonnable. Il lui répond en lui annonçant le départ pour Paris de Matteu de Buttafuoco, avec des instructions très précises, restant dans le cadre des décisions prises par la Cunsulta Generale du 28 Mai. Une felouque tunisienne s'étant échouée sur le rivage corse, il donne l'ordre de respecter l'équipage et la cargaison et fait réparer aux frais de l'état le navire qui peut reprendre la mer. Touché du procédé, le Bey de Tunis lui enverra un cheval barbaresque, baptisé Turco, tout harnaché avec une selle enrichie d'or et des éperons d'argent, et des cadeaux exotiques, y compris un tigre et une autruche. En Janvier 1768, à Paris, lors de sa première entrevue avec le duc de Choiseul, Matteu de Buttafuoco est informé que Gênes a offert au Roi de France de lui céder ses droits sur la Corse. De plus, le Roi veut avoir, en toute priorité, Bastia, San Fiurenzu et le Capicorsu. Le Corse affirme son désaccord profond sur une telle proposition. Lors d'une deuxième rencontre, le duc de Choiseul informe Matteu de Buttafuoco que le Roi persiste dans sa demande. Matteu de Buttafuoco propose alors que le Roi de France se fasse céder par Gênes la souveraineté de la Corse et de faire don à celle-ci de son indépendance en se déclarant son protecteur. En échange, la Corse accorderait à la France la garde militaire de Bastia et de San Fiurenzu. Le duc de Choiseul ayant fait savoir, par écrit, le refus du Roi de France à ces propositions, de Versailles, dans un volumineux dossier, Matteu de Buttafuoco lui écrit pour l'informer de l'état de ses discussions avec le duc de Choiseul, et de l'intransigeance de ce dernier. Sa réponse est claire: La Corse ne peut appartenir à la France. En Février, devant l'intransigeance du Roi de France, il met fin à la mission de Matteu de Buttafuoco. Il lui demande, avant son départ, de transmettre trois observations au Roi: La Nation Corse demande au Roi de France de comprendre son refus à perdre, un tant soit peu, sa liberté; la présence d'un corps de troupes étrangères sur l'Ile ne servirait qu'à perpétuer la guerre; et enfin, la Nation Corse demande au Roi de France de lui remettre, en retirant ses troupes de Corse, la ville de San Fiurenzu. En Avril, il écrit à Raimondo Cocchi pour lui affirmer sa volonté d'introduire en Corse la culture de la pomme de terre, ce qui lui vaudra le surnom de Generale delle patate. Les négociations menées à Versailles pour son compte sont définitivement rompues. De U Viscuvatu, Matteu de Buttafuoco lui signale un nouvel envoi de troupes françaises en Corse. En Mai, il écrit au duc de Choiseul son regret de voir les négociations interrompues et en rejette la responsabilité sur les Français. Il est à Olmeta quand il apprend, par une lettre de Matteu de Buttafuoco, la signature du Traité de Versailles. Très irrité, (nous sommes vendus comme un troupeau de moutons), il qualifie ce dernier de traître, l'accusant d'avoir gagné les faveurs du duc de Choiseul. Il se réconcilie officiellement avec Ghjacumu Petru Abbatucci. A la Cunsulta Naziunale di Corti, il donne le résultat et l'échec des négociations menées avec le duc de Choiseul, et propose à l'Assemblée la conduite à tenir devant l'arrivée massive des troupes françaises; il crée une Ghjunte di Osservazione, et proclame une levée en masse des hommes de 16 à 60 ans; il décide enfin que l'impôt de 2 pour 1000 sur les biens mobiliers et immobiliers productifs sera porté à 4 pour 1000, et que les biens de l'église seront imposés à 10 pour 1000. Le duc de Choiseul lui écrit, par l'intermédiaire de Matteu de Buttafuoco: Je vous envoie, Monsieur, ma réponse pour le général Paoli. Sa lettre ne signifiait autre chose que m'engager, par des réponses de ma part, dans un piège. Il est bien fin; cependant il faut qu'il acquière quelque finesse pour que nous tombions aussi grossièrement dans les panneaux. Au reste, dans les circonstances présentes, je crois que le meilleur parti à prendre, est de se tenir tranquille et de ne suivre en tout et pour tout, que les impulsions de la France. Je doute qu'il prenne ce parti; et dans ce cas je le plains. Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il a manqué le moment que je lui ai tant de fois présenté. En Juin, il est à Corti, et le comte de Marbeuf lui écrit afin qu'il libère les routes entre Bastia et San Fiurenzu. Il lui demande en outre de laisser libres les places de Fornali, L'Isula, Algaiola, Barbaghju et Patrimoniu. Sans attendre sa réponse, le Français déclenche les hostilités. En Août, il écrit au comte Antoniu Rivarola pour l'informer de la gravité de la situation sur l'Ile, et que si les Naziunali ne sont pas secourus, ils sont perdus. Il écrit un Manifeste, dans lequel il affirme le Droit des Peuples à disposer d'eux-mêmes. De Corti, avec le Supreme Cunsigliu, il lance un appel à la Nazione: U Generale, e Supremu Cunsigliu di U Statu di U Regnu di Corsica a u nostru Dilettu Populu. En Septembre, devant l'offensive générale des Français, il abandonne le Nebbiu. Il laisse des Naziunali à Lentu, pour garder le passage de Tenda. Il demande une trêve de six jours au marquis de Chauvelin, afin de tenir une Cunsulta. Cette trêve est refusée. Il fait attaquer Viscuvatu et Vignale, sans succès, puis Penta di Casinca, où les Naziunali font 75 prisonniers, dont un capitaine de compagnie du Régiment du Rouergue. A la Cunsulta Naziunale di Oletta, il est nommé général en chef. En Octobre, il écrit à Ghjuvan Battista Ristori della Riventosa, qui est prisonnier des Français à Bastia, et médiateur entre lui et le comte de Marbeuf. Il lui confirme sa volonté de se battre jusqu'au bout: Sa Majesté très chrétienne nous intime de nous soumettre en vertu d'un traité conclu entre Elle et la Sérénissime. Je demande qu'on me montre ce traité, on refuse de me répondre. A Lucciana, il tient un conseil de guerre pour attaquer Borgu. Il reprend le village, mais, après la bataille, les Naziunali, selon l'usage qui est aussi une nécessité, rentrent chez eux. A Lucciana, où il s'est installé, il n'a plus que 160 hommes avec lui. Alors qu'il dort à Lucciana, il est averti par le chevalier colonel de Ludre, d'un complot ourdi contre lui par un de ses proches. Le coupable (Matteu Massesi, membre de sa garde et de son secrétariat) est démasqué. Le comploteur, espion des Français pour le compte du chevalier de Lenchères, est condamné à mort. En Novembre, le marquis de Chauvelin lui envoie deux religieux Servites pour négocier l'installation de ses quartiers d'hiver en Casinca. Il refuse un accord. Il est ensuite en Balagna, où ses adversaires (dont des anciens Naziunali) s'activent à former un Parti Français. Il rédige un Manifeste à Santa Riparata di Balagna. En Décembre, il est dans le Nebbiu, où vient d'être découvert un complot contre la vie de son frère Clémente. Il écrit au comte Antoniu Rivarola pour lui demander de venir en Corse, où il se sent de plus en plus isolé. En Janvier 1769, il écrit lui-même, avec l'abbé Carlu Rostini, un Gazzettino di Corsica destiné aux Corses de l'extérieur. Il en envoie un exemplaire au comte Antoniu Rivarola. En Mars, il tient la Cunsulta (Particulare) di Aleria. C'est la dernière Cunsulta tenue sous son gouvernement. Il écrit au comte Antoniu Rivarola, se plaignant de son état de santé. En Avril, en Casinca, il inspecte son armée, en compagnie de Lord Pembroke, colonel du 1erRoyal Dragon, et Premier Lord de la Chambre, de l'amiral anglais Smittory, du marquis milanais Fagnani, du chevalier Tancredo et du peintre romain Vincenzo Rotigliardi. Les cinq hommes sont arrivés par L'Isula, et il les reçoit à Muratu. Le peintre fait son portrait. En Mai, il est dans le Nebbiu, à Muratu, avec 1200 à 1500 hommes. Les troupes corses sont décimées lors de la bataille de Ponte Novu. Après la défaite, il se réfugie à Merusaglia. Il propose un cessez-le-feu au comte de Vaux. Celui-ci lui répond qu'il se prépare à lui en dicter les conditions. Il fait libérer les prisonniers français de sa campagne précédente, dont il se trouve plutôt embarrassé. Il rejoint son frère Clémente, Francescu de Gaffori et Ghjuvanni Lurenzu de Petriconi à Corti. N'ayant pu convaincre les habitants de Corti de défendre la ville, il laisse celle-ci à la garde de Francescu de Gaffori, et se replie sur Vivariu. Il y attend Ghjacumu Petru Abbatucci. En Juin, il quitte Vivariu dans l'intention de se rendre à Porti Vechju. Une colonne française, 14 compagnies, part de Corti vers Vivariu, pour l'en chasser. Il devient fugitif, jusqu'à Porti Vechju, où l'attendent déjà deux vaisseaux anglais, Le Vermouth et Le Rachel. Il passe par Bucugnà, puis Bastergà, où la population lui est acquise. Les Capipopuli lui conseillent de quitter l'Ile, la plupart des Corses ayant fait leur soumission aux Français. Il décide d'abandonner la Corse, avec l'espoir d'y revenir un jour. Il poursuit sa fuite par Zicavu. Il arrive à Quenza, où il est accueilli par le capitaine Oraziu di Quenza, un de ses fidèles. Ce dernier décide de l'accompagner jusqu'à Porti Vechju. Il passe par Zonza, et arrive à Porti Vechju, dans la maison de Roccu Francescu Colonna de Cesari Rocca, où il loge. De là, il s'embarque sur Le Vermouth, son frère Clémente et 340 Naziunali, sur Le Rachel. Les Français, à bord de deux chebecs ancrés à quelques encablures, ne s'opposent pas à leur départ. Il débarque à Livourne, où il loge dans la demeure du consul anglais Sir John Dick, et où de nombreuses personnalités, dont Lord Pembroke et le comte Antoniu Rivarola viennent lui rendre visite. Puis il quitte Livourne pour Florence. Là, il obtient du Grand Duc de Toscane, l'hospitalité pour lui et ses compagnons. En Juillet, avec le père Bonfigliu Guelfucci, il décide de prendre le chemin de l'Angleterre, où il est l'invité du Roi Georges III. Par Bologne, il rejoint Mantoue où il est reçu par l'empereur Joseph II d'Autriche. Il quitte Mantoue pour Vérone. En Août, après être passé par Vienne, il arrive à Munich. Il est à Francfort, où il rend visite à Johann Wolfgang Goethe. En Septembre, il arrive à La Haye, où le peintre français Sophie Caron peint son portrait. Il quitte la Hollande pour l'Angleterre. Il y débarque à Harwich. Puis, il part pour Londres. Avec lui toujours, le père Bonfigliu Guelfucci et Antoniu Gentili. Dés son arrivée dans la capitale anglaise, il reçoit la visite de James Boswell. En Septembre, ce dernier le présente à l'écrivain Samuel Johnson. Le Duc de Grafton, premier ministre, lui obtient une pension de 1200 livres par an. En Avril 1770, l'impératrice Catherine de Russie lui écrit une lettre lui témoignant de son amitié. En 1773, il rencontre l'écrivain anglais James Beattie. En Octobre 1776, il reçoit, le député Bonaventura Benedetti qui vient lui plaider (en vain) le rapprochement de la Corse et de la France. En Juin 1778, il adhère à la Thatched House Tavern (ou la Loge des Sept Muses) une loge maçonnique anglaise qui réunit les artistes et les membres de la noblesse. En Février 1779, il est élu membre du Grand Chapitre de l'Arche Royale, dans la Franc-maçonnerie. En 1781, la France, étant en guerre contre les Anglais en Amérique, manque d'argent. Il écrit à son cousin Ghjuseppu Ottavianu Nobili Savelli, réfugié en Toscane depuis Ponte Novu: Le bruit court que la France demande de l'argent à la République de Gênes et lui propose de reprendre la Corse. En 1788, à Turin, l'auteur italien Vittorio Alfieri lui dédie sa tragédie Timoleone. En Octobre 1789, il écrit à l'abbé Palmieri. En Novembre, il écrit à l'abbé Antoniu Andrei pour l'informer de son éventuel retour en Corse: La liberté de la Patrie est mon unique but; et je ne souhaiterais rien de plus que de l'assurer sous la protection d'une aussi grande Nation. Apprenant le vote de l'Assemblée Nationale Constituante Française concernant l'intégration de la Corse à la France, il écrit à Antoniu Gentili pour lui demander de remercier tous ceux qui ont été à l'origine de cette résolution. En Décembre, il écrit aux deux députés de la Corse à l'Assemblée Nationale Constituante: C'est avec un transport de joie bien vive que j'ai appris ce que l'Assemblée nationale Constituante a fait pour ma Patrie. En admettant la Corse parmi les provinces de France, elle a trouvé le moyen infaillible d'attacher les habitants de cette île au gouvernement français; en faisant rentrer dans cette île mes compatriotes expatriés, elle a attaché à la Constitution un nombre considérable d'individus qui la défendront jusqu'à la dernière goutte de leur sang. Les décrets que l'Assemblée Nationale Constituante vient de passer nous rendent enfin la justice qui nous était due, et en effaçant les torts que nous avions reçus par suite d'une aveugle politique ministérielle, font l'éloge le plus beau de l'équité et de la sagesse du corps auguste qui les a dictés… A Antoniu Gentili (qui est à Paris, sur le point de regagner la Corse): Quelle que soit la main qui donne la liberté à notre Patrie, je la baise avec toute sincérité de zèle et d'empressement. Nous n'avons eu que trop de guerres et de désastres, et il semble que l'effusion de sang sera dédommagée par la paix et la liberté. Nous ne pouvons rien désirer de plus. Et encore: La constitution anglaise, si elle a quelque défaut, on peut facilement y remédier au jour le jour; les Français voudraient tout faire en une seule fois, et ils n'ont rien fait jusqu'ici qui ne puisse aussitôt se défaire. En Janvier 1790, il écrit à l'abbé Antoniu Andrei pour lui confirmer son intention de revenir en Corse, quand son gouvernement sera parfaitement stable, pour y vivre d'une manière retirée, avec les petits moyens financiers dont il disposera. En Février, les délégués des six juridictions du Diquà, réunis à Bastia, dans l'église de La Cuncezzione, lui écrivent une lettre pour lui demander son retour. Quatre députés sont élus pour se porter à Londres chez lui. En Mars 1790, à Londres, James Boswell organise un banquet d'adieu en son honneur avant son départ pour la France. Il quitte Londres pour Paris. Dans une lettre, il remercie le Roi d'Angleterre Georges III pour son accueil pendant ces années d'exil. En Avril, il est reçu triomphalement à Paris par le marquis de La Fayette et Maximilien de Robespierre. Ses paroles sont: j'ai laissé ma Patrie réduite à l'esclavage, je la retrouve libre. Que pourrais-je désirer d'autre ? Il écrit à James Boswell: les Français méritent d'être libres et, pour certains d'entre eux d'avoir leur nom dans les Vies, de Plutarque. Il est présenté au Roi de France Louis XVI par Antoniu Cristufaru Saliceti. Il écrit à Tomassu Arrighi, colonel de la Garde Nationale à Corti, et lui fait le compte rendu de la réception du Roi de France: J'ai lieu d'être content des Français comme je le fus des Anglais. Il écrit au père Leonardu Grimaldi: Nous serons libres et heureux si nous le désirons; il faut abandonner l'esprit partisan et intéressé. Puis il est reçu à l'Assemblée Nationale Constituante. Là, il jure obéissance et fidélité au peuple français, au Roi de France et aux décrets de l'Assemblée Nationale Constituante: Messieurs, ce jour est le plus heureux et le plus beau de ma vie. Je l'ai passée à rechercher la liberté, et j'en vois ici le plus noble spectacle. J'ai quitté ma patrie asservie, je la retrouve libre : je n'ai plus rien à désirer… En retournant dans ma patrie, mes sentiments ne peuvent pas vous être douteux. Vous avez été généreux pour moi, et jamais je n'ai été esclave. Ma conduite passée, que vous avez honorée de vos suffrages, vous répond de ma conduite future. J'ose dire que ma vie entière a été un serment à la liberté, c'est déjà l'avoir fait à la constitution que vous établissez. Mais il me reste à le faire à la nation qui m'adopte, et au souverain que je reconnais, c'est la faveur que je demande à l'Auguste Assemblée. Il est reçu par Maximilien de Robespierre à la Société des Amis de la Constitution. Celui-ci lui s'adresse à lui en ses termes: Vous avez défendu la Liberté dans un temps où nous n'osions l'espérer, vous avez souffert pour elle, vous triomphez avec elle et votre triomphe est le notre. Unissons-nous pour la conserver toujours. Il écrit à James Boswell et lui confirme qu'il est reçu en France d'une manière aussi généreuse que celle dont il avait bénéficié en Angleterre. En Juin, il quitte Paris pour la Corse, via Lyon, Tournon, Valence, Aix, Marseille et Toulon. Partout, les populations applaudissent celui que les gazettes appellent le Washington Corse. Il séjourne à Lyon. A Aix en Provence, il est rejoint par Ghjuseppu Buonaparte et Carlu Andria Pozzo di Borgu. En Juillet, il est à Marseille, qu'il quitte pour s'embarquer à Toulon. Il arrive en Corse. A cause du mauvais temps, il débarque en rade de Santa Maria, au nord de Macinaghju. De là, il reprend la mer pour Bastia. Accompagné de Petru Paulu Colonna de Cesari Rocca et des autres députés corses, il débarque à Bastia. Il y est reçu triomphalement par la population et le maire de la ville Ghjuvan Battista de Caraffa. Il décide de résider chez son frère Clémente. Le Comité Supérieur de Bastia au complet, le Vicomte Armand Charles de Barrin et tous les dirigeants civils et militaires de l'Ile lui rendent visite. Sur son intervention, Francescu de Gaffori est expulsé de Corse, et autorisé à s'embarquer pour Toulon. Puis, de Bastia, il adresse une lettre circulaire à ses compatriotes. En Août, le bruit court, à l'Assemblée Nationale Constituante, démenti par Antoniu Cristufaru Saliceti, qu'il veut soumettre la Corse aux Anglais. En Septembre, à Orezza, il assiste à la première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. Il s'y voit confier le commandement de la Garde Nationale et la présidence du Directoire Départemental (Conseil Général). Il écrit une lettre pour l'Assemblée Nationale Constituante dans laquelle il déclare à nouveau la satisfaction des Corses de faire partie de l'empire français. L'Assemblée Provinciale Electorale lui propose à de lui élever une statue et de lui verser une rente de 50000 livres. Il refuse et la statue et la rente. La statue est décrétée quand même. En Octobre, à l'Assemblée Nationale Constituante, il est accusé par le député Matteu de Buttafuoco pour sa mauvaise gestion administrative, et d'être un agent de l' Angleterre. A Bastia, lors de la réunion du Conseil Général, il propose de réformer l'administration et l'économie de l'Ile. En Janvier 1791, Matteu de Buttafuoco publie un pamphlet contre lui sous le titre de Carattere e condotta politica di Pasquale Paoli, qui condamne sans appel sa politique machiavélique, et qui le traite de vieux renard qui a perdu son poil, mais non sa malice. En Mai, il est à Aiacciu. En Juin, à Corti, dans le couvent de San Francescu, lors de la session extraordinaire du Conseil Général réunie après les émeutes de Bastia, il décide de suspendre la municipalité de la ville, sauf le maire Ghjuvan Battista de Caraffa, qui, souffrant, n'a pas participé aux troubles, et de dérouter les courriers réguliers sur San Fiurenzu. Corti devient le nouveau chef-lieu du Département, ainsi que le siège de l'unique évêché constitutionnel de la Corse. Avec quatre commissaires, assistés d'une imposante force militaire, il décide de se rendre à Bastia pour y rétablir l'ordre. Il arrive à Bastia à la tête de 6000 à 7000 gardes nationaux, recrutés dans l'intérieur de l'Ile. Les membres de la municipalité de la ville et son procureur sont désignés à l'Assemblée Nationale Constituante comme coupables de lèse nation, et sont arrêtés. La population de Bastia est désarmée et soumise, par les gardes nationaux, à des brimades, des exactions et des arrestations. En Juillet, à Corti, lors de la suite de la session extraordinaire du Conseil Général, il décide que toutes les dépenses inhérentes aux derniers troubles de Bastia, dont la nourriture de la troupe, seront entièrement supportées par la population de la ville. C'est, pour les gardes nationaux, l'époque de la Cucagna di Bastia. Il transfère officiellement le chef-lieu de Bastia à Corti ainsi que l'évêché. En Août, il écrit à Ghjuseppu Buonaparte au sujet de la lettre écrite par son frère Nabuliu contre Matteu de Buttafuoco: Elle aurait fait plus grande impression si elle avait dit moins et si elle avait montré moins de partialité. Le 29 Novembre, il écrit à Bonfigliu Guelfucci: J'estime nécessaire une secousse pour assurer la Constitution et savoir à qui nous pouvons nous fier et de qui nous avons à craindre… A Valle di Rustinu, où a lieu le dernier baptême au baptistère de Santa Maria di Riscamone, il est le parrain d'un enfant baptisé Luiggi. En Janvier 1792, il écrit à l'abbé Antoniu Andrei: Cuore in fronte e strada dritta ! (le cœur haut, marche droit !). En Février, il est à Munticellu, où il se repose (de sciatique et de mots de reins). En Mars, Antoniu Cristufaru Saliceti réclame sa présence au Directoire du Département à Corti. Le 27 Mars, de Munticellu, il écrit à Petru Paulu Colonna de Cesari Rocca: L'ami Saliceti a les meilleures intentions, mais il ne connaît pas le caractère de notre peuple… Je n'ai pas d'inimité contre lui parce que je l'aime comme un fils… mais il devrait prendre garde à ne plus couvrir les actions de ces jeunes gens qui n'ont pas la plus petite expérience de la politique… Je crois qu'il nous convient peu de nous mêler de ces histoires… En Avril, à Aiacciu, lors d'une émeute, la Garde Nationale intervient au canon et à la mitraille. Il rend Nabuliu Buonaparte et Ghjuvan Battista di Quenza responsables des événements, et les convoque à Corti. Après les avoir sérieusement réprimandés, il fait muter leur bataillon à Corti. Il écrit à la Convention: Je m'éloignerai sans murmure du pays natal qui a honoré ma vie et mon nom… Il est à Corti pour reprendre la direction des affaires du Département. Le 12 Avril, il écrit à Petru Paulu Colonna de Cesari Rocca: Les Gardes Nationales, si elles avaient été bien organisées, nous n'en aurions rien à craindre; mais ils ont voulu en faire un corps de Prétoriens… ces bataillons volent l'argent, et les désordres qu'ils commettent sont imputés à la Nation, alors que pour la plus grande part ils ne sont que le rebut du pays… En Septembre, à la Troisième Assemblée Provinciale Electorale qu'il préside, il demande à renouveler toute l'administration du Département. Le 11 Septembre, il est nommé lieutenant général de la 23ème Région Militaire. Il est chargé de préparer l'attaque contre la Sardaigne, décidée par le Conseil Exécutif de l'Assemblée Législative Nationale. En Décembre, il soutient Carlu Andria Pozzo di Borgo, nommé Procureur Général Syndic du Département de la Corse, en remplacement de Antoniu Cristufaru Saliceti. Il prend clairement ses distances avec les partisans corses de la Révolution, qui engagent contre lui une campagne de dénigrement, qui sera reliée à Paris par le Parti de la Montagne. En Janvier 1793, en désaccord avec l'expédition de Sardaigne, en temps que lieutenant général de la 23ème Région Militaire, il en confie le commandement des opérations à Petru Paulu Colonna de Cesari Rocca. En Février, dans une lettre adressée au Club Patriotique de Toulon, et inspirée par Lucianu Buonaparte, Bartulumeu Arena l'accuse de favoriser, par une incurie délibérément voulue, les menées des ennemis de la liberté, et lui impute l'échec de l'expédition de Sardaigne. En Mars, le consul anglais de Livourne l'informe que le Roi d'Angleterre Georges III est prêt à placer la Corse sous sa protection. Vieilli, il est de plus en plus contesté par Bartulumeu Arena. Lucianu Buonaparte ne le ménage pas plus que Carlu Andria Pozzo di Borgo, en les dénonçant tous les deux au Club Patriotique Toulonnais comme les ressorts principaux de la conspiration contre le peuple. Les Marseillais l'accusent à la tribune de la Convention. Antoniu Cristufaru Saliceti en fait de même. Les Commissaires de la République lui demandent de venir se justifier à Toulon. Prétextant son grand âge et ses infirmités, il refuse. Le Conseil général de la Corse et le Directoire écrivent à la Convention pour protester de son dévouement et le protéger des accusations menées contre lui. En Avril, à la Convention, il est accusé de livrer la Corse aux Anglais. Il est accusé par le député Escudier d'être un traître et un tyran. Sur proposition des députés, un décret prononce sa Translation à la barre de la Convention, ainsi que pour Carlu Andria Pozzo di Borgo. Il reçoit Antoniu Cristufaru Saliceti à Corti. Ce dernier lui demande de ne pas entrer en rébellion ouverte et se rendre à Bastia. Il temporise. Il est déchu de son commandement au profit de Raffaelle de Casabianca, qui est nommé général de division. Les Commissaires de la République reçoivent l'ordre de l'arrêter. Il écrit à la Convention: Certes je ne suis pas un ingrat, mais je ne suis pas un parjure… En Mai, à Corti, il reçoit avec la plus grande sévérité Nabuliu Buonaparte en fuite d'Aiacciu. A la Cunsulta Straudinaria di Corti, il exprime sa fidélité à la République, et les délégués lui renouvellent leur confiance. Son mot d'ordre est: Tremate Oppressori. La Liberta o la Morte. En Juin, un décret de la Convention concernant son arrestation, casse le décret du 2 Avril, décidant ainsi de surseoir à l'application de la mesure de Translation. La Convention prend pour motif les mouvements des flottes britannique et espagnole en Méditerranée. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le considère hors la loi et traître à la République. Il gouverne la Corse intérieure, tandis que les ports restent fidèles à la République. En Août, il prend les premiers contacts avec les Anglais: il écrit à Samuel Hood, le vice-amiral de la flotte britannique en Méditerranée, afin de placer la Corse sous la protection du Roi d'Angleterre Georges III. En Septembre, il s'adresse au Roi d'Angleterre Georges III: J'implore au nom de mes compatriotes l'appui de vos armes. Il s'adresse également au Premier Ministre William Pitt, à nouveau à Samuel Hood, et au ministre anglais à Gênes, les assurant que la liberté de sa patrie a toujours été son unique préoccupation, l'objet de ses travaux et la règle de sa conduite publique. Il est à Petralba, puis à Muratu (pour organiser l'arrivée des Anglais en Corse ?). En Décembre, les négociations entre avec les Anglais n'en finissent pas. Ces derniers exigent une soumission complète à Georges III, alors que lui ne demande qu'une protection de nation à nation. En Janvier 1794, Samuel Hood envoie deux officiers anglais afin de le rencontrer. Il écrit alors à ce dernier, en anglais: La Corse se place sous la protection du Roi d'Angleterre Georges III. De Hyères, Samuel Hood suggère qu'une convention soit signée entre Sir Gilbert Elliot, le commissaire plénipotentiaire du gouvernement anglais, et lui, en attendant l'acte définitif de transfert de souveraineté de la Corse à Roi d'Angleterre Georges III. Avec deux autres officiers anglais, Gilbert Elliot débarque à L'Isula. Il le reçoit à Muratu. En quelques jours, l'accord est trouvé: L'Angleterre va prendre possession de l'Ile. En Février, à San Fiurenzu occupé par les Anglo-Corses, il organise l'investissement de Bastia. En Avril, il est à Furiani. Il échange des lettres avec Samuel Hood et Sir Gilbert Elliot: Les Anglais doivent faire procéder à une consultation populaire, car sa Majesté Georges III est décidée à ne rien conclure sans le libre et général consentement du peuple corse. En Mai, il écrit un manifeste à ses compatriotes (Il Generale de Paoli ai suoi compatriotti) dans lequel il annonce ses projets d'union de la Corse et de l'Angleterre. En Juin, il préside la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve son action et se prononce pour la rupture avec la France. Elle décrète unanimement que tout lien politique et social qui les avait auparavant réunis à la France sera rompu. Elle révoque formellement tous les pouvoirs et commissions donnés autrefois pour représenter le peuple corse en France et auprès de la Convention, et toute autre autorité passée ou présente et de quelque nature que ce soit. La Cunsulta propose de lui décerner le titre de Fundatore e Ristauratore di A Naziunale Liberta, et qu'un buste en son honneur soit érigé dans la salle des sessions du Parlement. En Octobre, lui qui pouvait logiquement prétendre au titre de Vice-roi de Corse, il est délibérément écarté du pouvoir. Le Roi Georges III lui attribue une rente viagère de 2000 livres sterling, envisage son retrait des affaires et son rappel à Londres. En Février 1795, il est retiré à U Munticellu, et n'assiste pas à la Première session du Parlement Anglo-Corse, qui se tient à Bastia, en l'église de La Cuncezzione. Il est tout de même élu Président du Conseil d'Etat (mais il refuse cet honneur) par les députés Paolistes. Un buste de lui est inauguré. En Mai, il est à Bastia où il rencontre le Vice-roi de Corse Sir Gilbert Elliot. Il lui fait part de son désaccord et de son intention de quitter la Corse. En Juillet, à Aiacciu, au cours d'une réception à l'hôtel de ville offerte au Vice-roi de Corse Sir Gilbert Elliot par la Municipalité, son buste est endommagé par ses adversaires. En Août, au sujet de Sir Gilbert Elliot, qui demande son rappel en Angleterre, il écrit qu' il ne voit et ne sent que ce que lui font voir et sentir les gens qui ont intérêt à le tromper... En Septembre, Sir Gilbert Elliot décide de précipiter son départ. Il lui fait savoir que le Roi d'Angleterre Georges III le rappelle auprès de lui à Londres. Il s'incline, et accepte de partir. En Octobre, de Merusaglia, il écrit à Petru Ordioni, pour l'informer de son intention de se rendre à Londres. Il fait route pour Londres. Son bateau, parti de San Fiurenzu, fait voile sur Livourne. En même temps que lui, son ami, le lieutenant colonel Moore, est obligé de quitter la Corse. Les habitants de Merusaglia et de Pastureccia vident ses maisons pour soustraire à l'ennemi français documents et objets précieux. En Avril 1797, de Londres, il écrit à Antoniu Padovani que la paix ne lui paraît pas lointaine et que la Patrie pourra jouir de sa liberté. En Juillet, il écrit encore à Antoniu Padovani qu'il craint des représailles sur sa sœur Maria Chjara (il lui conseille de rentrer dans un couvent), sur la maison de ses neveux (Dionisia, Emmanuele et Pasquale dit Petrinu), et qu'il espère que ses propres écrits seront épargnés. Le peintre Sir Thomas Lawrence exécute un portrait de lui, commandé par la poétesse anglaise Harriet Lee. En 1799, de Londres, il écrit à Ghjuseppu Ottavianu Nobili Savelli, qui émigré est à Florence, qu'il faut faire la paix dans l'Ile, et qu'il craint que l'on tente encore une autre insurrection, style A Crucetta, laquelle risquerait d'être fatale aux Corses. En 1800, il écrit à nouveau à Ghjuseppu Ottavianu Nobili Savelli, à Florence, et il réaffirme qu'une autre imprudente insurrection ruinerait l'Ile: Ses habitants seraient envoyés peupler Cayenne. Il écrit à l'abbé Poletti, à Rome, qu'il est normal qu'il soit exclu de l'amnistie, et ne se plaint pas de Nabuliu Buonaparte. Puis, toujours à Ghjuseppu Ottavianu Nobili Savelli, il commente l'insurrection de A Crucetta de 1797. Il désapprouve les nouvelles insurrections en Corse. Il écrit à Antoniu Padovani ses appréhensions et ses espérances en Nabuliu Buonaparte qui ne peut maltraiter ses compatriotes alors qu'il est libéral avec les Français. Il signale qu'en Angleterre, si l'on regrette d'avoir abandonné la Corse, on dit qu'elle est ingouvernable et peu importante. Il devient membre de la loge maçonnique aristocratique Prince of Wales n°259, très fermée, qui groupe des personnalités de qualité. En Juin 1801, il écrit à Ghjuseppu Ottavianu Nobili Savelli, à Florence, pour l'informer qu'il voudrait que les Corses restent tranquilles pour ne pas donner au nouveau commissaire (Miot de Melito) l'occasion d'abandonner la tolérance dont il semble faire preuve. Nouvelle lettre, en Septembre, dans laquelle il cite le prêtre Don Luigi et où il indique qu'il aspire à la paix générale en Corse. En Mai 1802, il adresse un courrier à l'abbé Ghjuvan Battista Giovanetti, dans lequel il dit avoir appris avec plaisir les bonnes dispositions du gouvernement français pour promouvoir le bien de l'Ile. En Juin, nouvelle lettre à Ghjuseppu Ottavianu Nobili Savelli, à Florence, dans laquelle il s'inquiète de l'instruction de ses neveux Dionisia, Emmanuele et Pasquale, dit Petrinu. En Septembre, de Bristol, nouveaux courriers à l'abbé Ghjuvan Battista Giovanetti, dans lesquels, entre autres, il voudrait que soient sauvés ses écrits et l'épée qui lui venait de Prusse, pour qu'ils soient déposés dans le coffre de la confrérie de Merusaglia. Il voit les Corses profiter de l'exemple de l'industrie française, il se réjouit des écoles et des collèges... La liberté fut l'objet de nos révolutions; or, on en jouit maintenant dans notre île; qu'importe de quelles mains elle nous vienne ? En Octobre, c'est de Clifton, qu'il écrit à Ghjuseppu Ottavianu Nobili Savelli, à Florence, pour lui demander de voir souvent sa nièce Dionisia. Il s'inquiète encore de l'éducation de ses neveux Emmanuelle et Pasquale, envoyés en Italie. Il parle aussi de l'héritage qu'il leur lèguera. En Décembre, il lui demande encore de lui confirmer que sa nièce Dionisia reçoit une bonne éducation chez les religieuses. Il préférerait également voir ses neveux étudier en France. Il l'informe des frais qu'il engage pour leur éducation. Il lui demande de conserver cette lettre car elle pourra servir comme étant son ultime volonté. En Juillet 1803, il écrit, de Londres, à l'abbé Poletti, pour lui donner des nouvelles de sa santé. En Août, il informe Ghjuseppu Ottavianu Nobili Savelli, à Florence, de ce qui doit être enseigné (écriture, mathématiques) à l'école normale du Rustinu. En Avril 1804, il dicte son premier testament, qu'il fait déposer aux archives du diocèse de Canterburry. Il laisse des instructions et des rentes relatives à l'instruction publique en CorseCorti et Rustinu). Il lègue ses biens de Corse à ses nièces, les filles d'Antoniu Leonetti, quelques serviteurs (Ghjacumu Orsi, Ghjuseppe Ciaccaldi, Ghjuvan Battista Graziani) et amis dont son beau-frère Ambroghju Franceschetti, et Francescu Pietri. Il cite aussi les descendants d'Ignaziu Dumenicu Baldassari et Filippu Masseria... En Novembre, il écrit de sa main, en Italien, un nouveau testament qui confirme le premier, et qui est également déposé aux archives du diocèse de Canterburry. En Mars 1805, il rajoute deux codicilles à ce testament. Il porte celui-ci à la connaissance du préfet du Département du Golu, Antoniu Ghjuvanni Pietri. En Mars 1806, il écrit à Ghjuseppu Ottavianu Nobili Savelli, à Florence, pour lui parler à nouveau de l'avenir de sa nièce Dionisia. En Août, Antoniu Ghjuvanni Pietri, préfet du Département du Golu, transmet à Ghjuseppu Ottavianu Nobili Savelli, la réponse qu'il lui a faite concernant son legs pour les établissements de Corti et du Rustinu. En Octobre, il informe Ghjuseppu Ottavianu Nobili Savelli, à Florence, de la position du Gouvernement sur son legs pour les établissements de Corti et du Rustinu. Ce n'est pas une fin de non recevoir, mais ce n'est pas non plus la promesse d'une réalisation rapide de ses projets. Il décède à Londres le 5 Février 1807. Il est enterré au cimetière de Saint Pancrace (Old Saint Pancras). Sous son buste, effectué par le sculpteur anglais John Flaxman, une plaque gravée commémore ses mérites. En Septembre 1889, sa dépouille mortelle, ramenée de Londres, est inhumée dans sa maison natale, à La Stretta di Merusaglia.

PAOLI Pascal: (1752-1800)
Né à U Viscuvatu. Médecin militaire. Diplômé de la Faculté de Rome. Chirurgien-major au 15ème Bataillon d'Infanterie Légère Corse en 1793. Affecté à la 15ème demi-brigade, à Toulon, en 1794. En 1796, il rejoint l'Infanterie Légère dans l'Armée d'Italie. Chirurgien des Hôpitaux de Corse de 1798 à 1799. Il décède à Villefranche (Alpes-Maritimes) en 1800.

PAOLI Paul-François: (né en 1959)
Né à Marseille. Originaire de Canari. Journaliste (Le Figaro, La Revue des deux mondes, Spectacle du Monde, Famille Chrétienne...). Chroniqueur. Essayiste. Auteur de Je suis corse et je n'en suis plus fier (2005), Nous ne sommes pas coupables, assez de repentance (2006), La Tyrannie de la faiblesse (2010), de Les Romans de la Corse (avec sa soeur Angèle, 2012), Quand la Gauche agonise: La République des bons sentiments (2016)...

PAOLI Paulu Maria: (1700-?)
Né à Ville di Parasu. Très renommé pour ses connaissances en jurisprudence. Proche de Simone de Fabiani. Colonel de l'armée du Roi Théodore, il dirige l'assaut contre Calinzana, en 1736, où il reçoit le titre de comte. A la mort de Simone de Fabiani, il lui succède comme vice-président et général de Balagna. En Janvier 1743, il est contacté pour préparer le retour du Roi Théodore 1er. En Juin 1744, à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est à nouveau désigné comme chef de la Corse, il est le représentant de la piève de Balagna. En Novembre 1763, à la Cunsulta Generale di Sartè, il est élu député de la piève de Balagna.

PAOLI Petru Paulu: (dix-huitième siècle)
De Fuzzà. Ancien partisan du gouverneur Giovanni Giacomo Grimaldi. En Novembre 1763, Pasquale Paoli est le parrain de sa fille. En Novembre 1768, il s'active à former un Parti Français dans le Dilà.

PAOLI Pierre:
Militant nationaliste. Membre de Accolta Naziunale Corsa (ANC). Arrêté en 1991, il est libéré en 1992, toutes poursuites contre lui étant arrêtées.

PAOLI Pierre-Baptiste: (?-1870)
Originaire de L'Isulacciu di Fiumorbu. Sergent-major. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de L'Isulacciu di Fiumorbu.

PAOLI Rachel:
Auteure de L'Ile aux légendes, contes insulaires pour enfants (2012).

PAOLI Saveriu: (1886-1941)
Né à San Martinu di Letia. Instituteur. Ecrivain et poète. Corsiste. En 1911, il publie Poèmes Villageois. En 1913, il publie Poèmes. En 1914, il publie Poésies diverses. En 1914, avec Ghjacumu Santu Versini, il fonde la revue A Cispra, (antologia annauale), considérée comme le manifeste du nationalisme corse, politique et littéraire. Il développe l'idée d'autonomie. Prisonnier en Allemagne durant la Première Guerre Mondiale. En 1928, il publie Corsica ! Isula sviata.... En 1937, plusieurs de ses textes et poèmes sont publiés dans A Muvra.

PAOLI Serge: (né en 1956)
Originaire de Castagniccia. Professeur de géographie. Ecrivain. Auteur de L'Astre dévoré (2006), Les Falaises mortes (2008)...

PAOLI Stéphanie:
Originaire d'Aiacciu. Artiste peintre (pastels, aquarelles, fusain, huiles, collages...).

PAOLI Xavier: (né en 1948)
Né à Aiacciu. Fils de Marc. Musicien (piano, guitare, saxo, accordéon, banjo, mandoline...). Chef de la musique municipale d'Aiacciu depuis 1987. Directeur de l'Ecole Nationale de Musique d'Aiacciu. Il enregistre plusieurs albums, dont Ultima Strinta, qui reprend des samba, valses, pasos, chacha, polka, tangos et boléros bien connus.

PAOLI di TAGLIU: Voir PAOLI Anton Battista.

PAOLI-BOURGEOIS Davia: (née en 1983)
Née à Bastia. Animatrice de radio et de télévision (Radio Corti Vivu, Corsica Radio, France3 Corse, Via Stella, RCFM...). Elle collabore à la revue culturelle semestrielle Fora !, à l'hebdomadaire La Corse votre Hebdo, au mensuel Corsica... Créatrice de la chaine Ajaccio TV en 2014.

PAOLINI Christobal Jean Gabriel: (1902-1978)
Né à Mascara, Oran (Algérie). Originaire de Cavru. Commissaire du Gouverment au Ministère des Affaires Etrangères. Interprète civil en 1923. Inspecteur des Habous du Maroc. Contrôleur des Juridictions Chérifiennes. Diplômé de l'Institut des Hautes Etudes Marocaines. Breveté de langue arabe. Etudes berbères. Membre du conseil de la Ligue de Football Association du Maroc (vice-Président de la Ligue du Nord). Président de l'Olympique Marocain et de l'Union Sportive de Fès. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille d'argent de l'Education Physique. Médaille Coloniale. Officier d'Académie. Commandeur du Ouissam Alaouite. Officier du Nicham Iftikhar.

PAOLINI François-Marie: (1860-1941)
Né à Calinzana. Ecclésiastique. Franciscain. Il fait ses études théologiques à Sienne. En 1884, il est de retour en Corse, au couvent provincial d'Oletta, puis à celui de L'Isula. En 1903, il devient postulateur général des causes des saints de l'Ordre, à Rome. Il mène à bien la clôture des travaux pour la canonisation de San Teofalu di Corti. Ministre provincial de la Corse. Auteur d'études historiques en latin, italien et français, d'un ouvrage sur Christophe Colomb... Il décède au couvent de Marcasso, en 1941.

PAOLINI Jean: (?-1943)
Résistant. Il est fusillé par les Allemands, après avoir été fait prisonnier, lors du combat de Barchetta, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France.

PAOLINI Jean: (1921-2015)
Originaire de Ghisoni. Préfet de police de Paris de 1973 à 1976 et de 1986 à 1988. Grand officier de la Légion d'Honneur. Grand-croix de l'Ordre National de Mérite.

PAOLINI Jean-Claude:
Originaire de Bastia. Musicien (batterie). Compositeur. Créateur de pièces musicales pour le théâtre ou pour la danse. Il travaille pour l'Orchestre Philarmonique de Nice, l'Opéra de Paris, le Ballet Théâtre Espagnol de Madrid... Il collabore au groupe I Muvrini. Professeur à l'Ecole Nationale de Musique et de danse de la région Corse, à Bastia.

PAOLINI Jean-Dominique: (1762-1852)
Né à Ghisoni. Engagé au Royal-Corse en 1882. Capitaine en 1795, il est affecté à l'Armée d'Italie de 1796 à 1800. Chef de bataillon en 1805. Il est blessé à Wagram en 1809. Nommé major, il sert en Espagne de 1810 à 1814. Colonel en 1813. Il participe à la campagne de Belgique avec l'Armée du Nord. Admis à la retraite en 1815, il décède en 1852, à Neuilly-sur-Seine.

PAOLINI Nonce: (né en 1949)
Originaire de Lucu di Nazza et Ghisoni. Diplômé de Sciences Politiques. Directeur des Ressources Humaines de la chaine de télévision TF1 de 1993 à 2001. Directeur général délégué de l'entreprise Bouygues Télécom de 2001 à 2007. Directeur général du Groupe TF1 en 2007. Président directeur général du Groupe TF1 de 2008 à 2016.

PAOLINI Pierre-Jean: (né en 1960)
Maire de Ghisunaccia. Conseiller général (divers droite) du canton de Ghisoni de 2001 à 2004.

PAOLINI-TRAMONI Micheline: (née en 1926)
D'Aiacciu. Fonctionnaire cadre administrative à la Sécurité Sociale. Résistante. Militante de la Croix Rouge Française depuis 1944. Croix de Vermeil de la Croix Rouge Française en 2009.

PAPADACCI Elie: (dix-neuvième siècle)
Prêtre grec de l'église latine de Carghjese. Il fait adopter le rite en latin en 1804.

PAPADACCI Elie: (1902-?)
Né à Piana. Journaliste. Ecrivain. Secrétaire de l'association Parlemu Corsu (fondée en 1955 avec Petru Rocca). Historien de Paomia, Carghjese et Vicu. Auteur de Histoire de Cargèse Paomia, paru en 1967, de Chroniques de la Corse, paru en 1978, de Vico et son histoire, paru en 1979, de Les Bandits corses et leurs légendes, paru en 1979, de L'Ile de Beauté et ses Poètes, paru en 1984, de Les bandits corses : honneur et dignité (publié en 1995)...

PAPADACCI-STEPHANOPOLI Nicolas: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Carghjese en 1835 et 1840.

PAPADACCI-STEPHANOPOLI Nicolas: (1981-2011)
Originaire de Carghjese. Pilote de chasse (escadron Lafayette). Il se tue lors, d'un accident, à bord de son Mirage 2000 N, en 2011. Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume.

PAPE Eric: (1870 ou 1879-1938)
Né à San Francisco (Etats-Unis). Artiste peintre américain. Auteur d'une peinture intitulée Débarquement de Pascal Paoli sur la terre corse, qui représente le moment ou Pasquale Paoli débarque en compagnie de quelques fidèles, le 14 Juillet 1790 à Macinaghju, et où il aurait prononcé ces mots: O ma Patrie, je t'ai laissée esclave, je te retrouve libre !

PAPE Josiane:
Artiste peintre contemporaine installée à Aiacciu. Voir le site de Josiane PAPE

PAPI Claude: (1949-1983)
Né à Porti Vechju. Footballeur emblématique du Sporting Club de Bastia, de 1967 à 1982. Il effectue toute sa carrière professionnelle à Bastia. Il participe à l'épopée européenne de son club en 1977-1978. Trois fois international (1973, 1975 et 1978), il participe à la Coupe du Monde de 1978 en Argentine.

PAPI Ernestu: (né en 1943)
Né à Porti Vechju. Instituteur. Poète et écrivain en langue corse. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (U Ventu liatu, 1994). Auteur de Mamma Natura, La cuisine et la chasse en Corse, Pruverbii di Corsica è d'altro, Si Diu vole, Tanti paesi, Tanti usanzi, A Verità hè in a Natura, Curcie Famidda chi ùn accendi, Dictionnaire de la Langue Corse... Auteur, en 2014, d'un Dictionnaire Débutant, Junior, Ado, Français-Corse, Corse-Français.

PAPI Gastone:
Poète et écrivain en langue corse. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (L'Omo chi more, 1992).

PAPI Ghjacumu:
Poète et écrivain en langue corse. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Livanti di Spirenza, 1991).

PAPI Ghjuvan Carlu: (né en 1969)
Né à Bastia. Professeur de lettres modernes. Auteur. Compositeur. Chanteur. Poète en langue corse. Chanteur du groupe Canta u Populu Corsu, qu'il quitte pour créer le groupe Novi en 2006. Membre co-fondateur, en 2000, de l'association Arapà (Associu pà a Racolta è A Pruduzzioni Artistica), avec Jacques Culioli et Don-Mathieu Santini. Membre de l'ensemble vocal Cinqui Voci (avec Jacques Culioli, Feli, Petru Guelfucci, et Maï Pesce). Membre du trio Arapà (avec Jacques Culioli et Don Mathieu Santini). Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Stella, 1995).

PAPI Jacques:
Artiste peinre (surréalisme, expressionisme abstrait) installé à Porti Vechju.

PAPI Marcu:
Militant nationaliste. Responsable du MCA de la région de Porti Vechju. En 1987, il est condamné, pour des raisons purement politiques, à 6 ans de prison, dont 2 avec sursis.

