Orsu Ghjuvanni Caporossi

Cronica di A CORSICA














(647 personnages)


RACHELLI Jean-Lucien: (1951-2012)
Directeur Départemental de l'Office National des Anciens Combattants (ONAC) de Corse-du-Sud. Secretaire général de la Commission Départementale de l'Information Historique pour la Paix. Historien. Ecrivain. Auteur de Les combattants corses dans la Première Guerre mondiale, en 1999, Un sanctuaire, un naufrage, la tragédie de la Sémillante, en 2000, Les combattants corses dans la Seconde Guerre mondiale, en 2005.

RACLOT Abel:
Artisan ébéniste installé en Castagniccia. Co-auteur (avec Pantaléon Alessandri) d'une encyclopédie sur le mobilier corse à travers le temps, Legni è mobuli corsi, en 2009.

RAFFAELLI (de) ?: (dix-huitième siècle)
Marquis. En 1732, des documents importants, qu'il aurait du remettre impérativement aux Génois, ayant disparus, ces derniers décident de l'arrestation de tous les chefs insurgés corses. Il décide alors de remettre les documents tant recherchés au Sénat de Gênes. Les insurgés seront libérés.

RAFFAELLI ?: (dix-neuvième siècle)
Pharmacien à Bastia. En 1898, il sollicite, et obtient de l'Administration des Télégraphes, l'obtention d'une ligne aérienne entre son officine et son domicile.

RAFFAELLI Amélie:
Née à Ortiporiu. Comédienne bilingue. Directrice artistique de En Compagnie d'Amalgam'arts. Créatrice de spectacles. Conteuse (atelier de conte Amalgame). Intervenante en langue corse...

RAFFAELLI Ange: (?-1943)
Résistant. Il est tué lors des combats de la libération de la Corse, en 1943, sur la route de U Viscuvatu. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

RAFFAELLI Anton Battesti: (dix-huitième siècle)
De Bastia. En Décembre 1763, à la Cunsulta Generale di Corti, il est désigné pour faire partie des neuf membres de la Ghjunta qui devra mettre en place dans un délai d'un an, une Università à Corti.

RAFFAELLI Antoniu Luiggi Francescu: (1790-1871)
Originaire de Tralonca. Avocat. Procureur du Roi. Poète en langue toscane. En 1818, il est membre honoraire (puis membre correspondant en 1823) de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Auteur, entre autres, de L'Addio, Lamentu sulla tomba d'Elisa, de Poesie Giovanili, en 1863, I miei Ricordi, en 1869.

RAFFAELLI Biagginu: (1774-1845)
Originaire de Tralonca. Etabli à Omessa. Juge de paix à Bastia (Terre Vechja). Conseiller général de la Corse en 1833.

RAFFAELLI Carlu: (dix-huitième siècle)
En Octobre 1768, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu.

RAFFAELLI Don Matteu: (1691-?)
Originaire de Tralonca. Capitano. Nobile Dodeci. En 1712, il participe, à Omessa, à l'élection des Nobili Dodeci.

RAFFAELLI Francescu (Francesco de Raffellis): (1747-1832)
Originaire de Tralonca. Qualifié de Signor. Magistrat. Padre di Comunu de Tralonca en 1771. Procuratore de la juridiction de Corti en 1783. Notaire royal et apostolique de Corti en 1785. Député du Tiers-Etat pour la juridiction de Corti en 1789. En Janvier 1797, il est nommé accusateur public du Tribunal civil du Département du Golu. Président du Tribunal de Première Instance de Corti en 1803. Juge au Tribunal d'Appel à Aiacciu. Président du Tribunal Civil de Corti en 1811.

RAFFAELLI Francescu Cesare: (1816-1859)
Originaire de Tralonca. Fils de Biagginu. Juge au Tribunal de Première Instance de Bastia en 1852. Conseiller à la Cour de Bastia.

RAFFAELLI Francescu:
Né à Bastia. Comédien. Metteur en scène. Directeur artistique du Théâtre du Partage, à Bastia.

RAFFAELLI Ghjorghju Antoniu Benvenutu: (1860-1904)
Né à Bastia. Fils de Luiggi Agostinu. Chef d'escadron d'Artillerie. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre Impérial du Dragon d'Annam en 1889.

RAFFAELLI Jean Augustin Louis: (1893-1971)
Né à Aiacciu. Originaire de Tralonca. Officier d'Artillerie durant la Première Guerre Mondiale. Résistant (Forces Françaises Combattantes) durant la Seconde Guerre Mondiale. Commandant de réserve. Maire d'Ortiporiu. Conseiller général. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Médaille de la Résistance.

RAFFAELLI Lucius Auguste: (1817-1900)
Né à Bastia. Originaire de Tralonca. Officier d'ordonnance du prince Jérôme Napoléon. Capitaine d'Infanterie (ER). Receveur des Finances à Bastia en 1876. Chevalier de la Légion d'Honneur.


RAFFAELLI Marcu Aureliu: (1690-1746)
Originaire de Tralonca. Etabli à Penta di Casinca. Secrétaire et garde des Sceaux des Naziunali en 1731. Il s'exile ensuite à Florence puis en Espagne. Il rencontre Théodore de Neuhoff en Toscane. Devenu Roi de Corse, ce dernier le nomme chancelier du Magistratu Supreme et auditeur royal en 1736. En Juillet 1739, après la défaite des Naziunali devant les Français, dissident, il refuse de se laisser désarmer. Avec d'autres, ils se donnent un chef, Francescu Zanobi, et jurent de ne pas déposer les armes tant que les Génois seront en Corse. En Février 1746, à Bastia, faisant partie des principaux membres, une trentaine, de l'ancienne direction de la ville, tous Naziunali favorables au Roi de Sardaigne, il est arrêté par la nouvelle municipalité, emprisonné et transféré à Gênes, où il est décapité.

RAFFAELLI Marcu Aureliu: (dix-huitième siècle)
Originaire de Tralonca. En Mai 1762, il est élu membre du Supreme Cunsigliu.

RAFFAELLI Mighele: (né en 1929)
Né à Marseille. Installé à Aiacciu. Auteur. Compositeur. Metteur en scène. Scénographe. Peintre. Musicien (cetera). Sa maîtrise technique et sa sensibilité ont influencé ses mises en scène théâtrales. Après une formation conjointement menée de peintre et de musicien, il est très tôt invité à employer ses talents au service du théâtre, comme décorateur scénographe, créateur de costumes et compositeur. Il exerce pendant plusieurs années sur les grandes scènes européennes, développant une maîtrise et une originalité qui lui vaudront les principaux prix internationaux et l'accès à un répertoire prestigieux, classique ou contemporain. Auteur de U Lamentu di l'Omu persu tra mare è surghjente, en 1983. Il participe à la conception et la direction musicale du CD Canti corsi tradizioni, en 1989. Auteur, avec Ghjermana de Zerbi, de Antulugia di u Cantu Nustrale, paru en 1993. Grand prix de l'Académie Charles Cros en 1994. Il collabore étroitement avec Mighela Cesari à la recherche des chants profonds corses. Il se passionne également pour les instruments anciens comme la vihuela et tout particulièrement la cetera dont il assure le renouveau en composant des oeuvres pour l'instrument.

RAFFAELLI Oraziu Simone Francescu: (1830-1861)
Originaire de Tralonca. Avocat. Juge de paix du canton de A Petra di Verde

RAFFAELLI Paulu Ghjacintu: (1795-ap1869)
Originaire de Tralonca. Secrétaire de la justice de paix du canton de Sermanu en 1841. Maire de Tralonca de 1822 à 1830. Greffier de la justice de paix du canton de Sermanu en 1854.

RAFFAELLI Simone: (dix-huitième siècle)
Frère du marquis. Son histoire est plus ou moins confondue avec celle de l'abbé Carlu Francescu Raffaelli.

RAFFALLI Anghjulu: (dix-huitième siècle)
En Décembre 1797, au couvent de Sant'Antoniu di A Casabianca, les membres de A Crucetta le désignent comme membre du comité d'action, le Comité de Saint Antoine.

RAFFALLI Barthélémy dit Rémy: (1913-1952)
Né à Nice (Alpes-Maritimes). Originaire de Tagliu Isulacciu. Militaire. Sous-lieutenant en Algérie en 1935. Capitaine en 1943, il participe à la campagne d'Italie. Il est grièvement blessé en 1944, et est rapatrié. Membre du cabinet du général commandant les forces françaises en Autriche de 1945 à 1949. En 1950, à Saigon, il est nommé commandant du 2ème Bataillon Etranger de Parachutistes engagé contre le Viêt-Minh. Nommé chef d'escadron, il meurt des suites de ses blessures, à l'hôpital Coste de Saïgon, en 1952. Commandeur de la Légion d'Honneur à titre posthume.

RAFFALLI Bernard: (1941-2002)
De Calvi. Homme de lettre. Auteur de Une vigne sur la mer. Deux siècles en Corse, paru en 1980, de Continent Corse... En 1988, il obtient le Prix de l'Académie Française avec A la recherche du temps perdu de Marcel Proust. En 1995, il écrit Pietragalla...

RAFFALLI Carlu Francescu: (dix-huitième siècle)
De Pedicroce d'Orezza. Ecclésiastique. Prêtre d'Orezza. En 1730, le gouverneur Felice Pinelli lui demande son aide pour calmer la fronde anti taxe des Due Seini. En Décembre, lors de la Cunsulta di Sant'Antoniu di A Casabianca, dans l'Ampugnani, il est désigné, avec Andria Ceccaldi et Luiggi Giafferi, pour conduire un rassemblement armé, suivi d'une marche sur Bastia. Tous trois entament également des négociations avec le commissaire Camillo Doria. Il préside Cunsulta di San Pancraziu di Biguglia (ou de Furiani), devant 4000 hommes, où Andria Ceccaldi et Luiggi Giafferi sont proclamés Généraux de la Nation Corse. En Mai 1732, dans le Rustinu, il se rend au général comte de Schmettau, et est gardé à vue. Il participe à une conférence, à Corti, où des nouvelles conventions entre Corses et Génois, garanties par l'Empereur Charles VI, sont énoncées en un Traité (Concessioni Graziose) réglant d'une façon satisfaisante les exigences des Naziunali. En Juin, il est remis au commissaire général Paolo Battista Rivarola, arrêté et enfermé à Bastia. Puis il est transféré à Gênes où il est enfermé dans la tour. Il est ensuite transféré et consigné à résidence à Savone. Sa condamnation à mort paraît inévitable. Mais les interventions extérieures en sa faveur (l'Empereur d'Allemagne, le Prince Eugène de Savoie, le pape, les ambassades de France, d'Espagne, de Toscane), rendent difficile son élimination physique. En Avril 1733, il est libéré. Il va faire sa soumission devant le Sénat de Gênes, et ne peut rejoindre l'Ile qu'après un délai, et avec le consentement préalable des autorités de la République. Il se réfugie à Rome, où le pape Clément XII le nomme auditeur du tribunal de Monte Citorio. En Septembre 1734, il est à Naples, à la cour de Dom Carlos, où il demande au Roi d'intervenir en faveur des Naziunali.

RAFFALLI Emilie:
Originaire de Tallone. Photographe. Artiste plasticienne.

RAFFALLI Gabriel: (1854-1930)
De A Stazzona d'Orezza. Il débarque au Venezuela en 1867, avec d'autres migrants insulaires. Il s'installe à Carupano (état de Sucre), où il succède à son frère à la direction de la société d'exportation de cacao de créée par celui-ci. Il devient un notable de la région et participe à toutes les avancées technologiques du pays.

RAFFALLI Ghjuvan Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de A Stazzona d'Orezza, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

RAFFALLI Ghjuvanni (Le Vieux): (1685-?)
De Pedicroce d'Orezza. Peintre et stucateur. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse entre 1723 et 1740.

RAFFALLI Ghjuvanni (Le Jeune): (1757-?)
De Pedicroce d'Orezza. Fils d'Ignaziu Saveriu. Peintre, décorateur et stucateur. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse jusqu'en 1797.

RAFFALLI Ignaziu Saveriu: (1720-?)
De Pedicroce d'Orezza. Peintre et stucateur. Fils de Ghjuvanni (Le Vieux). On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse entre 1750 et 1777.

RAFFALLI Ignaziu Savieru: (1786-1832)
Peintre et stucateur corse originaire de Felce. Fils de Ghjuvanni. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse dès 1809.

RAFFALLI Jacques:
Avocat au barreau de Bastia. Il effectue ses études à Aix-en-Provence. Diplômé de sciences politiques. Il plaide dans de grandes affaires criminelles corses (assassinat du maire de Suveria, catastrophe de Furiani, fusillade de L'Isula...).

RAFFALLI Jean-Baptiste: (né en 1949)
Conseiller général (radical de gauche) du canton de Bastia IV de 1994 à 2015. Vice-président du Conseil Général de Haute-Corse.

RAFFALLI Jean-Michel: (né en 1959)
Né à Bastia. Après des études en informatique, il se passionne pour les relations humaines et la communication. Formé à la Programmation Neurolinguistique, il donne des conférences à travers toute la Corse. Ecrivain. Auteur de Bal en Amnésie, paru en 1999, de Hors-la vie, paru en 2000, de In lux limine, paru en 2012...

RAFFALLI Louis: (1875-1951)
Né à Ped'Orezza. Docteur en médecine. Spécialiste de la médecine infantile. Chef de service a l'hôpital de Seillans (Var). Maire de Seillans de 1928 à 1946. Chevalier de la Légion d'Honneur.

RAFFALLI Louis: (1934-2006)
Né à Calinzana. Médecin. Maire de Manosque de 1987 à 1995. Il participe à de nombreuses expéditions humanitaires, notamment en Afrique.

RAFFALLI Rodolphe: (né en 1959)
Né à en Seine-et-Marne de père corse. Musicien (guitare). Compositeur. Interprète (Classique, Jazz).

RAFFALLI Saveriu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Canavaghja, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

RAFFALLI Simon-Jean:
Elu conseiller territorial (divers droite) de 1992 à 1998.

RAFFALLI-DONSIMONI Claire: (1923-2013)
Originaire de Pedicroce. Maire de Pedicroce de 1960 à 2001. Chevalier de la Légion d'Honneur.

RAFFINI Anghjulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Santa Lucia di Moriani, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

RAFFINI David: (né en 1983)
Originaire de Moltifaù. Artiste peintre. Plasticien.

RAFFINI Ghjuvan Petru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Tarranu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

RAFFO Barthélemy (Barthy): (1950-2014)
Né à L'Isula. Musicien (guitare). Durant sa carrière, il accompagne entre autres Juliette Greco durant 35 ans, Enrico Macias pendant 18 ans, Serge Reggiani, Guy Marchand, Tino Rossi, Antoine Ciosi...

RAGACHE Gilles: (1958-2004)
Sportif de haut niveau (basket-ball). Restaurateur et organisateur de spectacles. Il est assassiné à Aiacciu en 2004.

RAGGI Paulu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de San Niculaiu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

RAGGI Raffaello: (?-1712)
Savant et prédicateur génois, il est nommé évêque d'Aleria en 1704, succédant à Mario Emmanuelle Durazzo. Il décède en Corse en 1712.

RAGGIO Franco: (quinzième siècle)
Notaire génois. En 1498, il transcrit les capitulaires révisés de 1496.

RAGGIO Paolo Gregorio: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1549. Il succède à Gianmaria Spinola. Il entreprend la reconstruction du pont de Lagu Benedettu. En 1550, il est remplacé par Enzelino Spinola.

RAGIO Tommaso: (dix-septième siècle)
Praticien génois. Grâce à ses libéralités, les Jésuites fondent un collège à Bastia.

RAHNEMA Marie-Thérèse:
Enseignante. Ecrivain. Auteure de Valinco (2003), Duel et passion dans le Valinco (2006)...

RAIMONDI Archange: (1911-1980)
Né à Aiacciu. Résistant. Il organise la résistance en Corse avec Fred Scamaroni. Membre du réseau Action R2 Corse. Condamné à mort par contumace pour espionnage par les Italiens. Membre du Comité Départemental Corse du Front National. Elu au Conseil de Préfecture (devenu le CDL) en 1943. En 1946, il essaie, vainement, de mettre en place les structures du MRP en Corse. Officier de la Légion d'Honneur. Il décède à Nice en 1980.

RAIMONDI Jackie: (née en 1955)
D'origine bretone, installée à Aiacciu. Poétesse. Récitante en poésie. Militante associative et culturelle. Fondatrice de L'Ecole en poésie, à Purtichju.

RAIMONDIS (de) ?: (dix-huitième siècle)
Chevalier. Officier de marine français. En Juin 1769, il commande Le Singe, en rade de Porti Vechju. Il reçoit et accepte la reddition des habitants de la ville.

RAIMONDO: (neuvième siècle)
Evêque d'Aleria en 853.

RAIMONDO (RAIMONDUS): (?-1354)
Evêque d'Aleria. En 1354, il excommunie les Giovannali, mais ces derniers sont aussitôt absous par l'archevêque de Pise.

RAIMONDO: (quatorzième siècle)
En 1372, le pape Grégoire XI le nomme évêque de Mariana avec le titre d'Inquisiteur.

RAINGO-PELOUSE Germain Franck Ernest: (1893-1963)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages, natures mortes). Il séjourne en Corse au début des années 1920. Au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1928, il envoie une oeuvre titréeErbalunga (Corse). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1929 une peinture intitulée Erbalunga (Corse), à celui de 1935, Paysage corse, et à celui de 1936, Erbalonga (Corse). Au Salon des Artistes Français de 1935, il expose Erbalunga (Corse).

RAIS ALY: (seizième siècle)
Corsaire turc. En 1565, il attaque trois galères de vivres et d'armes à destination d'Aiacciu, envoyées en Corse par Gênes; une seule réussit à rallier la ville.

RAMAGNI Simon: (1807-1886)
Né à Aiacciu. Directeur de la Compagnie Insulaire de Navigation Valéry de 1850 à 1874. Militant républicain à Marseille. Membre du groupe La Voix du Peuple, en 1833. Membre de la commission municipale de Marseille (adjoint au maire) lors de la révolution de 1848. Président du Cercle Paradis en 1849. Conseiller général du 5ème canton de Marseille en 1863. Maire de Marseille en 1879 et 1880. Directeur du Mont de Piété de Marseille en 1881. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède dans la cité phocéenne en 1886.

RAMARONI Antoine Vincent: (1849-?)
Né à Bastia. Docteur en médecine. Chirurgien de l'Hospice de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

RAMARONI Barthélémy: (?-1966)
Né à Aiacciu. Médecin. Conseiller général d'Aiacciu jusqu'en 1966.

RAMELET-STUART Desideriu:
Maître en sciences historiques diplômé de l'Université de Corti. Auteur de Stuart of Corsica, l'origine dévoilée, paru en 2010, Un Stuart dans la Nation Corse, en 2014...

RAMELLI Auguste: (1882-1967)
Avocat. Président de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse de 1947 à 1961.

RAMELLI Giovanni Battista: (?-1694)
Peintre italien originaire de Milan. Installé à Bastia puis à Brandu. On retrouve de ses oeuvres peintes à Brandu à partir de 1684.

RAMEY Henri: (1890-1978)
Né à La Fere (Aisne). Artiste peintre. Au Salon d'Automne de 1920, il expose Fillette à la cruche (Cargèse, Corse). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1921 une peinture intitulée Paysage corse. A l'exposition des Peintres de la Corse de 1925, il présente Golfe de Sagone.

RAMOLINO Andria: (1767-1831)
Né à Aiacciu. Cousin germain de Litizia Buonaparte. Négociant en matériaux de construction à Aiacciu, son magasin est pillé par les Paolistes en 1793. Il se réfugie sur le continent durant le Royaume Anglo-corse. Inspecteur des charrois en 1795. Directeur des vivres en 1796. De retour en Corse, en 1798, il est nommé commissaire du Directoire Exécutif prés l'administration centrale du Département du Liamone. Commissaire du gouvernement prés le tribunal d'appel d'Aiacciu en 1800. En Mai 1800, il signe la procédure de mise en place du nouveau préfet du Département du Liamone, Ghjuvan Battista Galeazzini. Directeur des contributions en Corse de 1801 à 1814. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1810, il représente le Département du Liamone, plus précisément la ville d'Aiacciu, au mariage de Napoléon 1er. Membre de l'Ordre de la Réunion. Baron de l'Empire en 1815. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Il fait partie des 39 Electeurs censitaires de la Corse. Député de la Corse de 1819 à 1824. Conseiller général de la Corse et conseiller municipal d'Aiacciu jusqu'en 1831. En 1830, durant les Trois Glorieuses, il est membre de la Commission désignée par le Conseil Municipal d'Aiacciu qui est chargée du maintien de l'ordre. Il décède à Aiacciu en 1831.

RAMOLINO Francescu Agostinu: (1779-1822)
D'Aiacciu. Lieutenant au Régiment des Tirailleurs Corses.

RAMOLINO Ghjuvan Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
Médecin à l'hôpital français Casa Reale de Rome. Il succède à Carlu Matteu Antonini.

RAMOLINO Ghjuvanni: (1691-1775)
D'Aiacciu. Grand-père de Litizia Buonaparte. Producteur de vin.

RAMOLINO Litizia: Voir BUONAPARTE Maria Litizia.

RAMOLINO Nabuliu: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1860.

RAMOLINO Nicolas Joseph-Marie: (1821-1894)
Né à Aiacciu. Fils de Francescu Agostinu. Comte de Coll'Alto. Capitaine dans la Gendarmerie des Chasses de l'Empereur en 1860. Commandant de la gendarmerie de la Seine en 1866. Lieutenant-colonel de Gendarmerie à Chambéry en 1875. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de Sainte Anne de Russie en 1868. Décoré de l'Ordre Ottoman de Medjidieh en 1869. Officier de la Légion d'Honneur en 1870.


RANC Arthur: (1831-1908)
Né à Poitiers (Vienne). Publiciste et homme politique français. Un des chef du Parti Radical Socialiste. Franc-maçon. Député (gauche) de la Seine de 1881 à 1885, et sénateur de la Seine de 1891 à 1900. Sénateur (gauche) de la Corse de 1903 à 1908. Auteur d'ouvrages historiques (L'Histoire de la conspiration de Babeuf, Evasion de Lambèse, De Bordeaux à Versailles, Sous l'Empire, Mémoires d'un Républicain...). . Il décède à Paris, en 1908.

RAO Patrick: (?-1992)
En 1992, il décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia. On dénombre 15 morts.

RAPALE Jean-Jacques: (1924-2013)
Originaire de Rapale. Ancien combattant 39-45, d'Indochine, et d'Algérie. Capitaine (CR). Maître d'Education Physique et des Sports. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire à titre exceptionnel. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.


RAPALLE (da) Gerolamo: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1525. Il succède à Gianbattista Lomellino. En 1526, il est remplacé par Gianbattista Doria.

RAPHAEL: (quatorzième siècle)
Evêque du Nebbiu de 1363 à 1381.

RAUCH Charles: (1891-1957)
Né à Strasbourg. Artiste peintre (paysages, genres). Graveur. Il réalise des gravures représentant les endroits les plus pittoresques de la Corse: Vue générale d'Ajaccio, Entrée du port de Bastia, Vue de Calvi, Lac de Nino, Ile Rousse, Saint-Florent, toutes reproduites dans Le guide pittoresque du voyageur en France, édition de 1938.

RAVAIL Pierre Joseph Jean Jacques:
Sous-préfet de Corti en 1940. Sous-préfet de Sartè en 1942. Préfet de Corse délégué dans ses fonctions de 1945 à 1947.

RAVASCHIERO Ettore: (seizième siècle)
Militaire génois. En 1558, il commande la garnison du fort d'Ischia Nova. Le fort est attaqué par les onze galères du duc François de Guise, et mille hommes, plus d'autres renforts. Avec sa garnison, il se rend aux Français. En 1560, il défend Borgu, Castellà di Casinca, U Viscuvatu, A Venzulà, attaqués par les Turcs. Il ne peut repousser ces derniers et perd tout de même six des ses hommes. En 1564, fidèle à Gênes, il s'oppose à Sampieru Corsu, dans sa reconquête de la Corse, avec les troupes du Génois Nicolo de Negri. Il est battu à Ponte à A'Leccia, et il doit s'enfuir.

RAVE Christiane: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1966 une peinture intitulée Santa Regina (Corse).

RAVEL L.:
Ingénieur agronome. Auteur de La Corse, ressources de son sol et de son climat, en 1911.

RAVIS-GIORDANI Georges: (né en 1937)
Né à Marseille. Originaire du Niolu. Agrégé de philosophie. Professeur d'ethnologie. Ethnologue. Fin analyste de la société insulaire. Militant au Parti Communiste auquel il adhère en 1958. Agrégé de philosophie. De 1975 à 1985, il dirige plusieurs sous-groupes du Centre d'Etudes Corses (RCP 351, RCP 691, Jeune Equipe 4589) qui coordonnent les recherches sur la Corse. Directeur du Centre d'Etudes Corses de 1982 à 1999. Fondateur de l'Association pour le Développement des Etudes Corses et Méditerranéennes (ADECEM) en 1982. Auteur de Corse (Architecture rurale française), en 1978, de Noms de personnes et noms de lieux: analyses comparatives à partit de quelques exemples corses, de Bergers Corses. Les Communautés villageoises du Niolu, en 1983, de La Corse à la croisée des chemins: un peuple sans identité ou une identité sans peuple ?, en 1989, de Du deuil à la mémoire, les monuments aux morts de la Corse (Guerre 1914-1918), avec Jean-Paul Pellegrinetti, en 2011... Directeur de la publication de l'Atlas ethno-historique de la Corse, en 1994-2004. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

RAYMOND Casimir: (1870-1965)
Né à Marseille. Artiste peintre). Auteur d'une peinture intitulée Forêt de Vizzavona.

RAYNAL André Louis Théodore: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre. Il séjourne en Corse au milieu des années 1930. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1936 une peinture intitulée Panorama du haut de la tour aux îles Sanguinaires (Corse), et à celui de 1946, Les îles Sanguinaires (Corse) vue du haut de la tour.

RAYNAL Guillaume Thomas: (1713-1796)
Ecclésiastique. Historien et philosophe français. Auteur, en 1770, de Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes. Il échange une correspondance suivie avec Nabuliu Buonaparte, voulant écrire une histoire de la Corse, qu'il rencontre à Marseille, en 1787. En Août 1779, édition, à Berne, de son Histoire de l'Isle de Corse, en deux volumes, (attribuée également à François René Jean de Pommeurol). Ce livre a été écrit avant 1770, mais des adjonctions ont été faites en 1774.

RAYNAM (de) ?: (dix-huitième siècle)
Commissaire des guerres en Corse. En Mai 1789, à l'Assemblée des Notables de Bastia, il est élu, en tant que représentant de Jean Baptiste Gautier d'Urbin (le président du Conseil Supérieur de la Corse), député de la Noblesse et sera parmi les quatre députés qui représenteront la Noblesse de la ville à l'Assemblée Générale des Trois Ordres.

REALIER-DUMAS Ignace, Jean-François: (1788-1840)
Magistrat. Auteur, en 1819, d'un ouvrage très controversé intitulé Mémoires sur la Corse, Procureur général à Bastia en 1836. Il mène une lutte acharnée, sans grand succès, contre les porteurs d'armes.

REBBIA (della) Ghjuliu: (seizième siècle)
Chef militaire. Pro Français et ami fidèle de Sampieru Corsu. En 1561, victime de la répression des Génois, il est condamné. En 1568, avec les Génois et d'autres Caporali corses, il attaque et bat Luziu della Casabianca, allié d'Alfonsu d'Ornanu, à Ampugnani.

REBBIA (della) Rifacciolu: (?-1589)
Notable. Il est assassiné en 1589. En 1590, un Pace, entre le prêtre Petru Fannone et sa famille d'une part, et Dimitiu (le meurtrier) et sa famille d'autre part, qui se sont réconciliés, est annexé à une requête, pour obtenir la grâce de son meurtrier.

REBBIA (della) Vitalu: (seizième siècle)
Notable. En 1553, il est aux côtés des Français contre les Génois. Il devient un des chefs de la garnison de Corti.

REBIERE Jean-Marc:
Préfet du département de la Haute Corse de 1992 à 1993.

REBOLI Emile: (1908-1944)
Né à Corti. Son père, italien antifasciste, s'est réfugié en Corse, ayant fui le régime de son pays. Maçon à Bastia. Secrétaire du syndicat CGT du bâtiment corse. Militant communiste et antifasciste. Résistant (sous le pseudonyme de Blaise). Membre du Front National de Bastia (lieutenant). Journaliste au Patriote. A l'origine de la création de l'imprimerie clandestine du Front National et du PCF, en Casinca. Il est arrêté par les Chemises Noires italiens en 1942, et après avoir été torturé, il est condamné à 3 ans de prison. Incarcéré à Bastia jusqu'en Août 1943, il est déporté en Italie, où il meurt sous les bombardements de sa prison. Reconnu Mort pour la France. Chevalier de la Légion d'Honneur. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia et sur celui de la commune de Ghisoni.

REBORA Random: (?-1943)
De Bastia. Résistant. Il est tué par les Allemands, lors des combats de Bastia, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Sarté.

REBUFFO Marco Aurelo: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1715 à 1717. Il succède à Paolo Francesco Spinola. Il est remplacé par Giovanni Stefano Spinola.