PAPI Mathieu: (dix-neuvième siècle)
Professeur de langue latine au collège de Bastia. En 1823, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

PAPI Raphaël: (né en 1965)
Originaire de A Campana. Maître de conférence. Physicien. Doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de l'Université de Corse depuis 2002. Président de l'association Via Romana.

PAPILJ Petru Filippu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Porri, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PAPIRIUS CAIUS MASO (ou NASO): (troisième siècle avant notre siècle)
Consul romain. En 231 (ou 221) avant notre ère, il remporte une victoire à la Mortella, du côté nord, dans le golfe de San Fiurenzu. Il élève un temple sur la source de Padula au flanc de la Punta alla Paglia (près de Vizzavona). Les Corses, retirés dans les montagnes, lui infligent de lourdes pertes, notamment dans le Fiumorbu.

PAPON Maurice: (1910-2007)
Préfet de Corse délégué dans ses fonctions de 1947 à 1949. Il décide de lancer en Corse deux campagnes annuelles d'extermination (par DDT) des anophèles et des mouches, tout comme de leurs laves, agents propagateurs de la fièvre paludéenne et des maladies gastro-intestinales.

PAQUIER Patrice: (né en 1979)
Né à Aiacciu. Journaliste. Créateur du magazine sportif Corse Sport, en 2008. En 2009, il organise le match de football Squadra Corsa-Congo. Animateur de l'émission Prolongations, sur Primavera-TV et Corsica Radio, en 2010.

PARADIS Guilhan:
Botaniste. Agrégé de sciences naturelles. Docteur de 3e cycle (Faculté d'Orsay). Docteur d'État (Université de Bordeaux). Maître de conférences honoraire de la Faculté des Sciences de l'Université de Corse. Ses activités de recherche, centrées sur la Corse, ont principalement porté sur la géobotanique et l'écologie des espèces menacées dans les zones littorales. Ses travaux ont été récompensés en 2003 par le Prix régional de l'Environnement attribué par la DIREN de la Corse. Membre du conseil scientifique de la revue Stantari.

PARADISI ou TERRANI (de) Monaldo: (quinzième siècle)
De Terni. Envoyé du pape Eugène IV. En 1443, il débarque dans l'embouchure du Golu, à E Porraghje, avec soixante hommes; Il déclare l'Ile sujette du Saint-Siège et les Génois usurpateurs. Il est reçu à A Venzulà par Michele de Germani et les Caporali favorables au Saint-Siège. En 1444, il part en campagne contre le gouverneur Giovanni a Montaldo et ses alliés corses. Il a pour secrétaire Giovanni della Grossa. En 1445, il prend Chjatra, Serravalle, le Capicorsu, et s'installe à Biguglia. Il essaie de ramener à l'obédience de Rome, toute la Corse et en particulier Calvi, toujours fidèle à Gênes, mais la ville résiste âprement. Battu, il doit se réfugier à Corti. Le pape Eugène IV le rappelle, et le remplace par Giacopo di Gaeta, l'évêque de Potenza.

PARAVICINI Joseph-Marie: (dix-huitième siècle)
Originaire d'Aiacciu. Magnificu Anzianu d'Aiacciu en 1732.

PARAVICINI Nicolas-Louis: (1739-1813)
Originaire d'Aiacciu. Petit-fils de Joseph-Marie. Parrain de Jérôme Bonaparte. En Mai 1769, après la défaite de Ponte Novu, il fait partie d'une délégation, représentant les familles qui s'étaient retirées sur le Monte Rotondu et ailleurs, qui rencontre le comte de Vaux, à Corti, afin de négocier leur soumission. Elu père du commun en 1779. Membre de la Garde Nationale à Aiacciu en 1792. En 1793, ses biens sont pillés par les Paolistes. En 1796, il est à Gênes et participe à l'expédition qui va permettre à la France de reprendre possession de la Corse à la fin du Royaume anglo-corse. Membre du conseil municipal d'Aiacciu sous l'Empire. Membre du collège électoral, désigné en 1811.

PARDI Paul-Baptiste Guido: (1920-1944)
Né à Sotta. Pilote. Résistant. Il est condamné à mort par le Tribunal Militaire Italien. Pris en charge par le sous-marin Casabianca, il rejoint Alger et, de là, Londres où il dénonce les collaborateurs sur les ondes de la B.B.C. Il entre au service d'espionnage, le S.O.E. (Spécial Opérations Exécutive) sous le commandement du colonel Buckmaster. Parachuté en France sur les lignes allemandes, en 1943, il est arrêté, torturé par la Gestapo et déporté à la forteresse de Ravitsch en Silésie, puis au KL Gross-Rosen, à Rogoznica (Pologne), où il décède peu après. Reconnu Mort pour la France. Médaille de la Résistance. Une plaque commémorative devant le 42, cours Napoléon à Sartè, évoque la mémoire du Capitaine Pardi ainsi qu'un square qui porte son nom.

PARDINI Aimée:
Ecrivain. Auteure de Un amour maternel "ai-je tué mon fils ?" (1995), L'innocence, le rêve et le péché (1996), Des sanglots dans le vent (1997)...

PARDINI Gérard: (né en 1957)
Né à Aiacciu. Haut fonctionnaire. Universitaire. Spécialiste du fonctionnement de l'Etat et des collectivités territoriales. Auteur d'ouvrages de droit public, il a également été chargé du suivi des Affaires Religieuses au ministère des Affaires Etrangères de 1990 à 1993. Directeur de cabinet du préfet de Corse Claude Bonnet en 1998. Il est mis en cause dans l'Affaire des paillotes en 1999. Il est condamné à deux ans et demi de prison en 2002, puis relaxé. Auteur de L'Etat en fuite (Un nouvel éclairage sur le dossier corse), paru en 2000, de Une histoire des fonds secrets, paru en 2002, de L'Etat et la Corse, la République à l'épreuve, paru en 2003...

PARENT Denis: (né en 1954)
Né à Cambrai (Nord). Journaliste spécialisé dans le cinéma. Réalisateur. Romancier. Installé en Corse, à Aiacciu, depuis 2004. Auteur de Perdu avenue Montaigne Vierge Marie (2008), Un Chien qui hurle (2011), Grand chasseur blanc (2014)...

PARENTI Giovanni: (1170-1249)
Toscan. Docteur en droit civil et canonique. Compagnon de François d'Assise. Général des Franciscains de 1227 à 1232. En 1236, il fonde les premiers couvents d'Observants Franciscains en Corse, à Calvi, Bunifaziu, Nonza, Biguglia, en Castagniccia, en Casinca, dans l'Alisgiani, et dans l'Ornanu, et aussi à Caprara et Monte Raso, en Sardaigne. Il meurt en Corse, au couvent de l'Ornanu, en 1249.

PARETTY Sébastien: (?-1773
Né à Santa Riparata di Moriani. Barbier. En 1771, à Bastia, il est condamné à 9 ans de Galères, pour complicité de prévarication. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Marseille, en 1773.

PARIGI Daniel: (1959-1999)
Né à Aiacciu. Instituteur. Animateur radio et de télévision. Créateur de l'émission Meziornu in Corsica sur FR3 Corse. Co-auteur de la série télévisée I Storti, en 1995. Il est tué lors d'un accident de moto en 1999.

PARIGI Paulu Santu: (né en 1966)
Né à Santa Lucia di Mercuriu. Enseignant en langue corse. Militant nationaliste (Femu a Corsica). Militant culturel. Maire de Santa Lucia di Mercuriu depuis 2001. Poète-chanteur spécialiste des Chjami e Rispondi. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Figliolu di Guerra, 1994). Elu conseiller territorial en 2015 (membre de la Commission Permanente).

PARRENS Louis: (1904-1993)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1942 une peinture intitulée Un coin de Barbicaja (Corse), et à celui de 1945, Un Paysage corse.

PARSI Jean-Antoine: (1906-1994)
Né à Bastia. Licencié en droit. Préfet des Oasis, en Algérie, en 1959. Préfet hors cadre en 1961.

PARSI Maddalena: (1885-1928)
Née à Campitellu (hameau de Panicale). Religieuse. En 1899, elle est le témoin d'une apparition de l'Immaculée Conception (La Madonna) à Campitellu. Elle entre dans la communauté bénédictine en 1921 et devient Soeur Marie-Catherine.

PARSI René:
Journaliste bastiais. Fondateur et directeur du journal hebdomadaire humoristique, littéraire et sportif La Langouste qui siffle, à Bastia, en 1924.

PARTENOPEO Paolo Francesco: (dix-septième siècle)
Peintre italien. Installé à Bastia. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse en 1661.

PARTENOPEO Pietro (Paulo) Francesco: (?-ap1649)
Génois. Qualifié de Magnifico. Podestat de Bastia en 1622. Lieutenant de Balagna en 1634.

PARTENOPEO Ugo: (dix-huitième siècle)
De Bastia. En Mai 1761, il fait partie de toute la fine fleur des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) qui restent favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli.

PARTHEE ou PARTHENOPEE (Saint): (?-225)
En 217, il est le premier évêque de Mariana. En 225, il meurt, martyrisé par les Romains.

PASCAL 1er (Saint): (?-824)
Pape de 817 à 824. En 817, Louis 1er le Pieux lui confirme la donation de la Corse au Saint-Siège. En 823, il fonde officiellement cinq évêchés en Corse: Aleria, Mariana, Sagone, Nebbiu et Aiacciu.

PASCAL II (Rainier): (1050-1115)
Pape de 1099 à 1118. En 1114, il confirme et rend effective la décision dans laquelle il soumet l'investiture des évêques de Corse à l'archevêque de Pise, malgré la résistance des évêques corses.

PASCAU-VIGNAL Camille Marie-Louise: (vingtième siècle)
Artiste peintre (aquarelles, gouaches). Elle séjourne en Corse entre 1937 et 1938. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1939 deux aquarelles intitulées Le port de Bastia et Les barques, et à celui de 1949, une tempera intitulée Pont de Corte (Corse).

PASCIANI?: (dix-huitième siècle)
De Bunifaziu. En 1765, il décide de livrer Bunifaziu aux Naziunali. L'attaque doit avoir lieu par terre et par mer. Mais les Génois ayant été prévenus, et les soutiens intérieurs prévus ne se manifestant pas, l'expédition se solde par un échec.

PAS de LOUP (fils): (dix-huitième siècle)
Officier français. En Août 1769, il commande le Régiment de Tournaisis, qui est stationné à Omessa.

PAS de LOUP (père): (dix-huitième siècle)
Officier français. En Août 1769, il commande le Régiment d'Aquitaine stationné à Zuani, Erbaghjolu et Boziu.

PASQUA Charles Victor: (1927-2015)
Né à Grasse (Alpes-Maritimes). Originaire de Teppa (Casevechje). Il est résistant à 15 ans (pseudonyme: Prairie). Représentant chez Ricard, puis inspecteur, directeur régional et commercial (de 1952 à 1971), et enfin, importateur de boissons alcoolisées à partir de 1967. Homme politique (gaulliste, souverainiste). Il crée la section Rassemblement du peuple français (RPF) des Alpes-Maritimes en 1947. Cofondateur du Service d'Action Civique (SAC), visant à luter contre l'OAS, en 1959. Député UDR des Hauts-de-Seine (de 1968 à 1973). Elu conseiller général des Hauts-de-Seine en 1970. Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) Secrétaire général adjoint de l'UDR, co-fondateur du RPR en 1976), chargé de l'animation, puis conseiller à l'organisation (jusqu'en 1979). Sénateur RPR des Hauts-de-Seine de 1977 à 1986, 1988 à 1993 et 1995 à 1999. Président du groupe RPR au Sénat de 1981 à 1986 puis de 1988 à 1993. Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine (de 1983 à 2001). Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1991 et de 1993 à 1995 (Ministre d'Etat). En 1993, il entame des discussions avec les représentants du FLNC Canal Historique. En 1994, le FLNC Canal Historique lui écrit pour proposer une trêve partielle des attentats en échanges d'avancées politiques. Il lui répond favorablement dans sa lettre A mes Compatriotes. Membre du bureau politique du RPR, conseiller du président du RPR, en charge de la réforme des statuts (1997). Cofondateur et président du Rassemblement pour la France (RPF) en 1999. Député européen de 1999 à 2004. Président du groupe Union pour l'Europe des Nations au Parlement européen. Conseiller régional d'Ile-de-France. Sénateur apparenté UMP des Hauts-de-Seine depuis 2004. Il a été ou est actuellement l'objet de plusieurs informations judiciaires pour divers faits survenus durant sa carrière politique ou ministérielle. Auteur de La libre entreprise, un état d'esprit (1964), L'ardeur nouvelle (1985), Que demande le peuple ? (1992), Demain la France, tome 1 (1992), La priorité sociale (1992), Non à la décadence (1997), Tous pour la France (1999), Ce que je sais..., Tome 1: Les Atrides: 1974-1988 (2007)... Officier de la Légion d'Honneur. Médaille de la France Libre.

PASQUALAGGI-BEDU Diane: (née en 1945)
Née à Aiacciu. Ingénieur en aéronautique. Enseignante à l'Association pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA) d'Aiacciu en 1984. Elue conseillère territoriale (droite) de 2010 à 2015.

PASQUALETTI Carlu Dumenicu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Rutali, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PASQUALETTI José: (né en 1956)
Né à Bastia. Footballeur professionnel (attaquant). Il effectue sa carrière de joueur de 1977 à 1990 (Bastia (1966-1977), Alès (1977-1979), Montpellier (1979-1982), Lyon (1982-1984), Béziers (1984-1986) et à nouveau Alès) (1986-1990). Il commence ensuite une carrière d'entraineur: Alès (1990-1996), Montpellier (1996-1998), Bastia (1998-2004), Aiacciu (2004-2006), Sedan (2006-2008), AC Ajaccio (2008-2009), Istres (2010-2014) ...

PASQUALINI ?: (dix-neuvième siècle)
Lieutenant au service du Roi de Naples Joachim Murat. En 1815, il fait partie de l'expédition de Joachim Murat qui aborde en Calabre, à Pizzo. Il est blessé, emprisonné, puis jugé. Il sera libéré grâce à l'intervention du Roi Louis XVIII.

PASQUALINI Andria:
Corsiste. Irrédentiste. En 1927, il collabore au journal italien Il Messagero, dans la rubrique Notizie delle piève di Corsica. Auteur de L'organisation de l'action irrédentiste.

PASQUALINI Augustin dit Tintin PASQUALINI: (1925-1987)
Né à U Salgetu. Chansonnier (au cabaret U Rataghju, à Bastia), chanteur, humoriste et écrivain. Parolier (Casa paterna, L'Ombre...). Auteur de la pièce de théâtre U Scrutinu, en 1970. Auteur de Carrezze e Baterchjate, paru en 1975.

PASQUALINI Carlu Emmanuelle: (1706-1762)
Avocat à Bastia. Frère de Ghjuvanni Battista. Membre du Conseil d'Administration de la ville de Bastia de 1746 à 1760. Consul du Danemark à Bastia. Procureur du Roi. En Mai 1789, à l'Assemblée des Notables de Bastia, il est élu député de la Noblesse et sera parmi les quatre députés qui représenteront la Noblesse de la ville à l'Assemblée Générale des Trois Ordres. En Septembre 1791, à la Deuxième Assemblée Provinciale Electorale à Corti, il est élu juge pour la Cour d'Orléans.

PASQUALINI Charles-Timoléon: (1840-1866)
Né à Campile. Chirurgien de marine de 1858 à 1864. Médecin à l'hôpital civil de Toulon. En 1864, il revient en Corse pour soigner une épidémie de typhoïde. Poète de langue française, influencé par Victor Hugo et Alfred de Musset (Corsica, en 1862, O Tempora, en 1865). Le recueil de ses oeuvres parait, en 1901, sous le titre Choses du Siècle et Choses du Cœur. En 1902, parution d'une édition de 112 poèmes, préfacée par Jules Clarette (réédité en 1965).

PASQUALINI Don Marcu: (1694-?)
Originaire du Rustinu. Parent de Ghjacintu Paoli. Nommé capitaine par les Génois. En Janvier 1735, il s'allie à Petru Paulu Murati, contre les Naziunali. Il rejoint le camp pro-Génois et devient un agent actif pour la propagande de la République. En Avril, dans le Rustinu, il tente de recruter pour la République, mais démasqué, il doit s'enfuir à Bastia. Il complote l'assassinat de Ghjacintu Paoli, mais il est démasqué, il peut s'enfuir, mais tous ses biens sont incendiés. En 1736, malgré l'opposition de Ghjacintu Paoli, le Roi Théodore le nomme capitaine et lui donne le commandement d'une compagnie de soldats originaires du Rustinu. En 1740, il est capitaine au régiment corse de Naples.

PASQUALINI Ghjacumu Antoniu Francescu: (1752-1831)
Originaire de Bastia. Fils de Carlu Emmanuelle. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse avant 1789. Député du Tiers Etat en 1789 pour la juridiction de Bastia. Juge au Tribunal de District de A Porta. Juge au Tribunal de District d'Oletta. Membre de la Haute Cour Nationale. Conseiller à la Cour Royale de Bastia en 1814. Président de la Chambre Correctionnelle de la Cour Royale de Bastia en 1816. Président de Chambre prés la Cour Royale de Corse de 1816 à 1819. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

PASQUALINI Ghjuliu: (1812-1888)
Né à Gavignanu. Fils de Ghjuvanni. Artiste peintre installé à Rome. Portraitiste. En 1831, à Rome, il participe à la tentative manquée de la révolution italienne des Carbonari. Il est grièvement blessé et sauvé par la reine Hortense, mère de Louis Napoléon Bonaparte, qui le fait soigner par le docteur Conneau. Il reprend sa carrière de peintre à Paris, et expose aux salons de
1844
et 1848. Auteur d'un portrait du cardinal Fesch qui figure au Musée d'Aiacciu (1855). Auteur de nombreux portraits de personnalités corses et de sujets de l'histoire de Corse. Nommé inspecteur des Beaux-arts lors de retour des Bonaparte. Il possède un atelier au Louvre. Il meurt à A Porta en 1888.

PASQUALINI Ghjuvanni: (dix-neuvième siècle)
Né à Gavignanu. Bonapartiste notoire. Officier des armées impériales. Installé à Rome, il devient palefrenier du pape. En 1831, à Rome, il participe à la tentative manquée de la révolution italienne des Carbonari. Il est arrêté, jugé et condamné à mort. Sa peine est réduite à 8 années de rétention.

PASQUALINI Ghjuvanni Battista: (1716-1787)
De Bastia. Frère de Carlu Emmanuelle. Lieutenant au Régiment Royal Corse en 1741. Capitaine en 1747. Lieutenant-colonel d'infanterie en 1769, il est attaché à la Légion Corse. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis.

PASQUALINI Ghjuvanni Battista: (1752-1812)
Originaire de Bastia. Fils de Carlu Emmanuelle. Sous-lieutenant au Régiment Royal Corse en 1780. En 1788, il passe aux Chasseurs du Roussillon. Sous le protectorat britannique, il est adjudant-major, puis capitaine-commandant au 2ème Bataillon Anglo-Corse en 1795. Commandant de la 1ère Compagnie des Sapeurs Napolitains en 1806. Capitaine au 1er Régiment d'Infanterie de Ligne. Adjudant de la place de Viesti (Calabre) en 1807. Adjudant de la place de Amantea (Calabre) en 1808.

PASQUALINI Ignace: (dix-huitième siècle)
Originaire de Bastia. Fils de Carlu Emmanuelle. Ecclésiastique. Chanoine, représentant les Ursulines. Député du Clergé en 1789 pour la juridiction de Bastia.

PASQUALINI Jean (de son nom chinois Bao Ruo-Wang): (?-1997)
Fils d'un Corse et d'une Chinoise. Il est arrêté en 1952 par les services secrets chinois pour espionnage au profit de la France, et passe 12 ans dans un camp de travail. Il est libéré en 1964. Il devient célèbre en racontant, dans son livre Prisonnier de Mao, sept ans dans un camp de travail en Chine (publié en 1974), ses années dans les camps de travail et la rééducation idéologique qu'il y a subie.

PASQUALINI Jean Mathieu:
Originaire de Campile. Directeur de cabinet du secrétaire perpétuel de l'Académie Française. Chevalier de la Légion d'Honneur (2010).

PASQUALINI Lurenzu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Campile en 1835.

PASQUALINI Nicudemu: (1728-1792)
De Castineta di Rustinu. Fils de Don Marcu. En 1739, il suit son père en exil à Naples. En Avril 1755, il débarque en Corse avec Pasquale Paoli. En Décembre 1762, il est nommé officier de compagnie d'un des deux régiments de Naziunali nouvellement créés. En Juillet 1763, il est blessé à la bataille de Furiani. En Octobre 1768, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. Il quitte la Corse après la défaite de Ponte Novu. En Février 1774, il rentre en Corse, envoyé par Clémente Paoli. Il se rend d'abord à A Croce, puis dans le Rustinu, en Balagna, à Salgetu, dans l'Ampugnani et en Tavagna. En Mars 1774, il tient le maquis de Petralba. Il doit organiser, dans le Niolu, une insurrection générale, mais le complot, est vite dévoilé au comte de Marbeuf. En Décembre, il est à Aleria, où il se barricade dans le fort. Le comte de Marbeuf, avec son artillerie, enserre la redoute. Avec une quinzaine d'hommes, il résiste, tient quatre jours, puis disparaît. Il se réfugie dans le Capicorsu, d'où il finira par s'embarquer pour Livourne. Il décède à Castineta, en 1792.

PASQUALINI Paul: (1815-1846
Né à A Vulpaiola. Laboureur. En 1838, à Bastia, il est condamné à 12 ans de Travaux Forcés, pour homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1846.

PASQUALINI Paul François: (1794-1874)
Né à Bastergà. Avocat. Membre de doyen d'âge du Conseil Général de la Corse en 1869. Président du Bureau de l'Assistance Judiciaire. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PASQUALINI Paulu Santu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Vicinatu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PASQUALINI Petru Carlu Maria: (1787-1844)
Né à Bastia. Conseiller de préfecture du Département de la Corse en 1822. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PASQUALINI Théodore: (1921-2011)
Originaire de Campile. Résistant. Ancien combattant de la Seconde Guerre Mondiale. Officier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite. Médaille de la Résistance. Officier du Mérite Maritime. Croix du Combattant Volontaire. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

PASQUIERI Vincent: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre (scènes de batailles). Auteur, en 1829, d'une aquarelle intitulée Prise de Calvi par Paoli.

PASQUIN Antoine Claude dit VALERY: (1789-1847)
Bibliothécaire du Roi de France Charles X, puis de Louis-Philippe, à Versailles. Grand voyageur, il parcourt toute l'Europe. Il séjourne en Corse en 1835. Auteur en 1837 de Voyages en Corse, à l'île d'Elbe et en Sardaigne, en deux volumes, dont le premier, de plus de 420 pages, concerne la Corse.

PASQUINI Ignaziu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Ziddarà, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PASQUINI Pierre Emile Joseph: (1921-2006)
Né à Sétif (Algérie). Résistant, membre des FFL en 1941. Avocat en 1946. Adjoint au maire de Nice de 1947 à 1965. Député (UNR) des Alpes Maritimes de 1958 à 1967. Vice-président de l'Assemblée Nationale de 1962 à 1965 et de 1978 à 1979. Maire de L'Isula de 1971 à 2001. Député (RPR) de Corti-Calvi de 1978 à 1981. Elu (et vice-président) à l'Assemblée de Corse en 1984. Député (RPR) de Haute-Corse de 1986 à 1988. Député (RPR) de Corti-Calvi de 1988 à 1995. Ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre de 1995 à 1997. Auteur d'un essai sociologique, L'Eclatement de la société française, en 2002, de deux comédies dramatiques, Virginie et Le Guérisseur, et d'un ballet, Vol nuptial. Il décède à Nice, en 2006. Commandeur de la Légion d'Honneur. Grand officier de l'Ordre National du Mérite. Croix de Guerre 1939-1945. Médaille de la France Libre.

PASSAGIO Francesco: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1551. Il succède à Enzelino Spinola. Il fait construire la tour de La Girulata, sous la direction de l'architecte Geronimo da Levante. Il est remplacé avant la fin de son mandat par le capitaine de Calvi, Vincento Merello.

PASSANI ?: (dix-huitième siècle)
De Curbara. Chevalier. En 1775, il est sous-lieutenant au Régiment Royal Corse.

PASSANI Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
Chanoine de l'église collégiale de Curbara. En Septembre 1770, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il participe, en tant que député du Clergé de la Balagna, à la Première Assemblée des Etats de Corse.

PASSANO Antoniu: (dix-huitième siècle)
Né à Aiacciu, d'une mère sarde. Il appartient à la branche corse de la famille génoise da Passano. Frère de Francescu. Il s'établit à Ancône en 1799. Armateur. Corsaire. Négociant. Après la Restauration de 1815, il quitte Ancône et part à Corfou, puis à Prevesa, en Albanie. Là, il recrute d'anciens officiers napoléoniens pour l'armée turque.

PASSANO (da) Antoniu Vitu: (1729-?)
Né à Bunifaziu. Lieutenant au Régiment Royal Corse. Porte-drapeau du régiment en 1771.

PASSANO (da) Bartolomeo: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1719 à 1721. Il succède à Giovanni Stefano Spinola. Il est remplacé par Agostino Spinola.

PASSANO (da) Benedetto: (dix-huitième siècle)
Génois. En 1729, Gênes ayant promulgué un édit dont le but est la mise en valeur de la Corse, tout un programme de location de terres et d'inféodation est offert aux ressortissants génois: il en profite et acquiert des terres.

PASSANO (da) Filippo (ou Antonio): (seizième siècle)
Génois. En 1588, le Sénat de Gênes lui attribue un bail emphytéotique, contre une redevance de trois cents écus d'or, sur les territoires de la région de Porti Vechju (Prunu, Muratellu, San Martinu, San Ciprianu et Conca). Ceci, dans le but de créer une colonie de repeuplement de la région abandonnée des Corses et devenue le refuge et l'asile de tous les pirates. A bord d'une galère, avec cent cinquante hommes et cent huit familles, il prend la mer pour la Corse. Après une traversée contrariée par le mauvais temps, il débarque à Macinaghju, attend une accalmie, et repart pour Bastia. En 1589, avec ses colons, il arrive à Bastia. Puis il fait voile vers Porti Vechju. Il commence les travaux de reconstruction de la ville et de ses fortifications. Le lieu étant devenu un endroit sûr, il répartit les terres entre ses colons. Puis, il retourne à Gênes recruter de nouveaux pionniers, après avoir confié la garde de la cité à Agostino Centurione. Le Génois Ambroggio Spinola s'associe avec lui au bail sur Porti Vechju. En 1590, il est nommé gouverneur de la Corse. Il succède à Lorenzo Negrone. Il réorganise sa colonie de Porti Vechju. Il fait édifier deux tours à l'entrée du port, celle de Castagnolu et celle de l'Isolottu. Il instaure, dans les églises bastiaises, l'usage d'en draper les parois de velours rouge de Gênes. Il est remplacé, en 1591, par Agostino Doria.

PASSANO Francescu: (?-1838)
Né à Aiacciu, d'une mère sarde. Il appartient à la branche corse de la famille génoise da Passano. Frère d'Antoniu. Consul de France à Cadix. Lors du soulèvement espagnol contre le Roi Joseph, il se réfugie à Malte. Puis il rejoint son frère Antoniu à Ancône en 1813. Durant les Cent Jours, il est consul de France à Ancône. Franc-maçon. Il milite dans les rangs des Carbonari. Il est arrêté en 1817, et condamné, en 1818, à 10 ans de galères, commués en 7 ans de rétention. Libéré en 1824, il retourne à Ancône. Interdit de séjour, il se réfugie à Livourne, d'où il est également expulsé, puis après un passage à Tunis, il s'établit à Gênes en 1825. Il devient joaillier, et continue à conspirer avec les Carbonari. Il fonde à Gênes une Alta Vendita sous le nom de La Sperenza. Il prend la tête de la Charbonnerie italienne, sous le nom de guerre de Febo. Il forme Giuseppe Mazzini à la Charbonnerie, à partir de 1827. Dénoncé et arrêté en 1830, il est incarcéré, puis libéré. Il doit quitter Gênes, passe par Lyon, puis s'installe à Paris où il décède en 1838.

PASSANO (da) Giovanni: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1517. Il succède à Raffaello Doria. En 1519, il est remplacé par Giovanni Battista de Negri.

PASSANO (da) Henri: (1905-1989)
Né à Issoire (Puy-de-Dôme). Ingénieur au cabinet de l'architecte départemental de la Corse. Artiste peintre (figuratif). Il peint des vues d'Aiacciu et des villages des environs. Il expose à Aiacciu en 1950. Après 1946, il exerce sa profession à Toulon, et décède à Aiacciu en 1989.

PASSANO Napoléon: (?-1870)
Originaire de Bunifaziu. Capitaine au 12ème Régiment de Ligne. Il est tué à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts XIXe siècle de la commune de Bunifaziu.

PASSANO (da) Raffaello: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1698. Il succède à Ambroggio Imperiale. Il est remplacé, en 1700, par Ottone de Fornari.

PASSANO (da) Stefano: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1582. Il succède à Pierbattista Cataneo. En 1583, il édite une Sentence, condamnant à cent livres d'amende l'auteur d'une rupture d'un traité de paix signé entre deux familles, après une Vindetta. En 1584, il accorde diverses patentes de notaire. Il est remplacé par Cataneo de Marini.

PASTEUR Joseph: Voir ROCCHESANI Joseph.

PASTEUR Marthe: (vingtième siècle)
Artiste peintre (paysages). Elle effectue plusieurs séjours en Corse entre 1924 et le début des années 1930. Au Salon des Artistes Français de 1925, elle expose une peinture intitulée Tombeau à Venaco (Corse). à celui de 1931, un pastel Le golfe de Porto vu à Piana. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1928 deux pastels intitulés Table servie (Corse, et Tombeau Gaffori (Corte),

PASTINELLI José: (né en 1959)
Né à Nonza. Footballeur professionnel (défenseur). Il évolue succéssivement au Sporting Club de Bastia (1976-1986), au Lille Olympique Sporting Club (1986-1988), à l'Olympique de Marseille (1988), au Stade Malherbe de Caen (1988-1989) et au Gazélec d'Ajaccio (1989-1994).

PASTORE (U): Voir LUCIANI Stefanu.

PASTORET Amédée-David: (1791-1857)
Membre libre de l'Académie des Beaux-arts en 1823, il est auteur de poèmes et de romans historiques. Auteur de Claire Catalanzi ou la Corse en 1736, en 1838.

PASTURECCIA (di) Abramu: (quinzième siècle)
Caporale du Rustinu. Chanoine de Mariana en 1468.

PASTURECCIA (di) Anghjulu Santu Fragassi: (dix-septième siècle)
Caporale du Rustinu. Nobile Dodeci du Diquà en 1627.

PASTURECCIA (di) Antone Petru: (seizième siècle)
Caporale du Rustinu. Partisan de Sampieru Corsu, puis d'Alphonse d'Ornano. Il est d'abord l'allié des Génois, jusqu'en 1564, puis rejoint Sampieru Corsu. A la mort de ce dernier, il rejoint Alphonse d'Ornano. Nobile Dodeci du Diquà en 1567. Il quitte ensuite Alphonse d'Ornano pour rejoindre Camillu della Casabianca.

PASTURECCIA (di) Baldacciu: (quinzième siècle)
Caporale du Rustinu. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois.

PASTURECCIA (di) Benedettu: (quinzième siècle)
Caporale du Rustinu. Prêtre. En 1497, il est à Gênes, avec la délégation qui accompagne Serena della Rocca, l'épouse de Rinucciu della Rocca, qui a été invitée, en visite officielle, par la République. Il est condamné au bagne en 1502, et autorisé à rentrer en Corse en 1512.

PASTURECCIA (di) Cristofinu: (dix-septième siècle)
Caporale du Rustinu. Nobile Dodeci du Diquà en 1604.

PASTURECCIA (di) Deodatu: (quinzième siècle)
Caporale du Rustinu. Chanoine. En 1430, il rentre en rebellion, avec Simone da Mare et d'autres Caporali, contre Vincentellu d'Istria. En 1437, il rejoint Paulu della Rocca. En 1453, avec Ghjudice et Antone della Rocca, Vincentellu II d'Istria, et d'autes Caporali, il se rallie au Génois Salvago de Salvago.

PASTURECCIA (di) Ghjucante: (?-1564)
Caporale du Rustinu. Capitaine au service du Roi de France. Partisan de Sampieru Corsu. Il est tué à Loretu di Casinca en 1564, lors de l'incendie du village.

PASTURECCIA (di) Ghjuvanni dit Mellu: (quinzième siècle)
Caporale du Rustinu. Fils de Deodatu. Partisan de Tomassino da Campofegoso en 1462. En 1483, il jure fidélité au commissaire génois Matteo de Fieschi.

PASTURECCIA (di) Marcantone: (seizième siècle)
Caporale du Rustinu. Partisan d'Alphonse d'Ornano. Tous ses biens seront saisi par les Génois et donnés à des caporali fidèles à la République.

PASTURECCIA (di) Paulinu: (seizième siècle)
Caporale du Rustinu. En 1560, il est inculpé de complot, et exilé à Gênes.

PASTURECCIA (di) Vincentellu: (seizième siècle)
Caporale du Rustinu. Allié de Sampieru Corsu, puis d'Alphonse d'Ornano. En 1566, il est à Borgu di Mariana, avec les troupes de Antoniu di San Fiurenzu. Il y affronte treize compagnies génoises, commandées par Petrandria di Casta. Les Corses sont battus et obligés de se retirer à Bigornu. Avec Antoniu di San Fiurenzu et trois compagnies corses, il tient U Viscuvatu. En 1568, il s'allie avec les Génois, et avec d'autres Caporali corses, il attaque et bat Luziu della Casabianca, pourtant allié d'Alfonsu d'Ornanu, à Ampugnani. Il est sur le continent lorsque, en 1569, les propositions de reddition d'Alfonsu d'Ornanu sont soumises au Sénat de Gênes, lequel les entérine avec quelques réserves. Il refuse ces conditions et est condamné à l'exil par les Génois. La durée de son bannissement est fixée à dix ans.

PASTURECCIA (di) Vitale: (seizième siècle)
Caporale du Rustinu. En 1584, il est Nobile Dodeci du Diquà. Il paraphe seize requêtes, parmi lesquelles, le retour aux anciennes unités de poids et mesures, la poursuite des travaux concernant les tours du littoral, la remise en état du pont de Lagu Benedettu, une meilleure réglementation sur la vente du sel, une intensification de la lutte contre les crimes de sang.

PATACCHINI-PINELLI Ghjuvan Francescu: (1843-1903)
Né à Rusazia. Instituteur à Linguizetta. Auteur, en 1897, de L'instruction primaire en Corse avant l'annexion, également paru sous le titre de L'instruction primaire en Corse avant 1789, en 1899.

PATIN de La FIZELIERE Eustache: (dix-huitième siècle)
Membre français du Conseil Supérieur de la Corse en 1788.

PATIN de LA FIZELIERE André Barbe Charles Julien: (1785-1857)
Né à Bastia. Fils d'Eustache. Militaire. Colonel au Corps Royal d'Artillerie. Commandeur de la Légion d'Honneur.

PATORNI Aurèle: (1880-1955)
né à Paris. Petit-fils de François-Marie. Journaliste. Poète et romancier.

PATORNI François-Marie: (1803-1852)
Né à Bastia. Avocat à la Cour Royale de Paris. Consul Général de la République. Il est l'un des trois avocats qui assurent la défense de Joseph Fieschi (l'auteur de l'attentat perpétré, le 28 juillet 1835, à l'aide de la machine infernale composée de 24 fusils, lors du passage du cortège royal au boulevard du Temple à Paris qui fit 19 tués, 23 blessés et dont le Roi Louis-Philippe sortit indemne). Avocat de la famille Bonaparte. Il collabore aux journaux Le Siècle, Le Commerce, La Patrie... Auteur de Du Jury en Corse... (1828), Répertoire de Droit Commercial (1830), L'Epée de Napoléon (1833), La Corse, Documents historiques, législatifs et judiciaires, de 1779 à 1842 (1842), Il lutte, avec Pierre-Paul Pompei, pour le rétablissement du Jury en Corse. Directeur du Comité Central Electoral de Louis Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III), en 1848. Il décède à Paris en 1852.

PATRIARCHE Louis: (1872-1955)
Né à Bastia. Sculpteur. Il obtient, en 1892, la bourse du Legs Sisco. Il étudie à Rome (1893) et à Paris. Plusieurs fois primé au Salon des Artistes Français (médailles de bronze en 1906, d'argent en 1910, et d'or en 1912). Membre du jury du Salon des Artistes Français en 1913. Auteur d'un grand nombre de médailles (Monnaie de Paris...) et plaquettes (Musée du Luxembourg...). Auteur du monument d'Emmanuel Arene à Aiacciu et du groupe du Monuments aux Morts de Bastia, de La Porteuse d'eau de la ville de Calvi... Chevalier de la Légion d'Honneur en 1924. Médaille d'honneur de la Villa Médicis en 1932. Il décède à Nîmes, en 1955.

PATRIARCHE Paul: (né en 1934)
Né à Bastia. Maire (divers droite) de Nuvella depuis 1976. Conseiller général de Belgudè de 1985 à 1998. Secrétaire général de l'Université d'Aix-Marseille. En 1973, à Marseille, il participe activement aux manifestations contre les boues rouges de la Monte Edison. Conseiller territorial de 1982 à 2004. Vice-président de l'Assemblée de Corse (de 1986 à 1992). Membre du Conseil Excécutif de 1992 à 1998). Président de l'ADEC (Agence de développement Economique de la Corse) de 1992 à 1998. Député (Droite libérale) de Corti-Calvi de 1997 à 2002.

PATRIMONIO Francescu: (dix-huitième siècle)
De Bastia. Patron de marine. Favorable à la République de Gênes. En Février 1746, pendant l'attaque de la ville menée par Francescu Aleriu de Matra, Dumenicu Rivarola et les Naziunali favorables au Roi de Sardaigne, il est désigné par les Bastiesi, comme chef du nouveau Magistrato (six membres et un conseil de trente citoyens). Le nouveau Magistrato assure Gênes de sa fidélité. Il fait arrêter les principaux membres, une trentaine, de l'ancienne direction de la ville, tous favorables au Roi de Sardaigne.

PATRIMONIO François: (dix-neuvième siècle)
De Bastia. Avocat. En 1823, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

PATRIMONIO Joseph François-Marie: (1798-1852)
De Bastia. Directeur des Postes.

PATRIMONIO Joseph Jean-Marie: (?-1865)
De Bastia. Bibliothécaire de la ville de Bastia.

PATRIMONIO Sauveur: (1836-?)
Né à Bastia. Diplomate. Ministre plénipotentiaire.

PATROLIN Raymond: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1951 une peinture intitulée Sur les calanques de Piana, Corse.

PATRONE Paul: (1914-2003)
Né à Bastia. Footballeur professionnel (défenseur). Il évolue successivement au Red Star de 1931 à 1932, puis au SC Bastia de 1932 à 1935. Il rejoint ensuite l'AC Ajaccio où il reste jusqu'en 1937. L'Olympique de Marseille le recrute en 1938; il y reste jusqu'en 1943, remportant la Coupe de France en 1943. Durant la guerre (lors de la saison 1943-1944), il est intégré à l'équipe fédérale Marseille-Provence puis à celle de Grenoble-Dauphiné.

PATRONI F. M.: (dix-neuvième siècle)
Avocat à Bastia en 1820. Auteur d'un manuscrit, Histoire de la Corse, qui figure au patrimoine de la Bibliothèque de Bastia depuis 1934.

PATTERSON-BONAPARTE Charles Joseph: Voir BONAPARTE Charles Joseph.

PAUL: (huitième siècle)
Consacré évêque d'Aleria en 687.

PAUL (Saint): (entre 5 et 15-64 ou 67)
Apôtre de Jésus. En 42, il débarque en Corse, avant de se rendre en Espagne. Il est considéré comme le fondateur des Eglises corse et sarde.

PAUL 1er: (1754-1801)
Empereur (Tsar) de Russie de 1796 à 1801. En Mars 1800, son consul à Gênes, Calamaï, soutient des émigrés corses de Toscane qui débarquent dans l'Ile.

PAUL II (Pietro Barbo): (1417-1471)
Pape de 1464 à 1471. En 1465, il donne à la famille Pozzo di Borgo, d'Aiacciu, le privilège d'exemptions de la dîme. En 1470, dans une de ses bulles, il rappelle et précise que la Corse est formellement comprise dans les Etats Pontificaux.

PAUL III (Alessandro Farnèse): (1468-1549)
Pape de 1534 à 1549. En 1536, il édicte une Bulle dans laquelle les Insulas Sardinae et Corsicae sont exactement mentionnées. En 1543, il accorde à la colonie corse de Rome, des privilèges dans l'église de Saint Chrysogone en Transtevere, où plusieurs familles possèdent des tombeaux pour elles et leurs descendants (Marchioni, Bastelica, Orlandi, Corso, Alberti, Laurenti, Cyrneo, Frediani, Consalvi, Bruni, Dominici, Imporiati...).

PAULIN de La GARDE (de) Antoine (ESCALIN des AYMARDS): (1498-1578)
Baron. Général des galères du Roi de France en 1544, Amiral de la flotte du Levant en 1552. En 1553, il commande la flotte française qui débarque la Corse. Il s'empare de Calvi. En 1554, sa flotte, après avoir déposé les renforts que transportaient ses 32 galères à Aiacciu, Bunifaziu et Porti Vechju, rentre en Provence. En 1555, il est battu devant Calvi, par la flotte de Giovanni Andrea Doria. Puis, le Roi de France Henri II ayant décidé d'accélérer la campagne de Corse, il commande une flotte de trente deux galères qui quitte Marseille pour enfin prendre Calvi. Mais la ville résiste, et il est obligé de lever le siège. Il tente d'assiéger Bastia, mais devant la défection de la flotte turque, il y renonce. La flotte française reprend la mer, pour San Fiurenzu. En 1566, il patronne la délégation corse, qui se rend à la Cour de France pour remercier Charles IX de son aide. En 1569, il ramène en France le fils de Sampieru Corsu, Alfonsu d'Ornanu, après sa reddition devant les Génois.

PAULINU: (?-1561)
Ecclésiastique. Pievanu de Pastureccia di Rustinu. Pro-français et ami fidèle de Sampieru Corsu. En 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est condamné et exécuté.

PAVAMANI Réginald: (1941-1999)
Né à Madras (Inde). Artiste peintre. Il séjourne à plusieurs reprises en Corse. Il peint la Corse et expose à Aiacciu en 1990, 1993, 1994 et 1995.

PAVONI ?: (dix-septième siècle)
Editeur génois. En 1603, il imprime, à Gênes, les Statuti Civili e Criminali di Corsica. En 1607, il édite les œuvres de Michele Merello, auteur de l'histoire de la guerre de Sampieru Corsu.

PAYET Gilbert: (né en 1953)
Préfet du Département de Haute-Corse en 2005.

PAZZONI Bernardu: (né en 1963)
Ethnomusicologue. Responsable de la Phonothèque du Musée de la Corse, où il entre en 1990. Musicien (mandoline, violon, cetera...). Dès 1979, il parcourt la Corse et enregistre la musique instrumentale insulaire, les lamenti, paghjelle, chants religieux... dont il tire une thèse (Les violoneux dans la tradition musicale corse: héritage violoneux et phonothèque) qui lui vaut le Premier Prix de l'Academia Corsa de Nice, en 2008. Il collabore aux groupes culturels A Filetta, L'Archettu (groupe de violoneux) et Caramusca. En 2002, il crée le duo Bernardu Doria (chants théâtralisés et instruments). Fondateur du groupe musical L'Anfarti.

PECCHIONI Gaspero: (dix-huitième siècle)
Graveur italien. En 1771, il dessine une carte de la Corse.

PECQUEUX-BARBONI Ronnie: (né en 1947)
Professeur d'arts plastiques. Il obtient un doctorat en ethnologie, en 1986. Historien des costumes et danses traditionnels corses. Auteur de Costumes de Corse (Pannu è panni) (2008).

PED'ALBERTINU (di) Petru: (seizième siècle)
Notable corse. Pro-français et allié de Sampieru Corsu. En 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est exilé à Savone. En 1564, avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier se révolte pour chasser les Génois de l'Ile.

PEDEMONT (de): (dix-huitième siècle)
Colonel du Régiment du Nivernais. En Mai 1748, pour soutenir Bastia contre le chevalier de Cumiana et ses Austro-Sardes, le Duc de Richelieu l'envoie en Corse, avec 300 soldats et 10000 francs. En Juillet, avec ses 300 soldats, il est battu devant Barbaghju par les Naziunali de Patrimoniu, de San Fiurenzu et d'Oletta. Il rentre précipitamment à Bastia. Il prend Nonza et Olmeta di Capicorsu.

PEDICORTI (di) Mauriziu: (dix-septième siècle)
Notable. Nobile Dodeci du Diquà en 1620.

PEDICORTI (de) Vincente: (seizième siècle)
Notable. En 1589, il émet une requête, concernant le rôle de la femme dans la Vindetta, notamment concernant le Rimbeccu.

PEDINIELLI Chantal:
Directrice de la crêche de Pruprià. Elue conseillère départementale (divers gauche) du nouveau canton du Sartenais Valincu en 2015.

PEDINIELLI François: (1912-1962)
Né à Sartè. Professeur de dessin. Artiste peintre. Six de ses dessins illustrent le numéro de La Corse touristique de Décembre 1930. Auteur de portraits. Vers 1950, il s'oriente dans l'abstraction. Il expose à Aiacciu en 1953.

PEDINIELLI Laurent René: (1923-2012)
Né à Sarté. Chirurgien. Engagé volontaire dans la résistance en Corse (agent P1, réseau R2 Corse Fred Scamaroni). Engagé dans les troupes marocaines (tirailleurs, goumiers). Médecin capitaine à la 31ème Compagnie Marocaine de Ramassage Type Muletier. Il participe aux campagnes d'Italie (Cassino, Garrigliano), de France (débarquement en Provence, Vosges, Alsace), d'Allemagne (Foret Noire, Wurtemberg, Berchtesgaden. Interne des hôpitaux de Marseille, prosecteur d'anatomie et de médecine opératoire. Chef de clinique. Chirurgien chef des hôpitaux civils de Toulon. Professeur agrégé de chirurgie, associé à la Faculté de Médecine de Marseille. Professeur des Universités. Membre titulaire honoraire de l'Académie Nationale de Chirurgie. Président de la Société de Chirurgie de Marseille. Président de l'Union Médicale Méditerranéenne Latine. Membre fondateur de la Société Médicale et Pharmaceutique des hôpitaux civils et militaires de Toulon (SOMEPHAR). Membre emérite de l'Académie du Var. Président départemental de la Prévention Routière du Département du Var, Vice-président de la Fondation de France (VAR). Vice président du Sporting Club de Toulon (football). Président de l'Olympique du Las (rugby, Toulon). Président fondateur du Comite de Coordination des Groupements Corses de Toulon et du Var. Président de l'Association des Médecins Corses du Var. Représentant personnel pour le département du Var du Général de Gaulle (pour les élections présidentielles de 1959 et 1965). Auteur de Corse ton identité historique, Au gré du vent, Histoire drôles ou qui voudraient l'être... Croix Engagé Volontaire. Croix du Combattant. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance. Commandeur de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre National du Mérite (ministère de la Défense). Croix de Guerre (avec palmes, 4 citations). Médaille des Forces Françaises Libres. Croix du Mérite Franco-Britannique. Officier du Mérite Italien.

PEGALAJAR Muriel:
Née à Montauban (Tarn-et-Garonne). Artiste peintre (acrylique) d'origine corse installée à Aiacciu depuis 2002 après avoir été styliste de mode à Porti Vechju. Son style est très influencé par les années 1970, le Pop Art et la bande dessinée. Membre de l'Association Independarte.

PEGLI Lazaru: (seizième siècle)
Notable ajaccien en 1585.

PEIGNE (de La) Hyacinthe: (dix-huitième siècle)
Militaire et peintre de batailles de diverses cours d'Europe. En 1740, il dessine une carte de la Corse.

PEIGNE-GIULY Annick: (née en 1949)
Originaire de Moca Croce. Journaliste (Libération de 1983 à 2006).
Auteur de A Paci, qui obtient le Prix du Livre Corse en 1998.

PEINEAU de VERDIER Pierre: (1729-1788)
Ecclésiastique. Gallican. Prêtre du diocèse d'Agen. En Février 1782, il est nommé évêque de Mariana. Il succède à Francescu Citadella, décédé. En Juillet 1787, soupçonné de Jansénisme, il se rend à la nouvelle assemblée des évêques réformateurs toscans à Florence. En 1787, l'évêché de Mariana lui rapporte 15000 livres annuelles. Il décède en 1788.

PEKLE Jean-Mathieu: (1868-1956)
Né à Bastia. D'origine irlandaise. Professeur. Sculpteur. Il obtient, en 1889, la bourse du Legs Sisco. Il fait ses études à Rome (jusqu'en 1893) et à Paris (jusqu'en 1904). Professeur de dessin des écoles de la ville de Bastia de 1904 à 1940. Auteur du Monument aux Morts de Poghju di Venacu. Auteur de bustes (de Casabianca, Sampieru Corsu, Pasquale Paoli, Gaffori, Abbatucci, Sebastiani, Saliceti, Napoléon, Monseigneur Rigo, le chanoine Letteron, Leschi, Emile Sari, Maestrale...), d'une statue du colonel Astima, d'un buste de Marianne pour la mairie de Cervioni, de bas-reliefs (Les Iles Sœurs), et du Voceru, exécuté pour le Monument aux Morts de Bastia... Chevalier de la Légion d'Honneur.

PELLEGRIN Jacques: (né en 1944)
Né à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Artiste peintre (paysages, portraits, natures mortes). Il séjourne fréquemment en Corse. Il expose à Aiacciu en 1994 et 1996.

PELLEGRINETTI Jean-Paul:
Maitre de conférence en histoire contemporaine-géographie à l'Université de Nice Sofia-Antipolis. Chercheur au Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine. Coresponsable de la publication Etudes Corses (membre du comité scientifique). Co-président de l'association ADECEM. Auteur, avec Ange Rovere, de La Corse et la République, la vie politique de la fin du Second Empire au début du XXIème siècle, paru en 2004, de Du deuil à la mémoire, les monuments aux morts de la Corse (Guerre 1914-1918), avec Georges Ravis-Giordani, paru en 2011... Il collabore à la réalisation de l'Atlas Ethno-historique de la Corse (2004) et au Dictionnaire Historique de la Corse (2006).

PELLEGRINETTI Paul-François: (né en 1941)
Maire d'Eccica Suaredda depuis 1976 . Conseiller général (divers gauche) du canton de Bastergà de 1992 à 1998 et de 2004 à 2015.

PELLEGRINI Charles: (né en 1939)
Originaire de Sari Sulinzara. Policier. Commissaire divisionnaire. Chef de l'Office Central de Répression du Banditisme (OCRB). Auteur de plusieurs ouvrages: Demain la guerre civile (1991), Le FIS en France, mythe ou réalité ? (1992), Greenpeace, la manipulation (1995), Neuilly, samedi 15 mai 7h28 (1995), Votre sécurité (1995), Flic de conviction (1999), Petits secrets et grands mensonges de dirigeants (2003), Cols blancs et mains sales (2003), Demain la guerre civile, Balnlieues en flammes (2005), La Sécurité n'existe pas (2007), Histoires de PJ (2011), Histoires d'espions, le renseignement à l'heure de l'espionnage économique (2012), Histoires d'indics (2014), Flic et Corse (2015)...

PELLEGRINI Jean:
Originaire de Centuri. Artiste peintre. Il participe au Grand Prix de la Peinture Corse, organisé par l'Union Nationale des Etudiants Corse (UNEC) en 1963.

PELLEGRINI Jean-Louis:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie postprésidentielle en 1981.

PELLEGRINI Louis Joseph: (1825-1880)
Né à Bastia. Artiste peintre. Portraitiste. En 1841, il est le premier lauréat, pour la peinture, du Premier concours organisé à Bastia pour l'obtention d'une bourse d'études de peinture et d'architecture à Rome accordée par la Fondation Sisco. Auteur de La Mort de la Vierge et les Saintes Femmes au Tombeau, en 1863. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse jusqu'en 1863.

PELLERIER Maurice: (1875-?)
Né à Paris. Artiste peintre (marine et aviation). Il séjourne en Corse au début des années 1930. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1934 une aquarelle intitulée En Corse. Auteur également de Bastia, le port (aquarelle) et Paysage de Corse (peinture).

PELLETAN Camille: (1846-1915)
En 1902, il est ministre de la Marine, et, en visite à Aiacciu, il déclare qu'il faut protéger et fortifier la Corse contre une éventuelle agression de l'Italie.

PELLETIER François Jean-Baptiste Louis:
Préfet de la Corse en 1943.

PELLETIER Claude: (vingtième siècle)
Né au Creusot (Saône-et-Loire). Artiste peintre (paysages, fleurs). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1937 une peinture intitulée Le golfe de Porto (Corse), à celui de 1938, Couvent d'Erbalunga (Corse) et à celui de 1939, Dans le Cap Corse, Pino.

PELLETIER Jean: (1921-2009)
Originaire de Bunifaziu. Officier des Forces Françaises Libres, il participe à la Libération de la Corse, en 1943. Il participe ensuite aux campagnes d'Italie, d'Alsace, jusqu'en Autriche, en terminant avec le grade de capitaine. Administrateur du Club Méditerranée en Corse. Président délégué de l'Automobile Club de Corse, il est un des pionniers du Tour de Corse automobile. Représentant de diverses associations militaires et d'anciens combattants. Croix de Guerre 1939-1945.

PELLICINI-PONCET Eddy: (né en 1967)
Originaire de Sarrula Carcupinu. Comédien.

PELONE: Voir TAVERA Orsone.

PELOZZI Antoine: (1818-1910)
Né à Bastia. Artiste peintre. Portraitiste. Professeur de dessin au lycée de Bastia. Pensionnaire du legs de la Fondation Sisco à Rome. Auteur d'une série de dessins de la campagne romaine effectués à la mine de plomb, considérée comme un chef-d'œuvre Il meurt à Rome en 1910.

PELTIER Gaël: (né en 1972)
Originaire de U Salgetu. Artiste plasticien (videos, photos, textes, tableaux).

PEMBROKE (de) Henry Herbert: (1734-1794)
Lord anglais. Comte. Colonel du 1er Royal Dragon, et Premier Lord de la Chambre. En Avril 1769, en Casinca, avec Pasquale Paoli, et en compagnie de l'amiral anglais Smittory, du marquis milanais Fagnani, du Chevalier Tancredo et du peintre romain Vincenzo Rotigliardi, il inspecte l'armée Naziunale. Les cinq hommes sont arrivés par L'Isula, et Pasquale Paoli les reçoit à Muratu. Puis, après avoir vu Corti, A Venzulasca et Borgu, ils arrivent à Bastia, où ils sont reçus fraîchement par le comte de Vaux. En Juin, à Livourne, il rend visite à Pasquale Paoli, alors en fuite, et qui est accueilli dans la demeure du consul anglais Sir John Dick.

PENAT Lucien Eloi: (1873-?)
Né à Vallon-en-Sully (Allier). Artiste peintre. Graveur. Paysagiste. Lithographe. Peintre d'architecture. Il séjourne en Corse au début des années 1910. Auteur d'un pastel intitulé Maisons à Piana (1913).

PENCIOLELLI Jean André: (1920-2012)
Originaire de Corti. Ancien combattant volontaire de la Deuxième Guerre Mondiale. Sergent. Officier de la Légion d'Honneur (DPLV) (1984). Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Médaillé militaire pour faits de guerre. Croix de Guerre 1939-1945 avec palme, étoile de vermeil et étoile d'argent. Médaille des Blessés.

PENCIOLELLI Paul:
Fondateur, en 1904, avec Don Charles Giabicani, de l'hebdomadaire anticléricaliste et antimilitariste L'Idée, organe du Mouvement des Jeunesses Laïques de Bastia.

PENCIOLELLI Pierre-Jean: (1966-2014)
Originaire de Corti. Chef du service Batiments Domaine aux Chemins de Fer de la Corse. Militant associatif, syndical (STC) et politique (Corica Libera).

PENICAUT Louis: (vingtième siècle)
Né à Limoges (Haute-Vienne). Artiste peintre. Il séjourne en Corse à la fin des années 1900. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1910 une aquarelle intitulée Les Calanches (Corse). Au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1912, il envoie Le golfe de Porto, à celui de 1913, Le vieux port (Bastia), et à celui de 1915, Ajaccio. Auteur également de Femmes à la fontaine (1911).

PENNACCHIONI Daniel dit Daniel PENNAC: (né en 1944)
Né à Casablanca (Maroc). Originaire de Guargualé. Professeur de français. Ecrivain. Romancier. Auteur, entre autres, de Chagrin d'école, Prix Renaudot en 2007, de la Saga Malaussène (7 volumes entre 1985 et 1996)...

PENNETEAU Nicolas: (né en 1981)
Né à Marseille. Originaire de Porti Vechju. Footballeur professionnel (gardien de but). Il evolue à Bastia (de 1998 à 2006) et à Valenciennes depuis 2006. Vainqueur du Championnat d'Europe des moins de 19 ans en 2000. Finaliste de la Coupe de France en 2002 avec le SC Bastia.

PENSA Adamo: (treizième siècle)
Evêque de Mariana en 1283.

PENSA Bartolomeo: (dix-huitième siècle)
Capitaine génois. En 1726, à Loretu di Casinca, il arrête dix bandits. En 1730, il est envoyé à Bustanicu par le gouverneur Felice Pinelli pour mater le rébellion des paysans locaux qui refusent de payer l'impôt des Due Seini.

PENSO Ettore: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre italien. Portraitiste. Il s'installe à Bastia dans les années 1890. Auteur de nombreux portraits de notables bastiais (pastels).

PEPE U ROSSU: Voir FRANCESCHINI Sylvestre.

PEPIN: (777-810)
Second fils de Charlemagne. Roi d'Italie de 781 à 810. En 806, il chasse les Maures qui tentent une nouvelle incursion en Corse. A sa mort, la Corse se trouve totalement privée de la moindre protection.

PEPIN le Bref: (715-768)
Père de Charlemagne. Roi des francs de 806 à 768. En 754, à la demande du pape Etienne II, il affronte les Lombards d'Aistolf, qui ont envahi la Corse, et les chasse définitivement en 756. En 754 à l'Assemblée de Quierzy, il remet la Corse sous l'autorité du Saint-Siège et du pape Etienne II (Donation de Pépin).

PEPPU: Voir FLORI Ghjuvan Ghjuseppu.

PERAGALLO Colombe: (dix-neuvième siècle)
Née à Bastia. Artiste peintre (portraits). Elle réalise de nombreux portraits et tableaux religieux (notamment des copies).

PERALDI: (seizième siècle)
Famille installée à Aiacciu, en 1540.

PERALDI ?:
Comte. Président du Syndicat d'Initiative et touristique et de la Corse (ESSITAC) en 1930. En 1934, avec d'autres, il organise, à Aiacciu, les Etats Généraux de la Corse, autour du thème Tout pour la Race corse... Membre influent des Croix-de-Feu, à Aiacciu.

PERALDI (de) Alfred-Marie Henri Louis Antoine: (1875-1952)
Né à Condom (Gers). Originaire d'Aiacciu. Avocat. Journaliste. Avocat à Condom (Gers) en 1901. Directeur fondateur de la revue France Fédérale en 1895. Directeur du journal La Fraternité, à Auch (Gers) de 1898 à 1902. Vice-consul de France à Xieng-Maï (Thaïlande), en 1906. Bâtonnier de 1922 à 1923. Directeur des éditoriaux de La Petite Gironde, à Bordeaux, en 1923. Il publie un recueil d'articles Pour un Parti central, en 1928. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERALDI Alain:
Militant de l'ARC, il participe à l'occupation de la cave d'Aleria en 1975. Il est condamné à 1 an de prison avec sursis, par la Cour de Sureté de l'Etat, en 1976.

PERALDI Anghjulu Francescu: (1854-?)
De Currà. En 1874, il quitte la Corse pour le Mexique. Il y fait fortune dans l'élevage. Il se lance également dans l'exploitation minière. Il est le fondateur de la famille Peraldi du Mexique.

PERALDI Antoniu Francescu: (1734-1819)
De Cavru. Frère de Paulu Francescu. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1789. Juge au Tribunal Civil du Liamone en 1797. Président du Tribunal Correctionnel de l'arrondissement d'Aiacciu.

PERALDI Anton Francescu: (dix-huitième siècle)
Originaire d'Aiacciu. Ecclésiastique. Prêtre. Curé de I Peri en 1710. Vicaire forain de Curtichjatu et Carbuccia en 1717. Archiprêtre de la cathédrale d'Aiacciu en 1722. Chanoine en 1770, il fait partie du chapitre de la cathédrale d'Aiacciu.

PERALDI Ascaniu Felice: (1727-?)
Originaire de Cavru. Fils de Ghjuseppu Maria. Major au service de la République de Gênes en 1746. Commissaire de campagne.

PERALDI Carlu Maria: (dix-huitième siècle)
De Cavru. Député pour la communauté de Cavru, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PERALDI Dominique-Marie: (1796-1822
Né à I Prunelli di Fiumorbu. Cultivateur. En 1838, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1822.

PERALDI Francescu-Maria Antoniu: (1769-1845)
Né à Aiacciu. Fils de Mariu Battista. Colonel de la Garde Impériale du canton de Bastergà en 1791. Membre du Parlement Anglo-Corse en 1794. Assesseur du tribunal d'Aiacciu en 1795. En Février 1795, il assiste à la Première Session du Parlement Anglo-Corse, qui se tient à Bastia, où il est nommé Conseiller d'Etat. Elu maire d'Aiacciu en Janvier 1796. Il fait rapatrier des marins corses captifs d'Alger, rachetés par le gouvernement Anglo-Corse. En Octobre 1797, il est un des chefs de l'insurrection menée par l'Union des Catholiques Républicains. Il est arrêté et détenu à la citadelle d'Aiacciu. Il émigre de 1798 à 1814. En 1804, avec son parti anglais, il triomphe à Aiacciu, où la population cohabite avec Royalistes et Pro Anglais, sous l'œil complaisant du général César Berthier. Il se réfugie en Toscane en 1815. Conseiller général en 1815. Sous-préfet de Sartè de 1816 à 1830. Député (majorité) de 1816 à 1823, puis de 1824 à 1827. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERALDI François: (1843-1920)
Artiste peintre né à Aiacciu. Portraitiste. Il fait ses études à l'Académie de Florence, puis à Paris en 1867. Membre de la Société des Artistes Français. Conservateur du Musée Fesch de 1874 à 1920. Auteur des tableaux Le 15 Août, Le Port d'Ajaccio en 1882, La sortie du cimetière d'Ajaccio, Portrait de la mère de l'artiste, qui figurent au Musée Fesch d'Aiacciu. Auteur de plusieurs catalogues de tableaux.

PERALDI Ghjuliu: (1777-?)
D'Aiacciu. Fils de Mariu Battista. Juge de paix à Aiacciu sous la Restauration.

PERALDI Ghjuseppu Maria: (1703-1764)
De Cavru. Capitaine d'une compagnie de soldats d'élite en 1730. Anzianu d'Aiacciu en 1736 et 1750. Allié de la république de Gênes, sans toutefois s'opposer franchement aux Naziunali. Il sert souvent d'intermédiaire entre les Génois et les rebelles. Après le règne du Roi Théodore, il s'éloigne de la politique. Il est pris en otage par les Génois en 1746, puis libéré. Président du tribunal de Celavu, Cinarca et Cavru. Il est assassiné en 1764.

PERALDI Ghjuseppu Maria: (1775-1860)
D'Aiacciu. Notaire à Aiacciu.

PERALDI Ghjuvan Francescu: (1765-1834)
D'Aiacciu. Fils d'Anton Francescu. En 1810, il représente le Département du Liamone, plus précisément la ville d'Aiacciu, au mariage de Napoléon 1er. Sous-préfet de Sartè. En 1830, durant les Trois Glorieuses, il fait fonction de Préfet de la Corse, le comte de CHOISEUL ayant quitté l'Ile.

PERALDI Ghjuvan Ghjuseppu Matteu: (1759-?)
D'Aiacciu. Fils de Paulu Francescu. Qualifié de Nobile. Officier au Régiment Royal Corse. Capitaine de Gendarmerie en 1793. Chef de bataillon en 1810. Colonel. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1789. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis.

PERALDI Ghjuvanni: (1772-1828)
Originaire d'Alata. Docteur en médecine. Chirurgien.

PERALDI Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
D'Aiacciu. Fils d'Antoniu. En Avril 1792, à Aiacciu, après des élections houleuses, il est battu pour le poste de lieutenant-colonel adjoint de la Garde Nationale d'Aiacciu-Taddà, par Nabuliu Buonaparte. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

PERALDI Ignaziu: (dix-huitième siècle)
Chanoine au chapitre d'Aiacciu en 1770. Député pour la communauté de Currà, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

PERALDI Ignaziu: (dix-neuvième siècle)
Instituteur. Frère d'Anghjulu Francescu. Il donne au village de Tuminu une véritable pépinière de capitaines au long cours.

PERALDI Jean Joseph Mathieu Benoît: (1854-1902)
Originaire d'Aiacciu. Avocat à Aiacciu. Conseiller général de la Corse. Créé comte romain par le pape Léon XIII en 1880.

PERALDI Jean-François: (1844-1916)
Né à Aiacciu. Artiste peintre. Après ses études à Florence et à Paris, il s'installe à Aiacciu en 1870. Conservateur du musée Fesch en 1874à 1916. Sociétaire de Artistes Français en 1889.

PERALDI Jean-François: (?-1964)
Comte. Président de l'Office du Tourisme de la Corse.

PERALDI Joseph: (né en 1941)
Originaire d'Aiacciu. Photographe de presse (Le Provençal). Militant nationaliste. Chef militaire supposé du FLNC-Canal du 5 mai 1996, bras armé de Corsica Viva. Il est arrêté en 2000 dans le cadre des les attentats contre l'URSSAF et la DDE, qui ont fait sept blessés le 25 novembre 1999 à Aiacciu. Condamné en 2005 à 15 ans de réclusion criminelle, il est mis en liberté conditionnelle en 2008.

PERALDI Jules: (dix-neuvième siècle)
Membre du conseil d'arrondissement d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

PERALDI Lurenzu: (1775-1860)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuseppu Maria. Notaire à Aiacciu. Membre du Conseil de Préfecture de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERALDI Mariu: (1655-1737)
Né à Aiacciu. Docteur de l'Université de Rome. Nobile Sei en 1713. Capitaine de patrouille en 1730.

PERALDI Mariu Battista: (1745-?)
Originaire d'Aiacciu. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse en 1788.

PERALDI Mariu Felice Petru Paulu: (1789-1863)
D'Aiacciu. Fils de Mariu Luiggi Ghjuseppe. Ecclésiastique. Prélat de la curie romaine. Noble d'Ascoli. Gouverneur de la province d'Ascoli et de Civitavecchia. Auteur de nombreux ouvrages et études de théologie.

PERALDI Mariu Ghjuseppe: (1781-1805)
D'Aiacciu. Fils de Mariu Luiggi Ghjuseppe. Officier de marine. Il est tué à la bataille de Trafalgar.

PERALDI Mariu Luiggi Ghjuseppe: (1752-1800)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Paulu Francescu. Nobile Sei d'Aiacciu en 1783. Député à l'Assemblée Législative. Conseiller d'Etat de 1789 à 1792. Colonel de la garde nationale d'Aiacciu en 1790. Commissaire général des armées françaises. En Avril 1790, il fait partie de la délégation venue du Dilà qui accompagne Pasquale Paoli de retour à Paris après son exil à Londres. A Aiacciu, à l'Assemblée des Délégués du Dilà (assemblée houleuse car on doit y décider l'union ou la session avec le Diquà), il est foncièrement hostile à toute entente avec le Nord. En Septembre, à Orezza, il assiste, en tant que représentant du Dilà, à la première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. En Septembre 1791, à la Deuxième Assemblée Provinciale Electorale à Corti, il est élu député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale. En Mai 1792, il rend Nabuliu Buonaparte responsable de la mort de son neveu, tué lors des émeutes d'Aiacciu, et promet de porter plainte contre lui. En Octobre, il est chargé d'organiser, en Provence d'abord, avec les 6000 volontaires provençaux qui tiennent garnison à Marseille, et en Corse ensuite, la flotte et le corps de débarquement. En Mai 1793, il pourchasse Nabuliu Buonaparte en fuite d'Aiacciu. Le Vice-roi de Corse Sir Gilbert Elliot en fait un spécialiste du commerce maritime. Député pour la communauté d'Aiacciu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Membre du Conseil d'Etat du Royaume Anglo-corse. En Octobre 1796, Nabuliu Buonaparte le fait exclure de l'amnistie accordée par les Français à tous les Corses qui ont collaboré avec les Anglais. En Octobre 1797, il est un des chefs de l'insurrection menée par l'Union des Catholiques Républicains. Il est condamné à une peine légère. En Mai 1799, il est à l'origine de la création d'un mouvement contre-révolutionnaire qui se décide à agir en créant un comité d'organisation de la révolte en Corse. En Mars 1800, avec d'autres émigrés corses de Toscane, il débarque dans l'Ile. Ils sont soutenus par Calamaï, le consul à Gênes du Tsar de Russie Paul 1er. Le complot échoue, et il meurt à Palerme en 1800.

PERALDI Marius-Baptiste: (1806-1889)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuliu. Avocat. Attaché au cabinet du ministre de l'Intérieur en 1831. Sous-préfet dans le Var, dans le Tarn-et-Garonne, et enfin dans le Gers. Maire de Condom (Gers). Conseiller général du Gers. Président du Conseil Général du Gers de 1871 à 1879. Officier de la Légion d'Honneur.

PERALDI Michel-Ours: (1779-1804
Né à Ruspigliani. Cultivateur. En 1801, à Bastia, il est condamné à 22 ans de Galères, pour vol à main armée. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1804.

PERALDI Nicolas Joseph: (1841-1914)
Né à Aiacciu. Fils de Lurenzu. Notaire. Conseiller municipal Républicain d'Aiacciu en 1870. Lors de l'avènement de la IIIème République, le maire, Joseph Fil, Bonapartiste, fidèle à Napoléon III, démissionne et est destitué. Il le remplace et devient Président de la Commission Municipale. Il occupe à nouveau ce poste après une nouvelle dissolution de Conseil Municipal en 1871. En 1876, il est nommé maire d'Aiacciu, en remplacement de Francescu Zavieru Forcioli Conti, destitué. Réélu en 1878. Député d'Aiacciu de 1881 à 1885. Conseiller général d'Aiacciu de 1882 à 1886, de Bucugnà, de 1886 à 1892, puis à nouveau d'Aiacciu, de 1892 à 1904. Président du Conseil Général en 1882 et en 1895. Sénateur de la Corse de 1885 à 1894 et de 1909 à 1912. Il collabore aux journaux L'Union Républicaine, La Corse républicaine et Le Journal de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Paris, en 1914.

PERALDI Olivier Antoine Constantin: (1775-1848)
Né à Vicu. Officier des troupes napoléoniennes. Membre du Directoire du District de Vicu en 1792. Il défend les villes des attaques anglaises et est fait prisonnier à San Fiurenzu en 1794. Envoyé à Gibraltar, il s'évade en 1795 et rejoint l'Armée d'Italie. Chef de bataillon au 1er Régiment Italien d'Infanterie Légère. Colonel en 1811. Il s'illustre lors de la campagne de Russie, notamment lors du passage de la Bérézina, en 1812. Commandeur de la Couronne de Fer en 1814. Général de brigade en 1815. Baron d'Empire. Il sert sous Louis XVIII après le Premier Empire. Chevalier de la Légion d'Honneur. Maréchal de camp en 1835. Il décède à Marseille en 1848.

PERALDI Paul: (né en 1935)
Maire de Ruspigliani depuis 1977. Conseiller général (radical de gauche) du canton de Vezzani de 2008 à 2015.

PERALDI Paul Antoine: (1926-2012)
Originaire de Cavru. Enseignant. Inspecteur d'académie. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Commandeur dans l'Ordre des Palmes Académiques.

PERALDI Paul Félix: (1751-ap1818)
Notaire royal et apostolique. Député du Tiers Etat à Aiacciu. Membre du conseil municipal d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

PERALDI Paulu Francescu: (1719-1770)
Né à Aiacciu. Frère d'Anton Francescu. Titré comte par le Roi Théodore en 1736. Anzianu d'Aiacciu en 1759.

PERALDI Paulu Francescu: (1803-1880)
Né à Aiacciu. Fils d'Anton Francescu. Gendre du général Pasquale Antone Fiorella. Conseiller à la Cour d'Appel de Bastia. Secrétaire de la Société Centrale d'Agriculture du Département de la Corse en 1818 et membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Adjoint au maire d'Aiacciu en 1832. Maire d'Aiacciu de 1837 à 1848. En 1848, il est candidat à la députation pour l'Assemblée Nationale. Conseiller général de la Corse en 1857 Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERALDI Paulu Francescu Zavieru: (1779-1826)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Mariu Luiggi Ghjuseppe. Avocat. Royaliste. Juge suppléant au Tribunal Civil d'Aiacciu en 1812. Premier auditeur à la Cour Royale d'Aiacciu. Maire d'Aiacciu. Conseiller général de la Corse. Président de la Société centrale d'Agriculture de la Corse. Electeur censitaire de la Corse sous la Restauration. Administrateur de l'hospice civil d'Aiacciu.

PERALDI Pierre Paul: (1892-1979)
Né à Currà. Militaire. Lieutenant durant la Première Guerre Mondiale. Son comportement lui vaut d'être nommé Chevalier de la Légion d'Honneur et Croix de Guerre avec palme, ainsi que deux citations. Son attitude durant la Deuxième Guerre Mondiale lui vaut deux nouvelles citations à l'ordre de l'Armée et la Croix de Guerre avec palme et Etoile de Bronze. Admis à faire valoir ses droits à la retraite en 1941, il est rappelé à l'activité en 1943 et est démobilisé en 1945. Nommé Commandeur de la Légion d'Honneur en 1948, il est admis en 1950 à l'honorariat de son grade de Lieutenant Colonel. Il décède, à Marseille, en 1979.

PERALDI Santu: (1686-?)
Né à Cavru. Capitaine. Nommé commissaire de campagne de la République de Gênes en 1730, par le Commissaire de la République d'Aiacciu.

PERALDI Santu: (1772-1792)
Originaire d'Aiacciu. Prêtre. Fils de Mariu Battista. En Avril 1792, à Aiacciu, il est tué par la Garde Nationale qui intervient, lors d'une émeute, au canon et à la mitraille.

PERALDI Stefanu: (1749-1820)
Originaire d'Alata. Docteur en médecine. Maire de Vicu de 1816 à 1820.

PERALDI Toussaint: (1914-1943)
Né à Currà. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est tué dans des opérations combinées avec le Bataillon de Choc, lors des combats de libération de la Corse, à Migliacciaru, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur la Plaque Commémorative de la commune de Currà et sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

PERALDI Xavier: (1962-2015)
Originaire de Cavru. Economiste. Maître de conférence à l'Université de Corti. Vice-doyen de la Faculté de Droits-Sciences Economiques et Sociales. Auteur de nombreuses publications sur le développement territorial et d'ouvrages sur la thématique des transports. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

PERALDI de COMNENE Hyacinthe Antoine Léon: (1872-?)
Originaire d'Alata. Fils d'Jean Simon Etienne. Ingénieur des Mines. Il est envoyé par le gouvernement des Etats Unis en Alaska à la recherche de mines d'or. Il décède accidentellement en Alaska.

PERALDI de COMNENE Jean Simon Etienne: (1841-1895)
Originaire d'Alata. Baron. Fils d'Olivieru Antoniu Constantinu. Maire de Vicu de 1878 à 1879.

PERALDI de COMNENE Olivier Antoine Constantin: (1808-1861)
Originaire d'Alata. Baron. Avocat. Maire de Vicu de 1838 à 1841. Chevalier de Saint-Louis. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre Impérial de la Couronne de Fer d'Autriche.

PERALDI-FIORELLA Joseph-Marie Louis: (1876-1948)
Né à Aiacciu. Militaire. Capitaine en Algérie en 1909. Il participe à la Première Guerre Mondiale. Cinq fois cité. Chef de bataillon en 1917. Lieutenant-colonel en 1924, colonel en 1929, général de brigade en 1934. Il décède à Paris en 1948. Commandeur de la Légion d'Honneur.

PERALDU: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. Réformé Récollet. Supérieur du couvent de A Venzulà. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux.

PERALTA Giovanni: (quinzième siècle)
D'origine sarde. En 1479, il contacte quelques chefs corses et l'évêque d'Aiacciu Giacomo Mancozo pour arracher Bunifaziu des mains des Génois. Mais, arrêté par ceux ci, il est torturé. Sa culpabilité ayant été prouvée, il est emprisonné dans la prison de Lerice, où il mourra.

PERCEVALLIS: (quatorzième siècle)
Evêque du Nebbiu de 1311 à 1331.

PERDRIEL-VAISSIERE Jeanne (dite SAINT-CYGNE): (1870-1951)
Née à Aiacciu. Poète et romancière (sous le pseudonyme de Saint-Cygne). Elle vit longtemps en Bretagne, notamment à Brest. Auteur de Les Rêves qui passent, (1899), Le Sourire de Joconde, (1902), Celles qui attendent, (1907), Vigile de Noël Mystère en 1 tableau, (1917), La Complainte des jeunes filles qui ne seront pas épousées, suivie de quelques autres poèmes (1918), Le Bois de buis, (1923), Le Toit sur la hauteur, poèmes (1923), C'est votre histoire, (1927), Trois Poètes bretons, (1929), Feuillages, recueil de poèmes, suivis de Italia bella, roman (1930), Fumée du soir, (1939), Mylène au cœur secret, roman, (1948), Elle décède en 1951, à Paimpol (Côtes-d'Armor).

PERE: Voir aussi DELLE PERE.

PERE Andria: (1669-1738)
Originaire de Peri. Fils de Petru Paulu. Capitaine de milices corses au service de Gênes.

PERE Petru Paulu: (?-1706)
Originaire de Peri. Capitano. Nobile Sei d'Aiacciu en 1692.

PERESSINI Daniel: (1948-2008)
Originaire de La Rocca. Journaliste. Il collabore à la Tribune de Genève. Il travaille également pour la presse communiste. Cofondateur de J'Accuse, en 1982. Fondateur de Saint-Louis Productions, une société de création de documentaires (auteur de L'île sur le feu, J'ai été un militant clandestin...). Spécialiste des arts martiaux japonais (judo, sumo...), il réalise le documentaire Le Judo - Son Histoire, Ses Légendes.

PERETTI ?: (dix-neuvième siècle)
Officier de santé. En 1836, la variole atteint 665 personnes de l'arrondissement de Bastia. 79 d'entre elles sont défigurées et 199 en sont mortes. Sur 6761 naissances en Corse, 4521 enfants sont vaccinés contre la maladie. Il est l'un des principaux vaccinateurs contre la maladie à Sartè.

PERETTI ?: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général de la Corse en 1857

PERETTI Achille: (1911-1983)
Né à Aiacciu. Avocat inscrit au barreau d'Aiacciu en 1935, il se destine à la magistrature, mais attiré par l'action, il passe avec succès en 1937 le concours de commissaire de police. Commissaire de police à Aiacciu en 1939. En 1940, refusant la défaite, il entreprend aussitôt une lutte active contre le régime de Vichy. Il organise la mise en place d'agents radios destinés à intervenir en cas d'occupation de la ville par les Allemands ou les Italiens. En 1941, il se fait muter à Nice où il collabore avec l'Intelligence Service (IS). En 1942 il entre en relation avec les Forces françaises Libres (FFL). Affecté par la Sûreté Nationale à Vichy. Il fait bientôt une demande de mise en disponibilité pour pouvoir se consacrer entièrement à ses activités résistantes. Suspecté, il est arrêté et accusé de vols de documents au profit des anglais et du général de Gaulle. Faute de preuves, il est relâché et aussitôt mis en disponibilité. Il se consacre alors presque entièrement au réseau Ali. En 1943, sous le nom de Paul Vatier, il parvient à rejoindre l'Angleterre par voie aérienne grâce au réseau Phratrie. En Grande-Bretagne il effectue un stage spécial et rentre en France sous le pseudonyme d'Ajax. Il devient le chef des sous-réseaux Candide, Zadig, Micromegas et Stuart. Appelé à Londres en 1944, il est nommé chef de mission de 1ère classe. Il est nommé directeur adjoint de la Sûreté Nationale, chef du théâtre d'opérations zone nord, il prépare à Alger la mise en place des services de police au moment du débarquement. Il rejoint Londres au lendemain du débarquement et remplit une mission en Normandie avant de regagner la Grande-Bretagne. Nommé préfet de 3ème classe hors cadre, il rentre à Paris avec le général de Gaulle dont il assure la protection. Il prend part au combat de la rue de Bourgogne et de la Chambre des Députés avec des éléments de la Division Leclerc placés sous ses ordres. Conseiller général d'Aiacciu (Union Nationale Gaulliste) en 1945 , il est élu premier vice-président du Conseil général de la Corse. Elu maire de Neuilly-sur-Seine en 1947, il le reste jusqu'en 1983. Conseiller de l'Union Française de 1952 à 1958. Député de la Seine de 1958 à 1978. Il est premier vice-président (1964-1969) puis président de l'Assemblée Nationale (1969-1973). Président (1957-1958) puis président d'honneur du Comité des Anciens Chefs de Réseaux FFC. Conseiller général des Hauts-de-Seine en 1970. Membre du Conseil constitutionnel en 1977. Il décède en 1983 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Il est inhumé à Aiacciu. Commandeur de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 39/45 (4 citations). Médaille de la Résistance avec rosette. Distinguished Service Order (Grande Bretagne). Croix de Guerre Belge avec palme. Officier de la Couronne Royale de Belgique avec palme d'or. Chevalier du Mérite Civil Espagnol. Grand Croix de l'Ordre de Malte.

PERETTI (de) Alain: (né en 1982
Originaire d'Aiacciu. Chanteur. Auteur, compositeur et interprète.

PERETTI Alexandre: (1824-1856
Né à Ulmiccia. Propriétaire. En 1854, à Bastia, il est condamné à 20a ans de Travaux Forcés, pour menaces et tentative et de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1856.

PERETTI Anghjulu (Antoniu ?) Francescu dit Zanobbiu: (dix-huitième siècle)
De Zicavu. Proche de Sebastianu Costa. Fidèle au Roi Théodore 1er. Il commande un compagnie originaire du Talavu, qui prend Fuzzà aux Génois, avec Mighele Anghjulu Durazzo et Luca d'Ornano. En Avril 1736, il reçoit le titre de comte du Roi Théodore 1er. Lors de la venue de Roi Théodore 1er à Sartè, il propose aux présents de renouveler leur serment de fidélité au Roi de Corse. Il est chargé de gérer l'intendance de la Cour et son ravitaillement. Il est nommé lieutenant colonel, et chef du Talavu.

PERETTI (de) Anghjulu Santu: (seizième siècle)
Originaire de Livia. Caporale de Livia. Compagnon d'armes de Sampieru Corsu.

PERETTI Antoine: (1923-2008)
Originaire de Pruprià. Directeur de casino. Directeur du transit du port de Marseille. Homme d'affaires (immobilier).

PERETTI (de) Antoine:
Originaire de Livia. Professeur de technologie. Sculpteur. Son atelier est situé à San Gavinu di Carbini. Auteur de sculptures métalliques surréalistes.

PERETTI Antoine Martin: (1887-1916)
Né à Porri. Journaliste. Il intègre la rédaction du journal L'Humanité en 1913 (au moment du passage de quatre à six pages). Il est l'un des collaborateurs de Jean Jaurès et se trouve d'ailleurs à ses côtés le 31 juillet 1914 lorsque ce dernier est assassiné, dans le café Le Croissant, rue Montmartre à Paris. Il est tué au combat, dans la Somme, en 1916. Reconnu Mort pour la France.

PERETTI Antoniu Marcu dit Pincu, U Zarabiccu: (1861-1942)
Né à Pianellu. Poète humoriste de langue corse. Appelé aussi Polverinu, Bisinu, Anci Tortu, Tagliaferru, U Zarabiccu... Auteur de Lamenti sopra Serpente u Guerciu, en 1909. Il collabore aux revues A Tramuntana, A Corsica, A Muvra, L'Artigiano, L'Altagna, L'Annu Corsu... Maire de Pianellu de 1904 à 1929. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier du Mérite Agricole.

PERETTI Antoniu Padovanu: (?-1772)
De Livia. Neveu de Lillu. Qualifié de Magnifico. Colonel. En Décembre 1759, il est élu Presidente des pièves de La Rocca. Il est assassiné, à Sotta, en 1772.

PERETTI (de) Aurélie: (1985-2015)
Originaire de Livia. Infographiste. Elle est tuée le 13 novembre 2015 lors des attentats de Paris qui ont fait 130 victimes.

PERETTI Bartolomeu: Voir TALAMONE (di) Bartolomeu.

PERETTI Bernardin: (1767-1822)
Né à Sari d'Orcinu. Prêtre. Médecin. En 1805, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Galères, pour meurtre sans préméditation. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1822.

PERETTI (de) Camille: (née en 1980)
Née à Paris. Ecrivain. Après une hypokhâgne et une khâgne, elle intègre l'Ecole Superieure des Sciences et Etudes Commerciales (ESSEC). Apprentie analyste financière dans une banque d'affaires singapourienne, professeur de cuisine française à la télévision japonaise, une fois son diplôme en poche elle s'enfuit au Cours Florent et crée une entreprise d'événementiel. Auteure de Thornytorinx, prix du Premier Roman de Chambéry) (en 2005), Nous sommes cruels (en 2006), Nous vieillirons ensemble (en 2011)...

PERETTI Carlu Antone: Voir PERETTI della ROCCA (de) Carlu Antone.

PERETTI (de) Charles:
Avocat. Adjoint au maire d'Aix-en-Provence (délégué aux Affaires Culturelles). Historien. Auteur de La Corse face à Gênes (2008), Capula, une seigneurie oubliée en Corse-du-Sud (2010)...

PERETTI Don Chjaru Andria: (dix-huitième siècle)
De Livia. En Novembre 1763, à la Cunsulta Generale di Sartè, il est élu député de la piève de Carbini.

PERETTI Don Ghjacumu: (1756-?)
Originaire de Livia. Nobile de Bunifaziu. Député pour la communauté de Figari, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PERETTI (de) Don Jacques Alphonse: (1912-2010)
Né à Livia. Lieutenant-colonel. Officier du maquis corse. En 1943, alors lieutenant, il participe aves ses hommes aux combats dans le sud de la Corse, notamment à Livia, contre les Allemands. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec palme. Distinguished Service Cross. Silver Star Medal.

PERETTI Don Trojanu: (1749-?)
Originaire de Livia. Nobile Dodeci du Dilà en 1781.

PERETTI Felice (SIXTE QUINT): (1521-1590)
Originaire de Livia ou de Zicavu. Ecclésiastique. Né à Montalto, prés d'Ancône, dans les Marches, au sein d'une famille pauvre d'origine dalmate (il est porcher durant son enfance). Il devient cardinal en 1570, et prend le nom de son village natal, Montalto. Il est élu pape en 1585, sous le nom de Sixte V, communément appelé Sixte Quint. Il est l'un des grands réformateurs de l'Eglise. Il meurt en 1590, peut-être empoisonné.

PERETTI Francescu: (seizième siècle)
De Livia. En 1552, à Favone, il dépose une requête pour exercer une garde avec feu, faute de tour de guet à cet endroit.

PERETTI Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Ziglia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PERETTI François: (né en 1917)
Originaire de la région de Sarté. Directeur d'école à Pianottuli-Caldarellu. Résistant (Pierre Scatena). Membre du Réseau Frédérick. Il fournit de précieux renseignements sur les positions, les effectifs et les armements des occupants italiens, ainsi que la carte des fonds marins du golfe du Valincu. Il est condamné à mort (par contumace) par le Tribunal Militaire Italien de Bastia, en Juillet 1943. Membre du maquis de La Rocca et du Front National.

PERETTI (de) Francky: (né en 1958)
Originaire d'Aiacciu. Enseignant. Directeur artistique. Metteur en scène. Compositeur. Il met en scène de nombtruses comédies musicales: West Side Story, Miss Saïgon, Un noël de poupée, Chats, Tino Rossi, Cyrano de Bergerac, L'Aiglon...

PERETTI Ghjabicorsu: (dix-huitième siècle)
De Livia. En 1765, Il est emprisonné au Palazzu Naziunale di Corti.

PERETTI Ghjacumu Caïus Fabricius: (dix-huitième siècle)
Natif de Livia. Capitaine au 1er Régiment de Ligne Italien. En 1814, il rejoint Napoléon 1er sur l'île d'Elbe.

PERETTI Ghjuvan: (dix-neuvième siècle)
De Livia. En 1803, il est nommé commandant d'un des cinq Bataillons de Chasseurs Corses (créés par le général Joseph Morand), celui de Calvi, qui compte 130 hommes.

PERETTI Ghjuvan Cosmu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Pitretu é Bicchisgià en 1855.

PERETTI Ghjuvan Cosmu: (1813-1881)
Né à Ulmetu. Maire d'Ulmetu en 1865. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERETTI Ghjuvan Dumenicu: (dix-huitième siècle)
En Décembre 1759, il est élu Presidente des pièves de Cavru et Celavu. En Avril 1769, il est avec la plupart des chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à la décisive bataille de Ponte Novu.

PERETTI Ghjuvanni: (1760-1818)
Né à Ulmetu. Capitaine du 2ème Bataillon des Gardes Nationales d'Aiacciu en 1792. Il participe avec Napoléon Bonaparte à l'Expédition de Sardaigne, au cours de laquelle il est blessé. Il prend ensuite parti pour la sécession de Pasquale Paoli. Il est député pour la communauté d'Ulmetu, en Juin 1794, et il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Après le Royaume Anglo-Corse, il est nommé chef de bataillon, en 1799, et passe dans la Légion Corse au service de Naples en 1806. Il est promu colonel par le Roi Joseph. Il prend sa retraite en 1811. Il fait partie des 30 premiers contribuables de la Corse en 1812. Il reprend du service en 1814 pour se retirer définitivement en 1817.

PERETTI (de) Grégoire: (dix-neuvième siècle)
Membre de la Commission Municipale d'Aiacciu en 1871.

PERETTI (de) Henri:
Maire de Livia de 1925 à 1931.

PERETTI J-A.: (dix-neuvième siècle)
Maire de Ulmetu en 1838.

PERETTI (de) Jacques:
Maire de Pruprià de 1929 à 1935.

PERETTI (de) Jacques: (1947-2015)
Originaire de Bastergà. Directeur de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) de la Corse-du-Sud de 1985 à 2015.

PERETTI (de) Jacques: (né en 1951)
Né à Pruprià. Chanteur de variétés. Il débute en 1968 au cabaret Le Kalliste de Pruprià. Lauréat du Grand Prix de la Chanson Corse 1969. Formé à l'école du cabaret, il interprète la chanson corse et la chanson française dite à texte.

PERETTI (de) Jacques François Noël: (1828-1894)
Natif d'Ulmetu. Engagé volontaire en 1846. Il combat à la Dombroutcha, à la Tchernaïa, à Inkermann, à Balaclava et à Sébastopol. Il fait la campagne d'Italie, à Melegnano, à Solferino... Médaille de la Valeur Militaire d'Italie. Capitaine en 1870. Prisonnier de guerre en Allemagne. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERETTI Jacques Raymond: (1924-2011)
Originaire de Brandu. Parachutiste des Services d'Actions Spéciales (SAS) de la France Libre. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERETTI Jean: (1846-1906)
Natif de Muru. Prêtre. Curé de Calvi. Auteur de Christophe Colomb, Français, Corse et Calvais, en 1888.

PERETTI (de) Jean Jacques-Marie Paul: (né en 1946)
Né à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Chargé de mission au cabinet du Premier Ministre Pierre Messmer, de 1972 à 1974. Conseiller municipal de Sarlat (Dordogne) en 1983. Conseiller technique au cabinet du Premier Ministre Jacques Chirac, de 1986 à 1988. Secrétaire national auprès du secrétaire général du RPR de 1988 à 1993. Elu maire de Sarlat en 1989. Conseiller régional d'Aquitaine de 1992 à 1993. Conseiller général de la Dordogne en 1992. Délégué général du RPR en 1993. Député de Dordogne (membre de la Commission des Finances, rapporteur du Budget et de l'Aménagement du Territoire) de 1993 à 1995. Secrétaire général-adjoint du RPR en 1994. Ministre de l'Outre-mer en 1995. Nommé Conseiller d'État au tour extérieur en 2006. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERETTI Jean Michel: (né en 1951)
Né à Paris. Artiste peintre installé dans la Drôme. Il expose à Aiacciu.

PERETTI (de) Jean-Paul: (1883-1916)
Né à Livia. Militaire. Sous-lieutenant au 1er Groupement d'Aviation (1GA). Membre de l'Escadrille des Cigognes. Il est l'un des premiers à utiliser la photographie comme moyen de reconnaissance. Titulaire de >38 victoires (à bord d'un Nieuport). Cité à l'Ordre de l'Armée en 1915. Mort pour la France, abattu lors d'un combat aérien, à Vadelaincourt, dans la Meuse, en 1916. Médaille Militaire. Croix de Guerre. Médaille Coloniale. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Livia.

PERETTI Jean-Simon:
Originaire de Sari d'Orcinu. Membre de la Section de la Culture, de l'Education, et du Cadre de vie au Conseil économique, social et culturel de Corse. Membre des Associations de promotion du cinéma et du cinéma corse. Membre des Associations de promotion de la musique et de la danse, et organismes représentant les créateurs et compositeurs de musique et de chant corse. Auteur de courts métrages sur la Corse. Auteur du film Azzione en 1984. Acteur.

PERETTI Joseph: (1914-1997)
Médecin général.

PERETTI (de) Léonard:
Résistant. Elu au Conseil de Préfecture (devenu le CDL) en 1943. Membre de la SFIO. Maire de Vulpaiola en 1945. Conseiller général de Campitellu en 1945. Il rejoint les rangs gavinistes en 1951.

PERETTI (de) Leonardu Cassianu: (1822-1892)
Natif de Livia. Ecclésiastique. Ecrivain. Historien. Poète. Professeur au petit séminaire d'Aiacciu en 1843. Ordonné prêtre en 1847. Vicaire général d'Aiacciu. Auxiliaire des évêques de Corse François Xavier de Gaffory et Paul Mathieu de La Foata. Auteur, en français, de Bonaparte ou la France sauvée, un poème épique en 80 chants en alexandrins, paru en 1858. Auteur également d'un autre poème épique La Francia Liberata. Evêque in-partibus de Ptolémaïs en 1875.

PERETTI Lillu: (dix-huitième siècle)
Capitaine, puis colonel des troupes franches au service de Gênes. En 1751, il devient propriétaire du vaste domaine de La Testa, sur la commune de Figari. Il est membre du Parti Déclaré pour la République de Gênes. En Juin 1761, il s'affronte par antagonisme politique à son beau-frère Ghjacumu Petru Abbatucci. Il y a plusieurs morts et blessés. Il sera emprisonné au Palazzu Naziunale di Corti.

PERETTI Marcu Antoniu dit Artaban: (dix-neuvième siècle)
Gendarme. En 1809, dans le cadre de la Conspiration d'Aiacciu, le général Joseph Morand le fait arrêter avec 23 à 29 personnes. Il est condamné et interné au Château d'If. Il est libéré en 1812.

PERETTI Marcu Aureliu (Tusu): (1741-?)
Originaire de Livia. Juge de paix à Livia. Nobile Dodeci. En Mai 1790, à Porti Vechju, de violents incidents éclatent entre les familles Quenza et Roccaserra. Grâce à son intervention, et l'aide de nombre de ses parents et amis, le calme revient entre les deux familles.

PERETTI Marcu Aureliu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Livia en 1865.

PERETTI (de) Maurice Alfred Marie-José: (1928-1957)
Né à Salambo (Tunisie). Originaire de Livia. Lieutenant parachutiste au 8ème Régiment de Parachutistes Colonial. Ancien de Saint-Cyr (promotion Ceux de Dien-Bien-Phu, 1953-1954). Il combat en Indochine puis en Algérie. Il est grièvement blessé en 1957, au cours des combats du Djebel Kiféne? Il décède à l'hôpital militaire Maillot, à Alger. Reconnu Mort pour la France. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre TOE. Croix de la Valeur Militaire. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Livia.