REBUFFO Pellegro Giustiniano: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1559. Il succède à Giovanni Battista Grimaldi et Francesco Sauli. Il demande à l'Ufficio di San Giorgio l'envoi en Corse d'un bourreau de métier et de ses aides. En 1560, il décide une Vedutà qui se tient à Bastia en sa présence, de celle de Andrea Imperiale, l'autre gouverneur, et de six cents délégués corses. Des décisions concernant l'administration, et surtout la fiscalité sont prises; on y élit également I Nobili Dodeci. Le mécontentement corse, après cette Vedutà, est général. Il refuse d'exporter du blé corse afin de ne pas mécontenter les habitants dont il convient de tenir compte plutôt que de donner satisfaction à des tiers.

REBYJ Yvan:
Né en Ukraine. Artiste plasticien installé en Corse depuis 1989. Artiste numéricien. Ses compositions numériques sont le résultat d'une combinaison d'images de scanner, analogiques, de vidéo, et de synthèse. En 2014, il participe au spectacle culturel Cors'Odissea.
Voir le site d'Yvan REBYJ.

RECCO Antoine: (né en 1929)
Pruprià. En 1981, il tue deux jeunes filles qui ont résisté à ses avances (il les a étranglées, lestées et jeté leurs corps à la mer). Il est arrêté en 1982, et est condamné, en 1987, à la réclusion criminelle à perpétuité avec période de sûreté de quinze ans. Il est libéré, pour raison médicale, en 2010.

RECCO Battista: (dix-huitième siècle)
Originaire d'Aiacciu. Ecclésiastique. Professeur d'humanités au collège d'Aiacciu en 1792.

RECCO Carlu: (dix-huitième siècle)
Originaire d'Aiacciu. Elève de l'Université de Rome. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse en 1787.

RECCO (da) Cino: (quinzième siècle)
Génois. En 1498, il commande un brigantin génois, et croise entre Aleria et Porti Vechju, pour empêcher, entre autre, tout secours à Ghjuvan Paulu di Leca, de retour d'exil.

RECCO François-Xavier: (1826-1855)
Originaire d'Aiacciu. Officier. Tué à la bataille de Malakoff, en Crimée, en 1855.

RECCO Ghjuvan Battista: (1735-après 1797)
Originaire d'Aiacciu. Elu Padre di U Cumunu d'Aiacciu en Janvier 1796.

RECCO Jean-Baptiste: (vers 1741-1809)
Né à Aiacciu. Ecclésiastique. Abbé. Il fait la classe à Nabuliu Buonaparte enfant (c'est lui qui apprend à lire au futur empereur). Premier curé de l'église Saint-Roch, à Aiacciu, en 1802. Dans son testament, Napoléon lui avait légué 20000 Francs.

RECCO Joseph-Thomas (Tommy): (né en 1934)
Pruprià. Frère d'Antoine. Condamné en 1962 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'assassinat d'un garde maritime à Pruprià, en 1960. Mis en liberté conditionnelle en 1977, il tue 3 caissières d'une grande surface à Béziers lors d'un hold-up, en 1979, puis, lors de sa fuite, 3 autres personnes à Carqueiranne (Var). Arrêté, il est à nouveau condamné, en 1983, à la réclusion criminelle à perpétuité.

RECCO Paul-Louis (Paulo): (né en 1956)
Né à Santa Maria Ficaniedda. Professeur d'arts plastiques à Aiacciu. Artiste peintre. Il expose à Aiacciu, Bastia...

RECCO Pierre-François: (1807-1841)
Originaire d'Aiacciu. Pharmacien. Aide-major à l'hôpital du Val de Grâce, à Paris, puis à Aiacciu.

RECLUS Elisée: (1830-1905)
Savant et géographe français. Il soutient que sœur jumelle de la Sardaigne, c'est la Corse qui est la plus italienne par sa situation géographique et les traditions de l'Histoire...

RECLY Mathide: (née en 1991)
Originaire de Porti Vechju. Chanteuse. Auteur compositeur interprète.
Voir le site de Mathilde RECLY.

RECOLDADI Pietro: (seizième siècle)
Ecrivain italien. Il affirme, dans son Historia Monastica, que Rome, en 1535, est entièrement peuplée de familles corses.

REDIN Antoine: (1934-2012)
Né à Cenon (Gironde). Footballeur professionnel (défenseur). Après sa carrière de joueur professionnel (de 1954 à 1970), il devient entraineur. Il entraîne d'abord Nancy (de 1970 à 1980), puis le Sporting Club de Bastia de 1980 à 1986. Dès sa première année à Bastia, il remporte la Coupe de France de football en 1981. Il ne quittera plus la Corse, où il décède, à E Ville di Petrubugna, en 2012.

REDPATH Anne: (1895-1965)
Artiste peintre écossaise (paysages). Elle séjourne en Corse au début des années 1960. Auteur des peintures Erbalunga Corsica et Old houses Corsica, conservées au musée d'Edinbourg.

REGGI Jean-Baptiste: (1789-1818
Né à Bastia. Soldat canonnier au 7ème Bataillon de Marine. En 1817, par le Conseil de Guerre Maritime de Toulon, il est condamné à 5 ans de Travaux Forcés, pour vol d'effets appartenanr à l'Etat. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1818.

REGINA (de REGINA et BRUNO): Voir MELICUCCI Pierrette.

REGINA Lorenzo: (quinzième siècle)
Evêque de Sagone de 1478 à 1479.

REGINENSI Jean Antoine: (1898-1944)
Né à Tocchisi. Militaire. Engagé volontaire à 18 ans lors de la Première Guerre Mondiale. Aviateur, il accompli de nombreux raids: Paris-Madrid-Lisbonne et retour (1928), Paris-Saïgon et retour (1929), Paris-Lac Tchad-Tananarive et retour (1929), Paris-Gao-Lisbonne et retour (1930), Paris-Hoggar et retour (1931). Il est également détenteur de nombreux records du monde. Il totalise plus de 5000 heures de vol. Capitaine en 1943, il déserte pour rejoindre les Forces Françaises Libres en Algérie via l'Espagne. Commandant pilote au Commandement Air du Moyen-Orient. Il est tué en service aérien commandé à Tunis (Tunisie), en 1944. Reconnu Mort pour la France. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre 14-18. Croix de Guerre (TOE) avec 4 citations. Médaille du Levant. Officier du Nichan El Anouar. Officier de l'Ordre d'Anjouan et Comores. Officier de l'Ordre du Bénin. Officier de l'Ordre du Nichan Alaouite. Officier de l'Ordre du Nichan Iftikar. Officier de l'Ordre du Cambodge. Chevalier du Dragon de l'Annam. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Tocchisi.

REGNIER-DESMARETS François: (1632-1713)
Membre de l'Académie Française en 1670. Auteur de Histoire des démêlés de la Cour de France avec la cour de Rome au sujet de l'affaire des Corses, en 1707.

REGNIER-DU-TILLET Honoré-Marie: (1726-1796)
Né à Paris. Officier d'administration de la Marine. En 1770, il arrive à Bastia pour prendre la direction du Département des Classes et de l'Administration des 70 Bureaux de Santé de la Corse. De 1771 à 1776, il est chargé en outre du détail des bois et des forêts. En 1777, ses fonctions de chef de l'administration de la Marine en Corse sont confirmées. Nommé inspecteur des Bureaux de Santé de Corse en 1778. Député suppléant de la Corse à l'Assemblée Nationale Législative en 1791-1792. Chef d'administration à Bastia en 1792. Membre correspondant de l'Académie Royale de Marine en 1776. Il décède à Bastia en 1796.

REIFENSTUHL Madame dite MARIOSO: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre (pastels). Elle séjourne en Corse à la fin des années 1890. Elle expose à la Galerie Georges Petit, à Paris, en 1902 sept pastels intitulés Lever de lune au mois de juin, golfe d'Ajaccio, Tartane rentrant au port, Effet de brume, Après le coucher du soleil, Coucher de soleil au mois de novembre aux îles Sanguinaires, Coucher de soleil au mois de décembre aux îles Sanguinaires, et Matinée de printemps en Corse.

REIGNER Léopold (Léo): (1897-1981)
Né à Niort (Deux-Sèvres). Artiste peintre (paysages, ports, nus, scènes). Au Salon d'Automne de 1931, il expose Calvi, rue du marché, et Corte, les Lubiacées. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1932 une peinture intitulée Quartier Chiostra Corte.

REILLY (de) Franz Johann Joseph: (1766-1820)
Géographe et éditeur d'art à Vienne. En 1791, il édite une carte de la Corse.

REMI Jean-François: Voir POLI Jacques-Pierre.

RENE-JEAN Sabine: (1909-1946)
Née à Paris. Artiste peintre (paysages). Elle adresse au Salon d'Automne de 1933 une peinture intitulée Mer corse, et à celui de 1937, deux aquarelles intituléesPropriano.

RENO Irène: Voir HASSENBERG Irena.

RENUCCI Delfinu: Voir CIAMANACCIA (di) Delfinu.

RENUCCI ?: (dix-neuvième siècle)
De Musuleu. Nommé Officier de Santé par le Jury Médical en 1836.

RENUCCI Charles: (vingtième siècle)
Né à Arru. Artiste peintre (paysages). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1920 deux peintures intitulées Golfe d'Ajaccio (étude) et Vallée du Liamone (Corse) (étude), et deux autres à celui de 1927, Calcatoggio (Corse): la Cinarca et le golfe de Sagone et Calcatoggio (Corse): Le Belvédère.

RENUCCI Dominique-Marie: (1897-1969)
Né à Lambèse, Constantine (Algérie). Originaire de Musuleu. Militaire. Diplomé de Saint Cyr-Coetquidan (promotion 1919-1920). Capitaine au Dépôt des Isolés Coloniaux en 1928. Chef de bataillon d'Infanterie Coloniale en 1939. Colonel à l'Etat-major d'Extrême Orient en 1948. Général de brigade (Forces Terrestres au Sud Viet-Nam) en 1955. Grand-officier de la Légion d'Honneur.

RENUCCI Francescu Ottavianu: (1767-1842)
Né à Peru Casevechje. Magistrat. Fondateur de la Bibliothèque de Bastia. En Avril 1797, il est l'un des cinq membres élus de l'administration centrale du Département du Golu. Commissaire du Directoire Exécutif. En Septembre, une épidémie de charbon (ou de peste) se déclare à U Sulaghju. Il est envoyé sur place en temps que membre de l'administration centrale, avec des médicaments, des tentes et 200 hommes de troupe. Le mal emporte plus de 100 habitants sur les 400 que compte le village. En 1798, il est nommé bibliothécaire et professeur de droit public. En 1800, il fonde la bibliothèque de Bastia. Elle comporte 3000 volumes environ. Elle est logée dans l'une des salles du Palazzu, couvent des Jésuites. En 1803, il s'étend longuement sur les pratiques du général Joseph Morand en Corse. Membre résident et secrétaire pour la langue italienne de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. Principal et professeur d'éloquence et de droit du Collège de Bastia de 1806 à 1826. En 1815, il fait partie de la délégation bastiaise qui obtient du chef des insurgés, le général Francescu Luiggi de Casabianca, de ne rien tenter contre Bastia en échange du départ du général Bruslart. En 1818, il est membre résident et secrétaire de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse (il en est l'archiviste en 1823). Auteur de Novelle Storiche Corse en 1827, 1828 et 1838, et d'une Storia di Corsica, dont le premier volume parait en 1833, et le second en 1834, dans lequel il relate le drame du Fiumorbu du mois de Mai 1808 et montre l'arbitraire et la promptitude de la Ghjustizia Morandina.

RENUCCI François-Xavier: (né en 1972)
Professeur de Lettres Modernes. Ecrivain. Poète. Créateur du blog culturel Pour une littérature (et autres arts) corse(s), en 2009, dont il tire l'ouvrage Eloge de la Littérature corse, en 2010. Auteur également de Un itinéraire littéraire en Méditerranée (2002), Une journée de littérature en Méditerranée (2005), Un lieu des quatre vents (2006), La toile souveraine (Pour un Saint-Exupéry) (2015)...
Voir le blog de François-Xavier RENUCCI.

RENUCCI Ghjacintu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Cuzzà, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

RENUCCI Ghjuseppu: (dix-neuvième siècle)
Maire de U Fulgetu en 1835.

RENUCCI Ghjuvan Francescu: (1639-1718)
Originaire de Peru Casevechje. Ecclésiastique. Prêtre. Pievanu de Casalta d'Ampugnani. Il tient l'école de la communauté. Chanoine. Chancelier de la cathédrale d'Aleria en 1695. Juge délégué en 1717.

RENUCCI Ghjuvan Ghjuseppu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Tavera en 1835.

RENUCCI Ghjuvan Petru: (dix-septième siècle)
Originaire de Peru Casevechje. Ecclésiastique. Prêtre. Rettore de Peru di Tavagna en 1637 et 1642.

RENUCCI Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Musuleu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

RENUCCI Jacques: (né en 1950)
Professeur de lettres. Analyste programmeur. Journaliste politique. Critique littéraire à Nice-Matin. Il rejoint ensuite la rédaction de Corse-Matin. Directeur de La Corse votre Hebdo. Auteur de plusieurs ouvrages, dont Rencontres (2010), et L'Avant-Pays (2013), recueils de poèmes illustrés par Toussaint Mufraggi.

RENUCCI Janine:
Auteur de Corse traditionnelle et Corse nouvelle, paru en 1972.

RENUCCI Jean Joseph: (né en 1971)
Né à Aiacciu. Photographe. Artiste plasticien. Auteur de la série Tiny Folks.
Voir le site de Jean Joseph RENUCCI.

RENUCCI Jean-Michel:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie post présidentielle en 1981.

RENUCCI Louis: (1785-1830
Né à Soriu. Cultivateur. En 1861, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vols. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1830.

RENUCCI Marta:
Poète et écrivain en langue corse. Elle collabore à la revue littéraire Rigiru (Toccu l'estate mi facciu capraghja, 1997).

RENUCCI Palmyre:
Originaire de Cuzzà. Actrice de théâtre. Chanteuse de pop-rock. Musicienne (guitare). Auteur compositeur interprète. Membre du duo Pussycat Kill Kill (avec Marie-Pierre Nouveau), fondé en 2010.

RENUCCI Paul: (?-2006)
Originaire de Peru Casevechje. Avocat. Conseiller général du canton du Fiumaltu d'Ampugnani de 1961 à 1973. Maire de Peru Casevechje de 1965 à 2006.

RENUCCI Paul: (1955-2005)
De Santa Maria Sichè. Restaurateur à Portichju. Il est assassiné à Portichju en 2005.

RENUCCI Paulu Vincente: (dix-neuvième siècle)
De Corti. En 1832, il signe un contrat avec le Préfet de la Corse, Honoré Jourdan du Var, au sujet de l'établissement d'une liaison hebdomadaire entre Bastia et Aiacciu, et vice-versa, par voiture à quatre roues et au moins quatre places.

RENUCCI Robin: (né en 1956)
Né au Creusot. Originaire de Pioghjula. Comédien. Acteur de théâtre et de cinéma. Elève au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, en 1978. En 1983, il tourne dans le film de Pierre Cangioni, Santu Nicoli, avec Pierre Massimi, qui relate une Vindetta entre Lama et Petralba. Il s'investit dans les Rencontres Internationales de Théâtre en Corse, en 1997. En 1998, il crée, dans le Ghjussani, à Olmi e'Cappella, l'Association des Rencontres Internationales artistiques (ARIA). Réalisateur du long-métrage corse Sempre Vivu !, tourné à Pioghjula en 2005. Nommé directeur des Tréteaux de France en 2011. Chevalier de la Légion d'Honneur.

RENUCCI Simon François: (1794-1884)
Né à Cuzzà. Médecin. Il participe aux recherches contre le parasite de la gale. Elu maire de Cuzzà en 1840. Chevalier de la Légion d'Honneur.

RENUCCI Simon François: (né en 1945)
Né à Cuzzà. Pédiatre. Président de l'Union des Médecins Libéraux de Corse de 1994 à 2000. Homme politique (divers gauche). Fondateur du mouvement Corse Social Démocrate en 1996. Conseiller général d'Aiacciu de 1998 à 2001. Conseiller territorial de 1998 à 2002. Maire d'Aiacciu de 2001 à 2014. Député de Corse-du-Sud de 2002 à 2012.

RENUCCI Xavier:
Elu maire de Cuzzà en 1983.

RENUCOLI Anton Petru: (1837-1888)
Né à Lumiu. Maire de Lumiu en 1872.

RENUCOLI Filippu: (1869-1855)
Né à Lumiu. Fils d'Anton Petru. Avocat. Maire de Lumiu. Il se présente à la députation à Calvi en 1914 (battu par Adolphe Landry).

RENUCOLI Ghjuseppe: (1765-1838)
Originaire de Montemaio. Cancelliere du juge de paix de Calvi. Avoué au Tribunal de Première Instance de Calvi en 1838.

RENUCOLI Ghjuvan Francescu: (1787-1852)
Né à Lumiu. Maire de Lumiu de 1813 à 1826.

RENUCOLI Ghjuvan Francescu: (1832-1892)
Né à Lumiu. Diplomate. Commis de chancellerie à Montevideo (Uruguay) de 1865 à 1879. Vice-consul à Civita Vecchia (Italie) en 1881. Chargé du consulat de France à Pernambouc (Brésil) en 1887. Chevalier de la Légion d'Honneur.

RENUCOLI Philippe: (1869-1953)
Né à Lumiu. Avocat. Substitut du procureur à Calvi. Maire de Lumiu de 1896 à 1900, de 1919 à 1939, et de 1947 à 1953. Conseiller général. Avocat à Calvi et à Nice. Journaliste, puis rédacteur en chef à La Dépêche, de Nice. Socialiste, plusieurs fois candidats aux élections législatives à Nice. En 1934, avec d'autres, il organise, à Aiacciu, les Etats Généraux de la Corse, autour du thème Tout pour la Race corse... Il préconise la construction de 7 barrages hydro-électriques en Corse, et la création d'une Société des Grands Travaux. Chevalier de la Légion d'Honneur.

REQUIEN Esprit: (1788-1851)
Naturaliste et botaniste né en Avignon. Il séjourne en Corse en 1822, de 1847 à 1850, et en 1851. Il constitue un herbier monumental. Il lègue ses collections sur la Provence et la Corse au musée Calvet d'Avignon. Il décède, victime d'une insolation, à Bunifaziu, en 1851. Son Catalogue des végétaux ligneux qui croissent naturellement en Corse ou y sont naturellement cultivés, parait à Aiacciu en 1852 (réédité en Avignon en 1858).

RESTITUDE (Sainte): (décédée en 304)
Jeune chrétienne. En 304, sous le règne de Dioclétien, dans la ville d'Abitène, près de Carthage, 48 chrétiens sont arrêtés, dont Restitude. Ces 48 Confesseurs de la foi ne seront pas exécutés mais relâchés par le proconsul Anulin. Restitude et cinq compagnons (Dominicius, Severin, Pargoire, Parthée et Parthénopée) partent en mer depuis Carthage et débarquent à Calvi. Restitude la patricienne est alors reçue à A Villa (Calinzana) chez les Caninii. Le gouverneur Pyrrhus arrive à Calvi en tournée d'inspection et fait arrêter ces 6 étrangers venus d'Afrique. Conduits à Calvi auprès du préfet ils reconnaissent qu'ils sont chrétiens et conformément à la loi alors en vigueur ils sont condamnés à mort et décapités sur place au lieu-dit A Marana, le quartier du port de Calvi d'alors. Restitude est enterrée à Calinzana. Son sarcophage est découvert en 1952 sous l'autel de la petite chapelle de Sainte Restitude de Calinzana.

RESTONICA: Voir PIERAGGI Antoniu.

RESTORO Luca: (dix-neuvième siècle)
D'Aiacciu. En 1804, délégué, pour le Département du Liamone, pour assister au sacre de Napoléon 1er, à Paris.

RETALE Ghjuvanantone et Ghjuvansimone: (seizième siècle)
De Casevechje. En 1586, ils sont condamnés à payer cinquante lires à Fiora, veuve de Guglielmu di Belgudè, qu'ils ont tué, pour la pension alimentaire de leur nièce Savilla.

RETALE (di) Giovanni: (quatorzième siècle)
Peintre italien. Il peint en Corse vers 1386.

RETALI François: (1947-2012)
Originaire de Santa Riparata di Balagna. Artiste plasticien. Peintre. Sculpteur. Professeur à l'Ecole Estiene, à Paris. Animateur de l'Association pour la Valorisation de l'Art (AVA) en Corse. Il illustre des articles de presse (Le Monde, A Chjamata...). Membre de l'association I Culori d'Umani.

RETALI Pierre Paul: (1830-1925)
Né à San Martinu di Lota. Docteur en médecine. Maire de Sannois (Val-d'Oise) de 1858 à 1900. Fondateur et président de la Caisse de Secours, Pensions et Retarites des Sapeurs Pompiers de Sannois. Elu président de la Société de Secours Mutuels de Sannois (Val-d'Oise) en 1867. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie en 1891. Officier de l'Instruction Publique en 1900. Médaille d'or de la Mutualité en 1903.

RETALI Roger: (1931-2010)
Originaire de San Martinu di Lota. Lieutenant-colonel d'Infanterie. Président d'honneur de l'Amicale des Anciens des 173ème et 373ème RI. Membre de la Délégation Locale de Bastia de la Croix Rouge Française. Membre de l'Association Partage, de Bastia. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Officier de l'Ordre National du Mérite.

RETALI ANDREANI Sylvie:
Elue conseillère départementale (divers gauche) du nouveau canton du Capicorsu en 2015.

REY Didier: (né en 1960)
Originaire de Bunifaziu. Professeur d'histoire et géographie. Docteur en histoire de l'Université de Metz. Co-responsable du Service Educatif des Archives de Haute-Corse. Maître de conférence à l'Université de Corse depuis 2004. Historien du sport. Auteur de La Corse et son football (2000), de Sport et société en Corse (2006), Le Grand Dérangement (2013), avec Eugène Jean-Baptiste Gherardi (Prix de la Collectivité Territoriale de Corse 2014), L'Automobile à la conquête de la Corse: 1897-1921 (2017)... Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

REY Ginette Adeline Isabelle: (vingtième siècle)
Née à Hamman Lif (Tunisie). Artiste peintre (paysages). Elle adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1928 une peinture intitulée Place à Vescovato (Corse).

REY-DURANDET Odette Marie-Thérèse: (1899-?)
Née à El Kseur (Algérie). Artiste peintre (paysages). Elle séjourne en Corse à la fin des années 1920. Elle adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1928 deux peintures intitulées Marinée d'hiver au Cap Corse: l'île de Capraia (Italie) vue de Rogliano et Vieille rue à Ajaccio (Corse).

REYNAUD Léonce: (1803-1880)
Né à Lyon. Architecte et ingénieur. Directeur de l'Ecole des Ponts et Chaussées. Directeur du Service des Phares et Balises de 1846 à 1878. Il est le concepteur du phare de la Giraglia, à Ersa, à la pointe du Capicorsu, inauguré en 1848.

REYNOARD Caroline Marie: (1897-1945)
Née à Bastia de mère corse. Elle quitte l'Ile à l'âge de 9 ans. Professeur de Lettres. Pendant la deuxième guerre mondiale, à Grenoble, elle aide des Polonais réfugiés en France. Résistante, responsable du réseau Combat, elle est arrêtée en 1942. Libérée, elle est de nouveau arrêtée en 1943. Déportée à Ravensbrück en 1944, elle décède, de septicémie, en captivité, en 1945. Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume.

REZZANI Benedetto: (?-1639)
Génois. Ecclésiastique. Théologien. Evêque de Sagone de 1635 à 1639. En 1637, il rapporte au pape, Urbain VIII, la tradition de conserver une chemise sanglante ayant appartenu à la victime d'un crime de sang. De plus, il précise: l'affirmation et la négation sont appréciées non pas du point de vue de la vérité, mais bien de celui de quelque affection ou de quelque haine.

RIALE (di) Pietro: (quinzième siècle)
Militaire milanais. En 1477, Ambrosino da Langasco, après avoir battu Tomassino da Campofregoso, le met à la tête de la garnison de vingt hommes qu'il place à Bastia. Il est irrité contre les faveurs accordées par les Milanais à Ghjuvan Paulu di Leca.

RIBELLU: Voir LUCCHINI Dominique.

RIBELLU:
Originaire de Ota (hameau de Portu). Artiste peintre installé à Antisanti.
Voir le site de RIBELLU.

RIBLET Fernand Léon (Fernando): (1873-1944)
Né à Florence (Italie). Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse au début des années 1930. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1935 une peinture intitulée Port de Calvi (Corse).

RICARD René Frédéric: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il séjourne à plusieurs reprises en Corse. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1920 une peinture intitulée Les Calanches et le golfe de Porto, à celui de 1921, Les calanches de Piana, à celui de 1925, Côte corse (Cargèse), à celui de 1932, La citadelle de Corte, à celui de 1934, Corte (Corse) et à celui de 1946, Neige à Corte (Corse).

RICCI Dominique: (né en 1948)
Maire de Brandu. Conseiller territorial (divers droite) jusqu'en 2004.

RICCI Dominique: (né en 1961)
Né à Bastia. Artiste peintre. Plasticien. Professeur d'arts plastiques à Bastia depuis 1985. Il expose à Calvi, Bastia, Furiani, Saint-Rémy de Provence, U Castellà di Casinca... Membre de l'association I Culori d'Umani.

RICCI Giovanni Battista: (dix-septième siècle)
Génois. En 1676, il est le commissaire de l'entreprise de traitement du bois d'Aïtone. Un rapport révèle que l'affaire n'est guère prospère, et dresse un véritable constat d'échec. A cela s'ajoute l'hostilité des Corses du Niolu et du Viculese qui n'acceptent pas la mainmise de Gênes sur le bois d'Aïtone, ce dont il se plaint.

RICCI Giulio: Voir FIORENTELLI Giulio Pietro.

RICCI Jean-Baptiste:
Auteur d'une thèse sur L'aventure militaire des soldats mercenaires corses enrôlés dans les armées européennes au temps de la domination génoise, en 2009 (Prix Jean Ambrosi de l'Academia Corsa de Nice 2010). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

RICCI Jean-Philippe: (né en 1976)
Né à Aiacciu. Comédien. Il suit les cours du Conservatoire National d'Art Dramatique de Marseille. Auteur associé du ThéAtre Studio d'Alfortville. Il joue notamment dans Un Prophète (Grand Prix du Festival de Cannes en 2009), Mafiosa 3, Anna en Corse...

RICCI Petru Santu, dit Petru RICCI: (1880-1954)
Né à Loretu di Casinca. Instituteur. Poète de langue corse. Son premier essai d'écriture en langue corse est une adaptation des Fables de La Fontaine, Favale Corse, en 1919. Auteur de L'Avucatu Patellinu, une comédie en 5 actes, en 1920, de U Duttore per forza, de Risate Corse, en 1931 et 1936, d'une tragédie, Columba (en 1932), dans laquelle on trouve la chanson U Voceru di Culomba, ainsi que de nombreux poèmes dont A Lingua Corsa, de Grammatica, secondu Labiche, en 1935...

RICCI Pierre: (1908-2007)
Né à Brandu. Juge de paix. Magistrat à Bastia. Artiste peintre.

RICCI Santu: Voir BONELLI Anghjulu Santu.

RICCI Sebastiano: (dix-septième siècle)
Ingénieur génois. En 1670, à Bastia, il dirige les travaux de la construction du môle de Portu Cardu.

RICCIARDI ?: (?-1832)
Bandit de la région du Golu. En 1832, il est abattu par les gendarmes.

RICCIARDI Giuseppe: (dix-neuvième siècle)
De Naples. Réfugié politique en Corse en 1849.

RICE Wilson: (vingtième siècle)
Né à Froy, Alabama (Etats-Unis). Artiste peintre. Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1928 une peinture intitulée La place (Corse).

RICHAUD de SERVOULES Louis: (1827-1890)
Né à San Fiurenzu. Fils de Louis-Paul. Administrateur maritime de San Fiurenzu. Vice-consul de France à Algésiras (Espagne) en 1881. Vice-consul de France à La Corogne (Espagne) en 1885. Chevalier de la Légion d'Honneur.

RICHAUD de SERVOULES Louis Paul: (1754-1810)
Né à Gap. Officier. Commandant de la place de San Fiurenzu.

RICHAUD de SERVOULES Louis Paul: (1802-1855)
Né à San Fiurenzu. Fils de Louis-Paul. Administrateur maritime de San Fiurenzu. Maire de San Fiurenzu.

RICHELIEU (de) (Armand Jean du PLESSIS): (1585-1642)
Cardinal. Chef du conseil du Roi de France Louis XIII. En 1626, il fait arrêter Jean Baptiste d'Ornano, alors Maréchal de France, car il le suspecte de conspiration contre le Roi Louis XIII.

RICHELIEU (de) (Louis François Armand de VIGNEROT du PLESSIS): (1696-1788)
Duc. Officier français. Maréchal de France. En Novembre 1747, il envoie à Bastia, en provenance de Gênes, l'archiprêtre d'Aiacciu Orto, qu'il charge de convaincre ses compatriotes à se soumettre à la République de Gênes, et à désigner quatre députés pour négocier un accord avec les Génois, sous peine d'intervention des forces du Roi de France. En Mai 1748, pour soutenir Bastia, contre le Chevalier de Cumiana et ses Austro-Sardes, il envoie en Corse de Pedemont, colonel du Régiment du Nivernais, avec 300 soldats et 10000 francs.

RICHEPIN Jean: (1849-1926)
Elu à l'Académie Française en 1908. Il préside le Congrès de l'Union Générale des Corses, qui de tient sur l'Ile en 1912.

RICHER Adrien: (dix-huitième siècle)
En 1759, à Amsterdam, édition de son Essai sur les grands évènements par les petites causes, dans lequel il donne une version détaillée des causes de la révolution corse de 1729. En 1767, édition à Londres, de la traduction anglaise sous le titre de Great Events from littles causes.