PERETTI (de) Napoleone (Napoleone di LIVIA ou delle VIE): (seizième siècle)
Originaire de Livia. Caporale de Livia. Fils d'Anghjulu Santu. Premier Corse connu ayant porté le prénom de Napoléon (?). En 1553, capitaine allié des Français contre les Génois, il prend possession de Bunifaziu (après avoir obtenu la capitulation de ses habitants) assiégée par les Turcs, au nom du Roi de France. Du fait de sa bravoure, notamment celle dont il fait montre lors de la bataille de Renty, en 1554, le Roi de France Henri II obtient en sa faveur l'octroi de l'Ordre de l'Eperon d'Or, par le pape Paul IV. A Saint-Germain, en 1558, le Roi de France lui donne l'accolade et lui concède, ainsi qu'à ses descendants, le privilège d'ajouter à ses armoiries une fleur de lys soutenue par deux lions affrontés d'or. En 1569, il commande une galère au siège de La Rochelle.

PERETTI Paul: (1932-2013)
Originaire de Ziddara. Ancien combattant d'Indochine et d'Algérie (sous-officier parachutiste). Médaille Militaire. Croix de Guerre. Maire de Ziddara de 1980 à 2001.

PERETTI Paulu Natale: (dix-huitième siècle)
De Livia. En Janvier 1749, il assiste à la Cunsulta di Corti. Il y est désigné commissaire pour les pièves de Livia et Carbini. En Août 1752, il assiste à la Cunsulta di Ghisoni, avec tous les chefs du Diquà et du Dilà. En Novembre 1763, à la Cunsulta Generale di Sartè, il est élu à la présidence des magistratures de provinces.

PERETTI (de) Petru Maria : (1755-1834)
Originaire d'Ulmetu. Ecclésiastique. Prêtre. Curé d'Ulmetu.

PERETTI Philippe: (né en 1953)
Professeur d'histoire. Conseiller territorial (divers gauche) de 1998 à 2004. Il est un des fondateurs organisateurs de la manifestation Histoire en Mai (qui existe depuis 2005). Co-auteur (avec Michèle Carrotti) de Petite Italie (2012), de Les mauvais sujets (2016), Prix du Livre Corse 2016...

PERETTI Pierre: (dix-neuvième siècle)
Originaire d'Ulmetu. Médecin. Conseiller général républicain du canton d'Ulmetu en 1898 et 1902.

PERETTI Roccu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Livia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PERETTI Sebastianu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Zirubia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PERETTI (de) Sébastien Léonard: (1909-1953)
Né à Livia. Ingénieur de l'Ecole Nationale d'Agriculture de Tunis. Directeur de la Mutualité Sociale Agricole de la Corse. Conseiller général du canton de Altu di Casacconi de 1945 à 1949. Maire de A Vulpaiola de 1945 à 1952. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERETTI (de) Simon François: (1868-1943)
Né à Livia. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est tué par les Allemands, lors des combats de Livia, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Livia.

PERETTI Simon:
Maire de Zicavu de 1977 à 1983.

PERETTI (de) Simon: (1935-2009)
Originaire de A Vulpaiola. Dirigeant de la Mutuelle Sociale des Agriculteurs (MSA) de la Corse. Maire de A Vulpaiola.

PERETTI Simone: (dix-huitième siècle)
En Mai 1748, grâce à Bianca de Rossi, il est élu général, et tente de soulever le Dilà en faveur des Naziunali.

PERETTI Sylvie:
Originaire d'Aiacciu. Restauratrice d'oeuvres d'art. Diplômée de l'Ecole Internationale de Restauration d'Art de Florence.

PERETTI Sylvie:
Originaire de Coti Chjavari. Restauratrice d'oeuvres d'art.

PERETTI (de) Thierry: (né en 1970)
Originaire d'Aiacciu. Comédien. Acteur de théâtre et de cinéma. Metteur en scène. En 2001, il est lauréat de la Villa Médicis Hors les murs et obtient le prix de la Révélation Théâtrale du Syndicat National de la Critique. En 2005, il réalise son premier film, Le Jour de ma mort. À la radio, il réalise et met en voix pour France Culture de nombreux textes contemporains, et produit un Atelier de Création Radiophonique (ACR). Artiste associé au Pavillon du Palais de Tokyo en 2007. Réalisateur du film Les Apaches, présenté en 2013. Metteur en scène de la pièce Les larmes amères de Petra von Kant (2015).

PERETTI Tumasgiu Pasquale, dit U Pittirossu: (1883-1961)
Né à Ugliastru. Instituteur à Piupeta d'Alisgiani et Cervioni, puis professeur au lycée de Bastia et à Paris. Il collabore à de nombreux journaux locaux (Le Petit Bastiais, Bastia Journal, U Fucone, L'Annu Corsu, U Laricciu...). Ses textes sont d'une langue où le Pumonticu (langue de Diquà) et le Cismonticu (langue du Dilà) s'harmonisent avec bonheur. Lauréat des premiers Jeux Floraux organisés par L'Annu Corsu en 1931 (prix de la prose corse avec Una Nevata in Alisgiani). Il décède à Senas (Bouches-du-Rhône) en 1961.

PERETTI Ugu Francescu: Voir PERETTI della ROCCA (de) Ugu Francescu.

PERETTI Victor Paul: (1917-1959)
Né à Tenès (Algérie). Originaire de Zevacu. Officier de l'Armée de l'Air. Il est tué lors de la Guerre d'Algérie, en 1959. Reconnu Mort pour la France. Commandeur de la Légion d'Honneur à titre posthume. Croix de la Valeur Militaire avec palme. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Zevacu et sur la Stèle Commémorative de la Guerre d'Algérie, à Aiacciu.

PERETTI (de) Vincent: (1867-1961)
De Livia. Journaliste au Républicain (qu'il crée en 1895), au Journal de la Corse. Ecrivain. Poète. Il se fait remarquer par son mépris du patrimoine corse. En 1895, à Bastia, il se bat en duel au pistolet avec Peppino Tomasi, le directeur du Phare de la Corse. Il n'y a pas de blessé. Un recueil, Poésie et Prose, paru en 1938, regroupe les meilleures de ses chroniques, ainsi que ses vers. En 1957, il publie Dernières pages, un recueil de poésies et de critiques.

PERETTI della ROCCA (de) Annibal:
Né à Livia. Frère de Jean. Fondateur, en 1913, de l'hebdomadaire, puis quotidien, de grande information Le Colombo, journal indépendant pour la défense des intérêts économiques et moraux de la Corse.

PERETTI della ROCCA (de) Carlu Antone: (1749-1815)
Né à Livia. Ecclésiastique. Vicaire général et official du diocèse d'Aleria. En Juin 1789, lors de l'Assemblée Générale des Trois Ordres (ou Etats Généraux de la Corse), il est élu député du Clergé de Corse, et est ainsi désigné pour aller siéger aux Etats Généraux de Versailles où il siège jusqu'en 1791. En Octobre, avec plusieurs Corses, tous gentilshommes francophiles, il écrit à de la Tour du Pin, ministre de la guerre de Louis XVI, afin de lui demander des démentis par rapport aux bruits qui courent d'une rétrocession de l'Ile à Gênes. En Septembre 1790, à Orezza, il assiste, en tant que représentant du Dilà, à la première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. Les participants lui adressent un blâme pour avoir violemment critiqué par écrit les députés du Tiers Etat et les agissements du Comité Supérieur de Bastia. En Novembre, à Paris, lors du débat sur la Corse à l'Assemblée Nationale Constituante, le comte de Mirabeau et Antoniu Cristufaru Saliceti, députés, l'accusent, avec lettres et preuves à l'appui, de vouloir faire rejeter par les ecclésiastiques corses la constitution civile du clergé votée en Juillet par les députés de l'Assemblée Nationale Constituante. Il est alors dénoncé comme étant un ennemi de la Liberté et un partisan de l'aristocratie. Il refuse, avec dix pour cent des membres du Clergé de Corse, de se soumettre à la Loi du Serment. En Mars 1791, il écrit: Dieu veuille qu'avec la religion catholique on ne perde pas non plus pour toujours la liberté et la patrie… En Juin 1791, il prête serment à la Constitution. Il demeure à Paris et y reste jusqu'aux massacres de 1792. Il émigre alors à Gênes, puis à Livourne, en 1792. Il rentre en Corse en 1795. Curé de Bustanicu en 1796. Il retourne en exil en Italie de 1797 à 1801. Il décède à Livia en 1815.

PERETTI della ROCCA (de) Don Charles Joseph Augustin: (1860-?)
Né à Sartè. . Trésorier du Syndicat Régional Agricole de Sartè en 1887. Juge de paix à Sartè. Maire (Républicain aréniste) de Sartè de 1900 à 1904. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERETTI della ROCCA (de) Emmanuel Marie-Joseph: (1870-1958)
Originaire de Livia. Archiviste paléographe. Diplomate. Directeur des affaires politiques et commerciales au Ministère des Affaires Etrangères. Premier secrétaire d'ambassade à Washington de 1910 à 1914. Président de la commission du Maroc en 1919. Membre fondateur de l'Académie des Sciences Coloniales en 1922. Directeur des Affaires Politiques et Commerciales. Ambassadeur de France à Madrid en 1924. Ambassadeur de France à Bruxelles en 1931. Grand officier de la Légion d'Honneur. Directeur des services du Quai d'Orsay en 1940. Membre du comité directeur de la Croix Rouge Française. Président du Conseil de Justice Politique en 1941. Il quitte la scène publique à la Libération.

PERETTI della ROCCA (de) Jean, dit Jean du Maine: (1855-1932)
Né à Livia. Frère d'Annibal. Journaliste. Ecrivain. Poète. Littérateur. Militaire jusqu'en 1878. Fondateur des revues poétiques La revue Littéraire du Maine, La Clochette du Mans... En 1892, à Aiacciu, il est le directeur du Gnome, un hebdomadaire humoristique et littéraire. Il s'installe dans le comté de Nice et devient rédacteur en chef du Phare du Littoral, puis du Réveil de la Montagne, de 1893 à 1906. En 1895, il fonde une revue littéraire Nice Littéraire qu'il dirige jusqu'en 1914. Auteur de Eloge de Sampiero Corso, un drame historique en vers, en 1911. Maire de Livia en 1912. Prix de poésie de l'Académie Française en 1929, avec Joyaux et Reliques.

PERETTI della ROCCA (de) Jean-Pierre: (1930-2001)
Né à Lausanne (Suisse); Maire (divers droite) d'Aix-en-provence (Bouches-du-Rhône) de 1983 à 1989. Député des Bouches-du-Rhône de 1983 à 1989.

PERETTI della ROCCA (de) Liliu: (1721-1788)
Né à Livia. Descendant en ligne directe de Napoleone di Livia. Colonel des troupes franches au service de Gênes. Seigneur de La Testa, à Figari. Epoux de Maria Isabella Abbatucci (1733-1769), fille de Severinu Abbatucci et soeur du général Jacques Pierre Abbatucci.

PERETTI della ROCCA (de) Louis Alexandre Valère: (1885-?)
Né à Sartè. Fils de Don Charles. Avocat à Sartè. Conseiller de préfecture de la Corse en 1912. Sous-préfet de Corti en 1916. Préfet des Deux-Sèvres en 1930. Chef adjoint de cabinet de François Pietri, ministre des Colonies, en 1930. Préfet de l'Aube en 1931, du Doubs en 1934, du Calvados en 1937, du Puy-de-Dôme en 1940, préfet honoraire en 1941, préfet de la Marne en 1942. Suspendu de ses fonctions en 1944, puis mis à la retraite d'office en 1945. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERETTI della ROCCA (de) Maria: (1902-1945)
Née à Paris. Originaire de Conca. Docteur en médecine installée à Paris, elle entre dans la Résistance (dans le réseau Marco Polo). Dénoncée, elle est arrêtée, puis relâchée, après 6 mois de détention, faute de preuves. Elle est à nouveau arrêtée, porteuse d'un message chiffré, et elle est déportée à Ravensbrück (Allemagne) en 1944. Elle y décède, exécutée dans les chambres à gaz, en 1945. Elle est citée à l'Ordre du corps d'armée. Croix de Guerre avec étoile de vermeil. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

PERETTI della ROCCA (de) Pierre:
En 1925, il est le directeur du Sartène Journal, hebdomadaire républicain.

PERETTI della ROCCA (de) Ugu Francescu: (1747-1838)
Né à Figari. Fils d'Antoniu Paduvanu de Peretti. Descendant en ligne directe de Napoleone di Livia. Colonel. Poète en langue italienne et en langue corse, auteur de Ottave Rusticane et de Versi di Sagra. En Mars 1765, de Livia, il écrit à son père, alors à Bunifaziu, qu'il a des nouvelles des prisonniers de Corti, Lillu et Ghjabicorsu Peretti, et Ghjuvanni Battista Pianelli, tous emprisonnés au Palazzu Naziunale. Commissaire du Département de la Corse à Aiacciu. En Mai 1793, délégué de Pasquale Paoli, il est à Aiacciu pour procéder à l'arrestation de Nabuliu Buonaparte et des membres de sa famille. Deux tentatives de négociations échouent, à Campu di l'Oru et aux Sanguinarii. Avec la ville, Paoliste, il manifeste son hostilité aux hommes de la Convention. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. En Janvier 1797, à Porti Vechju, il est arrêté en tant que Paoliste factieux. A la Restauration, il est réintégré dans l'armée, puis mis à la retraite avec le grade de lieutenant-colonel et la Croix de Saint Louis. Il devient juge de paix à Livia. Auteur de compositions en langue italienne (Versi di Figari) et en langue corse (Versi di Sagra, Versi di Nunzia, Versi di Brunu, Versi di Liona...).

PERETTI-NDIAYE Marie:
Originaire de Corti. Docteure en Sociologie. Membre associée au Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques (CADIS, CNRS-EHESS). Auteure de Le racisme en Corse. Quotidienneté, spécificité, exemplarité (2014).

PERETTY Xavier: (1760-1794
Né à Sari d'Orcinu. Laboureur. En 1789, à Bastia, il est condamné à 9 ans de Galères. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1794.

PEREZ (de) Jean-Baptiste: Voir PERI Ghjuvanni Battista.

PERFETTI André: (né en 1986)
Né à Bastia. Artiste plasticien conceptuel.
Voir le site d'André PERFETTI.

PERFETTI Camille Antoine: (1875-1956)
Né à Ciutad Bolivar (Vénézuela). Docteur en médecine. Médecin-major (ER). Maire de Hortes (Haute-Marne) de 1912 à 1956. Conseiller général de Haute-Marne en 1945. Président du Conseil Général de Haute-Marne en 1949. Député (radical socialiste) de la Haute-Marne de 1928 à 1945. Secrétaire d'Etat aux Pensions en 1935. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18.

PERFETTI Etienne:
Chanteur. Musicien (guitare). Co-fondateur du groupe Diana di l'Alba en 1994, avec ANTOINE MARIELLI et CECCE BRUNINI.

PERFETTI (de) Francesco: (?-1462)
Evêque du Nebbiu de 1431 à 1462.

PERFETTI Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
En Août 1789, il est élu Padri di U Cumunu de Bastia. En Août 1791, après les émeutes, il est porté en triomphe à travers les rues de Bastia.

PERFETTI Pierre-François: (1917-1943)
Né à Scolca. Résistant (FFI). Il est fusillé par les Allemands, après avoir été fait prisonnier, lors des combats de Barchetta (Campile), en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France.

PERFETTINI André: (1724-1800
Né à Venacu. Laboureur. En 1798, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Galères, pour meurtre. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1800.

PERFETTINI François-Marie: (?-2010)
Enseignant. Professeur de d'anglais et d'espagnol. Inspecteur départemental de l'Education Nationale de Haute-Corse. Auteur de dictionnaires Corse-Anglais et Corse-Espagnol. Collaborateur au Journal de la Corse. Membre de la rédaction de A Nazione. Auteur de Le Corse, méthode de langue, accompagné de 3CD (2003), La Corse française et républicaine (2006), Auteur de traductions Français-Corse de Tintin et les Bijoux de la Castafiore (Hergé), L'enquête Corse (Pétillon), Bouli (dessin animé diffusé sur FR3 Corse), Olive le lapin, (Lili Pissenlit)... Un ouvrage posthume, Histoire de Corse, le point de vue corse, est publié en 2014.

PERFETTINI Marie-Xavière:
Elue conseillère départementale (divers gauche) du nouveau canton de Corti en 2015 (Présidente de la Commission des Affaires Sociales).

PERFETTINI Paul:
Homme politique (communiste). Maire de Casanova di Venacu. Conseiller territorial de 1992 à 1998.

PERFETTINI Paul-François: (1896-1928)
Né à Vezzani. Bandit. Auteur de nombreux meurtres. Il tue 2 personnes à Mazargues en Mars 1928 et se réfugie en Corse. Il côtoie Joseph Bartoli et Dominique Santoni. En Mai 1928, à Lava, il tue 3 bergers. Il est tué par son cousin, un gendarme, en Août 1928, à Vezzani.

PERFETTINI Philippe:
Historien. Responsable des Collections Napoléoniennes au Musée Fesch d'Aiacciu. Auteur de Guide Napoléon, promenades (2015).

PERGOLA ?: (?-1985)
Ecclésiastique (chanoine). Curé d'Oletta. Erudit. Il annote L'Histoire de L'Église Corse de l'abbé Sylvestre Casanova. Il est l'un des fondateurs de l'Association Archéologique du Nebbiu créée en 1970, l'une des associations fondatrices de la Fédération d'Associations et Groupements pour les Études Corses (FAGEC).

PERGOLA Philippe: (né en 1953)
Né à Corti. Originaire de Venacu. Titulaire d'un Doctorat d'Etat en archéologie, soutenu à l'Université de Provence en 1992 Ancien membre de l'Ecole Française de Rome. Recteur (de 1998 à 2004) et doyen (de 2004 à 2007) de l'Institut Pontifical d'Archéologie Chrétienne de Rome. Directeur de recherche au CNRS. En 1998, il dirige une prospection-inventaire sur la commune de Lucciana. Cette démarche s'insère dans un vaste projet d'étude de la colonie romaine. Les résultats de ces travaux laissent présager l'existence d'une ceinture de nécropoles autour de la cité ainsi qu'une concentration d'habitats dans la zone de piémont à l'ouest de la ville. En 1999 et 2000, il entreprend une série de sondages limités à Mariana même et dans les environs de la cité afin de préparer le véritable travail de fouilles (préues en 2001). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

PERGOLA (ou PERGOLI) Pietro: (1798-?)
Originaire de Castelnuovo di Garfagnana (Italie). Peintre toscan. Décorateur. Installé à Aiacciu dès 1836. Il décore la cathédrale d'Aiacciu entre 1820 et 1821.

PERGOLA Stefanu:
De L'Isula. Professeur certifié de corse. Ecrivain et poète en langue corse. Il collabore à des recueils collectifs (2000 scritti per u 2000, Veranu di i pueti...) et aux revues littéraires Bonanova, Avali et au Journal de la Corse. Auteur de Strani Amori, en 2012 (distinction du jury du Prix du Livre Corse 2013).

PERGOLA-CARLOTTI Marie-Ange:
Directrice adjointe de société (ER). Elue conseillère départementale (divers gauche) du nouveau canton de Ghisunaccia en 2015 (Présidente de la Commission des Infrastructures Routières et des Transports).

PERI Andria: (1669-1738)
De Peri. Capitaine de la milice génoise.

PERI Antoine: (1891-1952)
Né à Aiacciu. Frère de Lucien. Artiste peintre (paysages, portraits). Auteur d'une peinture intitulée Ajaccio, la rue des trois Marie.

PERI Battista: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de I Peri, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PERI Francescu Maria: (dix-septième siècle)
Originaire de Peri. Colonel. Au XVIIème siècle, il s'établit à Vérone avec toute sa famille. Cette branche de la famille Peri est agrégée, en 1664, à la noblesse de la ville. En 1673, le Sénat de Gênes autorise le recrutement de soldats corses émigrés, qui formeront le Régiment de Peri Corse Infanterie et composé d'un millier d'hommes, douze compagnies, complétées avec des Italiens et des Allemands, destiné à servir le Roi de France Louis XIV. Il en est nommé Commandant. Ce régiment sera dissous en 1682 et reconstitué en 1690, jusqu'en 1715.

PERI Gabriel: (1902-1941)
Né à Toulon (Var). Originaire de Carbuccia. Membre de la SFIO en 1919. Secrétaire général des Jeunesses Communistes en 1922. Journaliste à L'Humanité de 1924 à 1939. Correspondant de La Pravda à Paris. Il collabore aux Cahiers du Bolchévisme et à Correspondances Internationales. Membre du Comité Central du Parti Communiste Français en 1929. Elu député de Seine-et-Oise en 1932 et 1936. Résistant. Sous l'occupation il anime les Cahiers du PCF. Arrêté en 1941, il est fusillé comme otage par les Allemands au Mont Valérien. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

PERI Georges: (?-2008)
Originaire de Peri. Professeur. Membre du CNRS. Chargé de mission résident pour la Corse. Spécialiste de l'hélioénergétique (énergie solaire). Directeur du laboratoire d'hélioénergétique de l'Université de Corse. Il installe le site de Vignola, à Aiacciu.

PERI Ghjuvanni Battista (Jean-Baptiste de Peri): (1647-1721)
Originaire de Peri. Fils de Francescu Maria. Chevalier. Seigneur de la Neuville, près de Chartres. Lieutenant général des Armées du Roi. Commandant dans la Basse-Alsace. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis. En 1690, il commande le Régiment de Peri Corse Infanterie. De 1691 à 1697, il participe à la guerre de la Ligue d'Augsbourg, en Flandres et en Brabant. Il combat en Allemagne, en 1701, puis en Bavière, de 1703 à 1704. Il s'illustre à la bataille d'Hochstet. Son drapeau est une croix blanche fleurdelisée, deux cantons rouges et deux bleus.

PERI Ghjuvanni Battista: (1720-1774)
Originaire de Peri. Comte de Perez. Chevalier de Malte. Ancien lieutenant du Régiment Royal Italien. En 1760, corsaire corse au service de Pasquale Paoli. Il commande un chebec offert à Pasquale Paoli par le Grand Maître de Malte, puis la felouque nationale Il Terrore. En Février 1764, il devient amiral et commande la mezza galera qui constitue la flotte corse, avec un felouquon et deux barques légères d'une vingtaine de rames. En Octobre 1768, après avoir brillamment commandé plusieurs Batelli Naziunale, il passe au service des Français. Il promet au marquis de Chauvelin de lever 1500 hommes dans le Dilà. Il n'en trouve que 300 ou 400 à Aiacciu. En Novembre 1768, les Français tentent de s'emparer de L'Isula par la mer. Il commande les navires du Roi, qui débarquent des troupes, lesquelles échouent dans leur tentative, et celles qui ont réussi à débarquer sont pour la plupart massacrés par les Naziunali. En Août 1769, il est l'adjoint au colonel de Sionville, commandant d'une légion de Volontaires Corses crée dans le Dilà.

PERI Ghjuvanni Paulu: (1599-1677)
De Peri. Docteur en droit canon. Fondateur de la famille Peri, de Peri.

PERI Jérôme: (1859-1942)
Né à Aiacciu. Petit fils de Joseph Pugliesi. Enseignant jusqu'en 1883. Membre fondateur du Parti Radical en Corse. Franc-maçon, il participe à la création de la Loge du Grand Aïeul, à Bastia, en 1902, ainsi qu'à celle d'Aiacciu, Emancipation Ajaccienne, en 1903. Président du Tribunal de Commerce d'Aiacciu en 1916. Président de la Chambre de Commerce d'Aiacciu-Sartè. Maire d'Aiacciu de 1919 à 1925. Conseiller général d'Aiacciu de 1922 à 1928. Officier de la Légion d'Honneur en 1931. Officier de l'Ordre de la Couronne d'Italie en 1924. Il décède à Aiacciu, en 1942.

PERI Lucien (Lucy Lily): (1880-1948)
Né à Aiacciu. Frère d'Antoine. Artiste peintre paysagiste. Aquarelliste. Affichiste. Membre de l'Ecole Ajaccienne. Auteur, en 1930, de la couverture (Portu et les Calanche de Piana) du livre La Corse, de Raoul Blanchard. Médaille d'or du Salon des Peintres de la Nationale des Beaux-Arts de Paris en 1935. Il participe à de nombreuses expositions ayant pour thème la Corse. Il collabore aux revues L'Illustration (1910), La Corse touristique (de 1924 à 1934)... Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1913 une peinture intitulée Paysages et marines corses, à celui de 1921, Bastia, le vieux port, en 1922, Matin sur les côtes de Corse, en 1926, Monticello, en 1929, Marais de Solenzara, en 1931, Etang de Capitello, près d'Ajaccio, en 1932, Environs de Porto-Vecchio, en 1935, Les lavendières de Porticcio, en 1941, Maquis de Pinarello, en 1942, Santa Manza, et, enfin, à celui de 1944, Maquis à Porto, au printemps. En 1933, il est nommé sociétaire de la Société Nationale des Beaux-Arts. Il décède à Paris en 1948. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERI, née TAURINYA, Mathilde dite Mathilde GABRIEL PERI: (1902-1981)
Née au Canet (Pyrénées-Orientales). Epouse de Gabriel Peri. Membre du Parti Communiste Français. Député de Seine-et-Oise de 1945 à 1958. Elle décède à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), en 1981.

PERI Noël: (1799-1861)
Né à Aiacciu. Ecclésiastique. Chanoine, curé archiprêtre de la Cathédrale d'Aiacciu. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERI Paul Jérôme: (1896-1861)
Né à Aiacciu. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Chef de gare des Chemins de Fer Algériens. Trésorier du Petit Cheminot algérien à la Montagne. Trésorier de la Mutuelle des Chemins de Fer Algériens. Président de l'Association des Parents d'Elèves et Anciens Elèves de l'Institut Industriel d'Algérie. Vice-Président de l'Amicale Corse de Maison-Carrée (Algérie). Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18. Médaille d'Argent et Médaille de Vermeil des Chemins de Fer. Chevalier du Mérite Social. Commandeur du Mérite Civique.

PERI Petru Paulu: (1639-?)
Originaire de Peri. Capitaine. Nobile Sei pour la piève d'Aiacciu en 1692.

PERI Pierre dit Regieux: (1750-1811
Né à Aiacciu. Marin. En 1807, à Aiacciu, il est condamné à 8 ans de Travaux Forcés, pour recel. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1811.

PERIER (du) Charles François, dit DUMOURIEZ: (1739-1823)
Général français. En Août 1764, avec Filippu Martinu Costa et, entre autres, les Fabiani, il décide de renverser Pasquale Paoli, et d'établir, sous la protection de la France, une République Corse. Il débarque en Corse, à Porti Vechju. Il essaie d'enlever Bunifaziu, échoue et rentre en France. Aide-major général en Corse en 1768 et 1769. En Novembre 1768, les Français tentent de s'emparer de L'Isula par la mer. Il commande les troupes du Roi, lesquelles échouent dans leur tentative, et ceux qui ont réussi à débarquer sont pour la plupart massacrés par les Naziunali. En Janvier 1769, utilisant ses anciennes relations dans le parti Fabiani, il se fait fort de s'emparer par surprise de L'Isula. Il est attiré dans une embuscade, et son expédition est décimée.

PERIGOT Antoine:
Photographe insallé à L'Isula. Auteur d'ouvrages photographiques: Natura Corsa (texte de Gabriel Xavier Culioli), en 1998), Corsica Muntagna; en 1999, Un voyage intérieur au Burkina Faso, en 2005, Opera Umana, en 2010...

PERIGOT Sylvana:
Professeur d'arts plastiques à Bastia. Romancière. Auteure de 3 balles perdues (2012).

PERINETTI Antoine: (né en 1928)
Né à Bustanicu. Militaire. Sergent aux Tirailleurs Marocains. Ancien combattant d'Indochine (prisonnier du Viet-Minh en 1951) et d'Algérie. Maire de Bustanicu de 1972 à 2008. Conseiller général (UMP) du canton de Bustanicu de 1994 à 2008. Titulaire de la médaille militaire, de la croix de guerre des T.O.E. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERINETTI Martin André: (1825-1865
Né à Bustanicu. Laboureur. En 1849, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, peine commuée à 20 ans en 1862, pour tentative d'homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1865.

PERINI Matteu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Coghja, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PERINI Yves Antoine Octave: (1923-1944)
Né à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Réfractaire au Service du Travail Obligatoire (STO). Déporté du travail. Combattant de la Libération de Paris. Il est fait prisonnier en 1944 en Belgique. Considéré par les Allemands comme un Partisan Franc-Tireur Français (PFTF), il est fusillé, à Oorbeck (Belgique), en 1944. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

PERINI Vincentella: Voir CASANOVA Danielle.

PERNICE Ange François: (1841-1915)
Né à A Penta di Casinca. Militaire. Capitaine d'Infanterie. Maire de A Penta di casinca de 1896 à 1908. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PERNICE Benedetto: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1546. Il remplace Niccolo Imperiale. Il arrive en Corse avec deux commissaires, Troilo Negrone et Paolo de Moneglia. En 1547, Gianmaria Spinola lui succède.

PERNICE Ghjuvan Agostinu: (1724-?)
De Penta di Casinca. Capitano. Il est à l'origine de la famille Pernice de Penta di Casinca. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1774.

PERNICE Opizzo: (treizième siècle)
De la famille des Cortinchi. Evêque de Mariana de 1269 à 1274 et de 1289 à 1298. En 1269, il fixe sa résidence à U Viscuvatu.

PERNIN François:
Chirurgien. Ancien chef de clinique assistant des Hôpitaux de Paris. Diplômé de l'École de Management pour les Médecins de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris. Chef du service Urologie chirurgien à l'Hôpital d'Aiacciu. Il travaille également sur les problématiques sociales et politiques dans un cadre associatif. Délégué régional pour la Corse de Médecins du Monde. Président de la Coordination Inter associative de Lutte contre l'Exclusion.

PERON Paris:
Maire de Pruprià de 1900 à 1904.

PERON-SCOTT Christiane: (?-2013)
Originaire de Lavatoghju. Enseignante. Romancière. Auteur de Bokimbé (2010) et Un été d'immortelles (2013).

PERONI Jean Jacques Louis Napoléon: (1851-1966)
Né à Bastia. Médecin. Chirurgien. Délégué à la Section d'Hygiène de la Société des Nations. Délégué au Comité Consultatif des Services Maritimes de la Corse. Conseiller général et vice-président du Conseil Général de la Corse. Directeur du cabinet du Secrétaire d'Etat à la Marine. Commandeur de la Légion d'Honneur.

PERONI René:
Journaliste. Ecrivain. Muvriste. Il collabore au journal U Muntese à partir de 1955.

PERRAUT Jacques (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il séjourne en Corse au début des années 1960. Il participe, en 1962, au projet de création du Centre Artistique et Culturel International en Corse sous l'égide de Cyrne Arte. Auteur de deux dessins intitulés Lavatoggio et Quelques maisons à Corbara.

PERREARD Julie: (née en 1979)
Née à Aiacciu. Réalisatrice à France Télévisons (FR3 Corse). Réalisatrice du film Marcu Maria, en 2013.

PERRO Franciscus: (?-1704)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite d'Aiacciu. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

PERRONE Jean-François (Jeff):
Comédien. Metteur en scène. Directeur de la compagnie théâtrale I Chjachjaroni depuis 1997. Il joue dans la série télévisée Mafiosa, Le Clan (2006)...

PERROT Georges: (né en 1922)
Originaire de I Prunelli di Fiumorbu. Ancien combattant. Militaire. Commandant dans l'Armée de terre (Indochine, Algérie...). Auteur d'un essai intitulé Itinéraire non balisé, journal de marche d'un soldat (1940-1962). Commandeur de la Légion d'Honneur.

PERSECCA (da) Firmano: (quinzième siècle)
Milanais. En 1465, il est vicaire (lieutenant) du gouverneur Maurizio Scotti. Il siège à A Venzulà. Il est remplacé, en 1466, par le Corse Matteu di U Portu di Centuri.

PERSIN (Comte de):
Maire de A Penta di casinca de 1919 à 1925.

PERSIO Petro: (quinzième siècle)
Notable génois. En 1490, il fait partie de l'Ufficio per li Affari di Corsica, un ministère des affaires corses, dont quatre députés génois sont chargés d'appliquer les décisions.

PESCE Jean-Marie (Maï):
Chanteur. En 1976, avec ses frères François et Tony (et d'autres chanteurs du Nord de l'Ile), il fonde le groupe polyphonique I Chjami Aghjalesi (le quatrième frère Pesce, Thierry, rejoindra le groupe plus tard). Il collabore également au groupe Canta U Populu Corsu. Il chante également en solo. Il maitrise à la fois tout le patrimoine musical transmis par les anciens et le chant contemporain, constitué de textes parfois engagés et de poésies. Membre de l'ensemble vocal Cinqui Voci (avec Jacques Culioli, Feli, Petru Guelfucci et Jean-Charles Papi).

PESCETTI Philippe:
Originaire de Cervioni. Enseignant à Cervioni de 1909 à 1945. En 1927, il crée un cours complémentaire dont la réputation va immédiatement gagner les cantons voisins. En 1929, il installe un enseignement au delà du Certificat d'Etudes Primaires. Dès 1930 des élèves de plus en plus nombreux s'installent à Cervioni, souvent accompagnés de leurs parents. Une rue et le collège actuel de Cervioni portent son nom.

PESCIATINO (El): (dix-huitième siècle)
Peintre décorateur et doreur italien installé à Bastia. On retrouve de ses oeuvres effectuées à Bastia entre 1775 et 1791. En 1785, les membres de la Confrérie de l'Immaculée Conception de Bastia lui confient la décoration de leur tribune d'orgue.

PESTEIL Philippe:
Maître de conférences en anthropologie et ethnologie à l'Université de Corti. Il s'intéresse aux empreintes merveilleuses (approches cognitives et phénoménologique), à l'anthropologie de l'alimentaire et les notions d'identité et de territoire. Membre du comité de lecture de la revue électronique Anthropology of food, Membre du Laboratoire du Monde Méditerranéen et Insulaire (LAMMI) et de l'Association Française des Anthropologues (AFA). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

PERUDI Petru: (dix-huitième siècle)
Officier corse au service de la France. En Novembre 1768, les Français tentent de s'emparer de L'Isula par la mer. Il débarque avec les troupes du Roi, lesquelles échouent dans leur tentative, et ceux qui ont réussi à débarquer sont pour la plupart massacrés par les Naziunali.

PETERS Henri: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il présente au XXXIIIe Salon de la Société des Beaux-Arts de Nice de 1927 deux peintures intitulées Port de Saint-Florent (Corse) et Vieux Saint-Florent.

PETILLON René: (né en 1945)
Journaliste. Auteur de bandes dessinées. Dessinateur caricaturiste (depuis 1993 il collabore au Canard Enchaîné). Auteur de la bande dessinée L'Enquête corse, en 2000.

PETITJEAN Jeanne: (1833-?)
Née à Paris. Artiste peintre. Elle réalise avec l'abbé Jean-Ange Galletti un nombre important des illustrations de son ouvrage Histoire illustrée de la Corse (1863).

PETITJEAN Jules Henri Anastase:
Préfet de Corse de 1936 à 1940.

PETRALBA (de) Teseu: (dix-huitième siècle)
En Mars 1774, de Toscane, il arrive en Corse, pour tâter le terrain et le patriotisme corse de quelques hommes dont le colonel Cesare Matteu de Petriconi. Avec Nicodemu Pasqualini qui tient, lui, le maquis de Petralba, et Tomasu Cervoni, il doit organiser, dans le Niolu, une insurrection générale. Mais le complot, est vite dévoilé au comte de Marbeuf. La répression est féroce. Il est emprisonné à Toulon.

PETRALLARRETTA ou PETRA all'ARRETTA (della) ou PETRA LARETA (de) Ghjuvanninellu: (?-1305)
Seigneur du Nebbiu, Avogari de la famille des Cortinchi. Fondateur de Calvi. Dès 1264, il refuse de se soumettre à Ghjudice di Cinarca. En 1268, il édifie un fortin (la citadelle) sur la colline où s'élève la ville actuelle de Calvi. Puis, battu par son ennemi Ghjudice di Cinarca, il s'exile à Gênes. En 1272, de retour de Gênes, il débarque en Corse, à proximité de Calvi, où ses partisans de Sant'Antoninu viennent le rejoindre. Il oblige Ghjudice di Cinarca à abandonner Calvi et sa région à ses alliés. En 1278, il est confirmé dans ses terres par Gênes. Il meurt en 1305.

PETRALLARRETTA ou PETRA all'ARRETTA (della) ou PETRA LARETA (de) Guglielmu: (quatorzième siècle)
Fils de Ugo. En 1306, il s'en prend à Ghjudice di Cinarca, lequel a plus de quatre vingt dix ans. Avec 200 hommes, il l'attaque dans son château de Cinarca, mais échoue dans sa tentative. Il réussit à corrompre Lupu d'Ornanu, capitaine des gardes de Ghjudice di Cinarca, puis s'allie à Salnese d'Istria, fils bâtard de ce dernier. Il demande, en outre, l'aide des Génois, afin d'abattre Ghjudice di Cinarca.

PETRALLARRETTA ou PETRA all'ARRETTA (della) ou PETRA LARETA (de) Mannone: (quatorzième siècle)
Seigneur du Nebbiu, Avogari de la famille des Cortinchi. Fils de Ghjuvanninellu.

PETRALLARRETTA ou PETRA all'ARRETTA (della) ou PETRA LARETA (de) Orlandu (Cortincu): (treizième siècle)
Du Nebbiu. Il est évêque d'Aleria en 1249.

PETRALLARRETTA ou PETRA all'ARRETTA (della) ou PETRA LARETA (de) Rolanducellu: (?-1305)
Seigneur du Nebbiu, Avogari de la famille des Cortinchi. Frère de Ghjuvanninellu. Allié de Ghjudice di Cinarca. Il s'oppose, dans des combats fratricides, à ses neveux Mannone et Ugo, qu'il vaincra, et à son petit-neveu Vincentellu, par qui il sera, par contre, battu. Il meurt en 1305.

PETRALLARRETTA ou PETRA all'ARRETTA (della) ou PETRA LARETA (de) Ugo: (quatorzième siècle)
Seigneur du Nebbiu, Avogari de la famille des Cortinchi. Fils de Ghjuvanninellu.

PETRALLARRETTA ou PETRA all'ARRETTA (della) ou PETRA LARETA (de) Vincentellu: (quatorzième siècle)
Seigneur du Nebbiu, Avogari de la famille des Cortinchi. Petit-fils de Ghjuvanninellu. En 1305, son grand-oncle Rolanducellu l'attaque. Allié au clan des Cortinchi, il sort vainqueur de ces combats où son grand-oncle trouve la mort.

PETRA SANTA (di) Battista: (seizième siècle)
Caporale. En 1564, il est avec Sampieru Corsu, lorsque ce dernier débarque de Marseille pour commencer sa révolte contre les Génois. En 1567, après la mort de Sampieru Corsu, avec quelques fidèles, il défend les biens de celui-ci, à Rennu, attaqués par un de ses ennemis, Giordanu di Sarrula. A la Cunsulta d'Orezza, tenue par Alfonsu d'Ornanu, il est désigné par les Corses pour aller demander de l'aide à Cosme de Médicis.

PETRE J.: (dix-septième siècle)
Architecte à Arles, puis hydrographe à Marseille. En 1682, il publie des cartes d'Aiacciu et de sa baie, de Bunifaziu, de Figari, de Calvi, et de Bastia.

PETRELLI Gaston: Voir NICK-PETRELLI Gaston.

PETREMOL (de) Antoine: (seizième siècle)
En 1562, à Constantinople, il occupe le poste de Résident de France auprès de Soliman II le Magnifique. Il essaie, en vain, d'empêcher ce dernier de rencontrer Sampieru Corsu.

PETRETO ?: (dix-neuvième siècle)
Adjoint au maire d'Aiacciu en 1833.

PETRETO Etienne: (1919-1981)
Né à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime). Originaire de Pitretu Bichisgià. Artiste peintre installé à Paris. Il adresse des oeuvres au Salon des Artistes des Artistes Français entre 1962 et 1981 et au Salon des Artistes Indépendants entre 1963 et 1979. Auteur d'une peinture intitulée Ajaccio, les Milelli, exposée en 1962.

PETREO Michèle: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1966 une peinture intitulée Femme Corse.

PETRETO Pierre: (?-1900)
Avoué. Maire d'Aiacciu de 1893 à 1896.

PETRETO (di) Prospero: (seizième siècle)
Génois. Lieutenant du Dilà en 1564. Sa fille, Angelica, épouse le Cinarcais Bernardinu d'Istria.

PETRI GUASCO Raymond Jean-Marie: (?-2014)
Originaire de Bastia. Diplomate. Délégué au Conseil Supérieur des Français de l'Etranger, puis à l'Assemblée des Français de l'Etranger. Il représente pendant plus de quarante ans, les Français d'Italie et de Malte après s'étre occupé auparavant des Français de Vienne. Officier de la Légion d'honneur. Commandeur de l'Ordre National du Mérite. Commandeur de l'Ordre du Mérite de la République Italienne.

PETRICAGHJU (di U) Frate: (seizième siècle)
Caporale d'Alisgiani. Chef militaire corse. Lors de la guerre contre les Français, en 1553, il est aux côtés des Génois. Puis, devenu Pro-français et ami fidèle de Sampieru Corsu, en 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est condamné. En 1567, il commande une des trois compagnies corses qui se rendent dans le Dilà pour tenter de reconquérir l'Istria et La Rocca. Il se heurte à aux Génois de Raffaello Giustiniani, à Maca'Croci, où il est battu. Il se retire en Cinarca.

PETRICAGHJU (di U) Miscione: (dix-septième siècle)
Notable. Nobile Dodeci du Diquà en 1607.

PETRICAGHJU (di U) Salvadore: (seizième siècle)
Caporale d'Alisgiani. Chef militaire corse. Pro-français et ami fidèle de Sampieru Corsu. En 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est condamné. En 1567, Il commande une des trois compagnies corses qui se rendent dans le Dilà pour tenter de reconquérir toute la région de l'Istria et de La Rocca, tenue par les Génois. Il se heurte à aux Génois de Raffaello Giustiniani, à Maca'Croci, où il est battu. Il se retire en Cinarca.

PETRICAGHJU (di U) Sambucucciu: (quinzième siècle)
Capupopulu de l'Alisgiani. En 1414, il aide le gouverneur génois Raffaello da Montaldo, avec l'appui des seigneurs du Capicorsu, et d'autres Capipopuli, tous alliés de l'Ufficio di San Giorgio, à combattre Vincentellu d'Istria. La bataille a lieu près de Mariana, le Cinarchese Vincentellu d'Istria est battu.

PETRICAGHJU (di U) Taddeu: (seizième siècle)
D'Alisgiani. En 1553, il est aux côtés des armées françaises de Henri II qui tentent de prendre la Corse aux Génois. En 1560, il est emprisonné par les Génois, puis exilé.

PETRICONI (de) Jeanne: (née en 1982)
Originaire Bastia. Artiste plasticienne. Sculpteuse. Prix Wildenstein 2013. En 2014, elle participe au spectacle culturel Cors'Odissea.
Voir le site de Jeanne de PETRICONI.

PETRICONI (SIMONI de) Anghjulu Luiggi: (1725-ap1786)
Né à Soriu di Tenda. Inspecteur général du Nebbiu. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1774.

PETRICONI (SIMONI de) Baldassaru Cesare Ghjuseppu: (1763-1842)
Né à Soriu di Tenda. Né à San Fiurenzu. Fils de Ghjuvanni Lurenzu Luiggi. Cadet-gentilhomme à l'école militaire de Tyron. Officier d'Artillerie dans la marine royale. Lieutenant colonel et aide de camp du Vice-roi de Corse Gilbert Elliot. Député pour la communauté de Santu Petru di Tenda, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Sir Gilbert Elliot l'envoie à Londres pour faire part au Roi de Grande Bretagne du vote des Corses. Après la reconquête de la Corse, il se réfugie en Toscane, en 1796, puis en Sicile, où il est arrêté et maintenu en prison jusqu'en 1814 (arrivée de Louis XVIII). Il rentre alors à Bastia. Il quitte à nouveau la Corse durant les Cent-Jours. Au second retour de Louis XVIII, il est nommé Préfet Provisoire de la Corse en 1815. En 1816, il est membre d'une délégation de Royalistes corses qui se rend à Paris pour rendre hommage au Roi Louis XVIII. Il décède à Santu Petru di Tenda, en 1842.

PETRICONI (SIMONI de) Cesare Maria: (1773-1860)
Né à Soriu di Tenda. Fils de Ghjuvanni Lurenzu Luiggi. Capitaine de cavalerie sous le règne de Napoléon 1er. Il participe aux campagnes de Flandres, d'Italie et du Portugal. Demi-solde en 1815. Député au Champ de Mars. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PETRICONI (SIMONI de) Cesare Matteu: (1684-1708)
Né à Soriu di Tenda. Notable. Nobile Dodeci du Diquà en 1708.

PETRICONI (SIMONI de) Cesare Matteu: (1727-1794)
Né à Soriu di Tenda. Fils de Ghjuvanni Lurenzu Luiggi. Officier au Royal Corse de 1743 à 1745. Capitaine en 1748. Il retrouve le Royal Corse en 1760. Après avoir combattu au Portugal, il rentre en Corse en 1764. En Décembre 1764, après le débarquement des troupes françaises, le duc de Choiseul le dépêche, porteur de bonnes paroles, chez Pasquale Paoli afin de calmer celui-ci. Pro-français, il devient un opposant à Pasquale Paoli. En Novembre 1768, il s'active à former un Parti Français dans le Dilà. En Août 1769, il est nommé adjoint du marquis d'Arcambal, commandant d'une légion de Volontaires Corses créée dans le Diquà. Il est nommé colonel de cette Légion Corse, dont neuf compagnies d'infanterie seront incorporées au Royal Corse. Il prend partie pour le comte de Narbonne, qui s'oppose au comte de Marbeuf. En Mars 1774, il doit organiser, dans le Niolu, une insurrection générale. Mais le complot, est vite dévoilé au comte de Marbeuf. En Mai 1775, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, à la Quatrième Assemblée des Etats de Corse, il est désigné, pour la Noblesse, député à la cour du nouveau Roi de France Louis XVI. C'est un partisan du comte de Narbonne. En Juin, il présente au Roi un cahier de doléances, élaboré par l'assemblée, et qui regroupe une vingtaine de demandes. En Décembre, il quitte la Corse pour rejoindre Versailles. A cause du mécontentement de plus en plus grand du comte de Marbeuf contre lui, Louis XVI décide de l'écarter, et, en Juillet 1777, il reçoit sa lettre de cachet qui l'expédie à Toulon, puis, plus tard à Paris. Il est disgracié en 1783. Commandant des Gardes Nationales Corses en 1790, il arrive, en Janvier, de Paris, envoyé par le marquis de La Fayette, afin d'organiser la Garde Nationale de Bastia, du Nebbiu et du Capicorsu. En Février, il préside une Assemblée des Délégués des six juridictions du Diquà qui se réunissent à Bastia, dans l'église de La Cuncezzione. Il y est décidé de créer un Comité Supérieur, et d'envoyer une déclaration à l'Assemblée Nationale Constituante. En Mars 1790, il est membre de la Commission d'Organisation et de Contrôle, chargée d'organiser les prochaines élections municipales, cantonales et départementales. Membre du Directoire du Département. Retraité maréchal de camp en 1791, il est arrêté après les troubles suscités par la Constitution Civile du Clergé. En 1793, il soutient Pasquale Paoli dans sa déclaration d'indépendance. En 1794, il est avec Pasquale Paoli et les Anglais pour assiéger les Français Républicains à San Fiurenzu et Bastia. Il meurt à Bastia en 1794. Son nom figure sur la Colonne Vendôme, à Paris.

PETRICONI (SIMONI de) Ghjacumu, Filippu, Nepomucenu: (1770-1797)
Né à Soriu di Tenda. Fils de Ghjuvanni Lurenzu Luiggi. Militaire. En Mai 1779, il est le compagnon de Nabuliu Buonaparte à l'Ecole Militaire de Brienne. Sous-lieutenant en 1788. Il participe au siège de Toulon, en 1793. En 1794, il est à la défense de Bastia, assaillis par les Anglais et les Naziunali de Pasquale Paoli. En 1796, il est nommé général de brigade et commandant en chef dans l'Armée d'Italie, avec Nabuliu Buonaparte. Il est promu général de division. Il est tué au siège de Vérone, en 1797. Son nom figure sur la Colonne Vendôme, à Paris.