RICHOMME Jules: (1818-1903)
Né à Paris. Artiste peintre. Il séjourne en Corse. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1901 une peinture intitulée Vue du marché d'Ajaccio (Corse).

RICIMIER ou RICIMER: (?-472)
Général romain. En 458, généralissime des troupes occidentales, il rétablit l'autorité de Rome en détruisant la flotte vandale de Geiseric dans les parages du détroit de Bunifaziu.

RICOBONUS: (dixième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 930 à 936.

RIDOLFI Giovanni:
Professeur de géographie au département des sciences de l'environnement de la Faculté de Lettres et de Philosophie de l'Université de Parme. Auteur, avec Bernardo Cori et Carlo da Pozzo, de Le Relazioni della Corsica con il Continente: studio geografico, paru en 1974.

RIEUNIER Henri, Adrien, Barthélemy, Louis: (1833-1918)
Amiral. Commandant en chef et Préfet Maritime de Toulon en 1890. Il est en visite à Bastia, avec la Flotte de Méditerranée, en 1892.

RIERA Cécile: (née en 1926)
Ecrivain. Auteure de Terra (1993), Ma vie est une suite musicale (1994), Le blues de l'île (1999), La Pomme dans tous ses états (1999), Parlez moi du Texas (2000)...

RIFFARDEAU (de) Charles François: Voir RIVIERE (de) Charles.

RIFFLARD Raymond dit RIF: (1896-1981)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages, portraits, scènes). Il s'installe en Corse, à Aiacciu, dès le milieu des années 1920. Il illustre la revue L'Almanaccu di A Muvra en 1927. Auteur de nombreux paysages de Corse, il expose régulièrement à Aiacciu. Il décore et effectue des peintures dans les églises de Marignana, Cuzzà, Cristinacce, A Soccia, Pruprià... Il décore également des établissements privés (bars, Maison des Combattants à Aiacciu...). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1936 deux peintures intitulées Scène corse: la Scopa et Rumba. Il décède à Sagone, en 1981.

RIGAUD Jean Charles François: (1912-1999)
Né à Bordeaux. Fils de Pierre-Gaston. Artiste peintre. Peintre de la Marine en 1956. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1932 une peinture intitulée Le repos, Sartène, et à celui de 1933, Femmes corses à Nonza.

RIGAUD Pierre-Gaston: (1874-1939)
Né à Saint-Morillon (Gironde). Artiste peintre (impressionniste). Il épouse une Corse, Madeleine Filippi. Il séjourne en Corse dès les années 1920. Au Salon des tuileries de 1933, il expose les tableaux Corte (Corse) et Belgodère (Corse). Au Salon des Artistes Français de 1933, il présente Le bloc (Sartène, soleil couchant), à celui de 1935, Paysage corse, à celui de 1936, La baie de Propriano (Corse), et à celui de 1938, Sartène (Corse) et Corte (Corse). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1934 une peinture intitulée Le bloc (Sartène). Autres oeuvres: Soir d'or, Sartène (Corse) (1931, Corse (1932), Village corse (1935)... L'Etat lui achète le tableau Corte, en 1930.

RIGNY Alfred: (vingtième siècle)
Né à New-York. Artiste peintre américain. Il séjourne en Corse en 1920. Au Salon d'Automne de 1920, il présente Paysage corse, et Fontainilla, et à celui de 1927, Paysage corse. Il adresse au Salon des Tuileries de 1928 une peinture intitulée Pino (Corse).

RIGO Antoine Vincent: (1810-1887)
Né à Bastia. Fils de Vincente. Avocat à Bastia. Ecclésiastique. Ordonné prêtre en 1840. Secrétaire général, à Aiacciu, de l'évêque de Corse Casanelli d'Istria de 1846 à 1848. Rédacteur au Bulletin Ecclésiastique et Religieux, à Bastia, de 1854 à 1858. Curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste en 1860. En 1876, il tente, en vain, de relancer la Revue Ecclésiastique de la Corse. Nommé prélat du pape en 1885.

RIGO Antoniu Vincente: (1758-?)
Originaire de Bastia. Fils de Petru Francescu. Avocat général à la cour supérieure de justice d'Aiacciu en 1814. Podestat de Bastia. Allié à la famille de Salvatore Viale par son mariage.

RIGO Arrigu: (décédé avant 1848)
De Bastia. Fils d'Antoniu Vincente. Allié à Rafaelle de Casabianca par son mariage. Magistrat. Avocat général. Procureur Impérial, puis procureur royal à Bastia. En 1803, il est membre résident et trésorier de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. Membre résident et président de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse en 1818. En 1814, il fait partie de la députation de la ville de Bastia qui est reçue par le Roi de France Louis XVIII.

RIGO Gaetanu: (?-1789)
Originaire de Bastia. Neveu de Petru Francescu. officier. Garde du corps du Roi de Naples. Il est tué en 1789, lors des émeutes de Bastia.

RIGO Henry: (dix-neuvième siècle)
Sociétaire-élève de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803.

RIGO Lisandru: (1810-1887)
Originaire de Bastia. Fils d'Arrigu. Ecclésiastique. Prêtre en 1840. Curé-archiprêtre de Saint-Jean de Bastia en 1860. Prélat du pape en 1883. Il favorise le retour des Jésuites à Bastia.

RIGO Petru Francescu: (1725-?)
Originaire de Bastia. Podestat de Bastia de 1779 à 1789. En 1779, il est institué podestat de Bastia à vie par le marquis de Marbeuf, et fait régner un véritable despotisme. En Mai 1779, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, lors de la Sixième Assemblée des Etats de Corse, il est élu député du Tiers Etat pour aller à la Cour de France. En 1780, il réclame pour sa ville les mêmes droits que ceux accordés aux autres capitales des provinces de France. Il propose quinze requêtes à l'approbation du Roi. Ces souhaits resteront lettres mortes. En Juin 1781, lors de la Septième Assemblée des Etats de Corse il donne lecture des réponses du Roi aux 23 requêtes faites par la Sixième Assemblée des Etats de Corse (l'Università di Corti, école à Sartè, professeurs à Bunifaziu, confiscations des biens des exilés…). La plupart des demandes sont insatisfaites. En Juillet 1787, il renouvelle ses propositions faites en 1780, à savoir, pour sa ville, les mêmes droits que ceux accordés aux autres capitales des provinces de France. Député du Tiers-Etat en 1789. Après l'Assemblée des Notables de Bastia, des troubles graves éclatent. Des manifestants s'en prennent à lui, il est bousculé et giflé. Son neveu Gaetanu tue l'un des agresseurs, mais il est lynché par la foule. En Août, il doit s'exiler et quitte la Corse pour les eaux thermales de Lucques, d'où il ne reviendra plus.

RILLO (da) Berlingero (ERILL Berengario): (quinzième siècle)
Vice-roi de Sardaigne. En 1455, pour soutenir Raffe di Leca, et son allié Antone della Rocca, le Roi d'Aragon Alphonse V l'envoie en Corse avec huit galères et 200 soldats sardes. Il bat les Génois près de Leca, et reçoit d'autres renforts (deux cents soldats), envoyés par son frère, le gouverneur de Majorque. Les Génois sont battus dans le Niolu et se réfugient à Calvi. Avec Raffe di Leca, il attaque tous les alliés de Gênes. Une trêve est signée entre Génois et Aragonais. Il se retire à Taddà, d'où Alphonse V le rappelle, avec ses troupes.

RIMATTEI Frédéric: (1881-1961)
Né à Bastia. Licencié de mathématiques. Agrégé de physique. Docteur en pharmacie. Docteur en médecine. Professeur titulaire de chimie analytique et d'hydrologie à la Faculté de médecine de Marseille en 1931. Il effectue des travaux sur les stations thermales de la Corse. Il est un ardent défenseur des bienfaits des eaux d'Orezza. Officier de la Légion d'Honneur.

RIMINI (de) Menclotis: (quinzième siècle)
Milanais. Trésorier du Duc de Milan Galeazzo Maria Sforza. En 1466, ce dernier lui donne ses instructions concernant la Corse.

RINALDI Angelo: (né en 1940)
Né à Bastia. Journaliste (il débute à U Muntese). Ecrivain. Romancier. Critique littéraire. Chroniqueur judiciaire de 1965 à 1969 (Nice-Matin). Prix Fénelon en 1970 (avec La loge du gouverneur, 1969). Prix Femina en 1971 (avec La maison des Atlantes). Auteur de L'Éducation de l'oubli (1974), Les Dames de France (1977), La dernière fête de l'Empire (1980), Les Jardins du consulat (1985), de Les roses de Pline, qui obtient le Prix du Livre Corse, attribué par la CTC, en 1987, La Confession dans les collines (1990), Les jours ne s'en vont pas longtemps (1993), Dernières Nouvelles de la nuit (1997), Service de presse (1999), Tout ce que je sais de Marie (2000), Où finira le fleuve (2006), Résidence des Etoiles (2009), Dans un état critique (2010), Torrent (2016)... Elu à l'Académie Française en 2002. Chevalier de la Légion d'Honneur.

RINALDI Ghjuvan Battista, dit Pignatonu: (?-1815)
Militaire au Régiment Provincial Corse. Ardent royaliste. Exilé à Livourne, il rentre en Corse, à Bastia, en 1803. En 1814, il est à la tête de la population d'Aiacciu, qui laisse exploser sa fureur, mécontente du développement de la ville, des impôts trop lourds, des exactions du général Joseph Morand, des exigences du général César Berthier, de la polarisation du trafic maritime avec le continent sur Aiacciu, de l'emprisonnement arbitraire du curé Sebastianu Pino... En 1815, après les Cent Jours, il est arrêté avec un groupe de Partisans de l'Etranger, et transporté à Calvi. Il tire sur les gendarmes. Il est condamné à mort le jour même et fusillé dans la nuit sur la place Saint Nicolas à Bastia.

RINALDI Roland Marc-Marie: (né en 1944)
Né à U Salgetu. Directeur du Service de Documentation de l'Université de Corse de 1985 à 2008. Conservateur général des Bibliothèques. Maire de U Salgetu de 1995 à 2014. Président de l'Association pour la Promotion de l'Archéologie en Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre des Palmes Académiques.

RINESI Antoniu: (1773-1824)
De Bastia. Fils de Dumenicu. Maître armurier à Bastia. Il fait son apprentissage à l'arsenal de la marine de Toulon. Officier public du canton de Bastia. Administrateur municipal en 1798.

RINESI Carlu: (dix-huitième siècle)
De Bastia. Chef Naziunale. En Avril 1732, à San Fiurenzu, il est battu par les troupes autrichiennes, et emprisonné à Gênes.

RINESI Dumenicu: (1719-1775)
De Bastia. Frère de Ghjorghju. Maître armurier à Bastia.

RINESI Ghjorghju: (1713-1785)
De Bastia. Maître armurier à Bastia.

RINESI Ghjuseppu: (1770-1809)
De Bastia. Fils de Dumenicu. Maître armurier à Bastia. Capitaine en 1800. Adjudant-major de la place de Livourne. Il est mortellement blessé au combat en Espagne.

RINESI Ghjuvan Battista: (1767-1813)
De Bastia. Fils de Dumenicu. Maître armurier à Bastia. Il sert dans le Bataillon des Chasseurs Corses en 1788.

RINESI Natale: (1771-1820)
De Bastia. Fils de Dumenicu. Maître armurier à Bastia.

RINI Carlotta: (née en 1991)
Originaire de Merusaglia. Musicienne (guitare, piano). Auteur-compositeur-interprète.

RINIERI Eugène François (Jo): (1935-2014)
Né à Corti. Entrepreneur (Transports). Président du Syndicat des Transporteurs Corses. Fondateur de la société Les Autocars Cortenais en 1985.

RINIERI Ilariu: (1856-1941)
Né à Aleria. Historien. Auteur de I Vescovi delle Corsica, concernant l'Eglise Corse, en 1934.

RINIERI Jean: (1927-2010)
Originaire de Fughjichja. Chirurgien-dentiste à Marseille. Il rentre en Corse en 1988. Président de la section locale de Corti de la Croix Rouge Française.

RINIERI Jean-Marie: (1955-2011)
Né à Corti. Fonctionnaire administratif hospitalier. Sportif (rugby à XII). Membre co-fondateur de l'Association A Rinascita, à Corti, en 1975.

RINIERI-REVERDITO Catherine: (1952-2006)
Originaire de Corti. Médecin-gynécologue. Ecrivain. Romancière. membre du conseil municipal de Provins, chargée des Médiévales. Auteur de Rue de la Guimbarde et de Comment parler du vagin à ma fille ?.

RINUCCIU dit U Rossu: (dix-huitième siècle)
D'Oletta. En Juin 1769, suite à la sentence rendue dans le procès de la Conspiration d'Oletta, il est envoyé aux galères à vie. En Juillet 1778, Louis XVI permet aux contumax de la Conspiration d'Oletta de rentrer en Corse. Il est libéré des galères.

RIOLACCI François-Xavier: (né en 1951)
Conseiller municipal de Bastia. Conseiller territorial (communiste) de 1998 à 2004.

RIOLACCI Jacques: (1932-2013)
Né à Bastia. Originaire de l'Alisgiani. Enseignant. Président de la Commission de Discipline de la Ligue de Football Professionnel (LFP) de 1970 à 2009.

RIOLACCI Jean Etienne: (1929-2016)
Né à Saïgon. Originaire de Cervioni. Enseignant à l'Ecole Nationale du Commerce. Préfet. Préfet de la Région Corse et du Département de la Corse du Sud de 1975 à 1977. Il est le premier préfet de l'Ile d'origine corse. Pendant sa mandature il est le préfet de la bi-départementalisation et de la continuité territoriale. A la même époque, il affronte la poussée de violence avec la naissance du FLNC. Commandeur de la Légion d'Honneur.

RIONI Luis:
Journaliste. Fondateur, en 1949, de L'Informateur Corse, hebdomadaire gaulliste, chroniqueur spécifique de la vie des communes et des villages, dont il est le directeur jusqu'en 1972. Sympathisant du CEDIC, en 1964.

RIOUX Henri Ernest: (1877-1944)
Né à Bois-Colombe (Seine). Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse au début des années 1910. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1914 une peinture intitulée Oliviers corses, à celui de 1919, Paysage corse et à celui de 1934, un autre Paysage corse. Après sa mort, le tableau Ponte Leccia est présenté au Salon des Artistes Inépendants de 1945.

RIPARATA (Sainte): (troisième siècle)
Martyre. Jeune fille de Balagna. En 1052, ses reliques sont emportées vers la Sardaigne par l'amiral pisan Giacomo Ciurini.

RIPERT Emile: (1882-1948)
Universitaire. Romancier. Poète. Il sillonne la Corse pendant plus de 20 ans pour y faire passer le baccalauréat, en tant que président du jury. Auteur de Le Dernier Vol de l'Aigle, en 1925, réédité sous le titre de La Suprême Aventure de Napoléon.

RIPPA (de) Antonio: (quinzième siècle)
Milanais. En 1464, il est membre de l'administration du commissaire gouverneur du Duc de Milan en Corse, Maurizio Scotti. Il est installé à Corti.

RIS Joseph Antoine Lucien: (1936-2000)
Né à Corti. Après des étude à Corti, il s'engage pour servir en Algérie. Militaire dans la Légion Etrangère jusqu'en 1961. Journaliste à France-Soir, puis aux Etats-Unis, en 1962. Diplômé des sciences politiques à Detroit. Directeur des relations publiques pour la France chez Chrysler de 1969 à 1975. Sous-directeur de Chrysler France, à Paris, en 1980. Il retourne ensuite aux Etats-Unis, pour y fonder sa propre entreprise de management. Il relance l'association des Corses des USA. Il décède dans un accident de la route, dans le Michigan, en 2000.

RISLER Jacques: (vingtième siècle)
Né à Loerrach (Suisse). Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1921 deux peintures intitulées Rue à Cargèse et Montagnes (Cargèse).

RISTAGNACCI: (quatorzième siècle)
Famille de Casta. En 1365, à Rogna, juridiction de Corti, un différend avec les Cagionacci, d'Altiani, va dégénérer et entraîner un conflit qui mettra l'unité de la Corse en péril.

RISTERUCCI ?: (dix-huitième siècle)
Nommé administrateur du Département du Liamone en 1798.

RISTERUCCI Claire: (née en 1952)
Originaire du Boziu (Mazzola et Alzi). Costumière. Créatrice de costumes de théâtre et de cinéma. Elle remporte le Molière du créateur de costumes, en 2009 (Madame de Sade).

RISTERUCCI Josette: (née en 1958)
Née à Bastia. Secrétaire médicale de la Fonction Publique Hospitalière. Militante syndicale (CGT), branche Santé. Membre du Parti Communiste Français. Conseillère territoriale depuis 2004. Présidente de la Commission Sociale et Culturelle de la CTC depuis 2010. Présidente de la Conférence Régionale de la Santé et de l'Autonomie (CRSA) de Corse en 2011. Chevalier de la Légion d'Honneur.

RISTERUCCI Pascal: (né en 1938)
Née à Corti. Footballeur (gardien de but). Gardien de but du Gazelec Football Club d'Ajaccio (GFCA) de 1961 à 1972. Champion de France Amateur en 1963 et 1965.

RISTERUCCI Pierre-Paul:
Originaire d'Antisanti. Architecte. Artiste peintre (aquarelles). Il expose à Aiacciu en 1983, 1984, 1985... à Aleria en 2004, 2005, 2006...

RISTERUCCI-ROUDNICKY Danielle:
Originaire de A Petra Curbara. Maître de conférences en littérature comparée à l'Université d'Orléans. Professeur au Französisches Gymnasium de Berlin. Auteur de Introduction à l'analyse des oeuvres traduites, en 2008.

RISTORCELLI Anne: (née en 1985)
Américaine. Originaire de Muratu. Musicienne (alto).

RISTORCELLI Ghjuvan Battista: (né en 1953)
Auteur de pièces de théâtre en langue corse (Interru) et en langue française, ainsi que de poésies.

RISTORCELLI Ghjuvan Filippu:
Poète traditionnel. Auteur d'un recueil Estru Muntagnolu, paru en 1988.

RISTORCELLI Lisandru: (né en 1972)
Originaire de Petra Curbara. Dessinateur (bandes dessinées, dessins animés). Il obtient une maîtrise en arts appliqués puis un master BD à l'École des Beaux Arts d'Angoulême. Il participe à divers projets de films, clips vidéo, séries web et jeux vidéo en tant que story border ou directeur artistique et dessine régulièrement dans de nombreux collectifs. Fin connaisseur de la culture BD nord américaine, il détourne les références avec humour et ironie pour les cuisiner à la française. Auteur de Le redoutable escalator, en 2009, La Traînée jaune, en 2010...

RISTORCELLI Michel: (?-1870)
Originaire de Muratu. Soldat. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Muratu.

RISTORCELLI René: (né en 1918)
Originaire de Muratu. Responsable de la gestion des jardins fruitiers du roi Hassan II du Maroc. Créateur, au Maroc, du clémentinier à double floraison (la clémentine des quatre saisons) en 1961. Rentré en Corse en 1974, il essaie d'imposer, sans succès, son espèce de clémentines Corsica.

RISTORI Ghjuseppu: (seizième siècle)
Originaire de A Riventosa. Nobile Trente en 1591.

RISTORI Ghjuvan Petru: (né en 1939)
Né à A Riventosa. Poète-chanteur spécialiste des Chjami e Rispondi. Auteur de Da a Ripa Ventosa, en 2003 (Prix du Livre Corse 2004 et Prix des Lecteurs Corses 2005), de Posu è pensu (2012)... Co-auteur, avec Toni Casalonga de 7 quistioni (2014).

RISTORI Jean-Baptiste:
Né à Corti. Ecrivain. Auteur de Mariuccia, en 2011.

RISTORI Jean-Pierre: (1920-2010)
Originaire d'Aleria. Contrôleur général honoraire de la Police Nationale. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite. Médaille de la Reconnaissance Française pour Actes de Résistance. Croix du Combattant. Medaille du Combattant Volontaire de la Résistance.

RISTORI Jourdain: (1763-1812
Né à Monte (au hameau de Carogna). Négociant. En 1803, à Bastia, il est condamné à 14 ans de Galères, pour vol avec effraction. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1812.

RISTORI Max: (né en 1950)
Né à Aiacciu. Artiste peintre. Photographe. Il expose à Aiacciu en 2002, 2009... Créateur, avec d'autre artistes corses, du mouvement Gap2A en 2004.

RISTORI Roger dit L'Africain: (?-1966)
Originaire de Poghju di Venacu. Aventurier. Il s'installe au Cameroun, puis au Gabon. Guide de chasse professionnel, surnommé Magie-Les-Eléphants. Il est tué alors qu'il abat son 117ème éléphant, en 1966. Héros du roman Le Vagabond de la Brousse (paru également sous le titre de Roger Ristori L'Africain) de Jean-Claude Macé, son fils adoptif.

RISTORI della RIVENTOSA Ghjuvanni Andria: (dix-septième siècle)
Originaire de A Riventosa. Podestat de Bastia en 1647 et 1654.

RISTORI della RIVENTOSA Ghjuvanni Andria: (dix-septième siècle)
Originaire de A Riventosa. En 1659, il est colonel d'un régiment corse au service de Venise.

RISTORI della RIVENTOSA Ghjuvanni Battista: (dix-huitième siècle)
Originaire de A Riventosa. En 1731, il est adjudant général des troupes génoises. En Août, après la victoire des Génois et des Germaniques à Furiani, il conseille au Baron de Wachtendonck de renoncer à entrer dans la Castagniccia, et le décide à entamer des négociations avec les Naziunali.

RISTORI della RIVENTOSA Ghjuvanni Battista: (dix-huitième siècle)
Né à U Viscuvatu. Colonel de l'armée de Pasquale Paoli. En Février 1767, il est commandant de Furiani. Il est chargé de préparer le débarquement de Capraia. En Octobre 1768, il est fait prisonnier par les Français à Furiani. Il est le médiateur entre le comte de Marbeuf et Pasquale Paoli. En 1781, il se rallie au Roi de France. Il est nommé capitaine au Régiment Royal Provincial Corse. En Octobre 1798, il est élu président de la municipalité de la ville de Bastia. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis.

RISTORI della RIVENTOSA Petru Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de E Piazzole, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

RISTORI della RIVENTOSA Petru Paulu: (dix-septième siècle)
Originaire de A Riventosa. Podestat de Bastia en 1625.

RISTORI della RIVENTOSA Petru Paulu: (dix-septième siècle)
Originaire de Bastia. Colonel en 1671, il commande les troupes recrutées en Corse par Gênes, en guerre avec le Duché de Savoie. Il participe à la guerre de Candie contre les Turcs. Il est cité dans la Prattica Manuale de Petru Morati.

RISTORO Ghjuseppu: (seizième siècle)
En 1591, il est Nobile Trente de Bastia. Il est le fondateur de la famille Ristori de la Riventosa, de Bastia.

RISTORU: (quatorzième siècle)
Prêtre corse. Franciscain. Vicaire de Carbini. En 1352, c'est à son initiative que les Giovannali s'installent à Carbini.

RITTER Claude-Adrien: (1920-2009)
Né en Suisse. Ingénieur. Artiste peintre suisse. Il s'installe à San Fiurenzu en 1951. Réalisateur du tracé de la route des Agriates reliant le Nebbiu à la Balagna. Créateur d'un tour-operator allemand dans le Nebbiu et la Conca d'Oru, en 1957. Il disparait mystérieusement dans la région de Bastia en 2009.

RIVAROLA Ambroghju: (dix-huitième siècle)
Chef des pièves du Nebbiu. En Septembre 1745, à la Cunsulta d' Oletta, malgré les pressions du gouverneur Pier Maria Giustiniani sur les pièves de Casinca et du long du littoral, les habitants du Nebbiu, à sa demande, accordent leur confiance à Ghjuvan Petru Gaffori.

RIVAROLA Antoniu Simone: (1719-1795)
Né à Oletta. Fils de Dumenicu Carlu. Comte. Jésuite à Milan. Lieutenant-colonel au Régiment Corsica. En 1744, il est fait prisonnier par les Génois (avec son frère Niculaiu). En Décembre 1747, avec Ghjuvan Tomasu Giuliani, il est de retour sur l'Ile. Il ramène quelques munitions, sans rapport avec les besoins des Naziunali. En 1748, il succède à son père auprès du Roi de Sardaigne Charles Emmanuel III. Colonel en 1764. Il est installé à Livourne. Général des milices britanniques. Il est le représentant quasi officiel, en Italie, de Pasquale Paoli, avec lequel il échange un courrier fourni. Consul de Sardaigne à Livourne en 1765. En Juin 1769, à Livourne, il rend visite à Pasquale Paoli, en fuite, et qui est accueilli dans la demeure du consul anglais Sir John Dick. En 1770, il épouse la fille de Ghjuseppu Barbaggi. Ambassadeur du Roi de Sardaigne auprès du Grand Duc de Toscane en 1770. Gouverneur général de Villefranche sur Mer en 1783. Major général en 1789. Chevalier de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare. Il se retiré à Nice en 1792. Il meurt à Turin, en 1795.

RIVAROLA Cristina (Sœur Maria Dumenica), La Monaca: (née vers 1734)
Fille de Dumenicu Rivarola. Religieuse de Sainte Ursule. Amie et informatrice de Pasquale Paoli.

RIVAROLA Domenico: (dix-septième siècle)
Génois. Evêque d'Aleria en 1609. En 1610, il est nommé archevêque de Nazareth.

RIVAROLA Don Francescu: (1707-?)
Mercenaire corse. Lieutenant-colonel. Commandant en second du régiment Corsega (le Real Corsica) espagnol, en 1734, sous les ordres de Bartolomeu Seta.

RIVAROLA Dumenicu Carlu: (1667-1748)
Né à Bastia. Fils de Nicolo. Issu d'une famille génoise distinguée, il est le premier à naître en Corse. Podestat de Bastia en 1724. Colonel d'un régiment corse au service du Roi de Sardaigne Carlo Emmanuelle III. Beau père d'Aleriu Francescu Matra. Consul d'Espagne à Bastia, il lutte contre les Génois, et cherche dans toute l'Europe de l'aide pour la cause de la Corse. Membre de la Diaspora corse de Livourne. En Décembre 1734, avec deux de ses amis Sebastianu Costa et Lancelottu Casanova, voyant la révolution corse faiblir, il achète 150 fusils, de la poudre et des balles, et décide de rejoindre l'Ile. Avec ses compagnons, et un chargement d'armes, il débarque aux Prunete, à Campulori. Il se rend à Poghju Mizzana, où le rejoignent Luiggi Giafferi et ses amis. De Naples, en Septembre 1737, avec des chefs corses, ainsi que d'autres Corses de l'extérieur, il écrit au Roi de France Louis XV et à son ministre le Cardinal André Hercule de Fleury, pour justifier la légitimité des actions des Corses. Il leur demande de bien vouloir incorporer la Corse au Royaume de France. En Juillet 1744, il est à Turin, à la cour piémontaise, et est envoyé en Corse pour recruter, à des fins politiques et militaires, un régiment pour le compte du Roi de Sardaigne. Il devient colonel propriétaire d'un régiment corse au service de Charles Emmanuel III. En Septembre 1745, cinq officiers de son régiment sont en Corse. Leur mission est de préparer un débarquement des troupes du Roi de Sardaigne. En Octobre, il est un des hommes du Roi en Corse. En Novembre, une flotte anglaise de huit vaisseaux, commandée par le commodore Townsend le débarque en Balagna avec des troupes sardes. Il convoque une Cunsulta à Spiluncatu. Il fait part à tous les Capipopuli de l'appui sans réserve de Charles Emmanuel III et de ses alliés, de son projet d'encercler Bastia et de s'en emparer. Beaucoup de présents l'écoutent, peu le suivent. Les Prutettori Ignaziu Venturini, Aleriu Francescu de Matra et Ghjuvan Petru Gaffori, en désaccord avec cette initiative, l'informent qu'ils ne le suivront pas. Il décide d'accomplir quand même son projet. Il établit son quartier général à San Pancraziu. Il se fait proclamer Capitaine Général et Généralissime. Il attend la flotte anglaise qu'il a laissé devant la Balagna, et qui doit soutenir son attaque de Bastia, côté mer. Celle ci arrive, trois officiers débarquent à Bastia et intiment au commissaire général Stefano de Mari de lui remettre la ville, au nom du Roi de Sardaigne. Le Génois refuse. Les navires anglais commencent à bombarder la ville et en détruisent une grande partie. Les bombardements durent toute la nuit. Le gouverneur décide alors de capituler. La flotte anglaise quitte Bastia pour Livourne. Bastia passe sous la protection du Roi de Sardaigne. Le conseil municipal signe la capitulation, et lui ouvre la ville, et, avec ses 200 hommes, il est reçu triomphalement par les Bastiais. Il fait une proclamation dans laquelle il annonce la prise de Bastia et des présides de San Pellegrinu et de La Padulella, et demande aux gens de Balagna de s'unir à lui, afin de chasser les Génois de Calvi, Algaiola et L'Isula. En Décembre, il écrit à Luca d'Ornano, pour le prier de veiller à l'union de ses peuples, et lui fait part de son intention d'attaquer Calvi et Aiacciu. Les distensions s'aggravent entre lui et Ghjuvan Petru Gaffori, notamment au sujet du sac de Bastia que celui-ci, et Aleriu Francescu de Matra, autorisent au mépris des accords qu'il a signés. De plus, maître de Terra Nova, Ghjuvan Petru Gaffori veut garder Bastia au nom des Naziunali, alors que, installé, lui, à Terra Vechja, il veut garder la ville pour le Roi de Sardaigne. Finalement, il quitte Bastia pour San Fiurenzu, poussé au départ par Ghjuvan Petru Gaffori et Aleriu Francescu de Matra. A la Cunsulta di San Fiurenzu, il est décidé que Ghjuvan Petru Gaffori garde Bastia, tandis qu'Aleriu Francescu de Matra ira à Aiacciu et lui à Calvi. En Février 1746, il est, avec Aleriu Francescu de Matra et leurs hommes, devant Bastia, avec l'intention de prendre la ville, dont les habitants leur refusent l'entrée. Avec une quarantaine de Capipopuli, il adresse une supplique au Roi de Sardaigne pour lui demander de l'aide (au moins 25000 zecchini) afin de financer une nouvelle campagne. Cette requête est interceptée par Gênes. En Mars, il est à la tête des Naziunali, qui, de leur camp de San Pancraziu, harcèlent Bastia, ravagent les campagnes alentour, et repoussent les Bastiesi qui tentent de sortir de la ville. En Juin, la dissension entre les chefs corses est telle que, à la demande des Génois, sa tête est mise à prix (1000 doppie) par les Capipopuli de l'intérieur. En Juillet, malade, il ne peut participer à la Cunsulta di Corti. Pour s'en débarrasser, il est décidé de l'envoyer à Turin, chercher du secours auprès de ses protecteurs, malgré le violent désaccord des Nebbiginchi (ceux du Nebbiu), ses partisans les plus fidèles. Finalement, confirmé dans ses fonctions de Général Protecteur de la Patrie, il est envoyé à San Fiurenzu. Il est nommé membre du Magistratu Supreme de douze membres, qui résidera à Corti. A la Cunsulta di Casinca, 22 pièves (Caccia, Casacconi, Rustinu, Casinca, Costere …) se déclarent tout à fait hostiles à sa personne. Il est question de l'interpeller pour lui demander des comptes sur ses agissements, et éventuellement de le livrer à la justice. En Août, il convoque la Cunsulta di San Antoniu della Casabianca. Il y est absent, car il est à San Fiurenzu, alité à cause d'une blessure à la jambe. En Mars 1747, de Corti, il écrit aux habitants du Nebbiu et du Capicorsu qui menacent de faire sécession en élisant leur propre Magistratu Supreme. En Avril, à la Cunsulta di Orezza, il est décidé qu'il se rende à Turin chercher du secours auprès du Roi de Sardaigne, mais il ne peut y aller faute d'avoir obtenu l'autorisation délivrée par les Sardes. En Septembre, il décide d'attaquer Bastia. Avec 150 hommes, et la complicité de nombreux Bastiesi, il occupe Terra Vechja, oblige les Génois à se réfugier dans la Citadella, puis demande des secours au Roi de Sardaigne. Les Génois ayant reçu du renfort, il abandonne Bastia et rentre à San Fiurenzu. Il y est poursuivi par les Génois qui assiègent la place. Ghjuvan Tomasu Giuliani vient à son secours, et les assaillants lèvent le siège. En Octobre, à Muratu, il doit à nouveau se rendre à Turin chercher du secours. Il embarque à San Fiurenzu sur Le Postillon, un navire anglais, et aborde près de Savone. En Novembre, il est à Turin, et obtient l'envoi de troupes austro-sardes en Corse. En 1748, il meurt à Turin. Il vient d'obtenir du Roi de Sardaigne Charles Emmanuel III et de la Reine des Romains Marie Thérèse d'Autriche, les secours en hommes et matériels, tant désirés par les Naziunali.

RIVAROLA (BARBAGGI) (de) Dumenicu Carlu: (1771-1844)
Né à Livourne (Italie). Fils d'Antoniu Simone. Comte. Pendant la Révolution, il émigre et entre au service du Roi de Piémont-Sardaigne comme lieutenant de vaisseau. Commissaire de marine à San Fiurenzu. En 1792, il ajoute à son nom celui de son grand-père maternel Ghjuseppu Barbaggi. Inspecteur forestier du Département du Golu. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. Inspecteur principal des Eaux et Forêts du Département de la Corse faisant fonction de Conservateur en Corse en 1812. Conservateur des Eaux et Forêts de la Corse. En 1823, il est membre résident et vice-président de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Député (majorité ministérielle) de la Corse de 1824 à 1827, et de 1829 à 1830. Il est disgracié sous Louis-Philippe. Il décède à Bastia en 1844.

RIVAROLA Francescu: (?-1743)
De Bastia. Fils de Dumenicu. Docteur en médecine. Lieutenant colonel du Régiment Corse d'Espagne. En 1733, en accord avec le père Ascanio et le marquis Silva, il est envoyé par Sebastianu Costa en mission auprès de la Cour de Madrid. En Avril 1735, il débarque sur une côte de la piève de Verde, avec 150 fusils, deux barils de poudre et des munitions.

RIVAROLA Francescu: (1780-1853)
Né à Villefranche sur Mer. Originaire de Bastia. Fils d'Antoniu Simone. Comte palatin. Porte-enseigne dans le Corsican Regiment of Foot britannique en 1795. Colonel en 1821. Colonel commandant le Régiment de Malte en 1825. Major général en 1830. Lieutenant-général en 1841. Gouverneur de Malte en 1841. Chevalier de l'Ordre de Saint-Maurice et Lazare en 1842. Il décède à Argostoli (sur l'île grecque de Céphalonie) en 1853.

RIVAROLA Ghjuvanni Marcu: (dix-huitième siècle)
De Bastia. Fils de Dumenicu. Lieutenant du Régiment Corse au service de Naples.

RIVAROLA Negrone: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1711 à 1713. Il succède à Filippo Cataneo de Marini. Il est remplacé par Paolo Francesco Spinola.

RIVAROLA Nicolo: (1646-1700)
Né à Chiavari. Praticien génois. Il s'installe en Corse. Il est à l'origine de la famille Rivarola de Bastia.

RIVAROLA Niculaiu: (1725-ap1786)
De Bastia. Fils de Dumenicu Carlu. En 1744, il est fait prisonnier (avec son frère Antoniu Simone) par les Génois alors qu'il se rend à Sienne pour ses études. Capitaine au Régiment Corsica. Il combat en Italie. En Octobre 1765, à Oletta, il reçoit le voyageur écossais James Boswell.

RIVAROLA Ottavio: (dix-septième siècle)
Génois originaire de Chiavari. Evêque d'Aiacciu de 1627 à 1651.

RIVAROLA Paolo Battista: (1678-?)
Génois, né à Bastia. En Mars 1732, Gênes le nomme commissaire général (gouverneur), pour assister Camillo Doria. Malgré la décision du général Louis de Wurtemberg d'accorder le pardon aux Corses qui se rendent, il fait immédiatement arrêter et transporter ces derniers à Gênes. Il participe à une conférence, à Corti, où des nouvelles conventions entre Corses et Génois, garanties par l'Empereur Charles VI, sont énoncées en un Traité (Concessioni Graziose) réglant d'une façon satisfaisante les exigences des Naziunali. En Octobre, les représentants du peuple corse lui remettent, l'exposé, en 18 points, de leurs requêtes. En 1733, comprenant le danger que représente Ghjacintu Paoli, il conseille son arrestation. En Juin, il est remplacé par Paolo Geronimo Pallavicini. En Octobre, Felice Pinelli ayant échoué dans sa fonction, il le remplace en tant que commissaire général. En Janvier 1736, il arrive à Bastia. Il est secondé par Imperiali. En Mai, Bastia est assiégée depuis 15 jours par les Naziunali. Il refuse de se rendre. En Décembre, après le départ du Roi Théodore, il reçoit Luiggi Ciavaldini, député par les membres du Conseil de Régence, pour entrer en négociations. En Octobre 1737, il rejette les propositions des Corses (application de la convention de gouvernement entre Génois et Corses de Mars 1733, revendications des Nobili Dodeci du 23 Mai 1730, concernant le port d'armes, la liberté de commerce, le régime fiscal et judiciaire), et demande une capitulation sans conditions. Il est remplacé, en 1738, par Giovanni Battista de Mari.

RIVAROLA Stefano: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1614, en remplacement de Giorgio Centurione. En 1616, Francesco de Marini lui succède. En 1618, à nouveau gouverneur, il succède à Francesco Spinola. Il dénonce aux Collèges les rapines des collecteurs du fisc. En 1619, Camillo de Moneglia lui succède.

RIVAUD de la RAFFINIERE Jean-Baptiste Olivier Jules César: (1804-1869)
Comte. Préfet de la Corse de 1849 à 1852.

RIVERA (de) ?: (dix-huitième siècle)
Comte espagnol. Représentant du Roi de Sardaigne à Gênes. En Janvier 1735, il note la précarité de la situation politique et militaire en Corse.

RIVIERE (de) Charles (Charles-François de RIFFARDEAU): (1763-1828)
Marquis (puis Duc). Pair de France. En 1815, il est nommé commissaire extraordinaire en Corse par Louis XVIII et commandant la 23ème Région Militaire. Il emmène avec lui le Régiment Royal Louis. Il connaît l'existence des diamants de Joachim Murat. Estimant que Bernardinu Poli les a toujours en sa possession, il décide de s'emparer de celui-ci et du trésor. En 1816, il prend un arrêté destituant de tout commandement à la mer les patrons des gondoles ajacciennes ayant participé à l'expédition de Joachim Murat. Toujours à la recherche des diamants de ce dernier, et après une tentative de meurtre avortée contre Bernardinu Poli, il attaque à plusieurs reprises celui-ci, réfugié dans le Fiumorbu avec 1500 partisans. Ces offensives échouent. Il déclare alors les Fiumorbesi hors la loi. Il lance une grande offensive sur le Fiumorbu, avec 8000 hommes, dont le Régiment Royal Louis, commandés par des anciens officiers de Napoléon Bonaparte, et se prépare à attaquer Bernardinu Poli, et ses brigands Fiumorbais. La bataille a lieu près de L'Isulacciu di Fiumorbu, et les Corses l'emportent. Il doit même s'enfuir en barque jusqu'à Aleria. Après sa déroute, il fait fortifier Aleria, puis se retire à Bastia. De là, il adresse aux Corses une proclamation incendiaire contre les habitants du Fiumorbu. Il essaie d'affamer le canton en l'isolant du reste de la Corse et en lui fermant l'accès à la mer. Ainsi prend fin la Guerre du Fiumorbu qu'il a entraîné par sa cupidité et sa folie. Elle a coûté de nombreux morts, notamment dans les rangs du Régiment Royal Louis. Il est rappelé pour un poste d'ambassadeur à Constantinople. Il est remplacé par le comte Amédée Willot.

RIX Pierre-Henri: (1905-1993)
Docteur en droit. Grand invalide de guerre. Sous-préfet de Bastia de 1941 à 1943. Membre de la Légion Française des Combattants, qu'il quitte en 1942. Gaulliste, il rend de nombreux services à la cause de la France Libre malgré l'occupation italienne. Il fait partie du réseau de renseignement R2 Corse de Fred Scamaroni. Les Italiens le font muter à Cognac, en 1943. Il y intègre la Résistance. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Marseille en 1993.

ROBAGLIA Barthélémy Honoré Victor Georges: (1867-1941)
Né à Sceaux (Hauts-de-Seine). Originaire d'Aiacciu. Officier de Marine (capitaine de frégate de réserve). Sous-secrétaire d'Etat à l'Aéronautique en 1926. Commandeur de la Légion d'Honneur.

ROBAGLIA Dumenicu: (dix-huitième siècle)
Elu Padre di U Cumunu d'Aiacciu en Janvier 1796.

ROBAGLIA Jacques-Marie Joseph Barthèlemy: (1900-?)
Né à Paris. Originaire d'Aiacciu. Fils de Barthélémy Honoré Victor Georges. Diplomé de l'Ecole des Sciences Politiques. Avocat stagiaire Cour de Paris. Administeur de sociétés. Directeur adjoint au Ministère de l'Industrie et du Commerce. Secrétaire général de la Commission Economique de la Conférence Impériale de 1936. Conseiller technique au Ministère du Commerce en 1937. Chef adjoint chargé des Services Techniques du Cabinet du Ministre du Commerce en 1939. Administeur civil en 1945. Chef de délégation française à plusieurs conférences internationales. Officier de la Légion d'Honneur. Commandeur de Mérite Commercial. Officierde l'Ordre de Léopold II.

ROBAGLIA Pascal: (dix-neuvième siècle)
Auteur de Questions économiques sur la Corse en 1879. Journaliste au journal quotidien révisionniste bonapartiste ajaccien Le Drapeau en 1889.

ROBERT Claude Yves: Voir THUILLER Claude Yves Robert.

ROBERT de VAUGONDY Didier: (1723-1786)
Géographe à Paris. Géographe du Roi de Pologne. Fils de Gilles. En 1756, puis 1768, il édite une carte de la Corse.

ROBERT de VAUGONDY Gilles: (1688-1766)
Géographe à Paris. En 1748, il édite une carte de la Corse et une deuxième en 1749.

ROBERTO: (treizième siècle)
Marquis de Massa. En 1289, il se soumet à Gênes et abandonne à Luchetto Doria, en guerre contre Ghjudice di Cinarca, son château de San Columbanu en Balagna.

ROBESPIERRE (de) Maximilien: (1758-1794)
Homme politique français. En Avril 1790, il reçoit triomphalement à Paris Pasquale Paoli qui rentre d'exil d'Angleterre. Il le reçoit également à la Société des Amis de la Constitution. Il s'adresse à lui en ses termes: Vous avez défendu la liberté dans un temps où nous n'osions l'espérer, vous avez souffert pour elle, vous triomphez avec elle et votre triomphe est le notre. Unissons-nous pour la conserver toujours.

ROBIQUET François Pierre Jean: (1790-1840)
Chimiste. Archéologue. Nommé ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en Corse de 1811 à 1820. En 1835, il publie Recherches Historiques et Statistiques sur la Corse, en deux volumes, dans lesquels il propose un Petit vocabulaire corse. De plus, il relate le drame du Fiumorbu (voir Mai 1808) et montre l'arbitraire et la promptitude de la Ghjustizia Morandina. Il estime à 1521 le nombre d'homicides ou de tentatives d'homicides commis entre 1821 et 1832, ayant entraîné la mort de plus de 600 personnes, soit une cinquantaine par an. Il raconte également les méfaits du bandit Tiudoru Poli. Ce livre est assez mal accueilli par les Corses.

ROBIN Alain:
Militant nationaliste. Frère de Jean. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie post présidentielle en 1981. Membre du grand banditisme de Porti Vechju.

ROBIN Jean:
Militant nationaliste. Frère d'Alain. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie post présidentielle en 1981. Membre du grand banditisme de Porti Vechju.

ROBINS William Palmer: (1882-1959)
Né à Londres (Angleterre). Artiste peintre anglais. Graveur. Lithographe. Il séjourne en Corse au début des années 1930. On connait de lui une encre sur papier intitulée Calvi (1933), exposée au musée Te Papa Tongarewa de Nouvelle-Zélande.

ROBLIN Paul: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1939 une peinture intitulée Paysage: Piana (Corse), et à celui de 1940, Nonza (Corse) et Ajaccio (Corse).

ROCCA ?: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1672.

ROCCA Dominique: (1917-2012)
Originaire de Calinzana. Officier. Résistant 39-45. Enseignant. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ROCCA Fabien: (né en 1973)
Né à Aiacciu. Artiste peintre. Designer. Photographe. Tatoueur. Doubleur de voix. Il partage sa vie entre la Thaïlande et Aiacciu. Il expose à Aiacciu et Bastia. Membre de l'Association Independarte.

ROCCA Francescu: (dix-huitième siècle)
De Rennu. En 1730, à Sagone, il exhorte la population à refuser de recevoir le délégué du lieutenant, à Vicu, où les Corses s'en prennent aux Grecs de Paomia, qui restent des fidèles partisans des Génois.

ROCCA Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
En Décembre 1755, Pasquale Paoli l'envoie à Naples en quête de secours et de finances, auprès de l'ambassadeur du Roi d'Angleterre.

ROCCA Matteu (Jean-Mathieu): (1896-1955)
Né à Vicu. Frère de Petru. Il étudie les langues orientales (arabe, turc, persan). Polyglotte (français, italien, latin, corse, espagnol et arabe). Artiste peintre. Caricaturiste. Auteur de nombreuses études dans des revues françaises, italiennes et arabes, de traductions et d'oeuvres originales en langue corse. Fondateur, avec son frère Petru, du journal A Muvra, en 1920. Membre du Partitu Corsu d'Azzione (PCA) en 1922. Il collabore aux revues A Muvra, Almanaccu di A Muvra, Corsica, Kyrnos, Il Corriere Padano... Membre de l'association d'inspiration fortement marquée à droite La Pensée Corse, en 1934. Auteur de Don Chisciotte di a Mancia, Traduzione corsa (1925), L'Asinu d'oru, d'Apilau, Traduzione corsa (1925), I Lucchetti storia di una famiglia corsa nel secolo XX (1925), U Vittulu traditu, Cummediola in 2 atti (1925), Segreto di Pietr'Antone Lucchetti (1927), La gemma di Cleopatra, raconto corso dei tempi di Vincentello d'Istria en 1928, Ombres sur la côte (1931)... Il décède à Nice en 1855.

ROCCA Michel:(1911-2007)
Originaire de Bunifaziu. Opérateur de cinéma. Pionnier du film sous-marin. Inventeur l'Aquaflex, en 1949. Il tourne la plupart des films américains en France. Il collabore aux studios de la Victorine, à Nice.

ROCCA Michel:(né en 1965)
Né à Carghese. Maître de conférences. Chercheur en Economie. Directeur de l'Institut d'Etudes Sociales de Grenoble de 1995 à 2006. Directeur du Centre Régional Rhône-Alpes d'Etudes et de Recherches sur l'Emploi et les Qualifications de 2004 à 2006. Doyen de la Faculté d'Economie de Grenoble en 2007.

ROCCA Mighele:(dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1621.

ROCCA Petru (Pierre-Marie, Gabriel):(1887-1966)
Né à Vicu. Frère de Matteu. Ecrivain de langue corse et de langue française. Journaliste. Un des précurseur de l'autonomisme en Corse. Mobilisé pendant la guerre de 1914-1918, il est lieutenant à la fin du conflit et décoré de la Légion d'Honneur. Fondateur du mouvement d'anciens combattants La Fraternelle Corse. En 1920, il fonde, avec son frère Matteu, l'hebdomadaire A Muvra, en langue corse. En 1922, il est le président fondateur du Partitu Corsu d'Azzione (qui deviendra le Partitu Corsu Autonomista en 1928). En 1923, il fonde l'Almanaccu di A Muvra (qui deviendra U Librone). En 1925, il fonde A Baretta Misgia. Fondateur du U Teatru di A Muvra, en 1925. En 1926, à A Padulella, il inaugure une plaque pour commémorer le premier exil de Pasquale Paoli, qui suivait son père Ghjacintu, à Naples (en 1739). Membre de l'association d'inspiration fortement marquée à droite La Pensée Corse, en 1934. En 1938, il est rayé de l'Ordre de la Légion d'Honneur pour la menace qu'il fait peser sur l'intégrité nationale. Accusé de collaboration avec les Italiens en 1946, il est condamné, en 1948, à 15 années de travaux forcés, qu'il effectue en Guyane avant d'être amnistié. En 1955, à Paris, il fonde, avec d'autres, Parlemu Corsu, une académie régionaliste et littéraire pour la défense du dialecte et des traditions corses. En 1961, dans un article paru dans Le Provençal, il précise les conditions dans lesquelles la tombe de Pasquale Paoli fut retrouvée à Londres en 1867. Auteur de Les Corses devant l'Anthropologie, en 1913, La Conque Marine (1919), Vengeance Corse (1920), Proverbi, Massimo è Detti Corsi, (1921), A Pignatta, comedia di Plaute, une pièce de théâtre, en 1924, Storia populare di Corsica (1930), Una Vittoria Autonomista. L'Assemblea di i "Stati Generali di Corsica" (1934), Quaderni di U Cursismu (1935) Parla d'Aghjacciu, poésies (1955), Connais-tu la Corse ? (1960), La Légende des Trillénaires (1961), Tempi è tempi, cunstratu (1963)... Auteur du chant autonomiste Innu Corsu, en 1937 (rebaptisé U Columbu en 1973). Il décède à Vicu, en 1966.

ROCCA Sebastianu: (dix-huitième siècle)
En Mars 1757, à Alandu, Pasquale Paoli est assiégé, avec Ignaziu Venturini par Mariu Emmanuelle de Matra, dans le couvent des Franciscains du Boziu. Il est envoyé par Clémente Paoli, pour sortir Pasquale Paoli de ce mauvais pas.

ROCCA Silvestru:(1830-1919)
Né à Vicu. Maire de Vicu.

ROCCA Toni:(1910-1960)
Né à Aiacciu. Chanteur de variétés. Compagnon du peintre Suzanne Cornillac. Il chante dans le film Vénus, d'Abel Gance, en 1940.

ROCCA (de La): Voir aussi ROCCA (della).

ROCCA (de La) Alfred Jean-Mathieu: (1855-1915)
Né à Macau (Grenoble). Originaire de Vicu. Licencié en Droit. Peintre paysagiste. Pensionnaire de la ville de Bordeaux. Membre de la Société des Artistes Français et de la Société des Amis des Arts. Il effectue des voyages réguliers en Corse. Auteur de Châtaigniers à Evisa (1890), Torrent à Bastelica (1892), Rivière de Cristinacce (1897), Golfe d'Ajaccio (1910)...

ROCCA (de La) Antoine: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Vicu. Frère de Jean. Journaliste. Secrétaire de rédaction de L'Avenir de la Corse en 1863. Il milite pour qu'Aiacciu devienne station d'hiver. Maître d'ouvrage de la Villa de La Rocca, à Nice, en 1883.

ROCCA (de La) Jean: (1833-1883)
Originaire de Vicu. Frère d'Antoine. Journaliste. Bonapartiste-Jérômiste. En 1856, il publie une bibliographie de la Corse. En 1861, à Paris, il fonde le journal L'Avenir de la Corse (1861-1870). En 1870, à Aiacciu, il est le rédacteur en chef de l'hebdomadaire bonapartiste (du dimanche) Le Patriote (1870-1877). En 1874, il tente de former un parti national corse avec des bonapartistes et des républicains. En 1890, il est le rédacteur en chef du Le Moniteur de la Corse. Auteur de La Corse et son avenir (1857), Mémoire sur la mission du prêtre corse S. Raçon (1858), Vie et opinion d'Abbatucci (1858), Voyage de l'Empereur en Corse et ses conséquences (1861), La Corse calomniée... (1865), Pierre Napoléon Bonaparte, sa vie, ses oeuvres (1867), Vie du prince Pierre Bonaparte (1870), Le Roi Murat et ses derniers jours... Il décède à Bordeaux en 1883.

ROCCA (de La) Jean Michel Eugène: (1885-1966)
Originaire de Vicu. Fils d'Alfred Jean Mathieu. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Homme de Lettres. Journaliste. Poète. Dramaturge. Chargé de mission à la Présidence du Conseil, sous Georges Clémenceau, en 1918. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1914-1918.

ROCCA (della) Andrea: (?-1720)
Génois (peut-être d'origine corse). Chanoine régulier de Latran. Evêque de Mariana Accia de 1706 à 1720. Il remplace l'évêque Mario Emmanuelle Durazzo, décédé.

ROCCA (della) Antone: (?-1460)
Cinarchese. Fils de Francescu. Ses terres sont situées entre Sartè et Bunifaziu. En 1418, avec ses frères Rolanducciu et Paulu, il est en guerre contre Rinucciu di Taddà. En 1430, il fait partie d'une ligue d'opposition à Vincentellu d'Istria, commandée par Simone da Mare. En 1439, il s'oppose au gouverneur Janus da Campofregoso. En 1440, ce dernier ayant reçu des renforts, il est battu. Il négocie la paix et paie un tribut de 300 lires aux Génois pour pouvoir rester sur ses terres. En 1451, blessé par son neveu Ghjudice, il est à Naples, à la cour du Roi Alphonse V d'Aragon. En 1452, il est aux côtés de l'envoyé de ce dernier, Jaime Imbisora, le vice-roi de Corse. Avec lui, à la tête de 200 soldats catalans, il débarque dans le sud de l'Ile. Ils occupent l'Ornanu et l'Istria. A la mort de son allié, à Cavru, les troupes catalanes rentrent en Sardaigne, et l'abandonnent. Avec les seigneurs de Cinarca, Vincentellu d'Istria II et Ghjudice della Rocca, il se rend à Naples et demande, en vain, des renforts au roi d'Aragon. En 1454, avec le Génois Fiorentino, il assiège Raffe di Leca dans son fort de Cinarca, aidé pour cela par d'autres Caporali fidèles aux Génois. En 1455, il s'allie à Raffe di Leca, soutenu par Aragon, contre les Génois de l'Ufficio di San Giorgio. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois. En 1460, attaqué, à La Rocca, par le commissaire Antonio Spinola, et des Caporali, il est battu et se soumet aux Génois. Il est assassiné, à Vicu, par Antonio Spinola.

ROCCA (della) Antone: (quinzième siècle)
Cinarchese. En 1469, il s'oppose à son cousin Carlu. En 1475, parce qu'il est l'allié de Ghjuvan Paulu di Leca, Carlu della Rocca fait assassiner ses trois fils.

ROCCA (della) Antone Francescu: (seizième siècle)
Cinarchese. En 1511, avec les Génois et d'autres Corses, il pourchasse Rinucciu della Rocca. Il le rattrape et le tue, à Arbiddali, près du château de Bariccini.

ROCCA (della) Arrigu: Voir aussi STRAMBU Arrigu.

ROCCA (della) Arrigu: (?-1400)
Cinarchese. Fils de Guglielmu. Tout jeune, en 1340, il est emmené en otage à Gênes par le maréchal Gottifredo Zoaglia. En 1355, il est emprisonné par les Génois, suite au ralliement de son père à Aragon. En 1356, il rentre en Corse pour reconquérir la Cinarca dont il est l'héritier légitime. En 1362, il est défait par le Génois Filippo Scaglia, capitaine du gouverneur Tridano della Torre. En 1363, il est contraint à l'exil. Il rejoint en Espagne Pierre IV d'Aragon. En 1372, avec son cousin Calcagnu, il rentre d'exil, armé par le Roi d'Aragon. Il débarque à Ulmetu et se renforce dans l'Ile. Il prend le parti des Cagionacci. Il enlève Cinarca, prend Biguglia, Nonza et Brandu. Il fait assassiner Franceschinu d'Evisa, le podestat 3 pièves d'Ornanu, Talavu et Coti. En 1373, il est maître de l'Ile. Seules Calvi, Bunifaziu et San Columbanu échappent à son autorité, restant toujours fidèles à Gênes. En 1375, il fait raser le château della Moneta, à Villanova. En 1376, il sort vainqueur de la bataille de Bistugliu. A Biguglia, il se fait proclamer Comte de Corse. En 1377, le Roi d'Aragon Pierre IV fait de lui son lieutenant général en Corse, et met à sa disposition troupes et navires basés en Sardaigne. En 1379, il est assiégé par les troupes génoises de la Maona à Poghju di Nazza. Après plusieurs mois de siège, il accepte d'être actionnaire de la Maona et se retire à Bariccini, près de Sartè. En 1380, la discorde entre les vicaires de Cinarca nommés par la Maona, et celle ci, ne tarde pas à éclater; les trois vicaires, Guelfucciu et Niculaiu d'Ornanu et Guelfucciu d'Istria s'allient alors avec lui. Les gouverneurs de la Maona sont contraints de rentrer à Gênes. Il fait ainsi triompher la cause du roi d'Roi d'Aragon (il en prend d'ailleurs les armoiries). La Corse, dans sa quasi-totalité, lui obéit, hormis les di Leca, à Vicu, les seigneurs du Capicorsu, indépendants mais féaux de Gênes, et Bunifaziu et Calvi, toujours fidèles à la République. Il attaque Bunifaziu par terre et par mer, mais une discorde chez ses alliés l'oblige à lever le siège de la ville. En 1391, le gouverneur Giovanbattista Zoaglia, avec l'aide d'une troupe de jeunes corses levée dans la Terra di U Cumunu, le bat, et il s'enfuit en Espagne pour demander aide et assistance au Roi d'Aragon Jean 1er. Ce dernier le nomme Vice Roi de Corse et lui confie deux galères chargées de troupes catalanes. Il débarque alors à E Porraghje, où il est accueilli par ses partisans et les Cagionacci; il prend Biguglia, où il fait prisonnier le gouverneur Zoaglia, et reconquiert la presque totalité de l'Ile, dont il redevient le maître. En 1394, il prend Aiacciu, tenue par les Génois. Il y fait à nouveau prisonnier le gouverneur Zoaglia, libéré entre temps, et qui s'y est réfugié. En 1397, il reçoit le soutien du Roi de Sicile Martin 1er le Jeune, en visite en Corse. Il meurt, à Vizzavona (ou à Palmentu), sans doute empoisonné, en 1400.

ROCCA (della) Arrigu: (?-1460)
Cinarchese. Fils de Paulu. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois. Allié de Raffe di Leca, battu et traqué par Antonio Calvo, il s'enfuit à Naples. En 1459, à son retour d'exil, il se rebelle, avec d'autres Caporali, contre les Génois. Il fait prisonnier, dans l'Ornanu, le capitaine des troupes de l'Ufficio di San Giorgio, Francesco del Porto, chargé de mater l'insurrection des seigneurs cinarcais. Il capture également le neveu de Vincentellu d'Istria II, Ludovicu, chargé par les Génois de retarder l'avance des rebelles. En 1460, attaqué, à La Rocca, par le commissaire Antonio Spinola et des Caporali, il est battu et se soumet aux Génois. Il s'embarque pour la Sardaigne, avec son père Paulu et son fils Carlu. Il est fait assassiner, à Vicu, par Antonio Spinola.