PETRICONI (SIMONI de) Ghjacumu Santu: (?-1752)
Né à Soriu di Tenda. Frère de Ghjuvanni Lurenzu Luiggi. Soldat au service de Gênes. Il est tué au combat en 1752.

PETRICONI (SIMONI de) Ghjuvanni Lurenzu: (décédé apprès 1689)
Né à Soriu di Tenda. Capitano. Ambassadeur de Gênes à Londres en 1662.

PETRICONI (SIMONI de) Ghjuvanni Lurenzu: (1707-1784)
Né à Soriu di Tenda. Fils de Cesare Matteu. Qualifié de Nobile Signor. Officier corse au service de Gênes. Apparenté aux Casale, aux Calvelli et aux Morati, ami de Pellegro Spinola, le beau-frère de Ghjuvan Paulu Antonini (dit l'Abbate), neveu des généraux Luiggi Giafferi et Andria Ceccaldi. Nobile Dodeci en 1729. Officier dans l'armée génoise. En 1738, il est à Antibes. En Août 1739, il obtient le grade de capitaine au Régiment Royal Corse (le Royal Corso) en parvenant à lever 50 hommes en armes. Il combat dans les Flandres en 1741. En 1745, il passe au service de Gênes. Il devient colonel en 1752. Il participe à la guerre de Succession d'Autriche, en 1746, et à la répression de l'insurrection de San Remo, en 1752. Il débarque en Corse, en Mai 1761, avec d'autres officiers corses à la solde de Gênes, pour accompagner six sénateurs génois chargé de conclure un accord avec les Corses anti Naziunali. Il se retire en Corse en 1765, et devient le chef d'état-major des milices de Pasquale Paoli. En Mai 1768, il est à Olmeta avec Pasquale Paoli, quand celui-ci apprend, par une lettre de Matteu de Buttafuoco, la signature du Traité de Versailles. En Mai 1769, il participe à la bataille de Ponte Novu. Après la défaite de Ponte Novu, il se réfugie à Corti, avec Pasquale Paoli, son frère Clémente et Francescu de Gaffori. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1774. Il écrit des mémoires, de 1730 à 1784, en langue toscane, Memorie del Colonello Giovanni Lorenzo de Petriconi, qui paraîtront en 1893.

PETRICONI (SIMONI de) Ghjuvanni Lurenzu: (1776-1849)
Né à Soriu di Tenda. Né à Borgu. Fils de Ghjuvanni Lurenzu Luiggi. Militaire. Avocat au Tribunal de Bastia. Président au Tribunal de Calvi en 1816.

PETRICONI (SIMONI de) Ghjuvanni Lurenzu Cesaru Matteu: (1790-1847)
Né à Soriu di Tenda. Fils de Baldassaru. Vicomte. Avocat. Président du tribunal de Calvi. Sous-préfet de Corti en 1815. Sous-préfet de Bastia de 1816 à 1830. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur (fidèle au Roi Charles X, il en est démissionnaire en 1830).

PETRICONI (SIMONI de) Ghjuvanni Lurenzu Luiggi: (1751-1784)
Né à Soriu di Tenda. Fils de Cesare Matteu. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse. Professeur à l'Università di Corti.

PETRICONI (SIMONI de) Philippe Népomucène: (1891-1975)
Originaire de Soriu di Tenda. Docteur en médecine. Médecin à Bastia. Dernier comte de Petriconi.

PETRIGNANI Etienne: (dix-neuvième siècle)
Avocat. Républicain radical. Elu maire de A Venzulasca en 1840. Membre du Parti Républicain Indépendant en 1886.

PETRIGNANI Francescu: (dix-huitième siècle)
De A Venzulasca. En Décembre 1762, il est nommé officier de compagnie d'un des deux régiments de Naziunali nouvellement créés. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. Député pour la communauté de Scata, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PETRIGNANI Francescu Maria:
Ecclésiastique. Prêtre Franciscain. En 1926, à Merusaglia, il célèbre une messe dans l'église du couvent, pour le centenaire de la naissance de Pasquale Paoli. Ce service religieux correspond avec la troisième réunion, A Merindella, des poètes corses, dont A Muvra est l'animatrice. Dans l'église, son discours en langue corse sera publié dans A Muvra. Auteur de Un saint que j'ai connu, Paul Fregosi (1893-1943) (1949), Une fleur séraphique au jardin de Cyrnos. Le Vénérable Franceschino de Ghisoni: O.F.M., 1777-1832 (1953), Un thaumaturge du XVIIe siècle. Le Vénérable Bernardin de Calenzana: Des Frères mineurs de la Province de Corse, 1591-1653 (1954), La Fiancée du Niolu, paru en 1955.

PETRIGNANI Ghjacintu: (dix-huitième siècle)
De A Venzulasca. Activiste dévoué à la cause génoise. En 1736, à Stazzona d'Orezza, il assassine Simone Fabiani, à qui la famille Panzani reproche l'exécution de son parent Anghjulu Luiggi Luccioni. Tous ses biens sont incendiés sur ordre du Roi Théodore. En Avril 1739 , Ghjacintu Paoli et Luiggi Giafferi proclament qu'il est interdit de le rencontrer ainsi que ses partisans, tous au service de Gênes et traîtres à la Patrie. En 1755, Pasquale Paoli fait raser sa maison.

PETRIGNANI Hyacinthe Gaston:
Officier de l'armée française. Lieutenant au 163ème Régiment d'Infanterie (basé en Corse). Franc-maçon. En 1904, il est impliqué dans l'Affaire des fiches, à Paris. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PETRIGNANI Lisandru: (1785-1813)
De A Venzulasca. Poète en langue corse. Condisciple de Salvatore Viale. Auteur de plusieurs poésies italiennes et d'un poème héroï-comique, La Pila Rapita, de Testamentu di Mamma Catalina, et de compositions religieuses (lode). Salvatore Viale a emprunté à ses oeuvres le sujet de Dionomachia. Il meurt, assassiné, à Zuani, pour une histoire d'héritage familial.

PETRIGNANI Silvestru: (dix-septième siècle)
Notable de A Venzulasca. Nobile Dodeci du Diquà en 1620.

PETRIGNANI Stefanu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de A Venzulasca, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PETRIS Dominique:
Animatrice de théâtre. En 1975, à Calinzana, elle crée, avec Pierre Abitbol et Nicou Maraninchi, la troupe de A Tribbiera qui se produit dans les fêtes de village en présentant une création de chants et de contes corses.

PETROCCHI A.: (dix-neuvième siècle)
Né à Aiacciu. Artiste peintre amateur. Auteur d'une peinture intitulée Vue d'Ajaccio, en 1898.

PETROLACCI STEFANOPOLI Elie Félix: (1859-1933)
Né à Carghjese. Docteur en médecine. Maire de Bône de 1921 à 1933. Conseiller général du département de Constantine (Algérie) de 1898 à 1933 (Président de 1926 à 1933).
Commandeur de la Légion d'Honneur.

PETRONIUS: (neuvième siècle)
Consacré évêque d'Aleria en 813.

PETRU: (dix-huitième siècle)
De La Rocca di Rustinu. Prêtre. Auteur d'un manuscrit sur la Province Observante de Corti, publié en 1722, à Lucques.

PETRU di U NIOLU: Voir LAMPERTI Petru.

PETRU PAULU: (dix-huitième siècle)
D'Orezza. Religieux Réformé Récollet. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux.

PETRU U MUNTAGNOLU: Voir COLOMBANI Ignace.

PETRUCCI Anton Paulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de San Gavinu d'Ampugnani, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PETRUCCI Jean: (dix-neuvième siècle)
De Cateri. Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées à Bastia. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

PETRUCCI Martinu: (quinzième siècle)
Originaire de Calvi. Riche armateur et négociant. Partisan de Gênes en 1491. Notaire et sindicato de Calvi. Ambassadeur de la commune de Calvi auprès de l'Ufficio di San Giorgio.

PETRULIANU (de) (famille): (douzième siècle)
En 1107, ses membres Adalberto et son neveu Yventius, Albertino, Uberto, Adalberto et Landolfo offrent aux moines de La Gorgona le casementum cerclo (une maison) avec ses dépendances et deux terrains à Petrulianu.

PETRUSO Giovan Michele: (seizième siècle)
Piémontais au service des Français. En 1555, il est nommé juge général par Giordano Orsini. Il administre le Diquà et réside à Corti. En 1556, il doit résider six mois à Corti et six mois à Campulori. En 1558, devenu procureur du roi, avec sept cents cinquante hommes, il aide le duc François de Guise à prendre aux Génois, le fort d'Ischia Nova, dans l'étang de Biguglia, tenu par les Génois.

PEVERELLI (famille): (dixième siècle)
Famille génoise du Capicorsu, descendant des Obertenghi. En 1166, les Pisans ravagent le Capicorsu et réussissent à l'en expulser.

PEVERELLI Agostino: (treizième siècle)
Génois. En 1246, il cède la totalité de ses droits sur la seigneurie de San Columbanu (Ruglianu), dont les Avogari avaient dépossédé sa famille, à Ansaldo da Mare, moyennant une somme de quatre mille livres génoises.

PEVERELLI Giacomo: (treizième siècle)
Génois, fils de Sozzo.

PEVERELLI Guglielmo: (douzième siècle)
Génois, grand seigneur de la région d'Ugliastru, il possède la majeure partie du Capicorsu. En 1118, la République de Gênes s'appuie lui, pour mieux combattre, en Corse, son adversaire de toujours, la République de Pise.

PEVERELLI Sozzo: (treizième siècle)
Génois. Fils de Guglielmo. En 1246, avec son fils Giacomo, ils vendent, à Ansaldo da Mare, leurs propres droits sur leurs châteaux de MottiLuri), d'OvegliaCagnanu) et de Minerbiu.

PEVERINU: Voir SALICETI Francescu Antoniu.

PEYROT Gustave (Pierotti): (vingtième siècle)
Photographe et artiste peintre installé à Aiacciu. Graveur sur bois. Professeur de dessin. Directeur du Studio de Photographies Tomasi. Il expose à Aiacciu à la fin des années 1920 et dans les années 1930. Ses dessins et bois illustrent diverses revues (celles des éditions A Muvra notamment), sous le nom de Pierotti.

PHELUT Jean-Baptiste Pierre Ferdinand:
Sous-préfet de Bastia. Préfet de la Corse de 1905 à 1906. En 1906, à Aiacciu, à la tête de militaires, il tente d'investir le Grand Séminaire. Il y a des heurts, quelques séminaristes sont arrêtés, mais les opérations d'inventaire sont interrompues.

PHILIPPE II d'Espagne: (1527-1598)
Fils de Charles Quint. Roi d'Espagne de 1556 à 1598. Roi du Portugal de 1580 à 1598. En 1554, il envoie en Corse neuf galères avec quatre mille fantassins espagnols, conduits par Luiggi de Lugo Adelentano de Canaria, pour renforcer les troupes génoises d'Andrea Doria. En 1559, il signe, avec Henri II, le Roi de France, le Traité de Cateau Cambrésis qui stipule, entre autre, que la Corse doit être cédée (ou rendue) à Gênes. En 1564, Sampieru Corsu, après avoir débarqué en Corse pour commencer sa rébellion contre les Génois, lui écrit pour l'en informer, et lui demander son appui. Au contraire, il envoie en Corse Lorenzo Figueroa, avec trois cents hommes, pour aider Gênes contre Sampieru Corsu. En 1567, il conseille à Cosme de Médicis de ne pas intervenir entre les Corses et les Génois, lesquels sont ses alliés.

PHILIPPE V: (1683-1746)
Roi d'Espagne de 1700 à 1746. En 1729, le capitaine Francescu Maria Colonna di Bozzi lui propose de lui offrir la Corse. En 1731, les insurgés corses lui adressent un mémoire, dans lequel ils offrent à l'infant Dom Carlos, duc de Parme, la souveraineté de l' Ile. En Avril 1731, à la Cunsulta di U Viscuvatu, les Corses lui transmettent un texte, en 29 articles, Ristretto delle Rivolte di Corsica (qui reprend les revendications des insurgés). En Mai 1732, à la Cunsulta di Corti, il est décidé de mettre la Corse sous sa protection. Erasmu Orticoni est envoyé à Madrid pour lui exposer les droits ancestraux de la couronne aragonaise sur la Corse.

PHINN Thomas: (dix-huitième siècle)
Graveur à Londres. En 1768, il édite une carte de la Corse.

PIACENTINI Elena: (née en 1969)
Originaire de Tallone. Née à Bastia. Consultante en management à Lille. Romancière. Auteur de Un Corse à Lille (roman policier), en 2008, Art brut, en 2009, Vendetta chez les Chtis, en 2010, Carrières noires, en 2012, Le cimetière des chimères, en 2013, Prix Calibre 47 et Prix Soleil Noir 2014, Des forêts et des âmes, en 2014, Aux vents mauvais, en 2017...

PIACENZA (de) Raimondo: (quatorzième siècle)
Evêque d'Accia en 1388.

PIAGGI C.:
Journaliste. Fondateur et directeur du journal d'information et de défense des intérêts généraux de la Corse, Le Petit Quotidien, à Bastia, en 1924.

PIALI PACHA: (seizième siècle)
Amiral turc. En 1558, il croise au large des côtes du Capicorsu. Après diverses discussions avec les Français, dont François de Guise, avec sa flotte turque, il rentre vers le Levant, laissant ces derniers déçus de voir disparaître une aide très précieuse pour chasser les Génois de l'Ile.

PIANELLI ?: (dix-huitième siècle)
D'Ulmetu. En Avril 1797, il est l'un des cinq membres élus de l'administration centrale du Département du Liamone.

PIANELLI (de) Amable, Edward, John: (1883-?)
Originaire d'Ulmetu. Comte de La Valette. Administrateur des colonies. Gouverneur de Pondichéry de 1943 à 1945.

PIANELLI Antoniu Lurenzu: (1721-ap1785)
D'Ulmetu. Ecclésiastique. Prêtre. Reconnu noble par le Conseil Supérieur de la Corse en 1771. Pievanu de Casalabriva. Député du Clergé pour Aiacciu à l'Assemblée des Etats de 1777. Député de Sarté en 1785.

PIANELLI Ghjuliu Matteu: (1728-?)
D'Ulmetu. Capitaine. Reconnu noble par le Conseil Supérieur de la Corse en 1771.

PIANELLI Ghjuvanni Battista: (dix-huitième siècle)
D'Ulmetu. En Septembre 1761, à Appietu, il se déclare partisan d'Antonucciu de Matra. Il sera emprisonné au Palazzu Naziunale di Corti.

PIANELLI Ghjuvanni Dumenicu: (1634-1680)
D'Ulmetu. Capitaine au service de Gênes.

PIANELLI Jacques:
Militant nationaliste. En 1980, il fait partie du commando de l'Affaire Bastelica-Fesch. Il comparait libre au procès de 1981.

PIANELLI (de) Jules: (1803-1866)
Né à Ulmetu. Avocat à Aiacciu. Diplomate. Consul de France à Trieste.

PIANELLI Louis:
Maire de Pitretu Bicchisgià de 1977 à 1990.

PIANELLI Mighele dit Sampieru: (?-1831)
Bandit. En 1831, condamné à mort par contumace pour meurtre et assassinat, il se donne la mort, ne pouvant échapper à ses poursuivants.

PIANELLI Mighele Antoniu: (1747-1833)
Né à Ulmetu. Issu d'une famille d'origine génoise. Militaire. Il entre au Royal Corse en 1770. Capitaine en 1786. En 1791, il est au 3ème Bataillon de Chasseurs Corses, et fait campagne aux armées des Alpes et d'Italie en 1792-1793. Chef de bataillon en 1795. Commandant de la place de Gênes, en 1798, puis d'Oneille, de Modène, de Volghera, d'Alexandrie et de Casale en 1801. Général de brigade en 1802. Commandant d'armes à Aiacciu, puis à Bastia, en 1804.

PIANELLI Simone: (dix-huitième siècle)
D'Ulmetu. En Novembre 1768, il s'active à former un Parti Français dans le Dilà.

PIANELLI (de) Vincent Auguste: (1871-1944)
Né à Aiacciu. Originaire d'Ulmetu. Capitaine de vaisseau. Industriel. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre.

PIANI Danièle: (née en 1951)
Originaire de Normandie. Exploitante agricole installée en CorseCalcatoghju) en 1975. Ecrivain. Romancière. Auteur de L'écume des brocci, en 2002, de Plein Sud, en 2008...

PIAZZA Denys: (dix-neuvième siècle)
De San Fiurenzu. Fils de Natale. Maire de San Fiurenzu en 1885.

PIAZZA Dominique: (1813-1854
Né à Currà. Laboureur. En 1850, à Bastia, il est condamné à 15 ans de Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

PIAZZA François:
Maître de conférence en langue et littérature italiennes à l'Université de Corse Pasquale Paoli. Titulaire d'un doctorat à La Sorbonne. Agrégé d'Italien. En 2010, il traduit Giustificazione della rivoluzione di Corsica e della ferma risoluzione presa da Corsi di mai piu' sottomettersi al dominio di Genova (Justification de la révolution de Corse et de la ferme résolution prise par les Corses de ne plus jamais se soumettre à la domination génoise), écrit entre 1738 et 1758 par l'abbé Gregorio Salvini.

PIAZZA Ghjuseppu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Zicavu en 1835.

PIAZZA Ghjuseppu Antoniu: (1743-1813)
De San Fiurenzu. Vice-consul d'Espagne à San Fiurenzu. Podestat de San Fiurenzu en 1786. Député pour la communauté de U Poghju d'Oletta, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PIAZZA Henri: (1861-1929)
Né à Rome (Italie). Originaire de Zicavu. Editeur de livres d'art et d'estampes. Médaille d'or de l'Exposition de Liège. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie.

PIAZZA J. F.: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Zicavu en 1840.

PIAZZA Laurent Napoléon: (1932-2012)
Enseignant. Maire de Meria de 1995 à 2011.

PIAZZA Natale: (1765-1839)
De San Fiurenzu. Maire de San Fiurenzu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

PIAZZA Paul Lucien: (1865-?)
Né à Paris. Originaire de U Viscuvatu. Militaire. Colonel. Commandeur de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre de Stanislas (1917). Officier de l'Ordre de la Couronne (1919).

PIAZZA-ALESSANDRINI François: (1938-2012)
Né à Oletta. Haut-fonctionnaire. Conseiller territorial (divers droite) de 1982 à 2004 (membre du Conseil Exécutif). Président de l'Office des Transports (1992-2004). Membre du Conseil Economique et Social en 1999. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIAZZA-ALESSANDRINI Mathieu Luc Octave Louis joseph Antoine Bonaventure: (1879-1950)
Né à Oletta. Docteur en droit. Il consacre sa vie à l'industrie et plus particulièrement à la sériciculture (élevage des vers à soie), introduite dans le nord de l'Ile par son père, François Piazza, qui a doté Oletta d'une magnanerie. Maire puis conseiller général d'Oletta. Conseiller du commerce extérieur à la Banque de France. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIAZZOLA Alain:
Enseignant. Editeur. Fondateur de la librairie Le Temps Retrouvé à Aiacciu, en 1986. Fondateur de la maison d'édition Alain Piazzola, spécialisée dans l'œuvre littéraire corse, en 1988.

PIAZZOLI Francescu: (1895-1937)
Né à l'Orsu d'Orezza. Félibre. Poète en langue corse. Irrédentiste, il est établi en Italie. Il collabore à A Muvra. Amateur de chjam'è rispondi.

PICABIA Francis: (1879-1953)
Né à Paris. Artiste peintre. Il réalise, en 1923 une peinture intitulée Corte, la citadelle.

PICART Pascale: )
Artiste peintre installée à Marignana.

PICART le DOUX Charles Alexandre: (1881-1959)
Né à Paris. Artiste peintre (portraits de femmes). Il réalise des illustrations de Columba gravées sur bois en camaïeux par Gérard Angiolini, en 1946.

PICCHIOLU: (?-1732)
De Ficaghja d'Ampugnani. En 1726, il prend les armes contre Gênes, car la justice s'est prononcée en faveur de la fraction de la famille Sarrochi, avec laquelle il est en querelle. Il est tué au siège de Sartè, en Mars 1732.

PICCIOCCHI Celia: (née en 1976)
Originaire de Moïta. Musicienne. Violoniste. Compositrice. Orchestratrice. Chanteuse. Comédienne. Elle participe à diverses formations musicales (Quatuor et Trio Elixir, I Chjami Aghjalesi, Voce Ventu) et accompagne de nombreux chanteurs corses. Membre organisatrice des Rencontres de Violoncelle de Moïta.

PICCIOCCHI Marie Elsa:
Originaire de Moïta. Soeur de Celia. Chanteuse lyrique (soprano). Depuis 2011, elle chante avec le Trio Elixir

PICCIOLI Evaristu: (dix-huitième siècle)
En Mai 1732, il participe à une conférence, à Corti, où des nouvelles conventions entre Corses et Génois, garanties par l'Empereur Charles VI, sont énoncées en un Traité (Concessioni Graziose) réglant d'une façon satisfaisante les exigences des Naziunali.

PICCIONI Anghjulu Matteu: (dix-huitième siècle)
De Calacuccia. En Décembre 1768, il s'engage comme volontaire, en tant que fourrier, dans la Légion Corse du général d'Arcambal. En 1777, il est porte-drapeau du Régiment Royal Corse. En 1781, il est sous-lieutenant de grenadiers au Régiment Royal Corse. En 1791, il est lieutenant, puis capitaine au 3ème Bataillon des Chasseurs Corses. En 1792, il est fait chevalier de l'Ordre de Saint Louis et est nommé adjudant major du 1er Bataillon des Volontaires Nationaux Corses. En Février 1794, il est arrêté pour royalisme. En 1797, libéré, il passe à la 11ème Division Légère, à Bastia. En 1800, il est nommé adjudant major de la place de Corti.

PICCIONI Antoine: (1808-1880)
Né à Pinu. Médecin. Conseiller général de Luri. Maire de Bastia de 1865 à 1870. En 1865, il est membre de la commission spéciale créée pour étudier la participation de la Corse à l'Exposition Universelle qui doit se tenir à Paris. Fait chevalier de la Légion d'Honneur par Napoléon III en 1867. Outre de nombreuses études médicales, il publie, en 1851, à Bastia, un Essai sur l'éducation physique et morale des filles, destiné aux mères de famille et aux institutrices. Auteur de L'Avènement des Valois, en 1871, La France du Vème au XVème siècle, en 1873, L'Avènement des Capétiens, en 1873, Pie IX, en 1874, La supériorité de la femme chrétienne, en 1879...

PICCIONI Antonio Paolo: (onzième siècle)
Marquis, originaire de Tivoli. Il s'installe en Corse, à Pinu, au onzième siècle.

PICCIONI Antonio Paolo: (onzième siècle)
Originaire de Pinu. Podestat-major de Luri en 1594. Podestat du Capicorsu en 1601.

PICCIONI Antoniu: (seizième siècle)
De L'Isula. En 1592, il reçoit des lettres patentes le confirmant dans les privilèges attachés à la noblesse; il est un des ancêtres de la famille Piccioni de L'Isula.

PICCIONI Camille Vincent Emmanuel: (1859-1932)
Né à Bastia. Originaire de Pinu. Fils d'Antoine. Docteur en droit en 1891. Historien de la Corse. Gendre de Gustave Eiffel dont il épouse la fille Valentine. Professeur d'histoire diplomatique. Attaché d'ambassade en 1884. Secrétaire d'ambassade en 1887. Chef du bureau du chiffre en 1896. Ministre plénipotentiaire de la France en 1908. Inspecteur des Consulats. Sous-directeur politique chargé des affaires d'Amérique. Directeur des Archives du Ministère des Affaires Etrangères de 1910 à 1920. Il collabore à La Revue de la Corse. Auteur de Histoire du Cap Corse, en 1923, Tours et châteaux du Cap corse, en 1928, A travers l'Ile de Beauté: la Semaine Sainte en Corse, en 1931... Commandeur de la Légion d'Honneur. Il décède à Paris en 1933.

PICCIONI Jean: (1826-?)
De L'Isula. Fils de Sebastianu. Conseiller général du canton de L'Isula en 1858.

PICCIONI Sebastianu: (quinzième siècle)
Caporale de Pinu. En 1455, il reçoit, sur l'initiative de l'Ufficio di San Giorgio, des lettres de noblesse, qui attestent sa descendance, ainsi que celle de toute sa famille vivant en Corse, depuis le marquis Antonio Paolo Piccioni, originaire de Tivoli, en Italie, arrivé sur l'Ile au quinzième siècle.

PICCIONI Sebastianu: (1736-1769)
Originaire de Pinu. Officier de marine. En Mai 1760, il est corsaire au service de Pasquale Paoli. Il commande le scampavia Sant'Antoniu.

PICCIONI Sébastien: (1802-1890)
Né à Pinu. Il vit en Amérique, à Porto Rico, jusqu'en 1825. Il est un des pionniers de la culture du cédrat en Corse. Maire de L'Isula de 1840 à 1848 et de 1855 à 1870. Conseiller général du canton de Brandu de 1879 à 1880. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PICCIONI Vincent: (1812-1897)
Né à Pinu. Frère d'Antoine. Maire de Bastia de 1854 à 1857. Conseiller général de la Corse. Député (majorité dynastique) de Haute-Garonne de 1863 à 1870. Il décède à Garrevaques-Gandels (Tarn), en 1897. Chevalier de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre de Dannebrog.

PICCININI Antoine Louis (?-1836
Né à Santa Maria di U Poghju. Propriétaire. En 1835, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1836.

PICHALUGA Francesco: (seizième siècle)
Génois. Castellanu de Corti. En 1538, il est remplacé par Pietro Curletto.

PICHINOTTI Lazzaro: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1503. Il succède à Domenico Lercari. En 1504, devant l'ampleur du soulèvement mené par Rinucciu et Ghjudice della Rocca dans le Dilà, il envoie au commissaire Nicolo Doria, les Caporali de la Terra di U Cumunu: les di Casta, les d'Omessa, les di Campucassu, soit, en tout quatre cents hommes. En 1506, Ambroggio de Salvago lui succède.

PICKERING Joseph Langdsale: (1845-1912)
Né à Wakefield, Yorkshire (Angleterre). Artiste peintre anglais. Il séjourne en Corse en 1869. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1908 une peinture intitulée La fôret de Bocognano (Corse). Auteur également de Pero Bay, Corsica et A gray day, Corsica...

PIDEL Pierre: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1976 une peinture intitulée Vieille rue corse.

PIDO: Voir FRATICELLI Eric.

PIE IV (Jean Ange de Médicis): (1499-1565)
Pape de 1559 à 1565. En 1564, Santacroce, son nonce apostolique en Corse, rappelle à plusieurs souverains, les droits du Saint Siège sur la Corse. En 1564, Sampieru Corsu, après avoir débarqué en Corse pour commencer sa révolte contre les Génois, lui écrit pour l'en informer, et lui demander son appui. A Rome, lors d'un Consistoire, il parle de la situation en Corse et exprime sa crainte de voir les Turcs se mêler au conflit pour aider Sampieru Corsu. Il décrit ce dernier comme un larron et un perturbateur de la paix. Sampieru Corsu battu, il exprime son espoir et sa joie de voir triompher les Génois en Corse. En 1565, il renouvelle son soutient aux Génois.

PIE V (Saint) (Antonio Ghislieri): (1504-1572)
Pape de 1566 à 1572. En 1567, il fait une tentative de négociation pour obtenir la paix en Corse. C'est l'évêque de Sagone Gerolamo Leone qui en est chargé, mais les Génois refusent de parlementer. Il promet aux Corses qui se soumettraient à Gênes l'exonération des impôts dus à Sampieru Corsu au cours des années écoulées. Il exprime également au doge de Gênes sa satisfaction de la pacification de la Corse. Il refait une intervention en faveur de la paix en Corse. En 1568, Cosme de Médicis lui donne l'idée de relancer sa médiation auprès d'Alfonsu d'Ornanu. En 1569, il écrit au Doge de Gênes pour lui demander de faire preuve de clémence pour le peuple corse.

PIE VI (Giannangelo Braschi): (1717-1799)
Pape de 1775 à 1799. En Octobre 1795, le Parlement de Corse prend des décisions en matière de l'exercice de l'épiscopat en Corse, les renferme dans 22 articles et les lui fait parvenir, à Rome. En Février 1798, il lance un violent manifeste sur la sa conduite perfide, et ordonne de faire mouvement sur les Etats de l'Eglise.

PIE VII (Gregorio Luigi Barnaba Chiaramonti): (1742-1823)
Pape de 1800 à 1823. En conflit avec Napoléon Bonaparte suite au Concordat signé en 1801. Il annule, supprime et éteint les évêchés de Mariana, Accia, Sagone, Nebbiu et Aleria. En 1804, il vient à Paris sacrer l'Empereur. En 1812, les prélats romains de son entourage, exilés dans l'Ile, s'agitent et suscitent parmi la population de Bastia, très réceptive, des sentiments d'aversion et de haine contre l'Empereur. En 1816, en remerciement de l'accueil fait par la ville de Bastia aux 424 prélats romains exilés en Corse par Napoléon 1er, il accorde un privilège à la Scala Santa, l'escalier saint situé dans un sanctuaire dédié à la Madone de Montserrat de Catalogne.

PIE IX (Giovanni Maria Mastaï Ferretti): (1792-1878)
Pape de 1846 à 1878. En 1875, il érige en Archiconfrérie la Cunfraterna di San Ghjuseppu de Bastia, dont les rangs grossissent à vue d'œil.

PIEDIFALCU: Voir LEVIE Francescu.

PIERAGGI Andria: (1734-?)
Originaire de Corti. En 1833, il fait construire à Corti un immeuble, qui deviendra par la suite l'Hôtel du Nord. Conseiller municipal de Corti.

PIERAGGI Antoine dit Le Père des Pauvres: (1859-?)
Originaire de Corti. Conseiller général républicain de droite de Corti de 1892 à 1901. Maire de Corti de 1900 à 1908.

PIERAGGI Antoniu dit Restonica: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Corti. Poète. Il adresse des sonnets à Napoléon 1er.

PIERAGGI Francescu Luiggi: (1758-1827)
Originaire de Corti. Docteur en Droit de l'Université de Rome. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse en 1782. Juge royal du District de Vicu. Comte palatin. Chevalier de l'Ordre de l'Eperon d'Or.

PIERAGGI Ghjuvan Francescu: (1744-?)
Originaire de Corti. Ecclésiastique. Chanoine de l'église d'Aleria.

PIERAGGI Jean-Baptiste: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Corti. Avocat. En 1820, en tant qu'étudiant, il est sociétaire élève (puis membre résident en 1822 et vice-secrétaire en 1823) de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

PIERAGGI Leonardu: (1734-?)
Originaire de Corti. Ecclésiastique. Archidiacre de l'église de Sagone. Membre des Etats de Corse en 1772.

PIERAGGI Leonardu: (1792-?)
Originaire de Corti. Il crée, en 1833, le service de diligence entre Aiacciu et Bastia. En 1862, il est à l'origine de deux projets de chemin de fer en Corse.

PIERAGGI Matteu, dit Matteu Baiocca (dix-huitième siècle)
Originaire de Corti. Ecclésiastique. Prêtre. En 1729, il est nommé secrétaire du lieutenant de Corti.

PIERANGELI Antoine: (1846-?)
Né à Bastia. Membre de la Chambre de Commerce de Bastia. Consul des royaumes de Grèce et de Belgique à Bastia.

PIERANGELI César-Marie: (1804-1880)
Né à Bastia. Juge à Bastia en 1863.

PIERANGELI Henri dit Henri Pierhome: (1875-1945)
Né à Bastia. Ecrivain. Neveu d'Emmanuel Arène. Docteur en droit. Magistrat. Homme politique (républicain de gauche). Substitut du procureur de la République à Bastia en 1900. Conseiller général du canton de Moïta de 1905 à 1913. Conseiller général du canton de Ghisoni de 1919 à 1925. Elu député de Bastia en 1906 contre le député sortant Auguste Gaudin. En 1909, suite au rapport de Georges Clémenceau, il est membre de la commission parlementaire constituée au sujet de la Corse. Réélu député de Bastia en 1910, puis 1914. Député de la Corse de 1919 à 1924. Député de Bastia (gauche radicale) de 1928 à 1932. En 1934, il publie Contes et nouvelles, d'Emmanuel Arène. Battu à la sénatoriale partielle, sous l'étiquette de la droite piétriste, en 1937 par Alexandre Musso. Auteur d'études sur la Corse économique en vies romancées: Gallochio, bandit corse, La vie du bandit Bellacoscia, La Vie du bandit Théodore, d'un roman historique, Anna Maria (en 1934)... Il décède à Bastia en 1945.

PIERANGELI Mathieu: (1873-1965)
Originaire de Bastia. Trésorier payeur général de la Corse.

PIERANGELI Philippe: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Bastia. Conseiller auditeur à la Cour Royale de la Corse. Auteur, en 1822, d'une Description de la Cathédrale de l'ancienne ville de Mariana. Membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse en 1823.

PIERANGELI Philippe: (né en 1956)
Né à Vienne (Isère). Artiste photographe installé à Aiacciu depuis 2011. Portraitiste. Photographe journaliste à Communication & Entreprise (Anciennement UJJEF). Secrétaire national de l'Union des photographes Créateurs en 2003. Prix BIP en 2000. Lion de bronze avec l'agence Tequila en 2004. Membre de nombreux jurys professionnels.
Voir le site de Philippe PIERANGELI.

PIERANGELI Philippe Auguste: (1844-1895)
Né à Bastia. Gendre d'Etienne-Louis Orenga. Avocat d'affaires au barreau de Bastia de 1867 à 1873. Conseiller municipal de Bastia. Agent, en 1873, puis agent général de la Compagnie Fraissinet, à Bastia en 1892. Secrétaire du Comité Départemental de l'Exposition Universelle de 1878. Membre du Comité des Directions de la Caisse d'Epargne de Bastia de 1880 à 1890. Membre du Comité de l'Exposition Universelle de 1889. Co-propriétaire et administrateur des mines d'antimoine de Meria et Ersa. Médaille de bronze de l'Exposition de 1889 à Paris. Médaille d'or de l'Exposition Minière et Mettalurgique de Londres de 1890. Président du Tribunal de Commerce de la ville de Bastia. Membre de la Société d'Agriculture de Bastia. Consul de Turquie, de Suède et de Norvège. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie. Officier de l'Ordre Impérial du Médjidié. Chevalier de l'Ordre de la Couronne d'Italie.

PIERAZZI Jean-Baptiste: (né en 1985)
Né à Aiacciu. Footballeur professionnel (milieu de terrain). Il évolue à l'AC Ajaccio de 2006 à 2013, avant de devenir le premier footballeur professionnel corse à jouer aux Etats-Unis (aux Earthquakes de San José), depuis 2014.

PIERETTI Antoine:
Co-auteur, avec Achille Monti et Marie-Lucie Cervoni, de Luri, chemins d'une histoire, en 1996.

PIERETTI Arthur: (?-1943)
Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est tué par les Allemands, lors des combats de la Libération de Bastia, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

PIERETTI Jean: (1922-2011)
Originaire de Luri. Vigneron. Créateur de A Fiera di u Vinu, de Luri.

PIERHOME Henri: Voir PIERANGELI Henri.

PIERI Charles: (né en 1950)
Né à Bastia. Militant nationaliste. Chef militaire présumé du FLNC. En 1983, il est inculpé pour assassinat et tentative d'assassinat dans l'attaque d'un camp de la Légion à Sorbu Occagnanu revendiqué par le FLNC, en 1982. Il s'évade de la prison de Bastia en 1984. En 1987, il figure sur l'affiche des recherchés de Charles Pasqua. Il est à nouveau arrêté en 1987. En 1996, lors d'une assemblée générale de A Cuncolta Naziunalista, il est nommé secrétaire national de l'organisation pour la Haute Corse. Il est grièvement blessé lors d'un attentat à la voiture piégée sur le vieux port de Bastia. En 1998, il est arrêté à Bastia avec 3 autres militants de A Cuncolta Indipendentista, tous trouvés en position d'un arsenal. Il est condamné, en 2000, à 4 ans de prison dont un avec sursis. Arrêté de nouveau en 2003, il est condamné, en 2005, en première instance, à 10 ans de réclusion criminelle, puis, en appel à 8 ans de prison. Il est libéré (en semi-liberté) sous condition en 2009, avec interdiction formelle de se rendre en Corse. Il est incarcéré à nouveau, en 2011, pour non respect de ces conditions.

PIERI Claude: (1922-2002)
Né à Corti. Vice-amiral d'escadre. En 1943, il rejoint les Forces Françaises Libres. Après un engagement dans la guerre d'Indochine, il fait ensuite principalement carrière dans les forces sous-marines. Professeur à l'Ecole Nationale Supérieure de Guerre en 1965. Commandant de l'Escadrille des sous-marins en Méditerranée en 1971. Commandant des sous-marins d'attaque (SNA) en 1974. Commandant de la Force Océanique Stratégique (FOST), de 1979 à 1982. Administrateur supérieur des territoires des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) de 1982 à 1987. Grand Officier de la Légion d'Honneur. Grand-croix de l'Ordre National du Mérite. Croix de Guerre 1939-1945 et des Théâtres d'Opérations extérieures (TOE). Il décède à Toulon, en 2002.

PIERI François: (né en 1940)
Né à Ghisoni. Conseiller municipal d'Aiacciu. Conseiller général (radical de gauche) d'Aiacciu de 1992 à 2004.

PIERI François-Gaston: (1921-2010)
Originaire de Ghisoni. Ancien combattant de la Seconde Guerre Mondiale. Grand mutilé. Médaille militaire. Croix de Guerre 39-45 avec Palme.

PIERI Jacques Philippe: (1846-1887)
Né à Ghisoni. Ingénieur. Spécialiste des armes à feu (il dépose 12 brevets en France et aux USA entre 1867 et 1886). En 1878, il finance la construction du Palazzu, l'ancien centre administratif du canton de Ghisoni.

PIERI Marius:
Originaire de Prunelli di Fiumorbu. Professeur en médecine. Il est le premier Corse à être reçu à l'agrégation de médecine.

PIERI Pierre-Timothée (Timo): (né en 1927)
Médecin. Maire (divers droite) de Prunelli di Fiumorbu de 1965 à 2001 (il occupe entre autre la fonction de président de la Commission Culturelle). Elu conseiller territorial de 1992 à 2004. Fondateur du musée ethnologique privé Mnemosina, vitrine du Fiumorbu depuis la préhistoire. Président de la FAGEC (Fédération d'Associations et Groupements pour les Etudes Corses). Membre de la Délégation Nationale du Comité des Régions, à Bruxelles, en 1998. Membre du Comité de bassin Rhône-Méditerranée-Corse en 1999. Auteur de L'Or du temps (à la recherche des trésors humains et historiques dans le Fium'Orbu), en 2000.

PIERI Vanina: (née en 1975)
Originaire de Guarguale. Docteur en évaluation des politiques publiques. Attachée territoriale. Elue conseillère territoriale (Corse Social-Démocrate) depuis 2004. Membre du Conseil Excécutif de l'Assemblée Territoriale de 2010 à 2015 (présidente de l'Agence du Tourisme de la Corse (ATC)).

PIERINI Pierre: (?-1870)
Originaire de Spiluncatu. Soldat. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Spiluncatu.

PIERNE Jean: (vingtième siècle)
Né en Bretagne. Artiste peintre. Il adresse au Salon des Tuileries de 1941 une peinture intitulée Le port de Bastia.

PIERRE (PETRUS): (sixième siècle)
Evêque d'Aleria de 596 à 598. En 596, le pape Grégoire 1er le charge de la construction d'une basilique en l'honneur de Saint Pierre et d'un baptistère consacré au martyr Saint Laurent. Il lui demande également de lutter contre l'idolâtrie toujours pratiquée dans certaines régions de l'Ile.

PIERRE (Saint): (mort entre 64 et 67)
Apôtre de Jésus. En 42 (ou 46), il envoie des missionnaires prêcher l'Evangile dans la péninsule italique et dans les îles de sa périphérie occidentale, dont la Corse.

PIERRE IV le Cérémonieux: (1319-1387)
Roi d'Aragon de 1336 à 1387. En 1336, il sollicite l'investiture des Iles auprès du pape Benoît XII. Puis, il renonce à ses droits sur la Corse, en compensation de la Sardaigne. En 1345, il écrit à Lupu d'Ornanu, seigneur d'Ornanu, pour l'inciter à le servir. En 1351, il écrit au pape Clément VI pour s'excuser de n'avoir pas réglé le tribut dû pour la possession de la Corse. En 1353, après s'être fait rappeler à l'ordre par le pape Innocent VI, il règle la redevance et reçoit la sixième investiture que les papes, depuis Boniface VIII, accordent aux Rois d'Aragon pour la Corse. En 1363, il accueille en exil Arrigu della Rocca. En 1372, il arme ce dernier, qui rentre en Corse. En 1377, il fait d'Arrigu della Rocca son lieutenant général en Corse, et met à sa disposition pratiquement toutes les troupes et les navires basés en Sardaigne.

PIERRE DOMINIQUE: Voir LUCCHINI Pierre Dominique.

PIERRE Jean-Pascal:
Originaire de Sartè. Il participe à la mise en place de l'université de Brazzaville. Militant autonomiste. Membre de l'ARC, chargé des problèmes de formation des hommes. Membre du bureau du GRAPUC, en 1973. en 1975, il fait partie (il est chargé des questions démographiques) de la délégation de de l'ARC, composée de 8 membres, qui est reçue à Paris par Libert Bou. Il fait partie de la commission, d'une trentaine de membres, mise en place par Libert Bou, et chargée de réfléchir au contenu de la future Université de Corse. Membre coordinateur du Directoire mis en place pour définir les cadres de l'action économique, sociale et culturelle d'une université en Corse.

PIERRI Jacques François: (1768-1818
Né à A Porta d'Ampugnani. Marchand. En 1804, à Bastia, il est condamné à 14 ans de Galères, pour vol avec effraction. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1818.

PIERRINI-DARCOURT Gulia: (née en 1983)
Née à Paris. Originaire de Suveria. Comédienne. Elle joue notamment dans la série télévisée Mafiosa.

PIERUCCI Michel: (?-1988)
Originaire de Corti. Fils de Toussaint. Avocat. Maire (divers droite) de Corti de 1963 à 1967 et de 1971 à 1983.

PIERUCCI Nicolas: (1895-1943)
Né à U Viscuvatu. Résistant durant la Guerre de 1939-1945. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il saute sur une mine au cours d'une mission, en 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de U Viscuvatu et sur celui de la ville de Bastia.

PIERUCCI Toussaint:
Maire de Corti de 1955 à 1963.

PIETRA (della) ?: (dix-huitième siècle)
En Décembre 1797, au couvent de Sant'Antoniu di A Casabianca, les membres de A Crucetta le désignent comme membre du comité d'action, le Comité de Saint Antoine.

PIETRA SANTA (di) Paolo: (seizième siècle)
Génois. Il s'installe à Aiacciu en 1501. Sa descendance s'alliera aux Ramolino et aux Fesch.

PIETRAGALLA Marie-Claude: (née en 1963)
Née à Paris. Originaire de Calvi. Danseuse étoile. Chorégraphe. Premier prix du Concours International de Paris en 1984. Première danseuse de l'Opéra de Paris en 1988. Prix de l'AROP en 1989. Chevalier des Arts et Lettres en 1994. En 1996, elle crée le ballet Corsica. Chevalier de l'Ordre National du Mérite en 1997. Directrice du Ballet National et de l'Ecole Supérieure de Danse de Marseille de 1998 à 2004. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRASANTA (de) Dumenicu Geronimu: (1792-?)
Né à Aiacciu. Procureur du Roi, à Aiacciu, en 1831. Procureur de la République en 1852. Conseiller à la Cour d'Appel d'Alger.

PIETRASANTA (de) Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
D'Aiacciu. En Août 1751, il est le Nutariu (notaire) élu de la Cunsulta di Oletta. En 1768, il est nommé conseiller au Conseil Supérieur de la Corse.

PIETRASANTA (de) Mighele: (1705-1773)
D'Aiacciu. Grand-père de Litizia Buonaparte. Notaire ajaccien en 1764.

PIETRASANTA (de) Prosper Joseph Jean-Marie: (1820-1898)
Né à Aiacciu. Docteur en médecine en 1842. Inspecteur des eaux thermales à Paris en 1853. Médecin hygiéniste. Médecin personnel de l'empereur Napoléon III. Chargé de missions scientifiques en France et en Algérie. Fondateur du Journal d'Hygiène. Auteurs de nombreux ouvrages (dont La Corse et la station d'Ajaccio, en 1864). Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRI ?: (dix-neuvième siècle)
Pievanu de Sartè. En Mai 1785, il remplace, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, l'évêque d'Aiacciu, Benedetto Andrea Doria, qui, malade, ne peut assister, aux séances de la Huitième Assemblée des Etats de Corse. Chanoine à la cathédrale d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

PIETRI (de) ?: (?-1762)
Originaire de Cannelle. Capitaine dans l'armée des Naziunali. Il périt en enlevant la tour de la Coscia (au nord de Macinaghju) aux Génois, en 1762.

PIETRI Aimé: (né en 1931)
Né à Bastia. Professeur d'italien. Journaliste depuis 1952. Rédacteur du Petit Bastiais de 1958 à 1969. Correspondant de l'Agence France-Presse, des radios RTL et RMC, des quotidiens italiens Corriere della Sera et Nazione, et, depuis 1985, de la chaîne de télévision RAI Uno... Fondateur et rédacteur en chef de la revue mensuelle Kyrn (qui parait de 1969 à 1987). Fondateur de Radio Corsica Internationale (RCI) en 1979. Rédacteur en chef de l'hebdomadaire Kyrn en 1988. Editorialiste au Journal de la Corse depuis 1996. Auteur de Cinquante ans journaliste en Corse (2016).

PIETRI Albert: (1894-1956)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Chef de Bataillon (CR) Ingénieur des Ponts et Chaussées. Commandeur de la Légion d'Honneur.

PIETRI Ange Antoine: (?-1958)
Originaire de Corti. Résistant de la Guerre 1939-1945. Déporté. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure, avec ceux de Jean-Baptiste Fontanarosa, Jean Nicoli et Pierre Griffi, sur la Stèle Commémorative située sur le trottoir, square Pierre Griffi, à Corti.

PIETRI Anghjulu Maria Pasquale: (1731-1789)
Originaire de Sartè. Capitano. Commissario. Il est un des officiers de Pasquale Paoli avec qui il combat dans la plaine du Golu.

PIETRI Anicetu: (dix-huitième siècle)
En Septembre 1770, à Bastia, lors de la Première Assemblée des Etats de Corse, il est élu Nobile Dodeci (un des huit pour le Diquà).

PIETRI Antoine François: (dix-neuvième siècle)
De Sartè. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

PIETRI Antoine Jean: (1829-1885)
Né à Sartè. Frère d'Antoine-Sylvestre. Avocat. Premier sous-préfet de Puget-Théniers lors du rattachement du Comté de Nice à la France, de 1860 à 1865. Secrétaire-général de la préfecture de la Marne en 1865. Sous-préfet d'Epernay (Marne) en 1868. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Antoine Jourdan Napoléon: (1844-1916)
Né à Sartè. Frère d'Antoine-Sylvestre. Beau-frère d'Antoine Gavini. Il rejoint son frère Antoine-Marie à Alexandrie, où il devient également conseiller khédival du gouvernement égyptien . Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Antoine-Marie: (1835-1901)
Né à Sartè. Frère d'Antoine-Sylvestre. Avocat. Conseiller général de la Corse. Juge-consul à Alexandrie en 1868. Conseiller khédival du gouvernement égyptien. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Antoine Sylvestre Jean Etienne: (1826-1870)
Né à Sartè. Petit neveu de l'ancien préfet du Golu (Antoniu Ghjuvanni Pietri). Commandant. Campagne de Crimée (1845-1855). Campagne d'Italie (1859). Il est tué sur le champ de bataille de Reishoffen en 1870. Officier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Anton Ghjacumu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Olmeta di Capicorsu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PIETRI Antoniu: (1799-1791)
Originaire de Centuri. Avocat. Juge de paix. Sindicato de Brandu. Conseiller d'arrondissement.

PIETRI Antoniu Ghjuvanni: (1764-1846)
Né à Sartè. Procureur syndic du district de Taddà. Président de l'administration centrale du Département du Liamone en 1797. En 1798, il est arrêté, suspecté de Bonapartisme aux yeux du Directoire, à majorité réactionnaire. En Juin 1800, il est nommé préfet du Département du Golu. Il le restera jusqu'en 1811. Il s'oppose au commissaire administrateur général André François Miot de Melito. En 1803, il crée, à Bastia, la Société d'Instruction Publique du Département du Golu dont il devient le président perpétuel. Promoteur de la loge maçonnique bastiaise La Concorde. Chevalier de la Légion d'Honneur. En 1810, il représente le Département du Golu au mariage de Napoléon 1er. Président d'honneur et membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse en 1818.

PIETRI Antoniu Ghjuvanni dit Ghjuvan di Balagna: (1788-1856)
Né à Sartè. Neveu d'Antoniu Ghjuvanni. Avocat. En 1809, il épouse Maria-Antonia Dionisia Leonetti, la petite nièce et filleule de Pasquale Paoli. Maire de Munticellu (1813-1814, 1824-1831 et 1836-1838). Maire de L'Isula de 1838 à 1855. Conseiller général de la Corse en 1838. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Antoniu Marcu: (dix-huitième siècle)
Rettore d'Altaghjé. En Novembre 1763, il est invité à participer à la Cunsulta Generale di Sartè, ainsi que de nombreux autres membres du Clergé (pievani, rettori, vicarii).

PIETRI Arturo (USLAR PIETRI): (1906-2001)
Originaire d'Ersa et de Stazzona d'Orezza. Né à Caracas. Petit-fils de Juan. Ecrivain et intellectuel vénézuélien parmi les plus éminents du XXème siècle. Il publie très tôt des nouvelles dans des magazines pour la jeunesse et entreprend des études en sciences politiques avant de devenir au début des années 1930 membre de la délégation diplomatique du Venezuela à Paris où il se lie avec d'autres futurs grands écrivains sud-américains comme Alejo Carpentier ou Miguel Angel Asturias. Il écrit durant son séjour à Paris un roman historique sur la guerre de libération de Simon Bolivar intitulé Les lanzas coloradas, publié en espagnol en 1931 (en français en 1932). Rentré dans son pays, il entreprend, à partir de 1935, une carrière politique en publiant des essais sur l'utilisation des revenus du pétrole et sur l'éducation. Il est député sénateur, ministre et même candidat à la présidence de la République en 1963 contre Raül Leoni (autre Corse originaire du Nebbiu). Ce dernier est élu. Il poursuit ses publications et ses activités politiques en s'opposant dans les dernières années de sa vie au président Hugo Chavez. Il assure longtemps la direction du journal El Nacional avant de devenir ambassadeur près de l'UNESCO à Paris. Ses essais, poèmes et fictions romanesques qui lui valent de nombreuses récompenses, comme les prix Prince des Asturies et Miguel Cervantès en Espagne ou le prix Maria Moors Cabot aux États-Unis. Ses œuvres sont peu traduites en français, et on doit aux éditions Critérion la publication récente de certains de ses plus grands textes (Insurgés et Visionnaires de l'Amérique latine en 1995, Les vainqueurs et autres nouvelles en 1995, Le chemin de l'Eldorado en 1997. Les éditions Passe le vent publient en 1986 un recueil de poèmes L'Homme que je deviens. Il décède à Caracas en 2001.

PIETRI Camille: (1852-1885)
Pitretu Bicchisgià. Elève de l'Ecole Polytechnique. En 1876, il sert comme lieutenant en Afrique (au Sénégal, au Niger...), où il est l'adjoint du capitaine Gallieni (futur maréchal). Capitaine (Régiment d'Artillerie de la Marine) en 1881. De retour en France, en 1883, il est affecté au Tonkin, où il meurt, victime d'une épidémie du choléra, en 1885. Auteur de Les Français au Niger (1885). Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Carlu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Pedicroce, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PIETRI Charles: (vingtième siècle)
Adjoint (communiste) au maire de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis). En 1934, il participe, à Aiacciu, aux premiers Etats Généraux de la Corse. Il fait une tournée dans l'Ile et participe à plusieurs meetings.

PIETRI Charles: (1939-1991)
Directeur de l'Ecole Française de Rome. Historien du Christianisme.

PIETRI Charles Dominique: (1881-?)
Bastergà. Fonctionnaire territorial. Conseiller de préfecture à Privas (Ardêche) en 1926. Sous-préfet de Corti en 1935. Sous-préfet de Jonzac (Charentes-Maritimes) en 1938. Secrétaire général de préfecture honoraire. Officier de la Légion d'Honneur. Officier du Mérite Agricole.

PIETRI Charles Joseph Antoine: (1851-?)
Mostaganem (Algérie). Originaire de Campi. Fils de Paul Antoine. Avocat à Mostaganem de 1880 à 1882. Avocat défenseur près le Tribunal de Tunis (Tunisie) en 1883. Syndic des avocats défenseurs de Tunis. Membre du Bureau d'Assistance Judiciaire en 1888. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Instruction Publique. Chevalier du Mérite Agricole. Commandeur de l'Ordre du Nicham Iftikhar. Officier de l'Ordre du Lion et du Soleil de Perse. Chevalier de l'Ordre de Saint-Stanislas de Russie.

PIETRI David:
De Pruprià. Clerc d'huissier. Ecrivain. Auteur de Le jour où Napoléon rencontra Michaël Phelps (2015).

PIETRI (de) Don Ghjuvanni Battista (Ippofilo Tipeo fra gli Arcadi di Roma): (1820-1899)
Né à Sartè. Poète en langue italienne. Membre de l'Accademia degli Arcadi di Roma. Ses oeuvres paraissent dans Le Petit Bastiais et, à partir de 1880, dans La Rivista Italiana. Auteur de Poesie Varie en 1896.

PIETRI Don Jacques: (?-1907)
En 1907, avec sa femme et leurs 7 enfants, ils périssent, empoisonnés par des champignons, dans le hameau de Veta, près de Quenza.

PIETRI Don Pierre Jean: (né en 1939)
Maire de San Gavinu di Carbini. Conseiller territorial (droite) de 1998 à 2004.

PIETRI Fabrice:
Premier adjoint (communiste) du maire de Porti Vechju en 1945. Elu maire en 1946. A nouveau premier adjoint du maire de Porti Vechju en 1947.

PIETRI Francescu: (?-1761)
Officier Naziunale. En Février 1761, il meurt lors de l'attaque par les Naziunali de la tour de San Pellegrinu.

PIETRI Francescu Maria: (1748-1838)
Né à Fuzzà. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. En Juin, après la défaite, et malgré l'exil de Pasquale Paoli, il reste fidèle à ce dernier, et constate que la plupart des notables de la région ont déjà adhéré au Parti Français. En Septembre 1791, à la Deuxième Assemblée Provinciale Electorale à Corti, il est élu député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale. Secrétaire du Comité Départemental de Corse en 1796. En Mai 1797, il est déclaré proscrit. Il émigre à Londres. En 1804, il figure sur le testament de Pasquale Paoli déposé aux archives du diocèse de Canterburry. Il meurt à Londres, en 1838, et il est inhumé au cimetière Saint Pancrace aux côtés de Pasquale Paoli.

PIETRI François: (1885-1941)
Publiciste et rédacteur au Bastia-Journal. Fondateur de La Corse Touristique, où il est également éditorialiste (de 1924 à 1934). Ses éditoriaux concernent le tourisme, l'accueil, la valorisation de l'intérieur de l'Ile, l'image de la Corse et des Corses. Un recueil de ses écrits, La Corse Touristique, Editoriaux de 1924 à 1934, est édité en 1990.

PIETRI François-Marie:
Ancien combattant (gazé) de la guerre 1914-1918. Président de la section d'Aiacciu des Croix-de-Feu, qui comporte 300 adhérents. En 1935, il est nommé délégué régional des Croix-de-Feu de Corse.

PIETRI François-Marie: (1887-1961)
Né à San Gavinu di Carbini. Militaire. Lieutenant des Chasseurs Alpins (6 fois blessé) lors de la guerre 1914-1918. Il termine sa carrière militaire comme commandant. En 1940, il lance à ses compatriotes un appel à la résistance et à la clandestinité (Corses, Garde à vous !). En 1941, il crée la Légion Corse, organisation apolitique et clandestine, contre l'occupant italien, avant de prendre le maquis. En 1943, il combat les Allemands, à Quenza et à San Gavinu di Carbini, et participe à la libération de la Corse. Il symbolise la résistance en Corse des militaires de carrière. En 1944, il est nommé membre de la Commission Départementale Provisoire. A partir de 1947, il participe à l'implantation du mouvement gaulliste, le RPF, en Corse. Grand Officier de la Légion d'Honneur. Il décède à Aiacciu en 1961. Une stèle est apposée sur sa demeure à la sortie nord de San Gavinu di Carbini, qui rappelle son action.

PIETRI François Sampiero Sébastien Marie Jourdan: (1882-1966)
Né à Bastia. Fils d'Antoine-Jourdan. Neveu d'Antoine Gavini. Docteur en droit. Inspecteur général des Finances. Directeur général des Finances au Maroc de 1917 à 1924. International d'escrime en 1921 et 1922. Député (républicain de gauche) de la Corse en 1924, et de Corti de 1928 à 1942. Plusieurs fois ministre entre 1926 et 1936 (Colonies, Budget, Défense...). Sous-secrétaire d'Etat aux Finances en 1926. Plénipotentiaire français à la Conférence Navale de Londres en 1930. Conseiller général de Moïta, en 1925, et président du Conseil Général de la Corse de 1931 à 1937. En 1931 (il est Ministre du Budget) à Port-de-Bouc, lors du lancement du paquebot Pascal Paoli, dont la marraine est son épouse, dans son discours, il aborde la contradiction qu'il y a à faire glorifier par le Gouvernement de la République un homme qui avait choisi de séparer la Corse de la France. Délégué du gouvernement à la Conférence du Désarmement de Genève en 1932. En 1934, pour protester contre le limogeage de Jean Chiappe, il démissionne de son poste de ministre des Finances En 1939, il est candidat à la Présidence de la République contre le président sortant Albert Lebrun. Il obtient 10 voix sur 864. En 1940, il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Ambassadeur de France à Madrid sous le régime de Vichy (1940-1944). Auteur de plusieurs livres d'économie (Le compte de la pacification marocaine, Régimes monétaires et finances coloniales, Justice et injustice fiscale...) et d'histoire ( Lucien Bonaparte à Madrid, en 1951, Napoléon et le Parlement, la dictature enchaînée, en 1955, Napoléon et les Israélites et Charles le Mauvais, en 1963...) Auteur de Mes années en Espagne en 1954, Princes du sang, en 1962,. Il décède à Sartè en 1966. Président de la Fédération Française d'Escrime. Membre du Comité International Olympique. Chevalier de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre de Charles II d'Espagne.

PIETRI Gaëlle (Gaëlle HERISSON-PIETRI): (née en 1981)
Originaire de San Gavinu di Carbini. Mannequin.

PIETRI Gaston:
Ecclésiastique. Prêtre pour le diocèse d'Aiacciu. Ecrivain. Directeur du Centre national de l'enseignement religieux (CNER) de 1978 à 1982. Secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France, chargé des questions pastorales de 1982 à 1988. Directeur de l'Institut Pastoral d'Etudes Religieuses à l'Université Catholique de Lyon de 1988 à 1993. Responsable diocésain de la formation permanente du diocèse d'Aiacciu depuis 1993. Créateur du groupe Corte96. Journaliste, il publie de très nombreux articles dans La Croix et Le Monde. Il contribue également à la revue Études. Auteur de plusieurs livres: Le figuier et la tour, la grâce et la liberté, le paradoxe de l'existence chrétienne (1983), D'une rive à l'autre, solitude et communion, Desclée de Brouwer (1987), Le catholicisme à l'épreuve de la démocratie (1997), De la liberté de parole dans l'Eglise, le catholicisme et la crise de l'autorité (1997), La laïcité est une idée neuve en Europe (1998), Une vérité désarmée, Comment va la Corse ?, La Vocation, Passeurs de Dieu. D'une culture à l'autre (2004), Au risque du temps (2006), Il collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010. Membre fondateur du Collectif contre les assassinats et la loi de la jungle, en 2013. Nommé Chapelain du Pape en 2014.

PIETRI Ghjabicorsu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Porti Vechju en 1855.

PIETRI Ghjacumu Francescu, dit Cannuchjale ou Machiavellu (1680-1770)
Né à Tagliu Isulaccia. En Mars 1736, à la Cunsulta di A Casabianca, il est décidé de l'envoyer, avec d'autres émissaires, auprès du commissaire général Paolo Battista Rivarola. En Avril 1736, à la Cunsulta di Alisgiani, il est nommé par le Roi Théodore 1er, Provéditeur des Armées. En Septembre 1761, il est, à Aleria, un des partisans d'Antonucciu de Matra. En Avril 1762, des officiers génois et des opposants à Pasquale Paoli, prisonniers dans la citadelle de Corti, s'étant révoltés et emparés des armes des gardiens, il marche sur la citadelle, et obtient la libération des otages et des détenus politiques. En Novembre 1768, il s'active à former un Parti Français dans le Diquà.

PIETRI Ghjacumu Santu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de San Gavinu di Carbini, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PIETRI Ghjaseppu dit U Strampalatu: (vingtième siècle)
De Pianellu. Poète improvisateur. Il collabore au journal A Corsica de 1915 à 1919.

PIETRI Ghjuliu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Santa Maria Ficaniedda, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PIETRI Ghjuseppu Maria: (1761-1818)
De Sartè. Avocat. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Sartè, aux Assemblées du Tiers Etat, en vue de la convocation des Etats Généraux. En Octobre, il est élu au Directoire du Département de la Corse. En Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, en tant que député de la communauté de Belvidé, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il écrit, avec Carlu Andria Pozzo di Borgo, la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Il est également désigné, avec trois autres membres, pour présenter au Roi de Grande Bretagne une Adresse d'allégeance. En Février 1795, il assiste à la Première Session du Parlement Anglo-Corse, qui se tient à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, où il est nommé Secrétaire d'Etat.

PIETRI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
De Porti Vechju. Ancien administrateur de la cité du temps du gouvernement Anglo-Corse. En Avril 1799, il est élu à la tête de la municipalité.

PIETRI Ghjuvan Pasquinu: (dix-huitième siècle)
Du Rustinu. Officier du régiment corse, U Regimentu di a Morte. En Janvier 1793, il chasse de Bastia les volontaires marseillais des troupes de Sardaigne, qui terrorisent la ville. En Avril 1795, le Vice-roi de Corse Sir Gilbert Elliot forme quatre bataillons de milices corses, et lui confie le commandement de l'un d'eux.

PIETRI Ghjuvanni Agostinu: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1773, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il est député à la Troisième Assemblée des Etats de Corse.

PIETRI Ignace: (dix-neuvième siècle)
En 1897, il est le rédacteur en chef du nouveau Journal de la Corse.

PIETRI Jacques: (1839-1899)
Originaire de Cavru. Contrôleur des Douanes de l'Indochine.

PIETRI Jacques: (1936-2007)
Né en Algérie. Originaire de San Gavinu di Carbini. Chirurgien cardio-vasculaire. Il excerce au CHU de Strasbourg, à Houston, à New-York, et au CHU d'Amiens de 1973 à 1999. Auteur de plus de 100 publications médicales dans des revues internationales. Il contribue au développement de l'Alta-Rocca, notamment à la restauration de sites historiques. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Jean André: (1850-1927)
Né à Siscu. Capitaine au long cours. Administrateur de la Compagnie Insulaire de Navigation à Vapeur Morelli entre 1883 et 1892.

PIETRI Jean-Baptiste: (1837-1907)
Né à Sartè. Vice-président du Conseil de Préfecture de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Jean Côme: (1802-1900)
Né à Sartè. Docteur en médecine. Médecin-major au Bataillon de Chasseurs à Pied de la Garde Impériale. Il participe aux campagnes d'Algérie (1837-1839), d'Orient (1855) et d'Italie (1859). Officier de la Légion d'Honneur. Médailles de Crimée et d'Italie. Médaille de la Valeur Militaire de Sardaigne. Chevalier de l'Ordre de Sainte-Anne de Russie. Chevalier de l'Ordre de Sainte-Stanislas de Russie.

PIETRI Jean Michel (1973-2009)
Né à Pruprià. Pilote automobile. Champion de Corse des rallyes automobile en 2007 et 2008. Il se tue lors d'une sortie de route, durant un essai, en Mars 2009.

PIETRI Jean Paul:
Elu maire de Porti Vechju (liste socialo-communiste) en 1947.

PIETRI Jérôme:
Ecrivain ésotérique. Auteur de Le Chamanisme en Corse ou la Religion du Néolithique, avec Jean-Victor Angelini, paru en 1994.

PIETRI José:
Militant nationaliste. Membre de la direction de A Cuncolta Naziunalista, vitrine légale du FLNC, fondée en 1987. En 1990, avec la majorité de la direction, il s'oppose à la majorité de la base militante du FLNC. Il quitte A Cuncolta Naziunalista et entre au Mouvement pour l'Autodétermination (MPA).

PIETRI Joseph:
Commandant. Résistant gaulliste durant la deuxième guerre mondiale. Il est un des premiers à organiser la résistance en Corse dès Juillet 1940. Il met sur pied et structure un foyer de résistance dans le maquis de San Gavinu di Carbini. Il est un des membres fondateurs du RPF en Corse, dans le secteur d'Aiacciu, en 1947.

PIETRI Joseph Félix: (1810-1845
Né à Campi. Prpriétaire. Voltigeur corse. En 1843, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre sur la personne du maire de Campi. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1845.

PIETRI Joseph-Marie: (1820-1902)
Né à Sartè. Frère de Pierre Marie. Avocat. En 1848, il devient secrétaire particulier d'Alphonse de Lamartine. Sous-préfet de Brest. Préfet de l'Ariège, du Cher, de l'Hérault et du Nord. Préfet de Police de Paris de 1866 à 1870. En 1870, il suit Napoléon III en exil en Angleterre. De retour en Corse, il est élu conseiller général Bonapartiste de Sartè en 1871 (jusqu'en 1901). Sénateur (Bonapartiste) de la Corse de 1879 à 1885. En 1887, il est membre de la commission créée par le Conseil Général de la Corse, pour assurer le retour des Restes de Pasquale Paoli sur l'Ile. En 1889, à Londres, il assiste à l'exhumation de la dépouille mortelle de Pasquale Paoli. Il décède à Sartè en 1902. Grand Officier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Joseph-Marie: (1916-1944)
Né à Zonza. Instituteur à Porti Vechju. Résistant. Organisateur de la résistance locale au sein du Front National de la Résistance (FNR). Il participe aux combats de la Libération de la Corse en 1943. Il poursuit le combat en Italie comme engagé volontaire. Lieutenant au 8ème Régiment de Tirailleurs Marocains. Tué au combat à Monte Faito, Campanile (Italie), lors de la campagne d'Italie, en 1944. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Zonza et une plaque commémorative est érigée au groupe scolaire qui porte son nom à Porti Vechju. Son nom figure également sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Jourdan: (dix-neuvième siècle)
Né à Sartè. Médecin. Il s'installe en Egypte où il exerce sa profession. Grand-père d'Alexandre et Antoine Sanguinetti.

PIETRI Juan: (1849-1911)
Ses parents (Andria Pietri et Catalina Franceschi) s'installent au Venezuela en 1859. Médecin. Militaire. Diplomate. Homme politique. Il poursuit ses études en France, devient docteur en médecine, et exerce à l'hôpital Saint-Louis à Paris. Bachelier en droit. Il rentre au Venezuela en 1887 où il continue d'exercer la médecine. Il publie de nombreux travaux scientifiques et littéraires. Il collabore au Bulletin de la Faculté de Médecine de Caracas et à la Gazette Scientifique du Venezuela. En désaccord avec le régime vénézuélien en 1883, il s'expatrie à Saint Domingue. Après un changement de régime, en 1890, il rentre au Venezuela et est nommé ministre plénipotentiaire à Mexico. En 1892, il est chef d'Etat-major du nouveau président révolutionnaire vénézuélien Joaquim Cespo, puis ministre de la Guerre et de la Marine et ministre des Relations Extérieures. Il assure l'intérim du président de la République du Venezuela, malade, de 1893 à 1895. Il est alors nommé envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire en Allemagne, Espagne, France, Italie et Angleterre. Il rentre au Venezuela en 1897. Député (1898). Sénateur (1899). Devenu opposant au régime, il est arrêté en 1902, puis en 1905. Avec le nouveau régime, en 1908, il est nommé ministre des relations extérieures (de 1909 à 1910), puis président du Conseil du Gouvernement, jusqu'à sa mort. Il décède à Caracas en 1911.

PIETRI Laurent Joseph François Napoléon (PETRI-BEY): (1852-1909)
Né à Zonza. Médecin. Médecin militaire, il quitte l'Armée en 1881 pour s'établir au Caire (Egypte). Médecin de la Société de Bienfaisance Française au Caire. Médaille d'Honneur de la République Française en 1884 pour dévouement exceptionnel lors de l'épidemie de Choléra du Caire de 1883. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Lesia: (née en 1985)
Née à Aiacciu. Artiste plasticienne. Directrice artistique chez WMaker, spécialisée dans les sites Web et les application mobiles. Co-auteur, avec Jean-Pierre Arrio de Young trip (2012).

PIETRI Lisandru: (?-1562)
Du Capicorsu. Il est reconnu comme le fondateur de la famille Pietri du Capicorsu.

PIETRI Louis: (1772-1823
Né à A Casabianca. Aubergiste En 1817, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vol à main armée. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1823.

PIETRI Louis:
Né à Sartè. Fils de Joseph-Marie. Conseiller général Républicain de droite du canton de Sartè de 1907 à 19131.

PIETRI Lurenzu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Cavru en 1835.

PIETRI Marc: (né en 1938)
De Quenza. Graveur. Sculpteur. Tailleur de pierre. Directeur de l'atelier (espace d'animation et de création) Fiore di Petra, à Quenza.

PIETRI Marcu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Zonza, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PIETRI Mariu Desiratu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Sartè en 1854.

PIETRI Matteu: (1761-1838)
Originaire de Centuri. Docteur en Droit. Conseiller général. Président du Tribunal de grande instance. Commissaire délégué par le gouvernement pour la pacification de la Balagna.

PIETRI Matteu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Ornasu (dans le Fiumorbu), en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PIETRI Matteu: (dix-neuvième siècle)
Cafetier à Aiacciu. En 1809, dans le cadre de la Conspiration d'Aiacciu, le général Joseph Morand le fait arrêter avec 23 à 29 personnes. Il est condamné et interné au Château d'If. En 1812, il est libéré.

PIETRI Monique:
Photographe. Auteure de reportages photographiques au Mexique, au Guatemala, en Equateur, au Pérou, en Bolivie, chez les Indiens d'Amérique, au Népal, en Inde, dans l'Himalaya, au Cambodge, au Laos, au Japon, en Chine... Elle effectue de nombreux séjours en Corse depuis 1956, et ses photographies illustent également nombre d'ouvrages consacrés à l'Ile: Bastia à fleur de l'eau, Corse dans le chalut des jours, Des arbres en Corse, Couchants, Ajaccio, images d'un poème, Quand la mer peint...

PIETRI Nicolas: (1863-1964)
Né à Sartè. Fonctionnaire des Postes. Elève de l'Ecole Supérieure des Télécommunications. Administrateur de la Compagnie Française de T.S.F.. Directeur du journal L'Homme Libre en 1917. Maire de Livesi en 1921. Légataire testamentaire de Georges Clémenceau. Il se retire à Aiacciu en 1939. Président honoraire de la Compagnie Radio Maritime. Maire de Sartè de 1952 à 1955. Il décède à Aiacciu, en 1964. Commandeur de la Légion d'Honneur.

PIETRI Ours Pierre Jean: (né en 1921)
Originaire de Piupeta. Militaire. Adjudant des Troupes de Marine. Ancien combattant de la Seconde Guerre Mondiale, de l'Indochine et de l'Algérie. Maire de Piupeta de 1961 à 2001. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PIETRI Partinu: (?-1838)
En Novembre 1763, à la Cunsulta Generale di Sartè, il est l'élu du Terzieru di Quenza et de Porti Vechju et son port. Membre du Parti Aristocratique de Porti Vechju en 1799.

PIETRI Paul:
Artiste peintre (figuratif). Il expose à Aiacciu et Bastia depuis les années 1990.

PIETRI Paul Antoine: (1810-1888)
Né à Campi. Militaire. Colonel. Commandeur de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre Impérial du Medgidié. Médaille de la Reine d'Angleterre. Commandeur de l'Ordre de Charles III. Chevalier de l'Ordre de Ferdinand.

PIETRI Paulu: (?-1814)
Originaire de Centuri. Emigré en Amérique en 1803. Il meurt pour l'indépendance du Venezuela en 1814, fusillé par les Espagnols.

PIETRI Petru: (1731-1761)
Originaire de Centuri. Capitaine des milices de Pasquale Paoli. Il est tué lors de l'assaut de Macinaghju.

PIETRI Petru: (1768-1848)
Originaire de Centuri. Sindicato de Mursiglia. Chef de bataillon de la Garde Nationale en 1806.

PIETRI Petru Antoniu: (1810-1888)
Né à Campi. Colonel au 1er Régiment de Gardes Mobiles. Commandeur de la Légion d'Honneur.

PIETRI Petru Maria dit Manfrione ou Bucchinu: (dix-huitième siècle)
Prévôt. Pievanu de Zicavu de 1729 à 1739. En 1730, il commande 2000 Talavesi, qui, appuyés par les habitants de Bastergà et de Tavera, marchent sur Aiacciu en détruisant les maisons et les récoltes, coupant les arbres fruitiers, abattant les clôtures. Partisan des Génois, il rejoint la cause du Roi Théodore en 1736. En Avril 1739, avec la population de Zicavu, il rejoint Frédéric de Neuhoff et Mathieu de Drost, qui, pour préparer le retour du Roi Théodore 1er, organisent la résistance contre les troupes du marquis de Maillebois. Meneur de la révolte contre les Français dans la région de Zicavu, il est emprisonné à Aiacciu et finit par s'exiler, fin 1739.

PIETRI Pierre-Marie: (1809-1864)
Né à Sartè. Frère de Joseph-Marie. Avocat. Républicain. Secrétaire particulier d'Isaac Crémieux, futur Ministre de la Justice, en 1830. Commissaire de la République en Corse en 1848. Dès son arrivée à Aiacciu, il fait une proclamation solennelle au peuple, et reçoit, à la préfecture, le serment de tous les membres des Corps Constitués du Département. Il est élu député à l'Assemblée Nationale Constituante en 1848. Préfet de l'Ariège en 1849. Préfet de la Haute-Garonne en 1851. Préfet de police de Paris de 1852 à 1858. Sénateur en 1857 à 1864.. Conseiller général de la Corse en 1857. Président du Conseil Général de la Corse. En 1859, il prend part aux transactions qui aboutissent à l'annexion de la Savoie. Préfet de la Gironde en 1864. Il décède à Paris en 1864. Grand-croix de la Légion d'Honneur.

PIETRI Pierre Paul: (1878-?)
Né à Pedicroce. Viticulteur. Maire de U Poghju di Taddà de 1912 à 1940. Délégué cantonal de l'Association des Maires. Rédacteur correspondant de divers journaux agricoles. Il s'illustre dans le combat contre le phyloxera et le mildiou. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie.

PIETRI Pompeu: (dix-neuvième siècle)
Avocat à Sartè. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Maire de Sartè en 1832 et 1835.

PIETRI Sebastianu: (?-1830)
De Sartè. En 1830, il est tué lors de violents incidents entre les Rocca Serra, partisans de Charles X, et les Ortoli, alliés aux Pietri, pro Louis Philippe. Il y a également des blessés graves. Une Vindetta va naître.

PIETRI Simon: (dix-neuvième siècle)
En 1848, il est nommé sous préfet de Sartè.

PIETRI Vinciguerra: (1515-1564)
Originaire de Sarté. Capitano Au service de Gênes. Il est tué à Bavella, en 1564, en luttant contre Sampieru Corsu.

PIETRI Virginie: (1894-1984
Première femme élue maire de Corse en 1947.

PIETRI-CORSEN Pierre (Adolphe HUBERT): (1919-?)
Né à Schaffouse (Suisse). Né d'un père corse. Artiste peintre suisse (paysages).

PIETRI-MISTRE Aghitella: (née en 1949)
Née à Aiacciu. Retraitée de l'Education Nationale. Conseillère municipale d'Aiacciu depuis 2014. Conseillère générale (droite) d'Aiacciu I de 2014 à 2015. Elue conseillère départementale du nouveau canton d'Aiacciu I et présidente de la Commission des Affaires Sociales du Conseil Départemental de Corse-du-Sud en 2015..

PIETRINI Annonciade:
Ecrivain. Auteur de Jeux d'Enfer et Jeux du Ciel, paru en 1977.

PIETRINI Ghjuliu Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Linguizetta, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PIETRINI Philippe:
Médecin à Aiacciu. Socialiste révolutionnaire. Plusieurs fois candidat malheureux aux élections législatives à Aiacciu entre 1902 et 1914.

PIETRO (PETRUS): (douzième siècle)
Evêque de Mariana. En 1149, il cède aux moines de La Gorgona la dîme de l'église paroissiale de la piève d'Ortu. En 1150, il leur cède (à l'abbé Johannes) les églises de San Ipulitu di A Venzulà (et il confirme les donations de l'église voisine de Santa Lucia di Casenga), Santa Maria della Capella et San Niculaiu di Tuminu.

PIETRO (PETRUS): (quatorzième siècle)
Evêque du Nebbiu en 1362.

PIETRO (PETRUS): (quatorzième siècle)
Evêque de Mariana de 1364 à 1366.

PIETRO (PETRUS): (quatorzième siècle)
Evêque du Nebbiu de 1392 à 1414.

PIETRO (PETRUS): (quinzième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 1401 à 1411.

PIETRO LEOPOLDO 1er: (dix-huitième siècle)
Fil du Roi d'Espagne CHARLES III. Grand Duc de Toscane. En Juillet 1769, à Florence, il accorde à Pasquale Paoli l'hospitalité pour lui et ses compagnons.

PIETROTTI Paul: (1924-2008)
Originaire de Soriu di Tenda. Ecclésiastique. Ordonné prêtre en 1948. Curé de Soriu de 1949 à 2008. Conseiller général de l'Altu-Nebbiu de 1976 à 1982.

PIETSCH Ludwig: (1824-1911)
Né à Berlin (Allemagne). Artiste peintre allemand (paysages, genres, portraits, lithographies). Auteur d'une peinture intitulée La Pietra del Montigone, acquise, en 2009, par le musée des Beaux-Arts d'Aiacciu.

PIETZSCH Richard: (1872-1960)
Né à Dresde (Allemagne). Artiste peintre allemand (paysages). Auteur d'une peinture intitulée Ajaccio im Winter (1907).

PIFERINI Dominique:
Originaire de Venacu. Cadre administratif. Ecrivain. Auteure de Le portrait blanc (2014), La Photo Couleur Sépia (2015), La Vie en négatif (2016)...

PIGLI Carlo: (dix-neuvième siècle)
Député italien. Gouverneur de Livourne. Réfugié politique en Corse en 1849.

PIGEON Pierre-Simon: (1765-1812)
Ingénieur géographe militaire. Dessinateur du plan Terrier de la Corse.

PIGNATELLI Guiseppe: (dix-huitième siècle)
Père jésuite. Il enseigne en Corse en 1767. Canonisé en 1953.

PIGNATONU: Voir RINALDI Ghjuvan Battista.

PIGNON ?: (dix-huitième siècle)
Ancien Consul de France à Tunis. En Décembre 1737, à Livourne, il rencontre secrètement Gregoriu Salvini, représentant du gouvernement corse dans la ville, au sujet d'une négociation éventuelle avec le Roi de France Louis XV en vue de la libération de la Corse. En Février 1738, il est chargé de mission en Corse par le gouvernement français, et le commissaire général Giovanni Battista de Mari lui écrit que le motif de la rébellion en Corse n'est rien d'autre que le libertinage chez quelques-uns, lesquels appelés chefs, parce qu'ils ont plus de parents que les autres, inspirent la crainte même aux habitants des lieux fidèles à la république…

PIGNOTTI Lorenzo: (1739-1812)
Italien. Physicien. Homme de lettres. Poète. Défenseur de la cause de la résistance de la Corse contre les Français. Auteur, en 1769 de Canzone, qui rend un fervent hommage à la bravoure corse.

PIGORINI Luiggi: (dix-neuvième siècle)
Scientifique. Il effectue des recherches archéologiques sur le site d'Aleria en 1877.

PILLET-LOPEZ Simone: (vingtième siècle)
Née à Paris. Artiste peintre. Elle séjourne en Corse au début des années 1930. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1931 une peinture intitulée La tour, Calvi, Au Salon de l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs de 1932, elle expose un panneau (arts décoratifs et gouaches) concernant sept oeuvres de Corse: Tombeau, Cap Corse, Col de Bavella, Bavella, Rogliano, Cap Corse, Calanches de Piana, Cauro, et Golfe de Porto, Piana. Au Salon des Artistes Français de 1941, elle adresse une peinture intitulée Calvi, la tour.

PINA Antoine: (1909-1943)
Né à Castineta. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est tué par les Allemands, lors des combats de Vignale, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia, sur celui de la commune de U Borgu, et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

PINARIUS RUSCA Marcus: (deuxième siècle avant notre ère)
Prêteur romain. En 181 avant notre ère, avec 8000 soldats, il affronte les Corses en bataille rangée et en massacre plus de 2000. Il exige des otages et un poids de 100000 livres de cire.

PINASCAIS: Voir SAVELLI Arrigu.

PINCU: Voir PERETTI Antoniu Marcu.

PINELLI ?: (dix-neuvième siècle)
Elu conseiller général de U Salge en 1895.

PINELLI Agostino: (dix-huitième siècle)
Sénateur génois. En Mars 1767, Gênes l'envoie au secours de la garnison de Capraia, avec une escadre de 20 navires et 500 soldats. Il ne peut débarquer à cause du mauvais temps, des côtes abruptes et des canons corses. En Mai, il fait une nouvelle tentative. Il commande alors une escadre de seize navires, avec 300 hommes, et tente d'accoster à la Grotta del Bagno, mais c'est un nouvel échec. Après la capitulation de l'île, il ramène à Gênes 1065 hommes, soldats, marins et réfugiés. La défense de Capraia aura coûté à la République de Gênes la somme de 52000 lires.

PINELLI Constantino: (dix-huitième siècle)
Génois. Fils de Felice. En Juillet 1735, sur ordre de son père, il tente de réinstaller dans son palais épiscopal de Cervioni l'évêque d'Aleria, Camillo de Mari, qui en a été chassé par les Naziunali. Il échoue dans cette mission. En Août, ses troupes débarquent dans le Campulori et tentent de se fortifier entre Cervioni et U Cotone. Il est conseillé pour cette opération par le capitaine Giacomoni. Il est battu une nouvelle fois, les hommes de Luiggi Giafferi et de Ghjacintu Paoli, aidés des habitants de E Valle d'Alisgiani, rejetant les Génois à la mer. En Septembre, plusieurs fois battu, retenu dans ses maisons fortifiées, il entame des négociations avec les Naziunali. Un armistice de deux mois est signé entre les Génois et les Naziunali. Avec ses troupes, il se retire à Bastia. Les Naziunali en profitent pour faire leurs récoltes. En Octobre, ayant échoué dans sa fonction, il est remplacé par Paolo Battista Rivarola.

PINELLI Diane:
Artiste verrier au chalumeau installée à Moita.

PINELLI Felice: (dix-huitième siècle)
Génois. Auteur, en 1722, de Annotazioni Particolari per il Governo di Corsica. Gouverneur de la Corse de 1728 à 1730. Il succède à Alessandro Saluzzo. Pour lutter contre les rebelles corses, il distribue des armes aux partisans génois. En 1730, il signale l'insolence des populations de l'Ampugnani qui refusent de payer non seulement les Due Seini, mais encore la taille elle-même. Il envoie une troupe de 50 à 100 hommes armés dans le Boziu pour rétablir l'ordre. Cette troupe, commandée par le capitaine Bartolomeo Pensa, arrivée au voisinage du Boziu, et constatant une agitation constante, juge plus prudent de rentrer et rebrousse chemin. Devant l'ampleur de la révolte, il convoque I Nobili Dodeci pour qu'ils calment les esprits des rebelles. Puis, il est averti par un émissaire de Luiggi Giafferi qu'un assaut sur Bastia est imminent. En Avril, il écrit à Gênes. Il s'indigne de voir prostituer la dignité de la République aux outrages de quelques bergers insolents, d'autant plus insolents qu'on veut leur pardonner à tout prix, comme s'il s'agissait de populations lésées et vexées, et non pas de séditieux et de rebelles. En Juin, il est remplacé par Francesco Gropallo. En 1730, publication, à Gênes, des Ragguagli dei Tumulti Succeduti in Corsica, rapport sur les événements récents de Corse, qui lui sont attribués. En Juin 1735, il est à nouveau nommé gouverneur de la Corse, en remplacement de Ugo Fieschi et Pier Maria Giustiniani, arrivés en fin de leur mandat. Il refuse toute négociation avec les Naziunali, et est décidé à mater la révolte. En Juillet, Il engage deux opérations militaires. L'une consiste à réinstaller dans son palais épiscopal de Cervioni l'évêque d'Aleria, Camillo de Mari, qui en a été chassé par les Naziunali; elle échoue, et ses troupes, commandées par son fils Constantino, ainsi que son allié Petru Paulu Murati rentrent à Bastia. L'autre a pour but d'occuper et de fortifier le Campulori. Elle a lieu en Août. Ses troupes débarquent dans le Campulori et tentent de se fortifier entre Cervioni et U Cotone. Cette opération menée à nouveau par le fils du commissaire, Constantino, conseillé par le capitaine Giacomoni, échoue une nouvelle fois, les hommes de Luiggi Giafferi et de Ghjacintu Paoli, aidés des habitants de E Valle d'Alisgiani, rejetant les Génois à la mer.

PINELLI Ghjuliu Zavieru: (1783-?)
Natif de Guagnu. Docteur en médecine à l'université de Padoue. Réquisitionné en 1813, il est médecin au Bataillon des Chasseurs Corses sur l'île d'Elbe en 1813. Il démissionne en 1814 car il refuse de servir Napoléon 1er.

PINELLI Ghjuvan Antoniu: (1760-1832)
Né à U Pighjolu. Ecclésiastique. Docteur en Théologie Sacrée en 1785. Docteur en Droit en 1789. Protonotaire apostolique en 1789. Avocat de la curie romaine en 1790, puis avocat au barreau de Bastia. Député pour la communauté de U Pighjolu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Puis en désaccord avec le Royaume Anglo-corse, il s'exile à Florence. Il rentre en Corse en 1796, où il est nommé vicaire général du diocèse de Sagone. En 1805, il est prêtre à Piana. Il entame alors une carrière dans l'enseignement. En 1806, il est directeur de l'école secondaire communale d'Aiacciu. En 1810, il fait partie de la députation qui doit représenter le Département du Liamone au mariage de Napoléon 1er. De 1810 à 1816, il est secrétaire général de la préfecture. Proviseur du collège d'Aiacciu en 1818. Rédacteur au Journal Départemental de la Corse. Curé de Soccia. Conseiller général de Soccia en 1818.

PINELLI Ghjuvan Petru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Rusazia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

PINELLI J. D.:
Journaliste. Directeur de l'hebdomadaire La Vieille Corse, à Aiacciu, en 1924.

PINELLI Madeleine née TAVERA: (1910-2005)
Née à Tavera. Institutrice à U Petrosu puis Vizzavona (1942). Militante communiste. Résistante (Francs Tireurs et Partisans FTP) Après la libération de la Corse, elle est chargée, en 1944 par le préfet de Corse de se rendre à Alger en qualité de représentante des Comités Populaires des Femmes Corses. Membre de la direction du Parti Communiste de Corse en 1945. Décorée au titre de la Résistance elle reçoit la Croix de Guerre avec étoile de bronze et citation. Chevalier de l'Ordre national du Mérite.  

PINELLI Michel: (né en 1950)
Conseiller général (divers droite) du canton de Cruzzini-Cinarca de 1998 à 2015.

PINELLI Nicolo: (?-1510)
Capitaine génois en garnison à Aiacciu. En 1510, il est tué, dans un affrontement, par Rinucciu della Rocca, de retour d'exil.

PINELLI Noël (Jean Noël François): (1881-1970)
Né à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Originaire de Guagnu. Avocat à Aiacciu en 1900. Commissaire de la marine de 1901 à 1924. Vice-président du conseil municipal de Paris. Conseiller général de la Seine en 1933. Député de la Seine de 1936 à 1942. Sous-secrétaire d'Etat à la Marine Marchande en mai 1940. A la Libération, il milite pour défendre la mémoire du maréchal Pétain. Il décède à Paris en 1970.

PINELLI Oberto: (quinzième siècle)
Evêque du Nebbiu de 1465 à 1481.

PINELLO Arrigo, Giovanni Andrea et Giorgio: (dix-septième siècle)
Génois. Fils de Domenico. Ils succèdent à leur père dans la concession du fief de Porti Vechju. Mais les habitants génois, mis à part quelques métayers, quittent le village, laissant les terres aux paysans locaux et montagnards voisins.

PINELLO Domenico: (dix-septième siècle)
Génois. En 1600, Gênes lui cède le fief de Porti Vechju.

PINELLO Mutio: (dix-septième siècle)
Génois. En 1620, avec des paysans de la Riviera, il effectue une nouvelle tentative de colonisation de la région de Porti Vechju. C'est un nouvel échec (maladie, hostilité des locaux...).

PINELLO Nicolao: (seizième siècle)
Génois. En 1563, il est nommé percepteur général des impôts pour le Diquà.

PINI José: (né en 1949)
Originaire de A penta di Casinca. Sculpteur (oeuvres murales et monumentales dans les lieux publics). Diplômé de l'Accademia di Belle Arti de Ravenne (de 1970 à 1976). Après la réalisation de fresques monumentales en France et à l'étranger, il se consacre à la sculpture dès 1980 et aux reliefs dès 1990. Membre de l'association I Culori d'Umani.

PINI Louis: (1910-1943)
Originaire de Livia. Résistant. Il est fusillé par les Allemands, entre Carbini et Orone, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Une stèle commémorative rappelle sa mort sur les lieux de son assassinat. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Livia.

PINNELLI Michel: (dix-neuvième siècle)
Membre du conseil municipal d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

PINO Sebastianu: (1770-1843)
Né à Bastia. Ecclésiastique. Il s'exile à Florence en 1791, et rentre en Corse en 1794. Archiprêtre de l'église de Santa Maria de Bastia en 1796. Il quitte la Corse en 1797 pour avoir refusé de prêter serment à la République. Il rentre en 1801, à la signature du Concordat. En 1811, il critique les décisions de l'Empereur contre l'Eglise Romaine et son Clergé, en même temps que ses menaces envers le pape. Il est immédiatement arrêté et éloigné sur le continent. En 1815, il est de retour à Bastia. Vicaire général du diocèse d'Aiacciu en 1834. Il est nommé Prelato Domestico, en 1842.

PINO (de) Raffaelle: (seizième siècle)
Génois. Podestat de Bastia en 1508. En 1517, il est l'administrateur de l'évêché du Nebbiu, où il remplace Giovanni Battista Fornari. C'est le personnage nommé Pino dans le Dialogo de Agostino Giustiniani.

PINSON Herbert (Herbert FINK): (né en 1942)
Né à Offenburg (Allemagne). Artiste peintre suisse. Il s'installe en Corse en 1971. Il expose à Aiacciu en 1979. Il se spécialise ensuite dans la restauration d'objets d'art, et quitte définitivement la Corse en 1990 pour la Suisse.

PINU (di) Anton Francescu: (seizième siècle)
Originaire de Pinu. Podestat de Bastia en 1561. Anzianu de Bastia en 1566. Nobile Trente de de Bastia en 1567. Orateur de la Corse en 1572. Nobile Dodeci du Diquà en 1574. En 1575, il est le premier des Prucuratori dei Nobili Dodeci. Il est un des trois représentants corses, (deux auprès du gouverneur à Bastia, et un auprès de Gênes), qui sont chargés de suivre les affaires concernant la Corse.

PINU (di) Benedettu: (seizième siècle)
Originaire de Pinu. En 1553, il reste fidèle aux Génois contre les forces françaises de Henri II, qui ont envahi la Corse. Podestat de Bastia en 1557. Anzianu de Bastia en 1558.

PINU (di) Filippu: Voir MAMMI CORSO.

PINU (di) Giordanu: (seizième siècle)
Notable. En 1553, il reste fidèle aux Génois contre les forces françaises de Henri II, qui ont envahi la Corse. Il est aux côtés des troupes génoises d'Agostino Spinola, qui amorcent la contre attaque contre les Français. Ce dernier l'envoie, avec cinq compagnies, pour châtier les habitants des pièves de Tavagna et Mariana. Les deux pièves sont pillées, les renforts français envoyés par le maréchal de Termes arrivant trop tard. Puis, avec huit compagnies génoises, il part défendre Corti, menacée par les troupes françaises et les Corses de Sampieru Corsu.

PINU SUPRANU (di) Donatu: (treizième siècle)
Seigneur du Capicorsu. Fidèle à Gênes, en 1287, il est affranchi d'impôts par ses seigneurs génois, Allamono et Manuello da Mare, les fils d'Ansaldo.

PINZUTI Battista, dit Testa: (?-1839)
De Peri. Bandit. Auteur de nombreux meurtres, il rançonne les habitants de Peri. En 1839, il est tué lors d'une embuscade.

PINZUTI Noël:
Directeur régional des Affaires Culturelles de la Corse. Conservateur honoraire des Archives Départementales de la Corse-du-Sud. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Il collabore à l'ouvrage collectif Napoléon et la Corse (2009).

PINZUTI-GINTZ Patricia: (née en 1960)
Artiste plasticienne. Metteur en scène. Costumière. Illustratrice. Elle vit et travaille à Grenoble et en Corse. Après le métier de styliste exercé pendant dix ans, elle s'oriente définitivement dans la création libre nourrie par l'intérêt pour la philosophie et le monde du spectacle.

PIOBB Pierre: Voir VINCENTI Pierre.

PIOBETTA Carlu Matteu: (dix-huitième siècle)
Peintre corse originaire de Piupeta. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse vers 1724.

PIOBETTA (PIOBBETA) Jean Benoît: (1885-1969)
Né à Carticasi. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Enseignant. Inspecteur général de l'Instruction Publique. Président fondateur de la Fédération des Mutilés de Guerre de Vendée. Grand-Officier de la Légion d'Honneur.

PIOBETTA (PIOBBETA) Stéphane: (1913-1944)
Né à La Roche-sur-Yon (Vendée). Originaire de Carticasi. Fils de Jean Benoît. Parallèlement à ses études, il fait, dans les années trente, de nombreux voyages à l'étranger notamment en Allemagne, URSS, Suède, Danemark, Norvège et en Grèce. Par ailleurs militant et cadre de la SFIO, il est licencié de Philosophie en 1936 et agrégé en 1938 avant de partir au service militaire comme EOR. Chef de section au 51ème RI, il accomplit jusqu'en Avril 1940 plusieurs missions difficiles aux avant-postes. Replié dans le sud-ouest, il est démobilisé en Août 1940. Ne pouvant rejoindre son poste à Laon qui se trouve en zone interdite, il est détaché au Lycée Voltaire à Paris. Refusant la défaite et l'occupation, il est immédiatement opposé à la politique du gouvernement de Vichy et favorable à l'action du général de Gaulle. Cherchant le moyen d'agir, il participe à l'un des premiers mouvements de résistance, Les Bataillons de la Mort et à la diffusion à partir de Septembre 1941 de deux journaux clandestins, Le Coq Enchaîné et Quatorze Juillet. A partir d'Octobre 1941 il devient répétiteur à l'Ecole Normale Supérieure. Au moment d'être arrêté, en Juillet 1943, il s'évade de France en traversant les Pyrénées et, via Barcelone, rejoint les Forces Françaises Combattantes en Afrique du Nord. Après un court séjour à Alger, il rencontre le général de Gaulle qui lui propose de hautes fonctions au sein du Comité Français de la Libération Nationale, mais, désireux de combattre, il décline l'offre. Il est mortellement touché par des éclats d'obus, en Italie, en 1944. Chevalier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 39/45 (4 citations). Médaille de la Résistance. Médaille des Services Volontaires dans la France Libre.