ROCCA (della) Arrigucciu: (treizième siècle)
Cinarchese. Fils aîné de Ghjudice di Cinarca. En 1278, son père lui lègue ses terres de La Rocca.

ROCCA (della) Bernardinu: (seizième siècle)
Cinarchese. Fils de Rinucciu. En 1505, avec Ghjudicellu, il reste le dernier fils vivant de Rinucciu della Rocca. En 1506, il fuit en exil, avec son père, en Sardaigne.

ROCCA (della) Calcagnu: (quatorzième siècle)
Cinarchese. Fils de Guglielminucciu di Taddà. Cousin d'Arrigu delle Rocca. Seigneur de Vighjanu. En 1372, avec son cousin, il rentre d'exil, armé par le Roi d'Aragon, et il le suit dans sa reconquête de la Corse. En 1379, il est chassé de Cinarca par les troupes génoises de la Maona. En 1411, il est jeté en prison par Vincentellu d'Istria.

ROCCA (della) Carlu: (?-1477)
Cinarchese. Fils de Arrigu. Adversaire des Génois. En 1460, il s'embarque pour la Sardaigne, avec son père et son grand père Paulu. En 1466, il participe à une Vedutà, à A Venzulà, convoquée par le gouverneur milanais Maurizio Scotti, pour compter les partisans du Duc de Milan, dont il fait partie. En 1467, il est l'allié de Ghjucante di Leca, dans son combat contre le gouverneur milanais Maurizio Scotti, lors de la Vindetta de A Casabianca. Ensemble, ils battent les renforts, les obligeant à rentrer en Italie. Ils restent les maîtres de la Corse, ne laissant au gouverneur que quelques points forts de l'Ile. Il se fâche ensuite avec son allié Ghjucante di Leca: la guerre entre les seigneurs corses reprend de nouveau. Les Padri di U Cumunu, fatigués de ces querelles, convoquent une Cunsulta. En 1469, il s'oppose à ses cousins Antone et Orlandu. En 1472, il dissuade Vinciguerra della Rocca de répondre à l'appel de la population de la Terra di U Cumunu qui fait appel à lui pour remplacer Carlu di Casta, et rétablir l'ordre et la paix sur l'Ile. En 1474, il remplace Columbanu della Rocca, en tant que vicaire de la Corse. Devant son ambition grandissante, des seigneurs corses écrivent au Duc de Milan pour lui demander des renforts et des secours. Il poursuit sa conquête du pouvoir. Il prend le Nebbiu et la Casinca. En 1475, il tient une Cunsulta en Balagna où il se fait élire Difensore di U Populu della Corsica. Il nomme deux capitaines du peuple, et désigne Vinciguerra della Rocca comme vicaire général. Son but est d'éliminer Carlu di Casta et Columbanu della Rocca. Puis il s'empare des terres de Ghjuvan Paulu di Leca, battu lors d'une querelle avec Rinucciu di Leca, et achète celles de ce dernier pour 1250 écus. Il fait emprisonner son rival Columbanu della Rocca, après l'avoir attiré dans un piège à A Venzulà. Il a auparavant fait assassiner les trois fils d'Antone della Rocca, allié de Ghjuvan Paulu di Leca. En 1476, après s'être évadé, Columbanu della Rocca, avec Rinucciu di Leca et Ghjuvan Paulu di Leca, se dresse contre lui. Battu, avec son frère Vinciguerra, il se retire en Cinarca. En 1477, il est tué à Omessa, pendant son sommeil, sur ordre, soit de Columbanu della Rocca, soit de la sœur des trois fils d'Antone della Rocca, qu'il a fait assassiner.

ROCCA (della) Carlu: (?-1521)
Cinarchese. Il meurt à Rome, en 1521, au service du pape Léon X. Son épitaphe est inscrite dans l'église de Saint Augustin, à Rome.

ROCCA (della) Columbanu: (quinzième siècle)
Cinarchese. Fils de Ghjudice. En 1473, il succède à Vinciguerra della Rocca, et est nommé Vicaire de la Corse. Il met de l'ordre (!) dans la Vindetta de A Venzulà en faisant pendre un homme de chaque parti. En 1474, il tient une Cunsulta à laquelle assistent les capitaines Sambucucciu d'Alandu et Ghjudice di A Porta, et deux élus de chaque piève. Cette assemblée décide de rétablir l'ordre et la paix en Corse. Ces décisions sont transmises au Duc de Milan. Il est remplacé par Carlu della Rocca. En 1475, ce dernier le fait emprisonner, après l'avoir attiré dans un piège à A Venzulà. En 1476, après s'être évadé, avec Rinucciu di Leca et Ghjuvan Paulu di Leca, ils se dressent contre Carlu della Rocca. Ce dernier et son frère Vinciguerra, battus, se retirent en Cinarca. En 1477, il fait assassiner Carlu della Rocca. Il est irrité contre les faveurs accordées par les Milanais à Ghjuvan Paulu di Leca. Il est assassiné à Matra.

ROCCA (della) Francescu: (?-1409)
Cinarchese. Fils bâtard d'Arrigu. A la mort de celui-ci, en 1400, il lui succède. En 1401, il se rallie au gouverneur génois Raffaello da Montaldo. Ce ralliement indigne Guelfucciu d'Ornanu, qui l'attaque et l'oblige à se retirer à Bastia. Il cède alors à Raffaello da Montaldo sa seigneurie de Cinarca pour 1000 genovini. Ce dernier le nomme Vicario (lieutenant) de la commune de Gênes, et il se retire à Bunifaziu. En 1407, il s'associe avec le gouverneur génois Andrea Lomellino contre Vincentellu d'Istria. Ils assiègent Bastia et en chassent ce dernier. En 1408, il est assiégé à son tour, avec Andrea Lomellino, par Vincentellu d'Istria, à Biguglia, siège au cours duquel il trouve la mort en 1409.

ROCCA (della) Francescu: (quinzième siècle)
Cinarchese. Fils de Carlu. Partisan de Ghjuvan Paulu di Leca, il est emprisonné à Bastia. En 1496, il s'évade. Il négocie, en secret, son départ en exil avec le gouverneur Raffaelle Odone. En 1497, il part en exil. Il en revient et on le retrouve en Corse, où il sévit en tant que rebelle ou bandit.

ROCCA (della) Francescu: (?-1505)
Cinarchese. Fils de Carlu. Partisan de Ghjuvan Paulu di Leca, il est emprisonné à Bastia. En 1496, il s'évade de la prison de Bastia. Il négocie, en secret, son départ en exil avec le gouverneur Raffaelle Odone. En 1497, il part en exil. Il en revient et sévit en Corse, en tant que rebelle ou bandit. En 1503, il s'allie au Génois Nicolo Doria, contre Rinucciu della Rocca. En 1504, il est emprisonné par Nicolo Doria, qui le soupçonne de s'être allié, avec son frère Ghjudice, à Rinucciu della Rocca. En 1505, Nicolo Doria le fait décapiter.

ROCCA (della) Ghjudice: (?-1458)
Cinarchese. Fils de Paulu. En 1451, il blesse son oncle Antone, lequel se réfugie à Naples, à la cour du Roi Alphonse V d'Aragon. En 1452, avec son père Paulu, il fait allégeance à l'envoyé d'Alphonse V d'Aragon, Jaime Imbisora. A la mort de ce dernier, avec son oncle Antone et Vincentellu d'Istria II, ils se rendent à Naples et demandent, en vain, des renforts au Roi d'Aragon. En 1453, il se rallie au Génois Salvago de Salvago, le gouverneur de la Corse pour le compte de l'Ufficio di San Giorgio. En 1454, avec le Génois Fiorentino, il assiège Raffe di Leca dans son fort de Cinarca, aidé pour cela par d'autres Caporali fidèles aux Génois. En 1455, Raffe di Leca ayant reçu des renforts du Roi d'Aragon, il est battu à Zigliara. Il est ensuite attaqué, comme tous les Caporali alliés des Génois de l'Ufficio di San Giorgio, par Raffe di Leca et son allié, le Vice Roi de Sardaigne Berlingero da Rillo. Il se rallie alors à son ennemi d'hier, Raffe di Leca. Tous deux, ils conquièrent tout le sud de la Corse, jusqu'à Bunifaziu. Le nouveau gouverneur de la Corse nommé par l'Ufficio di San Giorgio, Urbano de Negri, se met en campagne contre lui et Raffe di Leca. Il doit se retrancher à Bariccini. En 1456, il est battu par Antonio Calvo, et Raffe di Leca étant tué, il doit prendre le maquis en Corse, tous ses alliés s'enfuyant à Naples. En 1457, seul et harcelé par les génois, il se réfugie en Sardaigne. Il y trouvera la mort en 1458.

ROCCA (della) Ghjudice: (?-1505)
Cinarchese. Fils de Carlu. En 1503, il s'allie au Génois Nicolo Doria, contre Rinucciu della Rocca. En 1504, il s'allie à ce dernier. Tous deux soulèvent le Dilà, et attaquent Nicolo Doria. En 1505, il est assassiné, à l'instigation de Nicolo Doria, par Petrantone di Ciamanaccia.

ROCCA (della) Ghjudicellu: (seizième siècle)
Cinarchese. Fils bâtard de Rinucciu della Rocca. En 1497, avec et ses partisans, il prend le maquis, sous la protection de Rinucciu della Rocca. En 1505, avec Petrantone di Ciamanaccia, ils arrivent de Sardaigne avec une cinquantaine d'hommes, pour se joindre aux Cinarchesi en rébellion contre l'Ufficio di San Giorgio. En 1506, son père, battu, doit s'exiler en Sardaigne. Resté en Corse, il négocie avec le gouverneur Ambroggio de Salvago, la reddition du fort de Pampalona, près de Roccatagliata, puis il rejoint son père en Sardaigne.

ROCCA (della) Ghjuvan Filippu: (seizième siècle)
Cinarchese. En 1553, il est aux côtés des Français contre les Génois. Il devient un des chefs de la garnison d'Aiacciu.

ROCCA (della) Guelfucciu: (seizième siècle)
Cinarchese. Fils de Rinucciu. En 1503, avec un autre de ses frères, il est laissé en otage en Corse, à l'Ufficio di San Giorgio, pendant que son père et sa famille sont exilés à Gênes. En 1511, à la mort de son père, il est exilé par les Génois.

ROCCA (della) Guglielmu: (?-1219)
Cinarchese. Seigneur de La Rocca, en Cinarca. Père de Sinucellu della Rocca. Il est assassiné, en 1219, par ses neveux Arrigucciu et Ranieri. Son fils le vengera.

ROCCA (della) Guglielmu: (?-1356)
Cinarchese. Fils d'Arrigucciu. En 1338, las des querelles entre seigneurs locaux, il se rend à Gênes avec Orlandu Cortincu, de Patrimoniu, et demande à la République de Gênes de ramener la paix dans l'Ile. Gênes envoie alors en Corse le maréchal Gottifredo Zoaglia comme vicaire. Ce dernier, après s'être débarrassé d'Orlandu Cortincu, s'impose à lui. En 1340, fuyant l'épidémie qui s'est abattue sur l'Ile, Gottifredo Zoaglia rentre à Gênes, le nommant lieutenant et emmenant son fils Arrigu en otage. Profitant de la guerre entre seigneurs rivaux, à la mort d'Arrigu d'Istria, il récupère ses terres, ainsi que celles de son père Salnese d'Istria. Puis c'est au tour de celles de Guglielminucciu di Taddà et des quatre fils de Guglielmu Biancolacci d'être annexées. Il se met ainsi à dos tous les autres Cinarchesi. En 1343, il soumet tous les seigneurs de l'Ile. Il instaure un gouvernement du type de celui de Ghjudice di Cinarca, avec la bienveillante attention de la République de Gênes. En 1347, il se soumet à Gênes par l'intermédiaire du vicaire Nicolo da Levante. En 1355, il rompt l'alliance avec Gênes et se rallie au Roi d'Aragon Pierre IV. Il s'empare de la totalité de l'Ile au nom de celui-ci. En 1356, il est tué lors d'une bataille avec Guelfucciu d'Istria, pour la récupération des terres de ce dernier dont le père, Salnese, avait été privé.

ROCCA (della) Ladru: (treizième siècle)
Cinarchese. Frère de Sinucellu. En 1258, il reconnaît, pour son frère, la souveraineté de la République de Gênes.

ROCCA (della) Ludovicu: (quinzième siècle)
Cinarchese. En 1461, il est allié de l'Ufficio di San Giorgio. Il tient le sud de Sartè jusqu'à Bunifaziu; il attaque Paulu della Rocca à Livia, mais les troupes corses le battent; il se réfugie à Ulmetu. A Santa Lucia di Taddà, il est de nouveau battu; il se replie une nouvelle fois dans son fort d'Ulmetu.

ROCCA (della) Orlandu: Voir ROCCA (della) Rolanducciu.

ROCCA (della) Paulu (Polu): (?-1475)
Cinarchese. Fils de Francescu. Ennemi de Vincentellu d'Istria. Ses terres sont situées entre Sartè et Bunifaziu. En 1418, avec ses frères Antone et Rolanducciu, il est en guerre contre Rinucciu di Taddà. En 1426, il se soumet à Vincentellu d'Istria. En 1430, il fait partie d'une ligue d'opposition à ce dernier, commandée par Simone da Mare. En 1433, il est de la révolte contre Vincentellu d'Istria, conduite à nouveau par Simone da Mare. En 1434, Simone da Mare s'allie avec lui. En 1436, des seigneurs corses, hostiles à Simone da Mare et à Ghjudice d'Istria, se réunissent à Merusaglia où ils font appel lui, et l'élisent Comte et Seigneur de Corse. Il part à l'assaut contre les da Mare, ses anciens alliés, et contre les Génois. Il envahit le Capicorsu. En 1437, il est battu par les Génois. Il leur cède la place de Corti (pour 200 écus). En 1439, le gouverneur Janus da Campofregoso devient maître de l'Ile malgré une résistance qui se crée autour lui et Rinucciu di Leca notamment. Plusieurs affrontements ont lieu entre eux et le Génois. En 1440, Janus da Campofregoso ayant reçu des renforts, lui et ses alliés ne peuvent résister et ils se rendent. Il négocie la paix et paie un tribut de 1200 écus au gouverneur Génois, pour pouvoir rester sur ses terres. En 1441, ses querelles reprennent avec les Cinarchesi, Rinucciu di Leca et Columbanu di Bozzi. En 1442, avec l'aide de Ghjuvanni et de Carlu di Casta, il attaque Michele de Germani, l'évêque de Mariana, qui assure l'intérim du gouverneur Janus da Campofregoso. Après l'avoir battu, il tient alors tout le pays et gagne à sa cause la plupart des Caporali. Mais, Janus da Campofregoso est de retour en Corse, avec des renforts. La bataille avec le gouverneur génois se déroule dans la plaine de La Marana entre La Canonica et U Borgu. Il est battu et s'enfuit avec le reste de ses troupes. En 1451, il s'oppose à la Confrérie des Battuti, qui prennent les armes contre lui. Il en sort est vainqueur, et entre dans la secte, avec la plupart des seigneurs di Bozzi et d'Ornanu. En 1452, avec son fils Ghjudice, il fait allégeance à l'envoyé d'Alphonse V d'Aragon, Jaime Imbisora. En 1453, en se rendant à Naples, il est fait prisonnier par des Espagnols, qui le revendent à Galeazzo da Campofregoso (pour 600 écus); il rentre alors au service de celui-ci, lequel le nomme vicaire du peuple et le charge de lever les impôts dans l'Ile. Le peuple de la Terra di U Cumunu refusant de le payer, il se retire dans ses terres de La Rocca. En 1459, il se rebelle, avec d'autres Caporali, contre les Génois. En 1460, il s'embarque pour la Sardaigne, avec son fils Arrigu et son petit-fils Carlu. En 1461, avec d'autres exilés, il contacte le Roi de Sicile Ferdinand 1>er, pour lui demander de l'aide. Cette aide n'arrivant pas, les forment une ligue, à Pise, contre l'Ufficio di San Giorgio, qui a à sa tête le Génois Tomassino da Campofregoso. Il débarque en Corse avec 200 mercenaires. Il est attaqué, à Livia, par Ludovicu della Rocca, Guglielmu di Orsone et Paganacciu di Fuzzà, tous trois alliés de l'Ufficio di San Giorgio. Il sort vainqueur du combat. En 1462, il tient Ulmetu, Suddacaro et Bicchisgià. Il participe à une grande assemblée qui réunit tous les opposants à l'Ufficio di San Giorgio, en l'église de La Canonica, à La Marana. Il meurt en 1475.

ROCCA (della) Paulu: (quinzième siècle)
Cinarchese. Fils de Paulu. Ennemi des Génois, il s'exile en Sardaigne vers 1490. En 1493, les Génois demandent à Ferdinand II Le Catholique son extradition de Sardaigne. Celui ci refuse.

ROCCA (della) Petrandria: (quinzième siècle)
Cinarchese. Fils de Paulu. En 1460, il échappe au massacre de Vicu, perpétré par Antonio Spinola, et il rejoint son père exilé en Sardaigne.

ROCCA (della) Raffaellu: (seizième siècle)
Cinarchese. En 1553, il est aux côtés des Français contre les Génois. Après le succès français, il est un des chefs de la garnison de San Fiurenzu.

ROCCA (della) Rinucciu: (?-1511)
Cinarchese. Fils bâtard de Ghjudice, petit-fils de Paulu. En 1486, il s'allie à Ghjuvan Paulu di Leca, contre l'Ufficio di San Giorgio. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il reste d'abord neutre, puis rejoint l'Ufficio di San Giorgio contre Ghjuvan Paulu di Leca et ses partisans. Après la reddition de ce dernier, il bénéficie de la plus grande sollicitude de la part des Génois. En 1490, il s'installe à Bunifaziu et proclame son loyalisme à Gênes. En 1491, ses hommes capturent des corsaires catalans qui se sont échoués sur les côtes corses; il les remet au gouverneur Cristoforo Cataneo. Plus tard, il propose son protégé, l'abbé Paulinu di Mela, pour occuper le poste d'évêque de Sagone, ce qui lui est refusé par la seigneurie de Gênes. En 1491, en guerre avec Alfonsu d'Ornanu, il signe, à Zigliara, une trêve lui. En 1492, il fonde le couvent San Francescu, à Santa Lucia di Tallà. Il est sans doute le donateur du retable attribué au peintre anonyme, Il Maestro di Castel Sardo. En 1493, il acquiert pour cent livres d'actions de l'Ufficio di San Giorgio. En 1494, le lieutenant du Dilà lui renouvelle la satisfaction de l'Ufficio di San Giorgio. Il se querelle avec Vincentellu d'Istria III, lequel est soutenu par son beau-père, le Génois Domenico Negrone. Puis, il est à nouveau en guerre avec Alfonsu d'Ornanu. Ce dernier assassiné, il fait savoir à Gênes qu'il s'en réjouit, et revendique le fief du défunt. Il protège les deux fils de Vincentellu di Bozzi, les assassins d'Alfonsu d'Ornanu. En 1496, il élabore un projet d'union avec Vincentellu di Casta: une de ses filles épousera un fils de ce dernier. En 1496, il se querelle à nouveau avec Vincentellu d'Istria III au sujet du château d'Ulmetu. En 1497, Gênes lui renouvelle la confirmation de la possession de son fief et de la jouissance de tous les privilèges qui y sont attachés. Il punit Petru Paulu d'Ortale, pour être entré au service du seigneur de Piombino Appien IV. En 1498, il est aux côtés des troupes génoises, pour combattre Ghjuvan Paulu di Leca, de retour d'exil. Puis, déçu, il fait alliance avec Ghjuvan Paulu di Leca, et l'accueille dans son château de Bariccini. Il offre un bas relief, la Vierge et l'Enfant, attribué au maître florentin della Robbia, à l'église San Francescu, de Santa Lucia di Tallà. En 1499, après l'échec des négociations entre Ghjuvan Paulu di Leca et les Génois, il proclame, une fois de plus, son attachement à l'Ufficio di San Giorgio. En 1501, avec 200 cavaliers, il renforce les troupes génoises qui vont combattre son rival. En 1502, il marie son fils à Maria, la fille de Giacomo Santo da Mare. Il est convoqué à Gênes par l'Ufficio di San Giorgio, qui le soupçonne de contester sa présence en Corse. Il doit payer une amende de 5000 écus. Il se révolte alors contre l'Ufficio di San Giorgio, et avec 500 fantassins et 200 cavaliers, il soulève la Terra di U Cumunu, qui le suit. Il tient une Cunsulta à A Venzulà, où ses alliés confirment leur intention d'affronter les Génois. Un premier affrontement a lieu à Roccapina, où les Génois essuient de sérieuses pertes. Mais avec l'arrivée de nombreux renforts génois sous les ordres de Nicolo Doria, en 1503, il est battu, et demande une trêve, pour négocier sa reddition. Il doit quitter la Corse pour rejoindre Gênes avec sa famille, après avoir laissé deux de ses enfants en otages à l'Ufficio di San Giorgio. En 1504, de son exil à Gênes, il s'embarque pour la Sardaigne, où il rencontre Ghjuvan Paulu di Leca. Puis, avec 30 compagnons, il débarque en Corse et essaie de recruter des alliés. Ghjudice della Rocca, fils de Carlu, se joint à lui. Tous deux soulèvent le Dilà, et attaquent Nicolo Doria, de retour de Gênes. Santa Lucia di Taddà est enlevée, ses défenseurs génois massacrés. Il s'installe dans l'Istria. Les seigneurs della Rocca, di Bozzi, d'Ornanu et d'Istria, prennent le parti des Cinarchesi. Mais, en 1505, Nicolo Doria fait décapiter un de ses deux fils détenus en otage, et son allié Ghjudice est assassiné. En 1506, une fois de plus, il doit s'exiler en Sardaigne, avec son fils Bernardinu. Son autre fils, Ghjudicellu, resté en Corse, négocie avec le gouverneur Ambroggio de Salvago, la reddition du fort de Pampalona, près de Roccatagliata, puis le rejoint en Sardaigne. En 1507, Gênes, craignant un retour de sa part, lui envoie, un émissaire, Petretu d'Istria, pour négocier une paix définitive. Ces négociations échouent. Au contraire, avec une vingtaine de partisans, il débarque en Corse, pour récupérer ses terres et ses droits. Mais très vite en difficulté, il se retire dans les montagnes. L'Ufficio di San Giorgio veut négocier avec lui, mais le Génois Andrea Doria l'en empêche. En 1508, il compte alors 500 partisans, Andrea Doria lui propose la liberté de son deuxième fils, Guelfucciu, toujours en otage, contre sa capitulation; il refuse. En 1509, un membre de la famille de son beau-père Cataneo de Catanei, le rencontre à Porti Vechju, et le persuade de se rendre à Gênes. Il accepte et y est reçu par le gouverneur français Rodolphe Lanoy. En 1510, craignant de voir les Français perdre Gênes, il décide de quitter son exil génois et s'embarque pour la Corse. Il débarque à Sulinzara, et fait route sur Porti Vechju; huit fidèles seulement le suivent. Avec ses rares partisans, il attaque, et tue, un capitaine génois, Nicolo Pinelli, en garnison à Aiacciu. En 1511, il est abandonné par ses alliés, et pourchassé par les Génois et ses adversaires corses, dont Ghjuvanni della Treccie et Anton Francescu della Rocca. Il est assassiné par Anton Francescu della Rocca, son ennemi mortel, à Arbiddali, près du château de Bariccini. Son cadavre, profané et mutilé, est transporté à Aiacciu. C'est la fin de son fief féodal. Son fils, Guelfucciu, ancien otage des Génois, est exilé; sa fille Serena, hérite de son père et épouse Bernardinu d'Istria, fils de Vincentellu III. Son exécuteur testamentaire est Filippu di Quenza.

ROCCA (della) Risterucciu: (quatorzième siècle)
Cinarchese. En 1347, il se soumet à Gênes par l'intermédiaire du vicaire Nicolo da Levante.

ROCCA (della) Rolanducciu (ou Orlandu): (quinzième siècle)
Cinarchese. Fils de Francescu. Ennemi de Vincentellu d'Istria. En 1418, avec ses frères Antone et Paulu, il est en guerre contre Rinucciu di Taddà. Ses terres sont situées entre Sartè et Bunifaziu. En 1430, il fait partie d'une ligue d'opposition à Vincentellu d'Istria, commandée par Simone da Mare. En 1439, il participe à l'opposition au gouverneur génois Janus da Campofregoso. En 1440, battu, il négocie la paix et paie 300 lires pour pouvoir rester sur ses terres. En 1469, il s'oppose à son cousin Carlu.

ROCCA (della) Salnese: Voir ISTRIA (d') Salnese.

ROCCA (della) Serena: (morte en 1498)>
Epouse de Rinucciu della Rocca. Fille de Cataneo di Catanei, un notable génois. En 1494, en visite à Gênes, les Génois la reçoivent avec tous les honneurs dus à son rang. En 1497, elle se rend de nouveau à Gênes, pour une nouvelle visite officielle, accompagnée de Petrantone di Ciamanaccia, de l'évêque Consalvo, et des prêtres Benedettu di Pastureccia et Paulinu di Mela. Elle décède en 1498. Elle est enterrée à Santa Lucia di Taddà, dans l'église du monastère de San Francescu construit par son mari en 1492.

ROCCA (della) Serena: (seizième siècle)
Fille de Rinucciu della Rocca. En 1511, à la mort de son père, elle épouse Bernardinu d'Istria, le fils de Vincentellu III.

ROCCA (della) Sinucellu: Voir CINARCA (di) Ghjudice.

ROCCA (della) Truffetta dit Trufetta: (1190-?)
Cinarchese. Seigneur de Covasina, en Cinarca. Frère de Guglielmu. En 1249, son neveu Ghjudice di Cinarca, lui donne la région de l'Ornanu. Il en devient le premier seigneur. Il est le fondateur de la famille d'Ornanu.

ROCCA (della) Ugulinu: (treizième siècle)
Cinarchese. Quatrième fils de Ghjudice de Cinarca. En 1278, son père lui lègue ses terres de la Punta di Rizeni, à l'embouchure du Rizzanese.

ROCCA (della) Vinciguerra: (quinzième siècle)
Cinarchese. Fils de Paulu. En 1460, il échappe au massacre de Vicu, par Antonio Spinola, il rejoint son père en Sardaigne. En 1472, la population de la Terra di U Cumunu fait appel lui pour remplacer Carlu di Casta, comme vicaire de la Corse, et rétablir l'ordre et la paix. Après avoir accepté, il renonce et abandonne les habitants de la Terra di U Cumunu, sur l'ordre de Carlu della Rocca. En 1475, à la mort de son père, il est nommé vicaire général de la Corse, par Carlu della Rocca.

ROCCA (della) Violante: (treizième siècle)
Sœur de Francescu. En 1409, elle veut venger la mort de son frère, avec l'aide des Génois mais elle est défaite à Quenza et doit se réfugier à Bunifaziu.

ROCCA SERRA (de) ?: (?-1792)
Officier de la Garde Nationale. En Avril 1792, à Aiacciu, il est tué lors d'une rixe entre jeunes et un lieutenant de la milice.

ROCCA SERRA (de) ?: (dix-huitième siècle)
De La Rocca. Chef de bataillon. En Juillet 1796, avec des groupes de patriotes corses, il débarque sur l'Ile, et s'infiltre dans La Rocca, pour en chasser les Anglais. En Novembre, il est commandant, et Antoniu Gentili le nomme commandant de la place et district de Sartè. En Janvier 1797, il se rend à Porti Vechju pour arrêter les Paolistes factieux.

ROCCA SERRA Anne Marie:
De Porti Vechju. Artiste peintre autodidacte (acrylique, huile, couteau, giclé, sanguines...). Médaille de bronze de la Solidarité Culturelle Française 2005. Médaille européenne d'argent du Concours International 2006 Puget-Fréjus. Toile d'or 2006 de la Fédération Nationale de la Culture Française. Médaille d'or de la République Française au Concours International 2007 de l'European Art Group. Médaille d'argent au concours du Monde de la Culture et des Arts M.C.A Cannes 2008. Médaille d'or au concours du Monde de la Culture et des Arts M.C.A Cannes 2009.

ROCCA SERRA (de) Antoine Jean-Pierre Napoléon: (1838-1908)
Né à Porti Vechju. Militaire. Chef de bataillon. Commandant de l'Ecole Préparatoire des Andelys. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ROCCA SERRA (de) Anton Leliu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Carghjaca, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ROCCA SERRA Battistu:
Poète et écrivain en langue corse. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Lamentu di rosa sereni, 1993).

ROCCA SERRA (de) Camille: (1783-1845)
Né à Quenza. Avocat. Juge de paix du canton de Porti Vechju. Conseiller général du canton de Porti Vechju. En 1831, il figure parmi les 50 éligibles censitaires du Département de la Corse.

ROCCA SERRA (de) Camille: (né en 1954)
Né à Porti Vechju. Fils de Jean-Paul. Membre du RPR. Conseiller général de Porti Vechju de 1988 à 2002. Maire de Porti Vechju de 1997 à 2004. Conseiller territorial depuis 1998. Vice-président de l'Assemblée de Corse de 1998 à 2002. Député (UMP) de Sartè depuis 2002. Président de l'Assemblée de Corse de 2004 à 2010.