PION-VOISIN Ernest: (vingtième siècle)
Né à Thiverval (Seine-et-Oise). Artiste peintre. Il séjourne en Corse au début des années 1900. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1907 une peinture intitulée Sous les châtaigniers à Sidosi (Corse).

PIOVANACCI Ange-Mathieu: (1858-1909)
Né à Santa Maria Sichè. Receveur des postes, il est nommé à Bône, en 1887.

PIOVANACCI Antoine: (1888-?)
Originaire de Santa Maria Sichè. Fils d'Ange-Mathieu. Elève au lycée Fesch, à Aiacciu. Officier de la marine marchande jusqu'en 1909, où il entame des études de magistrature. Il est blessé et gazé durant la Grande Guerre, et est démobilisé avec le grade de sergent, la Croix de Guerre et 2 citations. En 1917, il devient juge da paix, à Mondovi, à la frontière algéro-marocaine. Puis il s'installe ensuite à Blida, où il demeure jusqu'en 1938. Conseiller municipal. Membre actif de l'Association des Anciens Combattants et Mutilés de Guerre. Président de l'Amicale des Corses de Blida jusqu'en 1939. Secrétaire au parquet près de la Cour d'Appel d'Alger de 1939 à 1953. Il quitte l'Algérie en 1962.

PIOVANACCI Antonio Pietro: (treizième siècle)
En 1245, il est gouverneur d'Arbenza. Il est à l'origine de la famille Piovanacci, de U Fulgetu.

PIOVANACCI Gentiane: (née en 1975)
Originaire de Santa Maria Sichè. Chef d'entreprise. Créatrice de Worldmundo, une agence de communication interculturelle, basée à Marseille en 2005.

PIPERI Linda: (née en 1973)
Originaire de Bastegà. Avocate. Ancienne bâtonnière de l'Ordre des Avocats de Bastia. Militante nationaliste. Elue conseillère municipale Bastia en 2014 (adjointe au maire).

PIPPO: (dix-huitième siècle)
Capitaine génois. En Décembre 1730, il commande 160 mercenaires allemands retranchés dans le fort de Monserratu, attaqué par les insurgés corses. Après cinq heures de combat, le fort, puis le couvent de San Ghjuseppu, tombent aux mains des Corses. En Novembre 1733, sur ordre du gouverneur Pallavicini, il commande 50 soldats qui partent de Corti pour le Rustinu afin de saisir les notables du lieu, Paulu Francescu Giovannoni, Ghjacintu Paoli, et Ghjuvan Ghjacumu Ambrosi, soupçonnés de fomenter une nouvelle révolte (avec Ignaziu Aitelli). Avant d'avoir pu atteindre son but, il est assailli et désarmé par les Naziunali, au couvent de Sant'Antoniu di A Casabianca. Il sera traduit en justice.

PIQUET Maurice: (1885-?)
Né à Lille. Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse au début des années 1930. Au Salon des Artistes Français de 1932, il expose Corte (Corse), la citadelle et Corte (Corse), Maisons aux lubiaces, et à celui de 1933, Eglise de Cateri (Corse) et Forêt de Zonza (Corse). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1932 deux peintures intitulées Vieille boucherie corse à Corte et Piana (Corse): rochers le long du torrent, et à celui de 1933, Col de Bavella (Corse), Rochers, calanques de Piana (Corse) et Tonte des brebis en Balagne (Corse).

PIRAS François: (dix-neuvième siècle)
Capitaine au long cours. Maire de Bunifaziu de 1843 à 1860.

PIRELLI (de) Romagnolu: (?-1591)
D'Alisgiani. En 1591, il est assassiné par un certain Fratinu, d'Alisgiani; le frère de ce dernier, Piedinu, est condamné à épouser la petite fille de la victime.

PIRELLI (de) Vincente: (dix-septième siècle)
D'Alisgiani. En 1606, il intente une procédure officielle de procès, suite au meurtre de son frère.

PIRIOU-BAZIN Mary: (1881-1956)
Née à Morlaix (Finistère). Artiste peintre (impressionniste et synthétiste). Elle séjourne en Corse, à Aiacciu, dans les années 1930. Auteur d'un portrait de la créatrice de bijoux Lina Baretti.

PIROLA René Arthur Antoine: (1879-1912)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1909 deux peintures au même titre Corse (Balagne). Auteur également de Route à Corbara, Les rochers en Corse et Les rochers fauves en Corse.

PISANO Antoine:
Artiste peintre. Il prospecte différents genres (portrait, figuratif, abstrait, mystique, symbolique, fantastique, hyperréalisme...). En 2005, il participe à Arte Mare, à Bastia, et au festival de Villanova (I Statinali).

PISANO Ignaziu: (dix-septième siècle)
Patron de pêche dans le Capicorsu. En 1638, son bateau est pillé par le pirate corse Emmanuelli.

PISANUS: (onzième siècle)
Abbé du monastère San Vito en 1095. Voir LANDOLFO, évêque d'Aleria..

PISCAINU: Voir ROMEI Ghjuvan Battista.

PISELLA Daniel: (1924-2006)
Né à Lumiu. Enseignant et chercheur. Titulaire d'un doctorat en Environnement et cadre de vie. Professeur honoraire de l'Université de Nice-Sophia-Antipolis. Il publie des ouvrages sur la Corse et la civilisation méditerranéenne (Corse, qui es tu ? en 1990...).

PISSENLIT Lili :
Née à Bastia. Auteur de livre pour enfants (Olive le lapin (2001), traduit en corse, puis en breton, basque et occitan, Cléofée Tricoteuse de mots, Dans les filets de Butter cup, Un baluchon pour deux et Odette ou les tribulations d'une pigeonne, en 2009, Hippo (2011), Pue-du-Bec (2011), Prune Lalune ou les vacances pourries d'une peste (2012)...

PITT William: (1708-1778)
Homme d'Etat britannique. Premier Ministre et Ministre de la Guerre. En Février 1766, James Boswell plaide auprès de lui la cause de la Corse: Une grande Nation libre peut en secourir une petite….

PITT William, dit le Second Pitt: (1759-1806)
Homme d'Etat britannique. Fils de William. Premier Ministre. En Septembre 1793, Pasquale Paoli s'adresse à lui, lui assurant que la liberté de sa Patrie a toujours été son unique préoccupation, l'objet de ses travaux et la règle de sa conduite publique.

PITTALUGA Stefanu: (dix-neuvième siècle)
Officier au service de Naples et de Ferdinand IV, Roi des Deux-Siciles en 1799.

PITTI-FERRANDI Charles Dominique Félix: (1877-1951)
Né à Bastia. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale (lieutenant d'Infanterie). Avocat à Bastia. Conseiller général de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18 avec étoile d'argent.

PITTI-FERRANDI Félix François: (dix-neuvième siècle)
Avocat à Bastia. Conseiller général du canton de A Petra di Verde de 1886 à 1891.

PITTI-FERRANDI François, Bonacorsu, Charles, Dominique: (1876-1955)
Né à Bastia. Fils de François-Marie. Médecin. Inspecteur départemental de l'Hygiène. Battu à la sénatoriale partielle, sous l'étiquette de la droite gaviniste, en 1920 par Jean-François Gallini. Membre de l'association d'inspiration fortement marquée à droite La Pensée Corse, en 1934. Conseiller général (gaviniste) de A Petra di Verde en 1937. Battu à la sénatoriale partielle, sous l'étiquette de la droite piétriste, en 1937 par Alexandre Musso. Sénateur de la Corse de 1939 à 1945. Représentant de la Corse au Conseil National du régime de Vichy en 1941. Il est arrêté à la Libération, puis se retire en Corseoù il décède, à Bastia, en 1955.

PITTI-FERRANDI François-Marie: (1838-1894)
Né à A Petra di Verde. Médecin. Conseiller général (gaviniste) de Canale di Verde de 1878 à 1881. Conseiller général (gaviniste) de Muru de 1886 à 1894. Elu sénateur de la Corse en 1894. Il décède à Paris en 1894.

PITTI-FERRANDI Marc Antoine: (1888-1972)
Né à Bastia. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale (capitaine d'Artillerie). Directeur général adjoint honoraire de l'Office Chérifien des Phosphates. Officier de la Légion d'Honneur. Il décède à Nice en 1972.

PITTILONI Mattea: (née en 1927)
Née à Puretta. Résistante. Elle prend le maquis à 16 ans, assurant les liaisons entre les groupes de maquisards. Au cours d'une mission de nuit, elle met en échec trois soldats allemands qui l'avaient attaquée.

PITTIROSSU (U): Voir PERETTI Tumasgiu Pasquale.

PITURELLU (U): Voir COPPOLANI Jean Noël.

PIUS Metellus: (premier siècle avant notre ère)
Consul romain. En 81 avant notre ère, il est envoyé en Corse par Lucius Cornelius Sulla pour fonder une nouvelle colonie romaine de vétérans à Aleria.

PIZELLA Stéphane: (1909-1970)
Né à Corti. Scénariste. Acteur. Auteur. Journaliste. Poète. Reporter, de 1932 à 1948, à Détective, Voilà, Le Monde Illustré... Producteur et réalisateur d'émissions de radio (Musique sans passeport, Les nuits du bout du Monde...) Il participe aux films Paris-soleil (1932), Le Chemin Du Bonheur (1933), Les époux célibataires (1935), Les gais lurons (1936), Les deux favoris (1936), La souris bleue (1936), La peau d'un autre (1936)... Auteur, en 1943, du scénario du film Le Carrefour des enfants perdus, et du dialogue du film L'Ile d'Amour.

PIZZINI ?: (dix-neuvième siècle)
D'Ersa. Avec son compatriote Strenna, ils tiennent une banque à Philadelphie en 1860.

PIZZINI Antone dit SPADONE: (dix-huitième siècle)
De Spiluncatu. Capitaine. Commandant des milices nationales de la Balagna pendant le gouvernement de Pasquale Paoli. Il fait partie des combattants qui s'exilent, embarquant à L'Isula pour continuer la lutte. Une propriété porte toujours le nom de Torra di Spadone et perpétue, sans doute, son souvenir.

PIZZINI Petru: (dix-huitième siècle)
Nobile Dodeci de Spiluncatu. En 1730, le gouverneur Felice Pinelli lui demande son aide pour calmer la fronde anti taxe des Due Seini. En Janvier 1732, à Calinzana il participe, avec les Naziunali, à la victoire sur les troupes austro-génoises. En Mai 1769, après la défaite de Ponte Novu, avec près de 200 Balanini, il quitte L'Isula sur un navire anglais, et s'exile en terre ligure.

PIZZO ?: (dix-neuvième siècle)
Maire de Calvi de 1832 à 1835.

PIZZURNO Raffaello: (1600-1654)
Originaire de Prades (Roussillon). Général des Mineurs Observantins. Evêque de Sagone de 1640 à 1655.

PLACIDUS: (douzième siècle)
Abbé du monastère de La Gorgona en 1116.

PLANET Augustin:
Chanteur installé à U Borgu. Auteur compositeur interprête. Président fondateur, en 1999, de l'association charitative A Vita.

PLANET Mighè: (née en 1995)
Fille d'Augustin. Chanteuse.

PLASENZOTTI Ghjuvan-Santu:
Militant nationaliste. Secrétaire général adjoint du Muvimentu Corsu per l'Autodeterminazione (MCA) en 1985.

PLESSIS-BELLIERES ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. Commandant. En Mai 1791, il commande, en Corse, le Régiment de Bresse, qui remplace le Régiment du Maine.

PLISSON Henri: (1908-2002)
Né à Montmorillon (Vienne). Artiste peintre. Professeur de dessin. Peintre titulaire de la Marine en 1973. Il séjourne en Corse en 1939. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1940 une peinture intitulée Fontaine à Corte et à celui de 1941, un triptyque intitulé Souvenir de Corse. Auteur également de Filets de pêche en Corse et Marine corse.

PLON-PLON: Voir BONAPARTE Napoléon Joseph Charles Paul.

PO Dumenicu: (1779-1852)
Originaire d'Aiacciu. Frère de Stefanu. Commissaire de la Marine à Bastia en 1800. Adjoint au maire d'Aiacciu en 1806. Il est révoqué sous la Restauration, rétabli aux Cent-Jours, puis à nouveau destitué sous la Seconde Restauration. Directeur des Postes à Aiacciu de 1830 à 1848.

PO Ghjacumu: (1737-1802)
Originaire d'Aiacciu. Membre du clan des Buonaparte. Lieutenant-colonel de la Garde Nationale d'Aiacciu en 1790. Délégué, pour Aiacciu, à la Cunsulta du Dilà, en 1790. Il participe à l'Assemblée d'Orezza convoquée par Pasquale Paoli. Lieutenant-colonel de l'un des bataillons corses levés par la Convention, en 1793, pour s'opposer à Pasquale Paoli. Nommé maire d'Aiacciu, en 1800, par le Premier Consul, il refuse la charge en raison de son âge. Président du Conseil Général du département du Liamone.

PO Ghjuseppu: (dix-neuvième siècle)
D'Aiacciu. En 1830, durant les Trois Glorieuses, il est membre de la Commission désignée par le Conseil Municipal d'Aiacciu qui est chargée du maintien de l'ordre.

PO Pauline: (1904-1979)
Née à Aiacciu. Actrice de cinéma. Elue Miss Reine des Corses en 1920. Elue Reine des Provinces de France en 1921. Actrice principale du film Corsica, de René Carrère, en 1922. Elle décède à Cannes en 1979.

PO Santu: (1762-1824)
Originaire d'Aiacciu. Patron marin en 1792. Membre de la Garde Nationale d'Aiacciu.

PO Stefanu: (1770-1823)
Originaire d'Aiacciu. Frère de Dumenicu. Secrétaire du Globo Pattriotico, club des Jacobins d'Aiacciu, en 1791. Juge suppléant au Tribunal Civil d'Aiacciu en 1800. Receveur général des contributions du département du Liamone en 1802. En 1805, il représente la ville d'Aiacciu au couronnement (comme Roi d'Italie) de l'Empereur Napoléon 1er, à Milan.

POGGI:
Famille de Bastia, originaire de San Martinu di Lota. En Avril 1772, elle est reconnue noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse, établissant la filiation depuis le capitaine Ghjacumu Santu Poggi.

POGGI Antoine: (1798-1818
Né à Arburi. Laboureur. En 1818, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour vol et complicité de vol. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1818.

POGGI Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Monte, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

POGGI Antoniu Ghjuseppu:
Franc-maçon. Un des membres fondateurs, en 1901, à Bastia, de la la loge maçonnique L'Etoile de Cyrnos, du Grand Orient de France.

POGGI Battista: (dix-septième siècle)
Artiste génois. En 1611, il est l'auteur du retable de la chapelle de l'oratoire de La Cuncezzione à Bastia.

POGGI Carlu Ghjacintu: (1688-?)
De Bastia. Fils de Francescu Mighele. Podestat de Bastia en 1727 et 1729. Anzianu de la ville en 1733.

POGGI Caroline: (née en 1990)
Originaire de Bastilicaccia. Réalisatrice de courts métrages: Chiens, Prix du Festival de Grimstad (Norvège) en 2013, Tant qu'il nous reste des fusils à pompe, Ours d'Or du Festival de Berlin, en 2014...

POGGI Casimiru: (1689-avant 1760)
De Bastia. Fils de Francescu Mighele. Qualifié de Magnifico. Il exerce la profession de docteur en médecine à Bastia.

POGGI (de) Casimiru: (dix-huitième siècle)
De Bastia. Fils de Petru. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse. Président de l'administration municipale de Bastia en Juin 1794.

POGGI Colette: (née en 1955)
Née à Marseille. Originaire de Zevacu. Philisophe. Universitaire. Indianiste-sanskritiste, spécialiste d'Abhinavagupta et du shivaïsme du Cachemire. Elle enseigne la pensée religieuse et pilosophique de l'Inde, ainsi que le Sanskrit, dans divers centres universitaires à Lyon, Montpellier, Marseille. Auteure de Le Sanskrit, souffle et lumière : Voyage au coeur de la langue sacrée de l'Inde (2012), L'aventure de la calligraphie, geste, trait, résonance (2014)...

POGGI Dominique:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie postprésidentielle en 1981.

POGGI Etienne (Stefanu): (dix-huitième siècle)
Podestat de Bastia de 1770 à 1778.

POGGI Francescu Mighele: (1664-?)
De Bastia. Anzianu di Bastia en 1693 et 1698. Nobile Dodeci di Corsica. Orateur à Gênes en 1709. Exploitant de la ferrière de Rutali.

POGGI François dit Damianu: (1793-1852
Né à Aiacciu. Forgeron. En 1843, à Bastia, il est condamné à 15 ans de Travaux Forcés, pour meurtre, séquestration et vol avec violence. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1852.

POGGI Ghjacumu Santu: (seizième siècle)
De Bastia. Capitano en 1596. Il est le fondateur de la famille Poggi de Bastia.

POGGI Ghjacumu Santu: (1618-?)
De Bastia. Fils de Ghjuvan Luca. Capitano. Podestat de Bastia en 1678 et 1692. Membre de l'Academia dei Vagabondi de Bastia. Il est cité dans la Prattica Manuale de Petru Morati.

POGGI (de) Ghjacumu Santu: (1720-?)
De Bastia. Fils de Carlu Ghjacintu. Enseigne au Régiment Royal Corse en 1740. Reconnu noble en 1772. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis. Capitaine au Régiment Royal Corse en 1776. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

POGGI Ghjuvan Battista: (dix-septième siècle)
De Bastia. Fils de Ghjuvan Luca. Ecclésiastique. Docteur en Droit. Vicaire général et capitulaire de Mariana. Vicaire apostolique de Mariana et du Nebbiu. Vicaire général de l'archevêque de Gênes Fieschi. Il est cité dans la Prattica Manuale de Petru Morati.

POGGI Ghjuvan Luca: (dix-septième siècle)
Citoyen et notable de Bastia. Fils de Ghjacumu Santu. Capitano. En 1615, il est élu Anzianu de la communauté de San Martinu di Lota. En 1637, il acquiert une maison et s'installe à Bastia.

POGGI Ghjuvan Luca: (dix-huitième siècle)
De Bastia. En Août 1731, il est chassé de Bastia et de Cardu, qu'il tenait avec ses Naziunali, par les forces génoises et les Bastiais. En Novembre 1749, le marquis de Cursay prononce le discours d'inauguration de l'Accademia dei Vagabondi. Il fait partie des 13 académiciens qui assistent à cette séance inaugurale. Secrétaire perpétuel de l' Accademia dei Vagabondi. En Août 1751, il est témoin élu de la Cunsulta di Oletta. En 1768, il est conseiller au Conseil Supérieur de la Corse.

POGGI Giacinto: (dix-huitième siècle)
Génois. En Mai, à Capraia, il capitule avec les assiégés de San Giorgio, devant les Naziunali de Aghjilliu Murati.

POGGI Gracieux: (1800-1827
Né à Arburi. Cultivateur. En 181, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour vol avec effraction. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1827.

POGGI Joséphine (Josepha): (1881-1965)
Professeur de musique et de chant au lycée de Bastia. Compositeur. En 1935, elle fonde le groupe musical de chants folkloriques I Macchjaghjoli, dont elle assure la présidence jusqu'en 1965.

POGGI Louis:
Chef de service de cardiologie à l'hôpital d'Aiacciu. En 1975, il fait partie du directoire mis en place pour définir les cadres de l'action économique, sociale et culturelle d'une université en Corse. Membre du conseil de l'Université de Corse sous la présidence de Pascal Arrighi (1975-1981).

POGGI Marie-Claire:
Masseur-kinésithérapeute. Conseillère municipale (PRG) de Bastia de 2004 à 2013. Elue conseillère départementale (divers gauche, majorité municipale) du nouveau canton de Bastia III en 2015.

POGGI Michel Ange: (né en 1971)
Originaire de Grossa. Artiste peintre autodidacte (surréaliste). Il expose à Aiacciu en 2002, 2003, 2010...

POGGI Paul:
Militant nationaliste. Membre de Accolta Naziunale Corsa (ANC). Arrêté en 1991, il est libéré en 1992, toutes poursuites contre lui étant arrêtées. En 1998, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Erignac, il est arrêté et transféré à Paris, suspecté d'appartenir à la piste agricole, qui aurait commis le meurtre.

POGGI Paulu Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1749, le marquis de Cursay prononce le discours d'inauguration de l'Accademia dei Vagabondi. Il fait partie des 13 académiciens qui assistent à cette séance inaugurale.

POGGI Petru: (1715-?)
De Bastia. Fils de Casimiru. Capitaine à cheval de la ville de Bastia en 1749. Anzianu de la ville de 1750 à 1760. Maire de Bastia de 1770 à 1778. Reconnu noble par arrêt du Conseil supérieur de la Corse en 1772.

POGGI Philippe: (né en 1965)
Né à Toulon (Var). Originaire de Coti Chjavari. Professeur en énergétique à l'Université de Corti. Directeur de la plate forme MYRTE (Mission Hydrogène Renouvelable pour l'Intégration au réseau électrique). Nommé délégué régional à la Recherche et à la Technologie en Guyane en 2016.

POGGI Philippe: (né en 1980)
Musicien (guitare). Chanteur. Membre fondateur du groupe L'Abbrivu, en 1996.

POGGI Pierre:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie postprésidentielle en 1981.

POGGI di TALAVO ?: (?-1835)
Ami d'enfance de Napoléon. Juge ou commissaire de police à l'Ile d'Elbe lorsque ce dernier y fut exilé, lequel le charge de certaines missions. Il décède en 1835. Dans son testament, Napoléon lui avait lègué 100000 Francs.

POGGIALE Antoine-Baudouin: (1808-1879)
De E Vaddi di Mezana.

POGGIALE Antoine-Baudouin: (1808-1879)
Originaire de E Valli di Mezana. Chimiste. Pharmacien inspecteur militaire. Docteur en médecine. En 1836, il expose, dans un Mémoire sur les eaux minérales de Corse, l'analyse détaillées des eaux thermales de Guagnu et de Caldaniccia. En 1854, il publie une étude sur les eaux d'Orezza, Analyse de l'eau minérale acidulée ferrugineuse d'Orezza. Membre de l'Académie de Médecine en 1857. Inspecteur du Service de Santé des Armées en 1858. Commandeur de la Légion d'Honneur. Il décède à Bellevue (Hauts-de-Seine), en 1879.

POGGIOLI André: (1921-1944)
Né à Marseille. Originaire de Carbuccia. Fils de Marcel. Artiste peintre. Réfractaire au Service du Travail Obligatoire (STO). Résistant, il est capturé dans le maquis en 1943, puis fusillé en 1944 par les Allemands. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

POGGIOLI Charles Dominique dit Charles VINCI: (1884-1959)
Né à Cervioni. Homme de lettres. Ecrivain régionaliste. Producteur de films. Auteur dramatique. Revuiste. Conférencier. Auteur de pièces de théâtre, d'ouvrages lyriques et de plus de 1000 chansons, ainsi que de plusieurs ouvrages d'économie politique. Auteur de l'adaptation française de plus de 200 films. Auteur de nombreux films et couts-métrages. Membre de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique (SACEM) depuis 1907. Délégué de la Commission Supérieure des Travailleurs Intellectuels. Vice-président du Syndicat Indépendant des Auteurs et Compositeurs. Président du Syndicat des Scénaristes. Président de la Comission Cinéma à la SACEM. Adhérent à la Société des Gens de Lettres. Officier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie (1922). Officier de l'Instruction Publique (1927). Il décède à Paris en 1959.

POGGIOLI Hippolythe Hyacinthe Philippe Pierre Paul: (1849-?)
Né à Bastia. Enseignant de 1877 à 1885. Journaliste. Publiciste. Rédacteur en chef du Petit Méridionnal, à Montpellier (Hérault). Auteur d'articles politiques, économiques, agricoles et viticoles. Bibliothécaire de l'Association des Etudiants de Montpellier. Rédacteur et gérant du Bulletin de l'Université. Organisateur du Musée de la Révolution, en 1889, à Montpellier. Rédacteur en chef du Bulletin du Centenaire, en 1889. Officier de la Légion d'Honneur.

POGGIOLI Jacqueline (Jackie):
Journaliste. Elle réalise de nombreux documetaires télévisés pour FR3 Corse (Toussaint Mufraggi, L'Abrei Corsi (2009), A storia di a bandera corsa (2010), Fucilati in prima ligna (2011)...).

POGGIOLI Joseph: (vers 1739-1833)
Maire de Auccià. En Mai 1793, il reçoit chez lui Nabuliu Buonaparte, en fuite d'Aiacciu. Dans son testament, Napoléon lui lègue 10000 Francs.

POGGIOLI Marcel: (1882-1969)
Né à Marseille. Originaire de Carbuccia. Artiste peintre. Peintre social provençal et corse. Il fait ses études à l'Académie de Florence, puis à Rome, et à l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris. Professeur de dessin et d'art décoratif à Marseille en 1921. Décorateur attitré des paquebots de la Compagnie Fraissinet. Auteur de fresques et des toiles Carbuccia, Piana, Mattinola corsa... En 1932, il illustre Les chansons de Cyrnos, de Xavier Tomasi. Il collabore à différentes revues (U Lariciu, 1928, L'Annu Corsu, 1937....).

POGGIOLI Paulinu: (?-1836)
D'Oletta. Ecclésiastique. Il acquiert sa formation en Italie. Il décède, en odeur de sainteté, en 1836, au couvent de Fucecchio, en Toscane.

POGGIOLI Pierre: (né en 1950)
Originaire de Carbuccia. Cadre à l'AFPA. Militant autonomiste. Engagé depuis le début des années 70 dans le combat nationaliste. Il participe depuis à toute l'histoire du nationalisme moderne. Après des études au lycée Fesch, à Aiacciu, il obtient une maîtrise de droit à Nice. Membre de l'Exécutif de l'ARC en 1972. Il devient éducateur de jeunes délinquants et animateur de plusieurs stages d'insertion. Il participe à la création de la Cunsulta di i Studienti Corsi (CSC), en 1974. Présent à Aleria, en 1975, il est exclu de l'Université de Nice et connaît alors plusieurs périodes de maquis. Membre fondateur de la Consulta di a Ghjuventu Naziunalista Corsa (CGNC), en 1976. Leader historique du FLNC de 1977 à 1989. Journaliste à U Ribumbu, jusqu'en 1989. Il est arrêté en 1983, après les manifestations concernant la disparition de Guy Orsoni. Elu (Unità Naziunalista) à l'Assemblée de Corse en 1984. Réélu en 1986 (A Cuncolta Naziunalista), il démissionne, avec son groupe, en 1989. En 1989, il annonce sa démission du FLNC (en fait, il est pratiquement exclu du mouvement), et crée l'Accolta Naziunale Corsa (ANC). Il échappe miraculeusement à un attentat à l'explosif. Il est réélu à l'Assemblée de Corse sur la liste Corsica Nazione en 1992 et y siège jusqu'en 1998. Il participe activement à la démarche de réconciliation et d'union des nationalistes initiée par le comité du Fiumorbu et à la mise en place de la coalition Unità. En 1992, il est arrêté par la police italienne et interrogé à l'aéroport de Rome alors, qu'avec d'autres militants de l'ANC, il rentre d'un Congrès des nationalistes, tenu à Malte. En 1994, il est grièvement blessé en plein centre d'Aiacciu lors d'un attentat (du FLNC-Canal Historique ?). Auteur de Journal de bord d'un Nationaliste, en 1996, Chroniques d'une île déchirée 1996-1999, en 1999, De l'Affaire Bonnet à Matignon, en 2001, Le Nationalisme en question, en 2003, Derrière les cagoules, le FNLC des années 80, en 2004, FNLC, années 1970, en 2006, Le syndicat des travailleurs Corses, en 2007, Histoire du Nationalisme corse, en 2009, Histoire du FLNC, en 2009, IRA-ETA-FLNC : Trois mouvements armés en Europe, en 2011, Une histoire de l'ETA, en 2012, Une histoire de l'IRA, en 2012, Corse, entre néo-clanisme et Mafia ?, en 2013, Derrière la vitrine: Réalités corses d'aujourd'hui, en 2015...

POGGIOLI Toussaint:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie postprésidentielle en 1981.

POGGIONONVO François: (1823-1849
Né à Suddacaro. Laboureur. En 1847, à Bastia, il est condamné à 12 ans de Travaux Forcés, pour meurtre d'un garde champêtre Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1849.

POGGIONOVO Paul: (1924-1944)
Né à Suddacaro.Militant communiste. Résistant. Il s'engage dans la Résistance en 1940. Membre du Front Patriotique des Jeunes, il participe à la libération de la Corse en 1943. Il s'engage dans les rangs du Bataillon de Choc et porte le brassard blanc à tête de Maure des maquisards. Il entre dans la Première DFL et participe à la campagne d'Italie avec le Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique. Le 5 juin 1944, c'est lui qui hisse les couleurs françaises sur le balcon du Palais Farnèse, l'Ambassade de France à Rome. Il participe ensuite à la bataille de France, où il trouve la mort dans le Bois de Ronchamp, en Haute-Saône. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Suddacaro et sur celui de la ville de Bastia.

POGGIONOVO Toussaint: (1906-1945)
Né à Suddacaro. Résistant. Adjudant aux Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est arrêté par les Allemands et déporté depuis Compiègne, en 1944, à destination d'Auschwitz (Pologne), puis transféré à Buchenwald (Allemagne), et est affecté au Kommando d'Hersbruck (aménagement d'une usine souterraine). Il décède en déportation à Flossenburg (Allemagne), en 1945. Reconnu Mort en déportation. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Suddacaro.

POGHJU (di U) Battista (CARLOTTI Battista): (quinzième siècle)
Caporale de U Poghju di Venacu. En 1468, il présente, avec d'autres députés corses, le recueil des nouveaux statuts (en vingt trois articles), libellés lors de l'assemblée du 22 Février 1468, au Duc de Milan. Ce dernier les approuve.

POGHJU (di U) Simone: (seizième siècle)
Caporale. En 1564, Sampieru Corsu, après avoir débarqué en Corse pour commencer sa révolte contre les Génois, lui écrit pour l'en informer, et lui demander son appui.

POGHJU di BRANDU (di U) Anton Padovanu: (seizième siècle)
Caporale. Avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile. En 1565, à la Cunsulta di Pedicorti, tenue par Sampieru Corsu, il est nommé conseiller de ce dernier. Il est envoyé à la cour du Roi de France Charles IX, à Paris, pour dénoncer la conduite des Génois en Corse et demander de l'aide. Il est de retour, à Sagone, porteur de lettres du Roi de France. Ces réponses sont négatives. A une nouvelle Cunsulta Generale, il est désigné à nouveau, pour aller demander à la Cour de France des armes et de l'argent. En 1566, à son retour, il apporte l'argent (12000 écus) et les secours attendus (hommes et matériel) par les Corses. Puis, à nouveau de retour de Paris, il est porteur de 7000 écus et confirme les 5000 écus mensuels que le Roi de France doit verser à Sampieru Corsu. Il repart en France, avec la nouvelle délégation corse, qui, patronnée par l'amiral de La Garde, doit se rendre à la Cour de France pour remercier Charles IX de son aide. Cette délégation, qui vient à peine de quitter Sagone, est attaquée par une galère génoise. Il parvient à s'enfuir en regagnant la côte. Il repart plus tard pour la France. En 1567, apprenant la mort de Sampieru Corsu, il rentre immédiatement sur l'Ile. Il débarque à Sagone avec des munitions, 20000 écus et une centaine de Gascons. Avec lui également, deux envoyés de la cour du roi. Il demande à Alfonsu d'Ornanu de recevoir les deux émissaires du Roi de France. Celui-ci accepte et une Cunsulta est convoquée. Il y est décidé qu'il repartira une nouvelle fois chercher de l'aide en France. Il est à Paris, où il obtient pour Alfonsu d'Ornanu, la rente que la couronne de France versait à son père. Puis, il est de retour en Corse. Il débarque à Sagone, avec 4000 écus seulement. En 1568, avec Marcu di Ambiegna et Anton Francescu di San Fiurenzu, il arrive à la Cour de France pour demander une nouvelle fois de l'aide. En 1569, en son absence, il est condamné à l'exil par les Génois. Il rentre à Sagone, de retour de la Cour de France. La durée de son bannissement est fixée à dix ans.

POGHJU di MORIANI (di U) Francescu: (seizième siècle)
Cité en 1590 par l'historien Antone Petru Filippini.

POIRIER Paul: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre . Il séjourne en Corse. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1952 une peinture intitulée Le Golo à Albertacce, Corse.

POISSON Gustave-Henri: (vingtième siècle)
Né à Nevers (Nièvre). Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse. Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1923 deux peintures intitulées Dans les Calanques de Piana (Corse) et Bords de la mer, près de Cargèse (Corse).

POIZAT-COSTA Marie-Françoise:
Née à Corscia. Ecrivain. Philosophe. Auteur de Le problème corse: essai d'anthropologie philosophique, en 1987, Le corps en souffrance, une anthropologie de la Santé en Corse, en 1993, Un balcon à Bastia, en 2010...

POLAK Abraham Isaac: (dix-huitième siècle)
Graveur à La Haye. En 1769, il édite une carte de la Corse.

POLETTI Ange-Toussaint: (1819-1854
Né à Monte (hameau de Carognu). Meunier. En 1851, à Bastia, il est condamné àx 20 ans de Travaux Forcés, pour tentative d'assassinat. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

POLETTI Dumenicu Francescu: (dix-huitième siècle)
Originaire de Palasca. Ecclésiastique. Curé de Palasca. Pievanu de Caccia. Député du Clergé pour la province de Bastia aux Assemblées des Etats de 1775 et 1785. Un des correspondants en Corse de Pasquale Paoli, en exil à Londres (échange de courrier en 1803, notamment).

POLETTI Eugène: (1845-?)
Né à Loretu di Casinca. Comptable. Militant du mouvement ouvrier. Membre de la Première Internationale. En 1871, il participe au mouvement révolutionnaire dont est issue la Commune de Marseille.

POLETTI Ghjuvan Paulu: (né en 1949)
Né à Aiacciu. Chanteur. Musicien. Compositeur. Poète. Auteur. Maître en ethnomusicologie. Elève de la fameuse Schola Cantorum de Florence. Un des membres fondateurs du du groupe polyphonique Canta U Populu Corsu en 1973, qu'il quitte en 1981. Il contribue à revitaliser le chant polyphonique de Sartè en créant l'Ecole de chant de Sartè, en 1987. En 1988, il écrit avec le compositeur Costa Papadoukas, un opéra, Théodore de Neuhoff. En 1989, il crée Le Roi de Pierre. En 1990, il reçoit une Victoire de la Musique avec son groupe Les nouvelles polyphonies Corses. En 1992, avec Les nouvelles polyphonies Corses, il ouvre les Jeux Olympiques d'Albertville. En 1993 il crée, à Cannes, de la La Cantata Corsica, qui fera l'ouverture de la saison du Théâtre du Châtelet en 1995. Pour cette Cantata Corsica, il devient membre d'honneur du Royal College of Music de Londres. En 1995, il fonde le Chœur d'Hommes de Sartène, composé de 6 hommes, et avec celui-ci invente des espaces musicaux de forme classique, nourris par le passé, mais d'inspiration contemporaine.

POLETTI Ghjuvan Petru: (1686-1730)
Né à Ortiporiu. Ecclésiastique. Servite. Il étudie en Toscane puis à Bologne. Bachelier en théologie en 1714. Professeur à la Santissima Annonziata de Florence, puis à San Sepolcro. Docteur en théologie en 1717. Il rentre en Corse en 1718. Vicaire général de sa province de 1723 à 1727. Professeur au couvent de Casabianca. Prédicateur et rédacteur de nombreux traités de paix en Castagniccia. Il décède à Casabianca en 1730, d'une crise d'épilepsie.

POLETTI Joseph-Guy: (né en 1948)
Né à Nice. Journaliste. Docteur ès-Lettres. Chroniqueur à Nice-Matin, il relance en 1987 l'édition corse du journal (Corse-Matin), dont il devient responsable de l'agence ajaccienne jusqu'en 1998. Fondateur et rédacteur en chef du mensuel Corsica créé en 1999. Auteur de Montaigne à bâtons rompus, en 1984.

POLETTI Laura Maria: (née en 1992)
Née à Aiacciu. Fille de Ghjuvan Paulu. Danseuse contemporaine.

POLETTI Nicolu: (dix-huitième siècle)
De Palasca. Nobile Dodeci en 1727. En 1742, il s'insurge contre l'arrivée de nouveaux renforts génois en Corse. Il demande de l'aide aux montagnards.

POLETTI Pierre Constantin Honoré: (1894-1971)
Né à Blida (Algérie). Originaire de Pedicorti. Combattant de la Guerre 1914-1918, il est blessé à Verdun en 1918. Capitaine, il rallie la France libre en 1940. Il termine la Guerre avec le grade de lieutenant-colonel, et quitte l'Armée en 1946. Il décède à La Seyne-sur Mer (Var), en 1971. Grand Officier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Médaille Militaire. Croix de Guerre 14/18 (5 citations). Croix de Guerre 39/45 (2 citations). Croix de Guerre des TOE (4 citations). Médaille Coloniale avec agrafes AEF, Maroc 1925, Fezzan, Fezzan-Tripolitaine. Médaille de la Victoire dite Interalliée. Médaille commémorative de la Grande Guerre. Chevalier de l'Etoile Noire du Bénin.

POLI ?: (dix-neuvième siècle)
Caporal aux Voltigeurs Corses. En 1849, à Funtana Lotta, près de Tavera, il abat le bandit Jacques Morelli.

POLI (de) Alexandre: (1812-1872)
De Cervioni. Avocat à la Cour de Bastia.

POLI Ange:
Journaliste à L'Echo de la Corse. Irrédentiste. Il collabore au journal A Muvra. Membre du Partitu Corsu d'Azzione de Petru Rocca en 1922. En 1934, avec d'autres, il organise, à Aiacciu, les Etats Généraux de la Corse, autour du thème Tout pour la Race corse... Condamné à mort par contumace après la libération, pour irrédentisme, en 1946.

POLI Antoine Félix Auguste: (1803-1877)
De Cervioni. Procureur du Roi à Corti. Conseiller à la Cour de Bastia.

POLI Antoine-Marie Ours Antoine: (1873-1951)
Né à U Poghju di Nazza. Militaire. Combattant de la Guerre 1914-1918. Colonel d'Infanterie. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18.

POLI Antoniu Luiggi: (dix-huitième siècle)
De Cervioni. Nobile Dodeci en 1779. Député des Nobili Dodeci aux Etats de la Corse. Membre du Directoire du Département de la Corse. Capitaine des Volontaires Nationaux en 1792. Receveur général du Département du Golu en 1802.

POLI Bernardinu: (1767-1851)
Né à U Sulaghju. Marié à Faustine Tavera, petite fille de Camilla Ilari la nourrice de Napoléon 1er, et filleule de ce dernier. Commandant de la place de Gavi, en Ligurie en 1794. En 1800, avec des émigrés corses de Toscane débarqués dans l'Ile et soutenus par Calamaï, le consul à Gênes du Tsar de Russie Paul 1er, il prend part à une insurrection contre révolutionnaire. En 1814, il rejoint Napoléon 1er dans son exil sur l'île d'Elbe. En 1815, il est un émissaire de Napoléon Bonaparte et circule entre la Corse et l'île d'Elbe, afin de préparer le retour au pouvoir de l'Empereur. Il commande des montagnards qui campent à Stilettu, et se préparent à investir Aiacciu. Ils sont bientôt maîtres de la citadelle de la ville. Il est chargé de négocier les diamants que Joachim Murat lui a remis pour affréter les navires indispensables à la reconquête de son trône de Naples. Après avoir suivi Joachim Murat jusqu'à son départ pour l'Italie, il se réfugie dans son village de Sari di Porti Vechju. Là, avec les habitants du Fiumorbu, il organise sa résistance. En 1816, le marquis de Rivière, toujours à la recherche des diamants de Joachim Murat, et après une tentative de meurtre avortée sur sa personne, l'attaque dans le Fiumorbu, où il est réfugié avec 1500 partisans. Les offensives contre lui échouent. Le marquis de Rivière lance alors une grande offensive sur le Fiumorbu, avec 8000 hommes, dont le Régiment Royal Louis, commandés par des anciens officiers de Napoléon Bonaparte, et se prépare à l'attaquer, lui et ses brigands Fiumorbais. La bataille a lieu près de L'Isulacciu di Fiumorbu, et les Corses l'emportent. Le marquis de Rivière doit même s'enfuir en barque jusqu'à Aleria. Avec sa cavalerie, il est à Sari di Porti Vechju, où il retrouve son épouse Maria Faustina Tavera, filleule de Napoléon Bonaparte, qui, avec ses partisans, tient le camp du village, participant elle aussi à la Guerre du Fiumorbu. Après le départ du marquis de Rivière, il adresse à son successeur, le général Amédée Willot, une demande d'entretien, qu'il accepte, afin de lui faire connaître les vraies raisons de sa rébellion, et lui prouver la sincérité de ses sentiments envers le Roi de France. Il jure soumission et fidélité au Roi de France Louis XVIII. L'amnistie générale lui est accordée, ainsi qu'à tous ceux qui ont pris part aux évènements du Fiumorbu. La paix est rétablie. Promis à l'exil, il demande à passer en Autriche. Avec sa famille, il s'embarque pour Livourne. Il conserve toujours avec lui les diamants du trésor de Joachim Murat. En 1830, il est nommé chef de bataillon de la Garde Nationale de 17 compagnies d'Aiacciu. En 1840, il fait partie de la députation de notables corses désignée pour se rendre à Cherbourg où doivent arriver les cendres de Napoléon 1er, à bord de la frégate La Belle Poule. En 1848, il est le président de la Commission Municipale de 14 membres créée à Aiacciu. Il cesse cette fonction en 1849.

POLI Bertinu:
Né à Poghju di Nazza. Irrédentiste. Etabli en Italie. Etudiant en médecine à Pise. Poète. Prosateur. Auteur de Il pensiero Irredentista corso, en 1940.

POLI Dominique: (dix-neuvième siècle)
Elu conseiller général Bonapartiste de la Corse en 1871.

POLI Don Cosmu Maria: (1718-?)
Né à Talasani. Il fait ses études de médecine à Padoue. Docteur en médecine en 1737. Il est à l'origine de la famille Poli Marchetti, de Talasani.

POLI Fernand: (1902-1975)
Journaliste. Il collabore au Journal de la Corse dont il est le directeur de 1934 à 1943. Un des chefs de la résistance en Corse en 1941. Il rencontre plusieurs fois Fred Scamaroni entre 1941 et 1943.

POLI Filippu Luiggi: (1775-?)
Originaire de Cervioni. Fils d'Antoniu Luiggi. Sous-préfet de Calvi.

POLI Francescu dit Fiodone: (dix-neuvième siècle)
D'Ulmetu. Fils de Tiudoru. Bandit contumace, au maquis depuis 1839. En 1846, il est arrêté par les Voltigeurs Corses. Evadé, il se constitue prisonnier en 1856.

POLI François:
Président de la Fédération des Etudiants Corses du Sud-Est, fondée à Nice, en 1969.

POLI Gisèle:
De Poghju di Nazza. Une des fondatrices, avec Charles Santoni, de l'Union Corse en 1960. Membre du FRC. Elle collabore à la revue U Muntese jusqu'en 1969, puis à la revue Kyrn. Elle est un des 8 participants qui, en 1973, à U Castellà di Casinca, avec d'autres des membres du FRC et de l'ARC, élaborent A chjama di Castellare, un texte qui appelle à une autonomie interne de la Corse et qui est un manifeste nationaliste. Fondatrice du groupement agraire Terra Corsa, dans le Fiumorbu. Auteur de Le Carnaval de Poggio di Nazza, en 2010.

POLI Henri: (vingtième siècle)
Originaire de San Gavinu di Fiumorbu. Maire de San Gavinu di Fiumorbu de 1977 à 2001. Conseiller général (divers gauche) du canton de I Prunelli di Fiumorbu de 1983 à 1998.

POLI (de) Henri Philippe Louis: (1834-1905)
Originaire de Cervioni. Officier de marine. Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de François 1er. Commandeur de l'Ordre de Grégoire-le-Grand.

POLI Jacques-Pierre dit Jean-François REMI: (1924-2007)
Né à Ulmetu. Comédien. Metteur en scène. Il participe au débarquement de Provence du 15 Août 1944 et à la campagne d'Italie. Entré à la Comédie Française en 1971, il y reste jusqu'en en 1998. Il joue dans de nombreuses séries télévisées, dont les série une et six des Brigades du Tigre. Au cinéma, il participe aux films La guerre est finie, en 1966, Si c'était à refaire, en 1976, et A nous deux, en 1979... Il signe de nombreuses mises en scène à la Comédie Française, dont Phèdre, présentée au Festival de Ramatuelle en 2006. Président de l'Association des Comédiens Combattants jusqu'en 2007.

POLI Jacques-Pierre: (1798-1892)
Originaire de Livesi. Docteur en médecine.

POLI Jean-Dominique:
Maître de conférences en littérature comparée à l'Université de Corti. Auteur de La Corse de Guy de Maupassant. Nouvelles et récits (2007). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Co-auteur, avec Olivier Battistini, de Dictionnaire des lieux et pays mythiques (2011).

POLI Jean-François: (né en 1967)
Originaire de I Prunelli di Fiumorbu. Docteur en Droit. Doyen de la Faculté de Droit et des Sciences économiques de l'Université de Corse. Attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER) à la Faculté de Droit d'Aix-en-Provence (1991-1992). Maître de conférences à la Faculté de Droit de l'Université de Corse en 1993. Professeur invité à la Faculté de Droit de Tunis, où il donne des cours de Droit de la Culture (1996-1997 et 1999-2000). Membre du Centre d'Analyses juridiques et politiques, (Université de Corse). Avocat au Barreau de Bastia. Consultant en Droit public (Droit de l'urbanisme, Droit administratif) et en Droit de la Culture. Auteur de nombreux ouvrages sur le Droit public. Vice-Président de l'Association Droit et Culture. Sociétaire de l'Association des Écrivains de Langue française (ADELF). Membre de l'Association pour la Recherche en Droit en Corse. Membre de l'Association Française de Philosophie du Droit. Membre de l'Association Française d'Histoire des Idées politiques. Membre de l'Association Française de Droit de l'Urbanisme (AFDRU). Membre de l'Union Mondiale des Agraristes Universitaires. Chevalier des Arts et Lettres.

POLI Jean-Marie: (1958-2017)
Né à Bastia. Originaire d'Arghjusta Muricciu. Militant nationaliste (A Cuncolta, Collectif Per a Nazione, Corsica Libera). Membre de A Riscossa, puis du Comité d'Anti Repression (CAR) et enfin président de l'Associu Sulidarità. Conseiller territorial de 2013 à 2015 (il remplace Véronique Sciaretti, démissionnaire). Il décède accidentellement en Janvier 2017.

POLI Jean-Philippe: (né en 1963)
Originaire de Balagna. Né à Lyon. Photographe. Il réside à Bastia depuis 1997, date à laquelle il rentre en Corse. Il expose régulièrement en Corse et sur le continent. Membre de l'association I Culori d'Umani.

POLI (de) Jean-Philippe: (1803-1848)
Originaire de Cervioni. Comte de Tronquet. Chef de bataillon au 21ème Régiment de Ligne. Il est tué au cours de l'émeute d'Orléans.

POLI Jean-Pierre: (né en 1951)
Né à Bastia. Originaire de Spiluncatu. Avocat spécialiste en droit social à Nice (Alpes-Maritimes). Auteur de chroniques historiques consacrées à la Corse pour l'Accademia Corsa de Nice. Auteur de Autonomistes corses et irrédentisme fasciste (1920-1939) (2007).

POLI Joseph: (1922-2011)
Né à Marseille. Originaire d'Auddè. Journaliste. Il présente pendant de nombreuses années Une Dernière, le journal télévisé de la nuit de TF1, au cours des années 1980. Il est également acteur à huit reprises, pour le grand et le petit écran. Après sa carrière de journaliste, il se lance dans la politique aux côté des écologistes, d'abord avec Les Verts en Saône-et-Loire, puis comme candidat de Génération Écologie, aux élections législatives en Touraine. Ecrivain. Auteur de Histoire secrète d'une élection (1965), L'antenne dans une minute (1987), La Télé des anges... et des autres (1989), P'tit Jo (1994), Et si on faisait la révolution (1998), Et si l'on changeait de société ? (2004), Mirka (2004).