ROCCA SERRA (de) Camille Charles Joseph Eugène Roch: (1880-1963)
Né à Zicavu. Fils de Jean-Paul. Fondateur d'une puissante dynastie politique portovecchiaise. Docteur en médecine en 1909. Conseiller général (droite républicaine) du canton de Porti Vechju à partir de 1910. En 1919 il est élu conseiller général de Porti Vechju. Maire de Porti Vechju de 1921 à 1943. Député (droite piétriste) de Sartè de 1928 à 1942. Président du Conseil Général de la Corse de 1938 à 1940. Président de la Commission Administrative Départementale de la Corse désignée par le gouvernement de Vichy de 1940 à 1943. Il décède à Porti Vechju en 1963. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ROCCA SERRA (de) Charles: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Sartè. A la fin du dix-neuvième siècle, il rejoint ses cousins Antoine-Marie et Antoine-Jourdan Pietri à Alexandrie, où il devient, comme eux, conseiller khédival du gouvernement égyptien .

ROCCA SERRA (de) Denis: (1937-2003)
De Porti Vechju. Membre du RPR. Fondateur du Rassemblement Démocratique pour l'Avenir de la Corse (RDAC) en 1982, avec Michel Terramorsi. Vice-président à l'Assemblée de Corse en 1998. Administrateur de la Caisse Régionale du Crédit Agricole. Conseiller général de Porti-Vechju de 2002 à 2003.

ROCCA SERRA (de) Don-Ghjacumu: (dix-huitième siècle)
Curé de A Sarra di Scupamena. En Juin 1769, les Anziani de la ville décident de capituler devant les Français qui tiennent le port. Il est envoyé à bord d'un des chebecs français, Le Singe, pour présenter la reddition de la ville. Député du Clergé de Sartè, à la Septième Assemblée des Etats de Corse en 1781.

ROCCA SERRA Don-Ghjuseppu: (1781-?)
Né à Surbuddà. Capitaine dans la légion de Napoléon. Chevalier de la Légion d'Honneur (1822).

ROCCA SERRA Emile: (1910-1945)
Né à Surbuddà. Résistant. Lieutenant des Forces Françaises Combattantes (FFC). Il est fait prisonnier par les Allemands, et déporté au camp de prisonniers de guerre de Sandbostel, en Allemagne, où il meurt de privations, en 1945. Reconnu Mort pour la France. Chevalier de la Légion d'Honneur à totre posthume. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.


ROCCA SERRA (de) Francescu Maria: (dix-huitième siècle)
Rettore de Quenza. En Novembre 1763, il est invité, ainsi que de nombreux autres membres du Clergé (pievani, rettori, vicarii) à participer à la Cunsulta Generale di Sartè.

ROCCA SERRA (de) Ghjuvan Paulu: (seizième siècle)
Descendant des seigneurs de La Rocca, en 1556, et fondateur de la famille de Rocca Serra (de A Sarra di Scupamena, Quenza, Sartè, Porti Vechju et Livia).

ROCCA SERRA Ghjuvan Paulu: (dix-huitième siècle)
De Sartè. En Avril 1795, il est autorisé à aménager des salines à Porti Vechju. En 1797, il est commissaire de Porti Vechju. En Avril 1799, il conteste l'élection de la nouvelle municipalité. En 1810, il représente le Département du Liamone au mariage de Napoléon 1er. Membre du conseil municipal de Sartè en 1812.

ROCCA SERRA (de) Ghjuvan Paulu: (dix-huitième siècle)
De Porti Vechju. Membre du Conseil Général du Liamone. Juge de paix en 1804.

ROCCA SERRA (de) Ghjuvan Tomasu: (1815-1860)
Originaire de Porti Vechju. Maire de Carghjaca en 1837.

ROCCA SERRA (de) Ghjuvanni Battista: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1773, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il est député à la Troisième Assemblée des Etats de Corse. En Avril 1789, il est officier municipal de Porti Vechju.

ROCCA SERRA (de) Henri: (1904-1978)
Originaire de Porti Vechju. Fils de Raphaël. Général de brigade.

ROCCA SERRA Jacques: (né en 1943)
Kinésithérapeute. Sénateur (centriste) des Bouches-du-Rhône de 1989 à 1998. Adjoint au maire de Marseille en 2001.

ROCCA SERRA (de) Jacques J. P. A.: (1899-?)
Né à Livia. Inspecteur de la Sécurité Sociale. Conseiller général (radical) du canton de Livia de 1949 à 1965. Maire de Livia de 1953 à 1965. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier du Mérite Social.


ROCCA SERRA Jean:
Historien. Ecrivain. Auteur de La meurtrière légèreté de Prosper Mérimée (2014).

ROCCA SERRA (de) Jean-Paul: (1830-1908)
Né à Quenza. Fils de Camille. Gendre de Séverin Abbatucci. Maire de Porti Vechju en 1876 et 1877. Conseiller général (bonapartiste gaviniste) du canton de Porti Vechju de 1874 à 1886. Ami et partisan de Giuseppe Garibaldi.

ROCCA SERRA (de) Jean-Paul: (1911-1998)
Né à Bunifaziu. Fils de Camille. Docteur en médecine. Il entre dans l'armée, d'abord comme médecin auxiliaire, avant de devenir médecin sous-lieutenant en 1940. Il participe aux campagnes d'Italie et d'Allemagne. Elu conseiller général de Porti Vechju de 1949 à 1976 et de 1977 à 1988.. Maire de Porti Vechju de 1950 à 1997. Président du Conseil général de la Corse de 1951 à 1953. Sénateur de la Corse de 1955 à 1962. En 1958, il prend l'étiquette de Centre Républicain. Député de Corti-Sartè de 1962 à 1978. Président du Conseil général de la Corse du Sud de 1975 à 1976 et de 1977 à 1982. Député de Sartè de 1978 à 1986. Elu à la première Assemblée de Corse en 1982. Réélu en 1984. Président de l'Assemblée de Corse en 1984. Réélu en 1986, puis en 1992. Député de Corse du Sud de 1986 à 1988. Député de Sartè de 1988 à 1998. Il décède à Porti Vechju en 1998. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ROCCA SERRA (de) Jeanne-Paule:
Directrice de l'association Ciné 2000, à Aiacciu, créée en 1999. En 2000, aux élections territoriales, elle s'engage sur la liste 51 femmes pour la Corse de l'An 2000. Alpiniste (Everest, Maroc...).

ROCCA SERRA (de) Jules: (1822-1892)
Originaire de Porti Vechju. Magistrat. En 1856, il est conseiller Général de Porti Vechju.

ROCCA SERRA (de) Louis-Ferdinand: (né en 1936)
Originaire de Livia. Chef d'agence de la Caisse d'Epargne. Maire de Livia de 1971 à 2001. Conseiller général de Livia de 1967 à 2001. Sénateur de la Corse de 1994 à 2001. Il est déchu de ses mandats en 2001.

ROCCA SERRA Marcu Maria: (1843-ap1906)
Originaire de Porti Vechju. Ecclésiastique. Prêtre en 1876. Vicaire à Sarté en 1870. Professeur au séminaire de Corti en 1886. Supérieur au séminaire d'Aiacciu en 1893.

ROCCA SERRA (de) Marie-Luce: (née en 1970)
Originaire de Porti Vechju. Créatrice de mode. Créatrice de la ligne Carioca Collection en 2003.

ROCCA SERRA (de) Paulu: (dix-huitième siècle)
De Sartè. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bunifaziu, aux Assemblées de la Noblesse.

ROCCA SERRA (de) Paulu Francescu: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général de la Corse en 1857.

ROCCA SERRA Petru Francescu: (dix-neuvième siècle)
De Sartè. Carbonaro. Membre de la Giovine Italia, à Marseille de 1830 à 1833. Il organise l'exil en Corse de nombreux conspirateurs italiens dans les années 1830.

ROCCA SERRA (de) Petru Paulu: (dix-huitième siècle)
De Sartè. Prêtre. En Mai 1765, il est élu Président de l'Assemblée à la Cunsulta Generale di Corti. Trois Bonifaciens décident de livrer Bunifaziu aux Naziunali. L'attaque doit avoir lieu par terre et par mer. Il se présente devant les portes de la ville, avec une troupe nombreuse, tandis d'autres Naziunali arrivent par mer après avoir embarqué à Campumoru. Mais les Génois ayant été prévenus, et les soutiens intérieurs prévus ne se manifestant pas, l'expédition se solde par un échec. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. En Mai, après la défaite, il soutient, avec d'autres, Clémente Paoli, qui est passé dans le Dilà, en Cinarca, où il se propose d'attaquer les Français à Mizzana, dans le but de retarder ces derniers au maximum afin de permettre à Pasquale Paoli de rejoindre Porti Vechju.

ROCCA SERRA (de) Philippe: (1836-1903)
De Sartè. Avocat. Il exerce pendant 20 ans près des tribunaux mixtes d'Egypte. Directeur du Crédit Foncier Egyptien. Maire de Sartè de 1896 à 1900.

ROCCA SERRA (de) Raphaël Camille: (1857-1937)
Originaire de Porti Vechju. Fils de Jules. Officier.

ROCCA SERRA (de) Raphaël Camille: (1853-1920)
Originaire de Porti Vechju. Fils de Jules. Directeur des Douanes.

ROCCA SERRA (de) Sébastien-Marc: (né en 1932)
Maire de Zonza de 1989 à 2008. Conseiller général (divers droite) du canton de Livia de 2004 à 2015.

ROCCA SERRA Titus Antoniu: (1823-1874)
De Sartè. Fils de Ugo Vincentellu. En 1851, il cherche à entrainer les habitants de Foci, de Ghjunchetu et de Bilia, contre Sartè, au nom de la République. Mais le mouvement est isolé et voué à l'échec.

ROCCA SERRA Ugo Vincentellu: (?-1834)
De Sartè. Maire de Sartè.

ROCCA SERRA Vincent: (?-1852)
De Porti Vechju. Lieutenant au Bataillon des Tirailleurs Corses. Capitaine au 11ème Régiment d'Infanterie Légère. Il est blessé en Allemagne et en Russie. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ROCCA-TARTARINI: (dix-neuvième siècle)
Journaliste. En 1874, il publie Guide du Voyageur en Corse. En 1875, il dirige La Gazette Ajaccienne, bimensuel apolitique, d'intérêt local et touristique, qui est un recueil de renseignements indispensables pour le séjour de la colonie étrangère.

ROCCATAGLIATA Antonio: (dix-septième siècle)
Génois. Chancelier de la Corse en 1607. Oncle de l'historien génois Michele Merello, il écrit une histoire de la guerre des Corses contre les Génois, Bellum Cyrnicum.

ROCCATAGLIATA Filippu: (dix-huitième siècle)
En 1775, il est le podestat d'Aiacciu.

ROCCATAGLIATA Girolamo (Geronimo): (seizième siècle)
Capitaine de chevau-légers génois à Aiacciu. En 1556, il repousse les Turcs qui débarquent à Figari. Il fait 22 prisonniers. En 1561, faisant partie de la garnison d'Aiacciu, il chasse les Turcs de Porti Vechju. En 1567, il est lieutenant des forces génoises d'Algaiola. Se rendant à Bastia avec ses hommes, il évite une embuscade tendue en Balagna par Ghjorgiuculu di Caccia et tombe par hasard, sur les Corses qui se sont repliés. A Spiluncatu, il défait le Caporale et ses hommes. En 1569, il réprime une incursion turque à Figari. Les Turcs laissent de nombreux morts et une vingtaine de prisonniers. En 1570, aidé par les patrons corses Ciabantoni, du Capicorsu, et Antonmarchi de Bastia, il arraisonne une galiote de corsaires, dont l'équipage est fait prisonnier. En 1582, à Porti Poddu, il est à la tête des habitants d'Aiacciu, qui chassent les Barbaresques qui ont débarqué de trois galères à Campulori et qui ont enlevé une dizaine de Corses à Bastelica et deux chevau-légers à Lava.

ROCCHESANI Joseph dit Joseph Pasteur: (1921-2011)
Né à Bastia. Journaliste (il débute sa carrière en 1944, à Radio Brazzaville, au Congo). Il est l'un des pionniers de la télévision (l'ORTF) dès 1959, comme présentateur du journal télévisé. En 1962, il fait la première Mondiovision. Il participe ensuite notamment à l'émission Cinq colonnes à la Une, et présente Télé Dimanche et Sports Dimanche. En 1967, il participe à l'élaboration et à la création des Dossiers de l'écran (jusqu'en 1975). Déjà rédacteur en chef (depuis 1969), il est, d'octobre 1971 à juillet 1972 le premier présentateur unique du Journal Télévisé de 20h. Il quitte le service public en 1986, et rejoint la chaîne Télé Monte-Carlo en 1994, dont il devient le président jusqu'en 2001. Président du premier jury du Prix du Mémorial, en 1977.

ROCCHI Anna:
Originaire de Rusiu. Nièce de Charles. Chanteuse. Elle collabore avec les groupes Canta u Populu Corsu, Caramusa... Sa voix est empreinte d'une émouvante authenticité, riche d'une technique issue d'une tradition villageoise séculaire. Porteuse d'une forte tradition du chant populaire corse, compagnon fidèle d'une évolution musicale qui la voit visiter avec ravissement toutes les influences du bassin méditerranéen. Son disque Da l'Alturaghja (2004), en solo, par son contenu artistique, peut être considéré un acte militant.

ROCCHI Charles: (1921-2010)
Né à Rusiu. Chanteur. Il est certainement l'un des artistes corses les plus connus. Ses premiers disques sont sortis au début des années 60, sous forme de 25 cm. C'est avec des titres comme Spunta lu sole in Bastia, U sapone, Addisperatu et U mio mulinu qu'il se fait connaître. Il interprète Caru Sumeru et A chiesa abantunata en 1965. Il sort alors une bonne cinquantaine de disques 45 tours avec notamment Pienghie ume core, Ave maria Corsica, U campanile di San Ghjuva. Il chante aussi des chants religieux, des sérénades, des berceuses,... En fin de carrière, Il est présent dans de très nombreuses compilations de ses plus grands succès, ou de titres inédits (Amore, Chansons de mes 20 ans, Corsicarama, Florilège, Mes chansons préférées, Serenade Corse...).

ROCCHI Ghjuvan Terramu: (né en 1940)
Né à Loretu di Casinca. Instituteur militant. Pédagogue. Poète. Membre du Conseil Economique, Social et Culturel de la Corse. Membre du comité de rédaction de la revue Rigiru, en 1974. Auteur du premier manuel conçu à partir d'une expérience d'école d'été à Loretu di Casinca, Mamma O Mà ! U corsu in prima scola, paru en 1974. Auteur de nombreux textes de chansons (pour I Muvrini, Feli...). Président de l'association A Cispra. Auteur de Stendu à sente i vostri cori (1975), Filastrocche è scioglilingua (1978)...

ROCCHI Petr'Anghjulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Erone, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ROCCHICCIOLI Natale: (1911-2002)
De Carghjese. Chirurgien-dentiste. Fabuliste, poète et chansonnier. Auteur de Lettera a un'amicu lontanu, Favule di Natale (1952), Favule Scelte, de Cavalaria paisana, ces dernières oeuvres obtiennent le Prix Livre Corse en langue corse en 1995. Auteur de Ballades en Ris majeur, paru en 1975.

ROCCHINI Xavier dit L'Animali: (1866-1888)
Né à Muratellu, un hameau de Porti Vechju. Bandit. Auteur de plusieurs crimes, il est arrêté en 1887, et condamné à mort en 1888. Il est le dernier condamné à mort à être guillotiné à Sartè.

ROCHE Marie-Dominique: (1923-2013)
Archéologue de formation. Diplômée de l'École du Louvres. Conservatrice en chef honoraire du Musée Fesch, à Aiacciu, de 1973 à 1993 Conservatrice en chef honoraire des Antiquités et Objets d'Art (AOA) de la Corse-du-Sud. Auteur de Dans les coulisses du Musée Fesch: Chronique d'une résurrection (2006).

ROCHE-CASANOVA Paulette: (1906-?)
Originaire de Pitrusedda. Auteure de Le chant des Rimonduli (1993).

ROCHEMORE (de) ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. Commandant de la place de San Fiurenzu en 1788.

ROCHEVILLARS René: Voir GUELFI Dominique Antoine.

RODEZ Nina: (vingtième siècle)
Née à Petrograd (Russie). Artiste peintre russe. Elle séjourne en Corse au début des années 1920. Elle adresse au Salon d'Automne de 1928 une peinture intitulée Saint-Florent, quai (Corse).

RODIE Jean-Marie-Marcel: (1879-1968)
Evêque de Corse de 1927 à 1938. Il succède à Augustin Simeone. Ecrivain. Il est un des évêques le plus populaire de Corse. En 1929, il fonde un almanach en français, L'Ermite du Maquis, qui deviendra le supplément annuel de La Corse Catholique. Auteur de La Préhistoire en Corse (1930), La Météorologie de la Corse (1932), La Géographie de la Corse (1934), La Neuvaine corse à Marie Immaculée sa Patronne (1934), Don Bosco (1936), Les chants corses (1937), Petit Dictionnaire des noms de lieux corses... Il est nommé évêque d'Agen en 1938. Il décède à Paris en 1968.

RODIEUX Maurice: (1876-1927)
Né à Yverdon (Suisse). Artiste peintre suisse. Ingénieur. Architecte. On connait de lui une peinture intitulée Le Col de Bavella, Corse (1925).

RODOLPHE 1er de Habsbourg: (1218-1291)
Roi des Romains de 1273 à 1291. En 1275, il confirme avec tous les nobles d'Allemagne, l'appartenance de la Corse aux Etats pontificaux.

RODOLPHO (RODOLPHUS): (treizième siècle)
Evêque de Mariana en 1242.

RODOVANO (RODINO) Guglielmo: (?-1574)
Originaire de Ligurie. Evêque du Nebbiu en 1573, il meurt peu après son arrivée, Cesare Contardi lui succède.

RODRIGUEZ Louise: (vingtième siècle)
Née à Paris. Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1931 une peinture intitulée Vieilles maisons à Bastia (Corse).

RODRIGUEZ-ANTONIOTTI Maddalena: (née en 1948)
Née à Natzwiller (Bas-Rhin). Originaire d'Oletta. Historienne. Enseignante. Artiste peintre. Photographe. Ecrivain. Elle expose à Aiacciu (1982, 1987, 1995, 1998, 2000...), Bastia, U Castellà di Casinca, Corti, Patrimoniu, Aix-en-Provence, Carros, La Ciotat, Collioure, Marseille, Nice, Pontarlier, Paris, Erding (Allemagne), Neuchâtel (Suisse), Tanger (Maroc)... Organisatrice de la manifestation d'art contemporain Parcours du regard, à Oletta, de 1991 à 1998. Elle écrit des textes et préfaces pour des catalogues d'artistes ainsi que des articles dans des revues spécialisées. Auteur de Comme un besoin d'utopie, en 2005, de Bleu Conrad, en 2007. Membre de l'association I Culori d'Umani. Elle réalise un ouvrage de textes et photographies Corse éloge de la ruralité, en 2010.

ROEDERER Pierre-Louis: (1754-1835)
Né à Metz (Moselle). Avocat. Homme d'Etat. Sénateur. Membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803.

ROESH Jean-Paul:
Militant nationaliste. Membre du FLNC, il est arrêté en 1978, et condamné à 13 ans de réclusion.

ROGER François: (1776-1842)
Né à Langres (Haute-Marne). Fonctionnaire. Ecrivain. Député de la Corse en 1830. Son éléction est invalidée et il est remplacé par Jacques Pierre Charles Abbatucci.

ROGER Georges:
Ecrivain. Auteur de Prosper Mérimée et la Corse, en 1943, L'âme de la Corse à travers la littérature française, en 1947...

ROGER Marie-Blanche: (1873-?)
Née à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). Artiste peintre (paysages, fleurs, aquarelles). Elle séjourne en Corse au début des années 1920. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1924 une série d'aquarelles intitulées Paysage corse.

ROGLIANO Jean-Claude: (né en 1942)
Né à Bastia. Originaire de Carchetu. Ecrivain régionaliste. Réalisateur de films documentaires. Auteur de Le Berger des Morts, Mal'concilio, en 1973, de Cinq contes pour une Ile, paru en 1978, de Contes et légendes de Corse, avec sa fille Agnès, (1997) de Visa pour un miroir (1998), de Justice en Corse (2002), de Les Mille et Une Nuits de Théodore de Neuhoff, roi de Corse (2009), de la BD met l'histoire à portée de tous (en 4 volumes, débuté en 2016)...

ROGLIANO Stéphane:
De Porti Vechju. Botaniste. Producteur horticole spécialisé dans la multiplication des plantes aromatiques et sauvages de Corse, il est aussi accompagnateur montagne (il organise des randonnées pédestres appelées Balade avec un nez).

ROGLIANO-DESIDERI Agnès: (née en 1973)
Né à Bastia. Fille de Jean-Claude. Enseignante à l'Université de Corse. Co-auteure de Contes et légendes de Corse, avec son père, en 1997.

ROGNONI Caettanu: (dix-neuvième siècle)
De Venacu. Bandit corse. Admirateur de Tiodoru Poli. Il est tué par les gardes du corps d'un avocat de Corti qu'il était venu abattre.

ROGNONI Jeanne: (né en 1990)
Née à Aiacciu. Chanteuse.

ROGNONI Paul: (né en 1968)
Né à Aiacciu. Titulaire d'une maîtrise d'histoire ainsi que d'un DEA des sociétés et civilisations du monde méditerranéen. Il fait ses premiers pas dans l'audiovisuel en 1995 à France 3 Corse dans l'émission en langue corse Ghjente (il y réalise une série d'émissions consacrée à la Guerre de 14-18 dans l'Ile). De 1998 à 2001 il est chroniqueur littéraire pour l'émission Meziornu. A partir de 1998, il réalise plusieurs films documentaires sur le thème de l'insularité. En 2000 il participe à la création de la société de production de films Mareterraniu. Il réalise, entre autre, un portrait du compositeur Henri Tomasi. Producteur du film Béla Bartok, l'homme juste, qui remporte de nombreux prix dont celui de la Biennale du Louvre. Il collabore à la rédaction de deux ouvrages communs, La Corse dans la troisième république et La Corse dans la seconde guerre mondiale.

ROGNONI Raymond Roch Antoine: (1892-1965)
D'origine corse. Acteur de théâtre et de cinéma. Il débute comme comique troupier avant d'entrer au Conservatoire. Directeur du théâtre Sarah Bernhardt. Fondateur de l'école du spectacle en 1924. Il joue dans Les Frères Corses, en 1938, et dans de nombreux autres films.

ROISECCO Geronimo: (seizième siècle)
Génois. En 1548, la République de Gênes le nomme mandataire permanent de Sampieru Corsu.

ROLAND: (huitième siècle)
Comte. Gouverneur de la Corse pour l'empereur d'Orient. En 719, il fait donation de quelques terres aux couvents de la Corse.

ROLANDO: (treizième siècle)
Evêque du Nebbiu en 1209.

ROLANDO: (treizième siècle)
Evêque de Sagone de 1259 à 1297.

ROLIER Jean-Charles: (dix-huitième siècle)
Ingénieurs des Fortifications Royales de la Corse de 1784 à 1792. Trésorier de Litizia Bonaparte en 1807.

ROLL Alfred Philippe: (1846-1919)
Né à Paris. Artiste peintre. Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1903 une peinture intitulée Chevaux corses, et à celui de 1910, Légende corse.

ROLLET Louis Marcel Edouard: (1895-1988)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages, nus, fleurs). Il adresse au Salon des Artistes Français de 1926 une peinture intitulée Paysan corse.

ROMANACCE Ghjuvan Carlu: (1770-1844)
Originaire d'U Poghju d'Oletta. Ecclésiastique. Chanoine. Curé de San Fiurenzu.

ROMANACCE Lisandru: (1778-1804)
Originaire d'U Poghju d'Oletta. Docteur en médecine.

ROMANACCE Mathieu: (1748-1845)
Originaire d'U Poghju d'Oletta. Docteur en médecine. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

ROMAGNOLI Alfred: (vingtième siècle)
Né à Bastia. Ingénieur horloger. Conservateur du Musée de Bastia.

ROMAGNOLI Joseph: (1900-1992)
Né à Bastia. Fils d'Alfred. Artiste peintre (portraits, paysages). Lauréat du Legs Sisco en 1923. Il ne se consacre à la peinture qu'à partir des années 1970.

ROMAGNOLI Massimiliano: (1792-1870)
Carbonaro. Chassé d'Italie, il se réfugie à Bastia en 1821. Il y fonde une famille. Pharmacien de formation, il devient peintre décorateur d'appartements. Il constitue de remarquables collections d'entomologie, de minéralogie et de botanique, qu'il lègue, avec ses manuscrits, à sa mort, à la ville d'Aiacciu.

ROMAIN (de) Félix: (dix-huitième siècle)
Officier d'artillerie en garnison à Bastia. En Juin 1789, de retour en Corse après un congé de six mois passé en Italie, il décrit, dans ses Souvenirs, l'atmosphère qui règne à Bastia dans cette époque de changements.

ROMAINS Jules: (1885-1972)
Elu à l'Académie Française en 1946. En 1914, il est de passage en Corse en tant que journaliste de L'Humanité.

ROMANETTI Henri Jean: (1909-1944)
Né à Marseille. Second-maître mécanicien de la marine. Alors qu'il est en fonction à la base aéronavale de Bizerte, il refuse l'armistice de juin 1940 et s'évade pour rejoindre Malte. Membre du Groupe Lorraine. En Août 1944, il a accompli 40 missions de guerre totalisant 1000 heures de vol dont 100 de nuit. Il est abattu, dans la nuit du 4 au 5 août 1944, lors d'une mission difficile à basse altitude dans la région de Falaise. Compagnon de la Libération. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45 (2 citations). Médaille coloniale avec agrafe Libye. Chevalier du Nicham Iftikhar (Tunisie).

ROMANETTI Nonce: (1881-1926)
Né à Calcatoghju. Bandit. Sa première condamnation a lieu en 1899. En 1909, il est condamné à 3 ans de prison pour tentative d'assassinat sur sa future belle-mère. Il prend le maquis en 1913, année à laquelle il est condamné à 5 ans de prison par contumace pour vol et escroquerie dans son village de Calcatoghju où il s'est installé comme boucher. Devenu meurtrier il se cache dans le maquis de Cinarca, où il se réfugie chez une famille de berger, les Leca, dans le col de San Sebastianu. En 1916, il est assiégé par les gendarmes mais s'en tire grâce au sacrifice d'une des filles Leca. Il est alors le héros de l'image légendaire du bandit d'honneur. Il organise des réceptions et des banquets et rencontre des journalistes parisiens. Il fréquente le milieu politique et, en 1923, ses relations avec François Coty défrayent la chronique. Il est tué par les gendarmes en 1926, au col de Canale.

ROMANI (ROMAIN ?) Ange François: (1757-1826
Né à Suddacaro. Cultivateur. En 18211, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vol à main armé avec violences. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1826.

ROMANI Anghjulu: (1748-1774)
De Corscia. Berger. En Juin 1774, il fait partie des insurgés du Niolu. Les Français parviennent à encercler ces derniers et à en prendre une grande partie. Il est condamné et pendu à Corscia.

ROMANI Antoine Joseph: (1864-1902)
Né à Tagliu Isulaccia. Maire de Talasani de 1896 à 1902.

ROMANI Antoine Joseph: (1902-1966)
Né à Talasani. Maire de Talasani de 1935 à 1966.

ROMANI Camille:
Avocat au barreau d'Aiacciu (ancien batonnier). Il effectue ses études à Aix-en-Provence.

ROMANI Charles Dominique: (1799-1846
Né à A Patra di Verde. Huissier. En 1835, à Bastia, il est condamné à mort, peine commuée aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour assassinat. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1846 (il s'est jeté volontairement à la mer).

ROMANI Gilbert: (né en 1939)
Instituteur. Conseiller pédagogique pour la langue corse. Auteur de manuels pratiques d'orthographe et de grammaire corses, à usage scolaire, Orthographe, le Corse à l'école, paru en 1976, Ortugrafia Classica (1979), Grammaire corse pour le Collège et l'École (1996), Prosa Fattiva, Ditela Cù Mè, de Gramatica di u Corsu, en 2011...

ROMANI Marianne: (née en 1990)
Née à Aiacciu. Journalite.

ROMANI Paul-Marie: (né en 1950)
Originaire de Brandu. Diplômé de droit privé et de sciences économiques. Enseignant-chercheur à l'Université de Nice Sophia-Antipolis. Intervenant à l'Université de Corse depuis 1985. Professeur d'économie à l'Université de Corse depuis 2005. Vice-président du Conseil Scientifique. Elu président de Université de Corse depuis 2012.

ROMANI Pierre François: (1900-1978)
Né à Tagliu-Isulacciu. Gouverneur de la France d'Outre-mer. Maire de Tagliu-Isulacciu. Conseiller général (droite gaviniste) du canton de Peru Casevechje en 1945. Vice-président du Conseil Général de la Corse de 1945 à 1947. Président du Conseil Général de la Corse de 1947 à 1948. Sénateur de la Corse de 1947 à 1955. Il décède à Paris, en 1978. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ROMANI Roger: (né en 1934)
Né à Tunis. Originaire de Ghisoni. Homme politique (RPR). Conseiller de Paris (5éme arrondissement) de 1971 à 2001. Adjoint au maire de Paris et président du groupe RPR à la mairie de 1977 à 2001. Questeur de la ville de Paris de 1977 à 2001. Sénateur de Paris de 1977 à 1993 et depuis 2002. Secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Sénat et des Rapatriés de 1993 à 1995. Ministre des Relations avec le Parlement de 1995 à 1997. Officier de la Légion d'Honneur.

ROMANO Giovan Miguel: (seizième siècle)
Peintre italien natif de Rome. Il peint en Corse vers 1534.

ROMANO Silvestro: (?-1559)
Romain, ami de Giordano Orsini. En 1559, il est l'instigateur d'une trahison visant à livrer Bastia aux Français, et qui échoue. Il est pendu sur ordre de Giorgio Doria.

ROMANO Tullio: (seizième siècle)
Romain. En 1556, redoutable gentilhomme corsaire devenu brièvement seigneur d'Erbalunga, il profite du désordre ambiant pour se livrer à la piraterie dans le Capicorsu.

ROMANTINI Augustin (Faustin): (1911-1994)
Bastia. Chanteur ténor. Il chante à l'Opéra de Toulouse et à celui de Toulon. Professeur de chant. Militant communiste. Grand invalide de guerre.

ROMBALDI Antoniu: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1860.

ROMBALDI Francis: (né en 1944)
Originaire d'Aiacciu. Journaliste cameraman. Photographe. Il collabore à l'ORTF (puis France Télévision), depuis 1964, et sur FR3 Corse depuis la création du premier Corsica Sera, en 1982.

ROMBALDI Jacques: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1860.

ROMBALDI Michel:
Maître de conférences en sciences économiques à l'Université de Corse. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

ROMEI: (dix-huitième siècle)
Famille de Corti. En Octobre 1753, à Corti, plusieurs de ses membres assassinent Ghjuvan Petru Gaffori. A Corti, dès que l'assassinat est connu, la famille s'enfuit en masse, avec parents et amis par crainte de représailles. Cinq maisons sont rasées, tous les biens de la famille sont confisqués.

ROMEI Antoniu: (?-1767)
De Corti. Un des assassins de Ghjuvan Petru Gaffori. Officier corse au service de Gênes. En Mai 1767, lors d'une nouvelle tentative pour venir au secours de Capraia, il débarque alors à La Civita, avec 150 soldats corses alliés de Gênes. Il décède lors des combats qui suivent cette opération.

ROMEI Antoniu, Filippu Maria et Pasquinu: (dix-huitième siècle)
De Corti. Tous membres de la famille Romei qui avaient participé à l'embuscade tendue contre Ghjuvan Petru Gaffori mais qui n'avaient pas tiré, se font reconnaître innocents par le Conseil d'Etat, en 1774. En Juin 1781, ils sont réintégrés dans leurs biens.

ROMEI Ghjuvan Battista dit Piscainu, et Francescu: (dix-huitième siècle)
De Corti. Cousins germains. En Octobre 1753, à Corti, ils assassinent, à l'instigation du commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi, par cinq coups de fusil, Ghjuvan Petru Gaffori. Ils sont aidés par plusieurs autres membres de leur famille, avec la complicité suspectée du frère de la victime, Anton Francescu Gaffori. Ils se réfugient à Gênes, reçoivent une prime de 200 lires et une pension annuelle de 60 lires. Ils s'établissent à Sarzana.

ROMERO Candida:
Née à Paris. Comédienne (La Smala, 1984). Chanteuse. Danseuse. Artiste peintre. Depuis 1993 elle se consacre entièrement à la peinture. Elle s'instale en Corse, à Oletta, où elle achète et restaure le couvent franciscain qu'elle transforme en residences d'artistes. Prix Emile Garcin 2006. Créatrice de parfums (Divine de Couvent) et de ligne de cosmétiques (Eau de Couvent).
Voir le site de Candida ROMERO.

ROMIEU Joseph-Pascal: (1810-?)
Né à Bastia. Industriel métallurgiste. Bijoutier horloger. En 1869, il offre 4000 francs-or à la ville de Bastia pour aménager somptueusement un jardin au pied de la citadelle.

ROMITI Gérard Georges: (né en 1954)
Né à Bastia. Patron-pêcheur. Militant nationaliste. Conseiller municipal de Bastia. Président du Syndicat des patrons et marins-pêcheurs de la Corse. Conseiller territorial (Corsica Nazione) de 1998 à 2004. Président du Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins. Chevalier de la Légion d'Honneur.

RONCALLI Angelo: (1881-1963)
En 1952, il est alors Nonce Apostolique à Paris, il effectue un voyage en Corse où il participe au couronnement de la Vierge et l'Enfant, dans le sanctuaire de Lavasina, et marque la reconnaissance officielle des reliques de Sainte Restitude, la sainte patronne de la Balagna. Pape sous le nom de Jean XXIII en 1958.

RONCAYOLO Marie-Florence:
Originaire de Rennu. Scripte de cinéma et de télévision. Elle collabore notamment aux longs métrages À nos amours (1983), Police (1985), Mauvais sang, (1986), L'ours (1988), Le souper (1992), Parano (1994), Vipère au poing (2004), Les chevaliers blancs (2015)...

RONDEAU André:
Auteur de Recherches géomorphologiques en Corse, paru en 1961. Auteur de La Corse, paru en 1964.

RONDINO Francesco: (seizième siècle)
Génois. En 1528, il est vicaire du gouverneur Giovanni de Salvago. Celui-ci étant victime de la peste, il se réfugie à U Viscuvatu, épargné par la maladie, pour administrer l'Ile.

RONGICONI Charles François: (1931-2015)
Né à Bastia. Originaire de Valle di Rustinu. Maire de Valle di Rustinu de 2008 à 2014.

RONGICONI Jean Bernard: (né en 1962)
Originaire de Valle di Rustinu. Fils de Charles-François. Musicien (guitare). Arrangeur, orchestrateur et réalisateur du groupe I Muvrini de 1986 à 2004. Fondateur du studio d'enregistrement L'Angelina, à Valle di Rustinu, en 1999.

ROSA (de) Epifania: (dix-huitième siècle)
Artiste peintre domiciliée à Bastia. Ses oeuvres se situent vers 1778.

ROSAGUTI Antoine André: (1806-1845)
Né à Bastia. Médecin chirurgien militaire au 8ème Bataillon des Chasseurs d'Afrique. Il est massacré avec son bataillon lors des combats contre les cavaliers d'Abd-el-Kader, en 1845. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ROSE Francis: (1909-1979)
Né à Moor Park (Angleterre). Epoux de Dorothy Carrington. Artiste peintre. Il exécute de nombreux tableaux en Corse durant ses voyages de 1948 à 1954.

ROSEL de BEAUMANOIR (du) ?: (dix-huitième siècle)
Comte. Commandant en second de la Corse. Adjoint au comte de Marbeuf. En Juillet 1787, à Aiacciu, il rencontre Armand Charles de Barrin, le nouveau Commandant en Chef de la Corse.

ROSELLI-CECCONI Carlo:
Partisan de l'indépendance de la Corse. Il avoue son impatience et souhaite précipiter l'événement tout en préservant la stabilité du pays. Il aborde la querelle linguistique entre le corse ancien et le moderne. Il soutient que seul l'italien et le corse classique doivent devenir les langues officielles du nouvel état indépendant. En 1992, à Bastia, il fonde la revue trimestrielle culturelle A Viva Voce, implantée autour des membres de la société La Dante Alighieri. Auteur de Col tempo, en 2002, un un récit politique iconoclaste et politiquement incorrect sur l'indépendance de la Corse.

ROSELLI-CECCONI Mario: (1881-1939)
D'origine bastiaise. Militaire italien né à Florence. Fer de lance de l'irrédentisme en Corse, il s'établit à La Marana en 1928. Il y fonde une exploitation agricole. Il adhère au Fascio de Bastia en 1933. Il publie plusieurs études dans l'Archivo Storico di Corsica (regroupées dans Corsica, memorie e presagi, en 1940). Il s'engage dans les Chemises Noires, puis participe à la Guerre d'Espagne dans le camp des franquistes, en 1937. Il est tué sur le front de Barcelone en 1939.

ROSELLINI Eugénie: Voir RUGANI-ROSELLINI Eugénie.

ROSELLINI Eugénie: Voir RUGANI-ROSELLINI Eugénie.

ROSINI Jean: (dix-neuvième siècle)
Professeur de belles lettres à l'université de Pise. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

ROSNAY (de) ?: (dix-neuvième siècle)
Comte. Général. Commandant de la Division Militaire de la Corse en 1825.

ROSOLI Simon: (1826-1848
Né à Olmeta di Tuda. Berger. En 1846, à Bastia, il est condamné à 9 ans de Travaux Forcés, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1848.

ROSSEEUW SAINT-HILAIRE Eugène: (1805-1889)
Né à Paris. Historien. Professeur au collège d'Aiacciu de 1826 à 1829. Pendant son séjour en Corse, il écrit des nouvelles littéraires et des lettres publiées dans le journal Le Globe. Il est l'un des tous premiers auteurs à définir les contours et les ressorts de l'image romantique de la Corse.

ROSSI ?: (dix-huitième siècle)
D'Aiacciu. En Septembre 1761, il soigne jusqu'à sa mort, Antoniu Colonna di Bozzi, dans la Casa Frassetu.

ROSSI ?: (dix-huitième siècle)
Brigadier des armées du Roi. Colonel en second du Régiment Royal Corse stationné à Arras. En 1784, à Bastia, il tente, sans succès, de lancer la fabrication de rubans de soie et d'étoffes de lin.

ROSSI ?: (dix-neuvième siècle)
En Mai 1800, citoyen d'Aiacciu, il signe la procédure de mise en place du nouveau préfet du Département du Liamone, Ghjuvan Battista Galeazzini. Il est nommé sous-préfet de Vicu. Puis, il est nommé secrétaire général du Département du Liamone. Secrétaire général de la Préfecture du Département du Golu. En 1803, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu.

ROSSI ?: (dix-neuvième siècle)
D'Aiacciu. Colonel. En 1840, il commande le 49ème Régiment de Ligne qui remplace, en Corse, le 20ème Régiment Léger, qui part pour Marseille en garnison.

ROSSI Ambrughju: (1754-1820)
D'Aiacciu. En 1770, il prend l'habit des Capucins, sous le nom de Père Ghjuvan Battista. Provincial des Capucins. Historien. Erudit. Auteur des Osservazioni Storiche Sopra la Corsica, (publié en 17 volumes) qu'il commence à écrire en 1778. Bien que son ouvrage soit un exposé de l'histoire corse depuis les origines, c'est surtout pour le dix-huitième siècle et le début du dix-neuvième qu'il constitue une remarquable source de renseignements. En Mars 1791, il est Supérieur du couvent des Capucins de la ville d'Aiacciu. En Juin 1797, à la suite d'incidents dans l'église de San Roccu, à Aiacciu, il est arrêté avec une cinquantaine de suspects. Ils sont tous relâchés quelques jours plus tard. En Juin 1813, il relate le drame du Fiumorbu de Mai 1808 et montre l'arbitraire et la promptitude de la Ghjustizia Morandina. En 1819, il termine le dix-septième et dernier volume de ses Osservazioni Storiche Sopra la Corsica. Il décède à Livourne, dans un couvent de son ordre des Capucins, en 1820.

ROSSI André: (1921-1994)
Né à Menton (Alpes-Maritimes). Homme politique Ministre du Commerce Extérieur de 1974 à 1978. Député (Radical Valoisien) de l'Aisne de 1958 à 1981 et de 1986 à 1994. Il décède à Paris en 1994.

ROSSI (de) Ange Pascal: (1788-1844)
Né à Aiacciu. Fils de Nicolu. Sous-lieutenant à la 26ème Demi-brigade Légère en 1803. Lieutenant en 1804. Capitaine au Bataillon de Piombino en 1806. Lieutenant-colonel de la Garde et aide de camp du Prince de Lucques Félix Baciocchi, puis colonel, en 1807. Aide camp du Roi de Westphalie Jérôme Bonaparte en 1809. Colonel du 4ème Régiment de Ligne Westphalien en 1812. Blessé pendant la campagne de Russie. Prisonnier de guerre en 1813, il est libéré en 1818. Il réintègre l'armée française en 1830. Colonel du 25ème Régiment d'Infanterie de Ligne, en 1832. Commandant de la place de Metz en 1832. Colonel du 49ème Régiment d'Infanterie, en 1833. Il est promu maréchal de camp en 1841. Il commande successivement les départements des Basses-Alpes (1842) et de la Dordogne (1844). Officier de la Légion d'Honneur. Il décède, de maladie, à Paris en 1844.

ROSSI Annibale: (seizième siècle)
Originaire de Corti. Qualifié de Nobile Signor. Orateur du Royaume de Corse.

ROSSI Antoine Edouard: (1768-1819)
Né à Ocana. Ecclésiastique. Intendant et secrétaire particulier de Litizia Bonaparte.

ROSSI Antoniu: (dix-huitième siècle)
D'Aiacciu. Parent de Nabuliu Buonaparte. En Octobre 1791, il est maréchal de camp à Bastia. Nabuliu Buonaparte, en congé en Corse, lui demande une place d'adjudant major dans l'un des bataillons de la Garde Nationale en cours de formation.

ROSSI Antoniu: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre. On retrouve de ses oeuvres peintes à Bastia entre 1860 et 1867.

ROSSI (de) Antoniu Francescu: (1726-1800)
Né à Aiacciu. Comte. Fils de Bianca. Enseigne au Régiment Royal Corse en 1745, lieutenant en 1747 et capitaine en 1759. Chevalier de Saint-Louis en 1763. En 1768, il est major, à Toulon, où le Régiment Royal Corse est appelé à se rendre en Corse, pour renforcer les troupes françaises. Lieutenant-colonel à la Légion Corse en 1771. Créé comte en France en 1778, avec érection en comté du domaine de Chjavari. En 1784, il est nommé colonel commandant au Régiment Royal Corse. Maréchal de camp en 1788. Commandant de la 23ème Division Militaire en Corse en 1790. Lieutenant-général en 1793. Retraité, il se retire à Tournon en 1795, où il meurt en 1800.

ROSSI (de) Bianca: (dix-huitième siècle)
De Ziddarà. Fille de Francescu Maria Colonna di Bozzi. Nièce de Sebastianu Costa. Epouse de Francescu Savieru de Rossi. En Janvier 1735, elle aurait rencontré le représentant du Roi de France à Gênes, le chevalier de CAMPREDON, pour jouer, en Corse, un rôle d'agent au service de la France. En Juillet, le commissaire du Dilà, Ottavio Grimaldi, pour contrer l'action diplomatique de Sebastianu Costa et Antoniu Giabiconi, lui demande de soutenir son action, en faveur de Gênes, contre les Naziunali. Elle tient un rôle important auprès de Luca d'Ornano et d'Ottavio Grimaldi. Elle incite son frère, Antonio Colonna di Bozzi, à rejoindre les Génois. En Juillet 1739, ardente acharnée de la cause française en Corse, elle rencontre à Aiacciu le marquis de Maillebois. Elle lui propose de faire lever un régiment de soldats corses au service du Roi de France, à l'exemple de celui créé par Alfonsu d'Ornano en 1574. Elle écrit au cardinal André Hercule de Fleury pour lui faire part de son projet. En 1740, ce dernier rappelle le rôle qu'elle a joué dans la campagne de Corse menée par le marquis de Maillebois: Elle qui a rendu les plus grands services à la France en ranimant le vieil enthousiasme des Corses pour le Roi, comme au temps de Henri II et François II et ses frères, dont le perpétuel garant est ce régiment, le Royal Corse. En Septembre 1741, le départ des Français inquiète les partisans corses, et elle quitte Aiacciu pour se retirer à Zicavu. En 1744, elle intervient auprès des Génois et obtient la libération de son père Francescu Maria Colonna di Bozzi. En Décembre 1748, elle mène l'action des pro-Français, avec les siens, dont son neveu, Filippu de Rossi, officier au Real Corso. En Décembre 1755, elle est à la tête du parti pro-français, dans la Dilà. En Mai 1757, elle quitte Zicavu, se fait accompagner à Aiacciu par des troupes françaises et plusieurs chefs rebelles à Pasquale Paoli portant des cocardes blanches au chapeau, et obtient une garde française à sa porte. En Septembre, le parti français du Dilà, qu'elle anime avec son frère, tient deux Cunsulte, une au couvent d'Ulmetu, pour l'Ornanu, l'Istria, le Talavu et La Rocca, l'autre, en Octobre, au couvent de Mizzana, pour la Cinarca et Vicu, où il est question de la souveraineté des provinces du Sud. Dans ces deux Cunsulte, il est hors de question de faire alliance avec les Génois ou avec les Naziunali de Pasquale Paoli: En aucune façon, la Terra di I Signori ne veut se mêler à la Terra di U Cumunu ... En Mai 1779, elle témoigne en faveur de Ghjacumu Petru Abbatucci, accusé par le comte de Marbeuf de subordination de témoin.

ROSSI (de) Camillu Maria: (1727-1794)
Né à Ziddarà. Fils de Bianca. Il entre comme volontaire au Régiment Royal Corse en 1742. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771. Lieutenant-colonel du Bataillon des Chasseurs Royaux Corses en 1788. Maréchal de camp en 1792. Général de division d'infanterie en 1793. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis. Arrêté sous la Terreur, il est guillotiné à Paris en 1794.

ROSSI Charles: (1821-1851
Né à Bucugnà. Laboureur. En 1846, à Bastia, il est condamné à 12 ans de Travaux Forcés, pour meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1851.

ROSSI (de) Charles: (?-1893)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Don Grazianu. Comte de Rossi. Avocat. Juge de paix. Mort à Brest en 1893.

ROSSI Constantin dit Tino Rossi: (1907-1983)
Né à Aiacciu. Chanteur de charme et de variétés au grand succès populaire. Il commence sa carrière, à l'Alcazar de Marseille, en 1933. Il enregistre prés de 1400 chansons, vend, de son vivant, plus de 300 millions de disques, tourne 24 films et joue dans 4 opérettes. Interprète de l'indémodable Petit Papa Noël. Il décède à Paris, en 1983. Commandeur de la Légion d'Honneur.

ROSSI Cristofaro: (décédé avant 1552)
Génois. Qualifié de Messer. Il s'installe à Aiacciu.

ROSSI Dominique: (1919-2012)
Né à U Sulaghju. Ancien combattant. En 1944, il participe, sur son char Saint-Vaast, avec la 2ème Division Blindée du général Leclerc, à la libération de Paris, de l'Alsace et des Vosges.

ROSSI Dominique: (né en 1946)
Né à Bunifaziu. Militant nationaliste. Membre de la Fédération corse des commerçants et artisans (FCCA). Il est inculpé et condamné, en 2000, dans l'affaire du racket de Sperone. Son procès est renvoyé en cours d'appel.

ROSSI Dominique: (né en 1949)
Né à Letia. Diplômé d'une maitrise en Droit. Haut-fonctionnaire au Ministère de l'Intérieur. Il rejoint la Direction de Surveillance du territoire (DST) en 1977. Il est en fonction en Corse de 1983 à 1985. Directeur du cabinet du préfet de Corse, adjoint pour la Sécurité, de 1999 à 2005. Coordinateur des Services de Sécurité Intérieure en Corse de 2005 à 2008 (il est limogé à la suite de l'"Affaire Clavier"). Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Médaille d'Honneur de la Police Nationale. Chevalier de la Légion d'Honneur en 2008.

ROSSI (de) Don Grazianu: (1726-1800)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjacintu Stefanu. Lieutenant au Régiment Royal Corse, puis Régiment Royal Italien en 1763. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771. Capitaine en 1770, capitaine commandant en 1772, major en 1780, puis lieutenant-colonel du Bataillon des Chasseurs Royaux Corses en 1788. En 1791, il est nommé colonel. Maréchal de camp d'infanterie en 1793. En 1795, il est nommé maréchal de camp. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis. En Juin 1797, à la suite d'incidents dans l'église de San Roccu, à Aiacciu, il est arrêté avec une cinquantaine de suspects. Tous, sauf lui, seront tous relâchés quelques jours plus tard. Il est libéré sur intervention de Bonaparte, en 1799.

ROSSI (de) Don Grazianu (Don Grâce Louis): (1775-1840)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Filippu Francescu Antoniu. Comte de Rossi. Capitaine de vaisseau. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ROSSI Dumenicu: (dix-septième siècle)
Originaire d'Aiacciu. Ecclésiastique. Prêtre. Archidiacre de la cathédrale d'Aiacciu en 1628. Vicaire général de l'évêque d'Aiacciu Ottavio Rivarola.

ROSSI Dumenicu: (1675-av1718)
De Bastia. Fils de Nicolu. Anzianu de Bastia en 1699.

ROSSI Dumenicu: (1705-?)
De Bastia. Fils de Dumenicu. Qualifié de Nobile. Anzianu de Bastia en 1734. Podestat de Bastia en 1736.

ROSSI (de) Ernest-Joseph: (1828-?)
Né à Brest. Originaire d'Aiacciu. Fils de Don Grazianu. Officier de Chasseurs. Mort en Crimée.

ROSSI Fausto: (dix-neuvième siècle)
Peintre florentin installé à Bastia. On retrouve de ses oeuvres peintes à Bastia entre 1806 et 1809.

ROSSI (de) Filippu Antoniu Francescu: (1722-1800)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Ghjacintu Stefanu. Capitaine au Real Corso en 1772. Chevalier de Saint-Louis. En 1788, il figure parmi les chefs du parti pro-français.

ROSSI Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Lozzi e Acquale, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ROSSI (de) Francescu Savieru: (décédé avant 1770)
D'Aiacciu. Frère de Ghjacintu Stefanu. Capitaine au service des Génois. Mari de Bianca Colonna di Bozzi.

ROSSI (de) François Nicolas: (1777-1851)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Filippu Francescu Antoniu. Officier de l'armée britannique. Aide de camp du gouverneur de l'île Maurice. Surintendant de la police en Nouvelles Galles du Sud en 1824. Il y fonde le village de Rossiville (district de Goulburn). Il décède en Australie en 1851.

ROSSI (de) François Robert Lewis: (1822-1903)
Né à Port-Louis (île Maurice). Originaire d'Aiacciu. Fils de François Nicolas. Comte de Rossi. Mort à Sydney en 1903.

ROSSI Georges: (1918-1942)
Né à Marseille. Sous-officier, il refuse l'armistice et quitte le Liban en 1940 afin de rejoindre les Britanniques pour continuer la guerre. Il est tué, en 1942, en Lybie. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 39-45.

ROSSI Geronimu: (1598-?)
Originaire de Bastia. Fils de Nicolu. Autorisé à porter des armes en 1614. Anzianu en 1633. Capitaine à cheval de la ville de Bastia en 1642. Podestat de Bastia en 1648.

ROSSI (de) Ghjacintu Stefanu: (1696-av1770)
D'Aiacciu. Frère de Francescu Savieru.

ROSSI Ghjacintu Stefanu Antoniu: (1777-1794)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Marcu Aureliu. Volontaire au Régiment Royal Corse. Sous-lieutenant au Régiment Royal Italien en 1763. Chevalier de Saint-Louis en 1788. Colonel au 27ème Régiment de Ligne en 1792. Colonel au 4ème Régiment de Chasseurs à cheval. Il est guillotiné en 1794.

ROSSI Ghjorghju: (dix-huitième siècle)
Du Capicorsu. En Mai 1760, il est corsaire au service de Pasquale Paoli. Il commande un navire (un scampavia) sous les ordres de Teramu Terami. En Mai 1763, il est capturé à l'issue d'un rude combat dans la Cala Sevina et conduit dans un port sarde.

ROSSI Ghjuvanni: (dix-septième siècle)
Notable de Bastia. Podestat de la ville en 1658 et 1671.

ROSSI Ghjuvanni: (dix-septième siècle)
Notable de Bastia. Podestat de la ville en 1687, 1691 et 1697.

ROSSI Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
En Janvier 1796, il est élu Censore d'Aiacciu. En Mai 1800, il signe la procédure de mise en place du nouveau préfet du Département du Liamone, Ghjuvan Battista Galeazzini.

ROSSI Henri: (?-1990)
Membre du milieu corse. Garde du corps et lieutenant de Barthélémy (Mémé) Guerini. En 1970, il est condamné, pour meurtre, à 15 ans de réclusion criminelle. Son nom apparait dans l'affaire de l'assassinat de Guy Orsoni en 1983, pour laquelle il est arrêté en Suisse en 1986, puis extradé et incarcéré à Aiacciu.

ROSSI Henri:
Magistrat. Ecrivain. Membre de l'Academia Corsa, à Nice. Auteur de Les Armes dans l'Histoire, les Moeurs et les Traditions du pays corse, en 1976, Le Grand Moro, une biographie de VINCENT de MORO-GIAFFERI, paru en 1999.

ROSSI Ignaziu Francescu: (1688-1746)
Podestat de Bastia en 1727, 1729, et 1743. En Novembre 1745, il est membre du conseil municipal de la ville, enlevée aux Génois par Dumenicu Rivarola, pour le compte du Roi de Sardaigne. En Février 1746, à Bastia, faisant partie des principaux membres, une trentaine, de l'ancienne direction de la ville, tous Naziunali favorables au Roi de Sardaigne, il est arrêté par la nouvelle municipalité, emprisonné et transféré à Gênes, où il est décapité.

ROSSI Ignaziu Luiggi: (1738-1811)
De Bastia. Fils de Dumenicu. Anzianu. Podestat de Bastia. Nobile Dodeci. Membre du Conseil Supérieur de la Corse. Prefetto Reale de la juridiction de Bastia en 1770.

ROSSI Jacky: (né en 1949)
D'Aiacciu. Militant syndical. Membre du Parti Communiste et délégué syndical Force Ouvrière en 1970. Il quitte le Parti Communiste et adhère à l'ARC en 1973. Il rejoint le Sindicatu di i Travagliadori Corsi (STC), à sa création, en 1984 (il est responsable de la section d'Aiacciu). En 2000, il est élu secrétaire général du STC (jusqu'en 2006).

ROSSI Jean: (1950-2013)
Originaire de Sartè. Musicien (batterie). Créateur du groupe musical Les Cyrnéens (dans les années 70). Organiste.

ROSSI Jean-Dominique: (?-1992)
Militant Nationaliste. Ancien détenu politique. Membre du FLNC-Canal Historique. Il est assassiné en 1992.

ROSSI Jean-Michel: (1956-2000)
Né à L'Isula. Militant nationaliste. Membre de A Cuncolta Naziunalista. Membre du FLNC Canal Historique en 1990. Il est arrêté en 1991, condamné en 1992 et libéré en 1993. En 1996, il est élu secrétaire national de A Cuncolta Naziunalista pour la Haute Corse, et rédacteur en chef du Ribumbu. En 1997, il est interpellé avec plusieurs militants de A Cuncolta Naziunalista de Balagna. Il est libéré en 1998, et démissionne de A Cuncolta Indipendentista. Co-auteur de Pour solde de tout compte, avec François Santoni, en 2000. Il est assassiné en Août 2000, à L'Isula, avec son garde du corps Jean-Claude Fratacci, par un commando de 6 hommes.

ROSSI Jean Toussaint:
Militant syndicaliste. Membre fondateur du Sindicatu di i Travagliadori Corsi (STC) en 1984. Secrétaire général du STC.

ROSSI José: (né en 1944)
Né à Aiacciu. Docteur en Droit. Professeur d'Economie. Homme politique (divers droite). Elu conseiller général d'Aiacciu IV en 1973. Elu à la première Assemblée de Corse en 1982. Président de la première Agence régionale du Tourisme, en 1983. Président du Conseil Général de la Corse du Sud de 1985 à 1998. Conseiller territorial de 1982 à 2004. Vice-président de l'Assemblée de Corse à plusieurs reprises. Député (UDF) d'Aiacciu de 1988 à 1994, et de 1995 à 2002. Maire de Grussettu Prugna de 1990 (il succède à Charles Grossetti, assassiné) à 1995. Rapporteur à l'Assemblée Nationale du Statut de la Corse de 1991. Secrétaire général du Parti Républicain en 1994. Ministre de l'Industrie, des Postes et Télécommunications et du Commerce Extérieur de 1994 à 1995. Président de l'Assemblée de Corse de 1998 à 2004. Président du groupe Démocratie Libérale à l'Assemblée Nationale de 1998 à 2002. Elue conseiller territorial (divers droite) en 2015.

ROSSI Joseph: (dix-neuvième siècle)
D'Aiacciu. Colonel. En 1934, avec d'autres, il organise, à Aiacciu, les Etats Généraux de la Corse, autour du thème Tout pour la Race corse...

ROSSI Lazaru: (av1552-ap1625)
Fils de Cristoforo. Il achète une maison à Aiacciu en 1552. Anzianu d'Aiacciu en 1577. Fondateur de la famille Rossi d'Aiacciu.

ROSSI Louis: (né en 1908)
Né à Calvi. Pharmacien. Maire de Calvi de 1956 à 1959. Il succède à Adolphe Landry.

ROSSI (de) Luiggi: (dix-huitième siècle)
En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

ROSSI Marco Aurelio: (dix-septième siècle)
Génois. En 1676, il est chargé d'aider à s'installer les Grecs de Jean Stephanopoli dans leur nouvelle colonie de Paomia, dans la juridiction de Vicu.

ROSSI (de) Marcu Aureliu alias Marcantoniu: (1718-ap1791)
Notable d'Aiacciu. Fils de Ghjacintu Stefanu. Membre du Conseil Supérieur de la Corse. En Octobre 1763, il est dans la confidence de l'action menée par les Massiera et quelques Naziunali, qui tentent de prendre la citadelle. Les soldats génois restent maîtres des lieux. En Mai 1768, il est élu Oratore de la Cunsulta Naziunale di Corti. En Septembre 1770, à Bastia, à la Première Assemblée des Etats de Corse, il est élu Nobile Dodeci (un des quatre pour le Dilà). Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771. Juge royal à Bunifaziu en 1786. En Mai 1791, le Directoire du Département le désigne à la présidence du Tribunal Correctionnel.