POLI (de) Joseph Louis: (?-1874)
De Cervioni. Avocat à la Cour de Bastia.

POLI Laura Maria: (née en 1986)
Originaire d'Ambiegna. Avocate à Aiacciu. Militante nationaliste (Corsica Libera). Elue conseillère territoriale en 2015 (membre de la Commission Permanente). Présidente de la Commission du Développement Social et Culturel en 2016.

POLI Laurent: (1924-1944)
Né à Paris. Originaire de Guagnu. Garde forestier. Résistant du maquis d'Achères-la-Forêt (Seine-et-Marne). Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est arrêté le 5 juillet 1944, incarcéré et torturé à la prison de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Il est fusillé par les Allemands, avec 22 autres résistants, dans la plaine de Chanfroy, en forêt de Fontainebleau, en 1944. Reconnu Mort pour la France. Une stèle est élévée à l'emplacement de leur mort. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Guagnu.

POLI Lydia:
Née à Bastia. Chanteuse. Membre des groupes Les Nouvelle polyphonies, avec sa soeur Patrizia Poli, et Patrizia Gattaceca, en 1990, et Soledonna, en 1992.

POLI Marie-Lucie: (1880-1950)
Née à Cavru. Artiste peintre. Professeur de dessin. Elle réalise des éléments de décoration dans l'église d'Eccica Suaredda.

POLI Matteu: (1875-1903)
Né à Balogna. Bandit. il subit sa première condamnation en 1894. Il rejoint le maquis dès 1896, et se livre à du racket. En 1897, il tue un de ses oncles. Il est arrêté et condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il s'évade du bagne de Cayenne en 1900, et rentre à Balogna en 1902. Il est abattu par les gendarmes, à Guagnu, en 1903.

POLI Mighele: (né en 1924)
Ecrivain en langue corse. Auteur de U cimiteriu de l'elefanti, en 1984, Il participe au livre collectif I Sciali di Nà Camella, en 1990 ...

POLI (de) Octavien: (1801-1832)
De Cervioni. Premier corse sorti de l'Ecole Polytechnique. Capitaine de vaisseau en 1832. Il est tué lors de la campagne de Morée.

POLI (de) Oscar Philippe François Joseph: (1838-1908)
Originaire de Cervioni. Vicomte de Poli. Préfet du Cantal. Président fondateur du Conseil Héraldique de France. Créé Comte Romain par bref pontifical en 1864.

POLI Paul-Donat:
Originaire de Livesi. Médecin. Maire de Livesi. Conseiller général du canton de Pitretu Bicchisgià de 1971 à 1976. Conseiller territorial (divers droite) de 1992 à 1998.

POLI Patrizia:
Née à Bastia. Chanteuse. Auteur-compositeur. Pianiste. Actrice. Membre des groupes E Due Patrizie, avec Patrizia Gattaceca, Les Nouvelle polyphonies (1990), et Soledonna, en 1992... Actrice de théâtre, elle interprète La Voix humaine, de Jean Cocteau, en 2010. Membre fondatrice du Collectif contre les assassinats et la loi de la jungle, en 2013.

POLI Philippe Marie: (1837-?)
De Cervioni. Fils d'Antoine Félix Auguste. Avocat à la Cour de Bastia.

POLI Sebastianu: (dix-huitième siècle)
De A Suareddà. En Août 1751, il est témoin élu de la Cunsulta di Oletta. En Novembre 1756 à la Cunsulta Generale di Corti, il est un partisan de Pasquale Paoli. Il apporte son adhésion aux Naziunali, il entre au Cunsigliu di Statu et participe au gouvernement. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu.

POLI Simon'Paulu, dit Simonu di San Ghjorghju: (1885-1973)
Né à Grussettu Prugna. Auteur de poésies (Grana Corsa, en 1930), de trois comédies (Francescu face a spesa, Parlate Francese, Dumanda in Matrimoniu, en 1937) et d'un drame en 4 actes (L'Affruntu, en 1938), le tout publié par A Muvra. Lauréat des premiers Jeux Floraux organisés par L'Annu Corsu (prix de la poésie corse avec A Macchja) en 1931. En 1938, il publie un drame en 4 actes, L'Affruntu, sur le thème de l'honneur féminin vengé par la mort de l'infidèle. Il collabore aux revues A Muvra, L'Annu Corsu, Paese Corsu, U Lariciu, U Muntese...

POLI Tiudoru: (1797-1827)
Né à Guagnu. Bandit. Déserteur en 1819. Il tue le brigadier qui l'avait arrêté et prend le maquis en 1820. Il se fixe dans la montagne de Cagna. Il se politise en devenant adepte des Carbonari. Dans le maquis, il établit un certains nombres de règles, connues sous le nom de Constitution d'Aïtone. Il se fait élire Roi du Maquis par ses comparses, en 1823. Auteur de l'enlèvement et de l'assassinat du bourreau de Bastia. En 1822, à Casaglio, avec les frères Multedo, Brusco, Carlotti et Battesti, ils attaquent la gendarmerie, et tuent un gendarme (Robert). Le maire du village (Albertini), avec l'aide de trois habitants, les met en fuite, tuant Battesti. Il rançonne les curés de Castifaù, Pioghjula, Ortu, Casaglio, Pastricciola... Auteur de nombreux assassinats, il est condamné à mort par contumace à 3 reprises. En 1827, à A Mortola, non loin d'Ambiegna, il est abattu par les Voltigeurs Corses.

POLI Xavier: (1861-1923)
De U Poghju di Venacu. Militaire. Journaliste. Historien. Auteur d'une Histoire militaire des Corses au service de la France en 1900. En 1907, il publie La Corse dans l'Antiquité et le haut Moyen Age. Auteur de Napoléon et le département de l'Aisne. Il décède à Laon, en 1923.

POLI-MARCHETTI Alice: (1857-1929)
Née à Cherchell (Algérie). Artiste peintre (portraits).

POLI-MARCHETTI Don Côme Marie (Duttorone): (1754-1813)
Né à Talasani. Fils de Don Cosmu Maria. Docteur en médecine. Diplômé de l'Université de Rome en 1769. En 1790, il réunit le Comité de la Garde Nationale, à Tavagna, au couvent San Francescu.

POLI-MARCHETTI Don Paul Côme Marie: (1879-1968)
Né à Talasani. Officier. Il effectue la Première Guerre Mondiale comme aviateur. En 1927, il est colonel de la Base Aérienne du Bourget, et accueille l'aviateur américain Charles Lindbergh. Général de brigade en 1930. Général de division en 1934. Membre du Conseil Supérieur de Guerre. Général d'armée aérienne en 1939. Il se retire en Corse en 1940, où il rejoint la Légion Française des Combattants du colonel Mondielli. Membre du Conseil National sous le régime de Vichy. Il est arrêté par les Italiens en 1943, et déporté en Italie. Grand officier de la Légion d'Honneur.

POLI-MARCHETTI Eugène: (1932-1884)
Originaire de Talasani. Chef de bataillon.

POLI de SARI Ghjuvan Carlu: (dix-huitième siècle)
Natif de Porti Vechju. Capitaine. En 1814, il rejoint Napoléon 1er sur l'île d'Elbe. En 1815, il est membre de Comité Exécutif de la Corse.

POLICARDI Domenico: (dix-huitième siècle)
Géographe génois. En 1768, à Bastia, parution, chez le libraire Pagani, de sa carte de la Corse qui donne des informations sur la démographie de l'Ile: On y compte 57 pièves, 10 juridictions, 26336 feux, 32332 hommes en état de porter les armes (de 17 à 60 ans), et 130680 habitants.

POLICASTRO (di) Giovanni Antonio (ou Sartario): (dix-septième siècle)
Visiteur apostolique en Corse. En 1618, il crée un Mont-de-piété à Bastia, à Aiacciu et à Corti, pour prêter des fonds aux pauvres à un taux modéré.

POLIDORI André:
Maire de Castellu di Rustinu en 1970.

POLIDORI Anghjulu Maria: (dix-neuvième siècle)
Maire de Castellu di Rustinu en 1858.

POLIDORI Charles Philippe: (1823-1859
Né à Canale di Verde. Mendiant. En 1859, à Bastia, il est condamné à 12 ans de Travaux Forcés, pour meurtre. Il décède à l'hôpital maritime de Toulon (Var), en 1859.

POLIDORI Jean-Paul: (?-1943)
De Sarté. Résistant. Ravitailleur du maquis corse. Il est assassiné par les fascistes, en Septembre 1943, dans sa propriété de la vallée de L'Ortolu, où une stèle en son souvenir est érigée. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de Bastia.

POLIDORI Leria:
Née à Libreville (Gabon). Originaire de Merusaglia. Productrice de télévision à Londres. Fondatrice de la société Dusty Pockets Productions.

POLIDORI Louis: (1895-?)
Né à Castellu di Rustinu. Officier d'administration (ER). Receveur des Finances. Maire de Castellu di Rustinu en 1966. Conseiller général du canton de Castifaù de 1937 à 1940 et de 1958 à 1970. Officier de la Légion d'Honneur.

POLIDORI Marie-Louise: (née en 1941)
Originaire de U Castellà di Casinca. Huissier de justice à Paris. Accusée de malversations et de détournement de fonds, elle est également condamnée, en 2005, à 7 années de prison ferme suite au suicide d'un de ses ex-employés au cabinet, en 1999. Les accusations portent sur une action qu'elle aurait commanditée à son égard et qui aurait entraîné la mort sans intention de la donner.

POLIDORI Pascal:
Originaire de Castellu di Rustinu. Musicien (guitare classique). Ancien élève d'Alexandre Lagoya au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Lauréat de la fondation Menuhin. Avec le guitariste Vianney Rabhi il forme le seul duo composé de deux premiers prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Enseignant au Conservatoire d'Antibes et au Conservatoire National de Région de Nice.

POLIDORI Roxanne:
Maire de Castellu di Rustinu en 1960.

POLIGNAC (de): (dix-huitième siècle)
Cardinal français. Ambassadeur de France à Rome. En Juillet 1731, il rencontre le chanoine Erasmu Orticoni, qui sollicite la libération des Corses prisonniers, et demande que la France reprenne la Corse.

POLINI Michel:
Militant nationaliste. En 1980, il fait partie du commando de l'Affaire Bastelica-Fesch. Il comparait au procès de 1981, alors qu'il en est au 56ème jour d'une grève de la faim. Il est condamné à 2 ans de prison, mais il bénéficie de la loi d'amnistie de 1981.

POLLERI Jean-Joseph: (1816-1867)
Né à Bastia. Fils de Louis. Peintre décorateur. Il réalise, en 1842, des décors pour la saison musicale du théâtre de Bastia. En 1845, il effectue des travaux dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Bastia.

POLLERI Louis: (1780-1853)
Né à Gênes (Italie). Artiste peintre italien. Décorateur. Il s'installe en Corse, à Bastia, au début des années 1800. Il décore les églises de Muru (1808) er de San Niculaiu di Moriani. Il décède à Bastia, en 1853.

POLLINI Sophie: (née en 1975)
Né à Bastia. Artiste peintre (abstrait) installée à Bastia. Enseignante à l'IUT de Corse. Elle expose à U Castellà di Casinca (1999, 2001), Alméria, Espagne (2002), Bastia (2003, 2007, 2009, 2010), Aiacciu (2003, 2008), Paris (2004), Bruxelles (2004), Wavres, Belgique (2005), Marseille, (2006), Nice (2006)...

POLVERELLI Michel: (né en 1950)
Conseiller général (divers gauche) du canton de Pitretu-Bicchisgià de 2001 2008. Vice-président du Conseil Général de la Corse-du-Sud.

POLVERELLI Paulinu:
Maire de Pitretu e Bicchisgià en 1902.

POLVERELLI Roger: (1943-2004)
Maire de Furciolu de 1983 à 1989. Il est assassiné, à Aiacciu, en 2004.

POLVERINI Jérôme-Marie: (né en 1940)
Inspecteur général de l'administration de l'Education Nationale. Homme politique (droite). Poète en langue corse. Maire de Pianottuli-Caldareddu de 1974 à 2014. Conseiller territorial (droite) de 1984 à 2010 (membre du Conseil Excécutif de 1992 à 1998). Vice-président de l'Assemblée de Corse délégué aux Affaires Européennes de 1986 à 1992. Conseiller général du canton de Figari de 1988 à 2001. Président de l'Office de l'Equipement Hydraulique de la Corse (OEHC) de 1992 à 1998. Président de l'Office de l'Environnement de la Corse de 1999 à 2010.

POLVERINU: Voir PERETTI Antoniu Marcu.

POMEL Bernard:
Préfet du département de la Haute Corse de 1996 à 1998.

POMELLA Jean-Dominique: (né en 1953)
Originaire de Sari d'Orcinu. Editeur. Il s'installe en Corse en 2002. Fondateur, en 2004, avec Véronique Schawb, de la maison d'édition Acquansù Editions, à Aiacciu (édition et reédition de textes rares sur la Corse). En 2005, il lance la collection Petite bibliothèque de Classiques sur la Corse. Son catalogue est également accessible sur le numérique depuis 2010.

POMIER François dit Francesco PUMIERO: (?-1709)
Peintre français installé à Bastia. On retrouve de ses oeuvres peintes à Bastia entre 1708 et 1709.

POMMEREUL (de) François René Jean: (1745-1823)
Baron. Officier d'artillerie. Il prend part à la conquête française de la Corse, et est promu colonel en 1785. Partisan de Napoléon. Général de division. Préfet. Conseiller d'Etat. En Août 1779, édition, à Berne, de son Histoire de l'Isle de Corse, en deux volumes, (attribuée également à Thomas Raynal). Ce livre a été écrit avant 1770, mais des adjonctions ont été faites en 1774.

POMONTI Jacques: (né en 1938)
Diplômé de l'Université de Sciences économiques de Paris. Président de l'Institut National de l'Audiovisuel de 1983 à 1986. Président fondateur de l'Association Française de Défense des Usagers du Téléphone et des Transports (AFUTT). Président de Inizià, une association loi 1901 fondée en 2013 par la Collectivité Territoriale de Corse, les communautés d'agglomération de Bastia et d'Aiacciu, les différentes chambres de commerce et par l'Université de Corse, un incubateur territorial d'entreprises innovantes en Corse. Grand officier de la Légion d'Honneur.

POMONTI Jean-Claude: (né en 1940)
Né à Paris. Originaire de Bastia. Journaliste. Correspondant du journal Le Monde à Bangkok (Thaïlande) de 1968 à 1974. Prix Albert-Londres en 1973 pour ses reportages sur la guerre américaine au Vietnam. Correspondant en Afrique Orientale, en poste à Nairobi (Kenya) de 1974 à 1979. Auteur de plusieurs livres sur la péninsule indochinoise et sur l'Afrique.

POMPA Lorinde Marie dite Lily FIGARI: (né en 1942)
Née à Marrackech (Maroc). Originaire de Figari. Soeur de Dany Mangion-Pompa. Journaliste (Nice-Matin, Le Provençal-Corse, Nice-Matin-Corse, Corse-Matin). Co-auteure de l'ouvrage collectif Mémoire(s) de Corse (2007). Auteure de Fiore è Fiure (2011) écrit en collaboration avec Pierre Paul Grimaldi.

POMPEANI Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1860.

POMPEANI Dumenicu Antoniu: (dix-huitième siècle)
Naziunale. En 1765, trois Bonifaciens décident de livrer la ville aux Naziunali. L'attaque doit avoir lieu par terre et par mer. Il arrive par mer de Campumoru, tandis d'autres Naziunali se présentent devant les portes de la ville, avec une troupe nombreuse. Mais les Génois ayant été prévenus, et les soutiens intérieurs prévus ne se manifestant pas, l'expédition se solde par un échec. En Avril 1769, il est avec les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu.

POMPEANI Paul Joseph André: (1873-?)
Né à Aiacciu. Docteur en Médecine. Chirurgien en chef de l'Hôpital Civil d'Aiacciu en 1908. Auteur d'une thèse de Doctorat en Médecine soutenue à Paris en 1897 Le climat d'Ajaccio et le traitement de la tuberculose pulmonaire. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie (1908).

POMPEE (Magnus Cneius Pompeius): (106-48 avant notre ère)
Général et homme d'Etat romain. En 67 avant notre ère, il repousse victorieusement une attaque des pirates de Cilicie (des Turcs) en Méditerranée et en Corse. Il profite de sa récente gloire pour faire tomber sous sa coupe la province de Sardaigne-Corse. En 56 avant notre ère, il envoie pour légat en Corse, Quintus Tullius Cicero, le frère de Cicéron.

POMPEI ?: (dix-neuvième siècle)
Juge au tribunal civil de Bastia. En 1803, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu.

POMPEI Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Bucugnà en 1835.

POMPEI Eugène: (dix-neuvième siècle)
Membre du Parti Républicain Indépendant en 1886.

POMPEI François-Xavier: (dix-neuvième siècle)
Né à A Porta d'Ampugnani. Aide de camp du Roi de Naples Joachim Murat en 1808.

POMPEI François-Xavier: (1825-?)
Né à A Porta d'Ampugnani. Fils de Jean-Antoine. Avocat an barreau de Bastia en 1848. Il entre dans la magistrature en 1854. Substitut du procureur à Chambon, Blois puis Orléans, procureur à Montargis, Vendôme puis Montpellier. Avocat général à Bastia de 1871 à 1876. Procureur de la République à Toulon de 1876 à 1879. Procureur général près la Cour d'Appel d'Alger de 1879 à 1886. Conseiller général de A Porta d'Ampugnani.

POMPEI Jean: (1909-1972)
Né à Hué (Viet-Nam). Originaire de A Porta d'Ampugnani. Haut fonctionnaire. Il combat pour les forces du général De Gaulle pour la Libération de la France. Chef de cabinet du préfet de l'Aube en 1934. Chef de cabinet du préfet d'Oran en 1935. Chef de cabinet du préfet de Dordogne en 1937. Sous-préfet de Bellac en 1938. Appelé sous les drapeaux en 1939, il est affecté au groupe aérien d'observation 512. En 1940, il est affecté au groupe aérien d'observation 582, groupe expéditionnaire du Levant. Il se rallie aux Forces Aériennes Françaises libres et effectue les campagnes de Palestine, Transjordanie, Chypre, Égypte, Crète, Grèce, Libye. Il est porté disparu en 1941 aux environs de Tobrouk. Blessé, il rejoint les positions alliées après avoir parcouru prés de 300 kilomètres à l'intérieur du territoire occupé par l'ennemi. Il est ensuite affecté aux Forces Aériennes Françaises libres de Grande-Bretagne, où il devient le chef de cabinet du général commissaire de l'Air. En 1942, il devient chef du cabinet du général du corps aérien et commandant adjoint des Forces Aériennes Françaises libres. Il est envoyé en mission de liaison et d'information en Afrique du Nord. En 1943, il devient secrétaire à la Commission de débarquement à Londres, puis, chargé de mission au commissariat de l'intérieur à Alger. En 1944, il devient préfet d'Oran, puis en 1947, chargé de mission à l'Inspection Générale des Services Administratifs. Il est mis en disponibilité sur sa demande en 1947, et est nommé par le Général de Gaulle membre du comité exécutif du Rassemblement du Peuple Français (RPF) et en est chargé de la direction politique. Préfet hors cadre en 1958. Membre du Conseil Economique et Social de 1962 à 1964. Compagnon de la Libération. Officier de la Légion d'Honneur. Il décède à Paris en 1972.

POMPEI Jean-Antoine: (dix-huitième siècle)
Né à A Porta d'Ampugnani. Sous-préfet de Calvi.

POMPEI Paul: (1906-?))
Né à Aiacciu. Magistrat. Il exerce aux colonies de 1934 jusqu'en 1959 (Fort Bayard, Rachgia, Hanoï, Phnom-Phen, Dakar). Conseiller à la Cour de Cassation en 1959. Officier de la Légion d'Honneur.

POMPEI Paulu: (dix-huitième siècle)
De A Porta d'Ampugnani. En Mars 1793, ennemi de Pasquale Paoli, il l'accuse celui-ci de trahison. Ami de Joseph Bonaparte. En Janvier 1797, il est nommé président du tribunal civil, composé de 5 membres, et de l'administration centrale du Département du Golu, composée également de 5 membres. Membre du Conseil des Anciens de 1795 à 1799.

POMPEI Pierre Paul Benedettu: (1788-1852)
De A Porta d'Ampugnani. Fils de Paulu. Avocat. Il lutte pour le rétablissement du Jury en Corse, supprimé par Napoléon 1er. En 1821, il édite L'état actuel de la Corse. Caractère et mœurs de ses habitants. Auteur d'un Essai sur les supériorités naturelles et politiques, en 1827. Sous-préfet de Calvi (1828). Préfet de l'Yonne (1830). Préfet de l'Eure et Loir (1833). Préfet du Tarn et Garonne (1834). Candidat (battu) à l'élection de l'Assemblée Constituante en 1848. Il décède à Bastia en 1852.

POMPEI Vincent: (1838-1908)
Né à Porri. Il s'installe à Marseille où il fonde le Syndicat d'Initiative de la Corse. Directeur du théâtre Le Palais de Cristal (U Palazzu), à Marseille.

POMPEIUS Sextus: (premier siècle avant notre ère)
Fils de Pompée. En 40 avant notre ère, il est préfet de la flotte de Misène. Il réclame, et obtient du Sénat de Rome, après avoir affamé la ville, (ses lieutenants Sextius Menas et Menedoros interceptent tous les navires qui livrent le blé à la ville), par l'accord de Misène, les trois îles (Corse, Sardaigne et Sicile).

POMPILIANI: (?-1730)
De Mizzana. Mythique général (a-t-il vraiment existé ou est-il inventé par la Gazette de Berne ?). Ancien officier de Armée de Naples. En Janvier 1730, il commande les habitants de Poghju di Tavagna, qui, aidés par ceux du Rustinu, d'Orezza et de Vallerustie, soit 1500 personnes en tout, mettent en fuite les Génois venus secourir le collecteur des impôts. Il prend le fort d'Aleria avec des groupes venus de Tavagna, Moriani, Orezza et Ampugnani. Puis, avec 4000 à 5000 hommes, plus ou moins armés, tous réunis dans le Revincu, il marche sur Bastia. Il meurt, en Décembre, dans les combats aux portes de Bastia.

POMPONI Francis: (né en 1939)
Né à Grasse (Alpes-Maritimes). Agrégé d'Histoire. Maitre de conférence en Histoire. Historien. Directeur du Centre d'Etudes Corses, à Aix-en-Provence, de 1968 à 1982, avec Fernand Ettori. Secrétaire général de l'Association des Chercheurs en Sciences Humaines (domaine corse), en 1973. Membre du bureau du GRAPUC, en 1973. Il rentre en Corse à la création de l'Universita di Corti, en 1981. Président de la Corse Française Républicaine (CFR) en 1988. De 1983 à 1985, il dirige, avec Georges Ravis-Giordani, plusieurs sous-groupes du Centre d'Etudes Corses (RCP 351, RCP 691, Jeune Equipe 4589) qui coordonnent les recherches sur la Corse. Auteur de Essai sur les Notables ruraux en Corse au XVIIe siècle, paru en 1962. Auteur de Sentiment révolutionnaire et esprit de parti en Corse, au temps de la révolution, dans les Annales historiques de la Révolution française, en 1971, de Emeutes populaires en Corse, paru en 1972, de Un siècle d'histoire des biens communaux en Corse dans le Delà-des-Monts (1770-1870), paru en 1975, d'une Histoire de la Corse, parue en 1979... Co-auteur du Mémorial des Corses, dont le Tome 1 parait en 1981. Co-auteur de Histoire d'Ajaccio, en 1993, qui obtient le Prix du Livre Corse. Président du mouvement Corse Française Républicaine (CFR) en 1988. Co-auteur de De Bastelica à Bastelicaccia: L'homme et l'espace en Corse-du-Sud, en 2006. Auteur de Vendetta, Justice et Politique en Corse et Ignace-Alexandre Colonna d'Istria (1782-1859) et son temps, en 2010. Elu maire de Verdese en 2014.

POMUSIANUS Metius: (?-91)
Romain, prisonnier en Corse, il est assassiné en 91, sous le règne de l'empereur Domitien.

PONCHIN Joseph-Henri dit JOS-HENRY: (1897-1981)
Né à Marseille. Artiste peintre (paysages). Affichiste. Il séjourne en Corse au début des années 1920 (où il se marie). Il adresse au Salon des Artistes Français de 1923 deux peintures intitulées Les chemins de chèvres et Campagne corse (environs d'Ajaccio) et à celui de 1924, Le Monte Gozzi (Corse) et Environs d'Ajacio

PONCIN Jacques:
Auteur de Paysages bâtis en Corse, paru en 1992, Histoire du Lycée Fesch....

PONCIN Lucette:
Auteur de Les doléances de la Corse à travers les Cahiers de 1789, paru en 1988.

PONTE (da) Alpidiu: (1760-1827)
Originaire d'Aiacciu. Lieutenant de la Garde Nationale d'Aiacciu en 1790. Sous-lieutenant au 52ème Régiment de Ligne en 1792. Campagnes de Sardaigne de 1792 à 1793, et d'Italie en 1794 et 1796. Lieutenant-adjoint aux adjudants-généraux du 52ème Régiment de Ligne en 1797. Chef de bataillon en 1798. Colonel à l'Etat Major de Naples en 1806. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1807. Commandant de la province de Bari et maréchal de camp en 1812. Chevalier de la Couronne de Fer en 1812. Il quitte Naples en 1814. Colonel au service de la France en 1817.

PONTE Antoniu Luiggi Antinu: (1780-1851)
Né à Aiacciu. Chef de bataillon à la Garde Impériale. Conseiller municipal d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Chevalier de l'Ordre Royal de Naples. Chevalier de l'Ordre Royal d'Espagne.

PONTE (da) Dumenicu: (seizième siècle)
Membre du Conseil de la Ville d'Aiacciu. En 1575, à sa demande, Gênes remet à la ville d'Aiacciu ses armoiries, et sa devise (Sic Adjacenses in Republicam Genuensem).

PONTE (da) Filippu: (1759-?)
D'Aiacciu. En Mai 1789, député noble pour Aiacciu, il participe dans la juridiction d'Aiacciu, aux Assemblées de la Noblesse.

PONTE Ghjacumu: (dix-neuvième siècle)
Adjoint au maire d'Aiacciu en 1833, 1835, 1837. Administrateur de l'hospice civil d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

PONTE (da) Ghjacumu Maria: (1731-?)
D'Aiacciu. Ecuyer. Avocat en 1769. Juge Royal à Vicu en 1772. Procureur du Roi à Aiacciu en 1774. En Juillet 1785, lors de la Huitième Assemblée des Etats de Corse, il est élu député de la Noblesse, pour aller à la Cour de France. En Février 1788, il est à Versailles. En Août, il refuse de siéger l'Assemblée des Notables du Royaume, à Versailles, les autres députés corses n'y étant pas admis. En Octobre 1789, avec plusieurs Corses, tous gentilshommes francophiles, il écrit à de la Tour du Pin, ministre de la guerre de Louis XVI, afin de lui demander des démentis par rapport aux bruits qui courent d'une rétrocession de l'Ile à Gênes. Il quitte Versailles et rentre en Corse. En Mars 1790, il est membre de la Commission d'Organisation et de Contrôle, chargée d'organiser les prochaines élections municipales, cantonales et départementales. En Janvier 1796, il est élu Cunsiglieru d'Aiacciu. En 1801, il est juge civil et membre du Tribunal Criminel Extraordinaire, créé par André François Miot de Melito.

PONTE Ghjuvan Ieronimu et Sorba: (seizième siècle)
D'Aiacciu. Maçons. En 1548, ils sont chargés de construire la tour d'Appiettu, à Aiacciu.

PONTE Ghjuvanni Girolamu: (dix-septième siècle)
D'Aiacciu. En 1640, le Sénat de Gênes lui concède les Iles Sanguinarii, moyennant une redevance annuelle et perpétuelle de 40 deniers, à sa charge d'y planter 1000 ceps de vigne, 600 arbres fruitiers et d'y semer du froment. Membre du Cunsigliu dei Anziani di Aiacciu en 1656.

PONTE Nicolo Saverio: (dix-huitième siècle)
Génois. En 1729, Gênes ayant promulgué un édit dont le but est la mise en valeur de la Corse, tout un programme de location de terres et d'inféodation est offert aux ressortissants génois: il en profite et acquiert des terres dans I Sanguinarii.

PONTE Pantaleone: (dix-septième siècle)
Citoyen d'Aiacciu. Poète. En 1637, il célèbre en vers latins la renaissance agricole de la Corse.

PONTE Philippe: (dix-neuvième siècle)
Archiviste du Département de la Corse de 1841 à 1848. En 1843, il est élu Conseiller Municipal d'Aiacciu, avec 11 autres de ses concitoyens.

PONTEPAVONE (de) Raimondo: (quatorzième siècle)
Gouverneur de Cagliari pour le Roi d' Aragon. En 1345, il convainc Pierre IV de la facilité avec laquelle il occuperait la Corse, où, dit-il, Aragon compte de nombreux amis.

PONTERI Jean:
Agriculteur. Militant nationaliste. Il est un des 8 participants qui, en 1973, à U Castellà di Casinca, avec d'autres des membres du FRC et de l'ARC, élaborent A chjama di Castellare, un texte qui appelle à une autonomie interne de la Corse et qui est un manifeste nationaliste.

PONTEVES CARCES (Comte de): (seizième siècle)
Comte de Provence. En 1564, Sampieru Corsu, après avoir débarqué en Corse pour commencer sa révolte contre les Génois, lui écrit pour l'en informer, et lui demander son appui.

PONTICACCIA ?: (dix-huitième siècle)
De A Campana. Républicain convaincu. Médecin. En Avril 1796, il soulève les habitants du Boziu, et regroupe 700 hommes à Bistugliu, près de Corti, coupant ainsi aux Anglos-Corses toutes communications entre Aiacciu et Bastia.

PONTIER Jacques: (né en 1952)
Né à Marseille. Comédien. Chanteur. Il débute avec A Cumpagnia di l'Olmu, puis continue avec la troupe I Chjachjaroni, lors de sa création, en 1983. En 1988, il rejoint la compagnie Meli Melo. En 2004 il crée sa propre troupe A Commedia.

PONTOY Henri-Jean: (1888-1968)
Né à Reims (Marne). Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse. Il y peint des vues de l'intérieur de l'Ile (Ascu, Corti, Venacu...).

PONTREMOLA (di) Giulio: (seizième siècle)
Génois. En 1555, il est sous les ordres de Giovanni Andrea Doria, envoyé en Corse en renfort par Gênes. Il est à la tête d'une des deux compagnies destinées à Calvi.

PONZEVERA Franc Antoine dit Ballarinu: (1780-1827
Né à Bastia. Forgeron. En 1804, à Bastia, il est condamné à 24 ans de Galères, pour vol et complicité de vol. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1827.

PONZEVERA François: (?-1870)
Originaire de Bastia. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

PONZEVERA Juliette:
Originaire de Patrimoniu. Directrice d'une agence d'Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR). Militante nationaliste (Femu a Corsica). Elue conseillère territoriale en 2015.

PONZEVERA Vincent Dominique: (1863-1945)
Né à Bastia. Ecclésiastique. Vicaire de la paroisse Saint-Jean de Bastia. En 1894 (ou 1904 ?), il fonde le journal Le Sillon de la Corse, dont le but unique est la défense du Concordat.

PORCACCI Tomaso: (1530-1585)
Géographe toscan. Auteur d'un recueil intitulé Isole le piu famose del Mondo, dans lequel figure une carte de la Corse de Girolamo Porro.

PORCIUS CATO M.: (troisième siècle avant notre ère)
Consul romain. Dans les années 227 à 221 avant notre ère, il pille la Corse avec ses légions, et en rançonne les habitants.

PORCU Adrien: (né en 1982)
Né à Aiacciu. Artiste plasticien. Sculpteur.

PORRATA di PUGHJOLA (di) Ghjuvanni: (seizième siècle)
De Mursiglia. Frère d'Orlandu. Cousin d'Antoine Lenche. Avec ce dernier, en 1568, il prend la direction, en Algérie, du Bastion de France. De 1582 à 1597, il dirige seul le comptoir.

PORRATA di PUGHJOLA (di) Orlandu: (seizième siècle)
De Mursiglia. Frère de Ghjuvanni. En 1560, il est chargé de la défense de la tour de Petriliu, à Mursiglia. Il est battu par les Turcs de Mammi Corso.

PORRATA di PUGHJOLA (di) Paulu: (1626-ap1706)
De Mursiglia. En 1692, puis en 1699, il réussit à faire libérer son gendre, Tomasu Fantauzzi, capturé et retenu comme esclave en Barbarie par les Tunisiens.

PORRI Fernand:
En 1925, à Aiacciu, il crée, avec Joseph Airuo, le spectacle Baccalà per Corsica, avec des chansons de Dumenicu Antone Versini (Maistrale), dont Cursichella.

PORRI Jo (née en 1963)
Née à Bastergà. Artiste peintre (corps humains, chevaux...). Diplômée en Arts Plastiques de l'Université de Corti. Elle expose à Aiacciu (1985, 1987, 1991, 1995, 2001...), Corti (1996), Bastia, Sartè...

PORRI Mathieu: (dix-neuvième siècle)
Membre du conseil d'arrondissement d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

PORRI Pierre: (1937-2013)
Originaire de Bastergà. Chirurgien dentiste. Maire de Bastergà de 1977 à 2001. Conseiller général du canton de Bastergà de 1979 à 1992.

PORRI Sampieru: (1865-1926)
Avocat. Journaliste. Il oscille politiquement entre radicalisme, arénisme et gavinisme. Créateur et rédacteur en chef du journal républicain La Revanche en 1886, du quotidien républicain et indépendant Le Pilori (de la Corse) de 1886 à 1913, du journal républicain Le Sampiero et de L'Union Républicaine en 1890, du journal républicain bihebdomadaire, L'Union, en 1893, du quotidien La République, organe des intérêts généraux du Département, de 1899 à 1902. Conseiller général de Bastergà de 1892 à 1900. Directeur du Journal de la Corse de 1900 à 1901. En 1893, il est un des agents les plus actifs de la réconciliation entre les familles Gavini et Casabianca. En 1905, il est directeur du journal Le Prolétaire Insulaire, organe radical socialiste de périodicité variée. Il collabore à L'Avenir, et est rédacteur en chef de l'édition corse du Radical. Il décède à Aiacciu, en 1926.

PORRO Girolamo: (1520-1604)
Graveur. En 1589, à Venise, il exécute une carte de la Corse tirée de l'Atlas du géographe Tomaso Porcacci, Isole le piu famose del Mondo.

PORRO Jean-Victor: (1851-1923)
Né à Sartè. Patissier. Photographe. Il est un des pionniers de la photographie et de la carte postale en Corse. Auteur de nombreux photo-montages.

PORRO Robert: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1948 un pastel intitulé Paysan Corse.

PORT-MAURICE (de) Léonard (Leonardo da Portomaurizio): (1676-1751)
Né à Port-Maurice, près de Gênes. Originaire de L'Isulacciu di Fiumorbu. Prédicateur et religieux de l'Ordre de Mineurs réformés. En Mai 1744, il est envoyé sur l'Ile par le pape Benoit XIV, pour accomplir une mission évangélisatrice et politique (pro génoise). Il commence sa tournée sur l'Ile, et évangélise la Marana, la Casinca, le Casacconi, l'Orezza, la Tavagna, le Rustinu, le Niolu, le Fiumorbu, Caccia, Corti, Cervioni… Le gouverneur Pier Maria Giustiniani compte sur son concours spirituel pour gagner la population corse à la cause génoise. En Juillet, à Castiglione, un paroissien est assassiné au sortir de la messe sous les yeux d'un Frère Prêcheur, le prêtre Bernardino, de Florence, qui est membre de son équipe missionnaire. En Août, il rassemble au couvent de San Francescu di Caccia, à Castifaù, une foule considérable venue de toutes les pièves voisines pour appeler au pardon et à la réconciliation. En Octobre, sa mission est terminée. Elle aura ramené, semble-t-il, le calme et la paix dans toutes les régions visitées, tout en prêchant la fidélité aux Génois. En Novembre, il quitte la Corse, après un accident grave. Il est béatifié en 1796. Canonisé en 1867. Proclamé Patron des Missionnaires à l'intérieur de l'Eglise en 1923.

PORTA (della) Ardiciniu: (quinzième siècle)
Evêque d'Aleria de 1475 à 1493.

PORTA (della) Giacomo: (seizième siècle)
Architecte italien. En 1554, il commence la construction de la cathédrale d'Aiacciu, Nostra Signora di a Misericordia, sur l'emplacement de la petite église de Santa Croce.

PORTA (di A) Ghjudu: Voir BORTA (di) Ghjuducciu.

PORTAFAX Andria Vincenzu Dumenicu Saveriu: (1822-1874)
Originaire de Bunifaziu. Ingénieur des Ponts et Chaussées.

PORTAFAX Diego Antoine Dominique: (1861-1932)
Originaire de Bunifaziu. Directeur honoraire de la Banque de France.

PORTAFAX Don Andria Vincenzu: (1768-1849)
Originaire de Bunifaziu. Homme de loi. Greffier au Tribunal de Commerce de Bunifaziu. Cancelliere de Bunifaziu 1786. Notaire royal et apostolique en 1789. En 1793, il apporte une aide décisive à Buonaparte pour préparer le débarquement de La Maddalena.

PORTAFAX Don Diego Michele: (1645-1695)
D'origine espagnole. Il se fixe à Bunifaziu en 1691. Qualifié de Spettabile. Docteur en médecine. Médecin à Bunifaziu en 1693.

PORTAFAX Don Ghjacumu Tomasu Andria Napoleone: (1820-1909)
Né à Bastia. Originaire de Bunifaziu. Chirurgien-major. Il participe aux campagnes d'Italie (1854-1855), d'Afrique (1855-1856) et d'Allemagne (1870-1871). Chevalier de la Légion d'Honneur.

PORTAFAX Don Ghjuvanni Battista: (1766-1850)
Originaire de Bunifaziu. Procureur royal au siège de Bunifaziu en 1789. Premier adjoint au maire de Bunifaziu en 1820.

PORTAFAX Don Ghjuvanni Battista: (1792-1868)
Originaire de Bunifaziu. Notaire royal. Maire de Bunifaziu de 1826 à 1830.

PORTAFAX Louis: (1801-1877)
Originaire de Bunifaziu. Notaire. Conseiller municipal de Bunifaziu en 1846.

PORTAFAX Xavier Diego Michel Vincent Marie: (1851-1922)
Originaire de Bunifaziu. Docteur en médecine.

PORTAFAX-BIDAULT Didace Michel Thomas Vincent (Don Diego Michele): (1787-1847)
Originaire de Bunifaziu. Chirurgien-major. Il participe aux campagnes napoléoniennes. Chevalier de la Légion d'Honneur.

PORTELLI Christiane: (vingtième siècle)
Originaire de Bastia. Journaliste. Artiste peintre. Elle produit dans les années 1970.

PORTLAND (de) ?: (dix-huitième siècle)
Anglais. Duc. Général. Ministre. En Septembre 1794, c'est lui qui annonce à Sir Gilbert Elliot, de retour en Corse, que le Roi de Grande Bretagne Georges III désire qu'il soit Vice-roi de Corse. En Août, l'Espagne étant sur le point de déclarer la guerre à la Grande Bretagne, il donne l'ordre au Vice-roi de Corse Sir Gilbert Elliot, de transférer vers Gibraltar l'un des régiments anglais essentiel à la défense de la Corse.

PORTO (del) Francesco: (quinzième siècle)
Capitaine génois de l'Ufficio di San Giorgio. En 1459, il est chargé de mater l'insurrection des Cinarchesi. Il est fait prisonnier, dans l'Ornanu, par Arrigu della Rocca. Il est libéré en 1460.

PORTU di CENTURI (di U) Matteu: (quinzième siècle)
Caporale du Capicorsu. En 1466, il remplace Firmano da Persecca au poste de lieutenant du gouverneur milanais Maurizio Scotti.

POTENTINI ?: (dix-neuvième siècle)
De Ersa. Nommé Officier de Santé par le Jury Médical en 1836.

POTENTINI Anghjula: (née en 1978)
Originaire de U Poghju d'Oletta. Chanteuse de variété. Elève du Conservatoire de Bordeaux (1998). Membre du groupe de polyphonies féminines Donni di l'esiliu. Licenciée de conduite d'ensemble de musique traditionnelle corse. Membre du groupe Caramusa, en 2001, durant 4 ans, avant d'entamer une carrière en solo.

POTESTAS Dominicus: (?-1636)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

POUBELLE Eugène: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse en 1873.

POULAIN Paul René: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre. Il séjourne en Corse au début des années 1930. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1933 une peinture intitulée Le golfe de Porto (Corse).

POUPART Antoine Achille: (1788-?)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Peintre d'architecture. Auteur, vers 1800 d'une peinture intitulée Calvi, vue de la mer.

POZELLO Bastiano: (seizième siècle)
Architecte de Turin. En 1574, il est chargé de la construction des fortifications de Bastia. Il commence par le fort San Ghjuvanni.

POZZO (da) Carlo:
Professeur agrégé au Département de Sciences de l'Homme et de l'Environnement de l'Université de Pise. Membre de la Faculté de Lettres et de Philosophie de Pise. Enseignant en géographie. Auteur, avec Bernardo Cori et Giovanni Ridolfi, de Le Relazioni della Corsica con il Continente: studio geografico, paru en 1974.

POZZO (del) Geronimo: (?-1622)
De La Spézia. De 1599 à 1622, il est évêque de Mariana Accia. Il est l'auteur de livre Constitutions, concernant le diocèse de Mariana Accia. En 1604, à Bastia, il fait reconstruire l'église cathédrale Santa Maria, devenue insuffisante. En 1612, à Bastia, grâce à son intervention, début de la construction de l'église dédiée à Saint Ignace de Loyola, du couvent des Jésuites.

POZZO Ghjuliu Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Notable bastiais. Podestat de Bastia en 1700, 1707 et 1715.

POZZO (del) Giulio: (?-1644)
De La Spézia. Neveu de Geronimo. Evêque de Mariana Accia de 1622 à 1644; il succède à son oncle. En 1625, il consacre solennellement la cathédrale Santa Maria, à Bastia. A sa mort, en 1644, il lègue mille écus pour achat de chandeliers d'argent et œuvres d'art.

POZZO di BORGO Alfred: (1902-2001)
Né à Aiacciu. Artiste peintre (paysages). Il réalise des travaux de décoration dans l'église de Campu, dans les églises Saint-Erasme et Saint-Roch à Aiacciu, dans le hall et l'ecalier d'honneur de l'hôtel de ville, ainsi que dans de nombreux appartements et magasins de la ville.

POZZO di BORGO Andria: (dix-neuvième siècle)
En 1848, il est nommé Commissaire Général du gouvernement provisoire de la République du Département de la Corse, en remplacement de Pierre-Auguste Vogin et Pierre-Marie Pietri.

POZZO di BORGO Ascagnu: (dix-neuvième siècle)
Membre du conseil d'arrondissement d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

POZZO di BORGO Camille: (née en 1993)
Née à Aiacciu. Artiste peintre plasticienne. Elève de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Lauréate du prix Canson Art School Awards 2015 dans la catégorie Dessin. Médaille de la Ville d'Ajaccio 2015.

POZZO di BORGO Carlu Andria: (1764-1842)
Né à Alata. Fils de Ghjuseppu Maria. Comte. Avocat. Proche de Pasquale Paoli et des Buonaparte. Lié avec Mirabeau. En Mai 1789, il participe dans la juridiction d'Aiacciu, aux Assemblées de la Noblesse. Il signe le cahier de doléances de la Noblesse à Bastia. En Avril 1790, à Aiacciu, à l'Assemblée des Délégués du Dilà (assemblée houleuse car on doit y décider l'union ou la session avec le Diquà), il est un des farouches partisans de l'union, laquelle l'emporte finalement, avec le Nord. En Juin, à Aix en Provence, il rejoint Pasquale Paoli qui rentre en Corse. En Septembre, à Orezza, il assiste à la première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. Il y est désigné comme député extraordinaire auprès de l'Assemblée Nationale Constituante afin de lui apporter le procès verbal de l'Assemblée. En Octobre, il est élu au Directoire du Département de la Corse. En Novembre, il est à Paris. Il est reçu en qualité de délégué de l'Assemblée Provinciale Electorale d'Orezza. En Septembre 1791, à la Deuxième Assemblée Provinciale Electorale à Corti, il est élu député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale. En Décembre 1792, soutenu par Pasquale Paoli, il est nommé Procureur Général Syndic de la Corse. En Mars 1793, Lucianu Buonaparte ne le ménage pas plus que Pasquale Paoli, en les dénonçant tous les deux au Club Patriotique Toulonnais comme les ressorts principaux de la conspiration contre le peuple. En Avril, à la Convention, sur proposition des députés, un décret prononce sa Translation à la barre de la Convention, ainsi que pour Pasquale Paoli. En Mai, il pourchasse Nabuliu Buonaparte en fuite d'Aiacciu. En Juin, un décret de la Convention concernant son arrestation, casse le décret du 2 Avril, décidant ainsi de surseoir à l'application de la mesure de Translation. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. Il émigre. Il rentre en Corse et, en Juin 1794, il est secrétaire de la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il écrit la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. En Octobre, il est nommé président du Conseil d'Etat du Royaume Anglo-Corse. En Février 1795, il assiste à la Première Session du Parlement Anglo-Corse, qui se tient à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, où il fait un discours devant le Vice-roi de Corse Sir Gilbert Elliot. Il est nommé Conseiller d'Etat. En Août, sa démission est demandée par les habitants du Niolu et de l'Ampugnani. En Juin 1796, le Vice-roi de Corse Sir Gilbert Elliot débordé par les émeutes, accepte quasiment toutes les conditions des rebelles corses, y compris son renvoi du poste de président du Conseil d'Etat. En Octobre, Nabuliu Buonaparte le fait exclure de l'amnistie accordée par les Français à tous les Corses qui ont collaboré avec les Anglais. Il quitte Bastia à bord de l'un des navires anglais qui évacuent la Corse. En Octobre 1797, il est un des chefs de l'insurrection menée par l'Union des Catholiques Républicains. Il est condamné à une peine légère. En 1805, il est en Italie, chargé de mission auprès du général Lacy, commissaire général du Royaume de Naples. En 1815, il est ambassadeur extraordinaire de Russie en France (jusqu'en 1830). Aide de camp général de l'Empereur de Russie. Commandeur de l'Ordre de Saint Louis. En 1816, il invite le préfet Courbon de Saint Genest à favoriser l'élection, en tant que députés, de Ghjuvan Francescu Peraldi, d'Aiacciu, et de Ghjuseppu Maria de Castelli, de Calvi. Tous deux sont élus sans difficulté. En 1818, il est membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. En 1824, il introduit la race des moutons mérinos dans la région de son village natal d'Alata. En 1826, il est créé comte héréditaire par l'Empereur de Russie. En 1830, il rencontre Alfred de Vigny qui a décidé d'écrire un Aperçu de l'Histoire de la Corse dont le titre serait La Corse, essai d'histoire. Ce projet n'aboutira pas. En 1834, il est ambassadeur à Londres (jusqu'en 1839). En 1838, il écrit la version définitive de ses Mémoires (commencées vers 1804 et revues en 1825), qui couvrent la période de 1764 à 1796. Il se retire ensuite à Paris, où il meurt en 1842.

POZZO di BORGO Carlu Felice: dit Cavazza: (1733-1780)
Né à Alata. Fils de Carlu Maria. Ecclésiastique. Prêtre. Prieur de Mezana.
Diacre à Aiacciu. Agent de Pasquale Paoli contre les Génois. En Octobre 1763, avec les Massiera et quelques Naziunali, il tente de prendre la citadelle d'Aiacciu. Les soldats génois restent maîtres des lieux.

POZZO di BORGO Carlu Maria: (1705-1761)
Né à Alata. Fils de Geronimu Francescu Antoniu. Représentant au sixième degré de la famille Pozzo di Borgo anoblie en 1774.

POZZO di BORGO Charles André: (1837-1913)
Né à Aiacciu. Intendant militaire. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille commémorative du Mexique. Chevalier de Notre-Dame d