ROSSI Michel:
Elu maire de E Ville di Petrubugna depuis 2014. Conseiller départemental (divers doite) du nouveau canton de Bastia I depuis 2015

ROSSI Michèle: (née en 1921)
Née à Ocana. Artiste peintre. Elle expose à Aiacciu en 1998.

ROSSI (de RUBEIS) Nicolu: (seizième siècle)
De Bastia. Capitano. Nobile Trente en 1581. Membre du Magistratu di Comunu di Bastia.

ROSSI Nicolu: (1636-?)
De Bastia. Fils de Geronimu. Capitaine à cheval de la ville de Bastia en 1659. Anzianu en 1677. Podestat de Bastia en 1685.

ROSSI (de) Nicolu: (dix-huitième siècle)
Né à Aiacciu. Fils de Pasquale. Colonel de la Garde Impériale.

ROSSI (de) Pascal: (1783-1844)
Né à Aiacciu. Maréchal de camp en 1841.

ROSSI Pasquale: (dix-huitième siècle)
originaire d'Aiacciu. Anzianu d'Aiacciu de 1750 à 1753.

ROSSI Paul: (1942-2017)
Né à Bastia. Cadre bancaire. Journaliste sportif (sous le pseudo de Patrick Rossi au Provençal-Corse, à RCI et à RCFM).

ROSSI Paulu Maria: (dix-huitième siècle)
En Septembre 1770, à Bastia, à la Première Assemblée des Etats de Corse, il est élu Nobile Dodeci (un des huit pour le Diquà).

ROSSI Petru: (1784-?)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Nicolu. Colonel de la Garde des princes de Lucques et Piombino.

ROSSI Petru: (1920-2002)
Né à Auddé. Résistant (membre des FFL). Diplomate (Irak, Lybie...). Ecrivain. Philosophe. Enseignant. Secrétaire général de l'Organisation Européenne pour les Droits de l'Homme. Sociétaire de la Société des Gens de Lettres de France. Secrétaire général de l'Association pour la Diffusion de la Culture de la Langue Arabe en France, Membre fondateur de l'Association Amitiés Franco-Irakiennes. Président de l'Association des Artistes Citoyens du Monde. Auteur de nombreux ouvrages, dont: L'Irak des révoltes (1962), La Lybie (1965), Les clés de la Guerre (1970), Un soir à Pise (1971), La Cité d'Isis, Histoire vraie des Arabes (1976)... Revenu en Corse, il collabore régulièrement dans U Ribumbu. Il écrit également Les conjurés d'Aleria, en 1987, U Disturbu 1789-1989, la mise à sac (avec Pierre Bartoli), en 1989, La Corse, l'Europe et le Droit (avec Lucien Felli), en 1991.

ROSSI Petru Antoniu: (dix-huitième siècle)
Peintre corse installé à Bastia. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse entre 1692 et 1722 (Munticellu, Cateri...).

ROSSI Raphaël:
Originaire de Muratu. Humoriste. Membre, avec Maxime Orsini, du duo Raph et Max.

ROSSI Robert alias LEVALLOIS: (1913-1944)
Né à Ixelles (Belgique). Polytechnicien. Pilote militaire, observateur et commandant d'avion. En 1940, il prend contact avec le mouvement de résistance Libération dans la région de Toulouse et ne tarde pas à s'imposer comme chef militaire de ce mouvement. En cette qualité, il met sur pied toutes les unités de l'Armée Secrète (AS) qu'il entraîne dans la région du Sud-Ouest. Il met en place tout un réseau de dépôt d'armes qui permet l'instruction et l'armement d'importants maquis de la Résistance. En 1943, il est arrêté par la Gestapo et écroué à la prison d'Eysse, puis transféré à la prison de Sisteron, d'où il parvient à s'évader. Dès lors il est chargé de former l'Etat-major régional FFI. Arrêté en 1944, il est torturé, puis fusillé à Signes (Var). Chevalier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 39-45. Médaille de la Résistance.

ROSSI Solange: (née en 1939)
Née à Marseille. Artiste peintre (huile, acrylique, aquarelle, encre). Enseignante. Elle s'installe en Corse en 1980. Elle expose à Aiacciu (1990), Porti Vechju...

ROSSIGNOL Pierre: (né en 1944)
Né à Paris. Artiste peintre. Plasticien. Agrégé en arts plastiques. Enseignant. Il expose à Oletta (exposition Parcours du regard), à Carros (exposition Out of Corsica 2007), Patrimoniu (2006), Bastia (2007-2008)...

ROSSINI Pascal: (1919-1975)
Né à Aiacciu. Commissaire principal aux enquêtes économiques. Conseiller municipal d'Aiacciu en 1953 et deuxième adjoint en 1959. Président du Parti Bonapartiste en 1965. Maire d'Aiacciu de 1964 à 1975. Conseiller général d'Aiacciu en 1966. Vice-président du Conseil général de la Corse de 1966 à 1973. Il décède à Saint-Laurent-du-Var, en 1975.

ROSSO Antonio: (quatorzième siècle)
Chef de la puissante corporation des bouchers de Gênes. En 1347, il est envoyé en Corse par le doge Giovanni da Murta.

ROSSO Félix: (?-1983)
Beau-frère du commissaire Charles Pellegrini, chef d'l'OCRB. Restaurateur à Lecci di Porti-Vechju. Impliqué dans des trafics de stupéfiants. Fidèle de Jean-Marc Leccia. En 1983, il est abattu non loin de Porti-Vechju, par un commando du FLNC qui l'accuse d'avoir participé à l'assassinat de Guy Orsoni.

ROSSU (U): Voir GAMBINI Ghjuvan Andria.

ROSSU (U): Voir MARIANI Francescu Antoniu.

ROSTINI Carlu dit U Padre Maestru: (1710-1773)
Né à Bastia. Originaire du Rustinu. Il fait ses études aux collèges des Jésuites de Bastia et de Gênes. Docteur en théologie. En Janvier 1737, à Bastia, il est le percepteur de Guglielmu, le fils du Pro-Génois Petru Casale. En Avril, à Livourne, il rencontre les exilés corses de l'extérieur, groupés autour de l'abbé Gregoriu Salvini. Puis, il débarque à Bastia. Trésorier payeur général de Pasquale Paoli. Auteur du Gazettino di Corsica et de Memorie delle Revoluzione di Corsica (récit qui va de 1729 à 1741). En Janvier 1738, à Bastia, recherché par les Génois, il doit se réfugier dans l'église des Jésuites Sant'Ignaziu. En Juillet 1739, il fait sa soumission et se met au service du marquis de Maillebois, prêchant partout la soumission aux ordres du Roi de France. En Août 1741, à Calvi, avec l'accord de Ghjuvan Petru Gaffori et de Clémente Paoli, il s'embarque pour Naples, Rome et l'Europe, pour essayer d'intéresser les puissances au sort des Corses. En Septembre, il fomente des bruits de révolte qui se font entendre dans le Diquà. En 1742, pour services rendus, il est nommé aumônier au Régiment Royal Corse, en garnison en France. En 1755, édition de ses Memorie delle Rivoluzioni di Corsica. Storia della prima e seconda rivolta (1729-1741), qui couvrent la période de 1752 à 1755. Il rentre en Corse en Juillet 1756. Débarqué à Bastia, il demande aux Génois l'autorisation d'aller voir sa famille à Cervioni. De là, il rencontre Pasquale Paoli et lui annonce la prochaine arrivée sur l'Ile des troupes françaises. En 1759, il quitte la Corse et rejoint son unité, le Régiment Royal Corse. En Août 1760, il offre ses services à Pasquale Paoli, qui les accepte. Il quitte le Régiment Royal Corse et rentre sur l'Ile où il devient le trésorier du gouvernement. A Corti, il traduit en Français, langue européenne, un résumé de la Giustificazione della Rivoluzione di Corsica e della ferma risoluzione presa da'Corsi di mai piu sottomettersi an dominio di Genova, de l'abbé Gregoriu Salvini, sous le titre de Memoria Apologetica sull'ultima Rivoluzione dell'Isola di Corsica. En Juillet 1762, Pasquale Paoli écrit à son sujet: il faut toujours le contraindre à être modéré, il n'a pas toujours les manières qu'il faut, mais c'est lui qui veille le mieux aux intérêts de l'Etat dans les affaires maritimes, il rapporte au Trésor 20000 lires par an, ce qui n'était jamais arrivé jusqu'ici. En 1763, paraît une nouvelle édition de Memoria Apologetica sull'ultima Rivoluzione dell'Isola di Corsica. En Avril 1764, il est le directeur de l'imprimerie corse (A Stamperia), installée à Corti, avec la presse à monnaie (A Zecca). En Avril 1768, il est chargé par Pasquale Paoli d'effectuer un recensement complet de la population. En Janvier 1769, il écrit lui-même, avec Pasquale Paoli, un Gazzettino di Corsica destiné à la Diaspora corse. En Juin 1769, après la défaite de Ponte Novu, il est à Porti Vechju, d'où il s'embarque, avec Clémente Paoli et 340 Naziunali, dont 16 autres ecclésiastiques, sur Le Rachel. Il débarque à Livourne, peu après Pasquale Paoli. En Décembre, il est chanoine du diocèse d'Aleria, à Cervioni. Il devient l'informateur secret au service du commissaire de la Marine Française. Il est assassiné, à Prunete, en Décembre 1773.

ROSTINI Pierre: (1920-2010)
Né à Paris. Originaire d'Ota. Journaliste, Directeur de publications. En 1943, il devient président de l'Association Générale des Etudiants d'Aix-en-Provence, puis commissaire aux comptes de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF). Il s'engage dans la Résistance, insérant notamment des tracts dans les livres de la bibliothèque universitaire. Au congrès extraordinaire de l'UNEF, en 1944, il est nommé président de la commission d'épuration. Vice-président de l'UNEF. Secrétaire général de l'Union Patriotique des Organisations Etudiantes (UPOE), qui regroupe l'UNEF et les organisations politiques et confessionnelles issues de la Résistance. Il représente l'UNEF au congrès mondial de la jeunesse à Londres, en 1945. Il dirige la délégation française au rassemblement international des étudiants qui se tient à Prague en 1945. A cette occasion, il préside le Comité Préparatoire International au congrès mondial qui, à Prague, en 1946, fonde l'Union Internationale des Etudiants (UIE). Il organise pour l'UNEF et l'UIE les Jeux Universitaires de Paris en 1947. Président de l'Union Nationale des Clubs Universitaires Président du Paris Université Club (PUC). Il est l'un des fondateurs du Comité Olympique Pierre de Coubertin. Journaliste à partir de 1950, il dirige la revue Esope, le journal Kouakou et, à partir de 1986, L'Echo de l'Afrique. Il travaille avec l'Institut d'Histoire Sociale. Membre de l'Association du Mémorial. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier des Palmes Académiques. Chevalier des Arts et Lettres. Il décède à Paris, en 2010 et est inhumé à Ota.

ROSTINO Antoniu Benedettu: (1750-1821)
Né à Bastia. Artiste peintre. Auteur de trés grands tableaux: La Vierge entourée de saints et d'enfants (chapelle du Saint-Nom-de-Marie à Bastia), La charité de Saint-Martin en présence de Saint-Isidore le laboureur et de Sainte-Zita, 1806 (cathédrale Sainte-Marie de l'Assomption, à Bastia)...

ROTIGLIARDI(O) Vincenzo: (dix-huitième siècle)
Peintre romain. En Avril 1769, en Casinca, avec Pasquale Paoli, et en compagnie de Lord Pembroke, de l'amiral anglais Smittory, du marquis milanais Fagnani et du Chevalier Tancredo, il inspecte l'armée Naziunale. Les cinq hommes sont arrivés par L'Isula, et Pasquale Paoli les reçoit à Muratu. Il peint le portrait de celui-ci.

ROTILJ-FORCIOLI Jean-Baptiste:
Originaire d'Arbiddali. Fils de Madeleine. Professeur d'Espagnol. Militant nationaliste. Membre du comité de rédaction de la revue Rigiru, en 1974. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie post présidentielle en 1981. En 1984, après l'action commando dans la prison d'Aiacciu, il est arrêté pour apologie de meurtre. Il est condamné et suspendu de ses fonctions de professeur. Il est révoqué de l'Education Nationale en 1985. Premier président du Sindicatu Corsu di l'Insignamentu, élu en 1985. Elu à l'Assemblée de Corse en 1986 (A Cuncolta Naziunalista), il démissionne, avec son groupe, en 1989, et fonde, avec Pierrre Poggioli, l'Accoltu Naziunale Corsa (ANC). Dirigeant du MCA. Il est interpellé, en 1987, lors des incidents à Aiacciu, pour troubles à l'ordre public durant le discours de Charles Pasqua. Il est rétabli dans ses fonctions au sein de l'Education Nationale en 1990. Elu secrétaire général de A Cuncolta Naziunalista en 1992. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

ROTILJ-FORCIOLI Maddalena: (?-2015)
Originaire d'Appietu. Conseillère pédagogique. Ecrivain. Collaboratrice de la revue A Spannata. Auteure de Zi Prisidenti (1994).

ROUARGUE Emile: (vers 1875-1965)
Né à Paris. Illustrateur. Dessinateur. Graveur au burin. Auteur d'une Vue d'Ajaccio, en 1840.

ROUAULT Georges Dominique: (1904-2002)
Artiste peintre (paysages, nus, scènes). Il séjourne en Corse en 1959, 1961 et 1973. Il y peint de nombreuses aquarelles.

ROUAZE Paul: (vingtième siècle)
Préfet de la Région Corse et du Département de la Corse du Sud de 1982 à 1983.

ROUBAUD ?: (dix-huitième siècle)
Capitaine français. En Juillet 1731, à Livourne, il commande un navire battant pavillon français qui embarque 70 Corses, et une grande quantité de matériel de guerre. Alertés, les Génois interceptent le navire en pleine mer, le ramènent à Gênes, emprisonnent les Corses et restituent toute la cargaison à Livourne.

ROUBAUD Henri Jean: (dix-neuvième siècle)
En 1892, à Aiacciu, il est le directeur de La Chronique Ajaccienne, un hebdomadaire républicain. En 1894, il dirige le quotidien républicain L'Insulaire (jusqu'en 1896). En 1897, il dirige La Corse, un journal républicain et progressiste.

ROUCHON Jean-François: (né en 1974)
Originaire de Calvi. Journaliste. Directeur de la station radiophonique Radio Calvi Citadelle en 1996. Fondateur (et directeur) du magazine Balagnews en 2006. Fondateur (et directeur) du magazine Donna Corsa, en 2010.

ROUGEOT Pierre: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre). Il séjourne en Corse au début des années 1930. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1936 deux peintures intitulées Col de Cava (Corse): coucher du soleil et Vistale (Corse), à celui de 1937, Piana, procession des cagoules (Corse) et Col de Genaparo (Corse), à celui de 1938, Paysage corse, et à celui de 1939, Oliviers, golfe de Porto et Matin, les Calanches de Piana (Corse).

ROUHER Eugène: (1814-1884)
Né à Riom (Puy-de-Dôme). Ministre d'Etat de 1863 à 1869 sous Napoléon III. Président du Sénat en 1869. Il joue un rôle de premier plan au cours de la période libérale du second Empire. Chef du Parti Néo-Bonapartiste, il est élu député de l'arrondissement de Bastia de 1872 à 1876 (à la place de Paul Séverin Abbatucci, démissionnaire). En 1875, il est en Corse en qualité de représentant politique du Prince Impérial. Elu député (Bonapartiste) d'Aiacciu en 1876, mais également élu dans le Puy-de-Dôme, il choisit ce dernier département. Il décède à Paris en 1884.

ROULLET ?: (dix-huitième siècle)
Docteur et expert. En Mars 1775, il mène une enquête qui conclut à la parfaite qualité de l'emplacement de Carghjese, choisi par les Français comme site d'installation de la colonie grecque de Corse.

ROURE DE BEAUMONT (du) Auguste François (GRIMOARD de BEAUVOIR Auguste François) (1783-1858)
Né à Paris. Marquis du Roure. Maréchal de camp. Ami de la famille Sébastiani, il obtient par son influence, en 1846, son élection comme député de Bastia, en remplacement de Oraziu Sébastiani, ce dernier ayant opté pour Aiacciu. Il siège jusqu'en 1848. Il décède à Paris en 1858.

ROUSSEAU Alain: (né en 1960)
Né à Nantes (Loire-Atlantique). Préfet du département de Haute-Corse de 2013 à 2015. Il succède à Louis Le Franc.

ROUSSEAU Anne: (morte en 2008)
Première femme élue (MRG) à l'Assemblée de Corse en 1982 (jusqu'en 1984). Membre de la Commission de la Culture, de l'Education, de la Commission de Contrôle des Agences et Offices Régionaux. Membre d'une commission ad hoc présidée par Emile Zucarelli sur la problématique des transports pour la Corse.

ROUSSEAU Jean-Jacques: (1712-1778)
Ecrivain et philosophe français né à Genève. En 1762, dans son Contrat Social (II, XII) publié en Hollande, il écrit: Il est encore en Europe un pays capable de législation, c'est l'Isle de Corse. La valeur et la constance, avec laquelle ce brave peuple a su recouvrer et défendre sa liberté, mériteraient bien que quelque homme sage lui apprît à la conserver. J'ai quelque pressentiment qu'un jour cette petite Isle étonnera l'Europe. En Août 1764, Matteu de Buttafuoco lui écrit, de Mézières, (il est alors réfugié à Neufchâtel, en Suisse), pour lui demander de tracer pour la Corse, un plan de système politique. Il accepte la proposition de ce dernier. Il est alors invité à venir travailler en Corse aux institutions politiques de l'Ile, mais, pour raison de santé, il ne peut se déplacer en Corse. Matteu de Buttafuoco lui fait alors parvenir divers livres, dont Historia di Corsica, de Filippini, Giustificazione, de Gregorio Salvini, des documents, informations, textes, cartes, et deux mémoires. En Mars, il répond à Matteu de Buttafuoco, qui s'informe de l'état d'avancement de ses travaux, que, pour des raisons de santé, il renonce à rédiger une constitution pour la Corse. Il écrit tout de même un Projet de Constitution pour la Corse, qui est aux antipodes de celui imaginé par Pasquale Paoli. Il propose également à Matteu de Buttafuoco de pouvoir louer en Corse une petite maison pour y finir ses jours en paix. En Mai, dans une dernière correspondance, il écrit à Matteu de Buttafuoco qu'il a définitivement décidé de ne pas venir sur l'Ile. En 1765, il conseille à l'Anglais James Boswell de visiter la Corse.

ROUSSEAU Pierre: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il illustre de nombreux ouvrages dont Colomba, en 1934 et 1949.

ROUSSEL (de) ?: (dix-huitième siècle)
Membre du Conseil Supérieur de la Corse en 1788.

ROUSSELL Henry: (1875-1946)
Réalisateur. Acteur de cinéma. Cinéaste. En 1926, il tourne en Corse L'Ile enchantée.

ROUSSET Martine: (née en 1959)
Installée à Peru Casevechje depuis 1982. Ecrivain. Auteur de Mystères d'âmes, un recueil de nouvelles, en 2007.

ROUVIERE Charles: (1866-1924)
Né à Lyon. Artiste peintre. Dessinateur. Il séjourne en Corse. Il adresse au Salon de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts de 1921 une peinture intitulée Calvi (achetée par l'Etat, et déposée au musée des Beaux-Arts de Lyon).

ROUX (RUFFO de LARIC) (de) Alexandre Louis Gabriel: (1745-1801)
Comte de Laric. Colonel du Royal Corse en 1789. Officier des troupes françaises en Corse de 1772 à 1778. Colonel de la force de pacification du Niolu en 1774. Il écrit plusieurs lettres de Corse à son père, qui sont un témoignage capital sur les premières années de la présence française sur l'Ile. En 1783, il effectue un séjour en Corse, où il obtient la concession de l'étang d'Urbinu.

ROUX Jean-François: (1672-1738)
Né à Tinos, en Grèce. Il épouse Marie-Anne Franceschi, originaire de Centuri. Marchand armateur installé à Marseille, il obtient la nationalité française en 1714. Chevalier de l'Ordre de Saint Michel en 1725. Il constitue sa propre flotte en 1727.

ROUX de CORSE Georges: (1704-1792)
Né à Tinos, en Grèce. Fils de Jean-François Roux. Arrière-petit fils du corsaire Ghjorghju Maria Vitali, de Centuri. Naturalisé français en 1724. Marchand armateur négociant à Marseille. Il commerce avec Livourne, Naples, Cadix, Palamos, Tunis, Malte, La Morée, les Echelles du Levant.... Spécialiste du commerce avec les Antilles. Banquier de la Marine Royale (1724-1749). Chevalier de l'Ordre de Saint Michel en 1742. Bourgeois de Marseille, il est troisième (1742), puis premier échevin de la ville en 1744 et 1764. En 1746, il fait l'acquisition de village de Brue, dans le Var. Sa fortune est entamée par divers naufrages (La Superbe, en 1756, La Modeste, en 1766...), plusieurs pillages, la baisse des cours... Il doit accepter le modeste poste de vice-consul à Chypre en 1782. Il décède Brue, en 1792, au bord de la ruine.

ROUX de CORSE Jean-André: (1706-1749)
Né à Tinos, en Grèce. Fils de Jean-François Roux. Marchand armateur négociant à Marseille.

ROVELLI Léon: (1925-1943)
De Bastia. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est fait prisonnier et fusillé par les Allemands, lors des combats de Barchetta, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

ROVERE Ange: (né en 1947)
Professeur agrégé d'histoire. Historien. Homme politique (communiste). Elu conseiller municipal de Bastia en 1983, puis premier adjoint au maire de 1989 à 2014. Conseiller général du canton de Bastia I de 1992 à 2004. Auteur, avec Antoine Casanova, de Peuple corse, révolutions et nation française, paru en 1979, de Le journal de Jean Baptiste Galeazzini et de d1789 à Bastia, parus en 1989, de La Révolution française en Corse, avec Antoine Casanova, paru en 1989, de La Corse et la République, la vie politique de la fin du Second Empire au début du XXIème siècle, avec Jean-Paul Pellegrinetti, paru en 2004, de Mathieu Buttafoco, un homme dans le siècle des Révolutions, paru en 2015... Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Secrétaire général de l'Association des Chercheurs en Sciences Humaines (domaine Corse).

ROVERE (della) Giovanni Battista: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1680. Il succède à Bernardo Baliano. Il est remplacé, en 1682, par Giovanni Giacomo Monza.

ROVERETTO Agostino: (1626-1681)
Génois. Lieutenant de Balagna. Lieutenant de Sarté en 1664. Il décède à Algaiola en 1681.

ROVERETTO (da) Antonio: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1520. Il succède à Giovanni Battista de Negri. En 1521, il est remplacé par Andrea Spinola.

ROY Pierre: (né en 1968)
D'Aiacciu. Pêcheur professionnel. Champion de France de pêche sous-marine en apnée en 2008. Membre de l'équipe de France.

RUAULT Paul: (né en 1938)
Né à Aiacciu. Chirurgien. Il rentre en Corse en 1972. Homme politique (divers droite). Conseiller municipal d'Aiacciu, premier adjoint en 2000. Conseiller territorial de 1982 à 2004. Président de l'Association de défense du château de la Punta. Auteur de L'Automne sur le cours Grandval (Prix du Livre Corse 2004), de La vie ne dit pas tout (2006)...

RUBIANO Augustin: (?-1870)
Originaire de Bunifaziu. Caporal au 2ème Régiment de Voltigeurs de la Garde Impériale. Il est tué à Metz (Moselle), en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts XIXe siècle de la commune de Bunifaziu.

RUBY Gabriel: (vingtième siècle)
Né à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1906 un pastel intitulé Iles Sanguinaires (Corse) et une peinture titrée Jardin corse.

RUCKSTUHL Eric: (né en 1957)
Né à Dijon. Dessinateur de bandes dessinées. Après obtention d'un bac artistique, il entre aux Beaux Arts. Prix de la Poste au Festival de la BD d'Angoulême. En 1994, il se révèle en Corse, aux Editions Albiana, avec Ghjuva (ou le Secret de la Restonica). Chez DCL, il propose ensuite Corsu, le Chasseur d'éclaircies nocturnes, puis La Confrérie des ombres. En 2007 il sort son dernier tome d'une série de 5 albums, Casabianca. Dessinateur d'une trilogie sur la vie de Pasquale Paoli, de Le bagne de la honte, de Sampiero Corso, Paoli, la légende...

RUFFIN Louis: (dix-neuvième siècle)
Professeur de langue française au collège de Bastia. En 1823, il est membre résident et secrétaire de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

RUFO: Voir ALBERT II.

RUFUS Publius Sulpicius: (troisième siècle)
Prêtre de Rome, il est attaché au culte de Jupiter. En 220, il représente la religion officielle romaine en Corse. Il tente de l'imposer aux habitants de l'Ile, mais sans succès.

RUGANI-ROSELLINI Eugénie: (1915-2011)
Née à Marseille. Originaire de Pinu. Résistante. Lieutenant des Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF). Officier de liaison des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) à Lyon. Arrêtée par la Gestapo, à Lyon, en 1944, elle est déportée au camp de Ravensbrück (Allemagne), puis dans une usine d'armement, où elle sabote la fabriction des obus afin de les rendre inoffensifs. Elle est libérée par la Croix-Rouge suédoise en 1945. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45.

RUGGERI Joseph-Marie: (1919-2008)
Originaire de Bustanicu. Militaire (Infanterie de marine). Apilculteur. Il participe aux conflits du Moyen-Orient, d'Indochine, de Madagascar, d'AOF... Médaille militaire. Croix du Combattant.

RUGGERI ZANETTACCI Nathalie: (née en 1968)
Née à Aiacciu. Directrice commerciale. Adjointe au maire d'Aiacciu. Conseillère générale (UMP) du canton d'Aiacciu VI de 2009 à 2015. Cobseillère Territoriale de 2010 à 2015. Conseillère dapartementale du canton d'Aiacciu IV depuis 2015.

RUGGIERI ?: (dixième siècle)
Comte. En 972, Hugues, marquis de Toscane, lui confie le gouvernement de la Corse, comme représentant du marquis de Toscane. En 981, il fait donation aux moines de l'île de Montecristo de nombreux territoires situés près de Ponte A'Leccia, sur le Golu. L'acte est passé par le notaire Fregolinus, de Tavagna.

RUGGIERI Pasquin: (1921-1976)
Berger à Bustanicu. En 1976, il est assassiné avec son frère par un légionnaire déserteur de 19 ans du Groupement d'Instruction de la Légion Etrangère (GILE) de Corti.

RUGGIERI Xavier: (1922-1976)
Berger à Bustanicu. Frère de Pasquin. En 1976, il est assassiné avec son frère par un légionnaire déserteur de 19 ans du Groupement d'Instruction de la Légion Etrangère (GILE) de Corti.

RUGGIERO: (onzième siècle)
En 1124, il succède à Azzo, comme Archevêque, à la tête de l'église de Pise.

RUGLIANU (di) Antoniu: (seizième siècle)
Gardien de tour du Capicorsu. En 1581, les Turcs s'emparent de lui et du gardien de la tour du Capu di Fenu.

RUGLIANU (di) Davinu: (treizième siècle)
Du Capicorsu. En 1223, puis 1225, Beldia, sa veuve, et le prêtre Bonacurso, châtelain de San Niculaiu di Tuminu, lèguent des biens aux moines bénédictins de La Gorgona.

RUISECCO Giovan Battista: (dix-septième siècle)
Peintre italien, originaire de Gênes. Installé à Bastia. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse de 1658 à 1661. Il est également collecteur des amendes pour le compte du Trésor Public.

RUIU Sandro: (né en 1940)
Originaire d'Aiacciu. Musicien (mandoline). Ancien membre du groupe Sirinata Aiaccina.

RULLY (de) ?: (?-1790)
En Novembre 1789, il commande le Régiment du Maine à Bastia lors des émeutes consécutives à la constitution de la Garde Nationale. Il est obligé de partir pour la France. En Avril 1790, il débarque à San Fiurenzu pour récupérer son unité, et la ramener sur le continent. Les Bastiais le reçoivent très mal, et il est abattu de plusieurs coups de fusils.

RUNCALDIER Attilio: (dix-neuvième siècle)
Peintre et homme politique italien. Il fait partie des exilés italiens qui s'installent en Corse pour des raisons politiques sous le règne de Louis-Philippe.

RUSCONE Giacomo: (dix-septième siècle)
En 1601, il est évêque du Nebbiu, jusqu'en 1612. A San Fiurenzu, il fait commencer les travaux de la, construction du Palais épiscopal, près de la cathédrale de Santa Maria di Nebbiu. Ces travaux seront terminés en 1615.

RUSPINI Christian: (né en 1969)
Né à Bastia. Comédien de théâtre. Photographe. Il collabore à diverses troupes de théâtre corses (I Chjachjaroni (1990-2000), ARIA (Robin Renucci), Noël Casale...). Il joue dans Antoine et Cléopâtre (Shakespeare), Lorenzaccio (Musset), Le Roi se meurt (Ionesco), Hamlet, suite pour homme seul et trio jazz (Orlando Forioso)...

RUSTINU: Voir MUSCATELLI Francescu.

RUTALI Thomas:
Maire de Pruprià de 1876 à 1878.

RUTILY Dominique: (1961-1996)
Né à Calinzana. Considéré comme un des piliers de la bande dite de la Brise de Mer. Président du Football Club de Calvi. Il est assassiné à Hyères (Var), en 1996.